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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 19:31

Guerre civile - Les rescapées parlent

 

"Attachée à un arbre les yeux bandés, j'écoutais impuissante, la peur dans le ventre, les pleurs et cris de détresse de ma sœur pendant que des hommes en arme la violaient" raconte Sandra, une rescapée des conflits armés qui ont violemment meurtri les populations congolaises dans les années 1990.

 

Des histoires de ce genre, les pires que l'on puisse imaginer dans la vie d'un être humain, des milliers de femmes et d'hommes congolais les ont vécues dans leur propre chair. Ils s'en souviennent encore avec la même force.

Des milliers de femmes congolaises ont vécu cet enfer pendant la guerre civile des années 90, à Brazzaville comme dans les villages environnants.

Aujourd'hui, certaines d'entre elles ont accepté de braver la peur, la tristesse et de parler lors d'un atelier tenu à Kinkala, département du Pool, l'une des zones les plus touchées par les conflits armés au Congo.

Cet atelier organisé par le PNUD, dont des spécialistes des crises et du relèvement, a permis de réunir sept femmes et jeunes mères affectées par les conflits armés, qui ont accepté de partager leurs histoires pour sensibiliser la communauté internationale et les populations congolaises sur les conséquences des guerres.

Mère de deux enfants, Garcia raconte : "Je n'avais que 13 ans quand nous fuyions la guerre. Ma mère est morte en route. Mon père et moi sommes allés en République démocratique du Congo mais c'était très difficile d'y survivre. Dès que nous avons eu l'opportunité de revenir au Congo, nous n'avons pas hésité... Arrivés au port fluvial, on m'a séparé de mon père et c'était la dernière fois que je voyais mon père".

 

Animé par Amy HILLS, experte en "digital storytelling", cet atelier a connu également la participation des bureaux de pays du PNUD de la République démocratique du Congo, du Soudan et de la République centrafricaine, où les populations connaissent les mêmes situations.

Ces témoignages feront l'objet d'une production audio et vidéo. Elles seront illustrées par des photos et dessins réalisés par les victimes elles-mêmes.

 

Ces supports de communication permettront de sensibiliser les populations sur les conséquences des conflits armés et de mettre en exergue l'efficacité des réponses post-conflit apportées par le PNUD, afin de mobiliser davantage de ressources en faveur des populations congolaises.

 

Les femmes qui ont accepté de témoigner sont toutes bénéficiaires du « projet pilote pour l'autonomisation des femmes et filles associées et affectées par les conflits armés » financé par le PNUD. Grâce à ce projet, elles bénéficient aujourd'hui d'un encadrement au sein des coopératives où elles pratiquent le maraîchage ou fabriquent du savon.

 

Ces activités permettent à des milliers de femmes de se prendre en charge et de répondre aux besoins de leur famille.

Garcia a d'ailleurs souligné dans son récit que "grâce à l'argent de la vente du savon, j'ai inscrit mon fils à l'école".

Jose WABO, qui représentait le Représentant Résident du PNUD au Congo, a remis à chaque participante une somme de 100.000 FCFA (226 dollars US) pour renforcer les activités génératrices de revenus qu'elles exercent. Il les a par ailleurs remerciées d'avoir "abandonné pendant 4 jours tout ce qui leur est cher (famille, activités lucratives ) pour se prêter à cet exercice combien difficile".

"En ce qui me concerne, je vais acheter de l'huile et de la farine pour renforcer le commerce de beignets que je tiens avec ma mère. Si vous revenez dans deux mois, vous ne serez pas déçus de ce que nous aurons fait avec ce fond de commerce que vous venez de nous donner" a dit Adrienne, l'une des participantes.

Pour Florence MALANDA, Présidente de la Coopérative des femmes de Kinkala, "ces témoignages aideront à sensibiliser tous les congolais et toutes les populations du monde entier sur les conséquences de la guerre".

"Notre souhait est que l'appui du PNUD touche d'autres femmes qui souffrent à travers le monde", a-t-elle conclu.

 

Nous Sommes le Congo !

Cessons d'Avoir Peur !

Pour un Etat de Droit au Congo !

"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"

Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !

 

Patrick Eric Mampouya

 

Par Patrick Eric Mampouya - Publié dans : Congo Brazzaville
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 01:03

Rencontre avec Philippe Loubière, rédacteur en chef de Lettre(s), revue de l’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf).


