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La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

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Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 14:02
 


 

Les convulsions du capitalisme - Edito du n°14
 

A l’occasion du centième anniversaire de la révolution russe, la bourgeoisie du monde entier va mobiliser son armée d’historiens et de journalistes pour qu’ils nous disent, une nouvelle fois, à quel point les révolutions en général sont mauvaises – et en particulier celle qui porta au pourvoir le parti bolchevik.
 

On connait d’avance leurs arguments. Ce sont toujours les mêmes, creux et mensongers. Ils nous expliqueront que les horreurs du stalinisme étaient en germe, déjà, dans la révolution d’Octobre 1917, dans le parti de Lénine, voire dans le cerveau de ce dernier. Ils parleront d’Octobre comme d’un « coup d’Etat ». Ils disserteront sur l’effondrement des régimes staliniens, au début des années 90, qu’ils désigneront comme le tombeau de toute alternative au système capitaliste.
 

« Risque politique maximal »


Nous répondrons à cette propagande. Mais d’ores et déjà, on peut observer que les chantres du capitalisme n’ont plus la même flamme, plus le même optimisme qu’au lendemain de la chute de l’URSS, il y a moins de 30 ans. Ils broient du noir. Depuis la crise de 2008, rien ne va plus. Le « retour de la croissance » est comme un mirage : sans cesse annoncé, toujours reporté. Et les perspectives sont chargées d’« incertitude », comme le signalait Le Figaro du 30 décembre, qui citait ces propos d’Ulrich Grillo, le chef de l’organisation patronale allemande : « Le niveau d’incertitude mondiale a augmenté, tout comme l’imprévisibilité. Malheureusement, je crains que cela ne change pas beaucoup en 2017 ».
 

Oui, le « niveau d’incertitude » a augmenté, en 2016. Le Brexit et l’élection de Donald Trump, par exemple, n’avaient pas été anticipés – ni souhaités – par les stratèges les plus avisés du grand Capital. Il faut dire que ces deniers sont complètement déconnectés des conditions de vie et de l’humeur réelles des masses, qui subissent la crise de plein fouet et cherchent désespérément une issue. Le Brexit et Donald Trump, bien sûr, ne seront pas une solution aux problèmes des travailleurs britanniques et américains. Mais ces deux événements n’en signalent pas moins un profond rejet du « système ». En Italie, l’ex-Premier ministre Matteo Renzi vient lui aussi d’en faire l’amère expérience.
 

En retour, ces crises politiques – et leurs conséquences – déstabilisent un peu plus les fondements de l’économie mondiale. Le Brexit est loin d’avoir produit tous ses effets sur l’UE et son économie. Les vociférations protectionnistes de Donald Trump, avant son élection, font redouter une guerre commerciale avec la Chine, entre autres. La chute de Renzi aggrave les pressions sur un système bancaire italien au bord du gouffre. Or d’autres crises politiques de cet ordre sont inévitables. L’article du Figaro que nous avons cité a pour titre : Risque politique maximal pour l’économie mondiale. On ne saurait mieux dire.
 

Désordre mondial


A cela s’ajoutent les risques liés à l’énorme instabilité des relations internationales. Les peuples martyrisés du Moyen-Orient n’en ont pas fini avec les guerres impérialistes. Les médias occidentaux accusent Vladimir Poutine. Leur hypocrisie n’a pas de limites. Certes, en Syrie, Poutine défend uniquement les intérêts de l’oligarchie réactionnaire russe. Mais les impérialistes américains, français et britanniques sont très mal placés pour lui donner des leçons de pacifisme. Ils interviennent militairement dans cette région depuis des décennies. Ils sont les premiers responsables du chaos sanglant qui y règne – et du fondamentalisme, qu’ils ont armé et financé. Ils versent des larmes de crocodile sur la population d’Alep, mais ne trouvent que des vertus à l’offensive contre Mossoul. Ils passent sous silence la guerre monstrueuse que mène leur allié saoudien au Yémen, dont la moitié de la population se trouve exposée au risque de famine.
 

