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Quelques conférences

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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 13:27

Quoi qu’on pense de la décision de Papandréou d’organiser un référendum en janvier sur le prétendu « sauvetage » de la Grèce (en réalité, sa strangulation par les banques) par l’Axe franco-allemand,

les réactions sauvages des milieux dirigeants allemands et français contre le droit du peuple grec à disposer à sa guise de son avenir, sont symptomatiques du caractère de plus en plus grossièrement impérial, réactionnaire et fascisant de l’Union européenne, de plus en plus dominée par un impérialisme allemand secondé par son vassal français.

Le parti « socialiste » français ne fait pas défaut à ce lamentable consensus: malgré sa volonté de ménager Papandréou, chef de l’Internationale socialiste, Hollande est tout aussi favorable que le SPD allemand, son mentor, à un « gouvernement franco-allemand » dont les peuples allemand et français ne veulent pas plus l’un que l’autre.

On sait comment les précédents référendums français, irlandais, danois, etc., ont été grossièrement ignorés dès lors qu’ils disaient NON à la construction européenne  synonyme de mort des acquis sociaux et des souverainetés nationales. Ce viol grossier de la démocratie ne pourra durer éternellement : soit les peuples, et l’un d’eux pour commencer, claquera la porte de la sinistre construction européenne et de son arme de destruction massive, l’euro : dans ce cas, une période d’affrontements de classes sans précédent pourrait surgir sur notre continent avec une classe bourgeoise perdant de plus en plus ses appuis populaires. Soit l’UE « marche sur le ventre » de la Grèce, fait appliquer de force le plan de misère pour tous les peuples et d’enrichissement des « marchés » concocté par Sarko-Merkel, et la fascisation du continent sous hégémonie allemande fera un redoutable bon en avant : notre peuple, tous les peuples, et pas seulement le peuple grec, ont tout à y perdre.

Dans l’immédiat, le PRCF félicite le KKE et le PAME dont les luttes ont créé les conditions d’une crise politique majeure en Grèce, et partant en Europe (et tout ce qui peut bloquer la machine à broyer les peuples, à briser l’arme antipopulaire continentale de l’euro, est positif pour tous les peuples). Il revient bien entendu aux communistes et aux travailleurs grecs d’évaluer eux-mêmes la manière dont il convient de faire monter l’exigence révolutionnaire anti-UE et anti-capitaliste.

En ce qui concerne le PRCF, il invite les communistes, les patriotes, les progressistes, les internationalistes de France, à s’unir, à écarter toutes les querelles subalternes, non seulement pour se solidariser avec le peuple grec en lutte, mais pour amplifier en France même:

-la campagne pour sortir la France de l’euro et de l’UE, les deux choses étant indisssociables comme nous l’avons toujours dit ;

-la dénonciation de Sarkozy, qui vassalise la France à l’Allemagne pour des raisons de classe propres au capital « français », sans le moindre mandat du peuple français qui n’a jamais décidé de liquider son Etat-nation ;

-à lancer une campagne de défense de la sécu, du pouvoir d’achat et de la Fonction publique ciblés par Sarkozy et par le plan euro plus. On ne veut pas crever pour « sauver l’euro ». Tant pis pour l’euro, sauvons plutôt le monde du travail, la France et les autres peuples, dont le peuple grec.

Pour finir soulignons ce scandale absolu : l’Europe culturelle a débuté en 490 avant notre ère quand le peuple grec a, tour à tour, stoppé l’Empire perse à Marathon, et aboli l’esclavage pour dettes en créant la première démocratie de l’Antiquité (avec Solon). L’actuelle strangulation du peuple grec, qui a donné au monde ses plus grands penseurs, montre à quel point l’UE n’est pas une « construction » européenne mais une DESTRUCTION des bases de les Sarkozy, Merkel et Papandréou, ne sont que les usurpateurs.

De plus en plus, la crise du capitalisme, celle de son actuel maillon faible, l’euro et l’UE, s’aiguise. Le temps des grands affrontements révolutionnaires n’est pas derrière, mais devant nous.

Plus que jamais, communistes de France, progressistes et républicains, communistes d’Europe et du monde, unissons-nous pour sortir de l’UE et pour sortir le capitalisme !

 

PRCF http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10004#more-10004

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 13:24

jeudi 3 novembre 2011 (14h36) :

De : ARENE

 

La trêve hivernale n’existe pas en logement social étudiant !

Signez la pétition contre la précarité en logement social étudiant !

Chaque année, le 1er novembre, c’est la trêve hivernale. Les expulsions locatives sont illégales jusqu’au 15 mars de l’année suivante. Cette loi inscrite dans le Code de la construction et de l’habitation sert de protection provisoire pour des millions de mal logés. Elle signifie qu’expulser l’hiver (on pourrait dire expulser tout court de notre point de vue) est un acte barbare et inhumain.

La loi républicaine est censée être la même pour tous. Pourtant elle ne s’applique pas pour les étudiants. C’est un scandale et une injustice car chaque année les CROUS qui gèrent le logement social expulsent en toute impunité des étudiants en difficulté de paiement.

