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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 12:39

vendredi 10 février 2012

Le 12 novembre dernier, une quarantaine de Jeunes Communistes (JC) étaient réunis au siège national du PCF pour une journée de débat sur le thème du socialisme. Cela faisait suite au dernier Congrès national des JC, en avril 2010, qui avait adopté à une très large majorité un amendement affirmant que « le monde du travail doit devenir la classe dominante », dans le but de construire « le socialisme du 21e siècle ». De manière générale, ce Congrès avait été marqué par de nombreuses interventions réclamant un « retour à Marx » et une réaffirmation des objectifs révolutionnaires du mouvement.

La Riposte a salué les travaux de ce Congrès. Un « retour à Marx » est d’autant plus nécessaire que, pendant de nombreuses années, les dirigeants de la JC s’en sont beaucoup éloignés. Ce faisant, ils suivaient le chemin tracé par la direction du PCF, en particulier dans la foulée de l’effondrement de l’URSS et du bloc de l’Est. A l’époque, les capitalistes avaient lancé une campagne de propagande sans précédent contre le socialisme, le communisme et le marxisme. Incapables d’expliquer la chute de régimes bureaucratiques qu’ils avaient longtemps encensés, les dirigeants du mouvement communiste – en France et ailleurs – ont subi de plein fouet cette vague de propagande. A l’instar de la plupart des responsables socialistes et syndicaux, les dirigeants du PCF et des JC se sont alors réconciliés avec « l’économie de marché » (le capitalisme). Le socialisme, comme objectif central du mouvement, a fini par disparaitre des textes, des discours et des programmes, au profit de l’objectif – pour le moins contradictoire – de parvenir à une « économie de marché à dominante sociale ». Celle-ci n’a jamais vu le jour, comme on sait, et la terrible régression sociale que provoque la crise actuelle souligne assez l’absurdité d’un tel projet.

Dans les années 90 et 2000, les dirigeants de la JC sont allés très loin dans cette dérive réformiste. Nombre d’entre eux ont développé une authentique allergie au vocabulaire le plus élémentaire du mouvement communiste : la « lutte des classes », les « nationalisations » et la « révolution socialiste » étaient proclamés dogmatiques, sectaires ou dépassés. Il fallait se limiter à la conquête de « nouveaux droits pour les jeunes » (dans le cadre du capitalisme). « Les jeunes » étaient souvent élevés au rang d’entité sociale indépendante et coupée des classes en lutte. Ce « jeunisme » aggravait la confusion des idées et du programme officiels de la JC.

Le Congrès de 2010 a-t-il permis de tourner cette page ? Il est bien trop tôt pour l’affirmer. La majorité des dirigeants nationaux de la JC se sont opposés à l’amendement inscrivant « le socialisme » au cœur du programme du mouvement. Depuis, cette idée n’a pas trouvé d’expression systématique dans la propagande et l’activité publique de la JC. Mais le débat s’est tout de même poursuivi à différents niveaux de l’organisation. En soi, c’est déjà extrêmement positif. L’objet du présent article est de contribuer à ce débat d’une importance décisive pour l’avenir de la JC et de sa lutte contre le capitalisme.

 

Quelle référence théorique ?

En politique, il arrive parfois qu’en cherchant à corriger une erreur, on tombe dans une autre erreur tout aussi sérieuse. Ce risque est d’autant plus important que la base théorique du « tournant » est fragile. Or, le fait est que les dirigeants de la JC n’ont pas du tout préparé les Jeunes Communistes, sur le plan théorique, à un débat sérieux sur la question du socialisme. Ils n’y sont pas préparés eux-mêmes. En fait, ce débat leur a été imposé. Mais la nature ne tolère pas le vide. A défaut d’une théorie cohérente ayant assimilé les grandes leçons du mouvement communiste international, y compris l’expérience cruciale du stalinisme, de nombreux Jeunes Communistes ont naturellement tendance à prendre le chemin le plus court, c’est-à-dire à puiser dans les idées du PCF de l’époque où ses dirigeants défendaient encore – du moins en paroles – l’objectif d’une transformation socialiste de la société.

