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Le temps des cerises / Jean Lumière 

29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 12:52

 

Nos amis de Rouge midi ont publié Un appel franco-allemand d’économistes pour une sortie paisible de l’euro avec un commentaire il nous a semblé interessant de compléter ce commentaire avec ceux de Canaille Le Rouge, et de Jacques Nikonoff.

Quelque soit le bout par lequel on prend la question de l'issue à la crise le problème du rapport à l'europe, de la façon dont on envisage les rapports internationaux est au coeur de celle ci. Pour ma part je considère que l'issue est d'abord affaire de chaque pays et attendre quelque évolution que ce soit de l'entité européenne est complètement illusoire. La crise est telle que les demi mesures les réformettes ne peuvent avoir plus d'effet qu'un coup d'épée dans l'eau. Enfin dernière remarque il me semble qu'envisager la réindustrialisation, notamment par la relocalisation des activités productives sans plus ne fait pas le compte et qu'il faudrait mettre en oeuvre une véritable politique industrielle et pour celà s'appuyer sur un fort secteur nationalisé dans ce domaine aussi.

Jean Louis Bertrand

Appel aux gouvernements d’un groupe d’experts économiques français et allemands réunis à Düsseldorf le 27 avril 2012

“Was die Stunde hat geschlagen, sollst du deinem Volke sagen“ (Heinrich Heine) [Quand l’heure a sonné, tu dois avoir le courage de le dire à ton peuple]

Treize ans après le lancement de l’euro, il est patent que non seulement cette expérience n’a tenu aucune de ses promesses, mais même que sa poursuite risque de déboucher sur le chaos.

Au lieu de la prospérité, un ralentissement de la croissance dans tous les pays de la zone, avec un important volant de chômage.

Au lieu de la rigueur, dix années d’augmentation irresponsable des dépenses publiques et des dettes souveraines, qu’une génération de sacrifices ne suffirait pas à apurer.

Au lieu d’une meilleure intégration économique, des déséquilibres entre les pays qui s’aggravent chaque jour. Les pays d’Europe du Sud, Grèce, mais aussi Portugal, Espagne, Italie, et même France voient leur compétitivité se dégrader depuis dix ans de manière continue. Asséchant le pouvoir d’achat des uns, cette situation fait obstacle à la croissance des autres et donc au développement du marché unique.

Au lieu d’un rapprochement des peuples, une animosité croissante entre créanciers et débiteurs.

Au lieu d’un progrès de la démocratie, des décisions venues de haut imposées à des peuples qui les refusent.

Les plans successifs destinés à « sauver l ’euro » sont vains car ils ne s’attaquent, d’ailleurs avec peu d’effet, qu’aux seuls déficits publics et non à ce qui est racine du mal : la propension différente des pays à l’inflation. La seule solution serait la déflation des prix dans les pays déficitaires : or une telle opération n’a jamais réussi nulle part (ex : l’Allemagne de 1930, la France de 1934).

Poursuivant un objectif qu’elle n’atteindra de toutes façons pas, l’Europe est entraînée dans une spirale de récession qui, s’agissant du premier marché mondial, inquiète la planète toute entière.

À cette récession s’ajoute le risque d’inflation, d’autant qu’en violation de ses statuts, la Banque Centrale Européenne ne voit d’autre issue, pour prolonger l’euro, qu’un recours massif à la création monétaire au bénéfice des banques, trop heureuses de l’aubaine.

Il est tout aussi illusoire d’espérer organiser une « Europe des transferts », qui exigerait le transfert durable de centaines de milliards d’euros vers les pays en difficulté, revenant à une collectivisation des déficits publics. Solution refusée par les peuples que l’on voudrait mettre à contribution tout en n’offrant aucun espoir de redressement aux plus mal en point.

Cet acharnement thérapeutique, qui ne vise que le court terme, ne pourra éviter l’accélération des secousses qui touchent non seulement la sphère financière mais aussi l’économie réelle.