L’ARENE (Association des REsidents de NanterrE) mène le combat contre les expulsions depuis sa création en 1997. Nous appelons les étudiants et ceux qui peuvent les soutenir à rejoindre ce combat.

Etant donné que les droits des étudiants résidant en Cité Universitaire dite « traditionnelle » sont bafoués de jour en jour (expulsions par démagnétisation des badges, impossibilité pour certains étudiants d’avoir un garant, retenue des APL/ALS par le CROUS, augmentation de 72% du loyer en 5 ans, manque crucial de places disponibles), nous affirmons qu’il est impossible, pour les étudiants les plus démunis, d’étudier dans une situation de telle précarité. De plus, il est inadmissible que le CROUS ("service social étudiant" en voie de privatisation) puisse à sa guise expulser (exclusion dite administrative) de leurs chambres des étudiants en plein hiver, comme il l’a fait en Janvier 2011 pour une vingtaine de résidents. Ces chambres sont pour certains leur seul logement de fait. C’est pourquoi nous demandons :

1- Le respect de la trêve hivernale et l’interdiction d’expulser arbitrairement des résidents en démagnétisant leurs badges.

2- Le versement des APL/ALS directement aux résidents.

3- Le retour du loca pass.

4- Le gel du prix des loyers.

5- Un plan pour la construction massive de logements sociaux étudiants (et/ou la réquisition de logements vides).

Nous appelons tous les résidents des cités universitaires à signer cette pétition, mais également toutes les personnes soucieuses de justice sociale et d’égalité. Nous alertons les associations et les organisations progressistes sur cette situation. Cette pétition n’est, pour nous, qu’une étape pour faire valoir nos droits. Par ailleurs nous affirmons notre solidarité avec toutes les luttes en cours pour le droit au logement.

Un toit est un droit légitime. La solidarité est notre arme !

ARENE(Association des REsidents de NanterrE)

 

Bellaciao http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=121978

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 13:23

Une première. Jeudi 3 novembre, à Cannes, Laurence Parisot, la présidente du Medef, et Sharon Burrow, la secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI) ont présenté une déclaration commune du Labour 20 (L20) et du Business 20 (B20). Les organisations patronales et syndicales du G20, exprimant leur "profonde inquiétude quant à la situation économique mondiale",demandent en chœur, et "avec insistance", aux gouvernements de faire des questions sociales "une priorité afin de réduire le chômage et éviter qu’une proportion croissante de la population ne perde confiance et espoir en l’économie mondiale".

Préparée depuis un an par Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), côté patronal, et par Mme Burrow, côté syndical, cette première déclaration commune a été directement parrainée par Mme Parisot et par les secrétaires généraux de la CFDT et de FO, François Chérèque et Jean-Claude Mailly.

Pour constituer le L20 – en fait le L19 car l’Arabie saoudite, membre du G20, n’a pas de syndicats –, la CSI, principale confédération syndicale internationale, qui fédére 301 syndicats revendiquant 176 millions de syndiqués, a associé, pour la première fois, les syndicats chinois qui s'étaient jusqu'alors toujours tenu soigneusement à l'écart de cette centrale mondiale.

Le B20 et le L20 affirment que "l’accent doit désormais être mis sur la constitution d’un environnement propice aux entreprises et à la création d’emplois". Ils soutiennent "la création d’une task force du G20", décidée par les ministres du travail lors du sommet qu'ils ont tenu à Paris en septembre. Ils appellent le G20 à faire de l’emploi des jeunes, dont la situation est "particulièrement alarmante", "sa priorité". "Il est nécessaire et urgent, soulignent-ils, que les gouvernements et les partenaires sociaux entreprennent des efforts afin de créer des emplois stables, parmi lesquels des apprentissages et des stages qui, couplés à des offres de formation, permettront l'acquisition de qualifications, de renforcer les compétences professionnelles et d'améliorer le degré d'employabilité".

Affichant leur "intérêt commun dans la création ou le renforcement des systèmes de protection sociale", ils évoquent des "mécanismes permettant d'assurer, à l'échelle nationale, le financement pérenne des systèmes de protection sociale". Et surtout, ils entérinent l’instauration d’un socle minimal, réclamée par l’Organisation internationale du travail (OIT), à la suite du rapport de Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili. "Il est indispensable, ajoutent-ils, que ces socles de protection sociale soient définis après consultation des partenaires sociaux".

Dans des déclarations qu'ils ont faites au Monde, Laurence Parisot, François Chérèque et Jean-Claude Mailly se sont réjouis de cette première. "Nous sommes prêts à travailler main dans la main avec les syndicats", affirme la présidente du Medef qui se félicite d'avoir fait adopter par ses pairs, dans les recommandations du B20, la reconnaissance de la responsabilité sociale des entreprises. "Elle ne va pas aussi loin qu'on le souhaite, remarque le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, mais c'est la première fois qu'une déclaration commune des patronats et des syndicats parle de socle de protection sociale". Le secrétaire général de la CFDT souligne aussi l'importance de ce "premier pas".

La déclaration commune affirme aussi que "la bonne application des principes et droits fondamentaux au travail est une responsabilité qui incombe aux gouvernements", une allusion au fait que les Etats-Unis et la Chine n’ont toujours pas ratifié plusieurs conventions sociales de l’OIT. Ce point a été évoqué, mercredi 2 novembre, avec Nicolas Sarkozy qui a reçu une délégation du L20.

