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Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

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Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 00:21

Le fascisme s’installe progressivement, notamment en France et en Europe. Il a de multiples visages : fascisme économique à travers l’Europe des patrons et de la finance, fascisme politique avec des lois de plus en plus liberticides, fascisme religieux avec des minorités fanatiques encouragées par des politiciens ravis de détourner l’attention du bon peuple des véritables problèmes de fond.

 

La liberté d’expression n’a de sens que pour ceux qui en acceptent la réciprocité. La tolérance doit-elle s’appliquer à ceux qui prônent l’intolérance et refusent le droit de s’exprimer à ceux qui ne pensent pas comme eux ? C’est la question que tout citoyen doit se poser.

 

Charlie Hebdo a fait les frais de cette intolérance fanatique.

Vendémiaire soutient sans réserve Charlie Hebdo et dénonce tous les fanatismes religieux.

 

Le combat pour la laïcité et la liberté d’expression est un combat permanent.

Charlie Hebdo, à travers la tradition des caricatures et de la dérision, est un des représentants de ce combat. Il est de notre devoir de le soutenir.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 00:17

Les locaux parisiens du journal Charlie Hebdo ont été attaqués au cocktail Molotov et ont été rendus complètement hors d’usage dans la nuit de mardi à mercredi, sans doute suite à l’annonce de la publication d’un numéro spécial rebaptisé « Charia Hebdo » et faisant la part belle à la satire de l’islamisme. Dans le même temps, des partisans fanatisés d’une vieille France catholique tentent de perturber manu militari les représentations d’une pièce de théâtre de Romeo Castellucci, Sur le concept du visage du fils de Dieu, qu’ils jugent « christianophobe ». Deux manifestations accablantes de la violence à laquelle conduit l’intégrisme religieux, qu’il soit inspiré par un livre saint ou par un autre ; deux attaques aveugles contre la liberté de création qui illustrent la censure à laquelle les fanatiques de tout poil voudraient soumettre la culture ; deux exemples accablants des illusions mortifères et de la haine larvée qui se nourrissent des sermons religieux et du discours de dévotion.

Alternative libertaire condamne ces faits d’armes réactionnaires, appelle à la vigilance face à tous ceux qui veulent s’attaquer à la laïcité, imposer leur foi privée dans la sphère publique. Alternative libertaire s’engage sans ambiguïté dans la lutte contre toutes les forces rétrogrades qui voudraient soumettre la société au carcan de la religion.

(…)

 

Alternative libertaire, le 2 novembre 2011

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 00:14

La prestation du Chef de l’Etat, pardon du candidat Sarkozy, n’a guère surpris. Il nous a sauvé du désastre, paraît-il, lui et son homologue allemande qui porte la culotte. Rien que ça.

 

Que voulez-vous, c’est la crise, il n’y peut rien. Il ne peut faire autrement que de demander au peuple de nouveaux sacrifices. La croissance baisse toujours, les recettes diminuent, la dette augmente,  le triple A est menacé, on paye déjà des intérêts plus élevés que l’Allemagne mais pas autant que la Grèce : 25%. Elle ne pouvait que s’enfoncer davantage !

C’est la faute aux Américains avec leur crise des subprimes, aux 35 heures, aux retraités, aux fonctionnaires trop nombreux et trop protégés, à tous ces assistés qu’il faut indemniser en cas de maladie et soigner dans nos hôpitaux. A tout le monde sauf aux spéculateurs, aux actionnaires assoiffés de dividendes,  aux banques qui pratiquent des taux usuraires, à ces « marchés financiers », qui ont aussitôt réagi en faisant regrimper la bourse, mais ils exigent plus. La crise leur sert à ça.

Le MEDEF a salué le courage du président-candidat qui n’a besoin de personne pour s’autoféliciter. Et qui, courageusement, se tourne vers les victimes de la crise qui n’y sont strictement pour rien et décide, tout seul comme un grand, sous la dictée des marchés financiers, qu’il n’a pas d’autre choix. Il a même, dans un élan pathétique, affirmé qu’il n’avait pas seulement sauvé l’Europe, mais le monde de la catastrophe !