S’il n’y est pas rapidement mis fin, l’expérience de la monnaie unique se terminera de la manière la plus dramatique : détérioration de la situation économique, explosion du chômage, désordres sociaux, montée des extrémismes, résurgence d’anciens conflits, destruction de l’État de droit : les pays de l’Europe deviendraient ingouvernables.

L’Union européenne ne saurait demeurer la marionnette des oligarchies financières qui visent la destruction de la base même de nos existences. N’est-il pas honteux de les voir soumettre les pouvoir politique et économique au gré de leurs intérêts ?

Il est clair que seules des dévaluations et réévaluations réelles, adaptées à la situation de chaque pays, pourront mettre fin aux déséquilibres entre eux et, par-là, rétablir la croissance. L’histoire nous offre de nombreux exemples de ruptures d’unions monétaires : il en ressort que non seulement il est possible de les gérer de manière ordonnée sur les plans politique et économique, mais aussi qu’elles se sont révélées bénéfiques, et cela au bout de quelques mois seulement.

C’est pourquoi les économistes allemands et français signataires, réunis à Lyon en octobre 2011 et à Düsseldorf en avril 2012, appellent leurs gouvernements respectifs à convenir et à proposer aux autres États membres de l’Union européenne, de mettre fin à l’expérience de la monnaie unique et, à cet effet, de prendre sans délai les mesures suivantes :

- remplacer l’euro par de nouvelles monnaies nationales disposant de l’ensemble de leurs prérogatives dans chacun des États, sachant que certains pays pourront passer des accords bilatéraux ou multilatéraux pour mettre en commun leur monnaie ;

- créer un nouveau système monétaire européen, comportant une unité de compte européenne, égale à la moyenne pondérée des unités monétaires nationales ;

- afficher d’emblée les parités souhaitables des monnaies nationales vis-à-vis de cette unité de compte européenne, calculées de façon à limiter la spéculation, restaurer la compétitivité de tous les États, assurer des échanges équilibrés entre eux et résorber du chômage ;

- veiller, en s’appuyant sur un Institut monétaire européen, à ce que les taux de change réels des monnaies nationales soient ensuite stabilisés, à l’intérieur d’une marge de fluctuation à déterminer ;

- convertir dans chaque pays l’ensemble des prix et salaires intérieurs ainsi que les avoirs bancaires sur la base de un euro pour chaque unité de monnaie nationale ;

- convertir, selon la même règle, les dettes publiques de tous les pays de l’euro en leur nouvelle monnaie nationale ;

- convertir les créances et dettes privées internationales dans l’unité de compte européenne.

Le règlement des dettes publiques et privées pourra faire l’objet de négociations bilatérales, entre créanciers et débiteurs, à partir des deux règles de base énoncées dans les deux précédents alinéas.

Dans ce contexte, une même priorité doit être donnée aux politiques nationales, celle de développer et d’adapter toutes les forces productives, afin d’accroître la productivité de l’ensemble de l’Europe.

La coopération des institutions responsables doit permettre de réussir une transition en bon ordre.

Cette transition doit être la plus courte possible : elle ne pose pas de problèmes techniques majeurs. Les nouvelles règles doivent être affichées clairement. Il sera demandé aux États de veiller, en s’appuyant sur leurs Banques centrales nationales, désormais autonomes, à ce que la transition décidée n’entraîne aucune déstabilisation du système financier européen et lui donne même les moyens de contribuer activement au retour de la croissance.

En lançant cet appel, les économistes allemands et français signataires souhaitent ardemment contribuer, par leur expertise et leur engagement, à la relance de la construction européenne sur des bases rénovées et réalistes, en même temps qu’au redressement économique de l’Europe.

Le 27 Avril 2012.

Bruno Bandulet, Rolf Hasse, Wilhelm Nölling, Karl Albrecht Schachtschneider, Wolf Schäfer, Dieter Spethmann, Joachim Starbatty,

Alain Cotta, Jean-Pierre Gérard, Roland Hureaux, Gérard Lafay, Philippe Murer, Michel Robatel, Jean-Jacques Rosa.