Mercredi 9 décembre 2009 à 18 heures 30 dans les locaux de la Fondation Gabriel Peri,

11 rue Etienne Marcel à Pantin, métro Hoche

Le débat sera animé par Guy Carassus.VOIR EN LIGNE :


Pour Philippe Loubière, « aujourd’hui, il y a un réel désir de substituer à la langue de tous, la langue nationale, une autre langue qui est celle d’intérêts économiques impériaux qui ne sont pas ceux du peuple français, quelles que soient ses préférences politiques. Tout est fait pour que le français prenne le chemin de n’être plus qu’une langue domestique, pendant que l’anglais devient la langue de l’information et de la décision » (entretien publié sur le site La faute à Diderot).[voir lien sur ce blog]

Cette rencontre sera notamment l’occasion d’aborder les enjeux de l’application du protocole de Londres, ratifié en 2007, et ce que recouvre la place croissante donnée à l’anglais dans les entreprises. Rappelons que pour Ernest-Antoine Seillière, président de la confédération patronale européenne Business-Europe, l’anglais est « la langue des affaires et de l’entreprise ».

 

La soirée est co-organisée par la Fondation Gabriel Péri et l’équipe du site La faute à Diderot.

Par La Faute à Diderot - Publié dans : Evénements
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 06:44
Par Aurélie CAMPANA*

Le 01/11/2009

Les nouvelles en provenance du Caucase du Nord ne sont guère rassurantes. Le président russe, Dmitri Medvedev, reconnaissait d’ailleurs en septembre dernier que le Caucase du Nord tout entier traversait une période de grave instabilité[1].


 

Les attaques contre les forces armées russes sont quotidiennes, que ce soit en Tchétchénie, en Ingouchie ou au Daguestan. Les violences gagnent également la Kabardino-Balkarie et la Karatchaevo-Tcherkessie.

 

Dans ce contexte, on assiste depuis l’été 2009 à un retour des attentats-suicides. Le plus meurtrier a été perpétré le 17 août à Nazran, en Ingouchie, tuant 20 personnes et en blessant gravement 138[2]. Plusieurs dirigeants locaux ont été directement visés par ces attaques. La plus emblématique a été fomentée contre le président de la République ingouche, Iounous-Bek Evkourov, grièvement blessé dans un attentat-suicide le 22 juin 2009[3].

 

Parallèlement, une répression aveugle continue à s’abattre sur les familles de ceux qui sont soupçonnés de participer aux mouvements insurgés[4]. Elle touche cependant bien souvent de manière indiscriminée la population civile. Les enlèvements, disparitions forcées, tortures et assassinats restent des pratiques courantes. Qui tendent toutefois de plus en plus à cibler ceux qui les dénoncent: des opposants aux pouvoirs locaux en place, des défenseurs des droits de l’homme, des membres des ONG et des journalistes ont été récemment assassinés. Makcharip Aouchev est le dernier en date sur une liste trop longue. Cet opposant au président ingouche avait repris la direction du site Ingushetia.org, créé par Magomed Evloïev, lui-même exécuté dans des conditions obscures il y a plus d’un an.

 

Dix ans après le déclenchement de l’opération terroriste en Tchétchénie, rien ne semble réglé. Quel bilan peut-on tirer de ces dix années de violences? Il paraît bien difficile de dresser un tableau exhaustif de la situation.

 

La seconde guerre russo-tchétchène est-elle finie?

 

Si l’on en croit les déclarations des dirigeants russes et des autorités locales, tchétchènes, il n’y a jamais eu de guerre, mais une «opération anti-terroriste». Deux actes fondent la décision russe d’intervenir: l’incursion de Chamil Bassaïev et de ses hommes au Daguestan en août 1999; et la série d’attentats terroristes contre des immeubles d’habitation en septembre 1999. Débutée fin septembre 1999, cette «opération anti-terroriste» a officiellement pris fin en avril dernier. Pourtant, à y regarder de plus près, les tactiques déployées par les forces armées russes ne se limitent pas à des actions de lutte anti-terroriste, mais relèvent d’une stratégie guerrière: bombardements massifs, opérations de nettoyage ponctuées de nombreuses exactions, entretien d’un climat de terreur. Si les opérations de nettoyage sont moins fréquentes depuis 2005, des escadrons de la mort agissent encore. De plus, les combats n’ont jamais vraiment cessé dans le sud de la République et les insurgés tchétchènes continuent à mener des attaques régulières contre les forces armées russes ou leurs alliés tchétchènes. Ironiquement, depuis la fin de l’opération anti-terroriste, des opérations de même type, mais de moindre envergure, sont lancées dans des zones plus restreintes, en Tchétchénie ou dans les Républiques voisines. Elles permettent l’instauration de mesures d’exception et une fermeture du théâtre d’opération. Dans ces conditions, il est bien illusoire d’affirmer que la guerre commencée en 1999 a pris fin. Force est également de constater que ces «opérations de lutte anti-terroriste» ne remplissent pas leurs objectifs.

