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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 11:05

aaa logo Drapeau VOn a peine à imaginer aujourd’hui la violence des conflits politiques et sociaux des années 1947-1950 en France, et particulièrement la violence de la répression exercée par les gouvernements "Troisième Force" (socialistes, radicaux, M.R.P). Années où le souvenir de la violence des années de la guerre n’était pas éteint. Années du déclenchement de la Guerre froide et de la scission irrémédiable de « la Gauche ». Années d'une combativité ouvrière exacerbée par les très dures conditions de vie de l'immédiat après-guerre. 

Des centaines de blessés, d’emprisonnés, d'expulsés (travailleurs étrangers), des milliers de licenciés… et des morts :

Le cheminot Puzzoli, ancien F.T.P,  est matraqué à mort par la police le 28 octobre 1947 lors d’une contre-manifestation communiste devant la salle Wagram à Paris.

Lors des grandes grèves de la fin 1947, à Valence (Drôme), le 4 décembre, le cheminot Penel (père de trois enfants), l'ouvrier du parc d'outillage Chaléat (père de trois enfants), sont abattus par les balles des C.R.S qui s'opposaient à l’occupation de la gare par les grévistes. L'ouvrier du bâtiment Justet (père de trois enfants), blessé par balles, décèdera peu après. À Marseille, l'ouvrier Bettini, 23 ans, ancien déporté à Dachau, est abattu par balles par un policier devant son piquet de grève à l'Estaque à Marseille, le 8 décembre.

 En octobre 1948, lors de la grande grève des mineurs d’octobre-novembre, nouvelles violences policières. À Alès, l'ouvrier Chaptal est blessé à mort lors d'une manifestation de soutien aux mineurs. À Merlebach, le mineur Jansek est matraqué à mort par les C.R.S. À Firminy, au puits Cambefort, le mineur Barbier est tué par les balles des C.R.S. Le mineur Goïo, également blessé par balles, décèdera peu après. On ergotera sur l’origine des balles : 24 correspondants et photographes de presse français et étrangers signèrent une déclaration contredisant l’affirmation du ministre François Mitterrand, selon laquelle les grévistes auraient tiré les premiers sur les CRS. 

Dans la nuit du 12 au 13 décembre 1948, à Saint Mandé,  André Houillier, combattant des deux guerres, abattu d'une balle dans le dos par un policier alors qu'il collait une affiche de Fougeron (interdite) pour la paix. 

En avril 1950 encore, à Brest, lors d'une manifestation d'ouvriers du bâtiment, Edouard Mazé, 27 ans, est abattu par balles... 

Le principal artisan de cette répression fut le socialiste Jules Moch (1893), ministre de l'Intérieur de novembre 1947 à février 1950, qui assumera jusqu'à sa mort (1985) l'usage de cette violence d'État contre le "péril rouge". Ne parlons pas de l'ondoyant François Mitterand, qui d'ailleurs n'était pas socialiste à l'époque, mais on ne peut pas ne pas mettre en balance de cette violence l'immédiat passé de Jules Moch, socialiste qui prend dès les années 30 ses distances avec le marxisme, mais ferme républicain, ministre du Front populaire, actif dans l'aide à l'Espagne républicaine, hostile aux accords de Munich qu'il acceptera seulement par discipline, refusant les pleins pouvoirs à Pétain en 1940, résistant, combattant de la France Libre... Ceci dit pour prendre la mesure du fossé qui s'était plus que jamais creusé entre les socialisteset les communistes en ces années du début de la guerre froide.

Cette violence par rapport aux "ennemis de l'intérieur", pour terrible qu'elle ait été, pèse certainement peu au regard des innombrables victimes de la guerre coloniale en Indochine, initiée à l'automne 1946, au regard des dizaines de milliers de victimes de la répression de l'insurrection malgache, à partir de mars 1947. Extraordinaire violence coloniale longtemps passée aux oubliettes de l'Histoire, hormis les travaux de quelques courageux spécialistes. Et violence assumée sans états d'âmes particuliers par la totalité des ministres des gouvernements d'après la Libération, socialistes au premier chef, hormis les ministres communistes qui, longs à prendre la mesure de ce qui se jouait outre-mer, prenaient quelques distances tout en veillant à demeurer dans la coalition... Jusqu'à ce que le Président socialiste les en chasse...

Rappeler ce passé n'est pas régler des comptes, mais peut certainement aider à ne pas présenter, comme c'est trop souvent le cas aujourd'hui, une Histoire dichotomique, les méchants « Stals » d'un côté, les gentils réformistes de l'autre...

 

René Merle

 

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-violence-d-etat-et-social-democratie-82610096.html

 

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