Il n’y avait pas que des mauvaises choses dans les idées du parti de cette époque, surtout comparées aux idées platement réformistes qui les ont remplacées. Mais sous les directions successives de Maurice Thorez, Jacques Duclos, Waldeck Rochet et Georges Marchais, les idées, le programme et les méthodes du parti – y compris son régime interne – étaient fortement imprégnés de stalinisme. Or, un gouffre sépare le stalinisme du marxisme. Et ce n’est pas qu’une question d’idées. Pendant des décennies, le stalinisme a causé un tort considérable au mouvement ouvrier international. Il est responsable d’une longue série de défaites des travailleurs dans de nombreux pays. Il a conduit à la restauration du capitalisme en Russie, dans les pays de l’Est et en Chine. Aujourd’hui encore, il constitue l’argument principal dont se sert la classe dirigeante pour dissuader les jeunes et les travailleurs de s’intéresser aux idées du communisme.

Il va sans dire que la grande majorité des Jeunes Communistes rejette le stalinisme. Cependant, ce rejet doit s’appuyer sur une compréhension claire et scientifique de ce qui est rejeté. Sans cela, on court le risque que, chassées par la porte, les idées staliniennes reviennent par la fenêtre – sans que les camarades ne s’en rendent nécessairement compte. Nous pensons que ce risque existe à l’occasion du débat des JC sur le socialisme. C’est ce que montre par exemple la Note de synthèse sur l’actualité du socialisme publiée par la fédération des JC des Bouches-du-Rhônes, en novembre dernier.

 

Marxisme ou stalinisme

Cette Note de synthèse commence par souligner l’impasse du capitalisme et l’impuissance des politiques réformistes. Elle rappelle aussi la nécessité d’une « planification socialiste » de l’économie, qui est la seule alternative au capitalisme en crise. Tout ceci est parfaitement correct – et il y a d’autres idées très justes, dans ce texte. Par contre, les passages relatifs aux soi-disant « expériences socialistes » ne sont pas satisfaisants.

L’erreur commence par la formule elle-même : « expérience socialiste ». La Note de synthèse désigne ainsi l’URSS et la « diversité » des régimes reposant sur « l’appropriation collective par les travailleurs des principaux moyens de production et d’échange ». Cette façon de poser la question n’est pas correcte. Elle est incomplète. Car si le socialisme suppose la socialisation des moyens de production, il ne s’y réduit pas. Le socialisme implique aussi – et indissociablement – le contrôle démocratique des travailleurs sur l’économie et l’appareil d’Etat. Comme l’expliquait Lénine, la transformation socialiste de la société est impossible sans la participation active et consciente de la classe ouvrière.

Comment caractériser l’URSS de la fin des années 30, par exemple ? Le capitalisme y était aboli, l’économie nationalisée et la production planifiée : tels étaient les précieux acquis de la révolution d’Octobre, qui ont permis à l’économie soviétique des connaître des rythmes de croissance dont le capitalisme russe était incapable. Les travailleurs russes étaient formellement « propriétaires collectifs » des moyens de production. Cependant, « l’expérience » des deux décennies qui ont suivi la révolution d’Octobre n’a pas débouché sur le socialisme. Elle a abouti au contraire à une monstrueuse caricature bureaucratique de socialisme, dans laquelle une caste privilégiée monopolisait le pouvoir et écrasait d’une main de fer les protestations légitimes des travailleurs. Les rapports de propriété issus de la révolution d’Octobre ont été maintenus, mais la bureaucratie a liquidé les conquêtes politiques et démocratiques de cette même révolution. Passer ce fait sous silence et se contenter de formules générales sur « l’expérience socialiste » et « l’appropriation des moyens de production », c’est compromettre gravement l’idée du socialisme. Non, les régimes de Staline et de ses successeurs n’étaient pas socialistes. Et non, la Jeunesse Communiste ne lutte pas pour établir ce type de régime : il faut que ce soit parfaitement clair aux yeux des jeunes qui s’intéressent aux idées du communisme – mais qui ne sont pas tentés par « l’expérience » du stalinisme !

