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Le temps des cerises / Jean Lumière 

31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 20:55

Pcf Paris 15 – 27 décembre 2011

 

Samedi 17 décembre 2011, le cercle de la JC de Paris 15ème organisait une rencontre avec Henri Alleg. Une quarantaine de jeunes communistes et sympathisants ont écouté, avec une rare attention, le grand militant communiste et anticolonialiste.

 

Anthony Crézégut, responsable des JC 15, a synthétisé dans son introduction les interrogations des jeunes camarades que les questions de la salle devaient préciser.

La plupart d’entre eux connaissait, au moins un peu, le parcours d’Henri Alleg dans l’Algérie coloniale et post-coloniale et pendant la guerre d’indépendance comme dirigeant du Parti communiste algérien (PCA), ensuite en France au PCF notamment comme journaliste à l’Humanité, aussi ses prises de position actuelles contre l’effacement de notre parti. Certains ont lu ses livres.

Ils ont voulu confronter leur recherche d’engagement (jeune) communiste d’aujourd’hui avec l’expérience d’Henri Alleg dans des conditions historiques particulières, difficiles, extrêmes. Leurs questions fondamentales : la conception de l’organisation communiste, les stratégies de rassemblement, les objectifs de lutte combinés au projet de société socialiste.

 

Sur le ton de la conversation franche, mêlant des analyses passées et présentes, des faits et des anecdotes marquants, Henri Alleg a captivé l’assistance pendant plus de deux heures.

 

Le cadre colonial fait ressortir la spécificité du Parti de la classe ouvrière.

La société coloniale est fondée sur le racisme, un « racisme à tous les étages ». Le PCA aura été la seule organisation, notamment de toute la guerre d’Algérie, à réunir des militants et des cadres indistinctement algériens ou européens.

La priorité du travail politique est dirigée vers les masses travailleuses les plus exploitées des villes et des campagnes, massivement algériennes, mais sans rejeter les travailleurs européens. Le PCA a fait un travail considérable pour les droits et la promotion de cadres algériens (arabes) dans le syndicat. Tout opportunisme électoral, dans des « départements » où les Européens votaient à part dans le « premier collège » (et disposaient d’autant d’élus que les 90 autres pour cent de la population) a été écarté par le PCA.

 

L’Union de la jeunesse démocratique algérienne, qu’animaient les communistes et dont Henri fut l’un des dirigeants, a été un outil important pour étendre la mobilisation politique à de larges franges de la jeunesse. L’UJDA était la première organisation de jeunesse d’Algérie. Henri raconte la participation remarquée de l’UJDA au 1er Festival mondial de la jeunesse à Prague en 1947, financée, de façon rocambolesque … par l’administration coloniale.

 

Les combats politiques du PCA, de l’UJDA pour les travailleurs, pour le socialisme se confondent alors avec la lutte anticolonialiste. Il en va de même de l’orientation du journal Alger Républicain, dont Henri devient le directeur en 1951 et qui, malgré des difficultés matérielles constantes, a un écho politique considérable.

La lutte pour l’indépendance est la perspective. La victoire des Vietnamiens derrière Ho Chi Minh la rapproche. Pour les communistes, l’insurrection de 1954 rentre dans l’ordre des choses. Les communistes algériens, quelle que soit leur origine, prennent position sans hésitation. Leur fraternité de lutte se retrouvera dans la clandestinité, aussi dans les prisons sordides.

En France, après le 1er novembre 1954 et le début de la guerre de libération nationale, François Mitterrand, ministre de l’intérieur, déclare : « l’Algérie, c’est la France ». Le PCF est le seul parti, et le restera, à soutenir les « revendications à la liberté du peuple algérien ».

Les années de la guerre d’Algérie illustrent la conception du rassemblement des communistes.La libération du colonialisme, l’indépendance sont les objectifs primordiaux. Elles sont les conditions préalables de l’émancipation des travailleurs et du socialisme. Les organisations communistes s’engagent à fond, rapidement dans la clandestinité et travaillent au rassemblement le plus large autour de ces objectifs.

En 1956, Henri Maillot déserte et détourne un important stock d’armes et de munitions. Ses camarades du PCA comprennent enfin pourquoi il avait décidé de rempiler après son service, quand la « quille » était la perspective de quasiment tous les appelés. Le PCA décide de transférer la plupart des armes à l’Armée de libération nationale, ALN, branche militaire du FLN.

Mais jamais le PCA n’a accepté la prétention de certains dirigeants du FLN de le voir perdre son autonomie, se dissoudre.

Dans la même lutte, les communistes se retrouvent avec des militants qui se réclament d’autres orientations philosophiques, notamment de l’islam. Henri raconte comment un dignitaire religieux des « Oulémas », invité par l’administration coloniale à dénoncer les communistes, s’y refusera fermement. On est loin des islamistes tels que l’Algérie les subit tragiquement depuis les années 80.

 

L’indépendance (juillet 1962) ne marque pas l’avènement du socialisme en Algérie. Le FLN était plus nationaliste que vaguement socialiste. Dès novembre 1962, le PCA est interdit. Les dirigeants du FLN l’instaure comme parti unique, « parti du FLN », ce qui est un contresens au regard de sa constitution en « front ».

Le régime usurpe la qualité d’Etat socialiste, aussi bien en termes de propriété réelle des moyens de production que de pouvoir. Ce qui n’empêche pas quelques réelles avancées aujourd’hui remises en cause. Les pays de l’est, qui ont massivement aidé l’indépendance, peineront à s’en rendre pleinement compte. Le PCF aussi.

Le renversement de Ben Bella par Boumédiène en 1965, malgré leurs personnalités très différentes, n’a pas représenté pas une inflexion comme Boumédiène l’a lui-même expliqué à Henri.

L’activité des communistes en Algérie se poursuit dans des conditions nouvelles, encore très difficiles.

 

Voilà repris sommairement quelques uns des points abordés par Henri Alleg. Il en a évoqué bien d’autres. La conversation aurait pu durer des heures encore. En marge de la réunion, des jeunes lui demandent par exemple son analyse du « printemps arabe ». Il explique pourquoi on ne peut pas parler, malgré de réels soulèvements populaires, de « révolutions », faute de renversement du mode d’exploitation et de parti révolutionnaire.

 

La demande de jeunes communistes, travailleurs, étudiants, lycéens, de plus en plus nombreux, de tels échanges, leur soif d’engagement communiste et révolutionnaire conséquent, est porteur d’espérance.

C’est ce qu’Henri Alleg nous a confié.

 

Un grand merci à lui, pour tout.       

 

Dans un peu plus d’un mois, le 8 février, nous commémorons le 50ème anniversaire du massacre de Charonne où périrent 9 camarades dont deux communistes du 15ème Jean-Pierre Bernard (30 ans) et Anne-Claude Godeau (24 ans). Les JC du 15ème l’ont rappelé dans leur introduction.

 

http://pcf-paris15.over-blog.com/article-henri-alleg-captive-les-jeunes-communistes-dans-le-15eme-95170426.html

 

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