Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

Merci de signaler à Vendémiaire tout dysfonctionnement que vous pourriez constater.

Rechercher

Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 11:49

Dans le cadre de l'université d'Automne

du Mouvement politique d'Education Populaire.

 

Samedi 29/10 de 14h à 16h :

La stratégie de la défaite

Intervenante : Annie Lacroix-Riz

La défaite de la France, affirma Marc Bloch en avril 1944, a été longuement préparée par cinq groupes dirigeants : « militaires, politiciens comme Laval, journalistes comme Brinon, hommes d’affaires comme ceux du Creusot, hommes de main comme les agitateurs du 6 février [1934] ». Le grand historien était-il un adepte de la « théorie du complot » ? Ou est-ce bien un complot de ces cinq groupes, soigneusement préparé, qui a abattu la république en organisant la débâcle ? « Le jour viendra, et peut-être bientôt », avait aussi annoncé Marc Bloch, « où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l’Axe Rome-Berlin pour lui livrer la domination de l’Europe en détruisant de nos propres mains tout l’édifice de nos alliances et de nos amitiés ». Pourquoi les citoyens français ne savent-ils dans leur ensemble toujours rien de ces vieilles « intrigues » ? Les archives, désormais largement ouvertes, permettent de faire le point, tant sur la « stratégie de la Défaite » des classes dirigeantes dans la crise systémique du capitalisme des années 1930, que sur le silence qui l’a ensevelie après la Libération.

 

Samedi 29/10 de 16h15 à 18h :

La nouvelle question allemande

Intervenants : Annie Lacroix-Riz et Jacques Nikonoff

Les deux intervenants prononceront chacun une introduction d’environ 45 minutes qui sera suivie d’un débat. Ces introductions traiteront les points suivants : historique de la politique allemande depuis la fin de la Première Guerre mondiale jusqu’au début de la construction européenne, l’hyperinflation des années 20, la déflation salariale et les délocalisations contemporaines, la tentation impériale de l’Allemagne contemporaine.

 

Repost 0
Published by Annie Lacroix-Riz/Vendémiaire - dans Evénements - rencontres - conférences
commenter cet article
28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 11:46

Depuis maintenant près de trois semaines, un mouvement social populaire contre la vie chère secoue l’île. Une grève générale bloque l’économie du pays et des manifestations ont lieu tous les jours depuis le 27 septembre. Ce mouvement fait suite à la départementalisation de l’île pour laquelle la population avait majoritairement voté croyant ainsi améliorer son niveau de vie. Or ces réformes n’ont pas amélioré les salaires, ni l’accès aux prestations sociales, puisqu’en réalité le gouvernement compte étaler son plan de mise à niveau sur une bonne dizaine d’années. Elles n’ont pas non plus remédié à la hausse des prix (60% entre 2007 et 2011), organisée par une poignées de leaders de la distribution en situation de quasi monopole. En revanche, la départementalisation a permis un déploiement sécuritaire massif et coûteux visant à empêcher tout déplacement du reste des Comores vers Mayotte.

Face aux revendications du peuple mahorais, l’État français a répondu par la violence et le mépris en renforçant les troupes de gendarmes mobiles et le nombre des blindés. L’envoi d’un médiateur pour rencontrer l’intersyndicale s’est soldé par un échec le 24 octobre. Le mercredi 19 octobre, un manifestant est mort après avoir reçu un tir de flash Ball et un enfant de 9 ans a été grièvement blessé.

Alternative libertaire soutient le mouvement social de Mayotte face à la politique coloniale du gouvernement français et au silence presque total des médias.

 

Alternative libertaire, le 27 octobre 2011

Publié le 27 octobre 2011 par Secrétariat international

http://alternativelibertaire.org/spip.php?article4455

 

Repost 0
Published by Alternative libertaire/Vendémiaire - dans France-Politique - société
commenter cet article
26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 11:04

munch TheScreamTribune des lecteurs

 

Dans l'Histoire, il faut reconnaître que deux fédérations y sont parvenues. L'Allemagne de Bismark et les Etats-Unis. Le Reichmark et le Dollar. Dans les deux cas, cette volonté s'est accompagnée d'une volonté implacable de protéger les frontières économiques pour consolider la monnaie. Et à chaque fois ces fédérations y sont parvenues par la guerre. La bataille de Sadowa contre l'Autriche en 1866 puis la guerre contre la France en 1870 pour l'Allemagne, la guerre de sécession qui s'est terminée en 1865 pour les USA. Remarquons dans ce dernier cas que ce qui opposait avant tout les Etats du nord contre les confédérés du sud était bien plus la question du protectionnisme que celle de l'esclavage. Le nord était protectionniste, le sud était libre-échangiste et c'est le nord qui a imposé par la guerre sa vision des choses.

 

Ce qui se joue aujourd'hui avec l'Euro devrait nous faire nous souvenir de ces événements. La monnaie unique européenne est-elle attachée à une Etat fort comme pouvaient l'être l'Allemagne de Bismark ou les USA de Lincoln ? A l'évidence non. L'Euroland n'a aucune des prérogatives d'un Etat, ni même le contrôle sur sa banque centrale. L'Euroland protège-t-il son marché intérieur comme le faisaient l'Allemagne ou les USA jadis ? Encore moins. On peut même avancer que l'Euro est une construction politique complètement dédiée à l'idéologie libérale et libre-échangiste. Plus qu'une monnaie, l'Euro est une idéologie. L'Euroland est-il en mesure d'harmoniser le développement économique d'Etats complètement hétérogènes par une fiscalité centralisée et harmonisée comme c'était le cas en Allemagne ou aux USA ? A l'évidence, non plus.

 

Quoi alors ? Et bien rien justement. L'Euro a-t-il une chance de se maintenir ? Sur ses bases actuelles, certainement pas. Sa fin est consommée. Sur d'autres bases, peut-être. Lesquelles ? Un gouvernement fédéral de l'Europe considérablement renforcé dans toutes ses prérogatives, y compris fiscales et une volonté farouche de réindustrialiser l'Euroland en protégeant ses frontières externes (n'oublions pas que 80 % des exportations allemandes qu'on nous vante tant se font à l'intérieur de la zone Euro et que si la France redressait à l'instar de l'Allemagne sa balance commerciale, on voit mal vers quels débouchés pourraient aller ses exportations - tout le monde ne peut pas être unilatéralement exportateur !…). Cela est-il possible ? Sans doute oui, mais par l'imposition aux peuples européens d'un régime d'autorité technocratique. La BCE + l'OTAN, en quelque sorte.

