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Le temps des cerises / Jean Lumière 

16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:44

Le favori de la présidentielle française dit qu’il veut voir revenir le Royaume-Uni au cœur de l’Europe et que le secteur financier n’a pas à craindre de nouvelle régulation.

 

François Hollande , le socialiste, favori pour devenir le prochain président de la France, dit qu'il veut réintroduire la Grande-Bretagne dans le cœur de l'Europe et cherche à rassurer la City : elle ne doit pas craindre davantage de régulation du monde financier de sa part.

« Nous avons besoin que la Grande-Bretagne se sente faire partie de l'Europe, » a déclaré Hollande à des correspondants britanniques avant une visite à Londres la semaine prochaine. Mais il a ajouté que la France ne pourrait jamais accepter la tentative de David Cameron de créer un «sanctuaire» contre toute réglementation financière à la City dans le nouveau traité européen.

Hollande a écarté les craintes de la droite anglaise selon lesquelles il serait dangereux pour la City. Il a dit qu'il n'était pas agressif, ni vu en France comme très à gauche, et que sa volonté de réguler la finance n'était ni plus ni moins que le discours de Barack Obama au Congrès. « On pourrait dire que Obama et moi avons les mêmes conseillers. » Il a ajouté que sa position sur une nouvelle réglementation pour le secteur financier était dans la lignée de l'opinion publique européenne et était semblable à celle de tous les autres candidats à la présidentielle française, y compris Nicolas Sarkozy, le candidat de droite.

Hollande, un député rural, jovial et consensuel qui a dirigé le parti socialiste pendant 11 ans, est bien placé pour remporter l'élection présidentielle française en mai. Lorsque, lors d'un récent meeting, il a désigné le monde de la finance comme son principal adversaire, ce n’était qu’un exemple de la rhétorique de campagne anti-banquiers largement répandue chez tous les candidats à la présidentielle française, y compris ceux de droite. Son programme augmente les impôts des très riches, qui ont, jusqu’à présent, largement échappé à une grande partie de la charge fiscale française. Mais il est considéré comme un social-démocrate modéré de centre-gauche, dont les mains sont liées par la crise de la dette qui sévit en France et le trou béant dans les finances publiques. Son projet est celui qui est le moins mis en avant de toute l’histoire des candidats socialistes, et ne contient aucun marqueur de gauche traditionnel, comme l’augmentation du SMIC et des salaires, mais il s'engage en revanche à maîtriser les déficits publics. Sa mesure la plus concrète sur les banques - une loi visant à séparer leurs opérations de crédit de leurs opérations spéculatives - est déjà en cours d'examen au Royaume-Uni et aux États-Unis. Sarkozy l'a emporté sur Hollande en annonçant une taxe sur les transactions financières,  la taxe Tobin ou taxe Robin des Bois.

Mais les éloges adressées par Hollande au sujet de Tony Blair sont révélatrices de sa propre orientation politique et de la façon dont il pourrait potentiellement diriger la France. Pendant des années, M. Blair, le New Labour et la troisième voie étaient une hérésie pour la majorité des socialistes français. Hollande a déclaré que M. Blair était agréable « et si intelligent qu'il n'avait pas besoin d'être arrogant ». Il a ajouté: « La première leçon à recevoir de Blair est sa longévité. Du reste, il a pu, après la longue période du thatchérisme, rétablir l'éducation, la santé et le secteur public. Puis il a succombé à l’idée dominante selon laquelle les marchés pourraient se réguler eux-mêmes et que les marchés et le libéralisme en eux-mêmes pourraient être un facteur de croissance. Nous avons vu les conséquences. »

Hollande a écarté l’idée qui ferait de lui un idéologue de gauche et a rejeté toute comparaison avec les craintes qui ont accompagné l’élection de François Mitterrand en 1981. « Les années 1980 étaient une époque différente. Les gens pensaient qu'il y aurait des chars soviétiques sur la Place de la Concorde. Cette époque est révolue, c'est de l'Histoire. Il est normal qu'il y ait eu des peurs à ce moment là: la droite était au pouvoir depuis 23 ans, la Guerre Froide était en cours et Mitterrand nommait des Communistes au gouvernement. Aujourd'hui, il n'y a plus de communistes en France. La gauche a été au pouvoir 15 ans pendant lesquels nous avons libéralisé l'économie, ouvert le marché à la finance et aux privatisations. Il n'y a plus de raison d'avoir peur. »

Il a réitéré sa revendication de longue date pour une modification du traité européen sur l'intégration économique, mais semble tempérer un appel à la renégociation totale, soulignant qu'il voulait ajouter une clause sur la croissance économique, à l'intérieur ou en dehors du traité. Il estime que ce serait au parlement français de ratifier le traité après l'élection et qu’il ne le soumettrait pas à un référendum.

Contrairement à Sarkozy, Hollande a dit qu'il parlait l'anglais « comme un Français, avec un accent, mais je le parle », précisant qu’il savait que la Grande-Bretagne n’avait ni crainte ni préjugé à ce sujet.

 

Hervé Bégué

 

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