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La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

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Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:43

vendredi 4 novembre 2011

  

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a diffusé son Indice de développement humain 2011 (IDH). Cuba et le Venezuela figurent parmi les pays qui ont le plus progressé, un fait d’autant plus remarquable que les Etats-Unis régressent, à cause de l’inégalité des revenus et des carences en matière de santé publique.

Cuba, Venezuela, Chili et Brésil : progrès de l’IDH

 

Cuba avait disparu de l’IDH depuis quelques années, faute de statistiques fiables. Entre 2006 et 2011, Cuba progresse de dix points, se hissant au rang 51, se situant ainsi parmi les pays au développement humain élevé. Le Venezuela progresse de sept points, jusqu’au rang 73, dans la même catégorie.

Le Chili reste néanmoins en tête des pays d’Amérique latine et progresse d’un point (rang 44), dépassant l’Argentine (45) et Barbade (47). Ce sont les trois seules nations latino-américaines ou caribéennes classées parmi celles disposant d’un développement humain très élevé.

La plupart des autres pays de la région trouvent leur place dans la catégorie suivante, développement humain élevé : Uruguay (48), Cuba (51), Mexique (57), Panama (58), Antigua et Bermuda (60), Trinidad et Tobago (62), Grenade (67), Costa Rica (69), Saint Kitts et Nevis (72), Venezuela (73), Jamaïque (79), Pérou (80), Dominique (81), Sainte Lucie (82), Equateur (83), Brésil (84), Saint-Vincent et Grenadines (85), Colombie (87).

Le Brésil progresse d’un point, mais reste derrière dix-huit pays de la région, malgré tous les efforts des dernières années pour faire reculer la pauvreté, redistribuer le revenu national et améliorer l’éducation. Maigre consolation, le Brésil est mieux classé parmi les BRICS, derrière la Russie (66), mais devant la Chine (101), l’Afrique du Sud (123) et l’Inde (134).

La catégorie développement humain moyen comprend la République Dominicaine (98), le Suriname (104), le Salvador (105), le Paraguay (107), la Bolivie (108), le Guyana (117), le Honduras (121), le Nicaragua (129) et le Guatemala (131).

Sans surprise, Haïti figure au rang 158, en queue de peloton, parmi les pays à faible développement humain. La liste du PNUD s’étend à 187 nations ou territoires, grâce notamment à la prise en compte de statistiques plus fiables des Caraïbes. Le classement va de la Norvège à la République démocratique du Congo, ravagée par la guerre civile.

L’Amérique latine reste la région la plus inégalitaire au monde en termes de revenus. Mais l’espérance de vie et le niveau de scolarité la situent au-dessus de l’Afrique subsaharienne et de l’Asie méridionale.

 

Publié par http://s147752339.onlinehome.fr/cubadev/spip.php?article412

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:41

Elle dit qu’elle est juste une militante de base du Parti communiste cubain, mais elle porte le nom d’un mythe de la gauche. A 50 ans, la pédiatre Aleida Guevara s’occupe de faire vivre la mémoire de son père et propose une défense passionnée du modèle de l’île. Dans cette interview, elle exprime ses craintes personnelles que les réformes en cours sur l’île, qui ont permis la vente de biens immobiliers et de véhicules, n’affectent la conscience sociale de la population, et puisse aboutir à une montée de l’individualisme.

 

de : Solidarité-Internationale-PCF

mardi 25 octobre 2011 - 09h13

 

Interview pour le journal brésilien A folha (extraits)

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Elle dit qu’elle est juste une militante de base du Parti communiste cubain, mais elle porte le nom d’un mythe de la gauche. A 50 ans, la pédiatre Aleida Guevara s’occupe de faire vivre la mémoire de son père et propose une défense passionnée du modèle de l’île. Dans cette interview, elle exprime ses craintes personnelles que les réformes en cours sur l’île, qui ont permis la vente de biens immobiliers et de véhicules, n’affectent la conscience sociale de la population, et puisse aboutir à une montée de l’individualisme.

Comment vont les choses à Cuba ?

Nous sommes dans une situation où il nous faut trouver des solutions à des problèmes réels qui existent depuis longtemps. Et il y a les problèmes actuels que le pays subit en raison de la crise économique, qui touche tous les pays du monde. Nous sommes en train de discuter de ces problèmes avec l’ensemble du peuple, en les analysant sur les lieux de travail, dans les quartiers. Le congrès du parti a analysé tout ce qui est sorti de ces réunions populaires et est arrivé à un consensus sur le fait que nous devrons opérer quelques changements dans l’économie domestique. Résoudre le problème de familles, de personnes qui sont sans emploi en ce moment car l’État ne peut pas continuer à payer des personnes qui travaillent sans produire. Lorsque nous avons perdu le camp socialiste européen, Cuba a subi une crise brutale et l’État a garanti la sécurité de l’emploi à tout le monde sur toute la période. Aujourd’hui, la situation de notre économie s’est améliorée. Par conséquent, des possibilités réelles s’ouvrent à ces personnes pour qu’elles travaillent de façon indépendante. C’est pourquoi on en arrive à cette possibilité de travail individuel. Pour ce qui est de la Constitution, il nous faudra analyser quels sont les articles de la Constitution actuelle qui entrent en contradiction avec ces changements. Voilà pourquoi il nous faut cette analyse populaire, profonde, et s’il est nécessaire de changer un article de la Constitution, que le peuple sache ce qui se trame et pourquoi. Et le référendum qui devrait être organisé le sera plus rapidement et plus facilement.

Qu’est-ce qu’il faudrait changer dans la Constitution ?

Il a été convenu dans la Constitution que Cuba est une société socialiste. Dans cette société socialiste, il y a des normes, des règles. Quand on dit aujourd’hui qu’il y a des personnes qui vont travailler pour leur propre compte, cela peut supposer louer sa maison, ce qui n’existait pas auparavant. Ces personnes qui travaillent actuellement pour leur propre compte, si elles veulent embaucher d’autres personnes, doivent payer un salaire juste, garanti par la loi. Par exemple, si vous voulez louer une pièce de votre maison et embaucher quelqu’un pour faire le ménage. Avant cette personne n’était protégée par aucune loi. Désormais, avec ces changements, cette personne sera protégée également par les lois de l’État cubain. Ces lois doivent être introduites dans la Constitution.

Le dernier congrès du parti a ouvert la possibilité d’une appropriation privée des bâtiments et des voitures...

Disons que ce n’est pas de la propriété privée. Moi avant, par exemple, si je me payais une voiture, c’était la mienne. Le problème, c’est que je n’avais pas le droit de la vendre. Aujourd’hui, j’ai ce droit. Ce qui a changé, c’est que le citoyen qui est propriétaire de sa voiture puisse la vendre légalement. C’est sa propriété, c’est son droit. C’est la même chose pour les maisons. Si une maison est légalement la tienne, tu peux la vendre.

