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Vendémiaire

Blog d'actualité politique

Proposition de la « Gauche communiste du PCF » pour un Parti communiste du 21e siècle

Publié le 27 Décembre 2009 par Claude Beaulieu in France-Politique - société


samedi 26 décembre 2009

 

Le Comité Valmy estime que dans sa réalité objective, la situation politique en France rend nécessaire, dans les meilleurs délais possibles, la réalisation d’un front républicain, patriotique, anti-impérialiste, indépendantiste et de Progrès social. C’est dans cette perspective qu’avec nos amis de l’Arc Républicain de progrès nous appelons à une convergence nationale et républicaine. Il s’agit faut-il le redire, de la démarche politique d’union du peuple de France qui est celle de notre comité depuis la création de celui-ci.

Cette vision politique s’inspire de l’union de la Résistance et, nous considérons que ce rassemblement populaire est potentiellement majoritaire s’il parvient à regrouper les familles de pensée de l’arc républicain qui sont conscientes que, loin d’être historiquement dépassée, la nation est aujourd’hui pour les citoyens, l’un des outils principaux de la lutte pour la démocratie, la souveraineté populaire, la paix et le progrès social. Le front uni que nous souhaitons, est très large et devrait regrouper toutes les sensibilités républicaines, et notamment, les gaullistes fidèles à l’déal d’indépendance nationale et les communistes qui n’ont pas oublié que patriotisme et internationalisme sont complémentaires et non antagonistes.

Nous publions la récente déclaration de la "Gauche Communiste" du PCF en soulignant d’une part, que son appréciation de la Nation et la notre sont voisines et que d’autre part, la volonté exprimée par la Gauche Communiste de retrait de la France de l’Union Européenne et de l’OTAN, représentent des exigences qui sont également celles du Comité Valmy et de l’ARP.

Claude Beaulieu

 

10 engagements pour un Parti communiste du 21e siècle

 

1. Le PCF s’engage à être un parti communiste, dans son nom, dans ses références idéologiques et dans ses perspectives de lutte.

 

2. Le marxisme est la théorie de référence, d’analyse et d’action du PCF. Cette théorie scientifique ne peut vivre et se développer qu’en assimilant les nouvelles avancées des sciences et des techniques en partant du réel. Le marxisme est le contraire du dogmatisme, la devise de Karl Marx était « de douter de tout ». Les différentes approches du marxisme sont à prendre en compte au sens critique de la démarche.

 

3. La lutte des classes étant la donnée centrale et incontournable, le PCF place la classe ouvrière au centre de son action. Un front anti-capitaliste doit unir autour de la classe ouvrière toute les catégories qui à un degré ou à un autre sont victimes de l’exploitation capitaliste : travailleurs du secteur des services, travailleurs intellectuels, etc. Tout doit être fait pour que 30 % au moins d’ouvrières et d’ouvriers (pourcentage de ce que représente la classe ouvrière dans la société française) soient présents dans la direction du Parti, à tous les niveaux (directions de sections, directions fédérales, conseil national, commission exécutive), et parmi les élus.

 

4. Le front de classe anticapitaliste détermine notre politique d’union. L’indépendance politique du PCF doit être retrouvée. Pour que l’union fonctionne, il faut un PCF fort, implanté dans la classe ouvrière et parmi les salariés exploités, rayonnant au delà, notamment chez les intellectuels, les scientifiques, les artistes…

 

5. Les cellules du PCF sur le lieu du travail seront recrées et animées par les militants. Les cadres communistes seront, en priorité, issus des cellules d’entreprises. Les 100 plus grosses entreprises de France seront en liaison directe avec le Conseil national du PCF. Chaque direction fédérale fera de même avec les 10 plus grosses entreprises de son département. Au minimum un tract ou un journal mensuel, contenant une page nationale, sera distribué dans ces entreprises. La cellule d’entreprise aidera à ce que des militants communistes prennent des responsabilités dans le syndicat.

 

6. La révolution socialiste est l’objectif de la stratégie du PCF. Celle-ci sera le mouvement « de l’immense majorité au profit de l’immense majorité » (Le Manifeste communiste). Elle ne peut être opposée à la lutte pour des « petites » améliorations. La révolution, démocratique, doit renverser la dictature du capital et instaurer la domination des forces démocratiques du peuple de France sur toutes les formes de capitalisme.

 

7. La société communiste ne peut résulter que d’un haut développement de la société socialiste. Le socialisme est l’étape nécessaire de mise en ordre démocratique et de remise sur ses pieds de la société, au niveau économique, social, culturel mais aussi écologique, pacifique et humaniste. Pour ne pas reproduire les errements du stalinisme, la liberté de penser, de s’exprimer et d’agir devra être respectée en toutes circonstances. De la socialisation des grands moyens de production, d’échanges et financiers, naîtront des formes nouvelles d’autogestion. Les mots « Liberté, Egalité et Fraternité » prendront alors tout leur sens.

 

8. La nation française, cadre des conquêtes ouvrières et démocratiques, doit être défendue contre la mondialisation impérialiste. Le PCF doit prendre une position claire et responsable en exigeant la sortie immédiate de l’Europe de Maastricht, véritable carcan de l’impérialisme, et de l’OTAN, expression militaire de la domination des Etats-Unis sur le monde.

 

9. Une nouvelle internationale, organisation démocratique et pluraliste des communistes du Monde entier, sans aucun centre ni leader, doit voir le jour. Elle sera un lieu d’échanges, d’entraide et d’actions, y compris avec d’autres organisations anti-impérialistes et pourra servir de plate-forme contre l’hégémonie impérialiste actuelle. Elle défendra le droit inaliénable des peuples à l’autodétermination face au néo-colonialisme.

 

10. La fonction de 1er Secrétaire dans le PCF doit être supprimée à tous les niveaux, au profit du renforcement et du développement des directions collectives. La confrontation des idées, indispensable pour les marxistes, est le contraire du monolithisme. La reconnaissance du droit de tendance doit permettre un fonctionnement réellement démocratique du Parti.

 

publié par Comité Valmy http://www.comite-valmy.org/spip.php?article459

 

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