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Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:24

Les pressions des marchés et des partenaires européens semblent sur le point de vaincre le coûteux acharnement de Silvio Berlusconi à rester au pouvoir. Mais sa sortie de scène ne suffira pas à résoudre la crise politique et sociale de l’Italie.

08.11.2011

 

Un saut dans le vide

8 novembre 2011

LA STAMPA

TURIN

 

Les pressions des marchés et des partenaires européens semblent sur le point de vaincre le coûteux acharnement de Silvio Berlusconi à rester au pouvoir. Mais sa sortie de scène ne suffira pas à résoudre la crise politique et sociale de l’Italie.

Mario Deaglio

Il n’y a peut-être jamais eu autant d’attention pour l’Italie que dans la journée d’hier [le 7 novembre]. Non pas l’attention bienveillante que l’on réserve à un pays curieux, avec ses paysages et ses musées inoubliables, dont on sait qu’il ne respecte pas toujours les règles jusqu’au bout mais qui est doté d’inventivité et de souplesse ; mais l’attention froide et hostile de ceux qui considèrent que l’Italie est un risque pour tous, l’attention de ceux qui savent que de ce qui se passe en Italie peut dépendre leur avenir et celui du système global.

C’est l’attention de ceux qui ont assisté au désastre grec et qui savent qu’un désastre italien semblable serait bien plus grave, qu’il bouleverserait les équilibres économiques déjà précaires de toute la planète, et que, s’il se produisait, il entraînerait avec lui  la France [] et après la France, qui sait, les Etats-Unis.

Berlusconi dans sa villa d'Arcore

Les marchés pensent que l’Italie pourrait faire la différence entre un écroulement mondial et une reprise globale. Dans ces circonstances, Silvio Berlusconi a cessé d’être considéré hors des frontières comme un type un peu bizarre avec un penchant pour les blagues embarrassantes. Un voisin avec lequel, depuis quelques années, les chefs d’Etat étrangers évitent de se faire photographier.

Il est devenu une source, pour ne pas dire “La” source de risques, une mine flottante sur la mer en tempête d’une crise mondiale dont les proportions ne cessent de croître. Et voilà que les médias mondiaux [] se demandent si c’est une "fin de partie" qui se joue pour l’Italie ; que [certains] découvrent combien l’image de l’Italie est stéréotypée et combien le reste du monde sait peu de choses de ce maillon de la chaîne mondiale devenu soudain le maillon faible.

Tandis que le reste du monde se pose des questions aussi graves, le Président du Conseil, plutôt que de s’occuper des affaires de l’Etat, est en réunion, dans sa villa  D’Arcore, avec ses enfants et Fedele Confalonieri, le président de son groupe de communication Mediaset et qui siège au conseil d’administration des principales affaires de la famille.

Des décisions politiques dictées à l'Italie

Pendant ce temps, les bourses,  considérant que la démission du Cavaliere n’est plus qu’une question d’heures, exultent prématurément.  Ensuite, le Président du Conseil reçoit les dirigeants  de la Ligue du Nord, peut-être à propos de la mise en route des “réformes”  (dont son allié, le chef de la Ligue Umberto Bossi, est le ministre en titre), ces réformes que les autres pays interprètent d’une manière si différente de la nôtre et que beaucoup en Italie, y compris dans l’opposition, espèrent ne devoir jamais faire. Ce n’est qu’après avoir acquitté ces tâches qu’il part pour Rome, remplir, une fois encore, sa mission de chef du gouvernement.

Le plan des intérêts personnels de Silvio Berlusconi serait-il donc antinomique par rapport aux problèmes européens et de l’économie mondiale ? Sans doute en a-t-il toujours été ainsi, mais le reste du monde ne s’en souciait guère, pas davantage qu’un grand nombre d’Italiens. Entre ces deux plans, le global et le personnel, se situe l’Italie.

Une Italie contrainte à se faire dicter ses décisions politiques et à faire contrôler ses comptes par les marchés mondiaux parce qu’elle a du mal à payer ses dettes. Quant au reste du monde, il s’intéresse avant tout au programme du gouvernement italien, indépendamment de la couleur de celui-ci, alors que  le monde politique italien s’intéresse surtout à la couleur de son gouvernement, presque indépendamment de tout programme.

Un terrible vide social

Cette Italie se caractérise donc comme un vide : un vide politique, avec la démission annoncée, puis démentie du Président du Conseil, et avec une opposition incapable de tenir des positions suffisamment claires. L’Italie, malheureusement, apparaît aussi, et c’est peut-être là le plus préoccupant, comme un terrible vide social, avec pratiquement un jeune sur quatre – plus de deux millions de personnes en tout –  entre 15 et 29 ans, qui ne travaille et ne fait pas d'études, [] alors que le pays aurait grandement besoin de ce travail et de ces études.

Ce vide, risque d’entraîner l’Italie vers le fond. Tout d’abord, parce que c’est un vide qui coûte cher. Il est possible –même si c’est compliqué – de calculer combien coûte au Trésor public chaque jour supplémentaire de présence, dans de telles conditions, de Silvio Berlusconi à la tête du gouvernement.

