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Vendémiaire

Blog d'actualité politique

Fumer tue - - - - - - - -

Publié le 4 Janvier 2008 par Serge Rivron in France-Politique - société

 Le désolant n’est pas que la république des bien-pensants voit comme une victoire l’interdiction de fumer qu’elle vient d’instaurer à grand renfort de démagogie publique et de couardise individuelle.

Le désolant n’est pas que les trottoirs se retrouvent envahis de fumeurs et jonchés de mégots au prétexte de prophylaxie dans les bars, quand il aurait suffi d’obliger les cafetiers et restaurateurs à annoncer simplement la couleur, "ici on fume", "ici on ne fume pas", pour que le problème soit résolu et la liberté de chacun préservée.

Le désolant n’est pas que le citoyen du pays des Droits de l’Homme (pouêt pouêt) considère comme tout à fait normal que son Etat légifère les comportements privés dans des espaces privés, au lieu de faire son boulot qui est d’organiser modestement la vie collective.

Le désolant n’est pas qu’on condamne les fumeurs à trembler de froid, les tables de convives à se vider d’un coup pendant les pauses, ni qu’on accepte benoîtement la falsification des photos de Bogart, de Prévert, Buñuel, Lucky Luke... pour ne pas donner le mauvais exemple à nos chers bambins tant qu’ils sont encore à l’âge innocent de nos playstations, échangeant d’un coup de joystick trois sabres et une mitraillette contre un bazooka pour exploser la gueule d’un méchant quelconque.

Le désolant n’est pas de voir notre monde, celui dont on vient et qu’on devrait transmettre le plus espérant et le plus vrai possible, se rouler complaisament dans tous les mensonges, toutes les veuleries, tous les petits arrangements avec les ruines de l’âme.

Le désolant c’est de subir depuis une semaine la trogne de la commère pleins poumons de la république assénant toutes les plus rutilantes ignominies qu’on puisse espérer ramasser dans les caniveaux de la sottise des siècles, et de se dire qu’elle n’aura même pas les couilles de prendre la seule mesure apte à assurer l’avènement de ses rêves d’oie gavée : décréter légal l’assassinat des fumeurs, l’abattage salutaire en masse ou au coup par coup de tous ces salopards qui n’ont cessé depuis 50 ans de nuire gravement à leur entourage sans se gêner ! Putain ! l’espérance de vie des Français pendant ce temps n’a progressé que de 25 ans !

Sus aux fumeurs qui persistent, je dis !

Publié le 2 janvier 2008  par Serge Rivron
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PCF Paris 15 08/01/2008 01:25


Attaque frontale de Sarkozy contre la laïcité républicaine : ne laissons pas passer !

L’école laïque à nouveau gravement menacée !
« dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en rapproche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance »                                                    Nicolas Sarkozy

A l’occasion de sa visite au pape, Nicolas Sarkozy a tenu un discours sur la religion au Palais de Latran à Rome le 20 décembre. Comme l’ont relevé trop peu d’observateurs, ce discours représente une remise en cause de la laïcité républicaine sans précédent et inacceptable dans la bouche d’un président, élu pour la défendre, quelle que soit sa conviction personnelle.
 
Sarkozy a exalté, sans retenue, la religion comme morale et même comme idéologie. Il a outrageusement subordonné la République et la laïcité à la religion. Extraits : « …la République a intérêt à ce qu’il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D’abord parce que la morale laïque risque toujours de s’épuiser ou de se changer en fanatisme quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini ». Ou encore « un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent ».
 
Affublée du qualificatif de « positive », la laïcité selon Sarkozy n’a plus rien à voir avec la laïcité républicaine. Tout en se défendant de « modifier les grands équilibres de la loi de 1905 », le discours de Sarkozy prépare le terrain au soutien, sous de multiples formes, de l’Etat à l’Eglise et à une intrusion de l’Eglise dans la vie publique. « Il s’agit d’avoir pour principe de faciliter la vie quotidienne des grands courants spirituels » a-t-il dit. Plus loin : « partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue inter-religieux, dans les universités, je vous soutiendrai ». Tout le contraire de la laïcité républicaine qui garantit la liberté des cultes mais renvoie la religion à la sphère privée.
 
Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait été encore plus explicite dans un livre publié en 2004 dans lequel il revendiquait des financements publics directs aux églises y compris les sectes évangélistes d’origine américaine. Cette préoccupation constante est hautement politique et a bien peu à voir avec la foi. Le modèle que suit Sarkozy, celui des régimes capitalistes « néolibéraux » promu par les Etats-Unis, suivis par l’UE, a besoin des religions (instrumentalisée) comme auxiliaires de sa politique. La propagation du communautarisme, notamment religieux, cherche à casser la cohésion nationale et à diviser les travailleurs. La religion doit jouer le rôle d’opium du peuple.
Sarkozy s’attaque au pouvoir d’achat des travailleurs pour donner aux plus riches. Mais il leur explique que ce ne sont que des biens terrestres, des « facilités matérielles » dérisoires devant « l’aspiration profonde des femmes et des hommes à une dimension qui les dépasse ».
 
La laïcité républicaine française est un obstacle politique historique au capitalisme « ultra-libéral » que Sarkozy s’efforce d’abattre. L’école publique, laïque et républicaine, en est l’un des éléments fondamentaux. Sarkozy ne manque pas de s’y attaquer. Restrictions budgétaires, suppressions de dizaines de milliers de postes, réduction des horaires d’enseignement… constituent un premier angle. Son discours de Latran en indique un autre : la dévalorisation de la raison d’être de l’école laïque : « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en rapproche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance ».
 
Mesurons la gravité de la menace pour l’un des fondements essentiels de notre société, de sa cohésion, de la démocratie fondée sur l’apprentissage de l’esprit critique et de la tolérance, la liberté de conscience et de la liberté de pensée. C’est une menace pour tous les citoyens qu’ils soient non-croyants ou croyants.
 
La bataille pour défendre la laïcité en général, l’école publique en particulier, ne peut se réduire à des débats de théoriciens ou de spécialistes. Tout le pays est concerné. Le 16 janvier 1994, plus d’un million de citoyens manifestaient à Paris contre l’abrogation de la loi Falloux, en vue de détourner encore davantage d’argent public vers les écoles privées confessionnelles. Le PCF y avait appelé avec beaucoup d’autres organisations. Militants communistes, nous appelons, face à une attaque encore plus grave, à réagir de nouveau massivement. Ce sera pour nous une composante de notre expression lors de la manifestation des enseignants avec les autres agents de la fonction publique le 24 janvier.
 
-        Exigeons les moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions par l’école publique, laïque et républicaine!
-     Défendons l’intégrité et les acquis de la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat !
- Ne laissons pas passer l’agression de l’idéologie cléricale et communautariste !

cespedes-vignes 04/01/2008 10:55

Enfin un commentaire sur l'interdiction de fumer qui ma plaît!..Bonne année au pays des assistés!..