 

On verra peut-être un jour prochain, des chars de l'Otan dans Athènes (ou dans Lisbonne… ou dans Paris ?) pour réprimer les soulèvements qu'auront déclenchés les mesures imposées par Frankfort. C'est comme cela que s'est maintenue la zone Rouble pendant 70 ans avec les chars du Pacte de Varsovie qui faisaient régner l'ordre à Prague ou à Budapest, c'est peut-être comme cela que pourrait se maintenir à l'avenir la zone Euro si elle n'éclate pas lors des prochaines semaines.

 

Il y a cinquante ans, on nous promettait l'Europe pour qu'il n'y ait plus la guerre entre les peuples. Demain, on fera peut-être la guerre aux peuples pour leur imposer l'Euro. Et il est malheureusement probable que l'Allemagne y jouera un rôle encore central et funeste.

 

 

 

Xavier Théry

Repost 0
Published by Xavier Théry/Vendémiaire - dans Europe
commenter cet article
26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 11:02

François Hollande (à présent candidat du parti socialiste), a rendu visite aux Goodyear d’Amiens Nord à la veille du 2eme tour des primaires, le vendredi 14 octobre.

Travailleurs qui depuis 4 ans tiennent en échec le géant mondial du pneu, pourtant pressé de délocaliser (plus de 1000 emplois en jeu et plus de 2000 si on inclue les Dunlop d’Amiens Sud eux aussi dans le collimateur en fait!)

 

A la question posée par le secrétaire du syndicat CGT, Mickaël Wamen :

"  En 2002 les salariés en lutte de LU avaient demandé à Lionel Jospin ce qu'il ferait s'il devenait Président de la République pour empêcher la fermeture de leur usine, il leur avait répondu « l'état ne peut pas tout !». Depuis ils ont fait condamner leur employeur pour licenciement boursier. Que feriez-vous si vous étiez Président de la République, pour empêcher la délocalisation de notre usine alors que GOODYEAR vient d'annoncer de bénéfices historiques ?   

"

 

François Hollande répond  :

 

"Vous êtes depuis plusieurs années confrontés à un plan qui vise à délocaliser l’activité sur le seul principe du rendement, alors même que votre groupe fait des bénéfices et que votre site est rentable.

Vous avez engagé une procédure devant les tribunaux … qui a permis de suspendre l’opération qui était prévue. Mais vous avez toujours la même épée de Damoclès sur votre tête.

Moi je ne suis pas comme d’autres, vous allez le reconnaître assez facilement, qui vient devant les travailleurs dans leur usine et qui leur promet ce qu’il n’est pas capable de tenir après.

Donc ce que je dois dire doit être aussi ce que je tiendrai.

Il faut que face à ces situations où il y a des plans sociaux, des licenciements dont la seule justification est le rendement d’un cours boursier, il faut que la jurisprudence qui maintenant s’est établie puisse être en forme de loi, pour que vous puissiez là, non pas empêcher des licenciements, nous ne les empêcherons jamais dans les entreprises qui connaissant hélas des diminutions de charges ou d’activité. Mais là où il y a la recherche de licenciements pour un seul but boursier, il faut qu’il y ait la saisine d’un tribunal qui puisse suspendre ce plan et obliger l’entreprise et le groupe à revenir dans la négociation et dans la discussion avec les salariés.

L’état peut fixer les règles

 

Ensuite il faut aussi que les partenaires sociaux, vous puissiez jouer votre rôle dans une négociation et que vous puissiez empêcher, ou en tout cas prévenir ce type de délocalisation."

 

Ne rêvons plus ?

les promesses d’avant

 

Par exemple dès 1983 après la victoire de 81 c’est le tournant de la rigueur et la désindexation des salaires sur les prix qui se soldera au fil des années par un transfert de 190 milliards d’euros par an au détriment des salariés et au profit des actionnaires !

C’est aussi dès cette époque que s’amorce et s’accélèrent les politiques de désindustrialisation massive avec le lâchage de la sidérurgie, du textile …

En 97  Jospin  déclare "si nous sommes aux commandes Renault-Vilvorde ne sera pas fermé !"   3 semaines après sa nomination comme premier ministre il déclare "c'est trop tard je ne peux rien faire !!!! "

Et actuellement, en Europe, malgré les promesses pré-électorales, les socialistes Zapatero et Papandréou appliquent soigneusement les injonctions draconiennes de la troïka (Banque centrale européenne, FMI et Union Européenne) pour le peuple.

 

 

Le réalisme d’aujourd’hui

 

F. Hollande tient un autre discours.

"Je ne promet que ce que je pourrai tenir". Apparemment ça inspire la confiance !

Sous-entendu « avant les socialistes (et les candidats en général) faisaient des promesses pour se faire élire tout en sachant qu’ils ne les tiendraient pas parvenus au pouvoir. La déception et la colère étant au bout.

Sous-entendu aussi, la crise actuelle, la dette actuelle, la "nécessité" de garder la confiance des marchés financiers et de revenir aux contraintes du traité de Maastricht (un déficit budgétaire inférieur à 3% du PIB) vont nous contraindre à des mesures de rigueur et d’austérité.

 

Ce retour à 3% dès 2013 qui répond à l’injonction de F. Fillon selon lequel cet objectif est "intangible", impliquant  une purge budgétaire de 110 milliards d'euros, soit 40 % des dépenses de l'Etat !! Bonjour le recrutement de nouveaux enseignants !

 

Au fond en semblant se différencier de la position de Jospin de 2002, la position de F. Hollande renvoie à la même soumission politique puisqu’en substance il répond aux travailleurs de Goodyear, " ", et "si je suis élu je ne pourrai pas tout ! ".

D’ailleurs en évoquant le rôle de réglementation de l’état, en fait il renvoie immédiatement à la saisine d’un tribunal et à des négociations entre "partenaires sociaux" alors qu’il ne peut ignorer que dans ce cas comme toute l’histoire en atteste, un tel tête à tête profite à celui qui tient le manche et donc au capital.

 

Au fond donc pour la social démocratie et le parti socialiste AUPARAVANT on faisait lors des élections des promesses qu’on ne tenait pas après, pour se montrer "responsable", "raisonnable" et "rigoureux" parvenu au pouvoir, et MAINTENANT c’est dès avant les élections qu’il faut se montrer "responsable", "raisonnable" et "rigoureux" !

 

Le contenu permanent lui, de ce "responsable"-"raisonnable"-"rigoureux" étant que dans la lutte de classes qui oppose le travail au capital les socialistes au pouvoir tranchent toujours en faveur des intérêts du capital.

 

Les licenciements boursiers

 

En matière de licenciements boursiers et donc de délocalisations il est faux de prétendre qu’il s’agit d’un simple problème de jurisprudence et de "dialogue social" !

 

Ce qui permet les délocalisations ce sont : la prévalence de la recherche effrénée du profit, la mise en concurrence des travailleurs dans le monde comme au sein de l’Union européenne, la libre circulation sans aucun contrôle et sans aucune entrave des capitaux (mise en place en France dès 83-84 par Bérégovoy / Mauroy), la domination du capital financier sur la vie économique elle-même et le fait que les dirigeants politiques au pouvoir –de droite et de gauche- soient en fait les commis des détenteurs du pouvoir économique.

