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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 09:26

 dimanche 19 février 2012
De : Cour des comptes

Mortalité infantile : la France est-elle un mauvais élève ?

par Béatrice Roman-Amat

Dans son dernier rapport, la Cour des comptes s’inquiète d’une évolution de la mortalité infantile en France qu’elle juge "particulièrement préoccupante".

 

Le taux de mortalité infantile en France est passé du septième rang européen en 1999 au vingtième en 2009, sur 30 pays. © REUTERS.

Dans son rapport annuel rendu public mercredi 8 février, la Cour des comptes épingle les gaspillages et les lacunes des politiques publiques. Cette année, l’institution s’est notamment penchée sur la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés. Le bilan qu’elle tire de la politique de périnatalité française n’est guère brillant.

En 2006, la Cour des comptes avait déjà constaté que la France n’arrivait pas au même niveau que les pays comparables dans ce domaine. Elle avait souligné la nécessité de mieux articuler l’action des différents professionnels de santé - obstétriciens, pédiatres, sages-femmes, puéricultrices qui interviennent dans les maternités publiques et privées.

Cinq ans plus tard, la Cour a mené une enquête de suivi et constate que la situation a plutôt eu tendance à s’aggraver.

1. La mortalité infantile ne diminue pas

La France a un taux de fécondité qui la place au 2e rang européen, derrière l’Irlande. Mais du côté de la mortalité maternelle et de la mortalité infantile, la situation est beaucoup moins rose.

"Depuis 2005, la mortalité infantile (c’est-à-dire le nombre d’enfants décédés avant leur 1er anniversaire) stagne en France, avec un taux global d’environ 3,8 décès pour 1 000 naissances vivantes", note la Cour des comptes. Pendant ce temps-là, la mortalité infantile poursuit sa baisse dans d’autres pays européens.

Pour ce critère, la France est ainsi passée du septième rang européen en 1999 au vingtième en 2009, sur 30 pays. Plus frappant encore, "en France, la mortalité au cours des 28 premiers jours de vie est équivalente à la mortalité sur l’ensemble de la première année en Suède".

2. L’âge de plus en plus élevé des mères n’est pas seul en cause

Parmi les raisons souvent invoquées pour expliquer cette stagnation de la mortalité infantile, on trouve l’augmentation de l’âge moyen des mères, la plus grande fréquence des grossesses multiples, le nombre d’enfants nés de femmes de nationalité étrangère et en situation de précarité.

Cependant, une étude de l’Insee montre que le taux de mortalité infantile stagne aussi depuis 2005 chez les enfants de femmes de 25 à 35 ans et de femmes de nationalité française.

Une stagnation qui s’expliquerait par le développement de nouveaux facteurs de risque : "la plus grande prévalence de la surcharge pondérale et de l’obésité et l’augmentation de la part des déclarations de grossesses tardives."

À l’inverse, la prévention a permis de faire baisser la consommation de tabac et d’alcool chez les futures mères.

3. La moitié des décès maternels pourrait être évitée

Pour sa part, le nombre de décès maternels s’établit à environ huit pour 100 000 naissances sur la période 2006-2008, soit légèrement moins de 70 décès par an.

"La mortalité maternelle est trois fois plus élevée que la moyenne dans les départements d’Outre-mer", constate la Cour des comptes.

Près de la moitié de ces décès (46 %) est "évitable". C’est le cas de la quasi-totalité des décès liés à des hémorragies, qui auraient pu être évités si des soins avaient été prodigués en temps utile.

La Cour déplore que les normes des maternités ne prennent pas en compte le niveau des risques courus par les mères.

4. Les politiques publiques ne ciblent pas les plus vulnérables

Pour la période 2005-2007, un "plan périnatalité" avait été lancé, accompagné d’un financement de 274 millions d’euros. Ce plan prévoyait 90 mesures, mais seules 45 % d’entre elles ont été réalisées.

Les mesures qui n’ont pas été mises en œuvre sont principalement celles qui concernaient les populations précaires ou handicapées. La Cour souligne "un effort de prévention très insuffisant en direction des femmes en situation de vulnérabilité, une absence de prise en considération prioritaire de la situation des départements d’Outre-mer".

Bien que les financements du plan aient été essentiellement consacrés au recrutement de personnel, en 2010, 5 % des maternités qui réalisent entre 1 500 et 2 000 accouchements par an n’ont pas de gynécologue-obstétricien à demeure et 19 % des établissements qui comportent une unité de néonatologie avec soins intensifs pour les nouveau-nés ne disposent pas de pédiatre en permanence.

 

http://quoi.info/actualite-sante/20...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=125519

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