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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:16

Le 14 mai 2011, à l’initiative de l’association Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui, un appel a été lancé par des grandes figures de la résistance, suivies par des "résistants d’aujourd’hui", en vue des élections présidentielles et législatives de 2012. Cet Appel de Thorens-Glières vise à remettre dans le débat politique les principes toujours actuels du Conseil National de la Résistance qui permettraient de mettre réellement en application la devise républicaine :

"LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ"

Rejoignez les premiers signataires de l’Appel de Thorens-Glières

 

http://www.appel-de-thorens-glieres.fr/

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:12

Par Anaïs Marin (Sources: pravo.by, naviny.by, belarusdigest.com, spring96.org, osw.waw.pl, newtimes.ru)


La rentrée parlementaire au Bélarus a été marquée par l’adoption d’une série d’amendements à la législation, déjà très répressive, qui musèle toute forme d’opposition. Quatre domaines sont concernés: le fonctionnement des ONG indépendantes, l’activité des partis d’opposition, la liberté de rassemblement et les prérogatives des services d’ordre et de sécurité.


Alors que s’est ouvert le procès d’Ales Bialatski, le directeur de Viasna, pour «fraude fiscale» -il n’a pas déclaré les fonds que reçoit son ONG à l’étranger, et qui servent essentiellement à la défense des prisonniers politiques et à la subsistance de leurs familles- la loi interdit désormais le financement extérieur des ONG bélarusses. Aux amendes s’ajoutent donc des peines de prison pour quiconque encaisserait des dons ou bourses sur des comptes en banque à l’étranger. La mesure tue dans l’œuf toute velléité d’autonomisation des associations de défense des droits de l’homme, qui ne vivotaient dans un environnement déjà hostile que grâce à des soutiens extérieurs. Elle s’applique aussi aux partis politiques, dont les activités ne pourront plus être financées de l’étranger. Autrement dit seuls les ONG et partis qui collaborent avec le régime pourront continuer à opérer dans le pays. Les donateurs étrangers en sont quant à eux menacés d’expulsion s’ils bravent l’interdiction.


La loi «sur les manifestations publiques» a elle aussi été amendée, limitant plus encore la liberté d’assemblée. Le régime se prémunit ainsi contre de futures poussées de protestation populaire, à l’instar de l’éphémère «Révolution par les réseaux sociaux» qui a réuni des milliers de personnes dans les rues chaque mercredi soir en juin et juillet. Dans sa nouvelle rédaction, la loi proscrit l’utilisation d’Internet pour promouvoir des manifestations «illégales»- dont l’organisation n’aurait pas reçu l’aval préalable des autorités. Entrent dans cette catégorie les rassemblements publics de type «flashmob», les marches silencieuses et autres «promenades populaires» instiguées via Vkontakte et qui réuniraient plus de trois individus. La loi étend aussi la notion d’atteinte à la sûreté de l’État en rendant passible de 3 ans de prison le «crime de haute trahison» commis par quiconque participerait à un rassemblement interdit.


Enfin, dans l’éventualité où les Bélarusses se risqueraient quand même à protester, les moyens de répression à disposition de la police et du KGB ont été étendus: sur la base d’un simple «soupçon», ils sont désormais autorisés à pénétrer de leur propre chef dans tout lieu privé et y saisir des biens; en cas de «troubles à l’ordre public», ils pourront même tirer sur les meneurs. Ces amendements sont vus comme une faveur accordée par le régime à ses milices, desquelles il a récemment exigé de mater les contestataires par des procédés illégaux- on se souvient de ces policiers en civil battant et arrêtant arbitrairement de simples passants qui applaudissaient dans la rue. Faute de pouvoir augmenter leurs traites vu que les finances de l’État sont dans le rouge, le régime accorde ainsi à ses chiens de garde la garantie de pouvoir conduire leurs basses besognes en toute légalité.


L’avenir dira si ces mesures suffiront à dissuader la population de se révolter- ce qui semble être leur principale finalité- ou si A. Loukachenka, poussé dans ses derniers retranchements par la peur d’être renversé, les fera appliquer contre son propre peuple.

 

 

Dépêche publiée le 15/11/2011

RSE http://www.regard-est.com/home/breves.php?idp=1492

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 15:14

La Russie doit faire de son mieux pour empêcher une opération militaire en Iran, croit le chef du Comité parlementaire russe pour les affaires internationales, Konstantin Kosachev.

« Une opération militaire contre l'Iran pourrait avoir des conséquences graves », a-t'ildit aux journalistes jeudi. « Et la Russie devrait s'efforcer de contrôler les émotions, de faire revenir les négociations dans le domaine de la discussion politique et d'expert et ne permet pas une telle action contre l'Iran ».

Il a souligné qu'il considère cela comme étant de la responsabilité de la Russie, et que Moscou a tous les moyens pour s'attaquer à cette tâche. 

Le politicien a aussi dit qu'il est « surpris » par le fait que dans son dernier rapport, l'AIEA ne cite aucune nouvelle preuve que Téhéran a « développé des armes nucléaires ». 

Mardi, l'organisation de la surveillance du nucléaire a publié un rapport dans lequel elle accuse l'Iran de mener des activités liées au développement d'armes nucléaires avant 2003. Les auteurs du document présument que ces activités « peuvent encore être en cours ».Kosachev estime que le rapport est inconsistent.

« Ce qui est encore plus surprenant », ajoute-t-il, « c'est que le document traite de la situation avant 2003, tandis que des accusations sont portées contre l'Iran moderne et de la direction d'aujourd'hui ». 

Pour l'instant, il est donc préférable de ne pas sauter aux conclusions avant qu'il y ait un avis d'expert sur le rapport de l'AIEA, est convaincu le responsable. 

« Il est prématuré de dire que l'Iran viole ses obligations de non prolifération et, par conséquent, mérite des sanctions économiques ou une opération militaire fondée seulement sur ce rapport», a souligné Konstantin Kosachev. 

Au cours des ces dernières semaines, les États-Unis, la France et Israël ont déclaré que la force peut être utilisée contre l'Iran, et qu'il est temps de le faire. Le 6 novembre, le président israélien Shimon Peres a déclaré qu'une attaque sur Téhéran devient « de plus en plus probable ».

De l'avis de Konstantin Kosachev, cette rhétorique militaire rend inutiles les pourparlers sur le programme nucléaire iranien, car le règlement du problème est seulement possible "via le dialogue politique".