 

Mais qu’a-t-il donc fait depuis 2007 sinon de beaux discours tandis que les déficits se creusaient comme jamais, tout comme le chômage, la pauvreté, les inégalités. Les spéculateurs n’avaient qu’à bien se tenir, les paradis fiscaux aussi, les hauts salaires, les profits allaient être partagés : « un tiers pour les salariés, un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les investissements… » Il allait réguler tout ça, moraliser le capitalisme !

On a vu, il est venu : 450 milliards de dettes publiques en plus, 170 milliards d’exonérations sociales et fiscales pour « aider » les entreprises, rien qu’en 2010, 220 milliards par an de dividendes, 10% du PIB sont passés du travail au capital. (C’est en France que la productivité du travail est la plus élevée au monde, avec la Norvège). Et c’est aux salariés qu’il demande de travailler plus et plus longtemps pour continuer à engraisser la petite classe des maîtres de la finance et de l’économie et les hommes politiques à sa solde ?

La fuite en avant le conduit – avec les autres Chefs d’Etat, y compris sociaux démocrates - à vouloir soumettre les budgets des Etats à un gouvernement européen aux pouvoirs renforcés de manière à mieux assujettir les peuples à la loi du fric, au détriment de ce qui nous reste de souveraineté nationale.

En même temps qu’ils appellent la Chine au secours pour apporter un peu de ses excédents dans les coffres car les Etats-Unis sont exsangues et les plus endettés au monde

 

Tel est le bilan et le programme de Sarkozy : la super austérité pour le peuple, l’opulence pour les riches. Le « progrès » social… à reculons et à marche forcée.

A chacun de voir. Mais attention aux gestionnaires miracles, grands favoris des sondages,  qui oublient facilement de toucher à l’essentiel : la maîtrise des banques, de la monnaie et du crédit, le pouvoir renforcé des salariés dans les entreprises, la taxation des revenus du capital, le développement des services publics, l’amélioration du pouvoir d’achat, du SMIC…parmi bien d’autres mesures indispensables pour recréer de la croissance, donc de l’emploi et des recettes, si l’on veut que les promesses soient tenues. L’argent existe !

 

Le Front de Gauche et l’ensemble de ses composantes mettent au cœur de la campagne désormais ouverte, ces questions essentielles sans lesquelles nous ne sortirons pas de la crise de sitôt.

 

Ils appellent à la riposte sans attendre, au développement de fronts de lutte contre toutes les dispositions qui s’inscrivent dans l’accélération des reculs sociaux annoncés.

 

René Fredon

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 00:10

L’assassinat de Kadhafi rend encore plus troubles les circonstances de sa mort et plus clair l’objectif de l’OTAN. Du coup la disparition de l’héritier du trône d’Arabie saoudite, le Sultan Ben Abdel Aziz est passée quasiment inaperçue. Il avait plus de 80 ans. Le roi Abdallah en a 87 et ne quitte plus les hôpitaux.

 

Kadhafi, avec ses 42 ans de pouvoir est battu : le sultan était ministre de la Défense depuis 48 ans et le roi de même, tous issus de la famille Al Saoud depuis 1932.

 

Mais là, la « communauté internationale » n’est pas inquiète. On n’est pas dans une dictature, voyons…seulement dans une monarchie ultraconservatrice où toute pratique publique d’une autre religion que l’Islam est interdite et passible de la peine de mort, entre autres privations de liberté.

 

Pas question d’intervenir : ce sont « nos » alliés, ils sont riches de leur pétrole et de leur gaz  (2è producteur mondial) et les intérêts américains, notamment, qui ont eu longtemps l’exclusivité de l’exploitation pétrolière et qui sont les premiers vendeurs d’armes de cette richissime « démocratie », sont bien préservés. (Au passage, la famille royale empoche, bon an mal an, 70 milliards$ de commissions, appelez ça comme vous voudrez !)

