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La Butte Rouge

 

 

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Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 20:57

Diffusion nationale aux soutiens à Mumia Abu-Jamal



Quelques jours avant son exécution programmée pour le 9 novembre, la Justice du Texas vient d'opposer son refus à l'autorisation de tests ADN demandée de très longue date par Hank Skinner. Sa défense a immédiatement fait appel de cette décision.

[Les] organisations abolitionnistes françaises s'insurgent contre ce nouveau déni de justice et appellent à un rassemblement MERCREDI 9 NOVEMBRE (18h30) place de la Concorde à PARIS.



Pour la province, nous invitons les associations et les organisations engagées dans la défense des droits humains à se contacter pour prendre des initiatives de mobilisation, notamment dans les villes où les autorités américaines ont une représentation consulaire (Marseille, Strasbourg, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Rennes, Lille).



Dans l'urgence, signez et faîtes signer la nouvelle pétition en ligne à l'adresse du Gouverneur du Texas, Rick Perry, exigeant l'annulation de l'ordonnance d'exécution ... en cliquant sur ce lien : www.hankskinner.org



 

Le Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal,
rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques françaises.

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 20:54

Par M. K. Bhadrakumar

mercredi 26 octobre 2011, par Comité Valmy

Asia Times Online, le 24 octobre 2011

article original : "Pakistani wolf to guard Afghan henhouse"

 

La visite à Islamabad, la semaine dernière, de la Secrétaire d’Etat US Hillary Clinton s’est avérée être un énième moment pour définir la fin de partie en Afghanistan. Elle s’est déroulée dans une atmosphère lourde de propagande. « Foggy Bottom » [le ministère US des affaires étrangères] a habituellement recours à une diplomatie publique véhémente lorsque la maison d’Oncle Sam brûle, pour que sa peine à éteindre les flammes reste une affaire privée.

 

Ce fut littéralement le cas la semaine dernière. Les diplomates américains se sont efforcés de donner leur interprétation aux personnels des médias prêts à les écouter, selon laquelle Clinton allait transmettre un message strict au QG récalcitrant de l’armée pakistanaise, à Rawalpindi : « Le Pakistan doit prendre des mesures énergiques contre le réseau Haqqani qui s’est réfugié au Waziristân-nord, dans les régions frontalières avec l’Afghanistan, et qui décime sans cesse les forces étasuniennes et de l’Otan ; sinon, les Etats-Unis agiront par eux-mêmes ».

Les conseillers en communication américains ont fait comprendre qu’avec ou sans le Pakistan, les Etats-Unis combattront de toute manière les insurgés (de même qu’ils « discuteront » avec eux et qu’ils « construiront » également l’Afghanistan), mais que les relations entre le Pakistan et les Etats-Unis étaient en danger, à moins que ses dirigeants militaires agissent maintenant.

Il est clair que Clinton était en mission de la dernière chance. Le « bon flic » et le « mauvais flic » partent rarement - voire jamais - en mission commune. Pour ces discussions, Clinton était accompagnée à Islamabad du directeur de la CIA, David Petraeus, et du président de l’état-major interarmées, Martin Dempsey. Qu’a donc accompli la mission de Clinton ?

Un virage spectaculaire à 180 degrés

A cette occasion, cinq choses ont émergé :

(1) Les Etats-Unis ont reconnu publiquement l’aspect central du rôle du Pakistan dans cette fin de partie afghane ;

(2) Les Etats-Unis ont cédé publiquement à l’exigence pakistanaise que des pourparlers soient engagés avec les Haqqanis et admis que les exclure fragiliserait tout le processus. Le réseau Haqqani est l’un des éléments les plus importants de l’insurrection menée par les Talibans en Afghanistan ;

(3) Par conséquent, la nouvelle approche consistera à « faire pression » sur les Haqqanis, afin qu’ils se rendent à la table de négociation - plutôt qu’essayer de les vaincre en tant que groupe irréconciliable d’insurgés ;

(4) Les Etats-Unis ont compris l’éventail des facteurs derrière l’hésitation du Pakistan à lancer des opérations militaires au Waziristân-nord et ils changeraient donc de tactique en optant pour « d’autres formes d’action », comme partager des renseignements en temps réel et entraver les capacités létales de ce réseau ;

(5) Clinton a admis à plusieurs reprises les préoccupations « légitimes » d’Islamabad relatives au fait que les Talibans opèrent sur le sol afghan depuis des refuges sûrs, pour y mener des attaques terroristes transfrontalières ; et, dorénavant, les troupes américaines « accélèreront le rythme militaire » contre ces sanctuaires et les empêcheront d’attaquer depuis le Pakistan.

Clinton a fait également plusieurs gestes significatifs, ayant pour effet de montrer que les Etats-Unis étaient prêts à monter d’un cran - voire même renoncer temporairement à leur incrédulité - dans un effort déterminé en vue de rectifier les désaccords dans les liens américano-pakistanais. Elle a admis que les Etats-Unis avaient eu « une réunion préliminaire » avec les Haqqanis « afin de voir avant tout s’ils pouvaient se manifester ne serait-ce que pour une rencontre préliminaire » et, en effet, les responsables pakistanais « ont aidé à faciliter » cette rencontre.

Elle est allée encore un peu plus loin en révélant que les Etats-Unis et le Pakistan travaillaient à « essayer de mettre au point un processus qui pourrait permettre une réelle négociation » avec le réseau Haqqani. Clinton a visiblement réévalué l’ancienne formule étasunienne « discussion, discussion, combat, combat ». Elle a dit : « Nous [les Etats-Unis] voulons voir plus de discussions et moins de combats, mais pour obtenir ces discussions, nous devons poursuivre les combats [.] nous sommes à présent arrivés à un stade où le potentiel pour des discussions existe ».