Mais c’est reconnaître la propriété privée

Dans ce qui existait déjà, dans la propriété individuelle. Que tu peux appeler privée, si tu veux. C’est la tienne. Le problème, c’est de légaliser cette propriété de façon à ce que tu puisse en user comme tu le désires.

Vous ne trouvez pas que cela rentre en conflit avec le principe socialiste ?

Non. Cela ne pose aucun type de problème avec les principes socialistes. Le problème, ce n’est pas de vendre ta maison ou ta voiture ou de l’échanger. Cela me paraît une très bonne chose que nous puissions le faire librement, sans aucune entrave. Le problème, c’est qu’il existe aujourd’hui des travailleurs qui travaillent pour leur propre compte. Ces travailleurs vont rechercher leur bénéfice personnel. Ma crainte personnelle – comme simple citoyenne, je n’ai rien à voir avec la direction du gouvernement cubain, je suis une médecin cubaine – ma crainte est que les personnes qui travaillent pour elles-mêmes perdent un peu de vue la question sociale, perdent leur conscience sociale. En vivant dans une société socialiste, nous travaillons pour tout un peuple. Quand tu commences à travailler pour remplir ton porte-feuille, pour ton bien-être personnel, il y a le risque de perdre ce lien social que nous avons toujours maintenu. C’est ma préoccupation personnelle. L’État socialiste continue d’être socialiste car il n’y a pas privatisation des grands moyens de production. Ce n’a pas eu lieu et cela n’aura pas lieu. Le peuple cubain continue d’être le propriétaire de tout ce qui se produit dans le pays. Tu peux être le propriétaire de ce que tu produis dans ta maison, dans un restaurant, un salon de beauté, des services produits. Mais les grands moyens de production, tout est entre les mains de l’État, donc, du peuple. Dans cette perspective, il n’y a aucun changement.

Les réformes ont été faites pour libérer quelque peu l’Etat du poids de personnes qui...

Exactement. De personnes qui seront laissés sans travail par l’État, car l’État ne peut pas continuer à soutenir cette situation. Nous avons connu des améliorations économiques. Ces personnes restent libres de travailler pour l’État et d’avoir leur propre travail. Et l’État se libère de cette situation difficile où il faudrait garder ceux qui ne produisent pas.

Votre crainte, c’est que cette réforme, qui peut être lue comme plus privatisante, affecte la conscience sociale ?

L’homme pense comme il vit. C’est ma préoccupation, tout simplement. Si tu vis juste en étant intéressé par la rénovation de ta maison, par l’accroissement de la quantité d’argent que tu as dans ton porte-feuille, par l’amélioration de ta garde-robe, tu oublies que l’école du coin, où tes enfants et tes petit-enfants étudient, aura besoin d’un petit coup de peinture. Tu serais capable de donner un peu de ton argent à cette école ? Si tu en es capable, je ferme ma bouche et me voilà satisfaite. C’est ma préoccupation, que l’on perde cette perspective, que l’on ne soit plus concerné par la perspective de la communauté sociale, qui est ce que nous sommes et continue d’être notre raison d’être.

 

Publié sur

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article121651 et

http://s147752339.onlinehome.fr/cubadev/spip.php?article416

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:38

Le nouveau plan d’austérité annoncé par François Fillon vise une fois de plus à faire payer la crise à la masse de la population, qui n’en est pourtant pas responsable. Coupes dans les dépenses publiques de santé, les allocations familiales et l’aide au logement ; augmentation du taux réduit de la TVA (un impôt que payent au même niveau les chômeurs et les millionnaires) ; accélération de l’application de la contre-réforme des retraites : ce sont les plus fragiles qui seront les premiers touchés. Quant aux mesures de taxation du capital, elles n’entament en rien l’ensemble des dispositifs d’allègements fiscaux dont bénéficient les grands capitalistes. Elles servent essentiellement à faire croire aux pauvres que le gouvernement veut aussi « mettre les riches à contribution ». Il entre dans ce plan une bonne dose de prudence électoraliste.

Les effets économiques attendus de ces mesures sont très douteux. En minant un peu plus la demande, elles risquent de précipiter le pays dans la récession, avec comme résultat une diminution des recettes fiscales – et donc une nouvelle augmentation des déficits. Le remède pourrait être pire que le mal, y compris d’un point de vue strictement budgétaire. Mais même s’il n’y a pas de récession à court terme, il est clair qu’une croissance économique soutenue n’est pas à l’ordre du jour avant plusieurs années. Au « mieux », l’économie française va connaître une longue phase de stagnation. Mais dès lors, le plan d’austérité annoncé lundi est très inférieur à ce qui serait nécessaire pour s’attaquer réellement aux déficits publics, qui étaient de 150 milliards d’euros en 2010 et seront de 100 milliards en 2011. Ce ne sont pas 7 milliards de coupes et d’impôts supplémentaires que le prochain gouvernement devra chercher, mais bien davantage. La droite le sait parfaitement. Elle s’y prépare. Dans l’immédiat, elle cherche à faire patienter les marchés, tout en s’efforçant de ne pas compromettre définitivement ses chances de victoire en avril 2012.

La jeunesse et les travailleurs doivent être très clairement prévenus de ce qui les attend. Au regard des coupes et contre-réformes à venir, le plan d’austérité annoncé lundi n’en est qu’une chiquenaude. Certes, il est déjà sordide et scandaleux de réduire l’aide au logement ou les allocations familiales de quelques dizaines d’euros par bénéficiaire. Mais en Grèce, les salaires des fonctionnaires et les pensions de retraite ont été réduits de 20 à 50 %. Le chômage explose (+ de 25 %). Les écoles manquent de livres, les hôpitaux de médicaments. Chaque semaine, des milliers de familles tombent dans la grande pauvreté. De plus en plus d’enfants s’évanouissent à l’école, le ventre vide. Ceux qui s’imaginent que la France est à l’abri d’une telle catastrophe se trompent lourdement. La cure d’austérité qui se prépare, ici, sera beaucoup plus proche de ce que subissent les Grecs que du « plan Fillon » dévoilé lundi. Ce plan n’est qu’un premier acompte à l’intention des marchés et des agences de notation. Il indique bien qui sera frappé (les travailleurs, les pauvres, les retraités), mais renvoie à plus tard – après les élections de 2012, si possible – la mise en œuvre d’un plan d’austérité beaucoup plus grave.

Face à cette situation, la soumission des dirigeants socialistes à « l’économie de marché » – c’est-à-dire au capitalisme – apparaît de façon éclatante. Il n’y a pas que les prestations sociales qui sont désormais indexées sur la croissance : c’est aussi le cas du contenu du programme du PS ! François Hollande l’explique ouvertement. Ainsi, tous ceux qui veulent connaître le programme du candidat socialiste à la présidentielle devront attendre les prévisions de croissance successives que l’INSEE présentera pour 2012 et 2013. Pour le moment, elles sont très mauvaises. Et il est pratiquement certain qu’elles empireront. D’ailleurs, François Hollande a déjà commencé à suggérer que l’éventuelle création de 60 000 postes d’enseignants irait de pair avec… des suppressions de postes massives dans l’ensemble de la fonction publique (y compris dans l’Éducation nationale).

