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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 21:01

jeudi 10 octobre 2013

Le 2 octobre dernier, plus de 300 militants communistes ont participé à l’Assemblée départementale du PCF consacrée aux prochaines élections municipales. Cette affluence exceptionnelle n’est pas surprenante : le « choix stratégique » du PCF parisien lors du premier tour – alliance avec le PS ou liste du Front de Gauche – fait l’objet de vifs débats non seulement au sein du parti, mais aussi entre le PCF et le Parti de Gauche. Jean-Luc Mélenchon défend régulièrement sa position en faveur d’une liste du Front de Gauche avec le PCF. Il regrette que Pierre Laurent soutienne l’option d’une alliance avec le PS et évoque « un risque d’explosion du message et de la crédibilité » [1] du Front de Gauche.

Le Conseil Départemental du PCF s’est prononcé mardi soir pour l’alliance avec le PS au premier tour, par 67 % des voix pour, 31 % contre et 2 % d’abstention. Mais le dernier mot reviendra aux communistes parisiens, qui se prononceront par un vote les 17, 18 et 19 octobre.

Nous l’avons dit et le répétons ici : les débats « stratégiques » – ou tactiques, en l’occurrence – ne doivent pas occulter le problème central qui est posé au Front de Gauche, à savoir l’élaboration et la popularisation d’un programme à la hauteur de la catastrophe économique et sociale actuelle. Alors que le capitalisme en crise n’ouvre pas d’autre perspective à la jeunesse et aux travailleurs que des années de régression sociale (20 ans, selon le Financial Times, mais The Economist, plus généreux, s’arrête à 10 ans), le « message et la crédibilité » du Front de Gauche se jouent d’abord sur le terrain du programme et des idées. Nous avons besoin d’un programme qui s’attaque à la propriété capitaliste des banques et des grandes entreprises, qui vise à remplacer le chaos du capitalisme par une planification socialiste et démocratique de la production. Ce n’est pas le cas à ce jour – et c’est selon nous la principale faiblesse politique du Front de Gauche. Quelle que soit l’option choisie, lors des municipales à Paris, cela ne règlera pas ce problème, auquel nous avons récemment consacré un long article.

Reste que, bien sûr, les options stratégiques ou tactiques ne sont pas suspendues en l’air. Elles sont directement connectées à des questions de ligne politique, en particulier dans le contexte actuel, qui a tendance à tout « politiser », pour ainsi dire. Or, le problème évident que pose une alliance avec le PS au premier tour, c’est la politique de rigueur que met en œuvre le gouvernement « socialiste » de François Hollande, avec les graves conséquences sociales que l’on sait.

Anne Hidalgo, tête de liste du PS à Paris, soutient fermement la politique gouvernementale – tout en promettant d’améliorer les conditions de vie des « Parisiens ». Lesquels ? Car en ce qui concerne les travailleurs, les chômeurs, les retraités et la jeunesse de Paris, nous savons déjà qu’il n’en sera rien. Anne Hidalgo, d’ailleurs, n’y sera pas pour grand-chose. Le problème la dépasse largement. A l’exception des grands patrons et rentiers divers qui vivent dans la capitale, la masse des Parisiens sera touchée par la crise du capitalisme et la politique du gouvernement, qui mineront le pouvoir d’achat, les conditions de travail et de logement, les services publics, la situation de l’emploi, etc. Il n’y a qu’à voir le sort réservé actuellement aux Hôpitaux parisiens – et donc à ses salariés et usagers.

Autrement dit, même si le programme municipal signé entre le PS et le PCF était intégralement mis en œuvre – et il comprend la production de dizaines de milliers de logements sociaux, l’ouverture de 5000 nouvelles places en crèche et différentes mesures d’aide aux plus pauvres –, cela ne suffirait pas à empêcher un recul du niveau de vie de la masse des Parisiens. Prétendre le contraire, ce serait mentir aux gens, minimiser la gravité de la crise et faire du « municipalisme » de la pire espèce. Si l’on ne peut vider l’océan de misère qu’engendre le capitalisme avec la cuillère du réformisme, c’est encore plus difficile avec la petite cuillère du réformisme municipal.

C’est cette situation générale, au fond, qui explique pour une bonne part la réticence de nombreux camarades à une alliance avec le PS au premier tour. Ils font valoir que l’électorat de gauche déçu – voire écœuré – par la politique actuelle du PS, et notamment l’électorat du Front de Gauche en 2012, ne « comprendrait pas » cette alliance du PCF avec le PS dès le premier tour. Ils veulent qu’à l’occasion de ces municipales, le PCF soit partie prenante d’une opposition de gauche à la politique menée par le PS au plan national (car qu’on le veuille ou non, cette élection aura une dimension nationale), au lieu de laisser le drapeau du Front de Gauche aux seuls PG et petites formations (GU, GA, etc.). Le problème d’une alliance du PCF avec le PS au premier tour, c’est donc son prix politique, comme Pierre Laurent lui-même l’a reconnu dans son intervention du 2 octobre.