Ce coût se mesure en termes d’augmentation du taux d’intérêt sur la dette italienne, qui est constamment révisée à la hausse, dévorant ainsi les bénéfices que devraient apporter au Trésor Public la récente augmentation de la TVA. [] A cela s’ajoute un taux occulte, résultant de la perte de prestige et de crédibilité de l’Italie dans le monde de la finance, et pas seulement : un coût que les  chefs d’entreprises connaissent fort bien et dont le reste du pays commence à prendre conscience dans toute sa gravité.

C’est ce vide que le Pays doit regarder en face. Tous les acquis du passé, des positions sur les marchés internationaux au poids politique au sein de l’Union européenne, aux “droits acquis” des travailleurs et des retraités, tout semble être aspiré par un tourbillon duquel nous ne commencerons à sortir qu’avec un changement de l’exécutif.

L’erreur la plus grave serait cependant de croire que ce changement va suffire à résoudre miraculeusement tous les problèmes. Si tout se passe bien, nous aurons devant nous pour quelques lustres un chemin difficile et plein d’embûches.

 

Mario Deaglio

 

Extrait de l’article paru sur http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1148201-un-saut-dans-le-vide

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:23

LEMONDE.FR avec Reuters | 08.11.11 | 11h40   •  Mis à jour le 09.11.11 | 12h57

 

Silvio Berlusconi démissionnera après l'adoption des mesures promises à l'Union européenne, soit à la mi-novembre lors d'un vote d'une nouvelle loi de finances, a indiqué le président italien, Giorgio Napolitano, au sortir de sa rencontre avec le président du conseil, mardi 8 novembre.

Le calendrier actuel prévoit l'approbation de ces mesures, exigées par l'Union européenne, d'ici au 18 novembre au Sénat et pour la fin du mois à la Chambre des députés. Il pourrait toutefois être modifié et accéléré.

 

Après l'adoption des mesures, "le président du conseil remettra son mandat au chef de l'Etat, qui procédera aux consultations" habituelles avec les partis de la majorité et de l'opposition, selon un communiqué du Quirinal, siège de la présidence, en vue de la formation d'un nouveau gouvernement.

M. Berlusconi a assuré quant à lui mercredi matin au quotidien italien La Stampa qu'il ne voit pas d'alternative à l'organisation d'élections anticipées, précisant qu'un scrutin pourrait se tenir au début de février. Il a confirmé par ailleurs qu'il ne se présenterait pas aux prochaines élections. "Je démissionnerai dès que la loi sur le budget sera adoptée et puisque je pense qu'il n'y a pas d'autre solution possible, je pense que des élections seront organisées début février auxquelles je ne participerai pas." L'ancien ministre de la justice et secrétaire général du Peuple de la liberté (PDL), Angelino Alfano, sera le candidat du parti de centre droit, a-t-il ajouté.

Mardi soir, M. Berlusconi qui s'était dit "surpris et triste", avait confirmé sa future démission, tout en appelant à la tenue de nouvelles élections, "seule issue possible". "L'important, c'est de faire le bien pour le pays". "Il faut se préoccuper de la situation italienne, de ce qui se passe sur les marchés, du fait que les marchés ne croient pas que l'Italie soit capable ou ait l'intention d'approuver ces mesures que l'Europe a demandées", avait-t-il expliqué dans un appel téléphonique à une de ses chaînes télévisées, Canale 5.

.

[]

SANS MAJORITÉ AU PARLEMENT

Plus tôt dans l'après-midi, un vote-test sur le budget avait mis au jour l'absence d'une majorité absolue pour le gouvernement. []

Juste après le vote, le leader du Parti démocrate, Pier Luigi Bersani a demandé au président du conseil de céder sa place, l'invitant à "prendre acte de la situation en démissionnant ou en confiant au chef de l'Etat la recherche d'une solution pour affronter l'urgence".

Plus tôt Umberto Bossi, le chef de la Ligue du Nord, allié de Berlusconi, était allé dans le même sens. Mardi matin, il proposait de nommer Angelino Alfano, le numéro un du Peuple de la liberté (PDL), le parti de Silvio Berlusconi, à la place du "Cavaliere". Même au sein du gouvernement, la fronde se faisait sentir. "La majorité n'existe plus", constatait dès dimanche soir son ministre de l'intérieur, Roberto Maroni, membre de la Ligue du Nord.

[]

Publié par Le Monde.fr ; article complet :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/11/08/le-gouvernement-berlusconi-en-jeu-les-marches-pesent-sur-la-dette-italienne_1600309_3214.html

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:21

Déclaration de Carlos Lozano Guillén, dirigeant du Parti communiste colombien (PaCoCol) et directeur de VOZ – organe du Pacocol – sur la mort au combat d’Alfonso Cano, commandant des FARC

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le Parti communiste colombien ne se joint pas au chœur des louangeurs du Gouvernement national, des chefs militaires et des représentants de l’extrême-droite et du militarisme en Colombie pour la mort au combat d’Alfonso Cano, principal dirigeant de la guérilla des FARC.

Nous sommes des humanistes et c’est pourquoi la mort d’un de nos compatriotes nous attriste. C’est d’autant plus le cas quand il s’agit d’un combattant révolutionnaire.

