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La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

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L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:35

Une élection présidentielle se gagne au centre dit la tradition et c’est d’une certaine façon ce qui fut la stratégie de Sarkozy mais après son élection de 2007 quand il instaura « l’ouverture ». Sur ce point comme sur tant d’autres ce fut l’échec : le PS devait être K.O. et il est devenu président du Sénat pour la première fois de l’histoire !

Le marketing politique

Depuis 20 ans, surtout pour un président sortant, les décisions sont celles de l’industrie du marketing politique dont personne ne parle alors qu’il peut inciter Hollande à maigrir, et Eva Joly à enlever ses lunettes, éléments dérisoires de stratégies plus cruciales. Un président a, avec lui, les instruments du pouvoir pour analyser la réalité, en plus du marketing industriel, et son opinion n’intervient qu’à la marge pour fixer une ligne. Depuis longtemps, je demande que la gauche propose une loi pour rendre obligatoire la publication de TOUS les sondages, pas seulement les dérisoires intentions de vote, mais l’ensemble de cette information qui aide à connaître l’évolution de la réalité pour se faire une opinion. Sur les routes, il existe des panneaux pour prévenir les automobilistes. En politique seuls les dirigeants connaissent les panneaux en question et nous laissent dans le brouillard. Autrefois, les repères politiques étaient historiques ; aujourd’hui le chamboulement des opinions est permanent. Nous avons des exemples qui montrent l’extrême rapidité de la montée du racisme en Italie ou en Espagne. Connaître la réalité, ce n’est pas pour s’y conformer : à présent PERSONNE n’est conservateur, tout le monde veut changer la dite réalité, d’où l’importance de ceux qui l’étudient !

Le marketing politique est donc là pour analyser la cible afin de l’adapter au produit qu’il juge nécessaire pour les consommateurs de demain. Aucune enquête d’opinion n’est neutre : on cherche quelque chose en fonction d’un objectif. Et le fonctionnement des médias est totalement construit sur la base des objectifs en question.

Bref, au vu des positions de Sarkozy et de notre propre connaissance de la réalité nous ne pouvons qu’imaginer la construction de sa stratégie, action nécessaire si on veut la combattre au lieu de combattre des moulins à vent.

La montée des références de droite

L’équipe à Sarkozy sait que l’élection présidentielle – sauf événement majeur d’ici deux mois – est perdue pour lui. Bien sûr, en 2002 Jospin était aux commandes et il était sûr de sa victoire…. Malheureusement, pour l’UMP, la défaite aux sénatoriales ce n’était pas il y a deux ans ! Le paradoxe pourtant c’est que cette défaite annoncée se produit dans un contexte européen de plus en plus favorable aux idées de droite. Le cas de l’élection espagnole est significatif malgré l’action des Indignés. Face à la crise en cours, les citoyens ne font aucune confiance aux partis de gauche ! On va me répondre que justement en Espagne la Gauche Unie a fait un bon en avant de 2 à 7% mais il se trouve qu’à présent deux députés de ce parti sont devant la justice pour des scandales que je ne veux pas développer ici (un des éléments des dérives de ce courant). En Grèce, les manifestants sont surtout écœurés par la politique sans se précipiter dans les bras des partis à la gauche du PS. Partout la gauche est en panne de projet vraiment alternatif. En conséquence, en France nous vérifions que si Hollande est annoncé comme futur gagnant, ce n’est pas, comme en 1936, dans le cadre d’une avancée forte sur sa gauche mais plutôt sur le centre (en 36 ce fut le contraire). Même si Mélenchon arrive à 10%, il ne fera pas mieux que l’addition des voix de la gauche de gauche en 2007. Le seul mérite sera de montrer une cohérence mais dans le cadre d’un écart tel avec le score du PS que le PS va apparaître plus dominant que jamais. Tous les journalistes posent d’ailleurs la même question à Poutou, Arthaud et Mélenchon : pourquoi dans cette situation de crise qui justifie vos discours n’arrivez-vous pas à faire mieux dans les sondages ? Les sondages n’étant que des sondages nous verrons à l’heure des résultats mais tous ces partis savent bien qu’ils n’enregistrent pas un courant d’adhérents nouveaux et de toute façon leur réponse n’est jamais convaincante. Il y a la réponse de l’optimisme style Mélenchon : « un surprise nous attend » ; celle de Poutou : « les gens sont sous influence » comme s’ils ne l’étaient pas quand Besancenot faisait 4% etc.

Préparer 2014

Il suffit de lire les propositions de François Hollande pour comprendre que s’il va pouvoir adoucir les drames, il ne va rien résoudre dans le fond, en conséquence les mécontents d’aujourd’hui qui veulent virer Sarko, vireront demain le PS, en 2014 (comme la défaite de 1981 a permis les victoires de la droite aux municipales de 1983) et c’est à ça qu’il faut se préparer, à une droite plus radicale pour mieux mettre au pas les esprits.

Et l’extrême-droite ?

