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La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

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L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 10:59

L’un des piliers de la CSI, la plus puissante Centrale syndicale américaine – l’AFL-CIO – et certains de ses dirigeants sont-ils vraiment au service des salariés ? Cette question est posée avec force par David Walsh,* rédacteur du World Socialist Web Site (USA). Nous reproduisons ci-dessous des extraits de son article dans lequel il exprime son point de vue sur ce sujet :

Dans l'article du 5 octobre largement reproduit ("En quête d'énergie, les syndicats se joignent aux protestations anti-Wall Street"), le New York Times a mis en évidence le rôleet l’attitude de Stuart Appelbaum, président du syndicat des commerçants RWDSU, dans l’actuel mouvement Occupons Wall Street. Appelbaum était en Tunisie le mois dernier pour conseiller le mouvement syndical de ce pays, lorsqu’il a reçu une avalanche d’appels l’alertant de quelque chose d’anormal aux USA. Il voulait donc savoir qui était derrière Occupons Wall Street ? Une poignée de hippies ou des fauteurs de trouble ? Et si le mouvement pouvait bientôt s'étouffer ?

Le Times cite un commentaire d’Appelbaum : "Le mouvement syndical doit puiser de cette énergie et apprendre. Ils réussissent à attirer beaucoup de monde, ce que nous tentons de faire depuis des années mais sans succès". L’AFL-CIO intervient dans le mouvement Occupons Wall Street pour empêcher qu’il ne se transforme en un mouvement indépendant du Parti démocrate et orienté vers le socialisme. Rien ne terrifie plus la Direction syndicale que la pensée d’une révolte de la classe ouvrière aux États-Unis.

Que faisait Appelbaum en Tunisie ? Il suffit de jeter un regard sur l'histoire de l’AFL-CIO et sur ses activités récentes. Avec des organisations comme l’Institut américain pour le développement de travail libre (AIFLD), qui est une collaboration entre l’AFL-CIO, le gouvernement américain et les entreprises, les syndicats américains ont été impliqués pendant des décennies dans l’atteinte d’objectifs politiques réactionnaires de l’élite dirigeante américaine. Fondée pendant la guerre froide en 1961, sous la tutelle de George Meany, ancien Président de l’AFL-CIO, l’AIFLD a directement soutenu les coups d’État appuyés par les Etats-Unis au Brésil, en Argentine et au Chili. L’AFL-CIO continue à diriger des opérations dégoûtantes dans le monde par l'intermédiaire d'organismes comme le Centre américain pour la solidarité internationale du travail (ACILS ou Solidarity Center), financé à 96 % par le gouvernement des USA. L’ACILS fait partie de la Fondation nationale pour la démocratie (NED), un conduit pour les fonds du gouvernement, autrefois acheminés secrètement par la CIA. L’ACILS fut actif dans les tentatives de renverser Chavez au Venezuela,

tout comme dans d’autres opérations.

C’est la signification des actions de l’AFL-CIO en Tunisie, qui veut surtout s’assurer que les travailleurs en Tunisie, en Égypte et ailleurs ne défient pas les intérêts de l’impérialisme américain dans leurs régions. Les syndicats qu’elle a mis en place ont pour mission de défendre le capitalisme et de réprimer les éléments de gauche.

En Tunisie, la Confédération Syndicale Internationale (CSI), en collaboration avec l’AFLCIO et le TUC britannique, a travaillé avec son affilié, la Centrale UGTT (un allié de Ben Ali), qui a initialement dénoncé les manifestations de masse contre lui et qui, après la fuite de Ben Ali, a joint le gouvernement bidon « d’unité nationale » de ses acolytes jusqu’à ce que les manifestations forcent les dirigeants de l’UGTT à démissionner.

Le site de l'AFL-CIO est rempli d'articles hypocrites sur la lutte pour les droits de l'homme en Tunisie, une lutte qui n'a jamais préoccupé les fonctionnaires syndicaux des USA quand Ben Ali était au pouvoir. Le site note qu'un militant syndical tunisien a reçu à Washington le Prix de la Démocratie de la NED pour l’année 2011, en compagnie d'un Syrien, d'un Libanais et d'un Égyptien. (Chaque année, les pays des lauréats de la NED indiqueraient les régions du globe qui sont considérées comme des points chauds par le gouvernement des USA et la CIA).

Trois fonctionnaires de l'AFL-CIO se sont rendus en juin en Tunisie, en Palestine et en Égypte, un voyage financé par Solidarity Center. Ils ont rencontré des dirigeants de l'UGTT ainsi que des représentants syndicaux de la Libye et de l'Algérie. Appelbaum fait partie du Conseil d'administration de Freedom House, une institution associée étroitement à la propagande anticommuniste qui était dirigée par la CIA durant la guerre froide contre l'URSS, et liée à divers groupes d'extrême droite et à des organismes du gouvernement comme Radio Free Europe. Y siègent également certains dirigeants syndicaux avec d’anciens et actuels membres du gouvernement des USA.

Un autre membre de ce Conseil est Paula Dobriansky, vice-présidente de la NED et ancienne sous-secrétaire d'État américaine. Mme Dobriansky côtoie le milliardaire SteveForbes, le journaliste de droite Bill Kristol, l'ancien directeur du FBI Louis J. Freeh, le sénateur Joseph Lieberman, l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, l'ancien conseiller à la sécurité nationale Robert McFarlane et l'ancien directeur de la CIA James Woolsey.

Voilà les milieux profondément réactionnaires dans lesquels évolue Appelbaum. Il apporte aux manifestations Occupons Wall Street une hostilité violente envers la classe ouvrière et envers le socialisme. Ces fonctionnaires de l'AFL-CIO, qui sont des agents des grandes entreprises et de la réaction politique, devraient être écartés des protestations Occupy Wall Street.

 

L’original de l’article :

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=27012

 

Notre commentaire

Trois semaines après le début des protestations, Richard Trumka, Président de l’AFL-CIO et ancien Président du Syndicat des Mineurs américains (UMWA), a rendu visite aux campeurs de Wall Street pour se solidariser avec eux et pour leur apporter de l'eau. En effet, ces événements ont tracé une profonde ligne de démarcation qui sépare la société américaine : soit tu es avec les 99 %, soit tu es dans le camp des 1 %.

Une démarcation bien embêtante et contraignante !

 

Point de vue de David Walsh*

De la Tunisie à « Occupons Wall Street » :

Quel est le vrai rôle de l’AFL-CIO ?

 

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Published by David Walsh/AFL-CIO/Vendémiaire
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