 

Par conséquent le maintien de l’emploi, la réindustrialisation du pays (rappelons que l’emploi industriel représentait 25,1% de l’emploi total en 1997 et qu’il n’en représentait plus que 13,6% en 2007 ! –source Bercy) passent ET par la lutte des travailleurs eux-mêmes D’ABORD (maintenant et après) ET au plan politique par la mise en cause de la domination des marchés financiers et du capital sur l’économie ET la mise en cause des institutions qui sont au service de cette politique comme la Banque centrale européenne et l’Union européenne elle-même !

Alors que le parti socialiste –contre la volonté du peuple français exprimée en 2005 contre le traité constitutionnel- a soutenu et continue de soutenir le traité de Lisbonne qui constitutionnalise cette mise en concurrence des travailleurs et cette domination du capital !

Le rôle de la puissance publique ce devrait être de peser en faveur des travailleurs, garder leur confiance et non pas celle des agences de notation et des institutions supranationales au service de l’oligarchie mondiale et européenne!

 

Il s’agit bien donc là de volonté politique, de projet, d’esprit de résistance non pas face aux dérives du capitalisme mais de rupture avec lui pour commencer à satisfaire les aspirations profondes des travailleurs et d’une manière générale des salariés et du peuple lui-même dans son ensemble.

Et c’est précisément cette volonté qui fait défaut à un parti socialiste fortement recentré, fortement consensuel et à son candidat si "raisonnable" !

 

C’est pourquoi nous appelons la classe ouvrière, les salariés à ne pas se laisser aller aux illusions d’un changement "raisonnable" qui ne changerait pas grand-chose pour les victimes de la crise et à compter d’abord sur leurs propres luttes dès à présent et demain quel que soit le résultat des présidentielles de 2012 !

 

Et c’est pourquoi aussi nous soutenons de toutes nos forces la lutte des Goodyear et appelons à les soutenir en particulier lors de leur venue à Rueil à la direction de Goodyear le 30 novembre prochain !

 

Le Front Syndical de Classe

Lundi 17 octobre 2011

 

Repost 0
Published by Front Syndical de Classe/François Hollande/Goodyear/Vendémiaire
commenter cet article
26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 10:59

L’un des piliers de la CSI, la plus puissante Centrale syndicale américaine – l’AFL-CIO – et certains de ses dirigeants sont-ils vraiment au service des salariés ? Cette question est posée avec force par David Walsh,* rédacteur du World Socialist Web Site (USA). Nous reproduisons ci-dessous des extraits de son article dans lequel il exprime son point de vue sur ce sujet :

Dans l'article du 5 octobre largement reproduit ("En quête d'énergie, les syndicats se joignent aux protestations anti-Wall Street"), le New York Times a mis en évidence le rôleet l’attitude de Stuart Appelbaum, président du syndicat des commerçants RWDSU, dans l’actuel mouvement Occupons Wall Street. Appelbaum était en Tunisie le mois dernier pour conseiller le mouvement syndical de ce pays, lorsqu’il a reçu une avalanche d’appels l’alertant de quelque chose d’anormal aux USA. Il voulait donc savoir qui était derrière Occupons Wall Street ? Une poignée de hippies ou des fauteurs de trouble ? Et si le mouvement pouvait bientôt s'étouffer ?

Le Times cite un commentaire d’Appelbaum : "Le mouvement syndical doit puiser de cette énergie et apprendre. Ils réussissent à attirer beaucoup de monde, ce que nous tentons de faire depuis des années mais sans succès". L’AFL-CIO intervient dans le mouvement Occupons Wall Street pour empêcher qu’il ne se transforme en un mouvement indépendant du Parti démocrate et orienté vers le socialisme. Rien ne terrifie plus la Direction syndicale que la pensée d’une révolte de la classe ouvrière aux États-Unis.

Que faisait Appelbaum en Tunisie ? Il suffit de jeter un regard sur l'histoire de l’AFL-CIO et sur ses activités récentes. Avec des organisations comme l’Institut américain pour le développement de travail libre (AIFLD), qui est une collaboration entre l’AFL-CIO, le gouvernement américain et les entreprises, les syndicats américains ont été impliqués pendant des décennies dans l’atteinte d’objectifs politiques réactionnaires de l’élite dirigeante américaine. Fondée pendant la guerre froide en 1961, sous la tutelle de George Meany, ancien Président de l’AFL-CIO, l’AIFLD a directement soutenu les coups d’État appuyés par les Etats-Unis au Brésil, en Argentine et au Chili. L’AFL-CIO continue à diriger des opérations dégoûtantes dans le monde par l'intermédiaire d'organismes comme le Centre américain pour la solidarité internationale du travail (ACILS ou Solidarity Center), financé à 96 % par le gouvernement des USA. L’ACILS fait partie de la Fondation nationale pour la démocratie (NED), un conduit pour les fonds du gouvernement, autrefois acheminés secrètement par la CIA. L’ACILS fut actif dans les tentatives de renverser Chavez au Venezuela,

tout comme dans d’autres opérations.

C’est la signification des actions de l’AFL-CIO en Tunisie, qui veut surtout s’assurer que les travailleurs en Tunisie, en Égypte et ailleurs ne défient pas les intérêts de l’impérialisme américain dans leurs régions. Les syndicats qu’elle a mis en place ont pour mission de défendre le capitalisme et de réprimer les éléments de gauche.

En Tunisie, la Confédération Syndicale Internationale (CSI), en collaboration avec l’AFLCIO et le TUC britannique, a travaillé avec son affilié, la Centrale UGTT (un allié de Ben Ali), qui a initialement dénoncé les manifestations de masse contre lui et qui, après la fuite de Ben Ali, a joint le gouvernement bidon « d’unité nationale » de ses acolytes jusqu’à ce que les manifestations forcent les dirigeants de l’UGTT à démissionner.

Le site de l'AFL-CIO est rempli d'articles hypocrites sur la lutte pour les droits de l'homme en Tunisie, une lutte qui n'a jamais préoccupé les fonctionnaires syndicaux des USA quand Ben Ali était au pouvoir. Le site note qu'un militant syndical tunisien a reçu à Washington le Prix de la Démocratie de la NED pour l’année 2011, en compagnie d'un Syrien, d'un Libanais et d'un Égyptien. (Chaque année, les pays des lauréats de la NED indiqueraient les régions du globe qui sont considérées comme des points chauds par le gouvernement des USA et la CIA).

