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Vendémiaire

Blog d'actualité politique

Lettre à la violence policière, par François Lebert

Publié le 8 Octobre 2020 par Vendémiaire in Tribune des lecteurs de Vendémiaire

Lettre à la violence policière, par François Lebert

« Joue pas avec mes nerfs

J'ai un flic de travers

Une matraque dans le gosier

Je peux plus respirer. »

François Béranger

 

De plus en plus souvent, plutôt que de répondre

au mécontentement sans cesse croissant de la population,

le pouvoir en place frappe de plus en plus violemment

ceux qui osent utiliser leur droit à la liberté d'expression.

Sarkozy et ses gardes à vue, Hollande et ses lois d'exception, Macron, son Benalla et ses LBD 40...

 

Ce même Macron se propose maintenant de choisir les journalistes

qui pourront rendre compte d'une manifestation ! Mais faites donc sire ! Vous êtes si grand !

Il serait bon aussi de flouter le visage des flics qui tapent sur la gueule des citoyens,

comme ça, plus jamais d'affaire Benalla, ah que vous bon ! Ah que vous êtes intelligent, sire !!!

Quand j'entends parler de votre arrogance, voir de votre manque d'intelligence,

je m'étouffe, monsieur le commissaire !

 

On commence à apercevoir les contours d'un monde où simplement faire savoir

qu'un flic a blessé ou tué un citoyen sera plus dangereux que le fait lui-même !!!

 

On peut me blesser, on peut même me tuer,

mais combien de fois suis-je déjà mort ?

Avec Malik Oussekine ? Avec Yazid et Bouna ? Avec Rémi Fraisse ? Avec Steve ?

Et tant d'autres qui disparaissent sans faire de bruit

afin que le monde des affaires puisse tourner en ronds... Monsieur le commissaire,

combien de fois on peut mourir en une seule vie quand on rêve de démocratie en France ?

De liberté d'expression à Hong-Kong ? De liberté en Syrie ?

Entre vos murs de publicités, entre les replis de vos portefeuilles, au-dessus de votre paradis fiscal,

sur votre silence de plomb, j'écris ton nom, L...

 

Aujourd'hui, un journaliste, un dessinateur qui rendent compte honnêtement de la réalité sont en danger de mort, ils peuvent se faire tuer à cause de ça, ça devient de plus en plus fréquent, et c'est normal, les riches deviennent de plus en plus riches, et ils ont de plus en plus de chose à cacher, on peut même voir un dignitaire d'un régime certes peu démocratique avoir le pouvoir d'égorger un journaliste sans que le monde entier ne s'en émeuve plus que ça, les affaires sont les affaires...

 

« Ils ont tout interdit  /Ils ont tout arraché... »

Tri Yann

 

Être capable de tirer à bout portant sur un jeune homme ou une vieille femme avec des LBD 40,

de leur crever les yeux, de leur balancer des grenades lacrymogènes, de leur arracher les mains,

d'étouffer un citoyen, de lui enfoncer une matraque dans le cul, ce ne sont pas des actes de maintien de l'ordre, ce sont des actes de guerre contre la population...

Et pour être capable de ça, pas besoin de cœur ou de cerveau, un coup de sifflet, c'est suffisant...

 

Frapper sur ses semblables...

 

Le jour où les flics comprendront que les gens sur lesquels ils frappent sont leur propre famille,

leurs enfants, leurs oncles, leurs tantes, leurs parents, leurs semblables...

Que ces actes de violence sur leurs proches ne rapportent qu'à ceux

qui ne sont pas de leur famille !!!

 

« Penser, c'est dire non ! »Alain

 

Le jour où ils comprendront que ces actes illégaux ne servent que les intérêts du monde la finance,

de cette classe dirigeante cynique et arrogante qui se croit tout permis parce qu’elle leur accorde une poignée de miettes, juste pour assurer son pouvoir, ce jour-là, quand enfin ce sera établi clairement, les maîtres tomberont d'eux-mêmes de leur socle de mépris !

 

Du syndicat de police jusqu'au membre le plus important du gouvernement, comme les riches qui vous manipulent, tous vous méprisent, et ne vous incitent à la haine que pour mieux se servir de vous, vous êtes leurs bras droits !!!

 

« Un homme qu'on ne peut raisonner est un homme qui fait peur. »

Albert Camus

 

Le jour où vous comprendrez que lorsque vous frappez un citoyen pour rien,

que c'est sur vous même que vous frappez gratuitement,

ce jour-là, nous seront tous en démocratie !

 

Quand il n'y a plus d'humanité dans une société, il ne peut plus rien n'y avoir d'autre...

Je ne suis qu'un ami des fleurs, des oiseaux, de la légèreté, du respect, de la liberté, de la sincérité,

et de ceux qui sont à la recherche de leur propre humanité...

 

08/10/2020

François Lebert

 

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