Si Bernard Thibault (CGT) a boycotté cette réunion,  la CGT, qui devait être représentée à Cannes, n'a pas exprimé de réserves officielles sur la déclaration commune. MM. Chérèque et Mailly ont mis en avant, lors de cette rencontre à l'Elysée, quatre points : emploi, normes sociales, socle minimal et taxe sur les transactions financières. "M. Sarkozy nous a dit qu’il pousserait dans ce sens", a noté M. Mailly. "Il ne s’est pas montré complètement pessimiste sur ces sujets" qu’il va tenter d’inclure dans la déclaration finale du G20, a ajouté M. Chérèque. En revanche, sur la taxe sur les transactions financières, à laquelle Mme Parisot s'est montrée favorable si elle est établie "à l'échelle internationale", sans pouvoir rallier l'ensemble des patronats à cette thèse, la porte semble bel et bien fermée.

 

03 novembre 2011 du Monde.fr

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 13:18

Communiqué d'Alternative libertaire :

- Le communiqué en ligne (avec quelques photos du rassemblement)

Une dépêche de l’Agence France Presse (AFP) publiée le 2 novembre annonce que 150 catholiques traditionalistes ont tenu un rassemblement devant le Cent Quatre (rue d’Aubervilliers dans le XIXe) pour contester la représentation de la pièce Sur le concept du visage du fils de Dieu de Roméo Castellucci. Elle affirme par ailleurs que « Devant l’autre entrée du bâtiment, rue d’Aubervilliers, une trentaine de militants d’extrême gauche ont également manifesté sans incident, avant de se disperser d’eux-mêmes. »

Cela relève de la falsification et du mensonge les plus grossiers : les intégristes étaient au plus une cinquantaine. Les militants et militantes d’Alternative libertaire qui étaient à eux et elles seul-e-s une quarantaine et qui comptaient parmi les principaux organisateurs-trices de ce rassemblement appelé également par l’Action antifasciste Paris banlieue, Fédération anarchiste, le PCF, le NPA, le Parti de gauche, l’UL CGT XIXe, des syndicats de la CNT, Solidaires Paris, la Gauche unitaire et les Alternatifs ont vu que ce sont plus de 200 personnes qui ont participé à ce rassemblement ponctué de slogans et de prises de paroles. 200 personnes qui se sont mobilisées en quelques heures pour la liberté d’expression et de création, contre l’obscurantisme et contre les menées de groupes d’illuminé-e-s racistes, antisémites et stigmatisant les musulmans comme tous ceux et celles qui ne partagent par leur idéologie réactionnaire. La dépêche inverse donc volontairement le rapport de force réel et évoque à peine le rassemblement antifasciste sans jamais citer les organisations présentes. Cela est dommageable dans un contexte ou tout est fait par les autorités et les obscurantistes de tout poil afin de décourager la pensée critique, les mouvements d’émancipation et une population déjà éreintée par les politiques capitalistes d’austérité sans fin.

Or, le contenu de cette dépêche a été repris par l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, dans un article publié dans son édition électronique du 3 novembre, ainsi qu’elle est reprise, intégralement par les sites du Parisien et du Figaro.

Aussi nous posons une question : quel est l’intérêt de minorer autant la présence de militant-e-s antifascistes et libres penseurs-ses pour l’AFP ? Faut-il parler d’un manque total de professionnalisme ou tout simplement de mépris face à des militant-e-s dont le défaut majeur serait d’être d’extrême gauche ?

Si les journalistes de ces grands médias s’étaient donné la peine de faire correctement leur travail sur le terrain, et non de ne faire que de la « reprise de dépêche », ils auraient vu également que des habitantes et habitants du quartier Riquet ont balancé des projectiles sur les intégristes catholiques pour leur signifier leur colère face à une telle manifestation d’intolérance.

Mais ces journalistes peuvent toujours venir au rassemblement antifasciste qui se tiendra dimanche 6 novembre à 14h pour se rendre compte que les antifascistes ne se comptent pas sur les doigts d’une main.

Alternative libertaire, le 3 novembre 2011

A très bientôt dans la rue et dans les luttes !

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 13:53


Editorial du "Monde" |  | 02.11.11 | 11h32   •  Mis à jour le 02.11.11 | 16h03


Six ans après la publication des caricatures du Prophète Mahomet par le journal danois Jyllands-Posten et la tempête qu'elle a provoquée dans les communautés musulmanes du monde entier, un incendie d'origine criminelle a partiellement détruit, mercredi 2 novembre dans la nuit, les locaux de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris. Parallèlement, le site Internet de la publication a été la cible d'attaques informatiques qui l'ont rendu inaccessible, du moins mercredi matin.

Sous le titre "Charia Hebdo", l'hebdomadaire consacre la couverture de son numéro mis en vente mercredi à la montée des islamistes en Libye et en Tunisie. "Mahomet" est supposé en êtrele "rédacteur en chef". Un supplément "Charia Madame" est annoncé, ainsi qu'un "apéro halal". Soulignant la dimension satirique de ce numéro, une caricature de Mahomet menace : "Cent coups de fouet si vous n'êtes pas morts de rire".