La mort d’Alfonso Cano est un coup dur pour les FARC, parmi tant d’autres ces derniers temps, mais en aucun cas le signe de la fin comme le prêchent avec ardeur les militaristes et les grands médias. En Colombie, il y a un conflit dont les causes politiques, sociales, économiques et historiques sont profondes, qui ne peuvent qu’être surmontées par la voie d’une solution politique basée sur le renforcement de la démocratie et de la justice sociale. Il n’y a pas de solution possible par la voie militaire, comme cinq décennies d’affrontement violent nous l’ont démontré.

Mais la mort de Cano remet également en cause la crédibilité que les FARC auraient pu avoir dans le président Santos, lorsque ce dernier assure qu’il a entre ses mains la clé de la paix. D’autant plus quand il déclare que pour la guérilla, il n’y a pas d’autre choix que de se livrer ou de mourir, comme si la peine de mort était légale en Colombie. La politique de paix du gouvernement n’est pas claire du tout, comme il n’est pas clair de savoir qui la soutient, car la paix ne s’obtient pas par les fusils et l’écrasement de l’adversaire. Ce serait une paix des cercueils qui ne pourra jamais être stable et durable. La « pax romana » a toujours été fragile; c’est celle des puissants qui finit toujours mal sur le long-terme.

Il est plus que jamais nécessaire en ce moment de multiplier les efforts aux côtés de l’association « Colombiens et colombiennes pour la paix » (CCP)et d’autres organisations sociales et humanitaires, pour parvenir à une paix sur la base du renforcement de la démocratie et de l’amélioration de la condition sociale du peuple colombien. Il faut insister sur une issue humanitaire et pacifique. Il faut pousser le Gouvernement et les insurgés à ouvrir un espace de dialogue pour un accord visant à édifier une nouvelle Colombie dans la paix avec démocratie et justice sociale.

 

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10070

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:19

Fillon a promis « l’un des budgets les plus rigoureux depuis 1945 ». Il faut faire la part de la vantardise électoraliste dans cette déclaration, mais les mesures d’austérité qui viennent d’être annoncées s’ajoutent à toutes celles déjà en cours. Relèvement du taux de la TVA de 5,5 % à 7 %. Même si Fillon jure que cela ne concerne pas les produits de première nécessité, c’est une baisse du pouvoir d’achat. Gel de la revalorisation des prestations sociales. Dépenses d’assurance maladie freinées. Mise en place de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans avancée. Toutes ces mesures visent à vider encore plus les poches des classes populaires pour rétablir l’équilibre du budget de l’État mis à mal par les cadeaux faits aux banquiers et aux groupes capitalistes.

Tout le monde sait que ce n’est pas fini. Si l’approche des élections modère un peu leur ardeur à nous faire les poches, ils le font quand même et ils le feront bien plus encore après les élections.

Car ils peuvent faire pire. Regardons ce qui se passe en Grèce. Ils prétendent que si l’euro est en crise, c’est que les Grecs vivaient au-dessus de leurs moyens ! C’est certainement vrai pour quelques milliardaires de ce pays et pour des dignitaires qui arrondissent leurs fins de mois par la corruption. Mais c’est un mensonge grossier pour tous ceux qui vivent de leur travail.

Et, pourtant, c’est sur leur dos que les dirigeants grecs et, derrière eux, leurs donneurs d’ordres Sarkozy et Merkel veulent réaliser des économies pour dégager les sommes à rembourser aux banques qui ont prêté à l’État grec en pratiquant des intérêts usuraires. En quelques mois, les salaires ont été baissés de 20 % au bas mot, les retraites amputées, des milliers d’agents de l’État ont vu leur emploi supprimé, pendant que tout ce qui pouvait être considéré comme rentable dans les services publics était vendu à l’encan.

Tout le monde dit que l’Italie est déjà sur le même chemin que la Grèce. Demain, ce sera le tour de la France.

Alors, ne nous faisons pas d’illusion : ils continueront et aggraveront les coups contre les classes populaires. Ils commencent déjà à nous dire ce qu’ils répètent à propos de la Grèce : « Nous vivons au-dessus de nos moyens ».

Vivent-ils au-dessus de leurs moyens les travailleurs payés au Smic, les retraités à 600 euros par mois, ceux que les grandes entreprises ont jetés à la porte et qui ont de moins en moins de chances de sortir du chômage ?

Derrière les mensonges et la propagande, la classe capitaliste aggrave sa guerre de classe contre le monde du travail.

Malgré leurs rencontres de plus en plus fréquentes, les chefs d’État réunis dans de grands cirques médiatiques sont totalement incapables de maîtriser la crise financière. Ils se contentent de répéter qu’il faut « donner des gages aux marchés financiers ». Mais ces marchés financiers, c’est une douzaine des grandes banques qui spéculent avec l’argent des grands groupes capitalistes. De ces grands groupes capitalistes qui croulent sous les profits qu’ils n’investissent pas dans l’activité productive, dans la création d’emplois, et préfèrent mettre leurs réserves à la disposition des banques car les opérations financières rapportent plus que la production.

Même pour accroître leurs profits par l’exploitation, il faudrait que les capitalistes augmentent le nombre des exploités et donc qu’ils embauchent. Ils ne le font pas. C’est de plus en plus l’État qui est mis à contribution pour compléter leurs profits.