 

D’ailleurs,Obama et Cameron ont été les premiers à y aller de leurs condoléances « pour cet allié précieux et avisé dans les affaires internationales et qui s’est consacré au bien-être et à la sécurité de son peuple… » dixit Obama. Ah ! le pétrole, ça crée des liens.

 

Sarkozy n’a pas voulu être en reste : « le sultan a joué un rôle crucial dans la modernisation de l’Arabie Saoudite…il était un ami fidèle de la France. » Ce n’est pas comme « ces Africains qui ne sont pas entrés dans l’histoire »…avait-il dit à Dakar !

 

Ni comme en Libye où l’exploitation du pétrole échappait aux multinationales, quel scandale ! Ce qui ne faisait pas de ce pays un modèle de démocratie mais comme pour l’Irak, il fallait trouver un prétexte pour placer à sa tête un gouvernement promu par les « grandes » puissances. Car s’il fallait chasser par la force tous les dictateurs en place, la planète serait vite transformée en un immense champ de bataille.

 

Il faut croire que les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne et quelques autres, aux prises avec la plus grande crise de ce siècle, celle de leur système économique et politique, ont besoin de jouer les gardiens du temple qui s’effondre en essayant de maintenir leur domination coûte que coûte.

 

Et en sélectionnant les bons et les méchants dictateurs ! Comme pour faire oublier aux peuples que la pire des dictatures c’est celle des marchés financiers qui les prennent en otages pour satisfaire la soif de profits de quelques-uns, en leur faisant croire que c’est dans l’ordre naturel des choses. On n’est pas obligés de les croire.

 

René Fredon

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 23:31

"Ils" s’adressent à nous comme à des débiles sans mémoire !

"Vous avez vécu au-dessus de vos moyens !"

"Vous vous êtes trop soigné !"

"Vous avez bénéficié de trop de protection sociale !"…

Et le temps est venu du sang et des larmes et demain, après les cures draconiennes d’austérité, ça ira mieux.

Cela fait 40 ans qu'ils nous font vivre en crise, qu'ils nous promettent que la rigueur d'aujourd'hui fera les emplois de demain, que l'Europe assurera la prospérité une fois les sacrifices passés. 40 ans qu'ils promettent la "sortie du tunnel" comme le jurait Raymond Barre, premier ministre dans les années 1970 et « meilleur économiste de France »  !

Mais ce sont les mêmes qui trinquent depuis toutes ces années de restrictions salariales en plans sociaux et en licenciements, de privatisations en casse de tous les acquis sociaux, de délocalisations en régions industrielles transformées en déserts économiques. Pour la jeunesse ? La précarité généralisée!

Et ce sont les mêmes qui en profitent, gros actionnaires du CAC 40 et tous leurs experts auto-proclamés grassement payés pour expliquer au peuple qu'il faut se serrer la ceinture tandis que les profits explosent. Champagne pour les uns, potion amère pour les autres.

Pour imposer ces politiques et ces mesures contre les travailleurs, ils invoquaient hier la crise des matières premières, la concurrence internationale, les coûts salariaux…

Aujourd’hui ce sont la dette, les déficits publics et le sauvetage de leur sacro-saint Euro qu’ils martèlent !

Et c’est au nom de leur "nécessaire" réduction pour sauver leur monnaie et leurs compagnies bancaires qu’ils veulent nous imposer la pire des régressions sociales depuis la fin de la deuxième guerre mondiale !

En mentant de manière éhontée !

Ce que veulent tous les gestionnaires du système, de Sarkozy à Merkel en passant par les socialistes Zapatero et Papandréou, c’est continuer et aggraver cette orientation. Si possible avec notre accord en nous faisant croire qu’il n’y a pas d’autres choix et que nous mettons nos propres enfants qui sont en danger !

Mais pour obtenir notre accord, ils mentent, ils ne nous informent pas correctement !

Ils misent sur la complexité des mécanismes économiques et financiers pour paralyser notre sens critique, et font donner sur tous les grands médias, télé, radios, presse régionale les "experts économiques" qui n’ont pas vu venir la crise et qui continuent à pérorer en nous faisant la leçon !

