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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 15:16

Il y a exactement cent ans éclatait la Révolution mexicaine, et Alternative libertaire de décembre consacre un dossier spécial de 12 pages à la stratégie qu'y développèrent les anarchistes et révolutionnaires de l'époque.

Des informations inédites tenant compte des plus récentes recherches, une chronologie commentée, une carte des opérations de "l'armée rouge" en Basse-Californie, une riche iconographie. 

Pourquoi ce dossier?

Quand, entre 1917 et 1920, la Révolution russe a soulevé d’enthousiasme le cœur des révolutionnaires de tous pays, on a lu avec avidité les moindres nouvelles publiées dans la presse bourgeoise sur les soviets, la guerre civile, les collectivisations. Les informateurs fiables se faisant rares, on a disséqué les dépêches avec la plus pointilleuse circonspection, tâchant de lire, entre deux lignes de calomnies, les informations utiles à la cause. On s’est disputé sur la nature de la révolution – démocrate ou socialiste ? On a discuté du rôle exact des bolcheviks, des anarchistes, de leur politique d’alliance et de la nécessité d’une phase dictatoriale. On a prétendu se saisir des enseignements de la Révolution russe pour réviser les clivages traditionnels entre anarchisme, socialisme et syndicalisme.

Ces débats, qui agitèrent le mouvement libertaire entre 1917 et 1921, sont relativement bien connus. Ce qui l’est moins, c’est qu’ils avaient eu leur préfiguration en miniature avec la Révolution mexicaine débuté en novembre 1910. Cette guerre civile de plus de dix ans opposa de nombreuses tendances rivales : porfiristes, madéristes, villistes, zapatistes… Parmi elles, les « magonistes », des anarchistes qui n’eurent de cesse d’appeler le prolétariat des champs et des usines à combattre exclusivement pour ses propres intérêts.

Cent ans plus tard, la façon dont les magonistes ont tenté de peser sur le cours des événements invite encore les révolutionnaires à la réflexion.

Au sommaire du dossier :

 Edito : les anarchistes dans la Révolution mexicaine 

 Décembre 1910 : un soulèvement au cri de « Tierra y Libertad » ; 

 Les magonistes et la campagne de Basse-Californie (chronologie commentée et carte) ; 

 Controverse en France : la Révolution mexicaine est-elle communiste ? ;

 Le manifeste magoniste du 23 septembre 1911 (texte intégral) ;

 Le magonisme cent ans plus tard : une mémoire à se réapproprier ;

 Extrait : Ricardo Florès Magon s’adresse aux femmes.

Alternative libertaire numéro spécial de décembre est disponible en kiosque à 3 euros en décembre et janvier.

Pour le trouver près de chez vous, consultez www.trouverlapresse.com

 

publié par Alternative Libertaire

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 12:13

L'écrasante campagne d’intimidation contre WikiLeaks refroidit les ardeurs des défenseurs de la liberté de la presse partout dans le monde.

Les experts juridiques affirment que WikiLeaks n'a probablement enfreint aucune loi. Pourtant, des politiciens américains de tout premier plan l'ont qualifié de groupe terroriste et des observateurs ont incité au meurtre de son personnel. L’organisme a fait l’objet d’attaques massives de la part de gouvernements et de grandes entreprises, mais WikiLeaks ne fait que publier des informations qui lui parviennent par l’intermédiaire d’un informateur. Et il a formé des partenariats avec les journaux les plus importants au monde pour vérifier soigneusement les informations qu'ils publient.

L'écrasante campagne d’intimidation extra-judiciaire est une attaque contre la démocratie. Nous avons besoin, de toute urgence, de protestations massives en faveur de la liberté de la presse et de la liberté d’expression. Signez la pétition pour arrêter la répression et faites suivre ce courriel à tout le monde – si nous atteignons 1 million de voix, Avaaz fera publier des annonces pleine page dans les journaux américains cette semaine !


http://www.avaaz.org/fr/wikileaks_petition/?vl

WikiLeaks n’agit pas tout seul -- il a formé des partenariats avec les journaux les plus importants au monde (The New York Times, The Guardian, Der Spiegel, etc.) afin de réviser avec soin 250 000 notes diplomatiques et supprimer toute information qu’il serait irresponsable de publier. Seulement 800 notes diplomatiques ont été publiées jusqu’ici. Les publications passées de WikiLeaks ont mis en lumière des cas de torture soutenus par le gouvernement, le meurtre de civils innocents en Irak et en Afghanistan et la corruption corporative.

