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La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

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L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 12:44

 Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).

Le 26 juin 2012.


Il faut réhabiliter le Programme commun de gouvernement de la gauche ! C’est le 27 juin 1972 que le Parti communiste français et le Parti socialiste signaient le «  Programme commun de gouvernement de la gauche ». Quelques jours après, le Mouvement des radicaux de gauche le signait à son tour.

 Les origines

L’origine de ce programme vient d’abord du résultat positif pour la gauche de la première élection du président de la République au suffrage universel direct en 1965. François Mitterrand, candidat soutenu notamment par le PCF et la SFIO, obtenait 44,80% au second tour face à Charles de Gaulle. La victoire d’un candidat de gauche devenait crédible.

Une deuxième origine vient de l’analyse faite par les partis de gauche à la suite des luttes populaires de mai-juin 1968. Il avait manqué une traduction politique à cet immense mouvement social. Les élections législatives organisées juste après n’avaient donné que 20% pour le PCF, 16,9% pour la gauche SFIO et 4% pour l’extrême gauche. Les élections n’avaient pas reflété l’ampleur de la mobilisation sociale, c’étaient les élections de la « peur ». À la présidentielle de 1969, la gauche reste toujours loin derrière la droite : Jacques Duclos (PCF) obtient 21,27% et Gaston Defferre (gauche socialiste) 5,01%.

Compte tenu de sa position hégémonique à gauche, le PCF décidait alors de proposer à la SFIO (Section française de l’Internationale socialiste, ancien nom du Parti socialiste d’aujourd’hui), l’adoption d’un programme commun de gouvernement. Après trois années d’efforts ce programme était signé le 27 juin 1972.

Les premiers résultats étaient immédiats. Dès les élections législatives de 1973, le PCF réalisait 21,4%, et le Parti socialiste 21,2%. Problème : le PCF avait perdu son hégémonie ; il restait en tête de la gauche, mais il était talonné par le PS. À l’élection présidentielle de 1974, en témoignage de sa bonne volonté unitaire, le PCF décidait de ne pas présenter de candidat et proposait que François Mitterrand soit le candidat unique de la gauche dès le premier tour. Mitterrand obtenait 49,19% au second tour et Valéry Giscard d’Estaing 50,81%.

C’est à cette époque qu’une grande partie des principaux dirigeants actuels du PS ont décidé de s’engager derrière Mitterrand. Certains étaient convaincus par les idées de gauche. Mais la plupart voyaient en lui le prochain président de la République qui pourrait accélérer leur carrière professionnelle. C’est ainsi que des dizaines d’énarques ont basculé, non pas à gauche, mais en soutient à Mitterrand en intégrant le PS.

 Immense victoire aux municipales de 1977

Dans la foulée, les élections municipales de 1977 étaient un immense succès pour la gauche qui présentait des listes communes PS-PCF.

·         Le Parti socialiste gagnait un grand nombre de grandes villes sur la droite : Albi (81), Alençon (61), Angers (49), Angoulême (16), Aurillac (15), Beauvais (60), Belfort (90), Bourg-en-Bresse (01), Brest (29), Castres (81), Chambéry (73), Chartres (28), Cherbourg (50), Conflans-Sainte-Honorine (95), Dreux (28), Épinal (88), Hyères (83), La Roche-sur-Yon (85), Le Creusot (71), Macon (71), Mantes-la-Jolie (78), Meaux (77), Montpellier (34), Nantes (44), Pessac (33), Poitiers (86), Rennes (35), Roanne (42), Romans (26), Saint-Chamond (42), Saint-Herblain (44), Saint-Malo (35), Saint-Priest (69), Schiltigheim (67), Tourcoing (59), Valence (26), Villefranche-sur-Saône (69), Villeneuve-d’Ascq (59), Villeurbanne (69). À noter que le PS ne gagnait aucune ville sur le PCF.

·         Le Parti communiste français gagnait lui aussi de grandes villes pour la première fois de son histoire : Athis-Mons (91), Bézier (34), Bourges (18), Châlons-sur-Marne (51), Chelles (77), Évreux (27), Grasse (06), Houilles (78), La Ciotat (13), Le Mans (72), Montluçon (03), Poissy (78), Reims (51), Saint-Etienne (42), Saint-Quentin (02), Sevran (93), Tarbes (65), Thionville (57), Villeneuve-Saint-Georges (94).