[] Comme chaque semaine, la couverture de l'hebdomadaire avait circulé à l'avance sous forme de communiqué de presse ; celle-ci avait suscité ces deux derniers jours des réactions hostiles, voire menaçantes, sur les réseaux sociaux.

L'islam interdit la représentation du Prophète Mahomet. Comme le journal danois et les autres publications qui l'avaient suivi par solidarité, Charlie Hebdo a choisi d'ignorercette règle. Il ne s'agit pas d'une règle de droit ni d'une règle d'un autre ordre opposable dans des pays laïcs comme la France.

Il existe, en revanche, une règle de droit, en vigueur en France et en Europe, qui consacre la liberté d'expression. Quoi que l'on puisse penserdes choix éditoriaux de Charlie Hebdo, de l'esthétique de ses couvertures et de la délicatesse de son style, l'hebdomadaire annonce clairement la couleur satirique. Rien ne saurait justifier ni les attaques contre le site Internet d'un organe de presse ni l'incendie de ses locaux comme manifestation d'un désaccord avec son contenu. Si la loi prévoit certaines limitations à la liberté de la presse, les tribunaux sont là pour la faire respecter. Charlie Hebdo avait d'ailleurs été relaxé, en 2008, par la cour d'appel de Paris suite à la plainte pour incitation à la haine raciale déposée par une fédération d'associations islamistes et par la Grande Mosquée de Paris, quand le journal avait reproduit les caricatures danoises. Les attaques physiques contre Charlie Hebdo ne sont pas plus acceptables que les interventions de groupes de fondamentalistes chrétiens qui ont interrompu, à plusieurs reprises depuis le 20 octobre, la représentation parisienne de la pièce Sur le concept du visage du fils de Dieu. La liberté d'expression et de création artistique est l'une des valeurs essentielles de nos démocraties. Il n'est pas inutile de le rappelerà ceux qui, sous couvert de lutte contre l'islamophobie ou la christianophobie, font la promotion de l'intolérance.

 

Le Monde

 http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/11/02/pourquoi-il-faut-soutenir-charlie-hebdo_1597275_3232.html

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 13:51


Publié le 02.11.2011, 07h01 | Mise à jour : 03.11.2011, 07h40

 

Un incendie d'origine criminelle a détruit en partie les locaux de «Charlie Hebdo», situés 62, boulevard Davout (XXe arrondissement), dans la nuit de mardi à mercredi. La piste des musulmans intégristes est évoquée. L'édition de l’hebdomadaire satirique sortie ce mercredi avait été rebaptisée «Charia hebdo», avec le prophète Mahomet caricaturé en Une et «nommé rédacteur en chef». La police judiciaire de Paris a été saisie de l'enquête.

[]

Sans domicile fixe, la rédaction de «Charlie Hebdo» va squatter chez «Libération». Toute l'équipe a été accueillie dans l'après-midi dans les locaux du quotidien. Objectif : réaliser un condensé de quatre pages pour ce jeudi, et un numéro complet pour la semaine prochaine. 

[...]

Attaqué au cocktail Molotov. «Charlie Hebdo» s'apprêtait à sortir ce mercredi  un numéro spécial, rebaptisé pour l’occasion «Charia hebdo», dans lequel Mahomet était promu «rédacteur en chef». Une façon pour le journal satirique de «fêter» à sa manière la victoire du parti islamiste Ennhada en Tunisie. En guise de réponse, les détracteurs du journal auraient ainsi attaqué le bâtiment vers 1 heure du matin avec un cocktail Molotov, selon le témoignage du directeur de la rédaction, Charb. Le sinistre a été rapidement éteint, mais le matériel de la rédaction a subi des dégâts importants, déplore Charb.

 

«Libé» ouvre ses portes.Alors que de nombreux messages de soutien et d'indignation continuent de pleuvoir, le quotidien «Libération» a fait preuve de «solidarité confraternelle», selon les mots de son chef de la rédaction, Nicolas Demorand, en accueillant «Charlie» dans ses locaux. «On a discuté du nombre d'ordinateurs, du type de logiciels, de tout ce dont ils ont besoin pour préparer leur prochaine édition», a expliqué Demorand, estimant avoir déjà «sérieusement défriché le terrain» sur le plan informatique. «Honnêtement, je ne pensais pas qu'on pouvait foutre le feu à un journal, en France en 2011», a-t-il ajouté. «Ils nous accueillent, très gentiment, le temps de retrouver des locaux», a réagi le dessinateur satirique Cabu.

