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Site de recherche d'emploi

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La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

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L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 12:02

par Georges Gastaud , secrétaire national du PRCF

 

« Il y a une guerre de classes, c’est vrai. Mais c’est ma classe, celle des riches qui mène cette guerre, et c’est nous qui la gagnerons ». Warren Buffet, milliardaire américain, New-York Times, novembre 2006

 

Ils ont bonne mine les dirigeants confédéraux qui, à des degrés divers – Chérèque battant comme d’habitude tous les records de complaisance envers le gouvernement – ont célébré la « concertation » à la mode hollandaise. En réalité, la guerre de classe s’amplifie contre le peuple à l’initiative du MEDEF, de l’Union européenne et de la social-démocratie « hollandaise » au pouvoir.

§        Après quelques mesurettes destinées à démobiliser les travailleurs, les vraies mesures annoncées par Ayrault vont durement saquer le pouvoir d’achat et l’emploi public, notamment dans la Santé, au ministère du travail, etc. ; dans l’Education nationale, les conditions de travail et d’emploi sont tellement dégradées (100 000 suppressions de postes depuis l’an 2000 !) qu’il n’y a plus assez de candidats pour pourvoir aux postes mis au concours…

§        C’est l’avalanche de plans ANTI-sociaux non seulement dans le « privé » (mais une boîte comme Peugeot aurait déjà disparu si elle n’était pas soutenue à milliards par l’Etat), mais dans le semi-public : bien que l’Etat dispose de la minorité de blocage à Air-France ou chez Renault, 3000 emplois vont disparaître à Air-France qui ne traduira même plus en français ses modes d’emploi : bonjour la sécurité ! Quant à Renault, sauvé par l’argent public en 2008, son « merci » au contribuable français est de délocaliser sa production au Maroc pour surexploiter l’ouvrier marocain à l’abri de « notre ami le roi » ; des dizaines de milliers de suppressions d’emploi sont également en vue dans la construction ;

§        Le plus visible est le projet de fermeture de PSA Aulnay qui va encore accélérer la désindustrialisation de la région parisienne ; moins visible des médias, l’attaque frontale contre PSA-Rennes et le dégraissage permanent des équipementiers automobiles dans le Nord-Pas-de-Calais, à Renault-Douai, chez Durisotti-Lens, à la Française de Mécanique ;

Aussitôt connue l’annonce de la fermeture d’Aulnay, les ouvriers postés ont répondu par des déclarations qui montrent que la classe ouvrière n’est pas prête à se laisser promener de plan « social » en plan « social » jusqu’au déclassement de tout le prolétariat industriel – ouvriers, techniciens, ingénieurs – de France. « On ira jusqu’au bout ». « Rien à perdre ! ». « Patrons voyous ! ». « Ils nous déclarent la guerre, on la déclare nous aussi ! »…

 

TOUT LE MOUVEMENT POPULAIRE DOIT SE MOBILISER DERRIERE LES TRAVAILLEURS EN LUTTE. Faisons d’Aulnay le Stalingrad de l’emploi industriel : plus une DELOCALISATION, plus une PRIVATISATION, plus un LICENCIEMENT servant à gonfler les profits après avoir touché l’argent public et engraissé les actionnaires !

Les causes de cette nouvelle agression contre l’emploi industriel et l’ex- « ceinture rouge » parisienne – qui ne demande qu’à retrouver ses vraies couleurs – sont connues : il s’agit :

a)      De la rapacité capitaliste qui, à l’abri de l’euro-mondialisation capitaliste (« l’Union européenne est une économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée », article VI du traité de Maastricht proposé par Chirac et Mitterrand). Cette mondialisation néolibérale, qu’acceptent l’UMP et le PS (y compris Montebourg puisqu’il accepte de travailler dans ce gouvernement pro-Maastricht) détruit les bases industrielles dans les pays où existent des acquis des luttes pour surexploiter les ouvriers des pays du Sud et ceux des anciens pays socialistes de l’Est que la restauration capitaliste a plongé dans la misère (cf. les grèves de Renault-Dacia en Roumanie) ; 

b)      De l’Union européenne de malheur qui interdit aux gouvernements « nationaux » européens d’avoir de vraies politiques industrielles nationales ou de constituer de forts secteurs publics industriels sous peine de « fausser la concurrence » et d’être accablés de taxes par la Commission européenne supervisés par Merkel ; 

c)      Du maudit euro, qui a été conçu de A à Z pour les banquiers de France et pour les industriels allemands : calé sur le mark, la monnaie unique renchérit nos exportations, nous ramène les importations allemandes tout en plombant la Sécu, les retraites et les salaires au nom de l’euro fort ».