Par Emmanuel Levy source Marianne 2 le 28/04/2012

Le commentaire de Rouge Midi

A droite, comme ici, des économistes s’inquiètent de la possible crise finale de l’euro et, sans être des nationalistes forcenés, cherchent des solutions pour que le système se sauve.
A gauche, certains parlent d’une "sortie par la gauche de l’euro" ou de l’UE comme une puissance impérialiste en construction dont on ne peut changer les règles en l’état.
Mais dans le débat des présidentielles cette question a été balayée d’un revers de main quand elle n’a pas été simplement ignorée.

Pourtant c’est au vu du bilan de la construction de l’UE et du caractère antidémocratique de celle-ci renforcé traité après traité, que grandit le sentiment que "l’Europe sociale" est un leurre. Le même sentiment qui est pour beaucoup dans le score du FN...

Pour nous qui avons toujours dit que la question de la sortie de l’euro (et de l’UE) n’était pas une fin en soi mais méritait d’être posée, avant que sur des bases nationalistes ou par implosion du système elle nous soit imposée pour le plus grand malheur des peuples, ces questions là ne sont pas tabous. L’exemple de l’ALBA devrait faire réfléchir la gauche française sur le fait que l’on peut toujours sortir du cadre...

Le commentaire de Canaille le Rouge

Si la une est occupée par l'élection présidentielle, n'oublions pas que pendant ce temps les politiques induites par les signataires du traité de Lisbonne continuent leurs ravages. C'est sûr, quelque soit le prochain gardien du temple élyséen, celui-ci il devra rendre des comptes à ceux qui l'auront élu si on se place du point de vue de leur logique électoraliste, mais surtout et espérons-le devant l'explosion des exigences sociales.

Les signataires du texte ci après ne sont pas ce qu'on peut appeler de joyeux aventuriers de l'expérimentation monétaire.

Certain sont même recuits de participations dans les ministères, conseils économiques, industriels ou bancaires. Parlant de l'un d'eux, "Marianne" qui rend public leur déclaration dit : " Un peu comme si Serge Dassault s’était publiquement prononcé pour une sortie de la monnaie unique". Leur proposition (qui n'est pas celle des adversaires résolus de la monnaie unique dont La canaille fait partie) revient à dire "on stoppe le navire calmement et on fait machine arrière toute" pour sortir d'un détroit qui ressemble de plus en plus à la porte d'une mer fermée qui s'assèche.

Nombre de ceux qui font la proposition ont été officiers de quart et chefs mécaniciens du navire. Ils voient l'iceberg d'un Titanic économique ou au moins l'éccueil d'un Costa Concordia sur la route qu'ils ont participé à établir, tracer et à suivre, cap qui va mettre les économies et les peuples sur le flanc avec des risques majeurs lors de l'évacutation des occupants du navire. Leur texyte pose le cadre.

Le tableau est saisissant mais réaliste. Si La Canaille avait abordé la question de cette façon là, sa boite @ aurait crépité de messages disant "ne bouffe pas le trait".

Wilhelm Nölling adversaire farouche de "l'aide à la grèce et eurocrate convaincu déclarant : « Notre pays a continuellement réévalué sa monnaie pour la plus grande satisfaction de ses travailleurs, qui voyaient leur pouvoir d’achat s’apprécier, quand leurs patrons ont toujours été contre. Avec la monnaie unique, c’en est fini. L’Allemagne ne peut plus remettre sa monnaie à sa véritable valeur et limiter les déséquilibres avec les autres pays de l’Union».

A ceux qui s'interrogent sur la réalité ou pas de l'accélération, Tagada a exprimé hier "sa crainte de voir les licenciements se multiplier après le 6 mai. "Les syndicats le savent", dit-il. "Des décisions qui se préparaient ont été différées. Ce ne sera pas notre arrivée qui provoquera ces plans sociaux. Nous devons dire à ces entreprises que nous ne les accepterons pas sans réagir.".