[]

 

SUR LE MÊME SUJET

EN IMAGES. Incendie criminel contre «Charia Hebdo»

Les réactions des responsables politiques

Charlie Hebdo, une histoire riche de polémiques

Deux suspects recherchés après l’attaque contre « Charlie Hebdo »

Charlie Hebdo chez «Libé», son site Facebook attaqué

 

extraits du Parisien Libéré http://www.leparisien.fr/paris-75/charlie-hebdo-attaque-au-cocktail-molotov-par-des-inconnus-02-11-2011-1698048.php?fb_xd_fragment#?=&cb=fbd9bf528&relation=parent.parent&transport=fragment&type=resize&height=29&ackData[id]=2

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 13:49

Par l'UFAL

Mercredi 2 novembre 2011

 

Fanatisés par leur conception particulière de la religion, des intégristes catholiques s’en sont pris à la liberté de création et de représentation théâtrale (Sur le concept du visage du fils de Dieu, de Romeo Castellucci au Théâtre de la Ville), causant de graves troubles à l’ordre public. Si les précédents ne manquent pas (attentat de 1988 contre un cinéma projetant La dernière tentation du Christ de Martin Scorsese, saccage récent de l’œuvre Piss Christ d’Andres Serrano), le plus étonnant cette fois est le soutien apporté par un contingent d’intégristes musulmans dont les propos confus sont rapportés sur le site islamenfrance.fr. C’est par ailleurs sur ce site qu’a été publié le 31 octobre un appel « pour rigoler » à brûler Charlie Hebdo.

Un pas de plus vient d’être franchi avec l’incendie criminel qui a détruit les locaux de cet hebdomadaire. Le fanatisme révélé à l’époque des caricatures du prophète par les menaces et le procès fait au directeur de Charlie Hebdo n’a fait que croître.

Ces graves atteintes à la liberté d’expression démontrent qu’il ne doit pas y avoir de tolérance pour l’intolérance dans notre République laïque.

Pour l’UFAL, qui avait en 2007, à l’occasion des Rencontres Laïques Internationales, soutenu Charlie Hebdo traîné en justice, il ne s’agit pas seulement d’atteintes à la liberté d’expression, mais de menaces pour l’ensemble des libertés publiques. Seule la laïcité garantit que les expressions religieuses ne puissent plus devenir synonymes d’oppression des autres formes de pensée, ni des libertés d’autrui. La loi du 9 décembre 1905 a ainsi placé en tête de son article premier le principe de la liberté de conscience, c’est-à-dire le droit de croire, ou ne pas croire, de douter, ou de refuser de se prononcer en la matière. C’est pourquoi nous souhaitons que les articles 1er et 2 de la loi de 1905 soient intégrés à la Constitution française et que la date anniversaire du 9 décembre devienne une fête reconnue, non par simple devoir de mémoire mais comme impératif démocratique pour l’avenir.

Au moment où des inquiétudes se font jour sur le devenir des « révolutions arabes », sous l’effet d’intégristes cherchant à imposer l’emprise de la religion sur l’état, sur le droit civil, sur la situation des femmes et la liberté de pensée, sachons en France réaffirmer que le blasphème n’est pas un délit, et que seule la laïcité constitutionnelle garantit l’ensemble des libertés fondamentales.

Et sachons aussi agir : l’UFAL appelle tous les mouvements laïques qui partagent les principes fondamentaux de la république à œuvrer ensemble pour promouvoir le principe de laïcité comme facteur d’émancipation individuelle et sociale, défendre la liberté d’expression et exiger que le gouvernement fasse respecter les libertés publiques garanties par la Constitution.

par l'UFAL
Union des FAmilles laïques

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 13:47


La Grèce est un maillon faible du capitalisme en Europe. La solidarité avec la lutte historique du peuple grec est essentielle !

C’est pourquoi, enfermant les citoyens dans la nécessité de "sauver" l’Euro et l’Union Européenne, mettant en valeur les indignés de Barcelone à Nice comme symbole d’un mouvement minoritaire, les médias font tout pour taire le message essentiel des luttes populaires en Grèce : la place des communistes, la question centrale de l’organisation pour résister aux provocations, aux illusions, aux manipulations...

Les communistes Français doivent interpeller l’Humanité et le parti communiste qui contribue à cacher ces enjeux essentiels. Il devient insupportable que le journal et le parti continue à se battre contre l’action exemplaire des communistes grecs du KKE, en jouant ouvertement la carte du parti de gauche !

 

Faire vivre le PCF  http://lepcf.fr/spip.php?page=courrier&id_courrier=132

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 13:43


Par Sébastien GOBERT

Le 01/11/2011

Alors que l'hiver approche à l'Est, les esprits s'échauffent à Kiev et à Moscou: la pomme de discorde n’est pas nouvelle puisqu’il s’agit du gaz. Cette année, les débats prennent toutefois une tournure particulière, englobant des considérations portant sur l'efficacité énergétique, l’élaboration d'une politique européenne de l'énergie et même le respect de l'État de droit en Ukraine.

Le 11 octobre 2011, l'Ukraine s'est retrouvée une nouvelle fois au ban de la démocratie à l'occidentale. Ce jour-là, Ioulia Timochenko, ancienne Premier ministre et égérie de la révolution orange de 2004, a été condamnée à 7 ans de prison, suivis de 3 ans d'inéligibilité, et à une amende de 200 millions de dollars au terme d'un procès fortement politisé[1]. Une décision qui, à en croire nombre de critiques occidentaux, aurait sonné le glas de la démocratie ukrainienne et rabaissé le pays au rang d'un régime bananier, indigne, si ce n'est incapable, de pousser plus avant son intégration européenne.