 

Traduction de messages envoyés par Stop NATO vendredi 11 novembre 2011

 

Publié par: « Rick Rozoff » rwrozoff@yahoo.com rwrozoff

http://RT.com/politique /nucléaire militaire-iran-Russie -011/

RT10 Novembre 2011



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Published by Vendémiaire - dans Moyen Orient-Asie Mineure
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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 14:26

 Les taliban imposent de nouveau leur loi dans une large partie du territoire afghan, et ce de plus en plus fermement depuis deux ans. Le retour de ceux qui s’imposent par la terreur, tant redouté par les femmes afghanes, n’est plus une crainte infondée, c’est devenu une réalité.

 

La scène s’est passée mardi dernier, dans le quartier de Khawaja Hakim de la ville de Ghazni. Un groupe d’hommes armés ont enlevé une jeune veuve et sa fille, les ont traînées sur le lieu de l’exécution où elles ont été lapidées toutes les deux. A 300 mètres du bureau du gouverneur et du commissariat de police.

Peu d’informations nous sont parvenues jusqu’à présent sur ce drame, mais on sait que la mère a été accusée de « déviance morale et d’adultère ».

Bilal Sarwary, de la BBC qui vient de publier la dépêche, explique qu’à Ghazni, sur dix-huit arrondissements (districts), sept seulement sont encore contrôlés par l’Etat.

C’est un état de fait, désormais, les taliban sont de retour, omniprésents partout, présents presque partout, ils contrôlent une bonne partie du pays. De nouveau ils imposent leur loi aux populations, interdisent, terrifient, menacent, exécutent.

Ils ont pris le contrôle des shouras ou jirgas (assemblées traditionnelles des sages), où d’ordinaire les conflits se réglaient à l’amiable. Aujourd’hui, ils réclament et exigent des châtiments cruels. Et gare à ceux qui voudraient en référer à la justice, celle de l’Etat, celle qui garanti leurs droits devant la Constitution… Plusieurs « barbes blanches » l’ont payé de leur vie. A Ghazni, un responsable déplore « Personne du voisinage n’est venu nous prévenir à temps. » Evidemment. Quand la terreur règne, personne n’ose plus intercéder.

Le journaliste de la BBC constate que la violence s’est grandement accrue depuis plusieurs années à Ghazni. L’année dernière, une femme accusée du meurtre de sa belle-mère qui la traitait comme une esclave, a été exécutée par les taliban.

 

Mais il n’y a pas qu’à Ghazni. Le 9 août 2010, dans la province de Badghis, une jeune veuve enceinte, accusée d’adultère, Bibi Sanubar, 35 ans, a été exécutée par les taliban de trois balles dans la tête.

Le 16 août de la même année, à Kunduz, un jeune couple d’amoureux a été lapidé. Les images ont fait le tour du monde via Youtube. Les parents ne voulaient pas qu’ils se marient. Ils avaient fui au Pakistan. On leur a assuré que s’ils revenaient au village les parents accepteraient de les marier. Une fois rentrés, ils ont été enlevés, et conduits de force sur le lieu de leur exécution. Indignation partagée, souffrance ressentie à regarder ces images tournées à la va-vite par un des participants avec son téléphone portable. Le crime soulève le cœur, révolte les consciences.

Le 14 avril 2009, un autre jeune couple d’amoureux est abattu de trois balles dans la tête par les taliban devant la mosquée où fut prononcée la fatwa. Leur famille ne voulait pas de ce mariage. Même scénario, les jeunes gens avaient essayé de s’enfuir en Iran.

Bilal Sarwari fait ce constat amer : « les taliban emprisonnent et tuent ceux qui travaillent pour le gouvernement. Ils contrôlent les principaux axes routiers. Les chauffeurs sont régulièrement battus. Des fonctionnaires ont été decapités. Les taliban ont interdit les téléphones portables, les caméras vidéo et la musique, en dehors de celle des stations de radio taliban qui diffusent des chants hypnotiques.» Comme au « bon vieux temps » serait-on tentés de dire si cela ne réveillait une terrible douleur.

Le 5 décembre 2011, soit dix ans après la première Conférence de Bonn se tiendra de nouveau à Bonn l’opus II, durant laquelle la Communauté internationale et le gouvernement afghan vont discuter des engagements à prendre, et établir une nouvelle feuille de route. Nul de sait encore si les taliban y participeront. Les associations de femmes afghanes appuyées par la société civile tentent avec les faibles moyens dont elles disposent d’alerter les opinions publiques. Tout indique que les Occidentaux n’ont plus désormais d’yeux que pour les très importantes ressources minières dont regorge le pays. Et qu’ils sont prêts pour cela à obtenir « la paix » à n’importe quel prix. Il est clair que l’affaire est pliée.

 

Au pays des ONG, il y en a qui s’inquiètent du retrait des troupes étrangères prévues pour 2014, annonciateur d’une baisse des subventions, et d’un infléchissement des dons… Ils sont là depuis 30 ans. Qu’importe que ce soit avec ou sans les taliban, de toute façon, elles s’en sont déjà accommodées lorsqu’ils étaient au pouvoir à Kaboul. Ces ONG vous diront qu’elles sont pour un « rassemblement » pas pour une division et qu’après tout les taliban sont des Afghans, tout de même !

 

D’autres, heureusement, ont davantage de courage et osent parler de l’incontournable problème taliban et tentent de faire entendre leur voix ainsi que celles de la société civile afghane, dont tout le monde se fout. Ce ne sont pas celles-là qui sont invitées par Alain Juppé au Quai d’Orsay, lui qui s’est lancé dans une consultation il y a quelques jours, sans doute pour savoir quelle position définir à Bonn. Le voilà bien conseillé ! Comme d’habitude, comme autrefois… Les mêmes s’étaient exprimés, au même endroit, avant la venue de Massoud en France. Suite de cette entrevue, ni le Président, ni le Premier ministre de la France (Jacques Chirac et Lionel Jospin) ne daignèrent lui serrer la main… le tropisme pashtoune si présent chez nos universitaires et autres experts continue de faire son chemin… depuis si longtemps, beaucoup trop longtemps. Avec les intérêts financiers, les alliances, les marchés, les rétrocommissions qui suivent. Karachi hier. Demain…

 

Aujourd’hui les taliban font de nouveau régner la terreur en Afghanistan. L’alerte est lancée. Afghans et Afghanes ensemble. Relayez leurs cris, leurs appels. Le 5 décembre à Bonn tout sera décidé. Pour dix ans !