d)      Des gouvernants français qui se couchent systématiquement devant Bruxelles, Berlin etc. Et pour cause, le vrai maître de la France - le MEDEF – vient de publier un manifeste intitulé « besoin d’airE » qui propose de mettre un point final à l’histoire de France (« reconfigurer les territoires », « transférer la souveraineté », mettre en place une « nouvelle patrie, les Etats-Unis d’Europe »). Aussitôt dit, aussitôt fait, Hollande veut ratifier – avec le soutien enthousiaste de l’UMP – le nouveau Traité qui impose le contrôle européen (en fait, allemand) sur le budget français. LES GOUVERNANTS du P.M.U. – le Parti Maastrichtien Unique composé du PS, de l’UMP, des Verts et du MODEM – se lient eux-mêmes les mains, ces valets du grand patronat préfèrent l’euro à l’indépendance française, à l’emploi industriel et aux acquis sociaux gagnés en 1936, 1945 et 1968 ! 

La solution n’est pas de s’en remettre à l’UMP et au FN, ces ennemis acharnés des ouvriers. Ce n’est pas l’ouvrier immigré qui casse la France, c’est le grand capital qui désindustrialise notre pays, le pousse à tout importer (bonjour la dette !) et qui déclasse nos départements ouvriers en installant partout la misère et la haine ethnique (diviser pour régner !).

Face à cela, le PRCF – qui compter dans ses rangs des dirigeants historiques de la grève ouvrière de 68 – appelle les travailleurs, la population, les vrais patriotes républicains à exiger :

1°) l’interdiction de tous les licenciements, le maintien intégral des usines de Rennes et d’Aulnay et des emplois chez les équipementiers ;

2°) la (re-)nationalisation de Peugeot et Renault sans indemnités pour les grands actionnaires, par transformation en action des aides publiques à l’emploi escroquées par les directions ; la mise en place d’une vraie filière automobile nationale partant à la reconquête prioritaire du marché national ; la remise en cause du libre-échangisme de l’UE et de l’OMC avec en perspective la réindustrialisation planifiée de la France ; car notre pays disparaîtra s’il continue à privilégier le « tout-finance », le « tout-transport » et le « tout-tourisme ». Cela exige la mise en place d’un grand secteur public industriel d’Etat et la nationalisation des banques et du crédit.

 Dans l’immédiat, l’intérêt des licenciés économiques de tout le pays est d’exiger une grande manifestation – pourquoi pas, pour commencer de manière décentralisée le 14 juillet puisqu’il y va de l’intérêt national – de tous les licenciés du privé et de tous les « supprimés » du public et semi-public. Le but serait d’imposer l’interdiction des licenciements, la relance des emplois publics et de l’emploi industriel, quitte à dire m…. au maudit euro, au système capitaliste synonyme de destruction. Tant pis si pour cela il faut claquer la porte de cette monstrueuse prison des peuples qu’est l’Union européenne : nos emplois, nos vies et notre pays valent mieux que leurs profits et que leur maudit euro !

 Le PRCF milite pour unir les communistes et reconstruire un vrai parti d’avant-garde de la classe ouvrière associant le drapeau rouge international des ouvriers au drapeau tricolore du produire en France (avec TOUS les travailleurs, français ou immigrés).

Le PRCF fera l’impossible pour populariser la lutte des travailleurs de l’automobile, appeler à la solidarité nationale et internationale jusqu’à la victoire finale.

Comme on dit à Cuba, « Hasta la victoria siempre ! » et « Venceremos ! ».

 

 

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