Voilà pourquoi l’État prélève de plus en plus d’argent sur les salariés et, plus généralement, sur toutes les classes laborieuses.

La politique de rigueur ne peut que s’aggraver tant qu’on les laisse faire. Elle continuera quel que soit le futur président de la République. Hollande n’est même pas encore à la présidence qu’il prône déjà la rigueur.

Alors, sachons que nous aurons à nous battre pour sauver l’essentiel, c’est-à-dire nos emplois et le pouvoir d’achat de nos salaires. Nous aurons à imposer l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire. Nous aurons à imposer une hausse générale des salaires et des retraites, protégés par leur indexation sur les hausses de prix.

Sachons surtout que la question décisive qui se pose au monde du travail, c’est notre capacité à contester la dictature des groupes financiers sur la société et la gestion capitaliste de l’économie.

 

Article publié par Lutte Ouvrière sur :

http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/editoriaux/article/le-plan-d-austerite-fillon-sarkozy

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:17

Sarkozy et l'UMP se moquent du monde

En 2007, quand ils arrivent au pouvoir, le déficit public annuel de la France est de 3,2% du PIB seulement. Ils profitent pour s'octroyer des cadeaux. Par exemple, ils accordent aux riches un bouclier fiscal de 14 milliards. Le salaire annuel de Sarkozy passe de 101.000 à 240.000 euros.

En 2009, le déficit passe à 7,8% du PIB. La France est sermonnée par l'Europe qui exige un retour du déficit sous la barre des 3% du PIB afin de respecter les critères européens de cohésion.

En 2010, ils font voter un plan d'extrême rigueur qui prévoit une réduction des dépenses publiques de 100 milliards sur la période 2010-2013.

Mais, dès la première année d'application de ce plan, c'est un échec. Le déficit continue de s'aggraver. Le gouvernement est obligé de voter de nouvelles mesures. Notamment, le 24 août dernier, avec le paquet de 20 milliards supplémentaires.

Les propositions annoncées ce jour, interviennent donc à peine deux mois après le vote de ce plan. La population va encore souffrir. À La Réunion, où l'économie est en récession et où 50% de la population vit sous le seuil de pauvreté, aucun espoir de redressement n'est permis.

Le sommet du ridicule est atteint quand Sarkozy et les siens parlent de gel de leurs revenus quand on sait que le chef de l'État a fait plus que doubler son salaire dès son arrivée au pouvoir. Car d'un autre côté, ils vont ponctionner plus de 7 milliards supplémentaires dans la poche des Français.

Le Parti communiste réunionnais dénonce ce nouveau coup porté à la population et appelle à la mobilisation pour changer ce gouvernement dans six mois!


Communiqué du Parti Communiste Réunionnais
le 7 novembre 2011

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:15

CRISE | Le Premier ministre français a déclaré [] "il faudra économiser un peu plus de 100 milliards d’euros".

 

AFP | 07.11.2011 | 22:05

 

Pour éviter une "faillite" de la France, François Fillon a annoncé lundi un nouveau plan de rigueur de 7 milliards d’euros, vivement critiqué à gauche, avec une accélération de la réforme des retraites, une hausse ciblée de la TVA et de l’impôt sur les sociétés.

"Le mot de faillite n’est plus un mot abstrait", a averti le Premier ministre qui l’avait déjà employé en 2007, s’attirant à l’époque les foudres de l’Elysée.

Il est urgent de "sortir de la spirale dangereuse" de "la stagnation, de l’endettement et de la sous-compétitivité" même au prix de "sacrifices", a-t-il fait valoir.

Etalé sur quatre ans, l’effort supplémentaire prévu par ce deuxième plan de rigueur en moins de trois mois représentera 7 milliards d’euros dès 2012.
Il doit permettre à la France d’épargner près de 65 milliards d’euros de dette supplémentaire d’ici à 2016. Pour "arriver à zéro déficit" dans ce délai, "il faudra économiser un peu plus de 100 milliards d’euros", selon le Premier ministre.

Budget remanié

Fait rarissime, le budget de l’an prochain est ainsi profondément remanié avant même d’avoir été adopté par le Parlement.

L’objectif de l’exécutif est constant: ramener le déficit public à 4,5% du PIB en 2012, avec une prévision de croissance revue drastiquement à la baisse à 1% contre 1,75% auparavant. Il en va, a répété M. Fillon, de la sauvegarde du précieux "triple A" de la France, placé sous surveillance par l’agence de notation américaine Moody’s.

Le gouvernement, a-t-il dit, a retenu trois principes: une programmation pluriannuelle, "ne pas casser les moteurs de la reprise économique" et un dispositif qui se veut "équitable".

"Incohérent, injuste et inconséquent", a répliqué sur France 2 François Hollande, le candidat PS à la présidentielle. C’est un "constat d’échec que le Premier ministre, au nom du président de la République, a dressé", a-t-il dit.

Proche de M. Hollande, le président PS de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac, a déjà pronostiqué un troisième plan cet hiver. Une hypothèse écartée par Valérie Pécresse (Budget), l’Etat disposant, selon elle, de 6 milliards d’euros de crédits mis en réserve en cas "d’accident de croissance".

