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Vendémiaire

Blog d'actualité politique

Contre les attaques de Macron et du capital, l’heure est au développement d’un grand mouvement.

Publié le 16 Septembre 2022 par Vendémiaire in France-Politique - société

Contre les attaques de Macron et du capital, l’heure est au développement d’un grand mouvement.
15/09/2022 Cette semaine a été marqué par la mise en chantier des réformes antisociales dictées par le patronat.

Lundi, Macron a déclaré vouloir acter la réforme des retraites « coûte que coûte ». Le journal Capital écrit : « Le chef de l’Etat a insisté sur sa volonté d’agir dans un "esprit d’écoute" et de "compromis", mais aussi sans "tabou" sur le fond comme sur la méthode et en recourant à l’épreuve de force si nécessaire. ». Tous les moyens seront bons. Macron envisage de faire passer l’augmentation de l’âge de départ par un amendement dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Des députés Renaissance ont déclaré mardi: « Nous sommes tous alignés sur la nécessité de faire cette réforme ». Geneviève Darrieussecq, ministre chargée des Personnes handicapées : « je crois qu'un jour il faudra prendre des décisions qui soient des décisions courageuses et collectives ». Sur France Info Olivier Marleix, patron des députés LR, estime que Macron « a raison de vouloir aller vite car ce pays doit retrouver durablement un certain nombre d'équilibres. »
Pourtant le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) confirme que les caisses de retraite sont excédentaires de 900 millions d’euros, malgré les multiples dispositifs de suppression de cotisations sociales. Un surplus de 3,2 milliards d’euros est même attendu pour 2022. L'an dernier, le COR prévoyait que le système resterait dans le rouge !!!
Le COR justifie la réforme du gouvernement par un éventuel retour dans le rouge du système en 2023…
Les « partenaires sociaux » sont invités le 19 septembre à « un échange » sur le rapport du COR pour discuter de l’âge légal, de la durée de cotisation… rien à attendre de cette collaboration qui propose de choisir entre la peste et le choléra.
Toujours lundi, le ministère du Travail a présenté encore aux « partenaires sociaux » ses "8 chantiers prioritaires", ils seront tous lancés d'ici la fin de l'année. Au programme : soutien continu à l'apprentissage(1) avec maintien des aides à l'embauche en 2023, réforme des retraites(2), de manière à "travailler plus" et à maintenir les seniors dans l'emploi(3); adaptation de l'assurance chômage(4) en fonction de la conjoncture ; création de "France Travail", appelé à succéder à Pôle Emploi ; réforme du RSA(5) et de l'insertion sociale ; poursuite du déploiement du Contrat d'engagement jeune ; rénovation de divers dispositifs de formation continue. Pour déverrouiller le « marché du travail », le ministre promet son concours aux « concertations » sur les enjeux de mobilité, de logement et de garde d'enfants des salariés, déplacement et déracinement sont donc à l’ordre du jour comme l’exigeait le patronat(6). La jeunesse n’est pas oubliée, le gouvernement prévoit une réforme des lycées professionnels(7), ainsi que le développement de l’apprentissage(8).
Mercredi Elisabeth Borne a annoncé la prolongation en 2023 du bouclier tarifaire et une hausse des tarifs du gaz et de l'électricité de 15 % pour janvier et février…ainsi que le versement d’un chèque énergie de 100 à 200 euros pour les foyers les plus modestes. Le ministre de l'Economie et des Finances, B. Le Maire, a précisé que le coût net de ce nouveau bouclier tarifaire était évalué à 16 milliards d'euros. Le coût des chèques énergie est, lui, estimé à 1,8 milliard. La note nous sera présentée plus tard… Aucune mesure de fond contre cette spéculation.
L’électricité, le gaz, l’eau… sont des biens communs qui ressortent d’un service public réglementé qui ne peut pas être laissé aux lois du marché. Nous appelons à la lutte pour construire des monopoles publics concernant les services publics, les industries de l’énergie, mais aussi la santé, l’éducation, les transports…éliminant toute maîtrise capitaliste de secteurs essentiels au développement des hommes et de la Nation, garantissant l’indépendance nationale.
Cette société capitaliste ne marche que par l’exploitation des salariés pour toujours plus de profit. Retraites ou assurance chômage menacées, baisse des salaires, dégradation des conditions de travail, les raisons de la colère sont là. Des grèves ont eu lieu tout l’été sur les salaires et à la rentrée dans plusieurs secteurs (énergie, santé, enseignement, transport…). Elles indiquent la voie à suivre celle de la lutte déterminée.
Si l’ensemble des directions syndicales réformistes jouent les gros bras, la réalité c’est leur passivité, alors que Laurent Berger (CFDT) et Frédéric Souillot (FO) dénoncent les menaces de Macron, ni l’un ni l’autre n’appelle à la journée interprofessionnelle de mobilisation du 29 septembre organisée à l’appel de la CGT, Solidaires, FSU pour l’augmentation des salaires et ne prévoit pas de mobilisations face à l’urgence de la situation.
CGT, CFDT, FO, UNSA, CFE-CGC, Solidaires, FSU et CFTC et cinq organisations de jeunesse déclarent que : « La priorité de la rentrée sociale n’est pas la baisse des droits au chômage ». Elles affirment unitairement leur opposition au projet de réforme du gouvernement de durcir encore les règles d’indemnisation des demandeurs d’emploi mais aucune mobilisation n’est annoncée, les 13 organisations ont prévu de se revoir… le 3 octobre. Fabien Roussel le secrétaire du PCF, dans le journal le Monde explique : « « Je ne souhaite pas faire entrer le pays dans un cycle de manifestations et de grèves, c’est difficile pour les salariés de perdre un jour de salaire. Si le gouvernement bouge, il n’y aura pas besoin de manifestation ultérieure » et il n’hésite pas à reprendre à son compte le clivage réactionnaire laissant entendre que les chômeurs sont responsables de leurs problèmes, stigmatisant les « assistés » et les « fainéants », « les paresseux ». Roussel efface la lutte des classes et cette question qui est responsable du chômage ? Il nie la responsabilité du capitalisme. Ses idées sont le produit de l’idéologie véhiculée matin, midi et soir par les média et le pouvoir, le capital et Roussel donne caution aux attaques du gouvernement.
L’heure est à la construction d’un grand mouvement pour les augmentations de salaires pour la reconquête des droits sociaux, elles ne peuvent être arrachées que par les luttes.
Empêcher le programme de contre-réformes voulu par le gouvernement, de la réforme des retraites à celle de l’assurance chômage et répondre à l’inflation dont souffrent les salariés, cela passe par la construction d’une de bataille offensive. Le 22 septembre journée de lutte contre la destruction programmée de l’hôpital public. Le 29 septembre a été annoncée par la CGT, Solidaires, FSU comme une journée interprofessionnelle de grève et d’action pour exiger l’augmentation générale des salaires.
Utilisons ces luttes pour être massivement toutes et tous en grève et dans l’action ! Notre parti, pour sa part, contribuera à leur réussite. Nous avons toutes et tous les mêmes intérêts : stopper la politique de Macron et des capitalistes qui ne cherche que le profit.
Il faut continuer à développer les luttes, à les étendre, les coordonner pour imposer au gouvernement et au patronat l’augmentation généralisée des salaires, leur indexation sur l’inflation et l’augmentation immédiate des minima sociaux. Le Parti Révolutionnaire Communistes est dans ce combat, il est le seul parti qui appelle à lutter contre la politique du capital. La lutte sociale et la lutte politique sont indissociables pour créer un rapport de force en faveur des travailleurs et du peuple, pour lutter contre le capital jusqu’à l’abattre, changer radicalement de politique et construire une société enfin débarrassée de l’exploitation capitaliste.