 

Françoise Causse

 

http://www.afghana.org/2012/?p=135

Transmis par Nicole Barrière

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 14:24

Triste soir pour la démocratie et la liberté d’expression, ce vendredi 11 novembre 2011. Le Stade de France a été malgré lui le théâtre d’une répression insupportable et totalement arbitraire. Soixante jeunes communistes s’y étaient retrouvés pour faire entendre leur voix en solidarité avec le peuple Palestinien, profitant de la symbolique du match France/États-Unis. Dans un contexte où Obama affirme que les États-Unis opposeront leur véto à la reconnaissance d’un État Palestinien. Où la France, par la voix d’Alain Juppé, projette de s’abstenir lors de ce vote à l’ONU pour ne pas contrarier la complicité affichée par Sarkozy et son homologue Américain lors de leur show sur TF1. Où l’UNESCO, qui a accueilli la Palestine en son sein, se retrouve contraint de stopper sa programmation à cause du retrait de financement Américain. Dans ce contexte, il nous a semblé incontournable d’agir pour relayer le combat de ce peuple pour la paix et la reconnaissance de son État

PALESTINE, YES WE CAN ! Ce sont ces lettres que les jeunes communistes ont déployé du haut des tribunes, aux côtés de drapeaux palestiniens et accompagnées de slogans rassembleurs et pacifistes. Elles ont attiré l’attention des citoyens venus assister au match et suscité des premiers encouragements. Ceci dit, il semblerait qu’en face de la tribune présidentielle, l’évocation de la justice n’ait pas plu à tout le monde.

LIBERTE D’EXPRESSION, NO YOU CAN’T ! Voilà le message des stadiers puis des forces de police. En effet, après avoir été dessaisis sans violences de leur banderole, les jeunes communistes ont été agressés physiquement par les stadiers tentant de leur confisquer leurs drapeaux palestiniens alors même que ceux d’autres pays flottaient dans le stade. Dès lors il a semblé clair que c’était bien le drapeau de la Palestine qui dérangeait ceux qui « donnaient les consignes ». « Nous, nous obéissons à des ordres, la cause ne nous importe pas » ont, en effet, confié les stadiers lors d’une tentative de discussion Alors qui donnait ces ordres ? Qui se trouvait à l’autre bout des oreillettes lorsque les stadiers ont donné les premiers coups ? Le Mouvement des jeunes communistes de France tachera d’en demander des comptes ! Pour sa part, la police nationale, présente autour du groupe de militants, a été complice de cette violence : coups reçus par des jeunes femmes, des mineurs, un militant jeté dans les gradins puis dans les escaliers en béton, un autre tiré par les testicules… Il semblerait que les gardiens de la paix aient failli à leur mission.

Frappés, blessés, regroupés en tas, évacués du stade, entassés dans un bus, menacés de garde-à-vue puis relâchés à 2h du matin, voilà le prix à payer pour « délit de solidarité » dans la France de Nicolas Sarkozy.

Mais cette action laissera des traces pour l’ensemble des gens présents dans la tribune qui reprirent en cœur : « PALESTINE ! PALESTINE ! » en solidarité avec les jeunes réprimés. Ni les coups donnés par les stadiers, ni les intimidations de la police ne stopperont la marche de l’Histoire : le droit à l’autodétermination des peuples triomphera !

PALESTINE LIBRE, LIBRES PALESTINIENS !

Nous tenons à remercier ceux qui nous ont soutenu et repris nos slogans, refusant de voir le stade devenir le théâtre de violences gratuites.

Appel à témoins

Si vous étiez présent au stade au moment des faits, nous recueillons photos, vidéos et témoignages écrits sur mouvementjeunescommunistes@gmail.com

 

LIEN INTERNET :

http://www.jeunes-communistes.org/palestine-libre-libres

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 14:22

Par Danielle Bleitrach

 

Un ami m’a envoyé ce texte de Michel Onfray que je place à la fin (voir le lien en bas de page) pour que chacun juge jusqu’où l’anticommunisme et le désir d’exister peut conduire quelqu’un qui prétend au titre d’intellectuel.

 Mon premier réflexe a été de ne pas m’en préoccuper. Périodiquement il surgit quelque libelle de ce type. De surcroît je m’estimais mal placée pour critiquer Michel Onfray vu que de sa pléthorique production je n’ai lu qu’un truc sur les cyniques tellement racoleur qu’il m’est tombé des mains. Quelques « bonnes feuilles » de son machin sur Freud qui m’ont incitée à éviter l’ouvrage.

Que faire alors de ce médiocre compte rendu d’un livre dont je pense  qu’il ne passera pas à la postérité même si  Michel Onfray nous assure qu’il a été publié dans «  la très sérieuse maison d’édition Larousse dans une collection dirigée par Emmanuel Thiébot qui fit un temps partie de l’équipe de l’Université Populaire de Caen« . L’université populaire de Caen étant on le sait la créature du dit Michel Onfray.

Michel Onfray a subi une véritable illumination devant cet ouvrage. Au point à partir de cette unique lecture de traîner dans la boue  Guy Mocquet, excusez du peu. A partir d’un seul livre, il est vrai publié dans la très sérieuse maison d’édition Larousse dans une collection dirigée par Emmanuel Thiébot qui fit un temps partie de l’équipe de l’Université Populaire de Caen« . D’autres intellectuels ayant eu une telle illumination tenteraient de se ressaisir, ils multiplieraient les lectures, les références avant de s’engager. Mais non Michel Onfray a ceci de commun avec Bernard Henri Lévy qu’il leur suffit d’un seul livre de quelque auteur peu ou mal connu pour se faire une opinion définitive, pour adopter une « posture » : Guy Mocquet serait en fait un pro-nazi parce que communiste. Et Michel Onfray de nous inviter à regarder en face la vérité sinon le nihilisme nous menacerait. Heureusement Michel Onfray et BHL sont là, avec eux l’essayiste n’a plus une attitude morale mais une morale de l’attitude… Sur rien, sur un livre feuilleté à la hâte dont on tire une exaltation incontrôlée des sphincters de l’égo… Et tout cela en reprenant le grand air du pacte germano-soviétique et du communisme stalino-hitlérien. Michel Onfray n’a visiblement pas consulté la montagne d’ouvrages qui a été écrite sur le sujet , il a une révélation. Comme pour Freud, il n’argumente pas il dévoile l’anecdote dont il vient de prendre connaissance, un ragot peut-être qu’importe.