Il ne faut pas s’imaginer que les travailleurs resteront les bras croisés pendant qu’on remet en cause plus d’un demi-siècle de conquêtes sociales. De grandes luttes sont à l’ordre du jour. Dans ce domaine également, la Grèce nous donne un bon aperçu de ce qui nous attend. La société grecque s’oriente vers une situation révolutionnaire. Et c’est bien dans cette voie que marche toute l’Europe. Bien sûr, les rythmes seront différents selon les pays. Mais aucune société ne peut s’enfoncer indéfiniment dans la régression sans provoquer, à un certain stade, une explosion de la lutte des classes. En réaction au discours de Fillon, lundi, Marie-George Buffet a déclaré : « On ne peut s’empêcher de penser à Louis XVI voulant préserver la noblesse du paiement de l’impôt dans une France de 1788 en faillite ». C’est très bien dit.

Il n’y aura pas de solution à cette crise sur la base du capitalisme. Plus exactement, la « solution » capitaliste consiste à refouler la société des décennies en arrière – jusqu’aux conditions de vie des années 30. Pour éviter que cela se produise, la jeunesse et la classe ouvrière n’auront pas d’autres choix que d’engager des luttes massives et acharnées. Le rôle du PCF et de Front de gauche est d’expliquer patiemment et systématiquement qu’il y a une autre « solution » au problème – une solution révolutionnaire. Il faut intégrer au Programme populaire et partagédu Front de gauche des mesures visant à briser définitivement la domination des grands capitalistes sur l’économie. Les banques, la grande industrie et la grande distribution doivent être arrachées des mains des capitalistes, intégrées au secteur public et placées sous le contrôle démocratique des salariés. Il n’existe pas d’alternative à ce programme qui soit conforme aux intérêts de la masse de la population. « Socialisme ou barbarie » : ces mots de Rosa Luxemburg résument les deux seules voies qui s’ouvrent à nous dans la période à venir.


Jérôme Métellus (PCF Paris 18e)

Journal communiste : La Riposte

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:35

Date de publication : jeudi 3 novembre 2011

Sur les 500 millions de dollars de l’immobilier en construction à Dakar, seuls 20 ont une traçabilité au niveau des banques de la place.Cette révélation de l’Onudc, contenue dans une récente étude et rapportée hier par Mouhamadou Mbodj du Forum civil, ouvre les suspicions sur l’immobilier au Sénégal.

source : www.walf.sn - octobre 2011

Ceux qui soutenaient que le rythme de construction des immeubles à Dakar ne reflétait pas la réalité économique du pays n’ont sans doute pas tort. L’Office des Nations unies pour la drogue et le crime ( Onudc ) vient, à travers une étude récente, de révéler qu’il n’y avait aucune traçabilité sur 240 milliards de francs Cfa sur l’immobilier en construction à Dakar sur les 250 milliards auxquels ces bâtis sont estimés. C’est Mouhamadou Mbodj du Forum civil qui l’a révélé lors de la signature, hier, d’une convention de partenariat, visant à renforcer la démocratie, la bonne gouvernance et la promotion des valeurs citoyennes, entre sa structure et le Conseil national du patronat sénégalais (Cnp). “Aujourd’hui, sur l’immobilier en construction à Dakar, ils estiment à 500 millions de dollars (240 milliards de francs Cfa, Ndlr), les coûts de construction. Et de rapides investigations au niveau du système bancaire leur ont permis de voir qu’il y avait qu’une traçabilité sur 20 millions de dollars, soit 10 milliards de francs Cfa”, dit Mouhamadou Mbodj. Qui s’interroge : “Comment peut-on avoir une économie formelle, avoir des statistiques fiables et avoir aussi cette économie marginale qui bouscule l’économie officielle ? On voit que même si ces 240 milliards de francs Cfa ne viennent pas de la corruption, ils ont un lien avec le blanchiment d’argent. Ils ont des liens marginaux avec les transferts de compatriotes de la Diaspora”. Le patron du Forum civil demande ainsi au Cnp d’exiger une régulation du secteur Btp pour mieux identifier ces flux financiers.

Il pense néanmoins qu’avec la signature de ce partenariat, c’est un nouveau départ qui sera opéré. “La corruption, on ne peut pas la faire reculer au Sénégal sans le secteur privé et l’Etat. Elle affecte le secteur privé qui paie un tiers de ses gains à l’Etat. La corruption gangrène par des taux usuels, qui varient entre 10 et 15 %, la qualité et la permanence du service public”, poursuit-il. Non sans indiquer qu’on peut trouver des moyens de s’enrichir sans efforts et qu’il urge de restaurer l’intégrité. Car, dit-il, une société corrompue tue le goût de l’effort et la gestion des activités publiques l’emporte souvent, en termes de motivation, sur l’implication dans des initiatives privés. “On s’enrichit plus vite aujourd’hui au niveau de l’Etat qu’autour de l’entreprise où il y a plus de risques, d’aléas. L’administration publique est le siège de la corruption essentiellement. Ce n’est pas seulement au Sénégal. A l’échelle du monde, quand on regarde les pays les plus développés, c’est cette valeur qui est suprême, à savoir celle qui restaure le goût de l’effort”, fait savoir le patron du Forum civil.

Mouhamadou Mbodj souligne, par ailleurs, que la société civile et la presse ne sont que des acteurs indirects dans ce processus de lutte contre la corruption, même si on en est arrivé à un niveau où les acteurs indirects ont pris les premières tranchées dans ce combat. Il pense qu’avec cet engagement de cette organisation patronale, l’espoir que cette question soit inscrite dans l’agenda national peut naître. “Cela nous réjouit que le Cnp qui représente plus de 70 % de l’activité économique prenne les devants dans ce combat”, dit Mbodj. Qui précise que les membres du Forum civil ne sont pas des politiques et qu’ils ont un ancrage dans l’économie en général et veulent une meilleure régulation de ce secteur. “On est à la veille d’une importante crise financière. C’est ce que disent les experts. Une des raisons, c’est le choc entre l’argent illicite et l’argent licite. Il y a un lien entre les ressources tirées de la corruption, du blanchiment de l’argent sale et les raisons de cette crise internationale”, ajoute-t-il.

Seyni DIOP

 

Publié par Senemag http://senemag.free.fr/spip.php?article969

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:30

De : Agoravox

 

1- Young leaders, Young leaders ça ne vous rappelle rien ?