Le gouvernement des États-Unis utilise en ce moment tous les recours juridiques possibles afin d’empêcher WikiLeaks de publier davantage de notes, mais les lois des démocraties protègent la liberté de la presse. Les États-Unis et d’autres gouvernements peuvent ne pas aimer les lois qui protègent notre liberté d’expression, mais c’est justement pour cela qu’il est si important de les avoir, et c’est pourquoi seul un processus démocratique peut changer ces lois.

Les honnêtes gens peuvent se demander si WikiLeaks, de même que les journaux importants avec lesquels il a conclu des partenariats, dévoile plus d’informations que le public ne devrait en voir ; si les publications ébranlent la confidentialité diplomatique et si c’est une bonne chose ou non ; si le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a la personnalité d’un héros ou celle d’une canaille. Mais rien de tout cela ne justifie une campagne d’intimidation malveillante, visant à empêcher une sortie médiatique légale, menée par des gouvernements et de grandes entreprises. Cliquez ci-dessous pour vous joindre à l’appel afin d’arrêter la répression :


http://www.avaaz.org/fr/wikileaks_petition/?vl

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les médias nous relatent si rarement l’histoire complète de ce qui se passe en coulisses ? Voilà pourquoi : lorsqu’ils le font, les gouvernements peuvent réagir de façon brutale et malveillante. Et lorsque ça arrive, il appartient au public de se battre pour défendre nos droits démocratiques à tous : la liberté de la presse et la liberté d’expression. Il n’y a jamais eu de moment plus crucial pour le faire.




SOURCES :

 

Contre-attaque WikiLeaks : vers la fin de l'état de droit ? (Le Post)

http://www.lepost.fr/article/2010/12/08/2333468_contre-attaque-wikileaks-vers-la-fin-de-l-etat-de-droit.html
Amazon n'héberge plus WikiLeaks après des pressions politiques (Le Monde)

http://www.lemonde.fr/international/article/2010/12/03/wikileaks-org-abandonne-par-son-fournisseur-de-nom-de-domaine_1448365_3210.html
WikiLeaks et le contrôle d'Internet (Mediapart)

http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/061210/wikileaks-et-le-controle-dinternet
Les USA sont responsables des fuites de WikiLeaks (7Sur7)

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1193118/2010/12/08/Les-USA-sont-responsables-des-fuites-de-WikiLeaks.dhtml
Il faut défendre WikiLeaks (L'Express)

http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/2010/12/07/il-faut-defendre-wikileaks/
WikiLeaks abandonné par son fournisseur de noms de domaine :

http://www.lemonde.fr/international/article/2010/12/03/wikileaks-org-abandonne-par-son-fournisseur-de-nom-de-domaine_1448365_3210.html
WikiLeaks et la "première guerre informatique"

http://www.challenges.fr/actualites/monde/20101208.CHA1005/WikiLeaks_et_la_premiere_guerre_informatique.html?xtor=RSS-16
Mastercard bloque les versements adressés à WikiLeaks :

http://www.24heures.ch/mastercard-bloque-versements-adresses-WikiLeaks-2010-12-07

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 13:20

Les journées de Villejuif - 30 et 31 octobre 2010

lundi 8 novembre 2010

 