 

Que reste-t-il des séparatistes tchétchènes?

 

L’option de l’indépendance n’a jamais fait l’unanimité chez les Tchétchènes. Dès la proclamation de l’indépendance en 1991, plusieurs groupes d’opposants ont tenté de se structurer. Parallèlement, la période précédant l’intervention russe de 1994 a vu une première fragmentation des partisans de l’indépendance, ressoudés par le déclenchement de la première guerre. Cet éclatement n’a fait que s’accentuer dans l’entre-deux-guerres. L’arrivée de quelques centaines de djihadistes étrangers et l’adoption par plusieurs chefs de guerre tchétchènes d’une doctrine plus rigoriste de l’islam a redéfini les équilibres et entraîné de nouvelles fractures entre les chefs de guerre et au sein de la société tchétchène. Ces divisions et concurrences entre groupes insurgés n’ont pas empêché les rapprochements ponctuels après le début de la seconde guerre. Mais les plus modérés, qui gravitaient autour du Président Maskhadov élu en 1997, ont été rapidement supplantés par les plus radicaux personnifiés par le chef de guerre tristement célèbre, Chamil Bassaev. La domination des radicaux s’explique par le différentiel de moyens et de stratégies, au nombre desquelles les attentats terroristes et les prises d’otages massives à Moscou (2002) et à Beslan (2004). Si l’islamisation reste partielle, elle ne peut être occultée. En Tchétchénie, elle s’est accompagnée d’une évolution du répertoire d’actions, d’une multiplication des attaques terroristes et de l’importation des attentats-suicides.

 

Après plus de dix ans de conflit, la tension entre nationalisme et islamisme semble s’être durablement enracinée. On peut encore distinguer deux catégories principales d’insurgés: ceux qui continuent à combattre les forces armées russes et tchétchènes pro-russes pour défendre une idée d’indépendance, devenue bien illusoire; ceux qui, à l’image de Dokou Oumarov, sont animés de motivations politico-religieuses et qui revendiquent la création d’un califat au Caucase du Nord et la fin de la domination russe. Les premiers sont soutenus par un hypothétique gouvernement tchétchène en exil, dirigé par Akhmed Zakaev. Il est en proie à des divisions toujours plus grandes et des conflits de personnes, qui annihilent complètement ses velléités d’action. Les seconds, s’ils attirent moins de mercenaires étrangers et semblent peu nombreux sur le terrain, restent très actifs. Surtout, ils continuent à incarner la résistance tchétchène aux yeux des dirigeants tchétchènes pro-russes et russes et de bien des médias occidentaux. Leurs actions brouillent ainsi les revendications indépendantistes, déjà entachées par les nombreux attentats commis en Tchétchénie, au Caucase du Nord ou dans d’autres parties de la Russie.

 

Kadyrov représente-t-il une solution au conflit en Tchétchénie?

 

Dès le début du second conflit en 1999, Moscou a réactivé une stratégie utilisée dès l’arrivée des séparatistes au pouvoir en Tchétchénie en 1991: appuyer leurs opposants, les armer et tenter de les instrumentaliser. Cette politique, connue sous le terme de tchétchénisation, n’a pas donné les résultats escomptés dans les années 1990. Elle prend un autre relief à la suite de la défection d’Akhmad Kadyrov, ancien Mufti de Tchétchénie. Ce dernier prend les rênes d’une administration tchétchène prorusse à compter de 2000 et défend l’option d’une autonomie de la République tchétchène à l’intérieur de la Fédération de Russie. Il joue un rôle non négligeable dans la rédaction et l’adoption d’une Constitution tchétchène en 2003 à la suite d’un référendum aux résultats largement arrangés. Élu Président en octobre 2003, il est assassiné quelques mois plus tard. Après un moment de flottement, son fils, Ramzan Kadyrov, prend progressivement le contrôle de la République. Placé à la tête des milices prorusses, il devient Premier ministre par intérim, puis Premier ministre. Enfin, il est nommé en février 2007 au poste de Président de la République tchétchène par le Président russe de l’époque, Vladimir Poutine.