Mais si, bien sûr ! C’est le programme phare de la French American Foundation (FAF), piloté en sous-main par les services de renseignement américains pour recruter des« élites » françaises « amies » de Washington.

Parmi les Young Leaders de la FAF figurent notamment Alain Juppé, François Hollande, Pierre Moscovici, Valérie Pécresse, Arnaud Montebourg, Christine Ockrent, Nathalie Kosciusko-Morizet, Erick Raoult, Nicolas Dupont-Aignan (qui a demandé qu’on retire son nom de la liste), Guy Sorman, Laurent Wauquiez, etc.

Eh bien, le concept plaît tellement aux Américains que Daniel Cohn-Bendit pilote aujourd’hui le lancement d’un programme « European Young Leaders » :

http://40under40.eu/accueil.html


Les deux maîtres-d’œuvre en sont les « think tank » Europanova et Friends of Europe.

Comme le précise Wikipédia, il s’agit d’accompagner « la mise en œuvre des nouvelles institutions du traité de Lisbonne et la nécessité interne de l’Union européenne d’accélérer la formation de leaders d’opinion véritablement porteurs d’une identité collective européenne au sein même de l’Union européenne ».

Les jeunes sélectionnés « devront refléter une grande diversité professionnelle et pourront aussi bien venir du monde politique, médiatique ou syndicat que de l’entreprise, du monde associatif, artistique ou de la recherche ».

L’objectif est de « promouvoir une identité européenne collective en générant parmi les futurs leaders d’opinion des États membres le désir de devenir des promoteurs de valeurs, donner priorité à la dimension européenne dans leur domaine professionnel respectif aussi bien dans leur pays, que plus largement au sein de l’Union européenne et au-delà ».

[source : http://fr.wikipedia.org/wiki/EuropaNova ]


2- Mais qui paye donc ces « European Young Leaders » ?

a) Le « Think Tank » Europanova.

A part les fonds versés par les institutions de l’UE (Commission européenne, Parlement européen, etc.) il est difficile de trouver les autres sources de financement précises de Europanova.

Si nos lecteurs les découvrent, elles seront les bienvenues.


b) Le « Think Tank » Friends of Europe.

En revanche, on en sait un peu plus (pas beaucoup plus) sur les sources de financement de l’autre « think tank » fondateur de ce programme Young Leaders.

Selon wikipédia et le site officiel, Friends of Europe bénéficie chaque année :

 de 428.940 euros (24 % des ressources) d’institutions « européennes et internationales » telles que l’UE, l’OCDE, mais aussi le FMI et la Banque Mondiale situés à Washington,

 de 952.840 euros (56,7 % des ressources) « d’entreprises privées ». Quelles entreprises privées ? Ce n’est pas précisé….

Les lecteurs intéressés pourront par ailleurs découvrir qui dirige Friends of Europe en consultant http://en.wikipedia.org/wiki/Friend... Ils verront que ce sont, comme d’habitude, les mêmes personnalités euro-atlantistes :

Pat Cox, ancien Président du Parlement européen et actuel Président du « Mouvement Européen » – mouvement dont on sait de façon sûre qu’il a continuellement été financé par la CIA (cf. article d’Ambrose Evans Pritchard du 19 septembre 2000 dans le Daily Telegraph

http://www.telegraph.co.uk/news/wor...

 Jean-Luc Dehaene, ancien Premier ministre belge et ancien vice-président de la Convention pour l’Avenir de l’Europe ;

 Pascal Lamy, Directeur Général de l’OMC ; etc.


c) General Electric et George Soros.

Par ailleurs, le Programme « EUROPEAN YOUNG LEADERS » bénéficie des largesses financières d’autres aimables bailleurs de fonds, au premier rang desquels [ http://40under40.eu/partenaires.html ] :

 l’entreprise américaine General Electric,

 le « think tank » European Council on Foreign Relations (ECFR), qui est « principalement financé par la Fondation George Soros ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Consei...


3- Conclusion.

1)- Ce programme « EUROPEAN YOUNG LEADERS » n’a rien d’authentiquement européen et ne correspond en rien à une demande émanant des peuples d’Europe. Ce n’est qu’une énième structure de formatage idéologique et de sélection des futures « élites européennes ». Une sélection des futurs collabos du système, qui seront promus dans les grands médias afin de bâtir l’empire-euro-atlantiste prévu par les théoriciens américains du « Choc des Civilisations ».

2)- Ceci explique que les fonds d’origine américaine (sous couvert d’entreprises privées ou non) constituent une part probablement très importante des financements. Pourtant, s’il ne s’agissait que de faire naître un sentiment d’appartenance européenne, les Américains devraient en bonne logique être totalement absents du processus. Je renvoie ici à ma conférence sur « QUI GOUVERNE LA FRANCE ET L’EUROPE ? ».

3)- Enfin, le rôle de Daniel Cohn-Bendit dans cette petite vidéo nous rappelle que l’ancien « leader de Mai 68 » a toujours servi les mêmes intérêts depuis 43 ans.

Rappelons que « Dany le Rouge » [sic] est, parmi bien d’autres choses, l’ancien vice-président du Mouvement Européen France, mouvement dont j’ai déjà rappelé qu’il a été constamment financé par les services secrets américains. La preuve en a été apportée par les documents déclassifiés de l’administration américaine à l’été 2000.

http://www.agoravox.fr/actualites/p...

 

Publié par Bellaciao http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=122177

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:26

mardi 8 novembre 2011, par Comité Valmy

 

Georges Papandréou a annoncé sa démission dimanche 6 novembre. Pour l’économiste Jacques Sapir, la Grèce disposait d’un plan B qui pouvait lui permettre d’échapper aux fourches caudines de l’Union européenne. Un plan que ne pouvait pas proposer Georges Papandréou.

 

La crise de la Grèce s’est invitée avec une force toute particulière au G-20 de Cannes. Elle a révélé toute l’arrogance et la suffisance du couple Merkel-Sarkozy. Du lundi 31 octobre au vendredi 4 novembre, nous aurons vu se déployer l’hubris de la chancelière et du président à l’encontre de la Grèce. La cause ? Le projet, désormais abandonné, de référendum avancé par le premier ministre Georges Papandréou. La décision initiale était pourtant logique pour un homme qui assume aujourd’hui une politique profondément réactionnaire, mais qui doit faire face aux attaques incessantes de l’opposition conservatrice dans son pays. Cette décision pouvait même se targuer d’être démocratique : devant l’ampleur et la dureté des mesures décidées, rien de plus normal que de demander au peuple son avis.

 

Mais c’était bien sur ce point que le bât blessait. Dans l’Europe telle que nous la connaissons, il n’est pas question de faire intervenir les peuples, si ce n’est pour les faire applaudir aux décisions prises. On pense alors aux indications de mise en scène de l’opéra Boris Godounov : « Le peuple est là et se tait ».

