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Site de recherche d'emploi

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 09:50

 La liste est loin d'être exhaustive. Je ne parle que de ce que j'ai vu.

 

En Pologne, à  Auschwitz, les  Allemands ont exterminé des millions de juifs, tziganes, résistants de toute l'Europe. Travail forcé, coups incessants, torture, famine, maladies, chambres à gaz, fausses expériences médicales  furent les instruments  de l'idéologie nazie.

  Les camps sont devenus un musée. Les ruines des fours crématoires et les lieux d'assassinats, les vitrines contenant les objets volés aux déportés par les SS, les photos et documents écrits témoignent de l'horreur. Le souvenir de la sauvagerie raciste est entretenu. Les générations  à venir ne peuvent pas oublier.

 

 Au Cambodge à Phnom Penh, les Khmers Rouges procédaient à l'incarcération, à la torture, à la pendaison de dizaines de milliers de femmes et d'hommes qu'ils prenaient soin de photographier, au Centre S 21, un ancien établissement scolaire. A Battambang, les Cambodgiens montrent aux visiteurs une cavité creusée dans une colline. . Par une espèce de cheminée, les bourreaux précipitaient leurs victimes. Les squelettes s'y entassent en nombre. Dont des enfants. La mémoire de cette abominable période ne s'effacera pas.

 

A  Saint Laurent du Maroni, en Guyane française,  des bagnards étaient enfermés dans un camp épouvantable; les pieds enserrés par des fers jour et nuit, sous les coups des gardiens, sous la menace permanente de la guillotine.  Dans la forêt, on mourait de palu, de dysenterie, de mauvais traitements. Au large de Kourou, l'Île Saint Joseph abritait pour des années les "fortes têtes' dans des cellules sans toit dont ils ne sortaient jamais. L'Île du Diable était  réservée aux  prisonniers d'État (Alfred Dreyfus, reclus dans une cabane).

 Le bagne de Guyane a été supprimé en 1946. Sur la plus grande place de Saint Laurent, une statue du bagnard  inconnu rend hommage aux victimes de la brutalité de cette institution. Sur   l'Île du Diable sont implantés maintenant des radars chargés de suivre les trajectoires d'Ariane et de Soyouz lancés depuis le centre spatial de Kourou  tout proche.

 

 Aux Etats Unis, en Louisiane, les planteurs de coton s'enrichissaient au XIX° siècle sur le dos des esclaves noirs. Vendus comme du bétail mais traités comme on ne traitait pas le bétail. Ces derniers vivaient dans des baraquements, soumis à un travail épuisant, aux séances de coups de fouet, aux viols et au mépris des puissants On ne les tuait pas : ils faisaient partie du patrimoine des planteurs. Sur les bords du  Mississipi, tout un peuple était réduit à l'état de sous-humanité.

 Maintenant, entre La Nouvelle Orléans et Bâton Rouge, on visite ces plantations. On admire des paysages harmonieux, de somptueuses demeures, de belles dames en crinoline qui accueillent le touriste. Mais   où sont les références à  l'esclavage qui a fait cette richesse ?

 

 Rien, pas de traces des lieux de vie des Noirs, pas d'évocation de la violence de leur exploitation. Pas d'éléments du souvenir. Pas la moindre critique de la brutalité honteuse des "bons maîtres", du coton.

  Mais, pour l'honneur de l'Amérique, des voies s'élèvent parfois.

Allez voir d'urgence le film de Steve McQueen, 12 Years a Slave, dénonciation forte et courageuse de l'exploitation et du racisme.

 

Jacques Franck  28 janvier 2014

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