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Vendémiaire

Blog d'actualité politique

Discours de Marx lors d’une fête du journal ouvrier anglais, The People’s Paper, le 14 avril 1856

Publié le 19 Juillet 2020 par Vendémiaire in Histoire - textes fondamentaux - débats - biograph...

Discours de Marx lors d’une fête du journal ouvrier anglais, The People’s Paper, le 14 avril 1856

 

Forces productives/ rapports de production, on s’y croirait face à l’épidémie qui ravage et révèle la vraie nature de nos sociétés et des être humains aliénés… Quand l’homme malade sur la photo a refusé le masque par théorie du complot… Ou comment avec la capitalisme au plus haut niveau de développement des forces productives correspond aussi un maximum d’aliénation et d’obscurantisme dans l’esprit des êtres humains. Ça a déjà été le cas à la renaissance où la découverte du monde s’est accompagnée de chasses aux sorcières, de mise en esclavage, avec le nazisme où la destruction inhumaine d’êtres humains a été “couverte” par de pseudo références scientifiques, avec Hiroshima, Marx aboutit à l’idée que la seule possibilité pour l’humanité est le pouvoir prolétarien, celui qui exige paix, sécurité et droit à la vie (note de Danielle Bleitrach).

 

DIANE GILLIARD·SAMEDI 18 JUILLET 2020·

C’est un fait important qui caractérise le XIXe siècle et qu’aucun parti ne saurait nier. D’un côté, ce siècle a vu naître des forces industrielles et scientifiques qu’on n’aurait pas même pu imaginer à une époque antérieure. D’autre part, les signes se multiplient d’une déchéance telle qu’elle éclipsera même la fameuse décadence des dernières années de l’empire romain. De notre temps, toute chose parait grosse de son contraire. La machine qui possède le don prodigieux d’agréger et de féconder le travail humain, entraîne la faim et l’excès de travail. Les nouvelles sources de richesse que l’homme vient d’acquérir se transforment, par un caprice étrange du sort, en sources de misère. On dirait que chaque victoire de l’art se paie par une perte de caractère. L’humanité acquiert la maîtrise de la nature, mais, en même temps, l’homme devient l’esclave des hommes et de sa propre infamie. La pure lumière de la science elle-même semble avoir besoin, pour resplendir, du contraste de l’ignorance. Toutes nos découvertes et tout notre progrès ont pour résultat, semble-t-il, de doter les forces matérielles d’une vie intelligente et de ravaler l’homme au niveau d’une simple force matérielle. Cet antagonisme entre la science et l’industrie modernes d’une part, la misère et la décadence modernes de l’autre, cette contradiction entre les forces productives et les conditions sociales de notre époque est un fait, un fait patent, indéniable, écrasant. Certains partis peuvent en gémir, d’autres souhaiter l’anéantissement des découvertes modernes pour se délivrer par là-même des conflits actuels. Libre à eux d’imaginer qu’un progrès aussi marqué en économie doit, pour être complet, s’accompagner d’une régression non moins marquée en politique. Quant à nous, nous ne voulons pas méconnaître l’esprit solide qui travaille activement à dénouer toutes ces contradictions. Nous savons que les nouvelles forces de la société n’ont besoin, pour faire œuvre utile, que de nouveaux hommes. Ces hommes, ce sont les ouvriers.

 

Source: https://www.marxists.org/francais/marx/works/1856/04/km18560414.htm

 

https://histoireetsociete.com/2020/07/19/discours-de-marx-lors-dune-fete-du-journal-ouvrier-anglais-the-peoples-paper-le-14-avril-1856/?fbclid=IwAR0L7jkuRrX-_EIe-o7etKiF5GfiAd0ZLNzUTDCrbQmSIrlmhNVR7byftU4

 

 

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