Clinton a réfuté catégoriquement que l’administration de Barack Obama avait récemment envisagé l’option d’effectuer des incursions terrestres américaines en territoire pakistanais. « Cela n’a jamais été sérieusement envisagé. » Au contraire, les Etats-Unis réamorcent le dialogue stratégique avec le Pakistan et mettent au point un nouveau plan pour travailler, « Parce que, ces derniers mois, nous nous sommes, comme vous dites, dispersés et que nous voulons revenir dans le jeu ».

Clinton a délivré également un certificat de « non-objection » aux accords passés entre l’ISI [les services secrets pakistanais] et les Haqqanis. Elle n’aurait pas pu le formuler plus aimablement :

« Désormais, toutes les agences de renseignements ont des contacts avec des personnages louches. Cela fait partie du boulot dans une agence de renseignements. Qui sont ces contacts, comment sont-ils rendus opérationnels, qui les détient ? C’est tout cela que nous examinons ensemble. Mais je ne pense pas que vous obtiendrez le moindre démenti, de la part de l’ISI ou de la CIA, que des personnes dans ces organismes respectifs ont des contacts avec des membres de groupes dont les agendas sont différents de ceux des gouvernements.

« Je pense donc que ce que nous disons est : servons-nous de ces contacts pour essayer d’amener ces personnes à s’asseoir autour de la table afin de voir si seront coopératifs ou non [.] ce sont les services de renseignements pakistanais qui ont amené un membre Haqqani à rencontrer une équipe américaine. Vous devez donc savoir où les joindre. Vous savez où ils sont. C’est donc ce genre de choses que nous devons examiner afin de comprendre comment elles peuvent être bénéfiques. »

Clinton a révélé après ces discussions que selon l’estimation du chef de l’armée pakistanaise, Parvez Kiani, le Pakistan et les Etats-Unis étaient « sur la même longueur d’onde à 90-95% ». Elle a partagé l’optimisme du général. « Je pense que la coopération entre nos armées et entre nos agences de renseignements sont de nouveau dans une trajectoire ascendante ». Les questions résiduelles dépendent des parties « opérationnelles ».

Clinton a dit que des « discussions sérieuses et en profondeur » se sont déroulées, notamment « en détail » sur « la réconciliation et le processus de paix en Afghanistan, comment nous nous y prenons, comment nous faisons en sorte que ça marche », et les deux camps poursuivront maintenant « cette conversation et la rendront opérationnelle au cours des jours et des semaines à venir, pas des mois et des années à venir, mais des jours et des semaines à venir ». Elle a expliqué : « Nous avons besoin d’un plan de travail pour faire réellement avancer ce nous allons faire et comment nous allons le faire ensemble. » Elle a révélé que la question d’un cessez-le-feu en Afghanistan était posée en prélude à des pourparlers.

Dans l’ensemble, les Etats-Unis laissent au Pakistan le soin de plancher sur les spécificités des « pressions sur les Haqqanis », tandis qu’il y a un « accord complet pour essayer de faire avancer de processus de paix ». Les Etats-Unis et le Pakistan ont dépassé « la phase difficile de ces derniers mois », ainsi que le formule le ministre pakistanais des affaires étrangères, Hina Rabbani.

Un grand marchandage

Qu’est-ce qui explique cette volte-face spectaculaire des Etats-Unis ? En un mot, l’administration Obama a jugé que le Pakistan commençait à résister et qu’une impasse se développait, ce qui était inacceptable, étant donné le temps qui reste aux Etats-Unis pour qu’ils se retirent d’Afghanistan d’ici à 2014. La tactique de pressions fortes au point de brandir l’épée a échoué à produire le résultat désiré et a peu de chance de marcher.

Bref, Washington a vu l’inutilité de considérer le Pakistan comme une puissance hostile et d’essayer d’imposer un règlement afghan qui est inacceptable pour l’armée pakistanaise. C’est pourquoi les Etats-Unis ont adopté une nouvelle stratégie étonnamment innovante. La formule consiste à « proposer des encouragements » au Pakistan, en l’invitant à jouer un rôle majeur en Afghanistan, mais sous conditions, ce qui garantit également que les intérêts stratégiques des Etats-Unis restent protégés.

Cela passe essentiellement par la concession aux Pakistanais de la primauté en Afghanistan et par la prise en charge par les dirigeants pakistanais de la négociation avec leurs homologues à Kaboul d’un règlement satisfaisant pour les Talibans, qui stopperait les effusions de sang et stabiliserait le pays.

Cela peut sembler aux détracteurs du Pakistan (en Afghanistan, dans la région et sur le plan international) comme une version douce consistant à donner au loup la responsabilité du poulailler, et cela suppose certainement que le Pakistan a changé de sentiment vis-à-vis de son ancien programme consistant à dominer son voisin plus faible et plus petit qui a montré de l’audace ou de la ténacité - cela dépend du point vue de chacun - en refusant d’accepter du Ligne Durand, qui fait de la frontière de 2.500 kilomètres avec le Pakistan et la question de nationalité pachtoune associée non résolue des thèmes existentiels pour l’intégrité du Pakistan en tant qu’Etat souverain.

Mais les Etats-Unis voient cela comme un élément du grand marchandage, selon le quel le Pakistan sera fortement tenté d’accepter si cela est rendu suffisamment attrayant. L’espoir américain est de parvenir à une situation « gagnant-gagnant », en faisant en sorte que la stabilisation de l’Afghanistan forme une partie intégrante de ce que l’on appelle la vision de la Nouvelle Route de la Soie.

En effet, l’histoire pourrait retenir que la principale avancée de la mission de Clinton à Islamabad était de dégager l’obstacle temporaire de la fin de partie afghane, afin que tous les protagonistes puissent mordre dans le fruit succulent du projet de Nouvelle Route de la Soie, qui se trouve à portée de main et dont l’objectif est d’exploiter les vastes ressources minérales d’Asie Centrale.