La fureur du couple Merkel-Sarkozy en fut pas manifeste, et l’on ne chercha pas à la dissimuler. On a ainsi convoqué le chef de l’exécutif d’une État souverain dans des conditions humiliantes ; on lui a fait la leçon. On a menacé la Grèce des pires maux. À la fin des fins, on a multiplié les pressions pour que le référendum soit retiré, ce qui a été fait le vendredi 4 novembre. Pourtant, nul n’a pensé que Georges Papandréou s’était en réalité comporté comme un partenaire loyal, un « européiste » - à savoir un partisan des institutions de l’Union européenne et de la zone euro - exemplaire.

Imaginons que le premier ministre ait eu en tête les intérêts de son pays et non pas ceux de la zone euro, ce qui après tout pourrait être normal pour un chef de gouvernement, et même constituer la moindre des choses. Il ne pouvait ignorer qu’il n’existe aucune procédure légale pour expulser un pays de la zone euro. Ceci a été dit et redit à de nombreuses reprises par les responsables du service juridique de la Commission de Bruxelles. Dès lors, Georges Papandréou aurait pu parfaitement prendre la décision de réquisitionner temporairement la Banque centrale de Grèce (pour une période d’un an) et lui faire émettre pour 360 milliards d’euros (le montant de la dette publique grecque) d’avances au Trésor public à un taux de 0,5%.

Avec cet argent, il pouvait alors racheter la dette entre les mains des détenteurs grecs et non-résidents. Le fardeau des intérêts de cette dette - qui représente aujourd’hui environ 7,5% du PIB - aurait ainsi été ramené à 0,75%, contribuant à faire baisser de manière substantielle le déficit budgétaire. Des avances ultérieures auraient pu être consenties par la suite pour constituer une « cagnotte » du Budget, dans laquelle le gouvernement aurait pu puiser pour faire face aux déficits qu’il faudrait cependant maintenir jusqu’en 2015 ou 2016. Dégagé du poids des dettes accumulées, le gouvernement aurait pu se consacrer aux réformes structurelles indispensables, mais sans chercher à revenir à tout prix et rapidement à l’équilibre budgétaire, ce qui aurait permis d’assouplir les mesures d’austérité meurtrières aujourd’hui imposées à la population.

On dira alors, et immédiatement, qu’une telle mesure devrait être inflationniste. Mais, rapportée aux 9 200 milliards d’euros du PIB de la zone euro (en 2010), cette création monétaire directe de 360 milliards d’euros ne pèse que 3,9%. Ce montant est tellement négligeable que l’effet inflationniste aurait été nul.

On dira aussi qu’une telle mesure est contraire, dans son esprit, aux dispositions du traité de Maastricht sur l’union économique et monétaire. Elle contrevient en particulier au statut organisant le réseau des banques centrales autour de la Banque centrale européenne. C’est incontestablement exact. Mais que pourraient faire les autres pays de la zone euro ?

 Décider de supprimer les aides à la Grèce ? Mais, avec une telle création monétaire, elle n’en a plus besoin.

 Exclure la Grèce de la zone euro ? C’est juridiquement impossible.

 Décréter un embargo sur les produits grecs ? Outre le fait que son commerce avec la zone euro ne représente que 35% du total de son commerce extérieur, la Grèce pourrait alors attaquer les autres Etats devant la Cour de justice de Luxembourg avec de bonnes chances de gagner…

De fait, une telle mesure mettrait le gouvernement allemand au pied du mur. S’il est logique avec lui-même, et s’il veut respecter les décisions de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, c’est lui qui doit quitter l’euro. Mais alors, la zone euro libérée de l’Allemagne (et sans doute de l’Autriche et de la Finlande) pourrait s’organiser de manière plus rationnelle.

Par ailleurs, l’euro, sans le poids de l’Allemagne, se déprécierait d’environ 20% tandis que le mark reconstitué aurait tendance à s’apprécier de 15% à 20%. L’écart de taux de change pourrait ainsi atteindre 33% (calculé à partir de la nouvelle valeur du mark retrouvé) ou 50%, depuis celle de l’euro maintenu. Cet écart serait plus que suffisant pour que les excédents commerciaux de l’Allemagne (réalisés à 60% dans la zone euro) fondent comme neige au soleil et que nous revenions à la situation de 2000/2001. On découvrirait alors que ce pays est en déficit commercial dans ses échanges avec les pays émergents…

Sinon, si le coût commercial d’une sortie de l’euro apparaissait comme trop important à l’Allemagne, elle pourrait prendre la décision de rester malgré tout dans cette zone, quitte à amender sa Constitution. Mais alors, elle donnerait raison à la Grèce, et gageons que d’autres pays imiteraient bientôt l’exemple d’Athènes. De proche en proche, nous aurions l’équivalent de l’« assouplissement quantitatif » que la Réserve fédérale américaine a réalisé. Il serait mis en œuvre non pas par la BCE, mais par les banques centrales de chaque pays.

La poussée inflationniste serait en réalité très faible. Le montant total de cette émission a été estimé par le président de la Commission européenne, M. Barroso lui-même, à 2 200 milliards d’euros, soit un peu moins du quart du PIB annuel de la zone. C’est un ordre de grandeur équivalent à celui des « assouplissements quantitatifs » mis en œuvre par la Réserve fédérale américaine. Une telle injection de liquidités, dans des économies stagnantes, voire en récession, n’aurait pas l’effet inflationniste qu’elle pourrait avoir si la totalité des capacités de production étaient employées.

L’euro se déprécierait par rapport au dollar, revenant vers un taux de change de 1 euro pour 1,15 ou 1,20 dollar. Ceci apporterait un ballon d’oxygène salvateur aux pays de l’Europe du Sud, mais aussi à la France où toutes les études économétriques, à commencer par celles réalisées par l’INSEE, montrent l’effet destructeur de la surévaluation actuelle de l’euro. Il ne resterait plus qu’à tirer les enseignements institutionnels de ces pratiques, en modifiant le statut de la Banque centrale européenne.

Georges Papandréou n’a rien fait de tout cela. Il s’est même bien gardé d’en agiter la menace. Il a ainsi montré qu’il était bien le digne et loyal représentant d’un parti européiste, le PASOK, membre de l’Internationale socialiste. Ce faisant, il a laissé passer une belle occasion pour son pays, mais il a aussi choisi les institutions européennes existantes contre les économies et contre les peuples de l’Europe. Le couple infernal Merkel-Sarkozy aurait pu, et aurait dû, l’en remercier ! On peut cependant se demander si dans d’autres pays, une telle idée ne fait pas son petit bonhomme de chemin…

 

Jacques Sapir - économiste | Lundi 7 Novembre 2011

 

Source :

http://www.marianne2.fr/Comment-Papandreou-aurait-pu-eviter-l-ukase-du-directoire-Merkozie_a212260.html

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2028

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:22

Ahmad a ramassé un objet métallique brillant dans le parc au Liban où il fêtait son 5ème anniversaire. C'était une bombe à sous-munitions active: elle lui a explosé à la figure, le tuant lentement devant sa famille.