 

Sous ce qui s’apparente à un règne de Ramzan Kadyrov, la Tchétchénie a connu une stabilisation certaine. Une restructuration a été amorcée et, bien que de nombreuses irrégularités aient été constatées dans l’attribution des budgets fédéraux, on ne peut nier un certain nombre de progrès. Toutefois, ces derniers se sont faits au prix d’une mainmise presque totale du clan Kadyrov sur la République. Contrôlant des milices fortes de quelque 10 à 15.000 hommes, R.Kadyrov, aux inclinaisons populistes accentuées, tient la République d’une main de fer, usant de la violence et de la terreur comme méthodes de gouvernement. Il est d’ailleurs soupçonné d’avoir éliminé ses concurrents les plus directs jusque dans les rues de Moscou ou de Dubaï. Se prévalant du contrôle de la Tchétchénie, il est parvenu à obtenir un certain nombre de concessions de la part de Moscou. Certains estiment même qu’il est en train de réussir là où les indépendantistes ont échoué. C’est aller un peu vite dans l’analyse. Car, si «l’option Kadyrov» représente aux yeux des dirigeants russes une solution au conflit, elle se révèle bien précaire. De plus, si des pourparlers semblent avoir été entamés puis interrompus entre les Tchétchènes pro-russes et les Tchétchènes exilés qui gravitent autour d’Akhmad Zakaev, aucune stratégie globale de résolution des causes du conflit ne semble à l’ordre du jour. Les questions de l’indépendance et des griefs qui y sont attachés sont évacuées, de même que les conséquences de deux guerres extrêmement meurtrières et aux effets déstructurants pour les sociétés tchétchène comme russe.

 


Peut-on parler d’une extension du conflit russo-tchétchène à l’ensemble du Caucase du Nord?

 

Depuis 2004, les violences gagnent les Républiques voisines de la Tchétchénie. Si la guerre qui se déroule depuis 1999 en Tchétchénie fournit un contexte, elle ne constitue pas le seul élément permettant d’expliquer la montée des tensions dans les Républiques voisines. Ainsi, on ne peut nier que l’exportation du conflit relève d’une stratégie délibérée des insurgés tchétchènes. Certains chefs de guerre tchétchènes ont développé dès 2004 une stratégie de diffusion du conflit, soit en s’alliant avec des chefs locaux ingouches et daghestanais, soit en s’insérant dans des réseaux locaux et en tentant de les récupérer. Cette stratégie est imputable à toutes les tendances, mais les chefs de guerre parmi les plus radicaux en ont fait l’un des fers de lance de leur stratégie après la mort d’A.Maskhadov en février 2005.

 

Toutefois, ces violences ne peuvent être isolées de leur contexte social et politique: dé-russification plus ou moins importante selon les régions, conditions socio-économiques défavorables, corruption généralisée, concurrences entre réseaux clientélistes, et surtout pratiques autoritaires des dirigeants locaux. Elles coïncident également avec la montée des nationalismes en réaction aux guerres russo-tchétchènes, à la présence militaire russe[5] et à une islamisation de plus en plus poussée de ces sociétés. L’islam est devenu une force de contestation sociale[6]. On assiste à la pénétration de plus en plus poussée de formes radicales de l’islam et à la multiplication des Djamaats, ces communautés territoriales organisées autour d’un chef et qui peuvent s’allier de manière circonstancielle. Toutes n’ont pas recours à la violence, mais certaines sont associées aux actions de guérilla et actes de terrorisme qui secouent la région.

 

La multiplication des Djamaats au Caucase du Nord relève d’un double mouvement simultané: d’une part l’évolution de la religiosité et le retour d’une certaine forme d’organisation traditionnelle; d’autre part la montée de la contestation sociale contre l’État et les organes incarnant l’islam officiel. Cette tendance illustre ainsi la déconnexion de plus en plus grande entre les populations de ces Républiques et leurs dirigeants locaux et une crise de légitimité qui, depuis le début de l’année 2009, semble atteindre son paroxysme.


 

[1] «Medvedev critique une Russie "arriérée"», Le Monde avec AFP, 11 septembre 2009.

[2] «Ingush Police got Tip about Deadly Blast», The Moscow Times, 18 août 2009.

[3] Gaidz Minassian, «Le Caucase du Nord est-il au bord de l’explosion?», Le Monde, 18 août 2009.

[4] «Rights Groups Highlight Continuing Abuses in the North Caucasus», Eurasia Daily Monitor, A Jamestown Foundation Publication, 5 juin 2009.