Se trouvera-t-il un historien digne de ce nom pour perdre son temps à réfuter ce grand air de la calomnie devenu ou plutôt redevenu évangile pour Michel Onfray ? Je crains que non alors je ne vais pas me lancer non pas dans l’entreprise de reprendre toute la période historique, l’alliance du Front populaire se cassant le nez sur la Guerre d’Espagne, le refus des socialistes d’intervenir, la lutte antifasciste des communistes. Munich, la trahison de Chamberlain, Daladier. L’originalité du parti Communiste français qui justement a refusé la ligne classe contre classe et a constitué un Front populaire antifasciste.  Il faudrait tout reconstruire pour contextualiser ce que Michel Onfray résume au pacte germano soviétique et à la seule demande de parution de l’humanité aux troupes d’occupation. Ce qui n’a pas été le fait du « parti » mais d’un seul dirigeant qui s’est trompé et s’est illustré dans la Résistance, lançant l’appel à la résistance avant celui du 18 juin. mais voyez la canaillerie du texte, cela devient « nous avons des ennemis communs les anglais,  les juifs »… Alors même qu’en 1938, il y a eu la conférence d’Evian, le refus général d’accueillir les juifs, cela devient les communistes qui sont antisémites pour Onfray… Minable..; Des historiens décriront mieux que moi cette lutte antifasciste menée par les communistes français depuis 1934 alors même que comme l’a décrit Annie Lacroix-Riz le patronat avait fait déjà alliance avec les nazis.

Mais je vais apporter un témoignage. J’ai écris sous forme de dialogue les mémoires de Gaston Plissonnier et nous avons beaucoup discuté de cette période.  ce que m’a décrit Gaston Plissonnier qui à l’époque était en Bourgogne c’était la situation du parti à ce moment.

En 1938, il y a eu Munich,

la Tchécoslovaquie a été livrée. Puis le pacte germano-soviétique comme réponse à Munich. Alors même que le gouvernement français ne prépare pas la guerre contre l’Allemagne, que le patronat est déjà allié aux nazis, le pacte germano soviétique fournit prétexte à se débarrasser de ceux qui combattent dans les usines, ont imposé les congés payés, la répression s’abat sur les militants communistes jusque dans les syndicats  en bas où, les communistes étaient majoritaires : ils seront dissous par le ministre de l’Intérieur, 620, au total.  La moitié du Comité central et trois membres du Bureau Politique Cachin, Sémard et Billoux sont en prison mais Maurice Thorez reçoit l’ordre de partir à Moscou et Jacques Duclos, Benoît franchon et Charles Tillon partent en clandestinité. Ce que me décrit alors Gaston Plissonnier c’est un parti qu’il faut reconstituer en le faisant entrer en clandestinité.

Il m’a raconté comment il allait de ferme en ferme alors même que les jeunes hommes (jusqu’à quarante ans) étaient mobilisés et que le parti était interdit et il ne savait pas à qui il avait affaire. Mais comme Monmousseau était envoyé à Marseille, Charles Tillon à Bordeaux, lui tente de recréer un parti illégal dans sa Bourgogne. Ils se battent pour la survie du Parti, sur des bases de classe, ce moment  est très proche du refus de Blum de soutenir les Républicains espagnols face au fascisme, de l’internement de ces espagnols dans des camps. Donc de l’analyse de la complicité entre la bourgeoisie et les fascistes et de la mollesse des socialistes. Gaston me racontait que les structures clandestines qui se recréaient se faisaient sur ces bases, le prolétariat et les intellectuels ralliés à lui étaient les seuls à n’avoir pas trahi, ce que Mauriac confirmera en disant que « la classe ouvrière est la seule à être resteé fidèle à la patrie profanée ».. Les femmes jouent un grand rôle dans ce temps de mobilisation, l’épouse de Gaston mais aussi l’union des jeunes filles de France avec Danielle Casanova.

Ce témoignage de Gaston qui insistait sur non seulement les difficultés de réorganiser un parti clandestin puisque le gouvernement qui pactisait de fait avec les nazis avait organisé la répression des communistes mais aussi sur les objectifs de résistance et la nécessité que ce soit le parti lui-même qui organise sa propre résistance  a été également confirmé par mon mari qui lui avait organisé la résistance du pays d’Aix et qui à ce titre avait été torturé par la gestapo, puis fut emprisonné à la Centrale d’Eysses et ensuite déporté à Dachau. Il m’a décrit le même travail qu’il a du faire dans les mêmes conditions pour recréer un parti, son effroi devant la foule qui se pressait lors de la venue de Pétain. Il avait adhéré en 1936 pour mener la lutte antifasciste pour lui en réorganisant le parti comme l’avait fait partout des  communistes à la même époque, celle de la drôle de guerre puis celle de la débâcle des armées mal préparées et le début de l’occupation nazie, il n’y a jamais le moindre doute sur la nature de leur combat.

Face à cela, voyez comment Michel Onfray glisse,

comment il accuse les communistes d’avoir saboté les armes dans les usines, d’être quasiment à l’origine de la débâcle de l’armée française, le patronat celui qui s’est réellement entendu avec les nazis « plutôt Hitler que le Front populaire » est blanchi c’est la faute aux ouvriers…

Je dois dire que quand j’ai lu ce torchon de Michel Onfray j’ai repensé à tous ces gens,
à ce jeune communiste torturé et qui s’était coupé la langue pour ne pas parler et je me suis dit que cet individu déshonorait le nom d’intellectuel, non seulement par ses méthodes de travail, le ragot, la provocation se substituant à la recherche des preuves mais parce qu’il s’attaquait à quelqu’un qui le dépassait de cent coudées pour rien, comme ça pour le plaisir de faire parler de lui…

triste…

 

Danielle Bleitrach

 

Cette article est la réponse à l’article suivant: http://mo.michelonfray.fr/chroniques/la-chronique-mensuelle-de-michel-onfray-n%C2%B0-78-novembre-2011

 

Article de Danielle Bleitrach publié sur http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10088#more-10088

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Published by Danielle Bleitrach/Vendémiaire - dans France-Politique - société
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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:50

Appel du 7 novembre 2011.

Solidarité avec le peuple grec en résistance, ou : 

PROGRESSISTES, REFUSONS LE NOUVEL EURO-ESCLAVAGE POUR DETTES !