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(1) Le salaire des apprentis est compris entre 27 et 73% du SMIC

(2)Il faut aussi considérer qu’une personne sur deux n’est plus en emploi au moment de partir à la retraite. Il y a un sas sans emploi ni retraite qui concerne 1,5 million de personnes. Ces dernières vivent soit des revenus de leur conjoint, soit des minimas sociaux ou des indemnités de licenciement. Un tiers d’entre elles vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Avec les réformes précédentes une partie des économies qui ont été faites sur le système de retraite, s’est reportée sur l’assurance chômage, sur la pension d’invalidité ou encore sur les minimas sociaux. Le reste s’est caractérisé par une baisse du niveau de vie des retraités.
(3) en 2021, 43,8 % des 55-64 ans ne sont plus en activité, selon les chiffres du ministère du Travail. Pour ceux-là, il reste l’inscription à Pôle emploi, pour l’indemnisation, rien n’est moins sûr avec la nouvelle réforme de l’assurance chômage.
(4)Pour ’inciter les demandeurs d’emploi à reprendre un travail à en croire la communication ministérielle. un tiers des inscrits à Pôle emploi travaillent en activité réduite, près de la moitié des allocataires reprennent une activité trois mois après le début de leur indemnisation et près de deux tiers des inscrits à Pôle emploi ne sont pas indemnisés.
(5) RSA : par la contrainte remettre les plus fragiles à bosser. Il s’agit de lancer une expérimentation dans quelques départements où les bénéficiaires signeraient un contrat pouvant les engager à une activité de travail ou de formation de 15 à 20 heures par semaine pour royalement bénéficier des à peine plus de 500 euros du RSA. Puis la mesure serait généralisée en 2024.
(6) les services statistiques du ministère du Travail eux-mêmes montrent que les difficultés de recrutement des entreprises sont largement liées à des questions de main-d’œuvre qualifiée indisponible par absence de formation ou pour des raisons de mobilité ou à des conditions de travail contraignantes. La nouvelle réforme en sortira un bon nombre de l’indemnisation.
(7)Côté lycées pro, les temps de stages seront augmentés de 50% en 2023, diminuant encore les heures d’enseignements généraux. Faire que les salariés soient payés le moins possible.
(8) les collégiens en classes de 5e pourront se voir proposer des « activités de découverte des métiers », « des « mini-stages » ou des « visites d’entreprise » prévoit la circulaire de rentrée 2022 du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.

Contre les attaques de Macron et du capital, l’heure est au développement d’un grand mouvement.
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