Vite que les peuples prennent la maitrise du bateau... sinon...

Commentaires de Jacques Nikonoff

L’appel ci-dessus est un projet qui témoigne que des fissures apparaissent à droite. Mais ce projet est irréaliste et inefficace.

Irréaliste, car il se fonde sur l’illusion que les oligarques européens accepteront de passer d’un système à l’autre (celui de la monnaie unique à une monnaie commune). Il est nécessaire au contraire d’envisager une sortie unilatérale de l’euro, ce que n’osent même pas imaginer les signataires.

Inefficace, car la sortie de l’euro n’est pas un but en soi, elle doit être le moyen de mener des politiques d’égalité (de gauche). Une fois sciés les barreaux de la prison euro et qu’on se retrouve dans la rue à l’air libre, il faut savoir s’il faut tourner à gauche ou à droite ! Sinon on risque de se retrouver assez vite une nouvelle fois dans la case prison-euro !

Certes, nous pouvons partager nombre d’éléments de diagnostic faits par les signataires : échec des promesses de l’euro ; risque de chaos ; ralentissement de la croissance économique et montée du chômage ; animosité entre les peuples ; plans pour « sauver » l’euro vains car ils ne s’attaquent qu’aux seuls déficits publics.

Mais il y a aussi de quoi s’inquiéter lorsque la question allemande est évacuée, alors qu’il est impossible de résoudre la crise de la zone euro sans redévelopper la croissance intérieure de l’Allemagne par l’augmentation des salaires afin de remplacer la baisse nécessaire du colossal excédent commercial allemand sur tous les autres pays de la zone. Il faut aussi s’inquiéter de l’accent mis sur la « compétitivité », c’est-à-dire l’accélération du libre-échange et de la guerre commerciale de tous contre tous. Inquiétude aussi sur le risque d’inflation mis en avant, alors que le silence est observé sur les déséquilibres des balances des paiements qui sont bien plus graves.

Concernant les propositions faites par les signataires, certaines sont à prendre, en effet, mais dans un cadre systémique que n’envisagent absolument pas les signataires. Leur vision politique sous-jacente est celle de la restauration d’un capitalisme ordonné sur les bases nationales de chaque pays, afin d’éviter le risque d’effondrement du système qu’ils sentent poindre. Ils oublient les mesures de rupture qui seules peuvent permettre de sortir définitivement du chaos dans lequel les peuples de la zone euro sont entrainés :

- Annulation de la dette publique. Ne pas avancer cette revendication revient à accepter l’austérité éternelle.

- Fermeture du marché obligataire, conséquence logique de l’annulation de la dette puisque les marchés ne prêteront plus à un pays qui ne les rembourse pas. Pour financer la trésorerie de l’État et les investissements publics il faut donc imposer aux banques et compagnies d’assurance d’acheter obligatoirement des quotas de titres d’État ; s’appuyer sur l’épargne nationale ; restaurer le pouvoir de chaque banque centrale nationale de faire des avances sans intérêt et parfois non remboursables à leurs États respectifs, en s’émancipant de la BCE. L’absence de remise en cause de l’ « indépendance » de la BCE et des banques centrales nationales est particulièrement préoccupante dans cet appel.

- Nationalisation de toutes les banques et de toutes les compagnies d’assurance.

- Mise en place de l’encadrement du crédit et de la sélectivité du crédit.

- Restauration du contrôle des changes et des mouvements de capitaux.

- Mesures protectionnistes dans le cadre de la charte de La Havane de 1948.

- Augmentation des salaires.

- Droit opposable à l’emploi.

- Réindustrialisation, notamment par la relocalisation des activités productives.

Bref, la sortie de l’euro n’est pas tout, car on peut sortir de l’euro par la droite, par l’extrême droite, ou par la gauche !

 

http://www.collectif-communiste-polex.org/bulletin/bulletin_91_art4.htm

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Published by Vendémiaire - dans Europe
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