Il y a trois ans, la pression publique avait permis de faire voter l'interdiction de ces bombes cruelles. Mais à présent, les Etats-Unis font pression sur des nations pour qu'elles signent discrètement une nouvelle loi qui permette leur utilisation -- signant ainsi l'arrêt de mort de milliers d'autres enfants. La plupart des Etats demeurent indécis en vue du vote. Sonnons l'alarme dans le monde entier pour couvrir de honte nos gouvernements afin qu'ils s'opposent à cette décision meurtrière.

Les Etats sont en train de définir leur position sur le sujet. Nous n'avons que quatre jours avant qu'ils se réunissent pour envoyer à nos dirigeants un message fort: défendez l'interdiction des bombes à sous-munitions et gardez nos enfants en sécurité. Cliquez ci-dessous pour signer la pétition -- elle sera remise en mains propres aux représentants des Etats à la conférence de Genève:

http://www.avaaz.org/fr/cluster_bombs_ii_b_fr/?vl

Des milliers de personnes -- des enfants pour la plupart -- ont été mutilés ou tués par ces bombes. Quand on les lance, elles font jaillir de petits projectiles explosifs sur une large zone, dont beaucoup n'explosent pas. Des années plus tard, des personnes les remuent dans leurs champs ou dans des cours d'école, ne sachant pas ce que c'est, et elles explosent.

En 2008, plus de la moitié des gouvernements du monde entier avaient déclaré ces bombes illégales en signant la Convention sur les armes à sous-munitions. Mais à présent, des pays comme la France, l'Allemagne, l'Italie, la Suède et le Royaume-Uni, qui ont tous signé la Convention, font l'objet d'une pression scandaleuse des Etats-Unis, de la Chine et de la Russie pour contourner l'interdiction par la signature d'un accord distinct qui leur permettrait d'utiliser des sous-munitions. Seules la Norvège, le Mexique, l'Autriche et quelques autres pays luttent contre cette horreur.

Les pays qui avaient négocié la Convention sur les armes classiques se réunissent à Genève la semaine prochaine. La plupart des gouvernements ne veulent pas vraiment ce protocole et n'ont pas indiqué dans quel sens ils allaient voter, mais ils font l'objet d'une forte pression des Etats-Unis pour qu'ils coopèrent, et ne s'y opposeront que si les citoyens du monde les en persuadent.

Il n'y a pas de temps à perdre -- la conférence commence lundi. Appelons nos gouvernements à résister à cette campagne meurtrière et cynique des Etats-Unis visant à légaliser la tuerie des armes à sous-munitions. Cliquez ci-dessous pour signer la pétition et diffusez largement cet e-mail -- nous avions réussi par le passé, rééditons ce succès:

http://www.avaaz.org/fr/cluster_bombs_ii_b_fr/?vl

Les bombes à sous-munitions et les mines antipersonnel avaient été interdites parce que les citoyens avaient sonné l'alarme dans le monde entier -- les victimes et les survivants ouvraient alors la marche. Par égard pour eux et pour épargner d'autres vies, ne laissons pas revenir ces armes cruelles et rassemblons-nous aujourd'hui pour réclamer un monde plus pacifique.

Plus d'informations:

"La France ne doit pas reculer sur l'interdiction des bombes à sous-munitions" (Le Monde)

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/11/02/la-france-ne-doit-pas-reculer-sur-l-interdiction-des-bombes-a-sous-munitions_1596952_3232.html

Interdiction des bombes à sous-munitions - sur le papier (Rue89)

http://www.rue89.com/2010/08/02/linterdiction-des-bombes-a-sous-munitions-effective-sur-le-papier-160704

Convention sur Certaines Armes Classiques (CCAC): Enjeux actuels

http://www.bibliomines.org/fileadmin/tx_bibliodocs/CCAC_enjeux_actuels.pdf

Quatrième Conférence d'examen de la Convention sur les Interdictions ou Limitations de l'Emploi de Certaines Armes (en anglais)

http://www.unog.ch/80256EE600585943/%28httpPages%29/43FD798E7707CE5AC12578B20032B630?OpenDocument&cntxt=4DCF6&cookielang=fr

Convention sur les armes classiques: possibilité de provoquer plus de dégâts humanitaires que de bien (en anglais)

http://www.stopclustermunitions.org/ccw/

Raed Mokaled et l'histoire d'Ahmad (Handicap International)

http://www.handicapinternational.be/en/raed-mokaled

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:30

Est-il un dangereux terroriste qui cherche à ébranler le socle sur lequel repose Israël, son judaïsme ? Epingler ainsi cet écrivain israélien récompensé de moult prix littéraires, auteur de plus de vingt-cinq ouvrages traduits dans une quinzaine de langues, qui a fait de l'identité juive la trame de son oeuvre et qui, d'ancien combattant de la guerre de 1948, est devenu un militant pour la paix entre Juifs et Palestiniens, quel soupçon iconoclaste !

Pourtant, à croiser le regard ironique de cet homme de 81 ans, au cours d'une conversation dans son appartement de Tel-Aviv, on sent bien qu'il ne déplaît pas à Yoram Kaniuk de jouer les boutefeux. Tout est de la faute de son petit-fils, Omri, qui un jour lui a dit : "Grand-père, pourquoi tu n'es pas comme moi ?" La femme de l'écrivain étant chrétienne, sa fille n'est pas juive, et Omri, selon la loi rabbinique, ne l'est point ; il est même officiellement enregistré comme " sans religion " sur les registres d'état civil.

Alors Yoram Kaniuk, qui a "toujours aimé la religion juive, comme une mémoire, une culture, une histoire", mais qui ne croit pas en Dieu, s'est mis en tête de devenir lui aussi "sans religion", par "solidarité" avec Omri. Le ministère de l'intérieur l'a éconduit : pas question de remplacer la mention "religion juive" par celle d'"Israélien". S'il voulait "changer de religion", il devait exciper d'un certificat de conversion à une autre religion.

Mais Yoram Kaniuk ne voulait pas de religion du tout. Son obstination a été payante : le mois dernier, le tribunal de Tel-Aviv lui a donné raison. Il est devenu "sans religion", parce que, a dit le juge Gideon Ginat, "la religion est une liberté dérivée du droit à la dignité humaine". Ce jugement historique a galvanisé plusieurs centaines d'Israéliens ulcérés par un judaïsme perverti par son identification à l'Etat.