 

Il y a 2500 ans, les armées grecques emmenées par les hoplites de la toute jeune démocratie athénienne arrêtaient l’Empire perse en pleine expansion : c’était la bataille de Marathon (-490), bientôt suivie des victoires de Platée et de Salamine. Les citoyens grecs triomphaient alors du despotisme oriental en se rangeant derrière la fière devise : « mieux vaut mourir libres que vivre esclaves ! ».

 

Dans le même temps, une immense révolution plébéienne secouait l’Attique, donnant naissance à la première grande démocratie de l’histoire, celle d’Athènes, sous la conduite de Solon, de Clisthène, puis de Périclès. La tragédie Les Perses d’Eschyle commémore cette grande avancée civilisatrice, qui venait couronner sur le terrain politique l’ainsi-dit « miracle » grec, lequel avait vu Thalès et d’autres penseurs récuser la mythologie traditionnelle, inventer la démonstration géométrique, jeter les bases philosophiques des sciences de la nature et de la médecine en refusant toute référence au surnaturel. Cette époque grandiose vit aussi la naissance du théâtre grec, alors profondément ancré dans la vie de la Cité.

 

Le moteur de ces bouleversements sans précédent fut le soulèvement des plébéiens de l’Attique, notamment de la petite paysannerie, contre l’esclavage pour dettes pratiqué par l’aristocratie des Eupatrides : c’est sur la condamnation radicale de cette pratique que s’est édifiée, dans les limites sociales et économiques qui étaient celles de cette époque, la toute nouvelle démocratie athénienne.

 

Aujourd’hui, alors que le 2500ème anniversaire de Marathon n’a donné lieu à aucune commémoration pan-européenne d’ampleur significative, l’U.E. écrase, humilie et asservit la République grecque, sommée de se vendre et de se rendre à 100% (privatisations tous azimuts, destruction de l’Etat régalien, armée comprise, refus de reconnaître le droit du peuple grec d’être consulté par référendum s’il en décide ainsi…). Les principaux auteurs de cet euro-diktat sont l’Allemagne capitaliste, - que son terrifiant passé balkanique devrait pourtant conduire à plus de retenue - , mais aussi le micro-Empereur vassalisé de l’Elysée. Derrière ces « diktateurs » d’apparat, on n’a aucune peine à discerner les vraies puissances qui les inspirent : les Banques et les sacro-saints « marchés financiers ». Cette étroite minorité d’oligarques entend bien rétablir de fait, avec l’appui du FMI et de l’OTAN, l’esclavage pour dettes à l’encontre de peuples entiers. Aujourd’hui ce sont la Grèce, l’Espagne et l’Italie qui sont mises à la question, mais une fois passées les présidentielles, ce sera le tour du peuple français, dont Nicolas Sarkozy menace déjà de détruire la Sécurité sociale après avoir déstabilisé l’Education nationale, l’hôpital public, la Recherche publique et cet acquis social structurant le lien intergénérationnel que sont les retraites par répartition nées du C.N.R. et des combats de la Résistance.

 

Car à court terme, notre pays n’est pas moins visé que la République grecque : violant pour la seconde fois le Non du peuple français à la Constitution européenne (un Non déjà bafoué par la forfaiture qu’a constitué l’adoption parlementaire du Traité de Lisbonne, copie conforme du Traité Constitutionnel Européen), voilà que Sarkozy, - approuvé sur ce point par François Hollande - , met en place sans nous consulter un « gouvernement économique franco-allemand » ; voilà qu’il soumet désormais le budget français aux eurocrates de Bruxelles et Francfort, - c’est-à-dire en fait, aux experts de Mme Angela Merkel - ; voilà qu’il invite le ministre allemand des finances à siéger régulièrement, en qualité de mentor, au Conseil des ministres « français ». Où et quand le peuple français a-t-il donc décidé de dissoudre son Etat-nation séculaire pour que lui soient substituées la « Françallemagne » et la « Franceurope » que les financiers exigent à grands cris ? Hitler a-t-il donc gagné la guerre pour que l’impérialisme allemand, dopé par le phagocytage de l’ex-RDA et par l’annexion à l’UE des ex-pays socialistes de l’Est (le prétendu « élargissement européen »), impose désormais ses vues à tout notre sous-continent avec l’aide de ceux qui, à Paris, réendossent indignement la livrée des Emigrés de Coblence, des Versaillais de Thiers et des collaborateurs de Vichy ?

 

A condition de ne pas se laisser aveugler par l’intense propagande sur la « dette » (est-ce donc aux banques de faire mourir les peuples ou aux peuples de mettre au pas les « marchés » ?), à condition de refuser le décervelage qui fait passer la « construction européenne » ultra-patronale, germano- et américano-centrée pour la « fin de l’histoire », chacun peut constater que l’Empire européen qui fleurit sur les ruines des acquis sociaux et des souverainetés nationales, a bien plus à voir avec le despotisme et la démesure du « Grand Roi » Darius qu’avec la fière devise des vainqueurs de Marathon. En réalité, née de l’effacement des premières expériences socialistes de l’histoire, la « construction européenne » porte en ses flancs un noir potentiel de destruction et de contre-révolution séculaire et millénaire. Ce ne sont plus seulement désormais les avancées sociales liées à la Révolution d’Octobre 1917, ni celles qui résultèrent de la défaite de Hitler à Stalingrad et à Berlin, que menace un système capitaliste en proie à la chasse effrénée au profit. Ce n’est plus seulement l’acquis civilisateur des Révolutions démocratiques bourgeoises des 17ème et 18ème siècles qui se trouve réduit à néant par ceux qui ricanent à la seule idée de consulter les peuples, de tenir compte de leurs éventuels refus, de soumettre aux parlements nationaux élus la politique budgétaire et monétaire des différents pays d’Europe. C’est désormais le code génétique de « l’Europe grecque », celui-là même qui s’est formé aux 6ème et 5ème siècles avant notre ère autour des notions d’humanisme, de raison et de citoyenneté, qui est attaqué de front par l’Empire européen piloté par Francfort, Wall Street, la City et le CAC 40.