Trois fonctionnaires de l'AFL-CIO se sont rendus en juin en Tunisie, en Palestine et en Égypte, un voyage financé par Solidarity Center. Ils ont rencontré des dirigeants de l'UGTT ainsi que des représentants syndicaux de la Libye et de l'Algérie. Appelbaum fait partie du Conseil d'administration de Freedom House, une institution associée étroitement à la propagande anticommuniste qui était dirigée par la CIA durant la guerre froide contre l'URSS, et liée à divers groupes d'extrême droite et à des organismes du gouvernement comme Radio Free Europe. Y siègent également certains dirigeants syndicaux avec d’anciens et actuels membres du gouvernement des USA.

Un autre membre de ce Conseil est Paula Dobriansky, vice-présidente de la NED et ancienne sous-secrétaire d'État américaine. Mme Dobriansky côtoie le milliardaire SteveForbes, le journaliste de droite Bill Kristol, l'ancien directeur du FBI Louis J. Freeh, le sénateur Joseph Lieberman, l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, l'ancien conseiller à la sécurité nationale Robert McFarlane et l'ancien directeur de la CIA James Woolsey.

Voilà les milieux profondément réactionnaires dans lesquels évolue Appelbaum. Il apporte aux manifestations Occupons Wall Street une hostilité violente envers la classe ouvrière et envers le socialisme. Ces fonctionnaires de l'AFL-CIO, qui sont des agents des grandes entreprises et de la réaction politique, devraient être écartés des protestations Occupy Wall Street.

 

L’original de l’article :

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=27012

 

Notre commentaire

Trois semaines après le début des protestations, Richard Trumka, Président de l’AFL-CIO et ancien Président du Syndicat des Mineurs américains (UMWA), a rendu visite aux campeurs de Wall Street pour se solidariser avec eux et pour leur apporter de l'eau. En effet, ces événements ont tracé une profonde ligne de démarcation qui sépare la société américaine : soit tu es avec les 99 %, soit tu es dans le camp des 1 %.

Une démarcation bien embêtante et contraignante !

 

Point de vue de David Walsh*

De la Tunisie à « Occupons Wall Street » :

Quel est le vrai rôle de l’AFL-CIO ?

 

Repost 0
Published by David Walsh/AFL-CIO/Vendémiaire
commenter cet article
26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 10:55

aaa Vendemiaire drapeau 2011La confiance des marchés OU la confiance du peuple ?

 

On pourra certes évoquer la complexité des choses et du monde, mais dans la confrontations d’idées et les enjeux du moment, la complexité c’est d’abord l’enfumage et la tentative d’écarter le peuple de ce qui le concerne au premier chef.

Sur la crise, un sondage récent indique que 85% des français ignorent la cause principale de la dette publique.

 

Mais dans nos grands médias, que font les "experts économiques" qui n’ont pas vu venir la crise pour éclairer la situation ?

A grands cris effrayants (et grassement payés), ils désignent le coupable idéal : "Nous" aurions vécu au dessus de nos moyens, l’Etat aurait fait trop de dépenses publiques (pour la santé, pour l’éducation, pour les services publics…) et l’heure est venue des plans de rigueur et d’austérité à répétition. Comme en Grèce !

 

Il s’agit de nous faire consentir en nous culpabilisant aux politiques qu’ils veulent mettre en œuvre pour le compte des puissants et de l’oligarchie au pouvoir !

Et nous devrions baisser la tête ?

 

Cette argumentation est fausse et mensongère !

 

Les causes de la dette publique, ce ne sont pas les dépenses sociales qui sont au contraire des investissements pour le développement économique, pour la croissance et pour l’emploi.

Les causes de l’augmentation et de l’aggravation de la dette, ce sont d’abord :

 

Les causes récentes :

 

1.        - le manque de rentrées fiscales par exonération des plus riches (le bouclier fiscal en est l’illustration) et des grandes entreprises : des dizaines de milliards d’euros !

 

2.        - le renflouement massif des banques depuis la crise de 2007/2088 (plusieurs centaines de milliards d’euros !

 

Les causes profondes, les plus graves :

 

3.        - depuis 1973, l’obligation pour l’état de ne plus emprunter auprès de sa banque nationale (à 0%) mais auprès des marchés financiers et des grandes compagnies financières qui s'engraissent comme jamais. Cela se traduit par la privatisation de la fonction monétaire qui est attribuée aux banques. C’est à partir de ce moment que la dette publique augmente alors qu’elle était nulle !

 

 

4.        - En 1992, l’article 104 du Traité de Maastricht confirme cette contrainte en planifiant un euro au service des multinationales et en interdisant tout emprunt des États auprès de leur Banque centrale et de la Banque Centrale Européenne.

5.        - En 2007, l’article 123 du  Traité de Lisbonne stipule : « Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées «banques centrales nationales», d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres.

6.        - En 2011, le Pacte euro-plus adopté le 11 mars par le Conseil européen (sommet des chefs d’État et de gouvernement des 27) verrouille complètement la situation et un projet de nouveau traité (dans le dos des peuples) prévoit désormais un véritable coup d'Etat par la création d'un Mécanisme Européen de Stabilité (MES) gérant les politiques économiques et sociales nationales.

 

Les causes fondamentales de l’accroissement de la dette publique sont donc du côté des politiques de financement public du capital privé et d’enrichissement des plus riches, d’une minorité de plus en plus riche,au moyen du recul des salaires, du recul des droits sociaux (santé, éducation,sécurité sociale…), de la privatisation des fonctions de la puissance publique !

Là sont les causes de la crise : l’endettement des particuliers aux Etats-Unis puis des Etats au profit des banques, des sociétés d’assurances, des fonds de pension …

 

Et c’est cette politique, cause de la crise, qu’ils voudraient poursuivre et aggraver !

 

On le voit bien avec la Grèce où les plans de rigueur imposés depuis 2 ans contre la population n’ont fait qu’aggraver la situation puisque mécaniquement moins de salaires, moins de prestations, moins d’activité économique, plus de chômage, c’est moins de rentrées fiscales pour l’Etat et donc l'aggravation des déficits.

 

Ils persistent dans cette politique non par aveuglement mais par intérêt de classe : ils veulent continuer malgré l’évidence de ce que cela nous conduit au pire, parce cette minorité profite de la situation et continue de s’enrichir tandis que les inégalités et la misère explosent.

 

C’est pourquoi pour nous les travailleurs, pour les peuples comme le peuple grec en est l’exemple, il n’ y a pas d’autre choix que de s’opposer frontalement à cette politique et à cette oligarchie : rejeter la dette, refuser de la payer, ne pas s’incliner devant leurs exigences et donc perdre leur « confiance ».

 

Vous avez entendu, M. Hollande !

Vous avez déclaré au cours du récent débat budgétaire et des coupes sombres annoncées : «Il y a des mesures à prendre, le gouvernement n'a pas pris les bonnes, il est encore temps qu'il puisse corriger, s'il ne le fait pas, nous le ferons» ! Donc encore plus de rigueur et d’austérité sous pilotage socialiste, comme en Grèce ou en Espagne !