"Pour moi, c'était une question de principe, insiste l'auteur de 1948je voulais vivre dans un pays où la religion est un choix. Or elle est un dogme. Et on ne peut accepter qu'une démocratie soit gouvernée par un dogme, sinon cela mène à l'Iran ou à l'Arabie saoudite." Il va de soi que le parti ultraorthodoxe Shass, qui contrôle le ministère de l'intérieur, voit dans ce jugement une très inquiétante boîte de Pandore, et dans Yoram Kaniuk un dangereux trublion.

D'autant que celui-ci pose la question quasi sacrilège du "Qu'est-ce qu'être juif ?". Jamais cette interrogation existentielle ne s'est posée avec une telle acuité dans un pays où le camp laïque se sent assiégé par les "religieux". Pour Kaniuk, la réponse est claire : "On doit pouvoir être juif sans être de religion juive", autrement dit l'identité juive ne se confond pas avec la religion juive.

Seulement, en Israël, ce ne sont pas les juges ou les intellectuels qui influencent la "halacha", la loi juive, ce sont les rabbins. Et, parmi eux, les ultraorthodoxes, qui exercent, selon l'écrivain, "une véritable dictature sur le rabbinat", faisant du judaïsme "un racisme rabbinique". Le monopole exercé par les craignant-Dieu ("haredim"), qui se traduit par des préceptes rigoristes s'agissant du mariage, du divorce et des enterrements, provoque un début de fronde.

A tel point qu'un nombre croissant de juifs pratiquants optent pour des mariages privés, afin de s'affranchir de la tutelle d'un rabbinat qui dispose de puissants relais politiques, notamment à la Knesset. Le Parlement israélien devra bientôt se prononcer sur la définition officielle d'Israël. L'"Etat juif et démocratique" disparaîtrait au profit de l'"Etat du peuple juif". Certes, un codicille préciserait qu'Israël "a un régime démocratique", mais les priorités sont nettes : juif d'abord, démocratique en sus.

Tout cela conforte la démarche du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui demande aux Palestiniens de reconnaître Israël comme "Etat juif". L'écrivain Sari Nusseibeh, président de l'université palestinienne Al-Qods, souligne lui aussi l'ambiguïté du terme "juif", lequel s'applique à l'ancienne race des Israélites et à leurs descendants, tout autant qu'à ceux qui pratiquent la religion du judaïsme.

Reconnaître à Israël la qualité d'"Etat juif" , souligne-t-il, implique qu'il devienne soit une théocratie, soit un Etat de l'apartheid, et, dans les deux cas, il cesse d'être une démocratie. C'est pour cela que Yoram Kaniuk, auteur du livre culte Le Dernier Juif, préfère être "sans religion".

 

Laurent Zecchini

lzecchini@lemonde.fr

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:28

Le chef de guerre Sarkozy aurait envoyé l’armée française en Libye pour sauver les civils et les opposants au régime du dictateur Kadhafi… Qui peut croire un instant aux intentions démocratiques de Sarkozy qui à l’été 2007, en visite à Tripoli, avait déclaré à Kadhafi que la France était « disposée à établir un partenariat d’exception avec la Libye, à parler de tous les sujets sans tabou, qu’il s’agisse de la défense, du nucléaire et de l’Union Méditerranéenne » ? Le même Sarkozy qui accueillait, le 10 décembre suivant -jour de la célébration des droits de l’homme-, Muhammar, le nouvel « ami de la France », avec tout le décorum qui sied à un dictateur mégalo, du déroulé de tapis rouge à la tente plantée dans les jardins d’un hôtel particulier des beaux quartiers parisiens ! Et que dire de Fillon réduit face aux critiques à demander piteusement « que les donneurs de leçons tournent sept fois leur langue dans leur bouche » ?

Qui peut croire un instant ce président qui voulait vendre, il y a à peine deux ans, des armes et une centrale nucléaire au tyran ? En visite en Libye avec David Cameron, le 16 septembre dernier, Sarkozy a démenti tout accord secret sur le pétrole. Mais n’avait-il pas aussi juré de ne pas toucher à EDF, ni à la retraite à 60 ans ? Il faudrait croire ce nouveau « super-menteur », dont l’actuel ministre de l’intérieur, Claude Guéant, négociait, selon Médiapart, des contrats de ventes d’armes au régime de Kadhafi, entre 2005 et 2007, via l’homme de l’ombre qu’était Ziad Takkiedine ?

Qui cautionnait la société Amesys, filiale de Bull, pour la fourniture de technologies d’espionnage sur internet au dictateur pour traquer ses opposants ? Et la fourniture d’un véhicule 4×4 ultrasécurisé pour la protection du tyran ? N’est-ce pas, M. Sarkozy ?

Comment le chef d’État français, qui dispose de services de renseignement sophistiqués, pouvait-il ignorer à ce point la nature dictatoriale des régimes de Kadhafi, de Ben Ali et de Hosni Moubarak ? A croire qu’il feignait pour protéger les intérêts de sa bande du Fouquet’s ! Quand bien même les rapports accablants se multipliaient, tel celui du Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies du 9 novembre 2010 qui pointait l’interdiction des partis politiques, les détentions arbitraires, les cas de torture…

En réalité, tous savaient. Le soulèvement des Libyens et sa répression par la garde de Kadhafi ont en fait servi de prétexte à l’intervention militaire franco-britannique avec la couverture de l’Otan. L’objectif de l’intervention militaire était de briser la vague démocratique poussée par le vent des soulèvements populaires arabes parti de Tunisie. Car la chute des tyrans Ben Ali et Moubarak signifiait pour Sarkozy-Cameron l’effondrement de leur monde fait de fricotage, de complaisance, d’arrangements opaques et de barbouzeries pour le maintien des intérêts d’une oligarchie. Tout ce qu’il y a de plus éloigné de la démocratie et des droits universels !

Des deux côtés de la Manche, les impérialistes ont réussi, avec l’aide des médias aux ordres, à rendre une guerre illégitime légitime aux yeux des citoyens. Il en va de même pour le CNT libyen imposé et légitimé par les mêmes vecteurs. Le manque de transparence de sa proclamation, ainsi que sa composition hétéroclite (ex-kadhafistes, anciens monarchistes, islamistes radicaux, progressistes et chefs de tribus antagonistes) ne lui ont jamais permis d’obtenir le soutien de la population qu’on veut nous vendre. Le président du CNT, Abdeljalil Moustapha, déclarait lors de son premier discours de Tripoli devant la foule que « la nouvelle constitution du pays serait régie par les principes de l’Islam ». C’est le cadeau empoissonné de Sarkozy-Cameron au peuple libyen, débarrassé d’une dictature, mais livré aux promoteurs d’un futur État théocratique. Belle victoire de la démocratie et des libertés !