[5] Sebastian Smith, Allah’s Mountains. The Battle for Chechnya, Londres, New York, Tauris Publishers, 2001.

[6] John Dunlop et Rajan Menon, «Chaos in the North Caucasus and Russia Future», Survival, 48(2), juin 2006, pp.97-114.

 

*Politiste, Université de Laval (Québec), Chaire de recherche sur les conflits et le terrorisme.

 

Photo: www.chechnya.gov.ru

 

Article publié dans la revue Regard Sur l'Est (RSE)

http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=1015

http://www.regard-est.com/

 

Par A Campana RSE - Publié dans : Tchétchénie
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 19:08


NE LAISSEZ PAS FAIRE !

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- Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.

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- Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

- Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.
Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.
Il est prévu se supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.

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AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT:

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L'Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.»

Objectif du  Mouvement de Défense de l'Hôpital public :
dépasser le  million
de signatures  avant la fin de la semaine.
  
   http://petition-mdhp.fr/index.html 

Par MDHP - Publié dans : Appels
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 18:11

Le 49e Congrès de la CGT qui se tient du 7 au 11 décembre à Nantes et le document d’orientation proposé à discussion dans l’ensemble des syndicats CGT ont suscité de nombreux débats parmi les militants de la base. ENFIN, pourrait-on dire, ces débats ont porté sur des questions de fond, ce qui n’est pas arrivé à la CGT depuis bien longtemps.

En effet, il semble qu’il y ait à la CGT d’une part des « penseurs » et autres « experts/collaborateurs » qui s’autorisent d’eux-mêmes à définir les repères revendicatifs et les modalités d’action, et d’autre part les militants de terrain, cantonnés au quotidien, qui seraient, eux, tout juste bons à porter des orientations imposées d’une manière ou d’une autre. Le fossé qui se creuse de plus en plus entre la direction confédérale et les bases syndicales par rapport à leurs préoccupations quotidiennes ne peut que nuire à terme à l’unité de toute la CGT.

« L’appareil bureaucratique des syndicats s’oppose aux intérêts des travailleurs. Il faut casser ces structures, quitter les bureaux et aller voir les gens. »

Alexandre Iakovlev, dans la Vie Ouvrière du 9 avril 1990 (in Un siècle de Vie Ouvrière de Denis Cohen et Valère Staraselski, préface de Bernard Thibault, Le cherche midi éditeur).

La plupart du temps, les militants de terrain doivent combattre les nombreuses attaques portées contre les travailleurs sans soutien explicite de la « hiérarchie cégétiste », voire parfois contre l’avis de cette même hiérarchie. Par exemple, l’absence d’action confédérale visible depuis la clôture du 48ème Congrès jusqu’à la lutte au sujet des régimes spéciaux de retraites, alors que les attaques se sont succédées (loi sur les heures supplémentaires, service minimum, fusion GDF/Suez, déstructuration du Code du Travail, franchises médicales, suppression d’un fonctionnaire sur 2,…), a été à cet égard significative.

 

Concernant le document d’orientation, il n’y a pas un mot sur la défense du statut de la fonction publique, encore moins sur le statut de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, au moment même où celui-ci est remis en cause par l’adoption de la loi Hôpital Patients Santé Territoire (dite loi Bachelot) votée en juin dernier, alors que nous sommes fonctionnaires de la Fonction Publique Hospitalière.

On peut y lire avec surprise la création d’une « maison commune des retraites »

Au moment où le gouvernement met à l’ordre du jour les retraites pour 2010, que le conseil d’orientation des retraites doit paraître en février 2010 avec la proposition d’un régime unique « par point » pour tous les salariés, aucune allusion n’est faite sur les régimes particuliers de retraites comme le nôtre, la CNRACL , adossée au code des pensions civiles et militaires. Par contre, on nous parle d’une « Maison Commune des Retraites » ce qui nous parait plus inquiétant voir dangereux.

 

Concernant le Rapport d’activité, les journées d’action à répétition et par corporation ne font qu’isoler et épuiser les salariés, laissant au gouvernement les mains libres pour passer toutes ses « contre-réformes ».

 

Concernant «  La Réforme des structures », nous sommes pour le maintien de notre Union Syndicale AP-HP et notre Fédération Santé.