S’agissant de l’incapacité à se faire entendre, à faire vivre une pratique politique, à mettre en œuvre un communisme politique, bref à sortir de la phraséologie répétitive ou du populisme grossier et à offrir de la politique telle qu’elle est attendue (car elle l’est) par le plus grand nombre, permettez-moi de citer ici un extrait d’un compte-rendu du Monde des livres du 29 octobre dernier consacré à un ouvrage de Pierre Zaoui. L’article rapporte que ce philosophe, né dans une famille de juifs algériens de Grenoble en 1968 rencontre rue d’Ulm une bande de copains regroupés dans un cercle baptisé « Le couteau entre les dents ». Ils partagent une espérance et quelques combats, manifestent contre la guerre du Golfe, soutiennent les sans-papiers, luttent contre l’implantation d’une librairie négationniste à quelques centaines de mètres de Normale-Sup. En 1991, Philippe Mangeot l’entraîne dans l’aventure Act Up Paris. Pour Zaoui, l’association de lutte contre le sida représente une école de vie et de vigilance. Il s’y lie d’affection avec des militantes et des militants qui tentent de réinventer les formes de l’engagement. De cette expérience, le jeune philosophe et ses amis ont gardé une conviction commune : prendre la politique au sérieux, c’est ne jamais la réduire à un discours abstrait, c’est toujours l’ancrer dans une parole vécue. Tel est le principe qui préside, en 1997, à la naissance de Vacarme, une revue que Zaoui crée avec d’autres philosophes de sa génération et qui demeure l’un des espaces les plus originaux de la scène intellectuelle française. Composée de philosophes, d’historiens, de sociologues et d’écrivains, l’équipe qui l’anime se retrouve autour d’une même obsession : « Nous voulons faire une politique à hauteur d’homme. Nous refusons la position de surplomb qui consiste à donner des leçons, à distribuer les bons et les mauvais points. Voilà pourquoi nous sommes dans un rapport d’opposition avec des intellectuels comme Alain Badiou ou Jacques Rancière : tous deux sont pris dans une primauté du politique qui leur permet de se désintéresser de la politique réelle. »

Concernant le rejet du capitalisme financier contenu dans le mouvement social de l’automne, Pierre Blotin a raison, il représente bien aujourd’hui la base d’un possible rassemblement le plus large. Cette financiarisation de l’économie fait souffrir beaucoup beaucoup de monde. Elle vide le travail de son contenu utile et créateur. On le voit dans les entreprises, dans la société où la langue mise au service du rendement financier tente de s’imposer en devenant la règle et de recouvrir jusqu’à la langue maternelle. Des travaux viennent de paraître sur ce phénomène... Le fait que le peuple, après 40 ans, soit entré en scène de manière si exceptionnelle en France mais aussi sous d’autres formes dans des pays d’Europe indique, semble-t-il, que le rejet du capitalisme financier mondialisé s’opère sur la base de la compréhension grandissante qu’il résulte de choix politiques et non techniques.

Ensuite, pour ce qui a trait aux populismes de droite comme de gauche évoqués dans la discussion, c’est un fait, l’un et l’autre progressent en Europe. Cela étant et afin de sortir de cette logique des extrêmes qui alimente les comportements réactifs et moutonniers, dangereux, il nous faut reconnaître que le Front national de Marine Le Pen prend en charge, quasiment seul, dans le discours, la revendication de l’existence de la nation. Cela fait maintenant trop longtemps que le PCF s’est laissé prendre le drapeau tricolore des mains. Dans un moment crucial de l’histoire de France où la colère frise par endroit un sentiment insurrectionnel, dans un moment où une partie de notre peuple renoue avec la défense du bien commun, avec ce qui a été gagné de communisme dans notre pays, la représentation collective que les gens ont se rapporte aussi à la nation. Ainsi que l’indiquait l’intellectuel libéral Pierre Manent qui s’est prononcé contre le projet de Constitution européenne, l’abaissement de la nation c’est l’abaissement de la démocratie. Les communistes ne doivent ni déserter le terrain de l’Europe ni abandonner la nation à la seule extrême droite. Car la nation n’est ni une idée ni une réalité dépassée, les communistes doivent faire vivre une autre idée de la nation dans une Europe nouvelle.

Enfin, quelques mots de mon expérience récente sur la réception du livre 80 ans de Fête de l’Humanité paru en septembre au Cherche Midi. Non seulement, j’ai été surpris par l’accueil fait par la presse du Parisien à Libération, du Journal du Dimanche au Monde mais également par les réactions et les échanges avec les journalistes des différentes radios et télés et de la presse écrite. Il y a de l’inquiétude chez les journalistes, de l’attention à notre discours et si l’on a raison d’avancer que notre société a besoin de communisme, chez les journalistes, je peux témoigner qu’il y a besoin de Parti communiste.