Fait révélateur, Clinton a également inclus le Tadjikistan et l’Ouzbékistan dans sa tournée régionale - les deux autres pays en dehors du Pakistan qui auraient des rôles clés à jouer pour développer les liens de communication entre l’Asie Centrale et les marchés mondiaux. Sa focalisation sur les capitales régionales portait sur la « vision de la Nouvelle Route de la Soie », qu’elle présentera lors d’une conférence à Istanbul le 2 novembre prochain, dans un « effort à obtenir de la région qu’elle y adhère » - pour paraphraser Clinton.

Alors qu’elle se trouvait à Islamabad, elle a été franche pour dire que sans le soutien actif du Pakistan, le projet de Nouvelle Route de la Soie ne marcherait pas. Elle a fait preuve d’un grand optimisme, que sous le parapluie de la « vision d’une Nouvelle Route de la Soie », même les animosités indo-pakistanaises intraitables pourraient être résolues, au fur et à mesure que les deux rivaux d’Asie Centrale s’habitueront au nom de ce jeu, qui est que l’objectif ultime de toute bonne politique est de créer de la richesse et de la prospérité sur leurs terres appauvries.

L’administration de Barack Obama est sortie à toute vitesse de son chemin consistant à conduire la recherche pour un règlement afghan, en engageant directement le dialogue avec les Talibans, contournant le Pakistan et créant un fait accompli pour Islamabad. Formulé autrement, le Pakistan a remporté une victoire politique retentissante en jugeant correctement l’éventail des vulnérabilités des Etats-Unis dans cette situation spécifique, en prenant en compte minutieusement les « actifs stratégiques » du Pakistan et en adoptant une position civile et militaire unie.

Pour l’instant, tout va bien. Il est quasiment certain que tout ne sera pas fichu par terre avant que Clinton ne dévoile la « vision de la Nouvelle Route de la Soie » des Etats-Unis à la conférence des voisins de l’Afghanistan et des principales puissances à Istanbul dans une semaine. Mais que se passe-t-il au-delà de ça ?

Il reste de nombreux impondérables. Avant tout, il se pourrait que le Pakistan ait les yeux plus gros que le ventre. La supposition que le Pakistan a une influence décisive sur les groupes talibans sera soumise à l’épreuve de vérité. En particulier, qu’en est-il des intentions des Etats-Unis au regard de l’établissement d’une présence militaire permanente en Afghanistan ? Les Talibans seront-ils prêts à l’accepter comme prix à payer pour l’adaptation politique - et si ce n’est pas le cas, le Pakistan voudra-t-il exercer des pressions directes ? En attendant, la propre position du Pakistan sur cette question reste ambiguë.

Pareillement, les groupes non-pachtounes verraient les intentions pakistanaises avec une grande suspicion. Non seulement la nouvelle politique afghane des Etats-Unis refuse vraiment de prendre en compte l’Iran comme acteur clé ; Clinton s’est même servie de sa tournée régionale pour s’offrir une interprétation de haute-volée, selon laquelle les Iraniens sont les méchants, incorrigiblement accrochés à leurs passe-temps dangereux. A partir d’aujourd’hui, l’Iran surveillera étroitement les moindres petits pas que fera le Pakistan.

De même, l’appétit du Pakistan a été stimulé, et la façon dont il présentera sa propre « liste de souhaits » à Obama (ce qu’il ne manquera pas de faire dans les prochains jours) sera attendu avec impatience dans la capitale voisine [indienne] de New Delhi. La Nouvelle Route de la Soie a une longue période de gestation et de tels fruits ont tendance à devenir rapidement blets dans les steppes d’Asie Centrale.

En tout cas, Delhi devrait évaluer qu’à long-terme, nous seront tous morts, et l’Inde mettra donc l’accent sur l’actuel et le tangible. Les Etats-Unis pourraient avoir besoin de s’occuper de Delhi pour faire reculer son influence à Kaboul ; ils pourraient, à un moment ou un autre, essayer de négocier sur le problème du Cachemire entre l’Inde et le Pakistan ; ils pourraient ressusciter leur partenariat militaire robuste avec le Pakistan ; ils pourraient inviter la Chine comme « partie prenante » en Asie du Sud.

Apprendre à vivre avec les Américains dans leur voisinage ne se transformera pas exactement en expérience agréable pour les experts indiens. Un jour, on leur dit que les Haqqanis étaient les meurtriers qui ont attaqué l’ambassade indienne à Kaboul - et, il est vrai, également l’ambassade des Etats-Unis - et à présent, ils entendent par hasard des bouts de conversation selon lesquels les Etats-Unis ont changé de sentiment.

Ils espéreront vraisemblablement entendre du Conseiller US à la Sécurité Nationale, Tom Donillon, qui arrivera à Delhi cette semaine, comment un tel changement phénoménal s’est produit dans la politique étasunienne et où cela laisse son seul « partenaire indispensable » en Asie du Sud et dans toute la région de l’Océan Indien - l’Inde.


M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Ses affectations incluent l’Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l’Allemagne, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie. Traduction [JFG-QuestionsCritiques].

Mise en ligne CV le 25 octobre 2011

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 20:52

Point de vue | LEMONDE.FR | 03.11.11 | 09h24

samedi 5 novembre 2011 par Gérard Filoche et Jean-Jacques Chavigné

 

L’euphorie boursière du 27 octobre n’aura duré qu’une journée. Dès le lendemain, c’était la douche froide. Les marchés financiers dévoilaient le peu de confiance que leur inspirait l’accord européen en exigeant un taux d’intérêt de 6,06 % pour les obligations d’État italiennes nouvellement émises. Trois jours plus tard, la douche devenait glacée avec l’annonce de l’organisation d’un référendum en Grèce sur l’acceptation ou non du nouvel accord européen. Rien n’effraie plus les marchés financiers que la démocratie.