Nous craignons de voir dans la modification de nos structures et de nos règles de fonctionnement une évolution vers un centralisme qui interdirait aux syndicats toute opinion différente du futur bureau confédéral. Il est certain qu’avec un tel centralisme la position de la CGT sur le projet de constitution européenne n’aurait probablement pas été le NON qui s’est révélé victorieux. D’ailleurs, on peut d’ores et déjà noter que la satisfaction affichée par la Confédération Européenne des Syndicats (CES) lors de la ratification du Traité de Lisbonne par les parlementaires français n’a pas soulevé de désapprobation de la part de la Confédération CGT

 

Concernant les candidatures à la commission exécutive confédérale et à la commission financière de contrôle nous récusons Nadine Prigent et Bernard Thibault.

Les candidat(e)s proposé(e)s le sont dans la perspective de prolonger les orientations à partir d’un bilan d’activité validé. La valeur individuelle de chacun et chacune n’est pas en cause, mais si nous considérons, à partir du bilan, que nous ne devons pas poursuivre dans les mêmes orientations (celles qui nous sont proposées), nous ne pouvons voter positivement pour confier des responsabilités à des camarades qui vont organiser ce que nous ne voulons pas.

 

 

D’une façon générale, nous votons contre le document d’orientation qui en réalité entérine une politique de collaboration, avec l’actuelle politique ultra-libérale en particulier, avec le capitalisme en général. Nous votons contre parce que nous défendons un autre projet de société que celui du libéralisme.

Notre action en tant que militants de terrain est certes une action syndicale, non politique au sens propre. Mais il est bien évident que s’opposer à une politique qui met en place l’asservissement généralisé et aggravé des travailleurs, c’est faire de la politique.

Si le syndicalisme au quotidien est essentiellement fait de négociations, d’échanges argumentés, de compromis, nous ne pouvons accepter un document d’orientation qui transforme une pratique sociale nécessaire en orientation idéologique, c’est-à-dire en but politique.

Nous savons tous que du compromis à la compromission, que de la négociation à la collaboration, il n’y a qu’un pas. Il nous paraît donc très dangereux que ce texte d’orientation laisse le champ libre aux compromissions et à la collaboration avec le capitalisme. En effet, nous devons prendre en compte qu’il ne s’appuie sur aucun arrière-plan idéologique solide, c’est-à-dire sur aucun projet de société clairement défini. De ce fait, il est susceptible d’être l’objet de toutes les manipulations, y compris de la part des défenseurs du libéralisme de droite comme de gauche.

C’est un risque que pourrait peut-être prendre des politiciens mais que nous ne pouvons pas prendre en tant que syndicalistes, sachant qu’en fin de compte les travailleurs en seraient les premières victimes, ce qui ne ferait qu’aggraver encore plus le coût social et humain du libéralisme.

 

Le Syndicat CGT de l’Hôpital Saint-Vincent-de-Paul votera donc CONTRE l’ensemble du document d’orientation présenté au 49e Congrès de la CGT et déposera une motion en ce sens.

 

Nous continuerons sur le terrain notre engagement dans le syndicalisme CGT au service des syndiqués et de nos collègues pour défendre leurs intérêts et promouvoir nos revendications pour l’amélioration des conditions de travail (salaires, emploi, avenir du service public, etc.). Nous continuerons d’autant plus que notre action se déroule dans le cadre de la fermeture de notre hôpital, ce qui accentue de jour en jour toutes les difficultés auxquelles sont confrontés les patients et le personnel.

 

 

Pour le Syndicat CGT de l’Hôpital Saint-Vincent-de-Paul, les rédacteurs

Bernard Giusti – Monique Gauthier-Blanchet

Par BG MGB - Publié dans : Syndicalisme
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Concours de Poésie

  Le Concours 2009 de Poésie de L'Ours Blanc est ouvert jusqu'au 31 décembre 2009.

1er prix : une œuvre d'art originale et la publication du poème retenu dans les Chemins de Traverse.
2ème prix : la collection de poésie de L’Ours Blanc (ouvrages encore disponibles) et la publication du poème retenu dans les Chemins de Traverse.
3ème prix : la publication dans les Chemins de Traverse du poème ou des poèmes retenu(s) .

F
rais d’inscription : 10 euros.

Les résultats du concours de Poésie 2008 seront publiés dans la revue Chemins de Traverse n°33 (décembre 2008), après la réunion du jury.

Renseignements et règlement :

  • voir page "Concours de Poésie - Règlement" sur ce blog, ou
  • auprès de la Secrétaire du Concours,
Marie-Agnès Roch , 20 avenue de la République, 15000 Aurillac
– 06 82 15 58 82
– 
Email : maroch001@wanadoo.fr


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