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Vendémiaire

Blog d'actualité politique

Pas de vacances pour faire face à la politique du pouvoir et du patronat!

Publié le 5 Août 2022 par Vendémiaire in France-Politique - société

Pas de vacances pour faire face à la politique du pouvoir et du patronat!
04/08/2022 Le gouvernement Macron avec les Républicains, le Front National, préparent la casse sociale.

Au parlement nouvellement élu, des alliances conjoncturelles, des attelages de circonstance, des débauchages, bref le théâtre parlementaire a permis d’adopter le texte « pouvoir d’achat » par 395 voix contre 112 et le Sénat par 235 voix pour et 27 contre. C’était prévisible tant les mesures qu'il contient donnent satisfaction au patronat avec la volonté de remplacer les augmentations de salaires par diverses primes ou autres modes de rétribution exonérées de cotisations sociales ce qui de fait contribue à diminuer le salaire social que sont la protection sociale et les retraites. Qu'il y ait eu convergence entre LREM et ses composantes, LR et le RN n'est pas étonnant, ils sont tous d'accord pour faire baisser, au nom de la compétitivité, le prix de la force de travail, tandis que la NUPES sème l'illusion que Macron ne possède qu'une majorité relative à l'assemblée. L'expérience montre le contraire.
Le patronat l'a bien compris et il en veut plus dans les exonérations de cotisations sociales qui se montent déjà aujourd'hui à 70 milliards.
Pendant ce temps la crise du système de santé ne prend pas de vacances : urgences, psychiatrie, maternités, Ehpad, les services de soins craquent de toute part. Le scénario de cet été se profilait depuis des mois.
*Fin juin, plus de 130 services d’urgences (sur 700) ont dû limiter leur activité, en fermant à certains horaires ou en filtrant l’accès, faute de personnel, 42 services en fermeture totale. François Braun, devenu ministre de la Santé préconise le filtrage de l’accès aux urgences par un appel téléphonique préalable au 15.
*Quarante-neuf des 461 maternités françaises vont connaître des fermetures partielles à cause du sous-effectif, en Seine-Saint-Denis, il manque 178 sages-femmes pour faire fonctionner les maternités, à l'hôpital de Cherbourg grève des sages-femmes jusqu'au 15 août.
*La revalorisation des salaires, l’arrêt des fermetures de lits, un plan de formation et d’embauche massif, il manque 60.000 infirmier-es. Des d’hôpitaux luttent quotidiennement (voir les fiches de l'actualité économique et sociale) et ils continueront, le 22 septembre sera un temps fort de la journée nationale d’action de la santé.
*Le Parti Révolutionnaire Communistes est dans ce combat, la crise structurelle que traverse, au-delà des urgences, l’hôpital public et plus largement le système de santé exige un changement de politique en matière de salaires, de conditions de travail et de gouvernance. Les patients en font les frais au bénéfice des intérêts du privé et de casse du service public.
*Les sapeurs-pompiers sont épuisés et en colère ; lors de la visite d’Emmanuel Macron en Gironde le 20 juillet, le président de la République a tenu à remercier le travail tous les acteurs engagés dans la lutte contre les incendies, « Emmanuel Macron qualifie les pompiers de héros absolus, mais il poursuit sa politique d’assèchement des services publics et de dégradation des statuts et conditions de travail des personnels », dénonce la CGT. Les sapeurs-pompiers ne cachent ni leur lassitude, ni leur exaspération et leur colère après les mots très durs et méprisants du ministre de la santé les traitant d’ « homme de Néandertal ».
Réforme de l’assurance chômage : Dussopt, le ministre du travail, précise le calendrier de l’offensive antisociale du gouvernement et prépare des attaques d’ampleur pour la rentrée :
« Il est nécessaire d’aller plus loin ». dit-il dans la feuille route du gouvernement au sujet de la réforme du chômage, du RSA, mais aussi des retraites. Le ministre du travail confirme les pistes de réflexions pour la poursuite des contre-réformes de 2019 pour les intérêts des multinationales