Chercher à "rassurer" les marchés, cela ne marche pas. Les opérateurs financiers ont de plus en plus conscience que la politique de transfert des dettes privées – notamment celles des banques – aux dettes publiques, pour faire payer l’addition aux salariats européens, se heurte à quatre limites indépassables et cela les affole.

Une limite quantitative, d’abord. L’effet levier censé démultiplier la puissance de feu du Fonds européen de stabilité financière (FESF) ne rassure pas vraiment les marchés : si ce Fonds garantit 25 % de leurs créances, qui garantira les 75 % restant ?

Une limite économique, ensuite. Les plans d’austérité imposés à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal les enfoncent dans la récession. L’austérité généralisée à toute l’Union européenne généralisera la récession et rendra illusoire tout recul des dettes publiques.

Une limite politique, ensuite. La démocratie politique, même confinée par les institutions européennes, finit toujours par resurgir : annonce d’un référendum grec, vote du Parlement allemand, décision du Tribunal constitutionnel de Karlsruhe, votes des parlements finlandais ou slovaque…

Une limite sociale, enfin. La Grèce est paralysée par les grèves. La généralisation des plans d’austérité à toute l’Europe ne pourra que généraliser la lutte contre ces plans. Les mobilisations syndicales grecques, espagnoles, portugaises, italiennes, celles des "indignés", n’en sont que les prémisses.

Chercher à "rassurer" les marchés n’est pas souhaitable. Même s’il était possible de rassurer les marchés, ce ne serait pas souhaitable tant le prix à payer serait exorbitant.

Le coût social tout d’abord. Nul ne voit la fin du chômage et de la misère dans les pays sous le joug de plans d’austérité destinés à réduire les déficits publics pour rassurer la finance.

Le coût démocratique, ensuite. La mise sous tutelle permanente de la Grèce par la trop fameuse troïka est inacceptable. "La gouvernance européenne", le "fédéralisme" vidé de tout contenu démocratique, la "règle d’or" que veulent nous imposer les dirigeants européens signifieraient un nouveau recul, considérable, de la démocratie politique en Europe.

Briser la capacité de nuire des marchés financiers est la seule voie réaliste. La domination de l’Union européenne par les marchés financiers a été construite patiemment par les traités européens, notamment par trois articles. L’article 63 instaure la libre circulation des capitaux, laissant ainsi l’UE sans protection contre la spéculation des capitaux venus du monde entier. L’article 121 § 1 interdit à la Banque centrale européenne de prêter aux États-membres et d’acquérir directement des titres de la dette publique de ces États. L’article 125 § 1 interdit à l’Union de prêter à un État-membre ou à un État-membre de prêter à un autre État-membre. En l’absence de tout budget fédéral européen digne de ce nom, un État n’a donc plus d’autre solution que de faire appel aux marchés financiers lorsqu’il lui est nécessaire d’emprunter.

Voilà la source de la toute-puissance des marchés financiers. Ce n’est qu’une construction politique. Il est donc possible d’y mettre fin en abrogeant ces trois articles et d’avancer avec audace, en s’appuyant sur la mobilisation des peuples européens, dans une toute autre direction : celle de la construction d’une Union européenne réellement fédérale et démocratique.

Et si on essayait la démocratie ? L’annonce d’un référendum grec sème la panique dans la finance dont la domination serait réduite à néant si tous les peuples européens choisissaient de décider souverainement, comme le droit international les y autorise, de rembourser ou d’annuler leurs dettes publiques. Pour y parvenir, un gouvernement de gauche devrait décréter un moratoire de la dette publique et organiser un audit public de cette dette, suivi d’un référendum afin de décider quelle part de la part de la dette est légitime et quelle part ne l’est pas. La part de la dette qui trouve son origine dans la baisse des impôts des riches et des sociétés ou dans le financement sans contrôle des banques pourrait tout à fait, par exemple, être considérée comme illégitime. La dette légitime serait remboursée, la dette illégitime ne le serait pas.

 

Gérard Filoche et Jean-Jacques Chavigné

http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2497

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 20:49

Conseil national du PCF des 21 et 22 octobre 2011

Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris

 

Le capitalisme utilise sa propre crise à son profit faute d’organisation révolutionnaire suffisamment forte. Voilà qui se vérifie à nouveau, en Tunisie, en Europe, en France.

 

La super-austérité sera-t-elle au menu avant ou après les élections de 2012 ? Les deux !

 

Une deuxième série de mesures antisociales est annoncée pour dans quelques semaines après le plan Fillon de la fin de l’été. Le système prépare le terrain à une nouvelle « cure » au lendemain des élections au nom de la récession prévisible et de la dette publique que cette même politique des gouvernements successifs a creusée. Baisse des salaires, « restructurations » ravageuses, privatisations, le patronat a le pied posé sur l’accélérateur.

 

Pourtant l’autre constat majeur dans la période, c’est la persistance d’une opposition massive à cette politique. Le rapport de force manifesté l’an dernier pour défendre les retraites ne s’est pas évaporé. La journée d’action du 11 octobre n’a pas été l’échec annoncé. La mobilisation des cheminots, à plusieurs reprises, notamment le mouvement spontané des contrôleurs, montre un point de convergence possible des luttes pour le service public, alors que les premiers trains de voyageurs privés doivent circuler en décembre. Le monde le l’éducation a massivement fait grève le 27 septembre. Dans les raffineries, la métallurgie, l’agro-alimentaire, d’importantes luttes se développent qui posent les questions fondamentales de la politique industrielle.

 

Mais l’enfermement de la perspective politique sur l’échéance électorale, y compris dans les stratégies syndicales, pèse lourdement et anesthésie le mouvement social, décisif pour tout changement.

 

Communistes, dans le contexte pré-électoral, dans la campagne pour battre la droite et repousser l’extrême-droite, notre priorité est d’élever le niveau de riposte en partant de ces luttes actuelles, bien réelles, dans la perspective de l’aggravation brutale de l’offensive capitaliste comme celle qui frappe tour à tour les autres pays d’Europe.