Face à la domination des Russes en Syrie, Donald Trump annonce qu’il veut davantage collaborer avec Poutine, lequel s’en félicite. Mais les déclarations diplomatiques sont une chose. Autre chose est la réalité des intérêts objectivement divergents des impérialismes américain et russe. L’establishment américain le rappellera fermement à Donald Trump. En attendant, son « isolationnisme » proclamé signifie sans doute qu’il se concentrera sur les zones d’influence traditionnelles de l’impérialisme américain. C’est lourd de dangers pour les peuples d’Amérique latine – et en particulier pour ceux de Cuba et du Venezuela.
 

La présidentielle et la campagne de Mélenchon


Dans son Programme de transition, écrit en 1938, Léon Trotsky écrivait : « la bourgeoisie marche maintenant les yeux fermés à la catastrophe ». De nos jours, elle y marche les yeux grands ouverts, instruite par toute une série de crises. Mais reste que, chaque fois, les événements la prennent par surprise. Elle les enregistre dans la stupeur de l’après-coup – et n’anticipe pas mieux ceux qui se préparent. Elle est profondément désorientée.
 

La situation politique française en est un bon exemple. Si l’on en croit les « experts » des médias bourgeois, le vainqueur de l’élection présidentielle est connu d’avance : ce sera François Fillon, après un deuxième tour face à Marine Le Pen. N’est-ce pas ce qu’annoncent tous les sondages ?
 

Il est bien possible qu’il en soit ainsi. Les politiques réactionnaires du gouvernement Hollande – et en particulier la loi Travail – ont porté un coup sévère à la crédibilité du PS, dont le candidat aura le plus grand mal à susciter de l’enthousiasme. Pour canaliser les électeurs réticents à voter Fillon, les médias feront la promotion du chevalier Macron, si beau, si frais, si faux. Quant à Marine Le Pen, elle sera promue comme vote « protestataire » sans danger pour le système – puis serait l’épouvantail idéal, au deuxième tour, pour que Fillon l’emporte facilement.
 

Sur le papier, ce scénario n’est pas absurde. Mais il n’est pas du tout certain, car il fait abstraction de la volatilité et de la polarisation extrêmes de l’« opinion publique », qui sont elles-mêmes l’expression de la colère et de la frustration explosives qui travaillent les profondeurs de la société française. C’est précisément cela que les « experts » ne perçoivent pas concrètement, car ils sont eux-mêmes déconnectés des conditions de vie et des souffrances de la grande majorité de la population. Aussi n’anticipent-ils pas tout le potentiel de la candidature de Mélenchon, qui offre la possibilité d’infliger au « système » un coup venant de la gauche, à partir d’un programme hostile aux politiques d’austérité, aux inégalités sociales et à la corruption de la démocratie bourgeoise.
 

Au moment où nous bouclons ce journal, le 3 janvier, les sondages attribuent à Mélenchon 13 à 15 % d’intentions de vote, soit déjà davantage que son résultat de 2012 (11 %). A l’issue des primaires du PS, il est bien possible que son vainqueur soit toujours moins bien placé que Mélenchon, dans les intentions de vote. Alors, le candidat de la France insoumise deviendrait, de facto, ce que les dirigeants du PS appelaient le « vote utile » face à la droite – lorsqu’ils en étaient les bénéficiaires. Cela ne manquerait pas de piquant. Mais au-delà de l’arithmétique des sondages, dont la valeur est limitée, il y a l’indiscutable élan d’enthousiasme dont la campagne de Mélenchon bénéficie dans de larges couches de la jeunesse et du salariat. Cet élan ne cesse de se développer. Il est tout à fait possible qu’il franchisse des seuils décisifs, dans les mois qui viennent. Révolution y contribuera à la hauteur de ses moyens, avec ses idées et son programme marxistes, et appelle tous ses lecteurs et sympathisants à faire de même.

 

www.marxiste.org

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