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Vendémiaire

Blog d'actualité politique

France / Le « jour d’après », pour le dire simplement - Bernard Giusti

Publié le 2 Mai 2020 par Vendémiaire in France-Politique - société

France / Le « jour d’après », pour le dire simplement - Bernard Giusti

Le « jour d’après », pour le dire simplement :

 

Un certain nombre de gens semblent penser que l’on pourra faire l’économie de la violence, qu’il suffira de changer le gouvernement et la majorité et de promulguer de nouvelles lois pour tout arranger et rétablir les droits des travailleurs. Cela a toujours été le leitmotiv de la social-démocratie, et cela a toujours abouti aux mêmes résultats : l’écrasement des travailleurs et le triomphe de la bourgeoisie.

Le réformisme revient à croire que l’on peut faire en sorte que le capitalisme puisse être « gentil et humain » pour peu que l’on établisse un rapport de force favorable aux travailleurs. Or l’Histoire montre de façon très claire que tant que l’on permet à certains d’exploiter la masse des autres, le capitalisme finit toujours par reprendre le dessus, quitte à mettre en place des dictatures sanglantes pour écraser le peuple.

Car le capitalisme est fondamentalement violent.

En période calme, c’est la violence quotidienne des salaires trop bas et de la vie trop chère, du chômage organisé et des emplois précaires, des familles rejetées sous le seuil de pauvreté, des 37% de Français qui renoncent aux soins médicaux faute de moyens…

En période de crise, c’est la répression brutale à l’encontre des citoyens, la mise en place de moyens de coercition et de surveillance accrue par l’appareil d’Etat, la restriction des libertés publiques et individuelles…

La bourgeoisie n’a jamais eu d’état d’âme pour défendre ses intérêts, et elle n’a jamais hésité à réprimer sauvagement le peuple.

Le « jour d’après » ne pourra se contenter de réformes, si progressistes et nécessaires pour le peuple soient-elles, car sans changement réel de système, la bourgeoisie finira par reprendre aux citoyens ce qu’ils auront regagné.

Ma conviction est que jamais il n’y aura de changement révolutionnaire sans violence et ce non pas parce que les révolutionnaires auront une stratégie violente et multiplieront les actes de destruction gratuites, comme des petits bourgeois, mais parce que jamais le capital et la bourgeoisie ne lâcheront le pouvoir sans avoir détruit un maximum de ce qui est vivant autour d’eux. Tout l’art du politique consiste désormais à se prémunir de cette violence tout en sachant qu’elle est inévitable.” (citation de Marx empruntée à Danielle Bleitrach).

 

Bernard Giusti

Ancien responsable syndical

 

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Caro 02/05/2020 17:42

Bravo Bernard !
Je vois que les années passent et que tu es toujours au taquet, moi aussi j'espère un sursaut révolutionnaire, plutôt solidaire et écologique et assez violent pour modifier définitivement notre système capitaliste qui a déjà un genou à terre.