Il faut refuser cette guerre de plus livrée par les impérialistes contre les aspirations à la démocratie et à la justice sociale exprimées par les peuples arabes. Les bruits des bottes, sous couvert de démocratie et d’unité nationale, ne servent jamais à défendre les intérêts vitaux des peuples, mais ont immanquablement pour mission de sauver les profits. Et tous ceux qui ont voté les crédits de guerre pour l’expédition libyenne n’ont fait que renforcer la domination du capital sur le dos des peuples. Ceux qui ont fait passer pour une guerre « démocratique » l’opération impérialiste sont soit des idiots, soit des philistins. Le seul combat qui vaille, c’est l’application effective pour tous les peuples du monde, sans aucune distinction, du droit universel à la justice sociale, à la laïcité et à la dignité humaine.

 

Tunjaï Cilgi

 

http://offensivesocialiste.wordpress.com/2011/10/21/en-libye-sarkozy-ne-sauve-pas-des-vies-mais-les-profits-du-cac-40/

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:27

par Domenico Losurdo


À l’occasion du centenaire de la Révolution chinoise de 1911, Domenico Losurdo rappelle qu’elle fut d’abord l’affirmation d’une identité nationale face à l’impérialisme occidental. Alors que la Chine vient d’user de son veto au Conseil de sécurité et s’impose désormais comme une des principales puissances mondiales, il est difficile d’imaginer le mépris dans lequel elle était tenue au début du XXe siècle.

RÉSEAU VOLTAIRE | URBIN (ITALIE) | 15 OCTOBRE 2011

 

En Chine, a lieu en 1911 une révolution qui voit le renversement de la dynastie mandchou et la proclamation de la république. C’est Sun Yat-Sen qui, le premier, assure la charge de président. Celui-ci, bien que loin du marxisme, salue favorablement l’ascension des bolcheviques au pouvoir. L’explication qu’il fournit quelques années plus tard de son attitude est un terrible acte d’accusation contre le colonialisme et l’impérialisme : « Les Peaux-rouges d’Amérique ont déjà été exterminés » et l’ « extermination » menace aussi les autres peuples coloniaux. Leur situation est tragique ; si ce n’est que, « à l’improviste cent cinquante millions d’hommes de race slave se sont insurgés pour s’opposer à l’impérialisme, au capitalisme, aux injustices dans l’intérêt du genre humain ». Et ainsi, « naquit, sans que personne s’y attendit, un grand espoir pour l’humanité : la Révolution russe » ; oui « grâce à la Révolution russe, toute l’humanité était désormais animée par un grand espoir ». Bien sûr, la réponse de la réaction ne se fait pas attendre : « Les puissances ont attaqué Lénine parce qu’ils veulent détruire un prophète de l’humanité ».

Certes, Sun Yat-Sen n’est pas un marxiste et n’est pas un communiste ; mais c’est à partir du « grand espoir », qu’il décrit dans un langage parfois ingénu mais d’autant plus efficace, que l’on peut comprendre la fondation du Parti communiste chinois le 1er juillet 1921. Plus tard, Mao, alors qu’il est engagé dans la guerre de résistance nationale contre l’impérialisme japonais, qui prétend « assujettir toute la Chine et faire des Chinois des esclaves coloniaux », rappelle sa première approche (dans les dernières années de la dynastie mandchou) de la cause de la révolution : « Dans cette période je commençai à avoir quelques lueurs de conscience politique, spécialement après avoir lu un opuscule sur le démembrement de la Chine […]. Cette lecture fit lever en moi de grandes préoccupations au sujet de l’avenir de mon pays et je commençai à comprendre que nous tous avions le devoir de le sauver ».

Plus de dix ans après, intervenant à la veille immédiate de la proclamation de la République Populaire, Mao rappelle l’histoire de son pays. Il évoque en particulier la résistance contre les puissances protagonistes des guerres de l’opium, la révolte des Taiping « contre les Ching serviteurs de l’impérialisme », la guerre contre le Japon de 1894-5, « la guerre contre l’agression des forces coalisées des huit puissances » (à la suite de la révolte des Boxers) et, enfin, « la Révolution de 1911 contre les Ching laquais de l’impérialisme ». Nombreuses luttes, autant de défaites.

Comment expliquer le renversement qui s’opère à un moment donné ?

« Pendant longtemps, au cours de ce mouvement de résistance, à savoir pendant plus de soixante-dix ans, de la Guerre de l’opium en 1840 jusqu’à la veille du Mouvement du 4 mai 1919, les Chinois n’eurent pas d’armes idéologiques pour se défendre contre l’impérialisme. Les vieilles et immuables armes idéologiques du féodalisme furent défaites, elles durent céder et furent déclarées hors d’usage. Faute de mieux, les Chinois furent obligés de s’armer d’outils idéologiques et de formules politiques comme la théorie de l’évolution, la théorie du droit naturel et de la république bourgeoise, toutes prises à l’arsenal de la période révolutionnaire de la bourgeoisie en Occident, patrie de l’impérialisme […] mais toutes ces armes idéologiques, comme celles du féodalisme se révélèrent très faibles ; elles furent retirées et déclarées hors d’usage.

La révolution russe de 1917 signe le réveil des Chinois, qui apprennent quelque chose de nouveau : le marxisme-léninisme. En Chine naît le Parti communiste, et c’est un événement qui fait date […]

Depuis qu’ils ont appris le marxisme-léninisme, les Chinois ont cessé d’être passifs intellectuellement et ils ont pris l’initiative. C’est à ce moment que devait se terminer la période de l’histoire mondiale moderne où les Chinois et la culture chinoise étaient regardés avec mépris ».

Nous sommes en présence d’un texte extraordinaire. Le marxisme-léninisme est la vérité enfin trouvée, après une longue recherche, l’arme idéologique capable de mettre fin à la situation d’oppression et d’assurer la victoire de la révolution nationale en Chine. Et c’est une recherche qui a commencé dès les guerres de l’opium, avant encore la formation non seulement du marxisme-léninisme, mais même du marxisme en tant que tel : en 1840 Marx n’était qu’un jeune étudiant universitaire. Ce n’est pas le marxisme qui provoque la révolution en Chine, mais c’est la résistance séculaire du peuple chinois qui, après une longue et pénible recherche, arrive à prendre pleine conscience d’elle dans l’idéologie qui porte la révolution à la victoire. Nous sommes le 16 septembre 1949. Cinq jours plus tard Mao déclare : « Notre nation ne sera plus soumise à l’insulte et à l’humiliation. Nous nous sommes dressés |…] L’ère dans laquelle le peuple chinois était considéré comme non civilisé est à présent terminée ». En célébrant le réveil d’une nation longtemps soumise au « mépris », « à l’insulte et à l’humiliation », Mao a probablement à l’esprit cette pancarte exhibée à la fin du 19ème siècle dans la concession française de Shanghai : « Interdit aux chiens et aux Chinois ».

Un cycle historique s’était refermé.

Domenico Losurdo

Traduction 
Marie-Ange Patrizio

 

Publié par le Réseau Voltaire http://www.voltairenet.org/En-celebration-du-centenaire-de-la

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