 

Décidément, il ne faut rien attendre de bon du résultat électoral de 2012 confiné entre les politiques de rigueur de droite dans la continuité euro-sarkosienne et les politiques de rigueur de "gauche" sous couvert d'un prétendu changement.

Pour sortir de la crise, en finir avec le chômage et l’insécurité sociale, la misère, la précarité il faut sortir de la soumission aux ordres des marchés financiers et de leurs agences de notation, aux diktats de l’Union européenne, reconquérir notre souveraineté populaire et notre souveraineté monétaire.

 

Oui, pour sortir de la crise, il faut sortir du système !

 

C’est donc dès maintenant sur nos propres luttes qu’il faut compter comme en 36 où le Front populaire n’a connu ses véritables résultats sociaux comme la conquête des congés payés qu’après les grèves massives et les occupations d’usines.

C’est-à-dire avec l’intervention massive des travailleurs, de la classe ouvrière et du peuple !

Et c’est donc à cela qu’il faut travailler !

 

TOUS ENSEMBLE !

Banksters nous ne vous devons rien !

 

Le Front Syndical de Classe, 23 octobre 2011

 

Repost 0
Published by Front Syndical de Classe/Vendémiaire - dans France-Politique - société
commenter cet article
26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 10:52

par Danielle Bleitrach

Publié par histoireetsociete le octobre 21, 2011

La première vidéo de Mouammar Kadhafi mort diffusée sur Al-Jazira

  

Kadhafi  certes l’actualité est là… Il y a ces images,  cette video abominable… Mais pourquoi Spinoza ? Parce que nous sommes plus que jamais confrontés à l’interrogation de Spinoza  »Est-il possible de faire avec la multitude une collectivité d’hommes libres?  » Vous reconnaitrez qu’il n’y a pas qu’en Libye que la question se pose de manière urgente.

 

cet assassinat n’avait qu’un but asseoir le domination des forces de l’OTAN, de l’impérialisme sur le pays.
Et on doit dénoncer sans le moindre état d’âme tous ceux qui ont contribué de manière diverses à ce crime contre un peuple, il y a tous ceux qui se réjouissent bruyamment devant cet assassinat du « Tyran », tous ceux qui ont masqué les enjeux réels de l’intervention de l’OTAN en faisant de cette intervention une lutte de la « démocratie » contre la tyrannie », les médias complices dans leur quasi totalité, TOUTES les forces politiques, les chefs d’entreprises qui se sont rués vers la Libye alors que Syrte agonisait.

 

Donc ces images ne sont pas « un mal nécessaire » pour vaincre la tyrannie mais bien la démonstration de ce qu’est la tyrannie que nous imposons depuis des siècles à tous les peuples du monde, esclavage, colonialisme et voici les hommes que nous avons crées, ceux qui ont toujours été nos complices. Nous dégradons jusqu’à l’aspiration à la liberté. Nous c’est-à-dire cette servitude que nous tolérons pour notre peuple et qui a nom le capitalisme à son stade ultime de barbarie, l’impérialisme. la multutude pourra devenir libre quand elle renoncera à opprimer les autres: un peuple qui en opprime un autre ne peut pas être libre, c’est la leçon que Marx a emprunté entre autres à Spinoza…

 

RETOUR SUR LE CONTEXTE DE CET ASSASSINAT

Depuis le début de cette sinistre histoire je n’ai pas évolué d’un iota, opposée à l’intervention de l’OTAN sans pour autant voir dans Kadhafi autre chose qu’un révolutionnaire nassérien qui avait mal tourné et cru pouvoir ruser avec l’occident. Donc me refusant à toute intervention occidentale en Libye comme en Syrie ou en Iran, les pays dans la mire je n’ai jamais considéré que ces dirigeants ne relevaient pas d’un droit à l’insurrection de leur peuple. De leur peuple et exclusivement de ce peuple et pas de nos soudards et bombardiers larguant des missiles.  Et aujourd’hui je veux encore affirmer que si Kadhafi a été abattu ce n’est pas parce qu’il était un tyran mais un vassal capricieux et tentant en sous main de poursuivre un destin de libérateur de l’Afrique.

Cet homme dont  les conditions de sa mort demeurent floues  quelles que soient ses dérives a eu une  fin,  les armes à la main, confondue à jamais avec le martyre d’une ville, affamée, pilonnée par les bombardements de l’OTAN. Il est mort après une résistance de 5 semaines, au combat, dans une ville totalement détruite et qui de ce fait rejoint dans l’histoire Guernica, Falloujah, Gaza. Vous n’y pouvez rien, vous les médias aux ordres, vous les dirigeants occidentaux, vous avez fait rentrer le fantasque Kadhafi dans la légende, celle des Hannibal, des Jugurtha… Et les assassins hystériques qui l’ont déchiré en meute n’inspirent que mépris. D’abord pour avoir avancé sous les bombes de l’étranger, ensuite pour avoir été des cannibales déchirant une victime à terre.  

La mort transforme une vie en destin et celle de Kadhafi témoigne de ce qu’est l’occident et les chiens qu’il se donne, les « révolutionnaires » qui acceptent d’affamer puis de détruire une ville et leur concitoyens sous le pilonnage des bombardiers étrangers. Vous  avez donné à Kadhafi une mort que la fin de sa vie, ses revirements ne méritaient peut-être pas mais il était trop périlleux pour vous qu’il passe en jugement. Mais propablement il fallait vite trés vite régler la question de la propriété des puits de pétrole, trouver une autorité officielle avec qui piller le pays. Ce qui par parenthèse commande ce qu’il adviendra, les lambeaux que chaque chien s’arrachera tandis que la population verra sa misère s’accroître…

SPINOZA ET LES DERNIERS BARBARES

Pourquoi ai-je pensé cette nuit en écoutant les indécents bulletins de triomphe du système de propagande français à l’assassinat de Johan de Witt et à la réaction de Spinoza devant cet assassinat, lynchage ?

je rappelle les faits, en 1668,les pays-Bas sont un des rares régimes républicains où l’on jouit de liberté. A leur tête les frères de Witt sont les alliés des Français et menacés par les orangistes pro-anglais. . Louis XIV, qui cherche à s’emparer de l’actuelle Belgique,  persuadé que la Triple alliance (Suède, Provinces-Unies et Angleterre) mise sur pied pour contrecarrer ses desseins sur les Pays-Bas espagnols est le fruit de la fourberie de de Witt, ne se sent plus tenu par l’alliance de 1663, et travaille activement à une coalition contre la République en concluant le traité secret de Douvres avec Charles II d’Angleterre.

