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Société

Vendredi 9 octobre 2009


A Monsieur le Président de la République

Palais de l'Elysée

55, rue du faubourg Saint-Honoré

75008 Paris

 

Objet : Affaire Polanski

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République Française

 

Sartrouville le 3 octobre 2009

 

Monsieur Le Président de la République Française,

 

Le ministre de la Culture a jugé «absolument épouvantable» l'arrestation du cinéaste franco-polonais Roman Polanski «pour une histoire ancienne qui n’a pas vraiment de sens», et le chef de la diplomatie a écrit à la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, pour demander sa libération.

Nous sommes consternés par le soutien qu’apportent un grand nombre de responsables institutionnels et d’artistes à Roman Polanski. Ses qualités artistiques (aussi brillant soit-il et aussi exceptionnelle soit son œuvre) ne peuvent pas représenter une immunité pour des faits d’une extrême gravité.

 

Monsieur le Président, le fait d’avoir fait boire une fillette de 13 ans, de lui avoir donné de la drogue, pour ensuite avoir avec elle une relation sexuelle … n’est-ce pas cela un “viol sur mineur de moins de 15 ans” ?

 

 

Laissons faire la justice et la justice doit être la même pour tout le monde, la justice est impartiale.

M. Roman Polanski doit affronter ses juges comme n’importe quel citoyen.

 

La France a été le premier pays à ratifier la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, la France à ratifié il y a peu de temps la Convention Européenne contre les abus sexuels et l’exploitation sexuelle à des fins de prostitution sur mineur, la France a voté récemment à l’Assemblée la loi contre l'inceste sur les mineurs et l’accompagnement des victimes. La France pays des droits de l’homme n’est-il pas aussi celui des enfants ?

 

Comment un membre du gouvernement français peut-il juger un viol sur mineur "d’histoire qui n’a pas de sens" ? C’est tout cela qui n’a pas de sens, Monsieur Le président.

 

Comment la culture de notre pays peut-elle être perçue aux yeux du Monde aujourd’hui, si au nom de la culture tout est autorisé et pardonnable en France ?

 

Comment un pays comme le nôtre peut-il avoir, au sein de son gouvernement, des ministres qui prennent la défense des prédateurs et non des victimes ?

 

Monsieur le Président de la République, à l’aube du 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, vous nous apportez de biens vilains espoirs.

 

Nous aussi, nous faisons une pétition qui rassemble des signatures de toutes classes sociales et milieux. Nous sommes tous unis ensemble, des victimes de pédo-criminalité, des proches de victimes, des professionnels, des associatifs ou tout simplement des gens qui ont de l'esprit et du cœur et pour lesquels les droits de l'enfant sont prioritaires.

 

Nous demandons à M. Frédéric Mitterrand, ministre de la culture, des excuses publiques envers les victimes d’abus sexuels pour ses phrases scandaleuses et humiliantes, indignes d’un pays comme la France, berceau des droits de l’homme.

 

Monsieur Le Président, nous espérons que vous répondrez à nos questions (vos réponses seront bien évidemment rendues publiques) et que vous ferez rapidement le nécessaire afin que les victimes de prédateurs sexuels puissent retrouver confiance dans leur pays et en sa justice.

 

Dans l’attente de vous lire, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de nos salutations respectueuses

 

 

Claudine BERGER, présidente de "Association Le Soleil Blanc"

Victor KHAGAN, écrivain, membre de l'association.

 

Victor Khagan

Par Victor Khagan
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Lundi 26 octobre 2009

Par Karak
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Mardi 27 octobre 2009

Monsieur Nicolas, président chanoine de tous les Français, est un bon père de famille. Ça, chacun le sait. Et sa bonté s'étend à la totalité de ses sujets, sans en omettre les malades, blessés, accidentés. Il vient justement de charger Madame Roselyne, son second couteau (et premier bistouri) de trancher dans les abus. Les abus chirurgicaux.

En conséquence de quoi, interdiction est faite à quelques centaines de blocs opératoires, répartis sur l'ensemble du territoire, de poursuivre leur sanglante activité. On veut ainsi mettre hors d'état de guérir les services pratiquant moins de 1500 interventions par an. Les 1499 premiers patients iront se faire soigner ailleurs. Dans les cliniques dépendant de groupes financiers par exemple. Merci pour elles. Ou, à la rigueur (c'est le cas de le dire), ne pas se faire soigner du tout.

Le maillage hospitalier du pays, un des meilleurs du monde, va se trouer. Comme il existe des zones de non droit, on va avoir des zones de non soins.  Bravo Nicolas, bravo Roselyne, bravo les artistes. Vous avez raison la chirurgie coûte cher, la santé coûte cher, les banques et le patronat ont besoin d'argent. Le même euro ne peut pas servir à opérer une vésicule biliaire et à payer des bonus aux traders et aux maîtres du CAC 40.

 

Nous ne supportons plus les détrousseurs de la France. Nous leur ferons savoir par nos paroles, nos écrits, nos bulletins de vote.

 

 

Jacques FRANCK   médecin    26 octobre 1009



publié sur le site Service Public
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Par Jacques Franck
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