 

Mais, s'il s'agissait bien pour le pouvoir d'écraser la principale leader de l'opposition ukrainienne, l'affaire s'inscrivait aussi dans une stratégie plus large. Le procès de I.Timochenko était ainsi fondé sur son présumé abus de pouvoir dans la conclusion d'un accord gazier avec la Russie en janvier 2009. Accord dont la base juridique est désormais fragile et contestable. Il n'est donc pas étonnant que la Russie, pourtant ennemi acharné de l'ex-«dame de fer» ukrainienne, se soit empressée de dénoncer le sort qui lui était réservé. Et de relever «le caractère manifestement anti-russe de toute cette affaire». Le cas Timochenko est en effet un épisode déterminant dans la renégociation du contrat gazier en cours.

 

Vieilles rancœurs, très vieille rengaine

 

Il est bien connu que l'indépendance de l'Ukraine, formellement acquise en 1991, est encore marquée par une forte dépendance vis-à-vis de Moscou. Un ensemble de réseaux politiques, économiques et commerciaux a perduré depuis l'époque soviétique et assure au «grand frère» russe une influence certaine sur les affaires ukrainiennes. En l'occurrence, l'Ukraine consomme environ 75 milliards de m³ de gaz par an mais n'en produit que 20: plus de 60% des besoins en gaz sont directement importés de la seule Russie. Une dépendance aggravée par une inefficacité énergétique généralisée en Ukraine, et avec laquelle la Russie a joué, comme pour réaffirmer, si besoin était, sa prédominance sur l'ancienne «petite Rus'».

 

On a donc assisté à de véritables «guerres du gaz» au gré des jeux politiques entre capitales. La dernière en date, durant l’hiver 2008-2009, était une démonstration de force russe face à la campagne du Président «orange» Victor Iouchtchenko en faveur de l’OTAN, ainsi que face à son refus répété de prolonger le bail de la Flotte russe de la mer Noire à Sébastopol, en Crimée. Sous prétexte de différend tarifaire, la Russie en était venue à bloquer les approvisionnements de gaz à destination de l'Ukraine, tout en accusant cette dernière de siphonner les livraisons en direction de l'Union européenne (UE). Au terme d'un esclandre international, I.Timochenko avait négocié à l'arraché un nouvel accord d'importation sur dix ans, basé sur un montant fixe de 450 dollars/1.000 m³ de gaz et indexé sur le prix du pétrole. Ce dernier étant en hausse constante, le contrat s'est révélé extrêmement désavantageux pour l'Ukraine.

 

L'arrivée au pouvoir du très russophile Victor Ianoukovitch en janvier 2010 semble mettre un terme définitif aux tensions gazières. Il s'empresse de négocier, en avril 2010, les fameux «Accords de Kharkiv»: en prolongeant le bail de la Flotte russe jusqu'en 2042, il obtient un rabais de 100 dollars/1.000 m³[2]. Une victoire à la Pyrrhus, très vite invalidée par la hausse des cours du pétrole. Sur l'année 2011, les prix ont ainsi explosé, passant de 264 dollars au premier trimestre, 293 au deuxième, 354 au troisième et environ 400 dollars au dernier trimestre. Pour un pays qui traverse une grave crise économique, la situation s'avère difficilement soutenable: le gaz russe est désormais facturé à l’Ukraine sensiblement au même prix qu’à l'Allemagne.

 

Négociations de longue haleine

 

Alors que les autorités ukrainiennes prétendent avoir tenté de renégocier le contrat de 2009 dès leur arrivée au pouvoir, le ton est monté durant l’été 2011. Le Premier ministre Mikola Azarov affirme alors qu'un statu quo nuirait fortement aux relations russo-ukrainiennes. Selon lui, les Russes «acculent [l'Ukraine] à une position d'où il n'y a qu'une seule issue: abroger l'accord». Une menace soutenue par le Président Ianoukovitch, pour qui la posture russe n'est «absolument pas acceptable».

 

Les Ukrainiens semblent déterminés: M.Azarov annonce à la fin août son intention de réduire des deux tiers les importations de gaz sur cinq ans, pour les faire passer de 40 milliards de m³ en 2010 à 27 milliards en 2012, puis 12 milliards à l'horizon 2016, au terme d’objectifs ambitieux, voire d’un volontarisme qui peut laisser sceptique! Or, un tel plan est interdit par le présent contrat, qui oblige l'Ukraine à importer un minimum de 33 milliards de m³ de gaz chaque année. Dans le cas contraire, elle peut se voir infliger une amende allant jusqu'à 300% du prix des quantités non-importées.

 

La phase actuelle de négociations comporte deux aspects inédits. Pour parer à la pression de l'hiver, le gouvernement ukrainien a constitué des réserves de gaz en achetant des excédents au cours du premier semestre 2011. Dès la fin juin, on affirmait ainsi que les deux importateurs de gaz du pays, le monopole d'État Naftogaz et la compagnie RosUkrEnergo, avaient en stock environ 24 millions de m³, soit un volume suffisant pour assurer la saison de chauffage[3]. Une prévoyance qui n'est pas en général la marque de fabrique du pouvoir ukrainien! Par ailleurs, celui-ci s'est mis en tête de rompre le traditionnel tête-à-tête avec la Russie, en se référant à la justice internationale. V.Ianoukovitch a ainsi menacé à plusieurs reprises de saisir la Cour internationale d'arbitrage de Stockholm, où le géant Gazprom vient précisément de perdre un procès contre l'Italien Edison[4].