 

Le plus contre-productif pour cela est de s’enfermer de même dans la perspective électorale et de rentrer dans la logique de l’alternance.

 

Que changerait une alternance avec l’équipe de François Hollande ? Se fera-t-elle dans l’intérêt des travailleurs ou des capitalistes ? Nous devons le dire clairement.

 

Dans tous les pays d’Europe, quand un gouvernement, usé, n’arrive plus à faire passer sa politique au service du capital, il passe la main à l’équipe de réserve, dans un sens ou dans un autre. En France, cette équipe, c’est le PS et ses satellites, nous en avons une solide expérience depuis 30 ans.

 

L’entourage de Hollande commence déjà à remettre en cause les minces promesses, faussement présentées comme sociales, de son programme.

 

La « gauche » se prépare aussi à poursuivre les contre-réformes structurelles, à faire la part du travail que la droite a plus de mal à faire passer. Souvenons-nous que la RGPP appliquée par Sarkozy contre la fonction publique découle de la LOLF (loi organique relative aux lois de finance) adoptée en commun par la droite et la « gauche » en 2000.

 

Constatons que depuis 2007, le pouvoir sarkozyste a accéléré le processus de marchandisation des services publics et la destruction des statuts des personnels mais a très peu privatisé. SNCF, Poste… : qui va passer à l’étape suivante ? Nous avons l’expérience de 1997/2002. Le choix récent des socialistes à la Région Ile-de-France de mettre en concurrence la RATP sur plusieurs lignes de tramway est indicatif.

 

La droite a considérablement dégradé les prestations de la Sécurité sociale en continuant la sape de son financement par la cotisation sociale. Le programme du PS, Aubry comme Hollande, prépare, avec un rôle nouveau de la CSG et sa fusion avec l’impôt sur le revenu, une remise en cause complète, gravissime, de ses fondements mêmes.  

 

Enfin, droite et « gauche » tirent la même conclusion de la crise : ils veulent « plus d’Europe », plus de « gouvernance européenne », c'est-à-dire de mise sous tutelle des démocraties nationales pour imposer le carcan de l’UE du capital.

 

Il est remarquable que le grand nombre qui veut se débarrasser à tout prix de la droite au pouvoir ne se fait pas non plus d’illusions sur le PS et l’alternance. Nous l’entendons tous les jours dans nos actions. Alors surtout, ce n’est pas au PCF d’en semer !

 

Le titre de l’Humanité-dimanche du 20 octobre est dramatiquement révélateur. « Hollande/Mélenchon, la véritable primaire commence ». On dénonce le danger du « vote utile » et on démontre l’inutilité du vote Mélenchon ! Celui qui va gagner, pas de doute, c’est Hollande ! Voilà qui confirme combien Mélenchon n’est qu’un rabatteur socialiste et le Front de gauche une force d’appoint de l’alternance.

 

Dans le détail, sur le même mode, le rapport du CN met en avant les « propositions de loi qu’une majorité de gauche devrait défendre ». C’est prendre les choses complètement à l’envers, placer les institutions avant les luttes, la victoire électorale de la « gauche » comme seul salut.

 

Pour sortir de cette impasse stratégique, il faudrait que le PCF affirme haut et fort qu’il exclut toute participation gouvernementale si Hollande est élu.   

 

De la même façon dans les contenus, Mélenchon et le Front de gauche font le complément du PS. Mélenchon peut promettre un peu n’importe quoi « s’il est élu », « s’il arrive en tête de la gauche ». Mais précisément ses quelques propositions s’apparentent à des surenchères sur le programme du PS qui du coup passe pour insuffisant mais allant quand même dans le bon sens. C’est tout le contraire que le PCF devrait produire dans la campagne : battre en brèche le consensus UMP/PS (et FN), porter les propositions de rupture fondamentales.

 

Il est heureux d’entendre enfin de nouveau le mot « nationalisation » mais soyons précis. Par exemple sur les banques.Un « pôle public financier », avec les institutions qui restent que la gauche plurielle n’a pas privatisées, c’est une belle illusion réformiste. Quand le PS et la droite voient que la recapitalisation des banques va devenir une nécessité pour « sauver l’euro » de la crise, ils préparent l’opinion à un nouveau renflouement, une sorte de nationalisation des pertes. La présence de quelques représentants de l’Etat en contrepartie dans le Conseil d’administration pour « impulser une autre politique du crédit » ne sera qu’un emballage pour faire passer la pilule. La nationalisation que nous voulons, c’est la nationalisation intégrale de chaque banque, sans indemnité aux actionnaires déjà gavés de dividendes (et la réintégration de la Banque Postale dans La Poste).

 

Le consensus le plus fondamental que le PCF devrait faire exploser, dans la suite de ses positions historiques, c’est le consensus européen. Que le Maastrichien Mélenchon défende l’UE et l’euro au nom d’une « autre Europe », c’est logique. Mais comment Pierre Laurent peut-il s’inquiéter que « l’UE risque de voler en éclats si elle n’est pas refondée » ? Là encore, il faut arrêter de semer des illusions, de chercher par tous les moyens comme le PGE à relégitimer l’UE dont le but est d’écraser les résistances nationales aux politiques du capital. Une bataille pour la rupture avec l’UE du capital et la fin de l’euro, instrument de la politique européenne d’austérité à perpétuité, peut déboucher sur une victoire politique majeure, quand « sauver l’euro » est l’obsession des dirigeants européens et le moyen de saigner les peuples. Le minimum, c’est d’ouvrir le débat dans le Parti, au CN. UE, Monnaie unique : est-ce que tout ce que le PCF a défendu jusqu’aux années 90 est à jeter aux orties ?  