 

Si pour finir la Grèce, son peuple fier, sa classe ouvrière et sa jeunesse combatives étaient mises au pas par l’UE avec l’active collaboration des proconsuls « grecs » de l’Empire, MM. Caramanlis et Papandréou, toutes les offensives antisociales, toutes les contre-réformes fascisantes feraient un bond en avant gigantesque sur tout le sous-continent européen. Déjà, les partis communistes sont interdits ou persécutés dans les ex-pays socialistes de l’est, déjà porter une chemisette ornée du Che est passible de deux ans de prison à Varsovie, déjà l’extrême droite nostalgique du Reich ou de Mussolini tient le haut de l’affiche (Hongrie, Italie, Flandre belge, Pays baltes…), quand elle ne participe pas directement au gouvernement de certains pays de la brunâtre Union européenne. Quelle sinistre revanche posthume pour tous ces empires qu’avaient su mettre à bas les peuples, de l’Empire perse d’avant-hier au barbare Troisième Reich d’hier!

 

C’est pourquoi les signataires de cet appel se déclarent pleinement solidaires de celles et de ceux qui, en Grèce, refusent de plier devant « l’union sacrée » de Papandréou-Caramanlis, laquelle vise à déposséder le peuple grec de sa souveraineté pour l’asservir aux maîtres du capital grec et étranger. L’Europe des luttes, celle qui ne se fait pas dans l’U.E. mais contre elle, combat déjà pour rendre aux peuples leur droit inaliénable à disposer d’eux-mêmes, leur droit au progrès social et à la dignité nationale, leur droit à une coopération égalitaire dégagée du carcan de la « concurrence libre et non faussée » imposée par l’euro-mondialisation capitaliste (avec sa monnaie unique, son marché unique, son économie unique, sa politique unique, sa pensée unique, sans oublier sa langue unique, l’américain des affaires). Cette Europe des résistances n’a nul besoin de traité pour se lever contre ceux qui la nient jusque dans ses racines : elle doit prendre de l’ampleur en se solidarisant avec tous les peuples en lutte, et d’abord avec le peuple grec. Ce n’est pas l’esclavage des peuples pour dettes qu’il faut rétablir, c’est au contraire l’euro-esclavage de la dette qu’il faut abolir en taxant durement tous les usuriers du capital, qu’ils soient grecs, allemands ou français… Et ce n’est pas le funeste euro qu’il faut sauver à tout prix, c’est l’indépendance des peuples,c’est le service public, c’est le droit pour chaque peuple de produire chez lui sans devoir tout importer et tout délocaliser ; c’est le droit pour chaque peuple de développer sa culture et sa langue, non pour s’isoler, mais pour échanger à égalité avec les autres pays et les autres cultures du monde entier. C’est aussi le droit pour tous les peuples qui le souhaitent de rompre avec l’« économie de marché ouverte sur le monde » prescrite par les Traités de Maastricht et de Lisbonne, qui interdisent despotiquement de construire une société où les travailleurs, créateurs de toute richesse, seront au centre de la vie politique et économique. Et s’il faut pour cela rompre avec cette prison des peuples qu’est l’U.E., s’il faut pour cela en finir avec l’étouffante « monnaie unique », les peuples n’en mourront pas : c’est au contraire s’ils restent dans ces terribles machines à broyer les peuples, qu’ils « y resteront » et qu’ils « y passeront tous », de la Grèce de Thalès à la France du C.N.R., du Portugal de la Révolution des Œillets à la Pologne de Kosciusko et de Dombrowski en passant par l’Allemagne de Beethoven, de Bertolt Brecht et de Thomas Mann !

 

Non la devise de l’avenir ne peut pas être : « Euro-esclave, paie ta dette qui n’en augmentera pas moins sans cesse », comme c’est déjà le cas depuis des décennies dans l’hémisphère Sud saigné par les banques du Nord, « et pour cela, accepte la servitude volontaire à perpétuité et trime de plus en plus durement, de plus en plus tardivement, de plus en plus indignement, en recevant toujours moins de salaire, de soins médicaux, d’éducation… et de respect » !

 

Comme le disait l’appel clandestin publié par Jacques Duclos et par Maurice Thorez en juillet 1940 à l’intention de notre peuple humilié, « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ! ». Comme le clame encore aujourd’hui le peuple cubain héritier d’Ernesto Guevara face au blocus de l’Empire U.S. : « la patrie ou la mort, nous vaincrons ! ». Et comme le disaient hier nos Sans-Culotte, « liberté, égalité, fraternité ou la mort ! », ce qui revenait à traduire en français la sublime devise des hoplites de Marathon.

 

A la fois patriotique et internationaliste, la nouvelle bataille contre l’esclavage pour dettes vient de commencer à Athènes. Nous appelons les intellectuel(-le-)s attaché(-e-)s aux Lumières, les militant(-e-)s fidèles aux valeurs progressistes des grandes révolutions du passé, à se solidariser avec le peuple grec en résistance, à réfuter les euro-mensonges des médias, en un mot, à refuser à la fois le « droit » pour les grands Etats prédateurs d’asservir des pays plus faibles et le « devoir » pour les peuples de vivre esclaves au nom du Dieu Euro.

 

Faisons revivre l’esprit de révolte contre l’indignité de l’esclavage pour dettes, qui permit au peuple athénien d’hier, et qui permettra demain aux peuples grec, français, italien, espagnol, portugais, allemand, etc., de balayer tous les despotismes, fussent-ils cachés derrière les mots usurpés d’« Europe », de « liberté » et de « démocratie » !

 

PREMIERS SIGNATAIRES :

 