 

Les Russes, eux, se montrent intransigeants et estiment qu'ils ont fait preuve de suffisamment de largesses. Ainsi le Président Dmitri Medvedev juge-t-il «très triste» la cupidité de Kiev. Il s’est longtemps refusé à toute remise à plat du contrat gazier, à moins d'une participation russe dans le système de transit de gaz.

 

Le Kremlin s'évertue de même à jouer la montre. Malgré les réserves réalisées, l'arrivée de l'hiver se révèle structurellement défavorable à l'Ukraine dans ce genre de discussions. Et le gazoduc controversé Nord Stream, reliant directement la Russie à l'Allemagne par le fond de la Baltique, a été mis en service en septembre dernier. Une fois à pleine capacité, ce sont quelque 20 milliards de m³ qui seront redirigés à travers le gazoduc. L'Ukraine, en tant que pays de transit, devrait y perdre environ 700 millions de dollars.

 

Transit et voisinage

 

Dans tous les cas, néanmoins, l'Ukraine devrait garder sa place de pays-clé dans le transit d'hydrocarbures russes vers les autres pays européens. L'UE, traumatisée par les «guerres du gaz» qui ont conduit à l'arrêt répété des approvisionnements vers plusieurs de ses États membres, s'est politiquement investie dans l'affaire, à travers un encouragement à la modernisation et à l'amélioration du système de transit. Elle observe donc d'un œil méfiant les débats rageurs entre l'Ukraine et la Russie.

 

Les tentatives de Gazprom pour se saisir des systèmes de transit centre-européens sont désormais dans le collimateur européen. Même si Kiev refuse toute participation russe pour le moment, le démantèlement programmé de l'opérateur d'État Naftogaz laisse planer un doute quant aux prochains propriétaires. La liquidation de Naftogaz a été décidée en janvier 2010, dans le cadre d'une mise aux normes européennes, en l'occurrence au titre du «Troisième paquet énergie» adopté en 2009 par les 27. Cette réforme consiste à dissocier les activités de production et d'approvisionnement du gaz et de l'électricité, le but étant de diversifier l'offre, de se prémunir contre les monopoles trop puissants, tels Gazprom, et de protéger les consommateurs[5]. Selon la loi ukrainienne, Naftogaz devra, au 1er janvier 2012, être divisée en trois entités indépendantes, et il n'est pas exclu que la Russie y trouve un rôle, de manière directe ou non. Auquel cas, la directive européenne, qui vise notamment à tenir Gazprom à distance, aura manqué son but!

 

L'affaire n'est donc pas qu'une histoire de cuisine bilatérale russo-ukrainienne. L'UE y voit son intérêt stratégique, la stabilité de son voisinage oriental et la mise à l'épreuve des efforts ukrainiens d'européanisation de ces dernières années. Elle a ainsi encouragé Kiev à diversifier ses sources d'approvisionnement énergétiques. Hormis de timides mais prometteuses initiatives en termes d'efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables, l’Ukraine s'est engagée récemment à intensifier l'exploitation des ressources nationales de gaz de schiste. Un chantier controversé, mais qui pourrait renforcer l'indépendance énergétique du pays. Le processus demande néanmoins du temps et ne permettra pas au pays de pourvoir à ses propres besoins avant au moins une dizaine d'années. Ainsi, Dennis Sakva, expert à la banque d'investissement Dragon Capital (Kiev), qualifie d’«irréaliste» la perspective de réduction des deux tiers des importations de gaz russe sur cinq ans.

 

Balancier géopolitique

 

Dans ce contexte, on peut se demander à quel jeu jouent les autorités ukrainiennes. Nombre d'observateurs décrivent avec lassitude l'inconsistance de la stratégie de V.Ianoukovitch. Un coup forte tête, décidé à saisir la justice internationale, à s'appuyer sur l'aide logistique et politique de l'UE pour se débarrasser de la tutelle de Moscou; un coup meilleur ami de «l'aigle bicéphale» russe (Poutine et Medvedev), refusant de demander l'aumône à Bruxelles et prêt à s'intégrer davantage dans les structures post-soviétiques de la Communauté des États Indépendants (CEI).

 

Après avoir soufflé le chaud et le froid sur le sort de I.Timochenko et avoir assuré les Occidentaux de son ambition de signer un Accord d'association avec l’UE d'ici la fin 2011, V.Ianoukovitch, par le biais d'un système judiciaire manifestement politisé, inflige la peine maximale à la dame à la tresse, s'engage à créer une zone de libre-échange avec les autres pays de la CEI et à considérer sérieusement une adhésion à l'union douanière formée par la Russie, le Bélarus et le Kazakhstan…

 

Ces négociations dépassent ainsi le simple cadre de l’approvisionnement en gaz. C'est vraisemblablement l'avenir géopolitique du pays qui se joue, à travers le rattachement -ou non- à des structures solides. Un dénouement est attendu avant la fin de l'année mais, s’il n’advient pas, il restera les élections législatives d'octobre 2012 pour que les Ukrainiens s’expriment sur ces choix d'avenir.