 

Le malaise est grand dans le Parti. Cela se reflète également au Conseil national. Mélenchon et les prétentions du Parti de gauche passent très mal chez les camarades. Le Front de gauche profite unilatéralement aux « partenaires ». Ils auraient tort de se priver de ce que leur apporte la poursuite de la stratégie d’effacement du Parti.

 

Des organisations parallèles du Front de gauche se constituent, avec plus ou moins de difficultés, à tous les niveaux, tendant à supplanter celles du Parti. Elles se créent autour notamment de certains qui l’ont quitté, il y a plus ou moins longtemps, sur une base « droitière », contestant la raison d’être de la forme parti communiste, de personnalités d’obédience socialiste… Englober le PCF, en le vidant de sa substance, dans une organisation vaguement à gauche : le but du Front de gauche se confirme.

 

On ne peut laisser banaliser, aussi au Conseil national, des déclarations politiques aussi lourdes de signification que celles qu’a prononcées Pierre Laurent à la Fête de l’Humanité.

 

«  Et permettez-moi un mot à l’attention de mes amis socialistes et d’Europe-écologie/les Verts. Ma franchise sera excusée.

 

Il y a vingt ans, vous nous disiez : soyez démocratiques et nous sommes devenus démocratiques.

 

Il y a dix ans, vous nous disiez : soyez écologistes et nous sommes devenus écologistes.

 

Alors aujourd’hui, à vous amis socialistes et écologistes, nous vous disons : soyez de gauche ».

 

Les socialistes auraient eu raison ! Le modèle politique démocratique, c’est le PS. Ah non alors !

 

La raison d’être des partis communistes, de leurs fondements théoriques, de leur forme d’organisation spécifique, éprouvés par l’Histoire et une longue réflexion inachevée sur le socialisme et la démocratie, est plus grande que jamais pour les travailleurs dans la lutte des classes.

 

 

http://vivelepcf.over-blog.fr/article-cn-du-pcf-du-21-octobre-2011-intervention-d-emmanuel-dang-tran-75-87985784.html

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 20:46

lundi 31 octobre 2011, par Comité Valmy


28 octobre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Alors que la Grèce est placée sous tutelle de la Troïka, que l’Etat réprime les manifestations pour rassurer les marchés et que l’Europe poursuit les renflouements financiers, le compositeur Mikis Theodorakis a appelé les grecs à combattre et mis en garde les peuples d’Europe qu’au rythme où vont les choses les banques ramèneront le fascisme sur le continent.

 

Interviewé lors d’une émission politique très populaire en Grèce, Theodorakis a avertit que si la Grèce se soumet aux exigences de ses soi-disant « partenaires européens », c’en sera « fini de nous en tant que peuple et que nation ». Il a accusé le gouvernement de n’être qu’une « fourmi » face à ces « partenaires », alors que le peuple le voit comme « brutal et offensif ». Si cette politique continue, « nous ne pourrons survivre (…) la seule solution est de se lever et de combattre ».

Résistant de la première heure contre l’occupation nazie et fasciste, combattant républicain lors de la guerre civile et torturé sous le régime des colonels, Théodorakis a également adressé une lettre ouverte aux peuples d’Europe, publié dans de nombreux journaux… grecs.

Extraits :

"Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. (…) Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle.

Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne.

La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches.Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes.

Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire fut le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. (…)

Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. (...)

Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en Tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme.

 

http://www.centpapiers.com/theodorakis-si-les-peuples-d’europe-ne-se-levent-pas-les-banques-rameneront-le-fascisme/85452

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 20:43

Le compositeur grec Mikis Theodorakis et Manolis Glezos , le héros de la résistance qui arracha en 1941le drapeau hitlérien qui flottait sur l’Acropole durant l’occupation nazie, dénoncent le fascisme financier qui menace et appellent les peuples d’Europe à s’unir pour en finir avec la domination des marchés.

Voici un extrait de leur déclaration.

Une poignée de banques internationales, d’agences d’évaluation, de fonds d’investissement, une concentration mondiale du capital financier sans précédent historique, revendiquent le pouvoir en Europe et dans le monde et se préparent à abolir nos états et notre démocratie, utilisant l’arme de la dette pour mettre en esclavage la population européenne, mettant à la place des démocraties imparfaites que nous avons, la dictature de l’argent et des banques, le pouvoir de l’empire totalitaire de la mondialisation, dont le centre politique est en dehors de l’Europe continentale, malgré la présence de banques européennes puissantes au cœur de l’empire.

Ils ont commencé par la Grèce, l’utilisant comme cobaye, pour se déplacer vers les autres pays de la périphérie européenne, et progressivement vers le centre.
L’espoir de quelques pays européens d’échapper éventuellement prouve que les leaders européens font face à un nouveau « fascisme financier », ne faisant pas mieux quand ils étaient en face de la menace de Hitler dans l’entre-deux- guerres.

Ce n’est pas par accident qu’une grosse partie des media contrôlée par les banques s’attaque à la périphérie européenne, en traitant ces pays de « cochons » et aussi tournant leur campagne médiatique méprisante, sadique, raciste avec les media qu’ils possèdent, pas seulement contre les Grecs, mais aussi contre l’héritage grec et la civilisation grecque antique. Ce choix montre les buts profonds et inavoués de l’idéologie et des valeurs du capital financier, promoteur d’un capitalisme de destruction.
La tentative des media allemands d’humilier des symboles tels que l’Acropole ou la Venus de Milo, monuments qui furent respectés même par les officiers d’Hitler, n’est rien d’autre que l’expression d’un profond mépris affiché par les banquiers qui contrôlent ces media, pas tellement contre les Grecs, mais surtout contre les idées de liberté et de démocratie qui sont nées dans ce pays.