Selon la Note de synthèse, « l’expérience socialiste » en URSS commence en octobre 1917 et s’achève avec l’effondrement du régime, au début des années 90. C’est confondre sous une seule et même formule des réalités historiques diamétralement opposées, à bien des égards. Le régime établi par la révolution d’Octobre, sous la direction de Lénine et Trotsky, était le plus démocratique que l’histoire ait jamais connu. Le système des soviets (« conseils », en russe) impliquait des millions de travailleurs, de soldats et de paysans dans l’administration du pays. Le système soviétique était infiniment plus démocratique que le plus démocratique des régimes parlementaires bourgeois, dans lequel chacun peut dire ce qu’il veut du moment qu’une poignée de capitalistes conserve son pouvoir et ses privilèges. Mais la démocratie soviétique n’a pas survécu à l’arriération économique du pays et à l’isolement de la révolution. Lénine lui-même ne se faisait aucune illusion à ce sujet. Il a répété des dizaines de fois que le salut de la révolution russe passait par son extension à l’échelle internationale.

Pour différentes raisons historiques, dont l’impréparation des jeunes Partis Communistes européens, la révolution russe est restée isolée. Le reflux de la vague révolutionnaire – inévitable, dans ces circonstances – a débouché sur la cristallisation d’une caste bureaucratique privilégiée qui, au fil des années, a liquidé toute trace de démocratie dans les soviets et le parti bolchevik. A la fin des années 30, la politique systématique de répression, de déportation et d’exécutions massives a pris des proportions inouïes. Au sommet du parti bolchevik, la quasi-totalité de la « vieille garde » – Kamenev, Zinoviev, Boukharine, etc. – a été exécutée, emprisonnée ou poussée au suicide. A la base du parti, des centaines de milliers de militants ont subi le même sort.

De tout cela, la Note de synthèse ne dit strictement rien. Elle se contente de ranger sous la même formule (« expérience socialiste ») toute l’histoire de l’URSS. Son auteur écrit que « nous devons rejeter les assertions selon lesquelles le "monde aurait changé" et donc que le socialisme que les communistes ont défendu au XXe siècle serait obsolète. » Là encore, cette formulation est beaucoup trop générale. Elle embrasse une période historique – 70 ans – qui recouvre tout et son contraire. Les militants qui ont créé le PCF en 1920 n’avaient pas du tout la même conception du socialisme que Jacques Duclos et Maurice Thorez, par exemple. Les premiers adhéraient à l’Internationale Communiste à l’époque où elle était une organisation vivante, démocratique et qui incarnait les meilleures traditions du marxisme. Les deuxièmes ont systématiquement justifié les crimes et les erreurs de la bureaucratie stalinienne, qui a transformé l’Internationale Communiste en un cadavre avant de la dissoudre. Auquel de ces deux « socialismes » l’auteur de la Note de synthèse fait-il référence ? Il ne pose même pas la question. Mais le jeune travailleur qui veut comprendre les idées des JC ne manquera pas, lui, de se poser ce type de question. En fait, tous les jeunes qui s’intéressent aux idées du communisme veulent comprendre en quoi notre programme se distingue de la politique menée sous les régimes staliniens. Il faut leur donner une réponse claire.