 

Sébastien GOBERT

 

Notes:

[1] Les données financières sont ici exprimées en dollars, unité de compte internationale pour les hydrocarbures.

[2] Sur cette question, voir: Mathilde Goanec, «Ukraine. Gages économiques et politiques à la Russie», Grande Europe, septembre 2010, http://www.ladocumentationfrancaise.fr/revues/grande-europe/focus/24/ukraine.-gages-diplomatiques-economiques-russie.shtml.

[3] RusUkrEnergo est une compagnie privée appartenant à Dmitro Firtash, puissant oligarque ukrainien et gendre de l'ancien Président ukrainien Léonid Kouchma. Le doute subsiste sur l'allocation des réserves de RusUkrEnergo au chauffage des ménages, étant donné que D.Firtash a plusieurs fois indiqué sa préférence pour les livraisons aux entreprises, plus rentables pour sa compagnie.

[4] Le géant italien Edison a été le premier client européen de Gazprom à traîner le fournisseur en justice pour cause de prix du gaz trop élevés. Le jugement a été rendu en juillet 2011 et s’est traduit par une victoire d'Edison. Gazprom ne devrait pas perdre de manière significative, ses livraisons à Edison se limitant à environ 2 milliards de m³ par an. Mais l'affaire crée un précédent potentiellement fâcheux pour le monopole russe.

[5] Céline Bayou, «Russie. L’Union européenne porte un coup à Gazprom», Regard sur l’Est, 1er novembre 2010, http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=1124 et Céline Bayou, «Russie. Gazprom dans la ligne de mire de l’Union européenne, Grande Europe, août 2011, http://www.ladocumentationfrancaise.fr/revues/grande-europe/focus/35/russie.-gazprom-ligne-mire-union-europeenne.shtml.

 

Sources principales:

Entretien avec Dennis Sakva, Dragon Capital, Kiev, 9 septembre 2011.

Kommersant – Ukraine

Interfax – Ukraine

Korrespondent

The Kyiv Post

Ukrainska Pravda

 

Publié par RSE http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=1247

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 13:40

C'est incroyable. Le G20 - le sommet rassemblant les gouvernements les plus puissants du monde - se réunit [] pour discuter de la crise économique mondiale, et qui sponsorisent l'événement? Les banques et les entreprises !

Aussi, rien d'étonnant à ce que le site du sommet - la ville de Cannes en France - soit totalement verrouillé, empêchant les citoyens d'y accéder alors que les PDG des banques et des grandes entreprises ont tous des cartes d'accès pour dire aux gouvernements ce qu'ils doivent faire.

Les entreprises ont pris en otages nos gouvernements, bénéficiant de vastes plans de sauvetage financier tout en détruisant notre économie. Aujourd'hui elles achètent leur accès à un sommet qui pourrait décider de l'avenir financier d'une bonne partie du monde.Ensemble, nous pouvons persuader l'hôte du sommet Nicolas Sarkozy d'annuler le sponsonariat. Lançons un gigantesque appel citoyen capable de déclencher une tempête médiatique et qui forcera Sarkozy à mettre les entreprises "sponsors" dehors et à assainir le G20. Signez la pétition et diffusez-la largement:

http://www.avaaz.org/fr/occupy_g20_fr/?vl

La frontière entre les entreprises puissantes et des gouvernements responsables s'est brouillée considérablement. Les politiciens prennent l'argent des entreprises pour financer leurs campagnes, lancent des politiques qui les récompensent quand ils arrivent au pouvoir, puis trouvent des emplois très bien payés chez elles une fois leur mandat terminé. C'est de la corruption pure et simple.

Or, la Société Générale, la banque française qui a reçu 12 milliards de dollars américains lors du plan de sauvetage il y a 3 ans, et qui a un intérêt direct et large dans la réponse de l'Europe à la crise de l'Euro - le principal sujet de ce sommet - a payé pour avoir son logo bien en vue comme soutien officiel. La Chambre du Commerce des Etats-Unis et ses homologues dans les autres pays sont invités à un confortable 'Sommet du B20' pour dire aux leaders ce qu'ils pensent.

La seule façon d'obtenir des politiques qui protègent les emplois, s'attaquent à la spéculation et garantissent un avenir à chacun d'entre nous, c'est de rejeter fermement les lobbies et d'éloigner nos dirigeants des intérêts défendus par les entreprises. Indiquons au Président Nicolas Sarkozy et aux autres dirigeants que leur avenir dépend du rejet des sponsors aujourd'hui et d'un accord sur le refus de toute prise en otages des gouvernements par les entreprises. Signez la pétition et faites-la suivre à tout le monde:

http://www.avaaz.org/fr/occupy_g20_fr/?vl

La crise économique mondiale résulte de la cupidité et de la défense d'intérêts étroits. Mais lorsque les citoyens sont sous pression, ils peuvent agir ensemble d'une manière incroyable, comme on a pu le voir tout au long de l'année. De Wall Street à Londres et Melbourne, des dizaines de milliers de personnes occupent les villes -- nous pouvons rejoindre leur appel à des gouvernements responsables et au rejet de la mainmise des entreprises !

 

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