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Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 11:10

Georges Gastaud, secrétaire national du P.R.C.F.

 

Tantôt « pour sauver l’euro », tantôt pour « préserver le triple A »,  Sarkozy inflige  à notre peuple une série de purges  ravageuses. La  France d’en bas  n’est pas  près d’oublier que, pour obéir aux critères de Maastricht, Fillon a instauré la retraite à 67 ans  (les salariés ne toucheront  une pension sans décote qu’à cet âge !) et qu’il désosse  la Fonction publique, l’hôpital  et l’Education nationale.  Quant aux étudiants,  aux  chômeurs et  aux  retraités  modestes, ils  ne risquent pas d’oublier la  dernière  avalanche  de déremboursements-Sécu  imposée par Fillon : cela s’est aussitôt traduit  par l’envol des cotisations Mutuelles, de moins en moins accessibles aux « travailleurs pauvres ». 

Chacun sait en outre qu’à la demande de l’U.E.  et de ses maîtres berlinois, un méga-plan d’austérité est programmé en France pour le mois de juin, et cela, quel que soit l’élu puisque F. Hollande  (capitale : Maastricht)  ne promet rien d’autre qu’une « austérité de gauche » dont a vu les effets en Grèce ou en Espagne…

Pourtant le « triple A » est perdu ; l’euro entraîne dans son agonie les acquis  des  travailleurs d’Europe et la souveraineté de toutes les nations placées sous la tutelle de la B.C.E.. Athènes, Rome, Madrid, mais aussi désormais Paris,  doivent  désormais  quémander  le feu vert de  Berlin avant de  présenter leur budget respectif devant leur parlement national. 

Et  dans tous les pays d’Europe, c’est l’extrême droite  qui grimpe, dopée par l’euro-criminalisation du communisme, par la traque des travailleurs étrangers et par les concessions de l’Internationale « socialiste » et de son appendice, le P.G.E.  à  l’anticommunisme  de confort et à l’antisoviétisme à retardement.  Dieu qu’elle est belle « l’Europe de la paix, de la prospérité et de la liberté » que promettaient  les Traités de Rome, de Maastricht et de Lisbonne !

Pour desserrer cet étau, qui écrase  la France aussi sûrement qu’une invasion,  les frères ennemis de l’UMPS  prônent toujours plus d’austérité et de « fédéralisme européen ». Cette fuite en avant  est orchestrée par  L.  Parisot, la vraie patronne de notre pays : la cheftaine du MEDEF ne vient-elle pas  d’appeler, dans une  tribune du  Monde,  à des « abandons de souveraineté » pour construire  sa  « nouvelle patrie  : les Etats-Unis d’Europe ». Et les buts de classe de cette trahison de la grande bourgeoisie française sont clairement affichés :  « reconfiguration des territoires »  et négociation des  conventions collectives  à l’échelle continentale ;  -  histoire  de diviser par deux le « coût du travail » (sic)  en France - ;  Bref,  le  grand patronat met désormais officiellement le cap sur la mort de la France ! Avis  aux  « marxistes » qui  rechignent  encore à  unir  le patriotisme populaire à l’internationalisme prolétarien, comme surent pourtant  le faire avec éclat  les Communards, les militants du Front populaire ou le Parti des Fusillés aux heures les plus glorieuses de notre histoire progressiste…

Bien entendu,  l’oligarchie  sait  bien  que  ce suicide national annoncé porte en lui le risque  d’énormes tempêtes. Des millions de travailleurs ont  en effet  compris que le capitalisme n’est pas la « fin de l’histoire » ; au contraire, ce système pourrissant  peut  déboucher sur « l’histoire de la fin »,  tant  il  est  devenu  incapable de produire autre chose que des « crises aiguës chroniques », des guerres à répétition et  des  dégâts  écologiques irréversibles.  Pour parer aux affrontements de classes qui s’annoncent,  l’oligarchie fourbit   sa  deuxième arme de destruction massive: l’extrême droite,  qui est chargée  dans toute l’Europe  de cibler l’ouvrier étranger. En France, le FN s’emploie ainsi à dévoyer le légitime attachement des  travailleurs à leur pays, à ses industries délocalisées, à sa langue sacrifiée au « tout-anglais  » patronal, à son identité républicaine, prise en tenailles  entre la xénophobie  d’Etat  de l’UMP  et l’autophobie nationale  de la gauche-caviar. Derrière la montée du FN, comment ne pas voir le travail inlassable des Hortefeux, Guéant et Cie ? A l’intérieur même de l’UMP, la « droite populaire »  des Ciotti, Vanneste et Cie  prépare  sa jonction avec un FN qui n’hésite déjà plus à tracter à la porte des grandes usines ! 