Volte-face complète

Parmi les mesures phare du plan figure une hausse ciblée du taux réduit de la TVA porté de 5,5% à 7%, comme en Allemagne, à l’exclusion de l’alimentation, de l’énergie et des services aux handicapés. Cette mesure concernera la restauration et le bâtiment, notamment.

Sur ce point, le gouvernement effectue une volte-face complète: le 20 octobre dernier, M. Fillon affirmait que relever ce taux serait un "contre-sens économique", en raison des conséquences sur l’emploi.

Les organisations professionnelles ont immédiatement répliqué: les engagements sur l’emploi, les prix et les salaires pris en échange du taux réduit sont "caducs", ont averti les restaurateurs.

Leurs critiques ne sont pas "crédibles", a répliqué François Fillon dans le 20 heures de TF1.

L’application de la réforme qui relevait en 2010 à 62 ans l’âge légal de départ à la retraite sera avancée de 2018 à 2017.

Autre mesure touchant le plus grand nombre: la revalorisation de la plupart des prestations sociales sera gelée à 1% pour 2012, indexée non plus sur l’inflation mais sur la croissance attendue.

Une majoration temporaire de 5% de l’impôt sur les sociétés frappera en 2012 et 2013 celles dont le chiffre d’affaires dépasse 250 millions d’euros.
Les niches fiscales seront de nouveau rabotées, de 2,6 milliards d’euros d’ici à 2016, avec la suppression anticipée du dispositif Scellier de réduction d’impôt pour les investisseurs dans l’immobilier.

Quelques mesures ont une portée symbolique, comme le gel du salaire du chef de l’Etat et des ministres ou l’appel aux dirigeants des grandes entreprises, en particulier du CAC 40, à faire de même.

Baisse du salaire du président

"Je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer", a commenté M. Hollande, rappelant que "le président de la République s’était augmenté de 170% au début du quinquennat".

Il a promis une baisse de 30% de son salaire de président et de celui de ses ministres s’il était élu en mai 2012.

Au total, les dépenses de l’Etat seront réduites de 500 millions d’euros supplémentaires en 2012, portant cet effort d’économie à 1,5 milliard de plus par rapport à 2011.
Au centre, François Bayrou (MoDem) a dénoncé "un manque de justice" et appelé à un "plan d’ensemble".

La CGT veut une riposte intersyndicale. "Le gouvernement est dans la main des marchés" et cette "logique d’austérité est une logique suicidaire", a dénoncé Jean-Claude Mailly (FO).

Verdict du Crédit suisse: ces annonces confirment "la volonté du gouvernement" de réduire les déficits publics mais ne devraient "aucunement atténuer les préoccupations de certains des acteurs du marché sur la note AAA du pays".

 

Article publié par la Tribune de Genève http://www.tdg.ch/actu/monde/france-fillon-devoile-plan-rigueur-eviter-faillite-2011-11-07

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:11

[Sur] Radio France, Jean-Luc Mélenchon a fustigé les plans de rigueur « dédiés à la finance » , en France comme en Europe.

Invité de l’émission Radio France politique (France Inter, France Culture, Le Mouv’), le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle s’en est d’abord pris au plan de rigueur annoncé ce midi par François Fillon. Pourfendeur d’une politique largement autojustifiée par la dette publique, il en dénonce les rouages: la dette, il faut, dit-il, «avant de faire peur aux gens», la rapporter à sa durée, «d’environ sept ans en France, soit 1 640milliards d’euros». Une somme à mettre, poursuit-il, en regard des 
«14 000milliards que nous produirons dans cet intervalle de sept ans: la dette, c’est donc 12% de cette somme». «Je prouve, conclut-il, qu’il y a une manière de régler la crise, qui est de rallumer les feux de l’activité.» Tandis que le plan Fillon va selon lui conduire à un «pays saccagé» alors que «huit millions de Français sont déjà des pauvres».

La question européenne et de la dette grecque s’est également invitée dans le débat. Selon Jean-Luc Mélenchon, «le G20 n’a servi à rien sinon à dépenser beaucoup d’argent…. La crise continue». Avec tout de même un motif de satisfaction, souligne-t-il: l’une des solutions avancées par le Front de gauche, le prêt direct par la Banque centrale européenne «aux États nations», est reprise «un peu partout». Si on l’appliquait, «la dette grecque» ne serait «pas un problème». Il faudrait arrêter de se comporter, dit-il, «comme si nous occupions ces pays… Procéder de cette manière c’est pousser les peuples à s’affronter. Une erreur immense». Un point qui divise le candidat du Front de gauche et celui du PS, puisque François Hollande a validé le TCE et serait prêt à «je ne sais quel arrangement avec les Allemands».


Grégory Marin 
et Lionel Venturini

 

http://www.humanite.fr/politique/melenchon-fillon-va-«-saccager-»-le-pays-483160

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:08

dimanche 06 novembre 2011

 

La création d’une deuxième Journée de solidarité et une hausse de la TVA dans la restauration et le secteur des travaux chez les particuliers sont deux des hypothèses de travail du gouvernement.