Matraquage  mensonger!

Parce que la dette n’est pas d’abord le résultat de dépenses publiques et sociales excessives !

Au contraire des dépenses spéculatives, des transactions financières qui ne créent aucune véritable richesse, qui ne rendent aucun service sauf aux spéculateurs, les dépenses de santé, d’éducation, de fonctionnement et de développement des services publics participent au contraire à la richesse nationale, à la croissance économique et à l’emploi et elles rendent effectivement service à la population !

L’accroissement de la dette résulte essentiellement en schématisant :

de la privatisation de la création et de la gestion monétaire par les banques privées (il faut savoir par exemple qu’actuellement les banques empruntent auprès de la Banque Centrale Européenne autour de 1,5% alors que les mêmes banques prêtent ensuite aux Etats à des taux qui vont de 2,3 à 3, 4, 5 et bien plus !!!

dans la dernière période du renflouement massif des banques au nom de leur crise des subprimes (des centaines de milliards) !

des politiques fiscales massivement en faveur des plus riches et des grandes entreprises (bouclier fiscal, niches fiscales, exonérations diverses, utilisation des paradis fiscaux …) mais aussi des privatisations qui ont massivement appauvri l' Etat.

Au dernier sommet européen de Bruxelles, au lieu bien sûr de s’attaquer à ces véritables causes de la dette et de s’en prendre donc à la domination du capital financier, les décisions prises (« réduction » de la dette grecque associée à la "recapitalisation" des banques…) laissent intactes les causes mêmes de la crise qui au final résident dans la paupérisation massive des classes populaires et des couches moyennes et de l’accumulation considérable de la richesse entre les mains d’une infime minorité !

La preuve :

- du côté des peuples c’est l’inquiétude quant à l’avenir à l’annonce de la rigueur et de la récession qui pointe, les plans de rigueur aggravant le fonctionnement de l’économie et aggravant les déficits publics qu’ils prétendent combattre ! LA situation dramatique du peuple grec préfigure ce qui se prépare à l'échelle de l'Union européeenne.

- du côté des « marchés », le lendemain de ce sommet, c’est l’euphorie, la « confiance » est à son comble : les titres des banques ont été plébiscités par les investisseurs: à Paris, BNP Paribas a grimpé de 16,92%, Crédit Agricole de 21,96% et Société Générale de 22,54%. A Londres, Barclays a bondi de 17,58% et Royal Bank of Scotland (RBS) de 10,05%. Même tendance à Milan où Intesa Sanpaolo gagnait 10,09% et UniCredit 7,49%.

En revanche, quand la Grèce annonce un référendum, c'est toute la finance qui s'indigne et panique !

On sauve les banques, on tue les peuples, voilà la réalité !

Au niveau de l’Union Européenne, ils veulent empêcher tout choix dans les budgets nationaux (ce qu’ils appellent la Règle d’or !) et ce avant la fin 2012, clôturant ainsi le verrouillage néolibéral dans lequel ils enferment les peuples pour mettre en place un véritable empire sous domination du capital allemand dans lequel les travailleurs sont jetés les uns contre les autres.

Pour les travailleurs, pour les peuples il n’y a donc pas d’autre voie libératrice que le refus de cette politique et que l’engagement de la lutte pour les revendications immédiates, contre les fermetures d’entreprise, pour l’augmentation des salaires … et pour des changements politiques qui s’en prennent vraiment à la domination des puissants et des marchés financiers et à tous leurs plans anti-sociaux et anti-démocratiques.

Comme en 36 pour l’obtention des congés payés, comptons d’abord sur nos propres forces et sur l’action indépendante de la classe ouvrière !

Banksters nous ne vous devons rien !

La confiance des peuples OU la confiance des marchés financiers, il faut choisir !