Le monstre financier a produit quatre décades d’exemption de taxe pour le capital, toutes sortes de « libéralisations du marché », une large dérégulation, l’abolition de toutes les barrières aux flux financiers et aux facilités, d’attaques constantes contre l’état, l’acquisition massive des partis et des media, l’appropriation des surplus mondiaux par une poignée de banques vampires de Wall Street.
Maintenant, ce monstre, un véritable « état derrière les états » se révèle vouloir la réalisation d’un « permanent coup d’état  » (en français dans le texte) financier et politique, et cela pour plus de quatre décades.

En face de cette attaque, les forces politiques de droite et la social-démocratie semblent compromises après des décades d’entrisme par le capitalisme financier, dont les centres des plus importants sont non-européens. 
D’autre part, les syndicats et les mouvements sociaux ne sont pas encore assez forts pour bloquer cette attaque de manière décisive, comme ils l’ont fait à de nombreuses reprises dans le passé. Le nouveau totalitarisme financier cherche à tirer avantage de cette situation de manière à imposer des conditions irréversibles à travers l’Europe.

Il y a un urgent besoin d’une coordination d’action immédiate et d’une coordination transfrontalière par des intellectuels,des gens des arts et des lettres, de mouvements spontanés, de forces sociales et de personnalités qui comprennent l’importance des enjeux; nous avons besoin de créer un front de résistance puissant contre « l’empire totalitaire de la mondialisation » qui est en marche, avant qu’il soit trop tard.
L’Europe ne peut survivre que si elle met en avant une réponse unie contre les marchés, un défi plus important que les leurs, un nouveau « New Deal » européen.

Nous devons stopper immédiatement l’attaque contre la Grèce et les autres pays de l’UE de la périphérie; nous devons arrêter cette politique irresponsable et criminelle d’austérité et de privatisation, qui conduit directement à une crise pire que celle de 1929.
Les dettes publiques doivent être radicalement restructurées dans l’Eurozone, particulièrement aux dépens des géants des banques privées.
Les banques doivent être recontrôlées et le financement de l’économie européenne doit être sous contrôle social, nationale et européen.
Il n’est pas possible de laisser les clés financières de l’Europe dans les mains de banques comme Goldman Sachs, JP Morgan, UBS, la Deutsche Bank, etc… Nous devons bannir les dérives financières incontrôlées, qui sont le fer de lance du capitalisme financier destructeur et créer un véritable développement économique, à la place des profits spéculatifs.

L’architecture actuelle, basée sur le traité de Maastricht et les règles du WTO, a installé en Europe une machine à fabriquer la dette. Nous avons besoin d’un changement radical de tous les traités, la soumission de la BCE au contrôle politique par la population européenne, une « règle d’or » pour un minimum de niveau social, fiscal et environnemental en Europe.
Nous avons un urgent besoin d’un changement de modèle; un retour de la stimulation de la croissance par la stimulation de la demande, via de nouveaux programmes d’investissements européens, une nouvelle réglementation, la taxation et le contrôle du capital international et des flux de facilité, une nouvelle forme douce et raisonnable de protectionnisme dans une Europe indépendante qui serait le protagoniste dans le combat pour une planète multipolaire, démocratique, écologique et sociale.

Nous faisons appel aux forces et aux individus qui partagent ces idées à converger dans un large front d’action européen aussi tôt que possible, de produire un programme de transition européen, de coordonner notre action internationale, de façon à mobiliser les forces du mouvement populaire, de renverser l’actuel équilibre des forces et de vaincre les actuels leaderships historiquement irresponsables de nos pays, de façon à sauver nos populations et nos sociétés avant qu’il ne soit trop tard pour l’Europe.

Mikis Thédorakis et Manolis GlezosAthènes, octobre 2011

http://www.cnr-resistance.fr/ 

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 01:15

Dimanche 6 novembre à 18h00
A l'angle des rues Riquet et Curial dans le 19e
Métro Riquet

 

Des commandos "intégristes" catholiques perturbent violemment depuis plusieurs jours des représentations, agressent physiquement spectateurs et artistes de la pièce de Romeo Castellucci "Sur le concept du visage du fils de Dieu".

Ces commandos, entretenus par l'extrême droite, s'attaquent aujourd'hui au service public culturel par l'intermédiaire du fait religieux. Nous sommes donc tous concernés. Aussi, nous appelons les usagers, les artistes, tous les travailleurs de la culture à condamner ces actions, à soutenir la liberté de création et à défendre le service public de la culture.  



Alors que la pièce sera jouée au 104 dimanche, le PCF appelle à un grand rassemblement à 18h00, à l'angle des rues Riquet et Curial.

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 19:12

Avec les affaires DSK, Tron et d'autres on a vu ressurgir des propos très inquiétants concernant les violences avec des conséquences pouvant mettre en doute la parole des femmes ou encore les encourager à ne pas porter plainte alors que, dores et déjà très peu de femmes le font. La manifestation du 5 novembre contre les violences faites aux femmes, c'est aussi pour exiger des moyens économiques et humains pour une réelle application de cette loi.

Pour cette manifestation le Parti fait partie du défilé et n'est pas en point fixe - Le rendez vous des communistes parisiens et du Front de gauche est à 14h30

angle place de la bastille/ boulevard Henri IV 


Merci d'amener vos drapeaux

Toutes et tous à Paris, le 5 novembre ! Rendez-vous 14 h 30 à Bastille


Parcours de la manifestation : Bastille, Boulevard Henri IV, rue des Fossés Saint Bernard, rue des Ecoles, rue de l’Ecole de Médecine, Carrefour de l’Odéon, rue Saint Sulpice, rue du Vieux Colombier, rue de Grenelle, rue du Bac.

Nous allons donc en direction de Matignon où un rendez vous est demandé.

 http://paris.pcf.fr/13813

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 13:31

Gribouille, l’anti-héros qui plongeait dans la mare pour fuir l’averse, règne en maître sur le Vieux Continent.

