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Vendémiaire

Blog d'actualité politique

Les luttes et les grèves se multiplient

Publié le 4 Juin 2022 par Vendémiaire in France-Politique - société

Les luttes et les grèves se multiplient
Les services d’urgences se battent depuis 2019 et les hospitaliers se mobilisent régulièrement depuis la pandémie, les revendications des soignants et les problèmes de l’hôpital sont connus et largement répétés depuis trois ans,

une journée d’action est prévue le 7 juin à l’appel de 9 organisations de soignants de personnels hospitaliers. Macron s’est livré à l’hôpital de Cherbourg à un tour de passe-passe. A l’issue de la journée, il a finalement annoncé en guise de réponse à la situation de crise… une « mission d’information d’un mois » sur l’état des services d’urgences. Puis une conférence réunissant « tous les acteurs de la santé » sera lancée à l’été. En fait il poursuit le plan Ségur de la santé. Macron ne découvre pas le problème et n’a pas besoin d’une étude pour en saisir les tenants et aboutissants. Il n’y a rien à attendre d’une énième « mission d’information » dirigée par François Braun, président de Samu-Urgences, référent santé du programme électoral d’Emmanuel Macron. Le CHU de Bordeaux a annoncé la fermeture nocturne de ses urgences et la clinique du Tondu annonce dans le même temps l’ouverture 24h/24 de ses urgences privées.

Tout est dit : la privatisation se poursuit.
La solution on la connaît, il faut exiger une augmentation des moyens, des salaires et des embauches ! Un système de santé, intégré dans un monopole public regroupant l’ensemble des secteurs travaillant pour la santé publique comme l’hôpital, la médecine, la recherche, la chimie, la pharmacie, les laboratoires, la fabrication de matériel médical etc., excluant toute intervention du capital…
Manœuvres sur la réforme des retraites le gouvernement temporise. Pour autant le fond de l’attaque reste à l’ordre du jour et le gouvernement entend s'appuyer sur la négociation avec les directions syndicales pour imposer son offensive. Il invite, chacun à leur tour, les « partenaires sociaux » pour « évoquer leurs projets et leurs attentes et nouer tout de suite une relation de travail et une relation de confiance ». En fait ces rencontres préparent le terrain à la réforme des retraites en renouant avec le "dialogue social". Les directions syndicales doivent rompre avec le "dialogue social" ! Il faut lutter, l’enjeu est clair : le gouvernement concrétise la feuille de route fixée par le patronat qui est sorti enthousiaste de son entrevue: « C’est un bon signe que le ministre du travail veuille rencontrer les organisations syndicales et les organisations patronales assez vite après son arrivée », il y a « une volonté de travailler avec une méthode qui est celle de la concertation et du dialogue ». Au lieu de dénoncer cette conspiration et de préparer la riposte, Laurent Berger CFDT « invite (le gouvernement) à nous réunir très vite » tandis que Philippe Martinez CGT s’est félicité d’avoir été "écouté". « On a fait connaissance et il m’a écouté » a-t-il résumé. Faut-il rappelé qu’Olivier Dussopt le ministre du travail martèle sur la « nécessité de retrouver l’équilibre » avec une réforme « responsable », en défendant qu’« aujourd’hui il y a beaucoup d’hypocrisie autour de l’âge de départ à la retraite, les réformes déjà votées augmentent la durée de cotisation ». Sur la question de la suppression des régimes spéciaux, il n’hésite pas, il promet de poursuivre les attaques du précédent quinquennat. Aucun dialogue social n’est acceptable avec le patronat et le gouvernement d’autant plus à l’heure où l’inflation pèse durement sur la vie des travailleurs et le ministre de l’Économie a rassuré le patronat en promettant une baisse des impôts de production, soit une augmentation de ses profits.
Les grèves se multiplient pour exiger des augmentations salariales.
Alors que les prix continuent de s'envoler et que chaque jour qui passe nous rend toujours plus pauvre, le gouvernement et le patronat négocient pour éviter une augmentation généralisée des salaires. L’annonce du projet de loi sur le « pouvoir d’achat » répond à cet objectif, évitant de poser la question des salaires afin de préserver les profits du patronat. Les prix de l’alimentaire, de l’énergie et des loyers augmentent mais les salaires, les retraites et les minima sociaux ne suivent pas. Il y a un mois, le rapport de la Banque mondiale publié le 26 avril présageait d’une hausse de près de 50% des prix de l’énergie pour 2022. À cette explosion des prix de la vie quotidienne va s’ajouter une augmentation des loyers de 2,48%. L’inflation galopante est passée à 5,2% pour avril. Ajoutons à cela la perte de 3,8% de la rémunération du livret A.
Alors que tous les jours, des grèves éclatent dans différents secteurs pour l’augmentation des salaires, il s’agit de coordonner et étendre ces différents conflits pour enfin imposer au gouvernement et au patronat l’augmentation généralisée des salaires, leur indexation sur l’inflation et l’augmentation immédiate des minima sociaux. Grève nationale dans le social la lutte pour les salaires et les conditions de travail se poursuit, le secteur de l’énergie en grève pour les salaires le 2 juin, les retraités le 2 juin, grève à la RATP, le 7 juin la santé…