 

La question de l’Etat

L’auteur de la Note de synthèse écrit : « En rétablissant le socialisme comme "phase transitoire", notre dernier congrès s’est heureusement démarqué d’une autre conception fausse, celle du "communisme tout de suite". Le formidable développement des techniques avec le capitalisme ne conduit pas mécaniquement à la société d’abondance répondant aux besoins. La domination de classe de la bourgeoisie, pluri-centenaire, ne s’effondre pas d’un coup. L’existence transitoire d’un Etat socialiste, d’une planification socialiste est nécessaire. »

En réalité, la nécessité d’une planification de l’économie ne concerne pas seulement la « phrase transitoire » (« socialiste ») au cours de laquelle un Etat est encore nécessaire. Contrairement à ce que suggère la citation ci-dessus, la planification n’est pas un attribut de l’Etat ouvrier. Elle ne disparaîtra pas avec ce dernier. Le communisme repoussera sans cesse les limites de la planification économique, c’est-à-dire du contrôle collectif des hommes sur la nature. Pour ce faire, il n’aura plus besoin d’Etat. Selon les mots célèbres d’Engels, le communisme remplacera « le gouvernement des personnes » par « l’administration des choses et la direction des opérations de production ».

Ce paragraphe de la Note de synthèse appelle une deuxième remarque. Dans L’Etat et la révolution, Lénine explique qu’après avoir conquis le pouvoir, les travailleurs n’ont besoin que d’un « demi-Etat », lequel doit « s’éteindre » au fur et à mesure que disparait la division de la société en classes. L’Etat ouvrier se distingue de l’Etat capitaliste en ceci qu’il est un instrument de domination de la grande majorité (les travailleurs) sur la petite minorité (les capitalistes). A l’inverse, l’Etat capitaliste est un instrument de domination de la minorité capitaliste sur la majorité exploitée. En conséquence, les caractéristiques des Etats ouvriers et bourgeois diffèrent profondément. Lénine soulignait notamment que l’Etat ouvrier n’aurait pas besoin de l’étouffante bureaucratie propre aux Etats capitalistes.

Ayant ceci en tête, revenons à « l’expérience socialiste » en URSS. Le régime de Staline s’est caractérisé par un développement massif de la bureaucratie. Loin de « s’éteindre », l’Etat stalinien n’a cessé de croître, pesant sur les masses comme une énorme chape de plomb. Ce phénomène était le symptôme le plus évident du fait que, loin de s’atténuer, les antagonismes sociaux s’accentuaient. Pour justifier cette situation, les bureaucrates staliniens expliquaient qu’« on ne peut parvenir au communisme tout de suite » et qu’une « phase transitoire » est nécessaire au cours de laquelle « il faut un Etat », etc. Autrement dit, pour justifier leurs privilèges « d’hommes d’Etat », ils passaient sous silence les idées de Lénine sur la spécificité de l’Etat ouvrier, ce « demi-Etat » qui doit « s’éteindre » au fur et à mesure que s’atténuent les antagonismes sociaux.

La Note de synthèse ne dit rien de cette contradiction flagrante entre les idées de Lénine et la réalité concrète de l’Etat stalinien. Elle se contente de généralités sur le thème de la « phase transitoire ». Ce n’est pas suffisant et c’est dangereux, car ces généralités laissent la porte ouverte à l’idée que l’Etat stalinien – avec sa bureaucratie, ses innombrables carriéristes, sa vaste police secrète, ses purges, etc. – était « nécessaire » et donc acceptable car, voyez-vous, « on ne peut parvenir au communisme tout de suite ».

 

Le « marxisme-léninisme »

La Note de synthèse affirme que « la référence théorique du marxisme-léninisme, matrice historique de nos organisations, ne peut pas être abandonnée sans autre forme de procès. Nous devons envisager notre rapport à cette théorie comme étant à actualiser, non pour la revisiter, mais pour rendre cette grille d’analyse lisible dans les conditions actuelles. »

Il n’est pas vrai que le « marxisme-léninisme » constitue la « matrice historique » du PCF et de la JC. Lorsque le PCF a été créé, en 1920, personne n’avait jamais entendu parler de « marxisme-léninisme ». Cette expression a été forgée par Staline et ses alliés après la mort de Lénine, en 1924, pour les besoins de la lutte fractionnelle entre le groupe dirigeant du parti bolchevik (autour de Staline) et l’Opposition de gauche dirigée par Trotsky. Ce dernier critiquait notamment la bureaucratisation rampante de l’Etat soviétique et du parti bolchevik. Soucieux de s’appuyer sur l’énorme autorité de Lénine, Staline opposait son prétendu « marxisme-léninisme » à ce qu’il appelait le « trotskysme » et accusait d’être un révisionnisme contre-révolutionnaire. Comme on le sait, Staline a remporté cette lutte fractionnelle. Trotsky et ses partisans ont été exclus du parti, pourchassés, exilés, emprisonnés ou assassinés. Et la bureaucratisation du régime a suivi son cours.