Le prix de quoi ? D’un certain nombre d’élus que l’accord avec le PS nous garantirait, selon des projections électorales à prendre avec prudence en ces temps chaotiques – alors qu’une liste du Front de Gauche, selon les mêmes projections, nous en garantirait moins. En écoutant les interventions des camarades lors de l’AG départementale du 2 octobre, une chose apparaissait clairement : il n’est pas un seul argument des partisans d’une alliance avec le PS qui, en dernière analyse, ne repose sur la question du nombre d’élus. [2]

Par exemple, certains de ces camarades font valoir le « très bon bilan » de la majorité sortante à Paris et la part décisive qu’y ont pris les élus communistes. Admettons. En quoi cela milite-t-il pour une alliance avec le PS au premier tour ? Après tout, l’union au deuxième tour pour battre la droite va de soi. L’argument du « bon bilan » n’a qu’un sens ; il signifie : il nous faut un maximum d’élus communistes pour qu’ils pèsent de nouveau sur la politique de la prochaine majorité municipale. Or c’est l’alliance au premier tour avec le PS qui nous garantit un maximum d’élus.

Nous sommes parfaitement conscients du rôle que jouent les élus communistes et de ce que cela signifie, concrètement, pour tous les gens qui bénéficient de leur action. Le nombre d’élus détermine aussi la visibilité publique du parti, son ancrage dans le paysage politique. Si de nombreux camarades – y compris parmi les plus « à gauche » sur les questions programmatiques – se prononcent pour une alliance avec le PS au premier tour, c’est souvent parce qu’ils ont à cœur de sauvegarder le PCF, son appareil, son audience. Ils redoutent sa marginalisation. C’est tout à fait compréhensible ; aussi considérons-nous que cette position n’est pas du tout la « trahison » que proclament un peu légèrement certains militants du Parti de Gauche.

A vrai dire, l’un des éléments de l’équation, c’est précisément la méfiance de nombreux camarades à l’égard du PG. Prenons par exemple la question des positions éligibles. Nous n’étions pas présents lors des discussions entre le PCF et le PG sur ce sujet et nous ne voulons blâmer personne. Mais ce qui nous est présenté comme « la proposition du PG » – un tiers des positions éligibles pour le PCF, un tiers pour le PG et un tiers pour les autres formations du Front de Gauche – semble unanimement rejetée par les camarades du PCF, y compris donc par ceux qui sont partisans d’une liste du Front de Gauche au premier tour. Il est clair, en effet, que cette « proposition » ne correspond pas du tout aux poids respectifs des organisations du Front de Gauche. Et le fait est qu’elle a poussé certains camarades à rallier l’option d’une alliance avec le PS au premier tour.

Il y a par ailleurs une inquiétude vis-à-vis de la stratégie politique de la direction du PG. Nous ne voudrions pas l’exagérer, mais par exemple, le mot d’ordre « punir le PS » (électoralement), un moment avancé par le PG, ne rencontre aucun succès dans les rangs du PCF. Et pour cause : notre but ne doit pas être de « punir » le PS, mais de convaincre l’électorat qu’il y a une alternative de gauche à la politique d’austérité menée par le gouvernement.

Ainsi, le débat se ramène au fond à l’alternative suivante : 1) s’assurer un certain nombre d’élus PCF grâce à l’accord avec le PS au premier tour, mais au prix de décevoir ou de frustrer un certain nombre d’électeurs de gauche ; 2) être partie prenante d’une liste qui offre aux électeurs la possibilité d’un vote d’opposition de gauche au gouvernement, mais en courant le risque d’obtenir moins d’élus.

Compte tenu de ce tout qui précède, La Riposte soutient la deuxième option. Nous demandons par ailleurs une répartition plus sérieuse des positions éligibles entre les différentes formations du Front de Gauche. Et nous ajoutons que dans le contexte actuel, une campagne électorale menée sur un programme offensif peut remporter un grand succès, plus grand que les projections électorales qui circulent ne le laissent supposer. Le désaveu qui frappe le PS peut et doit trouver une expression sur sa gauche – et non seulement, comme on le voit, du côté du Front National. Au PCF et au Front de gauche de défendre une alternative claire et offensive à la capitulation des dirigeants « socialistes » à l’économie de marché.

Jérôme Métellus (PCF Paris 18e) 

[1http://www.regards.fr/web/Jean-Luc-Melenchon-L-autonomie-par,7030

[2] Du moins pas un seul argument sérieux. Car d’autres ne le sont pas. Par exemple celui qui présente une alliance au premier tour avec le PS comme la meilleure garantie d’une victoire de la gauche au deuxième. Au nom de quoi ? C’est une élection à deux tours et la gauche se rassemblera au deuxième, dans tous les cas. L’idée d’une « dynamique de premier tour » est d’autant plus douteuse, ici, qu’une liste PS-PCF serait plombée par le rejet populaire de la politique gouvernementale.

Autre exemple d’argument frisant la mauvaise foi : « le fait que les autres composantes du Front de gauche ne s’engagent pas à s’inscrire dans une majorité municipale affaiblit la capacité de listes du Front de gauche à être perçues comme utiles par les Parisien-ne-s », explique la résolution votée mardi soir par le CD parisien du PCF. Sérieusement : combien d’électeurs parisiens savent que les élus du PG ne siègent pas et ne veulent pas siéger dans l’exécutif municipal ? Et combien le déploreraient s’ils le savaient ? Même d’un simple point de vue factuel, cet argument est artificiel.

 

La Riposte : journal communiste

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