Johan de Witt ne peut empêcher Louis XIV d’envahir les Pays-Bas (guerre de Hollande). Accusé d’avoir livré la République à la France, le 20 août de la même année, il est massacré, avec son frère Cornelis, par un attroupement pro-orangiste. L’entourage de Guillaume III d’Orange-Nassau ayant ainsi travaillé au rétablissement du stathoudérat.C’est la fin de la République.

 Après l’assassinat des frères de Witt (1672), l’indignation de Spinoza est telle qu’il souhaite afficher dans la rue un placard contre les assassins (« Ultimi Barbarorum », les derniers des barbares), mais il se résigna à ne pas le faire vu sa solitude face au rétablissement de la monarchie derrière anglais et français réunis.

En voyant cette video de massacre j’ai repensé à cette désignation spinoziste :  Ultimi Barbarorum », les derniers des barbares

Certes je ne compare pas Kadhafi aux frères républicains de Witt, il n’empêche ce qui a été détruit, ce que l’occident est venu traquer jusqu’à cette scène de massacre est le Mummar khadafi qui crée l’indépendance et se situe dans le sillage de Nasser… Le drapeau sous lequel s’est fait cette reconquête est celui de la monarchie de benghazi complètement soumise aux occidentaux et les nouveaux hommes du CNT sont les vieux complices de la dictature et ce jusqu’à la caricature puisque l’affaire des infirmières bulgares a lieu à Benghazi, que l’accusateur est le dirigeant de l’actuel CNT, ministre de la justice qui accuse les dites infirmières, les torture sans doute pour que l’on ne voit pas où est passé l’argent de l’hopital… Question complémentaire notre président a-t-il lui aussi reçu une mallette et fallait-il tuer kadhafi (comme Ben laden) avant qu’il ne parle?

Le fait est que ce qui va être installé en Libye est un système de pillage et d’affrontement tribal où chacun voudra complaire aux nouveaux maîtres à qui on livrera les ressources libyennes dont le peuple ne bénéficiera plus et qui engendrera l’assassinat comme un des moyens de régler les rivalités…

Voilà pourquoi j’ai repensé à l’assassinat des frères de Witt, les français et les anglais en train de piller le pays bas espagnol et le massacre de ceux qui étaient devenus un obstacle à ce pillage, la France de Louis XIV coiffée au poteau par la perfide albion dont le candidat triomphe et instaure la monarchie, à la seule différence qu’en Libye ce sont les Etats-unis qui ont toutes chance d’emporter la mise.

LA FIN DE LA PHILOSOPHIE

Quand la folie, le refus de la raison s’empare des masses, qu’il s’agisse des chiens qui déchirent les cadavres sur ordre ou de ceux qui ici les tiennent en laisse et ceux qui détournent la tête, il n’y a plus de philosophie qui puisse subsister dans la Cité.

Spinoza, revenons à lui n’avait pas été comme il l’avait envisagé poser des placards dénonçant les derniers barbares, il ne s’agissait pas des derniers au sens où il n’y en avait pas d’autres après mais bien de ceux que chaque actualités nous offre à profusion y compris en 2011.

Il y avait Spinoza, le prince des philosophes comme l’appelait Deleuze, aujourd’hui nous avons en France les philosophes de gondole de supermarché que sont Bernard henri Levy et son alter ego Michel Onfray… C’est dire…
Deleuze jadis déclara que BHL et les « nouveaux philosophes » étaient des dents creuses… Leur concept n’engendrait rien aucun devenir, un simple ballotement dénué de capacité à mordre sur la réalité, en voulez-vous la preuve: Bernard henri levy peut avec toute la chiennerie médiatique parler à propos de ce qui vient de se passer de triomphe de la démocratie sur la tyrannie. Regardez cette video et jugez de cette affirmation.

Qu’est-il advenu de Spinoza puisque dans le fond c’est le personnage le plus intéressant de cette histoire qui s’était passée en 1672, écoutons ce qu’en dit Deleuze dans la biographie de Spinoza dont il est l’auteur.

Quand les frères De Witt, en 1672, eurent été assassinés, et que le parti orangiste eut repris le pouvoir, il ne pouvait plus être question pour Spinoza de publier l’Ethique: une courte tentative à Amsterdam, en 1675, le persuade vite d’y renoncer. « Des théologiens en prirent occasion pour déposer ouvertement une plainte contre moi auprès du prince et des magistrats; de sots cartésiens en outre, pour écarter le soupçon de m’être favorables, ne cessaient pas et continuent d’afficher l’horreur de mes opinions et de mes écrits. » Pour Spinoza, il n’est pas question de quitter le pays. Mais il est de plus en plus solitaire et malade. Le seul milieu où il aurait pu vivre en paix lui fait défaut. Il reçoit pourtant des visites d’hommes éclairés qui veulent connaître l’Ethique, quitte ensuite à se joindre aux critiques, ou même à nier ces visites qu’ils lui firent (ainsi Leibniz, en 1676). La chaire de philosophie que l’Electeur palatin lui offre à Heidelberg, en 1673, ne peut pas le tenter : Spinoza fait partie de cette lignée de « penseurs privés » qui renversent les valeurs et font de la philosophie à coups de marteau, et non pas des « professeurs publics » (ceux qui, suivant l’éloge de Leibniz, ne touchent pas aux sentiments établis, à l’ordre de la Morale et de la Police). « N’ayant jamais été tenté par l’enseignement public, je n’ai pu me déterminer, bien que j’y aie longuement réfléchi, à saisir cette magnifique occasion. » La pensée de Spinoza se trouve maintenant occupée par le problème le plus récent: quelles sont les chances, d’une aristocratie commerciale? pourquoi la république libérale a-t-elle fait faillite? d’où vient l’échec de la démocratie? est-il possible de faire avec la multitude une collectivité d’hommes libres au lieu d’un rassemblement d’esclaves? Toutes ces questions animent le Traité politique, qui reste inachevé, symboliquement, au début du chapitre sur la démocratie. En février 1677, Spinoza meurt, sans doute d’une affection pulmonaire, en présence de son ami Meyer, qui emporte les manuscrits. Dès la fin de l’année, les Opera posthuma paraissent sur don anonyme.

 Toutes nos questions après ce qui paraît être un soubresaut de la fin des espérances des années soixante, socialisme, libération des peuples continuent à alimenter nos réflexions sur l’échec de la démocratie: « Est-il possible de faire avec la multitude une collectivité d’hommes libres?  » Vous reconnaitrez qu’il n’y a pas qu’en Libye que la question se pose de manière urgente.