 La rupture

C’est après les municipales de 1977 et dans la prévision des législatives de 1978 que la décision était prise par le PS et le PCF – pour des raisons différentes – de rompre l’union de la gauche et de rendre caduc le programme commun de gouvernement. Lors de ces élections législatives, l’extrême gauche obtenait 3,3%, le PCF 20,6%, le PS 26,3%. Pour la première fois depuis la Libération le Parti socialiste passait devant le PCF.

Le PCF, dirigé à l’époque par Georges Marchais, constatait que l’union de la gauche avait davantage profité au PS qu’à lui-même, sans d’ailleurs que le PCF soit affaiblit ; il ne progressait plus mais restait, avec plus de 20% des voix, à un très haut niveau. Les dirigeants du PCF prenaient alors le prétexte de l’ « actualisation » du Programme commun - par ailleurs parfaitement justifiée – pour rompre avec le PS au motif que ce dernier ne voulait plus accepter les « ruptures » nécessaires avec le système. De son côté le PS, dirigé par François Mitterrand, considérait qu’il fallait mettre de la distance avec le PCF pour attirer un électorat plus large qui pourrait être effrayé par l’alliance avec les communistes. Le PS appliquait ainsi la stratégie définie par François Mitterrand qui, le 29 juin 1972, deux jours après la signature du Programme commun de gouvernement de la gauche, avait déclaré devant l’Internationale socialiste qui se réunissait à Vienne en Autriche : « Notre objectif fondamental, c’est de refaire un grand Parti socialiste sur le terrain occupé par le PCF lui-même, afin de faire la démonstration que sur cinq millions d’électeurs communistes, trois millions peuvent voter socialiste ».

 Le déclin du PCF

À l’élection présidentielle de 1981, François Mitterrand était élu président de la République le 10 mai avec 51,76%, sur la base de « 110 propositions » qui n’étaient que qu’un pale reflet de feu le programme commun de gouvernement de la gauche et qui ne seront d’ailleurs pas toutes appliquées. En mars 1983, sous l’influence de Jacques Delors, ministre de l’Économie et des Finances et de Pierre Mauroy, Premier ministre, François Mitterrand décidait de changer radicalement de politique et de s’aligner sur les politiques néolibérales qui avaient triomphé partout dans le monde. Le PCF, au début, a cautionné cette politique en maintenant ses quatre ministres au gouvernement, ces derniers ne sortant qu’en 1984 à l’occasion de la nomination du gouvernement Fabius. À partir de là, le déclin du PCF allait s’accélérer.

Pour expliquer le déclin de leur parti, les dirigeants du PCF ont alors diffusé l’idée que le Programme commun de gouvernement était une très mauvaise chose car il avait suscité un comportement de délégation de pouvoir dans le peuple. Ce dernier ne s’était pas emparé du contenu du programme et avait laissé faire les socialistes sans se mobiliser. D’où le refus du PCF, depuis, d’élaborer un programme de gouvernement. La signature du programme du Front de gauche est un changement important dans la stratégie du PCF. Bien que l’appellation de ce programme – « L’humain d’abord » - ait une connotation morale et soit quelque peu cucul la praline, le principe même d’un programme de gouvernement est revenu dans le débat politique.

Il est en effet primordial que les partis politiques s’engagent clairement devant les électeurs sur ce qu’ils entendent faire s’ils sont élus. Y compris dans le détail et en indiquant les délais. C’est un moyen puissant, justement, de combattre la délégation de pouvoir et de faciliter l’intervention populaire. Même si le programme du Front de gauche est loin de permettre une vraie rupture avec le système, principalement avec le système européen et l’euro, il contribue à réhabiliter, à sa manière, la notion de programme de gouvernement.

Il faudrait maintenant que le Front de gauche renvoie au PS la monnaie de sa pièce et annonce clairement que son objectif est de prendre 4 millions de voix sur les 7 millions obtenues par le PS aux élections législatives de 2012 !

http://www.m-pep.org/spip.php?article2629

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