Pendant des décennies, le « marxisme-léninisme » a constitué la doctrine officielle de la bureaucratie stalinienne – ou plus exactement le cache-sexe « théorique » de sa politique. Les erreurs, les zigzags, les trahisons et les crimes du stalinisme étaient tous proclamés justes et bons parce que « conformes aux enseignements du marxisme-léninisme ». Ces « enseignements » étaient d’ailleurs régulièrement révisés, de façon à correspondre aux derniers soubresauts de « la ligne juste » : du « cours vers le koulak » à la « collectivisation forcée » et « l’élimination du koulak en tant que classe », de la théorie du « social-fascisme » à celle des Fronts Populaires avec les « sociaux-fascistes » de la veille, de l’alliance avec les « démocraties » impérialistes (mais « pacifistes ») au pacte germano-soviétique, etc. Ces revirements brutaux ne découlaient pas de telle ou telle considération théorique, mais des intérêts immédiats d’une bureaucratie soucieuse de conserver son pouvoir et ses privilèges. Sur le plan strictement théorique, le « marxisme-léninisme » était une caricature dogmatique des idées de Marx et de Lénine. Mais c’était une doctrine suffisamment élastique pour permettre à la bureaucratie stalinienne de justifier a posteriori chacun de ses actes les plus outrageusement contraires aux idées du marxisme. Et ce qui vaut pour la bureaucratie soviétique vaut aussi pour les directions des différents Partis Communistes qui, grâce aux « enseignements du marxisme-léninisme », justifiaient tout ce qui se faisait à Moscou – mais aussi les zigzags et les erreurs de leur propre politique nationale.

 

Pour un débat sérieux

On peut ne pas être d’accord avec les idées de La Riposte sur le stalinisme. Il existe même une petite minorité de Jeunes Communistes qui justifient la politique menée par Staline et ses successeurs à la tête de l’Etat soviétique. Ils en ont parfaitement le droit et nous sommes ouverts au débat sur ce thème très important. Mais pour qu’un débat soit de bonne qualité, il faut poser les questions franchement, en s’appuyant sur une analyse scrupuleuse des idées et des faits.

Ce n’est pas ainsi que procède l’auteur de la Note de synthèse. Il ne pose pas directement la question du stalinisme. Il l’introduit « en passant », pour ainsi dire, à coup d’idées très générales qui n’éclairent pas le sujet. Il se réclame du « marxisme-léninisme » comme si cela allait de soi, sans entrer dans le détail, sous le seul prétexte que c’était la doctrine officielle du PCF pendant des décennies. Il ne prend même pas la peine d’évoquer une seule des critiques dont les régimes staliniens ont fait l’objet, à commencer par leur caractère dictatorial et bureaucratique.

Ces critiques, pourtant, tous les jeunes les ont à l’esprit. C’est même souvent tout ce qu’ils connaissent – ou croient connaître – du « communisme ». Et pour cause : la classe dirigeante et ses intellectuels expliquent sans cesse que le communisme et le stalinisme sont une seule et même chose, que l’un ne peut pas aller sans l’autre. Les dirigeants réformistes répètent ces mensonges. Pour y répondre, les Jeunes Communistes ont besoin, non de deux ou trois formules générales, mais d’arguments sérieux reposant sur la méthode d’analyse marxiste et une solide connaissance des faits. Le débat des JC sur le socialisme est une excellente occasion d’armer nos jeunes camarades, théoriquement, sur cette question décisive.

 

Jérôme Métellus (PCF Paris 18e)

Journal communiste : La Riposte

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