Partout l’extrême-droite est prise en tenaille : ou elle se plie aux règles démocratiques en acceptant de devenir présentable pour le désistement à droite – et elle perd l’essentiel de son électorat – ou elle continue son voyage solitaire en espérant peser sur les décisions de l’extérieur du système. La droite peut se droitiser, il existera toujours une barrière entre droite et extrême-droite, une barrière qui ne porte pas sur les valeurs défendues mais sur le rapport aux institutions. Pour le moment, le FN c’est lui contre TOUS. La droite peut se droitiser sans que cette position change. Les fondements de l’extrême-droite sont opposés à deux tendances de fond du capitalisme actuel qui détruit l’Etat et les Nations. Comme tout fascisme le FN a besoin d’un Etat fort et d’une Europe défaite or la droite se doit de faire plaisir aux forces dominantes qui ne veulent plus de l’Etat et qui aiment l’Europe pour détruire les forces populaires incapables jusqu’à ce jour de se donner une histoire commune sur l’échelle du continent. Il est facile de vérifier que chaque extrême-droite dépend plus de l’histoire des pays que de principes européens. En Italie, Bossi veut le démantèlement du pays, en France le FN joue la carte nationaliste d’où le fait qu’en Italie Bossi a pu se lier un temps avec les forces capitalistes au pouvoir, mais depuis la chute de Berlusconi, il redevient le chef d’un parti contre TOUS les autres.

La perspective

J’ai entendu Mélenchon expliquer qu’une entreprise Renault à Tanger c’était bien à condition que les voitures produites en Afrique soient destinées à l’Afrique, et qu’à venir sur le territoire français, elles devraient être fortement taxées, pour ne pas concurrencer notre industrie. Cette stratégie est celle adoptée par les dirigeants du Brésil qui taxent à 30% toute voiture venant d’ailleurs. Le problème c’est que cette défense de l’industrie automobile française « prive » l’ensemble des plus pauvres de notre pays de l’accès à une voiture deux fois moins chère ! Ce à quoi on peut répondre que si la France n’a plus d’industrie, elle sera si pauvre que même les voitures à moitié prix seront inaccessibles donc l’usine de Tanger obsolète … Le deuxième problème c’est l’Europe : si tout le monde ne taxe pas, elles peuvent alors entrer en Italie et comment empêcher ensuite leur entrée en France vu le marché unique européen ?

Pour la Grèce Mélenchon a souvent pris l’exemple de l’Argentine qui, dit-on, n’a pas payé sa dette et est sortie de la crise. L’Argentine a fini aujourd’hui de payer sa dette aménagée et si elle est sortie de la crise ce n’est pas en brandissant la menace du refus de payer (même le Venezuela a payé sa dette) mais en rompant la parité de son peso avec le dollar, ce qui a engendré une dévaluation de 25% et un appauvrissement immense des classes moyennes. L’Argentine a retrouvé des taux de croissance de 7% mais son économie reste fragile car liée au prix international du soja. Le cas de la Grèce révèle un phénomène qui n’avait peut-être pas été prévu : l’euro est un carcan puisque le pays ne peut pas dévaluer sa monnaie. Si la Grèce imposait un aménagement de la dette en sortant de l’Euro, la chute des salaires serait en effet de 25% - comme les politiques viennent de le décider – mais avec un espoir de relance de la vie économique. L’argent donné à la Grèce n’est pas donné à la Grèce, il est donné à l’euro pour éviter une crise en cascade or l’Espagne est au bord du gouffre et là, aucune somme ne sera suffisante pour « sauver » l’euro. C’est à cet effondrement que les droites se préparent tandis que les gauches courent derrière l’actualité pour sauver les meubles. Je ne crois pas que le capitalisme soit en son stade ultime mais, qu’une fois de plus il prépare sa mutation, et les gauches qui autrefois avaient un horizon (les droites en avaient peur car elles pensaient que les gauches resteraient au pouvoir puisqu’elles allaient satisfaire les revendications du peuple) ne servent plus qu’à réaliser la sale besogne. Celui qui a été le plus clair est Luc Ferry quand il a dit sur France Inter en substance : « Pour 2012, c’est perdu, mais nous récupèrerons les commandes du pays après l’échec inévitable du PS. »

Or, il faut bien que le PS gagne mais en sachant qu’un succès électoral n’est la garantie de rien. Dès aujourd’hui, il faut poser les problèmes de manière franche et claire, aussi bien ceux de l’écologie que ceux du social et de l’économique. Et mes soucis sont les suivants : Oui, il faudra du protectionnisme mais lequel ? oui il faudra une sortie de l’Europe mais laquelle ? oui, la crise est devant nous mais laquelle ? L’étude de la droitisation de Sarkozy renvoie les gauches à leurs propres responsabilités.

 

Jean-Paul Damaggio

 

15-02-2012

La Brochure : http://la-brochure.over-blog.com/article-pourquoi-sarkozy-se...

URL de cet article 15862
http://www.legrandsoir.info/pourquoi-sarkozy-se-positionne-tres-a-droite.html

 

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