 

Danielle Bleitrach

 

http://histoireetsociete.wordpress.com/2011/10/21/kadhafi-spinoza-et-les-derniers-barbares-par-danielle-bleitrach/

 

Repost 0
Published by Danielle Bleitrach/Histoite et Société/Vendémiaire - dans Maghreb-Machrek
commenter cet article
26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 10:49

21 octobre 2011 par Sylvia |

 

Dans le flot des commentaires consensuels évoquant la mort d’un « tyran sanguinaire », une voix libre, soudain, tranche : celle de l’ancien ambassadeur de France Christian Graeff (à Tripoli de 1982 à 1985) interrogé au journal de la radio publique France culture. (*)

France culture : Après une guerre de huit mois, comment qualifiez-vous le rôle des Occidentaux dans la chute du régime Kadhafi ?

Christian Graeff  : Mon interrogation ce soir est courte. Quand l’OTAN a-t-elle déjà tué un chef d’État ? Voilà. C’est ma question. Je fouille dans ma mémoire. Je ne trouve pas la réponse. Pour moi, il y a un assassinat politique. Il y a des responsabilités internationales en cause. L’épilogue sera long. Moi, je ne le verrai pas je suis un vieil homme. Mais pour ce dont je puis juger, je suis sûr qu’il y a là matière à œuvre de justice. Parce qu’on a entendu tellement de mensonges. Il y a eu tellement de sophistication dans la médiatisation de la guerre emmenée par l’OTAN en Libye au-delà, bien au-delà - oh combien au-delà - de la résolution 1793 des Nations unies, que les questions sortiront. Personne au monde n’est en état de les étouffer, ni en Europe ni aux États-Unis, encore moins en Israël.

France culture : Vous pensez que les État-Unis, la Grande Bretagne et la France ont envoyé des hommes au sol par exemple ?

Christian Graeff : Ecoutez, sur les détails techniques on en sait beaucoup ; on en sait plus ou moins selon les sources que l’on a. Les miennes de sources, les sources que j’ai, m’autorisent à dire que les interventions armées de l’Alliance, de l’OTAN, ont été considérables. Et les simulacres, n’est-ce pas, la couverture que l’on a cherché misérablement avec le Qatar et d’autres Émirats ou monarchies traditionnelles arabes sont dérisoires. C’est une rigolade.

Vous avez peut-être eu connaissance de l’ouvrage qui vient de sortir il y a quelques jours, de Dumas et Vergès, où ils accusent Sarkozy sous BHL. Voilà. Il y a là, de façon très polémique j’en conviens, mais autant politique que juridique … tout un argumentaire dont la CPI, peut être un jour, aura à connaître…

France culture : Dans le droit fil de ce que vous venez de dire, quelles sont ces questions, incontournables à vos yeux, qu’il va falloir se poser s’agissant du mandat de l’ONU que vous décrivez comme ayant été outrepassé ?

Christian Graeff : Le mandat …c’est très clair. Tout le monde le sait… on a fait une pirouette, on a cru tromper son monde et puis … on ne dupe pas en démocratie les esprits libres. Les esprits serfs c’est autre chose. Les médias sont au centre du débat. Dans ce débat national, dans ce débat culturel, civilisationnel, qui trompe qui ?

 

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Maghreb-Machrek
commenter cet article
26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 10:46

aaa Vendemiaire drapeau 2011L’Huma, je la connais depuis longtemps :  j’ai pratiquement appris à lire avec, c’est dire.

Je l’ai aussi vendue à la criée, sur les marchés. Je l’ai vendue dans les cages de H.L.M. Je l’ai distribuée le vendredi soir ou le samedi matin en tant que C.D.H.

A l’époque, c’était « l’organe du Parti Communiste français » et la première page était frappée du marteau et de la faucille : des symboles.

Maintenant, le lecteur sait simplement que c’est « Le journal fondé par Jean Jaurès ». Encore une génération et on ne saura plus que ce quotidien était celui des communistes, un journal d’opinion, un journal marqué politiquement, nettement, clairement communiste. Il ne l’est plus ? Dommage. Il serait temps qu’il le redevienne…

On me dira que j’ai vieilli, que je suis dépassée, que je fais dans la nostalgie et qu’il ne sert à rien de remuer l’histoire…

 

Hier matin, quand j’ai enlevé le papier transparent pour ouvrir l’Huma à laquelle je suis abonnée, j’ai lu « Libye : Kadhafi, le tyran réduit au silence. » En première page. Puis plus bas, célébrant les martyrs de Chateaubriant : « Soyez dignes de nous ». Quel paradoxe !

 

J’avais la veille assisté à la mort quasi en direct de Kadhafi sur France 2, j’avais vu les journalistes exultant dans leur propagande grossière, tout affriolés par l’assassinat du « tyran sanguinaire », du « dictateur », écouté notre philosophe de service, B.H.L. expliquant peu ou prou qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Bien évidemment, je ne m’attendais pas à ce que nos chiens de garde mettent en cause le fait qu’il n’y ait pas eu de procès et annoncent que l’OTAN avait réussi là une frappe chirurgicale via le CNT. Mais je ne m’attendais pas non plus à trouver la même indécente absence de discernement, le même discours consensuel, la même absence de réflexion politique dans l’Humanité en première page.

 

De grâce, un peu de dignité, un peu …d’humanité…

 

Pascale Cherrier, Bourges.

 

 

Bonjour,

 

Je lis votre lettre avec stupéfaction. Kadhafi était bien un tyran qui a liquidé les forces progressistes et communistes dans son pays, qui a imposé un pouvoir mégalomane et ubuesque à son peuple et organisé des attentats monstrueux. Cela ne peut être gommé par l'inacceptable intervention de l'OTAN, les sympathies dans le CNT pour Al Quaeda et l'islamisme intégriste, ou par l'insupportable barbarie d'un lynchage. Il faut être capable de sortir d'une pensée mécanique qui supposerait que les ennemis de nos ennemis sont forcément nos amis. C'est ce que fait ce titre de l'Humanité qui rappelle à la fois que l'homme était un tyran et que les puissances occidentales - qui avaient tous les égards pour lui qui marchait main dans la main avec la CIA (et Sarkozy...) ces dernières années - avaient tout intérêt à ce qu'il ne raconte pas leurs accords du passé.

En cela, l'Humanité est absolument fidèle à ses engagements communistes et à la promesse de sa création par Jaurès.

 

Patrick Apel-Muller

Directeur de la rédaction de l'Humanité

24 octobre 2011

 

Une petite mise au point et j'arrêterai de polémiquer:

 

 - j'ai mis en cause l'appel en une sur Kadhafi. Je maintiens. Je suis d'ailleurs confortée dans ma position par le communiqué du PCF transmis dans l'édition de l'Huma du même jour, que je désapprouve également dans sa forme et son contenu. Je suis, au contraire sur les positions de Quiniou passées en "tribune libre" de lundi 23 octobre. Le choix fait en une de vendredi dernier est un choix politique sensationnaliste et ambigü que je désapprouve.