 

Les décisions de lundi suffiront-elles à rassurer les marchés et à ramener les déficits publics à 4,5 % ? « Le budget 2012 sera l’un des budgets les plus rigoureux que la France ait connu depuis 1945. Grâce à ces efforts, nous restons l’un des dix pays au monde avec la meilleure crédibilité financière. » Volontiers martial, François Fillon, le visage grave, a tenu à faire passer le message dès hier, à Morzine, aux maires de Haute-Savoie. Il est vrai que, sur la grande scène du théâtre de la crise européenne, le Premier ministre joue le rôle du porteur de mauvaises nouvelles.

 

L’incertain triple A

 

Combien rapportera une seconde Journée de solidarité, consistant en un jour de travail, en principe non rémunéré ? La première, lancée en 2003, a représenté 2,4 milliards d’euros en 2010.

 

Quant au taux de TVA appliqué à la restauration, aux travaux de rénovation des logements ou aux divers emplois à domicile, qui pourrait être relevé de 5,5 % à 7 % (1,5 milliard d’euros récupéré), il suscite l’irritation des restaurateurs. Troisième piste, le relèvement de l’impôt sur les sociétés de 33 à 36 %. Il ne concernerait que celles dont le chiffre d’affaires excède 150 millions d’euros. Enfin, la Sécurité sociale et les dépenses d’État ne seraient pas épargnées.

 

Ce plan d’austérité devrait permettre d’obtenir 6 à 8 milliards d’euros d’économies. Il résulte d’une révision brutale de la prévision de croissance pour 2012, ramenée de 1,75 % à 1 %. Dévoilé, la semaine dernière, par Nicolas Sarkozy à la télévision, il sera confirmé, demain, lors d’un Conseil des ministres exceptionnel. Rien de dramatique, cependant. « Il y a un Conseil lundi parce qu’il n’y en a pas eu mercredi », s’est agacé le président, à la fin du sommet du G20 à Cannes.

 

C’est, en fait, la menace d’une dégradation de la note française qui modifie l’équation budgétaire de l’État. L’agence Moody’s dira, en janvier, si elle corrige de « stable » à « négative » sa perspective. « Le triple A de la France, c’est le résultat du travail des Français et des efforts que nous avons engagés », insiste d’ailleurs François Fillon, lui qui, en 2007, n’hésitait pas à avouer qu’il était à la tête d’« un État en situation de faillite ». Or, cette note controversée permet de financer à un coût « relativement faible », pour reprendre les termes du chef du gouvernement, les 1 700 milliards de la dette publique.

 

Loyer de l’argent en hausse

 

Mais la confusion économique européenne, loin de se cantonner à Athènes et à Rome, gagne la France. Car le loyer de l’argent a augmenté de 18 % en un mois. L’Agence France Trésor, qui gère la dette publique, a emprunté, le 3 novembre, 6 milliards d’euros à 3,22 % à dix ans pour son adjudication mensuelle. Ce taux était de seulement 2,72 % en octobre.

 

L’Allemagne, elle, jugée plus sérieuse par les investisseurs, emprunte à 1,8 %. La prodigue Italie à 6 % ! Preuve que, en l’absence de mesures, le service de la dette, qui atteint déjà 45 milliards d’euros, soit davantage que le budget de l’Éducation nationale, pourrait grever plus encore les déficits. Et hypothéquer les rendez-vous électoraux.

 

Pascale MONNIER

 

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http://www.ouest-france.fr/actu/politique_detail_-Fillon-prepare-les-Francais-a-une-nouvelle-austerite_3635-2008235_actu.Htm

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:05

LEMONDE.FR | 07.11.11 | 14h24   •  Mis à jour le 08.11.11 | 14h33

Le premier ministre François Fillon a détaillé lundi 7 novembre les mesures du nouveau plan d'austérité liées à la révision à la baisse de la prévision de croissance pour 2012 (1 % contre 1,75 % attendu auparavant). Il a présenté un "effort supplémentaire de 65 milliards d'euros d'ici à 2016", dont "7 milliards en 2012 et 11,6 milliards en 2013". Au total, il s'agit d'économiser "100 milliards d'euros pour arriver à 0 déficit en 2016", a-t-il lancé.

>> Lirel'éclairage : Un plan pour tenter de sauver le triple A

Comme attendu, les mesures concernent d'une part la réduction des dépenses de l'Etat, et d'autre part l'augmentation des recettes. Il prévoit 7,9 milliards d'euros de hausses d'impôts supplémentaires en 2013, dont 5 milliards pèseront directement sur les ménages et 6,8 milliards au total, en intégrant l'effet sur les consommateurs du relèvement des taux réduits de TVA.

>> Lire: Les nouvelles hausses d'impôts pèseront à 86% sur les ménages en 2013

Ce plan a été vertement critiqué par le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, qui déplore que les mesures touchent davantage les revenus modestes qu'aisés.

>> Lire: Hollande fustige un plan de rigueur "injuste, incohérent et inconséquent"

LA RÉDUCTION DES DÉPENSES

L'accélération de la réforme des retraites

La mesure : cela avait "fuité" dans la presse ce matin. Le gouvernement a décidé d'"avancer d'un an le passage légal à 62 ans, fixant la cible à 2017 au lieu de 2018", a précisé le premier ministre. Cela devrait entraîner "quelques mois supplémentaires de travail pour les générations nées entre 1952 et 1956".