 

Le Front Syndical de Classe

31 octobre 2011

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 21:52

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 12:00

Le groupe Peugeot qui dit « souffrir de difficultés sur le marché européen » annonce qu’il va supprimer 6800 emplois dont 800 intérimaires en France d’ici à la fin de l’année, 1000 postes en production et 5000 chez les équipementiers et sous-traitants. Après avoir mis des milliers de salariés au chômage partiel, le groupe en rajoute…

Pourtant, son chiffre d’affaires total a progressé de 3,5% au dernier trimestre et atteint 13,45 milliards d’euros. Dans le même temps Peugeot investit 530 millions d’euros au Brésil et 130 millions en Slovaquie. Le but : exploiter le travail pour moins cher quel que soit l’endroit pourvu qu’il procure un profit maximum.

Mais qu’on se rassure !!! Eric Besson, ministre de l’industrie, faisant mine de s’inquiéter, a rencontré le P.D.G du groupe qui l’a assuré que  «  Peugeot restera en France ». Satisfait de la réponse, E. Besson a tenu à tranquilliser l’opinion publique. Ce n’est pas la prière fois que lorsque Peugeot annonce ses sales coups, E. Besson accourt … au secours du capital. Pas un mot sur les suppressions d’emplois. N’est-ce pas lui qui a déclaré que « la suppression de la taxe professionnelle a permis d’augmenter la productivité des entreprises » ? E. Besson a du se tromper, ce n’est pas la productivité qui a augmenté, c’est la rentabilité du capital qui a explosé. (La productivité des entreprises française est la meilleure au monde).

Le groupe Peugeot n’est pas le seul dans la course effrénée aux profits. Renault a les mêmes objectifs, le groupe investit 1,5 milliards d’euros au Brésil pour « doubler sa part du marché automobile brésilien ». Lorsque l’on sait que l’acquisition d’une automobile au Brésil coûte très cher, il est clair que ce ne sont pas les besoins des brésiliens qui sont visés, mais les profits à réaliser.

L’automobile n’est pas le seul secteur d’industrie touché, c’est pour le même motif que Philips Industrie (téléviseurs) supprime 4500 emplois pour « économiser » 800 millions d’euros… Le P.D.G du groupe déclare « c’est regrettable, mais inévitable pour devenir une compagnie maniable et compétitive » Dans le même temps le groupe s’allie avec le fabricant chinois T.P.V.

Rio Tinto (ex Péchiney, minerais) ferme trois sites en France, Gardanne dans les Bouches du Rhône, Beydère dans les Hautes Pyrénées et Bâthie en Savoie. Au total ce sont 650 emplois qui disparaissent. Le groupe veut doubler sa marge bénéficiaire sur l’aluminium pour la porter à 40% d’ici 2015.

Areva (énergie) gèle ses investissements et prévoit 3 à 4000 suppressions d’emplois.

Séa France (transport maritime) dont la maison mère est la S.N.C.F veut en liquider 1100.

M. Réal (papeterie) ferme son entreprise, 330 salariés sont concernés.

Findus (alimentation) veut démanteler le groupe.

Tous ces exemples ne sont qu’un aperçu d’entreprises touchées par les cessions, liquidations, suppressions d’emplois. On peut y rajouter le groupe Montupet (fonderies) qui fait l’actualité par la lutte exemplaire des salariés qui refusent une baisse de 25% des salaires depuis 8 semaines.

C’est ainsi que les patrons de grands groupes industriels « réfléchissent » pour « redresser l’industrie française » : 

Malgré des profits considérables, ils veulent aller plus loin dans l’exploitation du travail. Les fusions, délocalisations, liquidations ne sont pas suffisantes, ils veulent s’attaquer avec plus de force à ce qu’ils appellent le « coût du travail ». Plus ce « coût » sera réduit, plus il y aura de profits.

Pierre Gattaz, fils d’Yvon Gattaz ex patron du C.N.P.F (aujourd’hui M.E.D.E.F), est vice-président du Groupe des Fédérations Industrielles (G.F.I) qui regroupe 150 000 entreprises employant 7 millions de salariés (80% de l’industrie française). Il est également président de Radiall (télécom), entreprise basée en chine où il exploite 1600 salariés. Pierre Gattaz fait des propositions pressantes à l’Etat.