Le gouvernement donne des miettes
Olivia Grégoire, fraîchement nommée nouvelle porte-parole du gouvernement a annoncé lundi les contours de la nouvelle trouvaille du gouvernement : maintien du bouclier tarifaire sur les prix du gaz et de l’électricité, maintien de la remise de 18 centimes sur le prix du prix du carburant soit deux mesures déjà existantes et déploiement d’un chèque alimentaire, dont on ne connaît ni les critères pour en bénéficier, ni le montant. En réalité, ces mesures sont dérisoires et méprisantes, elles visent à nous faire payer la facture.
Le plein emploi et l’augmentation des salaires n’engendrent pas l’inflation, c’est le système capitaliste qui nous met dans cette situation. En réalité, une augmentation du taux de salaire ne conduit aucunement à une hausse des prix mais rogne dans leurs profits donc à une baisse du taux de profit.
Il y a bien une chose qui augmente en ces temps de crise, ce sont les profits du capital et ce sur le dos des travailleurs en profitant de l’inflation. Ainsi TotalEnergies a vu son Bénéfice par Action (BPA) augmenter de 11,47% au premier trimestre 2022, en février, l’entreprise annonçait des profits records de 16 milliards de dollars pour l’année 2021.
Le travail des salariés produit 2.500 milliards détournés par le capitalisme, le profit des sociétés capitalistes est de 330 milliards, 26 milliards d’exonération de cotisations sociales, l’allègement des impôts de production de 10 milliards d'€ en 2021. Suppression de l’impôt sur la fortune, moins 3,5 milliards de recettes. Evasion fiscale : 33 milliards soustraits à l’impôt. 300 milliards versés aux multinationales (plan de relance). Les 500 familles les plus riches possèdent une fortune cumulée de 1.000 milliards. Le CAC 40 plus de 100 milliards de bénéfices en 2021… Tous ces chiffres montrent qu’il est possible d’exiger une augmentation des salaires, leur indexation sur l’inflation mais également l’augmentation immédiate des minima sociaux pour y parvenir, il est nécessaire d’instaurer le rapport de forces face au patronat et au gouvernement. Pour utiliser tous ces moyens il faut les prendre aux multinationales qui les possèdent. Il faut que les travailleurs, les salariés disposent des moyens de production et d’échange, le pouvoir économique, financier, le pouvoir de décision et cela se fera par la lutte sociale et politique. Pour stopper le plan de Macron et du capital, pour imposer un changement de politique, il faut lutter ensemble, unis, de plus en plus fort. Vous pourrez compter sur les candidat(e)s de COMMUNISTES, ils mènent ce combat, dans le camp des salariés et du peuple, contre le capitalisme et tous ceux qui sont à son service pour exiger un changement fondamental de politique Pour l’imposer notre parti appelle à s’unir tous ensemble pour mener la lutte. Les élections législatives des 12 et 19 juin sont une étape dans cette lutte. Tous ensemble nous sommes une grande force pour faire reculer le capital et Macron.
Là où nous n’avons pas de candidat (e) nous n’appelons à voter pour aucun des candidat(e)s qui se présentent, car aucun n’a dans son programme l’objectif et la volonté d’imposer les moyens d’un changement de politique. Ils sont tous les gérants loyaux du capitalisme.
Notre parti vous appelle à un vote de lutte. Pour exprimer votre exigence d’une autre politique, mettez dans l’urne le bulletin de vote du Parti révolutionnaire communistes. Vous le trouverez sur notre site. Reproduisez-le. Diffusez-le partout.

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