« France Travail » voulu par le chef de l’État, est de plus en plus à une machine de guerre contre les chômeurs et les plus précaires, avec l’objectif de fournir au patronat une main d’œuvre bon marché et le pouvoir annonce une nouvelle réduction des impôts de production en 2023. Ce sera un nouveau cadeau de près de 8 milliards d’euros pour les patrons.
Il faut donc sans attendre s’opposer à toutes ces attaques et passer à l'offensive!
Il y a donc bien urgence à poser des perspectives de luttes à partir des mobilisations existantes, afin de construire le rapport de force sur le terrain de l’entreprise.
Ces derniers mois sont marqués par des luttes pour la hausse des salaires dans les entreprises. Le 28 juillet : grève de la coordination CGT Total. La multinationale, qui emploie 35 000 salariés en France. Transavia, préavis du 4 juillet au 15 septembre. La CGT Services Publics a lancé un préavis sur les deux mois d’été.
Des luttes sont déjà annoncées dès le mois de septembre et une première journée de grève interprofessionnelle est posée le 29 septembre pour exiger des augmentations générales de salaire.
13 septembre : la bataille dans l’énergie reprend, la branche des industries électriques et gazières, (IEG) qui compte environ 150 entreprises, dont EDF et Engie, pour plus de 160 000 salariés, entrera de nouveau en lutte pour l’augmentation de son salaire national de base.
22 septembre : mobilisation des soignants le 22 septembre,
Transport routier : « si on obtient rien, on va embrayer beaucoup plus dur », la colère des professionnels du transport routier est loin d’être éteinte, des mobilisations sont envisagées à l’automne. Différentes branches sont concernées : transport de marchandises, de voyageurs, de fonds ; logistique ; transport sanitaire (les ambulanciers ) ; déménagement… Dans ce large secteur, la quasi-totalité de ces branches connaissent des paies en-deçà du SMIC.
Étendre, coordonner les luttes
Il faut continuer à développer les luttes, à les étendre, les coordonner pour imposer au gouvernement et au patronat l’augmentation généralisée des salaires, leur indexation sur l’inflation et l’augmentation immédiate des minima sociaux. Le Parti Révolutionnaire Communistes est dans ce combat, il est le seul parti qui appelle à lutter contre la politique du capital. Oui, il y a bien les moyens pour créer de centaines de milliers d’emplois, il y a les moyens pour augmenter le SMIC et tous les salaires, les retraites et c'est urgent ! Pour utiliser tous ces moyens il faut les prendre aux multinationales qui les possèdent. Il faut que les travailleurs, les salariés disposent des moyens de production et d’échange, le pouvoir économique, financier, le pouvoir de décision et cela se fera par la lutte sociale et politique
L’heure est à la construction d’un grand mouvement pour les augmentations de salaires, elles ne peuvent être arrachées que par les luttes.
La lutte sociale et la lutte politique sont indissociables pour créer un rapport de force en faveur des travailleurs et du peuple, pour lutter contre le capital jusqu’à l’abattre, changer radicalement de politique et construire une société enfin débarrassée de l’exploitation capitaliste.

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(1) Le patronat a accumulé des super-profits
Le CAC 40 cumule près de 73 milliards de bénéfices au premier semestre, cela représente une hausse de 24 % par rapport au premier semestre 2021,
Le géant pétrolier et gazier TotalEnergies a plus que doublé son bénéfice au deuxième trimestre et a réalisé le meilleur résultat net du CAC 40 sur le semestre, avec plus de 10,4 milliards d’euros.
Il est suivi par le numéro deux mondial de la sidérurgie ArcelorMittal, qui a profité de la hausse des prix de l’acier et a atteint près de 8 milliards d’euros.
Engie, le principal fournisseur de gaz en France, a quant à lui plus que doublé son bénéfice, à 5 milliards d’euros. Autre poids lourd du CAC 40, le luxe LVMH, Kering et L’Oréal ont ainsi vu leurs bénéfices cumulés grimper de plus de 36 % par rapport au premier semestre 2021.

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