Ainsi, « pour sauver l’Europe », Berlin et Paris strangulent-ils Athènes, berceau de l’Europe et de la démocratie. Et c’est pour « sauver l’euro, clé-de-notre-prospérité », que les eurocrates dépouillent les peuples de leurs acquis sociaux…

Le morne Euro-SarkHolland qu’est devenue la France n’est pas en reste. C’est pour « sauver l’indépendance nationale », que Sarko-Gribouille obtempère aux diktats d’A. Merkel et des agences de notation en instituant, contre la volonté exprimée par notre peuple le 29 mai 2005, et la « gouvernance » de la Françallemagne sur l’Empire européen.

C’est encore pour « sauver notre modèle social » que le grand patriote de l’Elysée nous somme d’adopter… le « modèle allemand » (où le SMIG n’existe plus et où les « partenaires sociaux » discutent consensuellement de la retraite à 70 ans !)… Pour « sauver les retraites » et « préserver la Sécu », les travailleurs français sont également priés d’avaler sans fin de nouvelles décotes et de nouveaux déremboursements. Déjà, Brice Hortefeux, Luc Chatel et Valérie Pécresse nous avaient doctement expliqué que pour « sauver l’identité nationale », chaque Français doit parler british de la maternelle à l’université. Et traquer sans pitié l’ouvrier musulman au nom de la « laïcité » et de la « fraternité » républicaine…

Mais ne comptons pas sur la Gauche établie pour détrôner Sarko-Gribouille. Pour « faire avancer la France » (sic), Hollande (capitale Maastricht…) promet déjà, de transférer un max de pouvoirs de Paris à Bruxelles (en réalité, à Berlin). Et, c’est pour « faire gagner la gauche », que le gentil Hollande,  le « socialiste » favori des patrons, s’engage à mettre en place une « austérité de gauche » et à rembourser rubis sur l’ongle la « dette souveraine » aux sacro-saints « marchés ». Bref, pour que gagne cet étrange « socialiste », tuons et re-tuons Jaurès la rose au poing !

Quant au PCF, il donne le la de la politique de Gribouille depuis la fin des années 70: sous prétexte d’échapper au déclin, il a successivement renié tous ses fondamentaux : dictature du prolétariat, léninisme, classe ouvrière, et jusqu’à la souveraineté nationale, sacrifiée sur l’autel de la « construction européenne ». Bien entendu, loin de stopper le « déclin » du PCF, cette « mutation » dérisoire l’a transformé en débandade…

« L’existence précède l’essence », affirmait J.-P. Sartre. Mais quand on renie son essence, on ne sauve pas sa peau: on se suicide et on perd l’honneur, cette promesse de renaissance.

Car pour la France comme pour le mouvement communiste, la voie de la renaissance ne sera jamais celle de la haine de soi. Pour reconstruire du même pas l’identité républicaine de notre peuple et l’identité révolutionnaire des communistes, soyons nous-mêmes en refusant à la fois l’Europe allemande du capital et les reniements suicidaires de la fausse gauche.

Portée par le PRCF à contre-courant de la pensée unique, cette voie deviendra tôt ou tard majoritaire parce que les communistes, parce que les peuples, parce que la France n’ont jamais écouté très longtemps les prêcheurs de défaite, de suicide et de déshonneur.

Georges Gastaud

 

PRCF http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=9995

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 13:28

Derrière le bavardage et les incantations « sociales » habituelles (pour une « Europe sociale » et le respect des drois syndicaux alors que l'UE est par nature antisociale et contre les droits des travailleurs), le discours de B. Segol devant Sarkozy pour la préparation du G-20 illustre l'intégration de la CES au fonctionnement institutionnel de l'Union européenne et son rôle de chien de garde syndical d'une construction directement pilotée par les grandes entreprises privées qui massacrent, au nom de leurs profits, les droits sociaux et démocratiques.

La gravité de la situation et de la colère des peuples et des travailleurs contraint bien sûr la CES à émettre quelques réserves mais toujours pour mieux rabattre sur l'Europe.

Surtout, rien sur le racket généralisé que constituent la dette et le chantage aux déficits publics, rien non plus sur le projet impérial de révision des Traités prévoyant de priver les peuples de toute initiative en matière de politique économique et sociale pour la confier à un comité de surveillance euro-patronal. Ou plutôt si, un aveu de taille : « Si les Traités devaient être revus, la CES inclinerait, comme elle l’a toujours fait, en faveur de l’Europe et contre un retour au nombrilisme national. »

Et pour finir, un chèque en blanc technocratique délivré à Sarkozy et Merkel : « Et nous vous sommes reconnaissants pour votre soutien et celui de la Chancelière Merkel. Il y a bien entendu des questions spécifiques à résoudre, notamment les taux différenciés avancés pour les transactions « ordinaires » par rapport à ceux des produits dérivés et celle l’utilisation des revenus. Nous y reviendrons. Dans le cadre du G20, nous vous demandons instamment d’insister sur cette question. Et je pense pouvoir dire que tous les collègues autour de cette table seront avec vous à ce sujet. »

Comment interpréter alors la déclaration de Bernard Thibault (qui déjà en 2005 soutenait la CES pour le oui à la constitution européenne contre l'avis de la CGT) refusant de participer à cette réunion avec Sarkozy et précisant aussitôt : "Je ne me prêterai pas à cet exercice en laissant à la délégation syndicale de la CSI [et de la CES] le soin de porter les revendications communes à l’ensemble du mouvement syndical international et que nous partageons." ?

Non, les travailleurs de Grèce, de France ou du Portugal ne sont pas avec Merkel et Sarkozy.

Ces derniers pilotent, au service des profits des grandes entreprises, la mise au pas des peuples ainsi que la casse de tous leurs droits et acquis. Partout le chômage, la précarité, la misère avancent à pas de géants. Les résistances aussi.

Dans cette guerre de classe, la CES choisit clairement le camp du Capital, comme elle l'a toujours fait.

 

Le Front Syndical de Classe, 3 novembre 201

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