Georges Gastaud, philosophe (62) ; Pauline Antonini, étudiante de l’Ecole des Chartes (75) ; Gilles Bachelier, juriste, officier de l’ordre national du mérite ; Danielle Bleitrach, sociologue (13) ; Jean-Pierre Combes, ingénieur polytechnicien (19) ; René Coucke, médecin (59) ; Aurélien Djament, chercheur en mathématiques (44) ; Jean-François Dejours (62), philosophe, syndicaliste ; Filipe Diniz, architecte, co-éditeur de odiario.info., Portugal ; Bruno Drweski, historien,Barbara Y. Flamand, écrivain (Belgique), Vincent Flament, latiniste, militant internationaliste (59) ; Marie-France Fovet, militante internationaliste, professeur de philosophie retraitée (22) ; Benoît Foucambert (81),Marc-Olivier Gavois (13), agrégés d’histoire ; Bernard Giusti, écrivain, éditeur, syndicaliste (75) ; Georges Hage, m. honoraire du parlement français (59) ; Annie Lacroix-Riz, historienne, professeur d’université émérite (78) ; Thérèse Lévené, enseignant chercheur (59) ; Léon Landini, a. officier FTP-MOI, officier de la Légion d’honneur, Grand mutilé de guerre (92) ; Pierre Lévy, journaliste (94) ; Angeles Maestro, médecin, a. députée « rouge » au parlement espagnol ; Antoine Manessis, chargé de cours à l’université de Grenoble (38), Pierre-Alain Millet, élu municipal, enseignant informatique (69), Dominique Mutel, professeur agrégé d’anglais (62) ; Claude Morilhat, philosophe (Doubs) ; Laurent Nardi, professeur de lettres (74) ; Jacques Nikonoff, universitaire ; Gaston Pellet, militant de la résistance linguistique au Business Globish ; Pierre Pranchère, ancien maquisard FTPF, a. député de la nation, a. député européen (19) ; Jean-Luc Pujo, animateur des Clubs Penser la France (75) ; Miguel Queiroz, étudiant en philosophie ; Françoise Roucheray, professeur agrégé d’anglais en CPGE, 59 ; Nathalie Sage-Pranchère, archiviste-paléographe, historienne (75) ; Jany Sanfelieu, helléniste (86) ; Daniel Serrano, militant républicain espagnol (75) ; Jean-Pierre Sinkiewicz, professeur de physique, syndicaliste ; Stéphane Sirot, historien (59) ; Gérard Six, métallurgiste (62) ; Miguel Urbano Rodrigues, a. député portugais au Conseil de l’Europe, ancien éditeur principal de l’Estado de Sao Paulo ; Betty Tambuscio, syndicaliste (Monaco) ; Yves Vargas, philosophe (93) ; Gautier Weinmann, militant léniniste (59) ; Karine Van Wynendaele, agrégée d’histoire, syndicaliste (62) ; Serge Zajac, professeur de philosophie (59) ; Joël Vuylstecker, professeur de S.V.T. (59) ;

 

Deuxième liste (8 novembre 2011). Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance, président du PRCF ; Robert Rondeau, métallurgiste retraité, maire honoraire de Guyancourt. Alain Rondeau, métallurgiste retraité (78) ; Michel Dupuy, cadre syndicaliste (94) ; Jean Simon, militant communiste (94) ; Louis Coty, cadre infirmier retraité (77) ; João Vasco Fagundes, étudiant en philosophie, Portugal ; Eric Macia, juriste, ancien dirigeant national et départemental (34) du PCF ; Danielle Macia, responsable PRCF 34, Cathy Macia, assistante sociale, Christian Mezzecases, retraité (34) ; Jean-Marc Warszawski, musicologue (93) ; Denis Lemercier, Maître de Conférences retraité.

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:47

François Hollande vient enfin de lancer sa campagne électorale. Les 4 premiers programmes de refondation de la France qu'il propose  ( Industrie & Ecofilières - Villes & Intelligences - Savoir & Numérique - Agriculture & Biodiversité) sont à proprement parler révolutionnaires et vont modifier en profondeur le paysage et l'économie de la France au cours des 20 prochaines années. Ils sont sans précédent et ne trouvent peut-être leur équivalent que dans la reconstruction de la France après la seconde guerre mondiale. Là où les autres candidats s'époumonent sur les chiffres de la dette et des déficits, François Hollande donne  une nouveau souffle à la France et aux Français.

 

Industrie & Ecofilières - La France à l'heure du greentech

François Hollande projette de créer trois écofilières dans l'industrie en favorisant le regroupement de grandes entreprises sur des programmes d'intérêt public : 

- l'écofilière énergétique autour d'Areva, d'Alstom, d'EDF et de GDF-Suez pour imaginer, concevoir et produire l'énergie dans des conditions qui réconcilient les les enjeux de consommation énergétique et environnementaux.

- l'écofilière des transports avec Alstom, la SNCF, la RATP, Peugeot et Renault : penser et produire les véhicules du futur avec un objectifs de réduction de l'empreinte carbone de 50% en 10 ans et la réduction de 75% de la consommation en 20 ans

- l'écofilière de l'habitat avec Bouygues et Eiffage pour reconstruire ou réaménager plus 500 000 logements par an en les amenant à un haut niveau de qualité environnementale et réduisant notamment de 80 % leur consommation énergétique.

Ce programme vise à refonder l'industrie française autour des enjeux du "greentech" et mettra certainement fin aux disputes stériles sur la date sortie de la France du nucléaire. La création de 400 000 emplois en 5 ans est prévue.

 

Villes & Intelligences - refonder la ville

François Hollande programme aussi une révolution des villes. le Général de Gaulle avait lancé les 5 " Villes Nouvelles" autour de Paris en 1960. Le candidat socialiste envisage lui de repenser l'urbanisme de 5 grandes agglomérations urbaines délaissées pour en faire des "villes intelligentes", ce qu'on appelle des "smart-cities" :

- en organisant "le transport intelligent" autour de ce qu'on appelle l'éco-mobilité s'appuyant sur des transports en communs innovants

- en organisant "la cohabitation intelligente" entre commerces et habitat, entre bureaux et logements, entre communautés sociales au sein d'un espace rénové et repensé dans une perspective humaine.

- en organisant "les services intelligents" avec des services publics entièrement numérisés et connectés pour faciliter la communication avec les citoyens et faire entrer pleinement la ville dans l'ère numérique. 

Ce programme est prévu pour s'étaler sur 10 ans et débouchera sur la création de 350 000 emplois en 5 ans.

 

Savoir & Numérique - l'école dans les nuages

Ce programme part d'un constat : la manière d'enseigner en France n'a pratiquement pas changé en France  depuis Charlemagne : des élèves alignés devant un professeur dispensant son cours du haut de son estrade. A l'heure d'internet, de l'iPad et des réseaux sociaux, la chose paraît surnaturelle. C'est pourquoi François Hollande prévoit de lancer un plan pour numériser entièrement l'éducation nationale et l'université en 10 ans. En faisant entrer l'école dans l'ère du "cloud computing", c'est à dire dans une ère où le savoir est accessible par tous et pour tous dans l'espace numérique. Les principes de Wikipedia étendus à toute l'éducation...

- "Numérisation de l'administration" : il ne s'agit pas de "dégraisser le mammouth" mais de le moderniser à vitesse accélérée pour le mettre au service des élèves

- "Numérisation du cartable" : donner en 5 ans à chaque élève et à chaque étudiant un netbook ou un bookpad qui contiendra tous ses cours et qui lui permettra d'échanger avec ses professeurs et de produire ses devoirs dans des formes modernes.