C’est de cette  tenaille entre l’UMPS pro-Maastricht  et l’ « U.M.’Pen » en  gestation  qu’il faut  d’urgence  extraire  la classe ouvrière  et la République. Pour cela, il faut  appeler notre peuple à sortir de l’euro (et de l’UE !) « par la porte à gauche »,  comme eût dit  Ferrat. Il ne s’agit pas de  se replier sur l’hexagone, mais  de décider en France pour coopérer avec  tous  les peuples  du monde: ainsi procèdent déjà  les pays réunis de  l’Alternative Bolivarienne des Amériques. 

Et surtout,  il est  temps que  les vrais communistes, les syndicalistes de lutte, les francs républicains s’unissent dans l’action  pour  « dégager »  les partisans de l’oligarchie.  A terme,  il s’agit de remettre à l’ordre du jour, non dans les mots mais dans les faits,  la question du socialisme pour la France et du communisme pour le monde : car l’oligarchie est aujourd’hui tellement compromise dans sa funeste « construction européenne » qu’une rupture progressiste de la France avec l’UE remettrait le mouvement populaire à l’offensive sur tout notre continent !

Pour cela,  le PRCF interpelle  les dirigeants du Front de gauche : vous  prétendez  réaliser votre programme  dans le cadre d’une  « Europe sociale » dont nul  ne voit le début d’une esquisse. Soit !  Mais  daignez au moins  répondre  à cette question incontournable  : que feriez-vous une fois élus si Merkel et ses amis du SPD disent Nein ! à la France et collent à la France d’énormes amendes pour « manquement aux engagement » ? Citoyen Mélenchon, êtes-vous prêt alors à CLAQUER LA PORTE de l’UE, quitte à  rompre avec le P.G.E.  dont le président, M. Pierre Laurent, défend l’euro corps et âme ? Êtes-vous prêt  à  rétablir  totalement, « à la Chavez », la souveraineté politique de la France, dont Jaurès disait  qu’elle  est  « le socle de  l’émancipation sociale » ? Tant que le Front de gauche  n’aura  pas  répondu  à  ces questions, des millions d’ouvriers  ne  le  prendront  pas au sérieux  et  le FN disposera d’un boulevard  pour  usurper  le titre d’avocat de la nation populaire !

Cependant, les forces progressistes anti-UE doivent d’abord compter sur  elles-mêmes : c’est pourquoi la conférence nationale du PRCF  a adressé  un appel  aux  organisations progressistes opposées à l’UE. Séparément nous ne sommes guère visibles, ensemble nous bouleverserions la problématique politique ! -  aux communistes, membres ou pas du PCF,  le PRCF propose trois campagnes communes : contre  la criminalisation du  communisme ; pour  rompre avec l’UE  sur  des bases  progressistes ;  contre  les guerres impérialistes ;

 

-  aux organisations  républicaines  opposées à la fois à l’U.E. : cassons le monopole politique de l’UMPS et de l’UM’Pen  en organisant  un  meeeting unitaire  sur le thème : non aux mesures Sarkozy, non à  l’UE, oui aux principes du CNR !  Lançons ensemble l’idée d’une manif nationale à l’occasion du 20ème anniversaire du référendum sur Maastricht  (septembre 2012),  qui coïncide avec le 220ème   anniversaire  de  la bataille de Valmy, où l’armée de  la Révolution  vainquit la Coalition monarchique en jetant  les bases de la République « sans-culotte ». 

Notre peuple  hésite entre colère, désarroi  et  « solutions » national-populistes. Seule notre unité d’action peut donner à temps un signal clair d’espérance, de résistance et de contre-offensive : à chaque progressiste de répondre !

 

Georges Gastaud

 

Edito du Clic Rouge, PRCF

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