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Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

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Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 00:14

La prestation du Chef de l’Etat, pardon du candidat Sarkozy, n’a guère surpris. Il nous a sauvé du désastre, paraît-il, lui et son homologue allemande qui porte la culotte. Rien que ça.

 

Que voulez-vous, c’est la crise, il n’y peut rien. Il ne peut faire autrement que de demander au peuple de nouveaux sacrifices. La croissance baisse toujours, les recettes diminuent, la dette augmente,  le triple A est menacé, on paye déjà des intérêts plus élevés que l’Allemagne mais pas autant que la Grèce : 25%. Elle ne pouvait que s’enfoncer davantage !

C’est la faute aux Américains avec leur crise des subprimes, aux 35 heures, aux retraités, aux fonctionnaires trop nombreux et trop protégés, à tous ces assistés qu’il faut indemniser en cas de maladie et soigner dans nos hôpitaux. A tout le monde sauf aux spéculateurs, aux actionnaires assoiffés de dividendes,  aux banques qui pratiquent des taux usuraires, à ces « marchés financiers », qui ont aussitôt réagi en faisant regrimper la bourse, mais ils exigent plus. La crise leur sert à ça.

Le MEDEF a salué le courage du président-candidat qui n’a besoin de personne pour s’autoféliciter. Et qui, courageusement, se tourne vers les victimes de la crise qui n’y sont strictement pour rien et décide, tout seul comme un grand, sous la dictée des marchés financiers, qu’il n’a pas d’autre choix. Il a même, dans un élan pathétique, affirmé qu’il n’avait pas seulement sauvé l’Europe, mais le monde de la catastrophe !

 

Mais qu’a-t-il donc fait depuis 2007 sinon de beaux discours tandis que les déficits se creusaient comme jamais, tout comme le chômage, la pauvreté, les inégalités. Les spéculateurs n’avaient qu’à bien se tenir, les paradis fiscaux aussi, les hauts salaires, les profits allaient être partagés : « un tiers pour les salariés, un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les investissements… » Il allait réguler tout ça, moraliser le capitalisme !

On a vu, il est venu : 450 milliards de dettes publiques en plus, 170 milliards d’exonérations sociales et fiscales pour « aider » les entreprises, rien qu’en 2010, 220 milliards par an de dividendes, 10% du PIB sont passés du travail au capital. (C’est en France que la productivité du travail est la plus élevée au monde, avec la Norvège). Et c’est aux salariés qu’il demande de travailler plus et plus longtemps pour continuer à engraisser la petite classe des maîtres de la finance et de l’économie et les hommes politiques à sa solde ?

La fuite en avant le conduit – avec les autres Chefs d’Etat, y compris sociaux démocrates - à vouloir soumettre les budgets des Etats à un gouvernement européen aux pouvoirs renforcés de manière à mieux assujettir les peuples à la loi du fric, au détriment de ce qui nous reste de souveraineté nationale.

En même temps qu’ils appellent la Chine au secours pour apporter un peu de ses excédents dans les coffres car les Etats-Unis sont exsangues et les plus endettés au monde

 

Tel est le bilan et le programme de Sarkozy : la super austérité pour le peuple, l’opulence pour les riches. Le « progrès » social… à reculons et à marche forcée.

A chacun de voir. Mais attention aux gestionnaires miracles, grands favoris des sondages,  qui oublient facilement de toucher à l’essentiel : la maîtrise des banques, de la monnaie et du crédit, le pouvoir renforcé des salariés dans les entreprises, la taxation des revenus du capital, le développement des services publics, l’amélioration du pouvoir d’achat, du SMIC…parmi bien d’autres mesures indispensables pour recréer de la croissance, donc de l’emploi et des recettes, si l’on veut que les promesses soient tenues. L’argent existe !

 

Le Front de Gauche et l’ensemble de ses composantes mettent au cœur de la campagne désormais ouverte, ces questions essentielles sans lesquelles nous ne sortirons pas de la crise de sitôt.

 

Ils appellent à la riposte sans attendre, au développement de fronts de lutte contre toutes les dispositions qui s’inscrivent dans l’accélération des reculs sociaux annoncés.

 

René Fredon

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