Celle de créer « un choc de compétitivité », et pour cela de « revoir le financement de la protection sociale (famille et maladie) afin qu’elle ne soit plus payée par les entreprises »- Celle de « Permettre d’abaisser le coût du travail qui handicape les entreprises françaises » - Celle «d’ agir sur deux leviers : la T.V.A et la C.S.G ». Il souhaite également, un allègement d’impôts pour les société qui investissent une partie de leurs bénéfices en fonds propres et des avantages fiscaux pour encourager les entreprises qui investissent dans la recherche ».

Pour couronner le tout, il propose «d’alléger le poids des règlementations et diverses législations » comme le (Code du travail et les Conventions Collectives). Enfin, il recommande que les entreprises puissent recourir au chômage partiel et au prêt de salariés.

Pierre Gattaz est un patron plein de ressources. Ressources qu’il va puiser au sein d’un cercle de réflexion (think tank) baptisé la « Fabrique Industrie ». Ce groupe, présidé par Louis Gallois est composé de patrons de grands groupes industriels comme E.A.D.S, Vallourec, Rhodia… d’experts économiques et de syndicalistes de la métallurgie comme Dominique Gillier (C.F.D.T), et Frédéric Hornez (F.O) en bonne compagnie de Frédéric de Saint Géours, président de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (U.I.M.M), branche professionnelle du M.E.D.E.F. Il est utile de dire que ce « cercle de réflexion » est doté d’un budget de 1,1 million d’euros par an.

Voilà le capital dans toute sa laideur.

Un pouvoir aux ordres, des politiques dont le silence est assourdissant, des syndicats de collaboration, décidément, il n’y a que la lutte pour priver le capital des moyens de production pour l’empêcher de sévir. L’industrie française ne s’en sortira pas autrement.

 

Source : " site communistes"

publié sur http://eldiablo.over-blog.org/

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 11:58

Le Parti communiste français partage la joie du peuple argentin, de sa jeunesse, qui fêtent la réélection de Cristina Fernandez Kirchner à la présidence. Le Front pour la Victoire, coalition qui a soutenu sa candidature, obtient une large majorité au Parlement qui devra donner un nouvel élan aux politiques de réformes. Celles-ci ont déjà permis des avancées de grande portée.

 

Ce résultat montre l'attachement du peuple argentin aux choix de rupture avec la politique ultra-libérale imposée par le FMI. Cette politique avait conduit l'Argentine à une crise sans précédent en 2001. L'élection de Nestor Kirchner en 2003 avait alors ouvert une période de confrontations et de changements que Cristina Fernandez Kirchner a continué avec courage et détermination lors de son premier mandat. Les progrès enregistrés sont importants: recul du chomage, revalorisation des salaires, réduction significative de la pauvreté, accès de millions de personnes à la santé, à l'éducation et à la protection sociale. Les organisations de défense des Droits de l'Homme ont salué les actions entreprises contre l'impunité des crimes commis sous la dictature et pour la récupération de la mémoire et de l' histoire.

 

Le peuple argentin vient d'exprimer avec force ses aspirations à la justice sociale, à la démocratie et à la souveraineté. Pour répondre à ces attentes légitimes, les défis que la nouvelle majorité devra relever sont considérables et promettent de nouvelles confrontations. Dans ce contexte, le Parti communiste français, solidaire du peuple argentin, se réjouit de la victoire de Cristina Fernandez Kirchner et des forces progressistes argentines.

 

http://www.pcf.fr/13944

 

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 11:55

Le PRCF représenté par les ARC 22,53,72 a participé au 70e anniversaire de la Fusillade de Chateaubriant, où 27 de nos Camarades Communistes-Patriotes-Syndicalistes ont été assassinés.