Par ailleurs, lors des rencontres-débats autour du livre (qui, signe politique, se vend très bien), à l’invitation des communistes, quand j’explique que la Fête est née et s’est développée réellement dans l’élan d’une politique d’ouverture et de rassemblement à gauche, de volonté de participer aux affaires du pays dans le cadre des institutions, contre une ligue sectaire, gauchiste, je me fais, je crois, parfaitement comprendre.

J’en termine, la CGT a émis l’idée puis a construit la proposition d’un syndicalisme rassemblé il y a quelques années an arrière. A ce moment là, les débats ont été, et c’est normal, assez vifs au sein de la Confédération.

Le mouvement de cet automne vient de trancher, en donnant raison, et de quelle façon, à cette orientation de la CGT ! Les communistes peuvent, eux aussi, mettre en mouvement un communisme politique d’aujourd’hui. Cette réunion de Villejuif, ce que j’y ai entendu, me redonne confiance dans leur capacité à être de nouveau utiles pour l’ouverture d’une vraie perspective à gauche.

 

Valère Staraselski

 

publié par Communisme français du 21e siècle http://www.communisme21.fr/spip.php?article371

 

[voir aussi l'article Affirmons nos valeurs !   ]

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 12:06

Par André KAPSAS*

Le 01/12/2010

 

L'autoritaire Président Alexander Loukachenka se présente pour un quatrième mandat consécutif. Dans un contexte de tensions avec la Russie, il est plus isolé que jamais et l'opposition compte bien en profiter.

 

Pas moins de neuf candidats feront face au Président sortant lors du scrutin du 19 décembre 2010. Cette fois-ci, les spéculations vont bon train sur l'avenir de «la dernière dictature d'Europe».


Un automne de démocratie


En octobre, l'étape du recueil de signatures avait déjà donné lieu à un spectacle inattendu: la présence de dizaines de drapeaux de l'opposition dans le centre de Minsk et la tenue de plusieurs manifestations sans intervention de la police. Près des tables des candidats, les gens s'arrêtaient pour signer et les discussions étaient vives entre partisans du pouvoir et de l'opposition. Le Président, lui, a plutôt récolté des signatures dans les usines et les bureaux, où les travailleurs, parfois, n’ont eu d’autre choix que de se prononcer pour sa candidature[1]. Après avoir largement dépassé le million de signatures, il a candidement demandé à ses responsables de campagne d'arrêter la collecte.


Des seize candidats potentiels à la succession de Loukachenka, neuf ont réussi à réunir les 100.000 signatures nécessaires. Le 19 décembre prochain, pas moins de 10 noms apparaîtront donc sur les bulletins de vote. Depuis l'enregistrement officiel des candidats, le 18 novembre, la campagne officielle a débuté. Du temps d'antenne a même été alloué à chacun, sur les ondes de la télévision et de la radio publiques et deux débats sont d'ores et déjà programmés. Il s'agit d'une chance unique pour les candidats, qui n'ont que rarement accès aux médias gouvernementaux contrôlant l'information. En effet, beaucoup de Bélarussiens ne connaissent même pas le nom des candidats de l'opposition. Le seul qui ne profite pas de ces possibilités, c'est Alexander Loukachenka, déjà omniprésent dans les médias. Pour assurer ses chances de réélection, il mise plutôt sur l’augmentation des retraites et des salaires de ces derniers mois. L’actuel Président jouit d'ailleurs toujours d'une certaine popularité, difficile à quantifier. Si les sondages gouvernementaux lui donnent plus de 70% d'opinions favorables, une enquête indépendante les établit plutôt à 48%[2].


Les interventions sur les ondes publiques ont permis aux candidats de se présenter aux électeurs, qui disposent d’un accès limité aux médias indépendants ou à Internet. Certaines interventions ont retenu l'attention du public. Ainsi, le candidat des chrétiens-démocrates a déchiré des photos de Staline et de Hitler en direct à la télévision pour signifier son refus de la dictature. Visiblement intimidé par les caméras, le leader du mouvement Pour la modernisation, Ales Mihalévitch, cherchait ses mots et bégayait. Quant au candidat indépendant Dimitri Ous, il n'a occupé que sept minutes de la demi-heure accordée sans même lever les yeux de son texte! Les meneurs de l'opposition, on le constate, manquent d'expérience avec les médias.


