Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

Merci de signaler à Vendémiaire tout dysfonctionnement que vous pourriez constater.

Rechercher

Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 13:11

 Éric Denécé   

Directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement

 

08 septembre 2013, 12:00

A l’occasion cet imbroglio politico-médiatique dans lequel ses intérêts stratégiques ne sont pas en jeu, le gouvernement français mène une politique incompréhensible pour nos concitoyens comme pour l’étranger.

Depuis deux ans, la France, par le biais de ses services spéciaux, – comme d’ailleurs les Américains, les Britanniques et les Turcs – entraîne les rebelles syriens et leur fournit une assistance logistique et technique, laissant l’Arabie saoudite et le Qatar les approvisionner en armes et en munitions.

Ainsi, la situation syrienne place la France devant ses contradictions. Nous luttons contre les djihadistes au Mali, après les avoir aidés à prendre le pouvoir à Tripoli – en raison de l’intervention inconsidérée de l’OTAN en Libye, en 2011, dans laquelle Paris a joué un rôle clé – et continuons de les soutenir en Syrie, en dépit du bon sens. Certes le régime de Bachar Al-Assad n’est pas un modèle de démocratie et il servait clairement les intérêts de la minorité alaouite, mais il est infiniment plus «libéral» que les monarchies wahhabites: la Syrie est un État laïque où la liberté religieuse existe et où le statut de la femme est respecté. De plus, il convient de rappeler que Damas a participé activement à la lutte contre Al-Qaïda depuis 2002. Pourtant, nous continuons d’être alliés à l’Arabie saoudite et au Qatar, deux États parmi les plus réactionnaires du monde arabo-musulman, qui, après avoir engendré et appuyé Ben Laden, soutiennent les groupes salafistes partout dans le monde, y compris dans nos banlieues. Certes, notre soutien aux agendas saoudien et qatari se nourrit sans nul doute de l’espoir de quelques contrats d’armement ou pétroliers, ou de prêts financiers pour résoudre une crise que nos gouvernants semblent incapables de juguler.

Une question mérite donc d’être posée : la France a-t-elle encore une politique étrangère ou fait-elle celle du Qatar, de l’Arabie saoudite et des États-Unis ? Depuis la présidence de Nicolas Sarkozy la France aligne ses positions internationales sur celles des États-Unis et a perdu, de ce fait, l’énorme capital de sympathie que la politique du général de Gaulle – non ingérence dans les affaires intérieures des États et défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes – lui avait constitué.

Si les élections de mai 2012 ont amené un nouveau président, la politique étrangère n’a pas changé. En fait, nous observons depuis plusieurs années la conversion progressive d’une partie des élites françaises – de droite comme de gauche – aux thèses néoconservatrices américaines : supériorité de l’Occident, néocolonialisme, ordre moral, apologie de l’emploi de la force …

Surtout, un fait nouveau doit être mis en lumière : la tentative maladroite des plus hautes autorités de l’État de manipuler la production des services de renseignement afin d’influer sur l’opinion publique et de provoquer un vote favorable des parlementaires. Ce type de manœuvre avait été conduit par Washington et Londres afin de justifier l’invasion de l’Irak en 2003, avant d’être dénoncé. Onze ans plus tard, le gouvernement recourt au même artifice grossier et éculé pour justifier ses choix diplomatiques et militaires. Compte tenu de la faiblesse des arguments présentés dans la note gouvernementale – qui n’est pas, rappelons-le, une note des services –, celle-ci ne sera d’aucune influence sur la presse et l’opinion. En revanche, par sa présentation, elle contribue à décrédibiliser le travail des services de renseignement, manipulés à leur insu dans cette affaire.

Le mépris des politiques français à l’égard des services est connu. Est-ce un hasard si cette affaire survient alors que l’actuel ministre des Affaires étrangères est celui-là même qui, en 1985, alors qu’il était chef du gouvernement, a fort élégamment «ouvert le parapluie» de son irresponsabilité à l’occasion de l’affaire du Rainbow Warrior?

Une chose au moins est sûre : une remise à plat de notre position à l’égard de la Syrie et de notre politique étrangère s’impose, car «errare humanum est, perseverare diabolicum».

 

http://www.newsring.fr/monde/33-faut-il-intervenir-en-syrie/67693-les-errements-de-la-politique-etrangere-francaise-sur-lintervention-en-syrie

Partager cet article

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Moyen Orient-Asie Mineure
commenter cet article

commentaires