Dès notre arrivée, nous avons été informés qu’AUCUN drapeau Rouge ne devait être déployé, lors de la descente de la carrière vers le lieu de Mémoire de nos camarades suppliciés, sous prétexte que les autorités dites officielles du gouvernement Sarkozy, le maire, l’armée (impérialiste) française refusaient de rendre hommage en présence du drapeau de la classe ouvrière qui flotta sur nombre de barricades, de maquis… au côté de notre drapeau national.

img chateaubriandUn important  service de sécurité du comité Chateaubriant et des gendarmes  nous ont interdit l’accès à la carrière tant que les représentants étaient présents, affichant leur haine envers les communistes ; des propos violents, de l’agressivité ont été leurs seuls moyens de déverser les pires insanités contre nous…. et par déduction contre ceux qui sont tombé-e-s pour la France, pour l’internationalisme, pour la Marseillaise et l’internationale communiste !

 

Voici une phrase d’un de nos Camarades de l’ARC 22, tirés du tract que nous avons diffusé : “Il faudra bien qu’un jour prochain, le Drapeau Rouge ait à nouveau droit de cité dans la sablière, cérémonie officielle ou pas ; le total respect dû à leur mémoire est à ce prix”.

 

Alors que la sécurité déversait son venin nous avons entonné “le chant des partisans” repris par de nombreux participants qui soutenaient notre acte de résistance à ce simulacre de commémoration ; l’ensemble de nos tracts furent distribués ET LUS.

Après le départ des Officiels, la Commémoration pour la Mémoire de nos Camarades a enfin pu commencer ; [à une] dizaine de PRCF, nous avons descendu la sablière, drapeaux rouges et bleu, blanc, rouge fièrement déployés sous le soleil de Chateaubriant ; la chaleur était aussi forte que l’émotion qui [nous] envahissait à chaque pas que nous avancions.

Nous avons fait le tour du site, inclinant notre drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau devant la stèle de chacun de nos camarades tombés pour Notre Liberté, sous les objectifs de nombreux photographes (dont le journal 20 minutes).

Celles et ceux qui n’ont pas la mémoire courte continueront le combat: Résistance aujourd’hui, comme Résistance hier… Même si c’est dans un autre contexte, c’est toujours la lutte des mêmes contre les mêmes.

Pour le PRCF Arc 22 , 53 ,72

PRCF de la Sarthe

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=9965

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 11:52

Dakar, 4 octobre 2011 (APS) - De plus en plus nombreuses à tenter l’aventure du mariage avec des émigrés, des femmes vivent avec des angoisses mal dissimulées la solitude causée par l’absence prolongée de conjoints installés à l’étranger. Ces unions connaissent cependant toutes sortes de difficultés. Des relations conflictuelles avec les belles-familles en passant par la gestion de la l’absence du conjoint, entre rêve et illusions de bonheur, elles ont choisi l’amour à distance, pour le meilleur ou pour le pire.

Mariées à des hommes partis faire fortune en Occident, de plus en plus des Sénégalaises passent des années sans voir leurs conjoints. Poussées par la famille, les amis, beaucoup de jeunes filles croient qu’en épousant un "modou-modou" (émigré, en wolof) elles n’auront plus de souci matériel. Pourtant, elles doivent gérer la pression familiale, le manque d’argent entre autres.

Nogaye vivait chez sa belle famille jusqu’au moment où elle a quitté la demeure, répudiée par son époux à cause de disputes fréquentes avec les belles-sœurs. « Ces gens-là me traitaient comme leur bonne. Cela ne me posait pas de problème car je suis habituée aux travaux ménagers », explique-t-elle.

Elle ajoute : « Mais en plus de ça mes belles-sœurs, soutenues par leur mère, me créaient toutes sortes de problèmes. Quand je ne pouvais plus le supporter, je me suis battue avec la petite sœur de mon mari, et celui-ci a pris son parti et m’a répudiée ». Aujourd’hui, Nogaye s’est réconciliée avec sa belle-famille. Elle a retrouvé son époux, refusant toutefois de retourner chez ses beaux parents. «  Mon problème, souligne-t-elle, se trouve au niveau de la gestion de la dépense. Mon mari envoie de l’argent à son frère aîné, c’est lui qui me donne l’argent de ma popote et je suis sûre qu’il ne me donne pas tout ce qui m’est destinée. »

Fatou, est étudiante. Elle est mariée depuis deux ans à un émigré qui vit et travaille aux Etats-Unis. Celui-ci rentre au pays deux fois par an pour la Tabaski et un mois pendant l’été. « Nous sommes mariés depuis bientôt deux ans, mais nous n’avons pas passé six mois ensemble », dit-elle.

