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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 11:52

Dakar, 4 octobre 2011 (APS) - De plus en plus nombreuses à tenter l’aventure du mariage avec des émigrés, des femmes vivent avec des angoisses mal dissimulées la solitude causée par l’absence prolongée de conjoints installés à l’étranger. Ces unions connaissent cependant toutes sortes de difficultés. Des relations conflictuelles avec les belles-familles en passant par la gestion de la l’absence du conjoint, entre rêve et illusions de bonheur, elles ont choisi l’amour à distance, pour le meilleur ou pour le pire.

Mariées à des hommes partis faire fortune en Occident, de plus en plus des Sénégalaises passent des années sans voir leurs conjoints. Poussées par la famille, les amis, beaucoup de jeunes filles croient qu’en épousant un "modou-modou" (émigré, en wolof) elles n’auront plus de souci matériel. Pourtant, elles doivent gérer la pression familiale, le manque d’argent entre autres.

Nogaye vivait chez sa belle famille jusqu’au moment où elle a quitté la demeure, répudiée par son époux à cause de disputes fréquentes avec les belles-sœurs. « Ces gens-là me traitaient comme leur bonne. Cela ne me posait pas de problème car je suis habituée aux travaux ménagers », explique-t-elle.

Elle ajoute : « Mais en plus de ça mes belles-sœurs, soutenues par leur mère, me créaient toutes sortes de problèmes. Quand je ne pouvais plus le supporter, je me suis battue avec la petite sœur de mon mari, et celui-ci a pris son parti et m’a répudiée ». Aujourd’hui, Nogaye s’est réconciliée avec sa belle-famille. Elle a retrouvé son époux, refusant toutefois de retourner chez ses beaux parents. «  Mon problème, souligne-t-elle, se trouve au niveau de la gestion de la dépense. Mon mari envoie de l’argent à son frère aîné, c’est lui qui me donne l’argent de ma popote et je suis sûre qu’il ne me donne pas tout ce qui m’est destinée. »

Fatou, est étudiante. Elle est mariée depuis deux ans à un émigré qui vit et travaille aux Etats-Unis. Celui-ci rentre au pays deux fois par an pour la Tabaski et un mois pendant l’été. « Nous sommes mariés depuis bientôt deux ans, mais nous n’avons pas passé six mois ensemble », dit-elle.

Elle vit à Niary-Tally avec ses beaux-parents. Les relations avec ses belles-sœurs sont « conflictuelles » depuis le début, ce qui entraîne des tensions avec son époux. Elle explique : « Lorsque mon mari est là, mes belles-sœurs sont tout sucre tout miel avec moi. Elles lui font croire qu’elles m’adorent mais dès qu’il retourne aux Etats-Unis, c’est tout fiel. Elles redeviennent de vraies mégères. »

Selon Fatou, « elles réussissent même des fois à me mettre à mal avec ma belle-mère et avec mon mari même ». « Elles sont vraiment redoutables heureusement que mes beaux-frères ne sont pas ainsi sans quoi j’aurais pris mes jambes à mon cou depuis belle lurette ». Ainsi en plus de la solitude engendrée par l’absence de son homme, elle doit gérer des soucis quotidiens avec ses belles-sœurs.

Awa vit avec sa belle-mère. Leurs relations sont « cordiales voire affectueuses », explique la jeune dame, précisant qu’elle a épousé son cousin qui vit en Espagne. « Mon mari est fils unique et sa mère, ma tante, me traite comme sa fille. Même si mon mari veut me faire des histoires, il n’ose pas pour ne pas contrarier sa mère. J’ai vraiment de la chance », raconte-t-elle.

Contrairement aux hommes, beaucoup de femmes d’émigrés n’exercent aucune profession et, donc, dépendent financièrement de leurs époux. Elles sont confrontées à plus de problèmes. C’est en effet vers elle que se tourne chaque membre de la famille proche ou lointaine qui aurait un quelconque besoin d’argent.

Le mari doit en effet entretenir sa famille et régler également beaucoup de problèmes que lui soumettent les autres membres de sa famille et quelques fois même, les simples connaissances.

« La femme de “modou-modou” est celle qui doit toujours tout avoir, toujours être la mieux habillée par exemple parce son mari est à “l’extérieur” », fait observer Khady, une amie de Fatou. C’est une pression permanente qui s’exerce sur l’épouse. « Les gens épient tout ce que tu fais, qui tu fréquentes. Gare à toi si on te voit en compagnie d’un homme qui ne fait pas partie de ta famille ! »

Il se pose aussi dans ces couples le problème de la fidélité. Pour conjurer la solitude, certaines femmes se servent de des sites interactifs comme Skype ou MSN pour rester en contact “visuel” avec leurs conjoints, et ainsi oublier la distance ne serait-ce que pour quelques heures.

« Dès qu’il rentre du boulot, mon mari m’appelle et je me connecte sur Skype. On discute jusque très tard dans la nuit. Ainsi, la solitude se fait moins sentir », confie Fatou.

Si elle a choisi l’internet pour garder le contact avec son homme, il n’en va pas de même pour beaucoup d’autres femmes. Certaines d’entre elles, délaissées par leurs maris pendant des années, cherchent du réconfort dans les bras d’autres hommes. La prolifération de sites de rencontres favorise ces schémas.

Au-delà du virtuel, d’autres ne résistent pas à la tentation de combler la solitude. Nombreux sont les cas d’infidélités et d’infanticides relatés très souvent dans les quotidiens d’informations qui mettent en cause les femmes d’émigrés. Les hommes ne sont pas exempts de reproche. Ce n’est pas une exclusivité des femmes.

« J’ai eu quelques aventures en l’absence de ma femme », confesse Pape, fonctionnaire à Dakar dont l’épouse vit en France. « L’infidélité, ce n’est pas une exclusivité pour une catégorie seulement de conjoints », se justifie-t-il. « Dans tous les tous les pays, ça se vit. C’est un sport universel ».

 

Charlène Mouboulou et Awa Cheikh Faye (APS)

 

 publié par http://senemag.free.fr/spip.php?article961

 

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Published by Charlène Mouboulou et Awa Cheikh Faye/Vendémiaire - dans Afrique noire
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