- vous me faites un mauvais procès avec la phrase dont l'origine remonte, je crois, à Mélenchon à propos du Tibet : "Les ennemis de mes ennemis ...". Je ne soutiens pas pour autant Kadhafi. Mais je sais où sont les ennemis actuels les plus dangereux. Et l'urgence n'est pas dans la dénonciation de Kadhafi, sauf à vouloir flatter "l'opinion" (largement formatée par nos autres media) dans le sens du poil, mais à la dénonciation de l'entreprise impérialiste des puissances occidentales, ce qui n'empêche pas d'énoncer les vérités que vous écrivez à propos de l'anticommunisme de Khadafi.

 

En conclusion, je désapprouve comme erreur politique le fait d'inverser la place des dénonciations dans l'Huma. C'est une ligne éditoriale avec laquelle je suis en complet désaccord et c'est le sens de ma "lettre ouverte".

 

Meilleures salutations.

 

Pascale Cherrier.

25 octobre 2011

Repost 0
Published by Humanité/Pascale Cherrier/Patrick Apel-Muller/Vendémiaire - dans France-Politique - société
commenter cet article
21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 17:47

Communiqué du Parti communiste grec (KKE)

Plusieurs centaines de milliers de manifestants répondent à l’appel du PAME, syndicat référence des communistes, pour une manifestation géante à Athènes au premier jour de la grève générale

jeudi 20 octobre 2011, par Comité Valmy

 

Une marée humaine sans précédent de plusieurs centaines de milliers de personnes ont participé à la formidable manifestation de grève du PAME, envahissant la ville d’Athènes, une manifestation telle qu’on en a pas vu dans les dernières décennies, pour le premier jour de la grève générale nationale de 48 heures. Tous les axes du centre-ville d’Athènes ont été occupés par des foules immenses de travailleurs pendant plusieurs heures

Des rassemblements massifs inédits par leur ampleur et leur vigueur militante se sont produits dans des villes de toute la Grèce.

Ces forces se sont réunies afin que le projet de loi prévoyant des mesures anti-populaires ne soit pas adopté avec comme ligne : A bas le gouvernement et les partis de la ploutocratie, organisation et alliance ouvrière-populaire partout, voilà la solution à la question du pouvoir. Le mot d’ordre que l’on entendait pendant le rassemblement était « Sans toi, travailleur, aucun rouage ne tourne, tu peux te débrouiller sans les patrons », « Désobéissance envers la ploutocratie, que le peuple fasse front face au pouvoir ».

L’énorme succès de la grève a reposé sur la paralysie d’innombrables usines, de grandes unités de production et d’autres lieux de travail par les ouvriers et les employés qui vivent la pauvreté, la misère et l’impasse du chômage. Son ampleur considérable et sa vigueur militante ont reposé également sur la fermeture de nombreux petits commerces qui se trouvent désormais face au danger de fermer définitivement leurs portes. Nombreux furent les travailleurs qui ont participé pour la première fois à la grève apportant une dynamique toute particulière à la lutte contre la brutalité des mesures du gouvernement, de la ploutocratie, du FMI, de l’UE.

Dès l’aube, les forces du PAME avec leurs piquets de grève ont soutenu de manière résolue les travailleurs dans les lieux de travail « ghettos » qui ont décidé de partir en grève pour la première fois, défiant l’intimidation patronale et même la mobilisation civile, que le gouvernement avait imposé contre la grève des éboueurs municipaux, ainsi que d’autres mécanismes de casse de la grève auquel a eu recours le gouvernement.

Les groupes provocateurs sortis des rangs des confédérations syndicales de collaboration GSEE et ADEDY ont cherché encore une fois à créer des incidents mis en scène.

Néanmoins, ils ne sont pas parvenus à occulter l’ampleur de la manifestation et ses revendications, la participation organisée et sécurisée des travailleurs aux manifestations du PAME où pas un seul incident ne fut à déplorer.

Giorgos Perros, membre du secrétariat exécutif du PAME, a affirmé entre autres à la tribune : « il n’y a pas de PASOK pour le peuple. Il n’y a pas de gouvernement pour le peuple, qu’il porte l’étiquette de « centre-gauche » ou de « gauche », qui ne rentre pas en conflit avec les monopoles, dont le programme ne comprenne pas la rupture avec les monopoles ou en d’autres termes leur socialisation. Soit du côté du peuple, soit du côté des monopoles. Pouvoir populaire-ouvrier ou pouvoir des monopoles. Il n’y pas d’autre voie ! Ne perdons pas un seul instant. Ripostons tous ensemble ! Demain, jeudi, nous devons tous participer à l’encerclement du Parlement par le PAME, à partir de tous les côtés, de toutes les rues. »

Processus en cours dans les partis bourgeois pour endiguer le torrent de colère populaire :

L’énorme succès de ce premier jour de grève met la pression sur les partis de la ploutocratie et son gouvernement. Ainsi, en ce moment, il y a une intensification des processus de re-configuration du système politique de la part du PASOK et de la ND ainsi que d’autres partis bourgeois, avec des scénarios de « grande coalition PASOK-ND », ainsi que des efforts pour s’assurer d’un consensus afin de faire passer les mesures anti-populaires même contre le torrent de la grève qui a inondé Athènes et d’autres villes aujourd’hui.

La secrétaire-générale du comité central du KKE, Aleka Papariga, a évoqué par rapport à ces processus, dans ses déclarations aux médias, la chose suivante : « Je ne pense pas que M.Papandreou attend de nous de la modération et un acquiescement. Peut-être pour des raisons qui ont à voir avec l’image que cela donne à l’étranger, il rencontre les partis afin de montrer qu’il bénéficie de leur soutien. Il ne recevra aucun soutien de notre part. Pas le moindre. Ce qu’il aura de notre part, c’est notre opposition radicale, totale, véritable et organisée. »

A la fin de la rencontre qu’elle a eu avec le premier ministre, qui a organisé une série de rencontres avec tous les dirigeants de parti, la secrétaire-générale du Comité central du KKE a déclaré :

« A partir de maintenant, les choses devront être bel et bien décidées par le peuple souverain et non par des négociations que le gouvernement mènera ou par des conseils et des réunions avec les autres partis ». Aleka Papariga a appelé le peuple à aller de l’avant sans crainte, sans illusions jusqu’à la victoire finale et elle a ajouté :« Il existe une seule solution : les richesses qui se trouve dans ce pays doivent devenir patrimoine du peuple. Nous devons briser les chaînes qui nous lient à l’UE et annuler unilatéralement la dette. Il n’existe pas de solution intermédiaire. »

Il convient de noter que toutes les forces sur des positions de classe seront rassemblées pour la seconde journée de grève, jeudi, et pour l’encerclement du Parlement qui constituera un nouveau jalon dans la lutte contre les mesures anti-ouvrières, contre les monopoles et leur pouvoir.

 

Traduction jc pour : http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

19 octobre 2011

 

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Europe
commenter cet article