Elle vit à Niary-Tally avec ses beaux-parents. Les relations avec ses belles-sœurs sont « conflictuelles » depuis le début, ce qui entraîne des tensions avec son époux. Elle explique : « Lorsque mon mari est là, mes belles-sœurs sont tout sucre tout miel avec moi. Elles lui font croire qu’elles m’adorent mais dès qu’il retourne aux Etats-Unis, c’est tout fiel. Elles redeviennent de vraies mégères. »

Selon Fatou, « elles réussissent même des fois à me mettre à mal avec ma belle-mère et avec mon mari même ». « Elles sont vraiment redoutables heureusement que mes beaux-frères ne sont pas ainsi sans quoi j’aurais pris mes jambes à mon cou depuis belle lurette ». Ainsi en plus de la solitude engendrée par l’absence de son homme, elle doit gérer des soucis quotidiens avec ses belles-sœurs.

Awa vit avec sa belle-mère. Leurs relations sont « cordiales voire affectueuses », explique la jeune dame, précisant qu’elle a épousé son cousin qui vit en Espagne. « Mon mari est fils unique et sa mère, ma tante, me traite comme sa fille. Même si mon mari veut me faire des histoires, il n’ose pas pour ne pas contrarier sa mère. J’ai vraiment de la chance », raconte-t-elle.

Contrairement aux hommes, beaucoup de femmes d’émigrés n’exercent aucune profession et, donc, dépendent financièrement de leurs époux. Elles sont confrontées à plus de problèmes. C’est en effet vers elle que se tourne chaque membre de la famille proche ou lointaine qui aurait un quelconque besoin d’argent.

Le mari doit en effet entretenir sa famille et régler également beaucoup de problèmes que lui soumettent les autres membres de sa famille et quelques fois même, les simples connaissances.

« La femme de “modou-modou” est celle qui doit toujours tout avoir, toujours être la mieux habillée par exemple parce son mari est à “l’extérieur” », fait observer Khady, une amie de Fatou. C’est une pression permanente qui s’exerce sur l’épouse. « Les gens épient tout ce que tu fais, qui tu fréquentes. Gare à toi si on te voit en compagnie d’un homme qui ne fait pas partie de ta famille ! »

Il se pose aussi dans ces couples le problème de la fidélité. Pour conjurer la solitude, certaines femmes se servent de des sites interactifs comme Skype ou MSN pour rester en contact “visuel” avec leurs conjoints, et ainsi oublier la distance ne serait-ce que pour quelques heures.

« Dès qu’il rentre du boulot, mon mari m’appelle et je me connecte sur Skype. On discute jusque très tard dans la nuit. Ainsi, la solitude se fait moins sentir », confie Fatou.

Si elle a choisi l’internet pour garder le contact avec son homme, il n’en va pas de même pour beaucoup d’autres femmes. Certaines d’entre elles, délaissées par leurs maris pendant des années, cherchent du réconfort dans les bras d’autres hommes. La prolifération de sites de rencontres favorise ces schémas.

Au-delà du virtuel, d’autres ne résistent pas à la tentation de combler la solitude. Nombreux sont les cas d’infidélités et d’infanticides relatés très souvent dans les quotidiens d’informations qui mettent en cause les femmes d’émigrés. Les hommes ne sont pas exempts de reproche. Ce n’est pas une exclusivité des femmes.

« J’ai eu quelques aventures en l’absence de ma femme », confesse Pape, fonctionnaire à Dakar dont l’épouse vit en France. « L’infidélité, ce n’est pas une exclusivité pour une catégorie seulement de conjoints », se justifie-t-il. « Dans tous les tous les pays, ça se vit. C’est un sport universel ».

 

Charlène Mouboulou et Awa Cheikh Faye (APS)

 

 publié par http://senemag.free.fr/spip.php?article961

 

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