- "Numérisation du savoir" : créer un wikimedia du savoir scolaire et universitaire - par exemple à l'université les cours magistraux seront filmés, enregistrés et accessibles dans le "cloud" avec les polycopiés numériques qui les accompagnent plutôt que d'infliger aux élèves des amphis bondés.

Ce programme libérera 100 000 postes à l'Education nationale mais créera 200 000 postes dans son écosysteme en 5 ans.

 

Agriculture & Biodiversitécultiver notre jardin

Ce programme planifie de reconvertir progressivement l'agriculture intensive française en "agriculture raisonnée", en permettant notamment l'émergence d'une part d'agriculture biologique de qualité représentant 50 % de notre production au terme de 10 années de reconversion. Ce programme propose de plus de revitaliser le rôle des agriculteurs en tant que gardiens de notre espace naturel. En leur confiant des missions de service public. Ce plan, s'il n'est pas générateur de centaines de milliers d'emplois permettra néanmoins de mettre un terme à la désertification des campagnes et de redynamiser la filière agricole au moment où elle est abandonnée par Bruxelles.

 

Face au désastre de la gestion de l'économie par la droite française qui accumule les déficits depuis vint ans, vous vous dites qu'avec ce programme, François Hollande va gagner. Qu'il peut enfin sortir des comptes d'apothicaires qui ne font rêver personne : 60 000 fonctionnaires de plus par ici, 2 années de retraite en moins par là… Que le candidat socialiste propose une vision pour une France refondée et réindustrialisée… Qu'il dégage une vision d'avenir, stimulante et attirante.

 

Eh bien, vous vous trompez. Tout ce programme est imaginaire. Il aurait pu être réel, mais il est purement fictif. Vous avez beau chercher, vous ne trouverez rien d'aspirationnel dans le programme de François Hollande. C'est désespérant, mais c'est ainsi. Alors, il faut aujourd'hui envisager le pire : que Sarkozy soit réélu et que la droite conserve la gestion d'une France à bout de souffle.

 

Xavier THERY

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:46

Par LILIAN ALEMAGNA

 

Le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon est prêt à causer circonscriptions législatives avec le PS et les écologistes. Jusqu'ici, les alliés des communistes au sein du Front de gauche avaient toujours refusé de négocier des places de députés avec le grand frère socialiste. La règle suivie: on se présente partout face aux candidats PS ou Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV) au premier tour pour «permettre aux électeurs de gauche de pouvoir choisir».

Mais au moment même où les tensions reprennent entre socialistes et écologistes, voici le PG qui réajuste sa stratégie et invite les dirigeants du PS et d' EE-LV à discuter des «circonscriptions où la gauche pourrait risquer d'être éliminée du second tour au profit d'un duel droite-FN».

Dans un courrier adressé ce mardi à ses homologues, Eric Coquerel, secrétaire national du PG chargé des relations extérieures et des élections, prend exemple sur les «dernières élections cantonales» qui «ont vu des accords de l'ensemble des forces de gauche dans quelques circonscriptions pour éviter à la gauche d'être éliminée du second tour au profit d'un duel droite-FN». «Par le passé, nous notons que ce même type d'alliance localisée s'est négocié pour les législatives. Nous savons malheureusement l'actualité (maintenue) de ce danger», poursuit Coquerel.

«Aussi, sans rompre avec la stratégie du Front de Gauche de candidatures indépendantes au premier tour», le PG est «prêt à œuvrer pour limiter au maximum» les «cas» de retrait d'un candidat de gauche dans une triangulaire pour faire barrage à l'extrême droite, explique le courrier. «Nous pensons nécessaire de les anticiper et non de les gérer au coup par coup», justifie Coquerel qui propose aux socialistes et aux écologistes de «de comparer [leurs] informations: dans quels départements, dans quelles circonscriptions ce risque existe-t-il?»

«Nous sommes disponibles pour travailler à la représentation proportionnelle des forces de gauche sur l'ensemble de ces circonscriptions repérées comme, nous semble-t-il, vous l'avez-vous-même déjà entrevu avec d'autres forces», conclut ce proche de Mélenchon qui propose une «réunion» au PS et EE-LV. Proposer de discuter avec des cousins quand ceux-ci se disputent, curieuse manière choisie par le PG pour participer aux projets familiaux à gauche.

 

Publié par Libération.fr http://www.liberation.fr/politiques/01012370374-legislatives-melenchon-pret-a-causer-avec-le-ps-et-les-verts

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:44

mercredi 2 novembre 2011

par  Roger Grevoul

 

La logique de l’oppression est imparable.

Pour la vingtième année consécutive, le blocus des États-Unis contre Cuba a reçu une nouvelle et large condamnation à l’Assemblée Générale des Nations Unies. La résolution intitulée « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis d’Amérique contre Cuba » a été adoptée hier, 25 octobre par la majorité favorable de 186 nations, contre 2 (Les Etats-Unis et Israël) et 3 abstentions (La Micronésie, Les Îles Marshall et Palau). Depuis 50 ans, le blocus économique, commercial et financier des États-Unis contre Cuba, constitue l’obstacle principal au développement du pays. Le montant du préjudice économique direct infligé au peuple cubain par le blocus étasunien, depuis sa mise en place jusqu’au mois de décembre 2010, s’élève à 975 milliards de dollars, compte tenu de la dépréciation internationale du dollar face à l’or depuis 1961 jusqu’à 2010. Il ne s’agit pas d’une question bilatérale entre notre pays et les États-Unis. Il a une évidente application extraterritoriale qui gêne d’une manière significative beaucoup d’autres États y compris la France et d’autres pays européens. Cuba a une fois de plus obtenu le soutien de la communauté internationale et exige donc des États-Unis la levée immédiate du blocus.

Paris, le 26 octobre 2010 Ambassade de Cuba en France

 

Résultats du vote [mettre fin au blocus]

Année Pour Contre Abstention

1992 59 3 71

1993 88 4 57

1994 101 2 48

1995 117 3 38

1996 137 3 25

1997 143 3 17

1998 157 2 12

1999 155 2 8

2000 167 3 4

2001 167 3 3

2002 173 3 4

2003 179 3 2

2004 179 4 7

2005 182 4 1

2006 183 4 1

2007 184 4 1

2008 185 3 2

2009 187 3 2

2010 187 2 3

2011 186 2 3

 

publié par http://s147752339.onlinehome.fr/cubadev/spip.php?article410

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