Economies attendues : "4,4 milliards d'euros" sur la période 2012-2016. Un apport d'un montant très important, quand on le rapporte à celui des mesures du plan d'austérité de fin août, qui faisait plus figure d'addition de mesures de montant moindre.

Implications : On note que la réforme ne concerne pas les retraités actuels. Comme lors de la réforme des retraites de 2010, le gouvernement ne prend pas de mesures touchant l'électorat âgé.

>>> LireRigueur : le gouvernement touche aux retraites mais épargne les retraités

La réduction des dépenses de santé

La mesure : selon le premier ministre, il s'agira de "ramener la progression des dépenses de l'assurance maladie à 2,5 %, au lieu de 2,8 %".

Concrètement, le gouvernement espère réaliser700 millions d'euros d'économies par an.

Une plus faible revalorisation des prestations sociales

La mesure : la revalorisation des prestations sociales, normalement indexée sur l'inflation, sera titre exceptionnel en 2012" indexée sur la croissance à hauteur de 1 %. François Fillon a toutefois précisé que cette mesure ne concernait pas le Revenu de solidarité active (RSA), l'allocation adulte handicapé ou encore le minimum vieillesse, qui "resteront revalorisées sur les critères actuels".

La réduction des dépenses de l'Etat

La mesure : la réduction des dépenses publiques est le "premier levier d'assainissement des finances publiques". François Fillon a annoncé 500 millions d'euros d'économies supplémentaires, pour une diminution du budget de l'Etat "de 1,5 milliard d'euros hors dette et pension". "Depuis 1945, aucun budget de l'Etat n'a baissé, avec la diminution des dépenses de l'Etat", a affirmé le premier ministre.

La réduction des salaires du président, du gouvernement et des collectivités

La mesure : François Fillon a également affirmé que "les salaires du président de la République et des ministres" seront gelés "jusqu'en 2016".

Il a appelé les entreprises du CAC40 à "faire de même", ainsi que les collectivités locales, auxquelles il a demandé un "effort de transparence": les collectivités de plus de 50 000 habitants devront publiersystématiquement "l'évolution de leurs effectifs et leurs dépenses de train de vie", a-t-il suggéré.

Et parce que "les partis politiques doivent donner l'exemple", il a annoncé la réduction de 5 % du plafond des dépenses de campagne électorale et la diminution des aides aux partis politiques.

>>> LireLe "gel" du salaire des membres du président et des ministres... est déjà effectif

Ainsi, les collectivités locales devront à l'avenirpublierleurs dépenses et la progression de leurs effectifs ainsi que leur train de vie. Une manière de renvoyerla balle à l'opposition, qui contrôle la majeure partie de ces collectivités, et de rappelerqu'alors que l'Etat réduit ses dépenses, régions, départements et villes ne sont pas toujours dans ce cas.

L'AUGMENTATION DES RECETTES

Le gel des barèmes de l'impôt sur le revenu et de l'ISF

La mesure : le premier ministre a annoncé que "pour deux prochaines années", les barèmes de l'impôt sur le revenu et de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) seront "gelés".

Les implications : Nicolas Sarkozy l'avait promis : pas de hausse généralisée des impôts. Pourtant, l'annonce par le gouvernement d'un gel des barêmes de l'IR et de l'ISF équivaut bien à une hausse généralisée : l'an dernier, de 2010 à 2011, ces barêmes, qui modifient les seuils qui séparent les différentes tranches de l'impôt, ont été revalorisés de 1,5 %. Les geleren l'état alors que l'inflation devrait atteindre 2,2 % cette année équivaut donc à augmenter de façon globale les impôts.

La hausse ciblée de la TVA réduite de 5,5 % à 7 %

La mesure : comme annoncé, le taux réduit de la TVA passera de 5,5 % à 7 %, pour "tous les produits et services sauf ceux de première nécessité". François Fillon a précisé que l'alimentation, l'énergie et les services pour les personnes handicapées "ne seront pas concernés" par cette augmentation. Cette dernière concernera principalement, comme prévu, les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration ainsi le bâtiment.

>> Lire: TVA restauration : la révision d'un "engagement" présidentiel

>> Lire: Pour les syndicats de l'hôtellerie-restauration, les accords sont "caduques"

La réduction des niches fiscales : Scellier, prêt à taux zéro...

La mesure : les niches "les plus coûteuses" seront concernées par un coup de rabot général supplémentaire, pour une économie de "2,6 milliards d'euros", a précisé M. Fillon.

Parmi elles, le dispositif Scellier pour l'immobilier "sera supprimé à la fin de 2012" et le crédit d'impôt développement durable diminuera de 20 %. Ces deux "niches" prolongent des mesures mises en place par Jean-Louis Borloo.

Le prêt à taux zéro "sera recentré pour limiter son coût", a annoncé François Fillon.

Les implications : la suppression des avantages de la loi Scellier est une annonce symboliquement importante : ce dispositif, qui permet aux propriétaires de réduireleurs impôts s'ils louent un logement pendant neuf ans, était déjà critiqué dans un rappport de l'inspection générale des finances (IGF) comme coûteuse. Son coût est estimé à 2,3 milliards, selon un rapport parlementaire de 2011. Mais cette loi, qui a généré un véritable secteur d'activité d'agences et de prestataires spécialisés dans son utilisation par les particuliers, finançait en partie les constructions HLM, qui devront trouverd'autres sources.

