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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 17:43

aaa logo Drapeau VAprès avoir dit tout son espoir d'une victoire électorale décisive de la social-démocratie allemande, et mis en garde contre une éventuelle réaction violente du pouvoir, Engels termine son introduction du texte de Marx par cette curieuse parabole qui conforte ses espérances. Parabole dont la fin interroge particulièrement dans cette proclamation de la victoire de la subversion par un autocrate, une fois épuisées toutes les initiatives répressives : 

" Il y a maintenant presque exactement mille six cents ans que dans l'Empire romain sévissait également un dangereux parti révolutionnaire. Il sapait la religion et tous les fondements de l'État. Il niait carrément que la volonté de l'empereur fût la loi suprême, il était sans patrie, international, il s'étendait sur tout l'Empire depuis la Gaule jusqu'à l'Asie, débordait les limites de l'Empire. Il avait fait longtemps un travail de sape souterrain, secret. Mais depuis assez longtemps déjà il se croyait assez fort pour paraître au grand jour. Ce parti révolutionnaire qui était connu sous le nom de chrétien [la dimension de classe n'est pas abordée ici, pas plus que celle des sexes : christianisme, religion des esclaves, des humbles et des femmes. D'ailleurs, l'engagement chrétien n'est pas présenté comme à proprement parler religieux] avait aussi sa forte représentation dans l'armée [on connaît l'intérêt constamment affirmé d'Engels pour les choses militaires]; des légions tout entières étaient chrétiennes. Lorsqu'ils recevaient l'ordre d'aller aux sacrifices solennels de l'Église païenne nationale pour y rendre les honneurs, les soldats révolutionnaires poussaient l'insolence jusqu'à accrocher à leur casque des insignes particuliers - des croix, - en signe de protestation. Même les chicanes coutumières des supérieurs à la caserne restaient vaines. L'empereur Dioclétien ne put conserver plus longtemps son calme en voyant comment on sapait l'ordre, l'obéissance et la discipline dans son armée. Il intervint énergiquement, car il était temps encore. Il promugua une loi contre les socialistes, je voulais dire une loi contre les chrétiens. Les réunions des révolutionnaires furent interdites, leurs locaux fermés ou même démolis, les insignes chrétiens, croix, etc., furent interdits, comme en Saxe les mouchoirs rouges. Les chrétiens furent déclarés incapables d'occuper des postes publics, on ne leur laissait même pas le droit de passer caporaux. Comme on ne disposait pas encore à l'époque de juges aussi bien dressés au "respect de l'individu" que le suppose le projet de loi contre la révolution de M. de Kœller [ministre de l'intérieur allemand, qui prépara en 1894-1895 une nouvelle loi d'exception contre les socialistes], on interdit purement et simplement aux chrétiens de demander justice devant les tribunaux. Cette loi d'exception resta elle aussi sans effet. Par dérision, les chrétiens l'arrachèrent des murs ; bien mieux on dit qu'à Nicomédie, ils incendièrent le palais au-dessus de la tête de l'empereur. Alors, celui-ci se vengea par la grande persécution des chrétiens de l'année 303 de notre ère. Ce fut la dernière de ce genre. Et elle fut si efficace que dix-sept années plus tard, l'armée était composée en majeure partie de chrétiens et que le nouvel autocrate de l'Empire romain qui succède à Dioclétien, Constantin, appelé par les curés le Grand, proclamait le christianisme religion d'État." [Engels ne pouvait, ou ne voulait envisager quel destin attendrait un socialisme devenu "religion d'État", sous l'égide d'un autocrate. À tout le moins, la question était implicitement posée au vu de ce que devint le christianisme après la décision de Constantin.]


René Merle

 

suite :

René Merle : Engels, le parti social-démocrate allemand et le passage pacifique au socialisme - IV - Bernstein et Kautsky

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