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La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

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L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 21:03

Tribune des lecteurs

 

Rien de concret n’est sorti de ce sommet en pleine crise grecque (référendum abandonné, confiance du parlement à Papandréou) et italienne (sous contrôle du FMI). Sauf des mouvements de menton de qui vous savez, destinés à la galerie et plus particulièrement à l’électorat français.

 

Il paradait au 20 heures, aux côtés du chef de la plus grande puissance économique de la planète a-t-il tenu à souligner (la plus endettée aussi, ça il ne l’a pas dit), aussi crispé qu’Obama paraissait détendu, soucieux de son temps de parole et de montrer sa détermination à sauver l’Europe et le monde… Il est dans la cour des Grands, il tient à ce que ça se sache, ce sera même son principal argument de campagne à n’en pas douter.

Du volontarisme à revendre, nul ne conteste son hyper activité, des mesures concrètes… on verra plus tard. Passons le cap grec.

Il a été prudent, tout de même, se gardant de considérer que la crise était derrière nous. On ne l’aurait pas cru !

 

Lors de cette dernière séance notre magicien, pourfendeur de banquiers véreux et de paradis fiscaux qui n’ont toujours pas disparu, a fait un grand numéro dans la foulée du discours de Toulon, en octobre 2007 : il allait mettre bon ordre à leurs dérives. On a vu avec quel succès.

Il se battra pour qu’une taxe sur les transactions financières soit mise en place en Europe, en 2012, simple coïncidence. Qu’on se le dise !

Comme en écho aux alter mondialistes réunis à Nice, qui ont fait entendre une autre explication de la crise, de ceux qui la payent, pas de ceux qui en profitent, il a voulu montrer qu’il n’était pas en reste en matière de promesses… Il n’est pas entré dans le détail, juste pour nous dire qu’il y pense mais qu’il n’est pas tout seul. En Europe, il n’a pu citer que l’Allemagne et l’Espagne pour envisager une telle mesure.

Au G20 il n’a été question que de « faire en sorte que des ressources supplémentaires puissent être mobilisées rapidement… » On ne peut être plus vague.

 

Ce n’était pas le seul effet d’annonce à visée électorale. Il a eu cette phrase superbe : « Nous considérons moralement comme absolument indispensable que les peuples du monde sachent que les acteurs financiers qui ont conduit le monde dans les travers que nous connaissons, seront amenés à contribuer financièrement à la réparation des dégâts qui ont été créés. »

Il faudra s’en souvenir. Mais enfin il y a comme un aveu que les dégâts causés à l’économie mondiale, avec leurs conséquences sociales, donc humaines, sont le fait des acteurs financiers.

Il entend la colère de tous les indignés dans le monde : d’Athènes à Wall Street. Il essaie de la désamorcer.

Cela ne l’a pas pour autant conduit à envisager de changer les règles (et pour cause ?) qui ont donné à ces acteurs toute latitude pour agir dans le seul intérêt de leurs actionnaires. Le G20 a juste épinglé 29 banques « qu’on va renforcer et surveiller »… Un petit coup de baguette sur les doigts pour calmer l’opinion publique et la préparer à quelques faillites spectaculaires dont Dexia vient de donner un avant-goût.

 

On continuera à faire payer l’addition aux peuples, en agitant le hochet d’une taxe dont il n’a même pas précisé le taux et les modalités. Il parle juste d’ouvrir un débat en 2012 pour envisager un petit prélèvement… éventuel. C’est la solidarité pour sauver les banques qui ont joué et perdu l’argent qui leur était confié ou qu’elles n’avaient même pas, selon les risques qu’elles prenaient ! Rien de changé.

Il n’envisage pas de toucher à l’essentiel : le pouvoir de la finance, le type même de système économique productiviste, inégalitaire et destructeur de notre environnement, ce libéralisme qu’il nous « vend » toujours comme le meilleur des systèmes.

Que les actionnaires et autres profiteurs se partagent les fruits du travail salarié, les ressources d’autres peuples et qu’en plus ils arrondissent leurs fins de mois en jouant en bourse, ne lui pose, moralement, aucun problème ! Leur réussite sociale n’est due qu’à leur esprit d’entreprise, à leur sens des affaires ? C’est bien connu.

C’est d’ailleurs pourquoi ils s’accrochent au pouvoir politique qui leur permet de pérenniser le système, du moins tant que les victimes ne verront pas – ou ne croiront pas - en une autre perspective possible qui dépendra de la force de leurs exigences sociales et démocratiques, de leur aspiration à une véritable transformation de la société,  de leur engagement pour la construire, bref, de leurs luttes comme de leur vote.

 

René Fredon

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