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Le temps des cerises / Jean Lumière 

7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 21:03

Jean Lévy

lundi 2 janvier 2012, par Comité Valmy

 

Selon un sondage OpinionWay-Fiducial à paraître jeudi dans La Croix, 72 % des Français estiment que la campagne pour l’élection présidentielle de 2012, telle qu’elle se déroule actuellement, apporte des réponses éloignées de leurs préoccupations et 29 % des Français estiment qu’aucun candidat ne "satisfait leurs attentes".

« 29% des Français » ? (sans compter les millions d’abstentionistes), cela représente le PREMIER PARTI DE FRANCE, loin devant le score des « prétendants » les mieux placés, François Hollande (24%) et Nicolas Sarkozy (20%).

Cela mesure la défiance profonde du peuple français vis-à-vis des offres électorales de tous les candidats à l’élection présidentielle. Comment, dans ces conditions, espérer de « l’opposition » une rupture avec l’ordre établi et la dictature du capital ?

Cette attitude est totalement justifiée : l’actuel président a fait « ses preuves » au cours des presque cinq années de mandat et le bilan est lourd pour le plus grand nombre.

Face à lui, « l’opposition », le candidat socialiste en premier, ne s’aventure pas à promettre de revenir sur la politique néfaste menée par Nicolas Sarkozy.

Comment le PS pourrait-il le prétendre, quand on connaît leur affinité commune pour « l’économie de marché », pour les marchés eux-mêmes, « qu’il faut rassurer », pour une accélération de la « fédéralisation » de l’Union européenne, en faisant de celle-ci un véritable « Empire », objectif depuis longtemps revendiqué par Dominique Strauss-Kahn.

Le Parti socialiste, les Verts comme l’UMP (et tous les ‘centristes’) se situent dans le même camp, celui du capitalisme, repoussant les uns et les autres, toute autre société qui se revendiquerait du « collectivisme », jugé à priori « totalitaire ».

Tous si situent dans l’orbite des Etats-Unis, de l’Otan, son bras armé contre les peuples qui refusent la servitude économique, politique et militaire.

Comment, dans ces conditions, espérer de « l’opposition » une rupture avec l’ordre établi et la dictature du capital ?

Les Français, de plus en plus nombreux, s’en rendent compte. Ils ne font plus crédit aux marchands du temple qui veulent leur fourguer leur marchandise avariée, que leurs étiquettes soient « bleues », « roses » ou « vertes ».

Cette prise de conscience de la réalité politique conduit beaucoup d’électeurs à ne plus focaliser leur colère sur un homme ou un parti, pour en faire le bouc émissaire de leurs malheurs. Ils s’en prennent aujourd’hui au « système » lui-même (sans avoir, certes, identifié dans celui-ci le capitalisme…)

Et ce système, ils le jugent à bout de souffle et porteur d’injustices de plus en plus criantes, de pauvreté accrue à un pôle, et de richesse toujours plus scandaleuse à l’autre…celui des 0,0 1% des Français les plus nantis, ceux qui sont directement aux manettes de l’économie, de la politique et des médias.

Dans la population, toujours plus nombreux sont ceux qui ressentent directement les effets de ce « système » : pouvoir d’achat en chute libre et chômage en extension, l’école comme l’hôpital sacrifiés sur l’autel du profit, sécurité, sociale en premier lieu, en péril, tout concourt à cette première prise de conscience de la nocivité du « système ».

C’est pour cela que déjà « 29% des Français », parmi ceux qui votent, ne font plus confiance à ceux qui le défendent, à visage découvert ou habilement caché.

Que faire, dans ces conditions ?

Nos ancêtres ont été confrontés à une situation semblable.

Jusqu’en 1789, la population vivait sous la férule d’une minorité, l’aristocratie (l’oligarchie de l’époque). Le roi, la Cour, nobles et clergé régnaient en maîtres absolus sur la France, et cela depuis un millénaire. 26 millions de sujets vivaient humiliés, rançonnés, méprisés par la caste au pouvoir.

C’était, disait-on alors, « la loi de Dieu », qu’il ne fallait pas mettre en cause (comme on dit aujourd’hui « la loi du marché »).

Certes, au cours des siècles, la misère et le désespoir poussaient à des révoltes, écrasées dans le sang.

Mais tout semblait immuable et destiné à durer jusqu’à l’éternité.

Il vint un jour où les choses se sont gâtées.

Le roi, en grand besoin d’argent, convoqua les Etats-Généraux pour fixer de nouveaux impôts. Et les artisans, les « manouvriers » (comme on disait alors), les paysans sans terre, se sont réunis ville par ville, quartier par quartier, pour exiger, à travers des ‘cahiers de doléances’, la suppression de nombre d’impôts, de taxes, en un mot la fin des privilèges.

Vous vous rendez compte : « la fin des privilèges » !

Une autre société en quelque sorte…

Vous connaissez la suite.

Pour être assuré que les promesses soient tenues, le peuple a pris des gages, et la Bastille, en premier. Des châteaux ont été incendiés et avec eux tous les documents sacrés, sanctifiant les fameux privilèges.

La Révolution commençait…

Et si le peuple d’aujourd’hui suivait l’exemple de ses aînés ?

Et si de toute la France montait cette volonté d’exiger « la fin des nouveaux privilèges » dont jouit la minorité économique et politique, qui nous gouverne …

Et si le peuple de France dressait lui-même, ville par ville, quartier par quartier, la liste de ses revendications (ses « doléances »), pour en exiger la satisfaction pleine et entière par ses représentants, qu’il aurait directement élus sous contrôle populaire….

Cela s’appellerait une nouvelle REVOLUTION française …

Et pourquoi pas ?

 

Jean Lévy

Dimanche 1er janvier 2012

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/

 

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