Le prêt à taux zéro avait lui déjà été ajusté pour pallierla suppression de la déduction fiscale des intérêts d'emprunt immobilier, mesure phare de Nicolas Sarkozy en 2007, supprimée deux ans plus tard car jugée trop coûteuse. Le prêt à taux zéro, qui l'avait remplacé, est rajusté et signe la fin du rêve d'une "France de propriétaires" promis par Nicolas Sarkozy.

L'impôt sur les grandes sociétés relevé de façon temporaire

La mesure : le nouveau plan d'austérité prévoit une "majoration de 5 % de l'impot sur les sociétés pour les entreprises dont le chiffre d'affaires est supérieur à 250 millions d'euros", a déclaré François Fillon.

Hausse de la taxation sur le capital

La mesure : Le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) sur les dividendes et les intérêts sera porté de 19 % à 24 %, ce qui aligne la fiscalité des dividendes sur celle des revenus du travail, précise Matignon. Cette disposition générera une recette de 0,6 milliard d’euros, précise-t-il.

Après les annonces de M. Fillon, l'opposition a dénoncé une "opération de mystification".

 

Le Monde.fr

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/11/07/les-mesures-du-nouveau-plan-d-austerite_1599890_823448.html

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 11:50

Chers camarades,
Ce n’est pas la première fois que nous nous adressons à vous.

Presque toujours  c’est le silence qui répond à notre invitation à l’action commune des communistes où qu’ils se trouvent.

Nous en sommes d’autant plus choqués que nous sommes des communistes comme vous, que nous avons donné mille preuves de notre attachement à notre idéal, y compris quand nous luttions en pionniers dans le parti contre les dérives liquidatrices que nous constatons comme vous.

Pourtant nous ne nous décourageons pas et, une fois de plus, nous vous demandons d’accepter une rencontre entre nous afin d’envisager des actions communes, notamment contre l’Union européenne et l’euro, et en dénonçant ensemble le terrible mensonge qui désarme les communistes et le peuple face à la fascisante politique de Sarkozy : le mensonge de « l’Europe sociale » et de la « réorientation progressiste de l’euro » que répandent Pierre Laurent et Francis Wurtz aidés par leur nouveau mentor Mélenchon.

Nous voulons espérer, malgré des années de silence, ce qui n’est pas grave, mais de refus de toute action commune, ce qui l’est plus, une réponse positive de votre part. La classe ouvrière, la nation, la République, l’avenir du mouvement communiste sont très gravement menacés et les vrais communistes ne trouvent toujours pas le chemin de l’unité d’action : c’est une grave responsabilité qui nous incombe et que nous devons d’autant plus assumer ensemble que nous avons des positions convergentes sur nombre de sujets.

Etre dans ou hors du PCF, dont le secrétaire national est aussi président du sinistre PGE, cela ne nous semble en rien un obstacle rédhibitoire : l’expérience dira si notre analyse du PCF (sa mutation est achevée, le processus est irréversible même s’il reste des vrais communistes à l’intérieur) est bonne ou si l’on peut, ce dont nous doutons de plus en plus, le « remettre sur les rails » : laissons le critère matérialiste de la pratique trancher ce différend.

Mais en attendant, notre peuple souffre, notre nation se décompose, les guerres impérialistes font rage, le FN guette, et le monde du travail est las d’attendre un signal unitaire des communistes, qui ne vient jamais. Nous espérons que, pour vous comme pour nous, l’esprit de responsabilité doit l’emporter sur l’esprit de boutique.

A la base tous les camarades réclament à cor et à cri l’action commune entre ceux qui, à défaut de partager, POUR LE MOMENT, une « carte » commune, partagent des positions proches sur l’Europe, le socialisme, l’impérialisme, Cuba, la Grèce, le « tous ensemble », la criminalisation de l’URSS et du PCF d’avant la mutation, etc. Mettons de côté toute volonté hégémonique, surréaliste dans les conditions actuelle, toute « concurrence libre et non faussée entre communistes », et entendons, entendez, car pour notre part nous n’avons pas besoin d’être convaincus, cet appel passionné à une convergence d’action communiste dans les luttes avec, par ex. des déclarations communes diffusées en commun sur la Grèce, le plan d’austérité, la Libye, l’euro, etc.

Pour les communistes il en va comme pour les travailleurs dans leur ensemble: le choix est de perdre séparément ou de gagner ensemble. Croire qu’on peut gagner seul est une illusion suicidaire.
lChers camarades,

Le PRCF veut croire que  notre devoir vis-à-vis de la classe ouvrière sera plus fort que toute autre considération subalterne et que nous nous retrouverons ensemble, côte à côte, dans la lutte contre le capitalisme, pour l’indépendance nationale, pour la résistance à l’impérialisme et pour le socialisme.

Veuillez accepter, chers camarades, nos fraternelles salutations communistes.

 

Léon Landini Président

Georges Gastaud, secrétaire national.

Antoine Manessis, responsable de l’action unitaire.

 

PRCF

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10050

 [Voir aussi l’article France / Le capitalisme utilise sa propre crise à son profit faute d’organisation révolutionnaire suffisamment forte]

 

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