Une opposition divisée


L’un des problèmes récurrents de l'opposition au régime de Loukachenka est son manque d'unité. Si, en 2006, dans une situation sans espoir, les rangs s'étaient resserrés derrière un candidat unique, Alexander Milinkiévitch, c’est le contraire qui se produit dans le cadre de la campagne actuelle. A.Loukachenka paraît plus faible que jamais et les perspectives de succès semblent attiser les ambitions politiques plutôt que de pousser au rassemblement. Chacun croit en ses chances et personne ne veut reculer. Une certaine méfiance règne, même si le mot d'ordre de ne pas s'attaquer aux autres candidats de l'opposition est généralement respecté.


Parmi les candidats de l'opposition, quatre se démarquent particulièrement. Le premier, Andreï Sannikau, est le meneur du mouvement Pour un Bélarus européen et un vétéran de l'opposition. Diplomate de carrière, il fut l'un des co-fondateurs du mouvement dissident Charte 97. Le mouvement Pour un Bélarus européen existe depuis 2008 et considère l'intégration dans l'Union européenne comme «un besoin vital et le seul chemin efficace pour le Bélarus»[3].


Le deuxième est un nouveau venu de la politique, le poète Ouladzimir Niaklaïev, qui a lancé en 2010 le mouvement Dis la vérité! et compense son manque d'expérience par des actions d'éclat. Il a notamment installé une tente sur le principal boulevard de Minsk et placé des urnes transparentes dans la rue, les proposant même au pouvoir. Il a le mérite d'être connu du grand public pour ses écrits. Certains le critiquent cependant pour ses déclarations pro-russes.


L'économiste Yaraslav Ramantchouk mène, de son côté, une bonne campagne électorale à la tête du Parti civil uni. Sa prise de position radicale contre le régime actuel ainsi que son expérience d'économiste lui confère une légitimité certaine. «Nous allons construire du neuf et garder le meilleur!» est son slogan, et il promet un million d'emplois dans le cadre de ses réformes économiques.


Le candidat chrétien-démocrate, Vitali Rymacheuski, est un nouveau venu de la politique bélarussienne, tout comme son parti. S'inspirant des partis chrétiens-démocrates d'Europe, il compte mener une politique qui remettrait les valeurs chrétiennes au centre de la société. Son style intransigeant et son programme nationaliste chrétien lui ont valu une attention certaine. Il s'impose comme un futur acteur de la politique du Bélarus, tout comme son parti, très actif sur le terrain.


Le facteur russe


La dernière élection présidentielle, en 2006, avait été entachée d'irrégularités et ni l'Union européenne, ni les États-Unis n’avaient reconnu sa validité. Le monde avait vu des images de l'opposition se faisant matraquer et toute tentative d'organiser une révolution de couleur (comme en Géorgie ou en Ukraine) avait été tuée dans l'œuf. Fort du soutien de la Russie, A.Loukachenka pouvait alors se permettre d'ignorer l'Occident. Mais qu'en est-il aujourd'hui?


Compte tenu de la situation stratégique du Bélarus, situé entre Russie et Union européenne, la campagne intéresse les voisins. Alors que, traditionnellement, la politique étrangère bélarussienne reposait presque entièrement sur ses liens privilégiés avec la Russie, cet équilibre a été bouleversé ces derniers temps. Les crises entre les deux pays se sont succédé depuis 2008 et les relations sont actuellement glaciales. A.Loukachenka accepte mal que la Russie cesse de fournir au pays du gaz et du pétrole à bas prix et exige désormais qu’il paie aux prix du marché. Le Kremlin, en retour, lui reproche son ingratitude pour toutes ces années de soutien économique et politique. Les médias russes se déchaînent contre lui, notamment dans une série de documentaires chocs, intitulée Le Parrain et diffusée depuis l'été sur la chaîne russe pro-gouvernementale NTV. Le président bélarussien y est directement accusé d’être à l’origine de la disparition d’opposants et de détourner des millions de dollars. Le dernier épisode porte un nom provocateur: «Le dernier automne». Dans l’une de ses publications vidéo sur son blog personnel, le président russe Dmitri Medvedev conseille à A.Loukachenka d'éclaircir les circonstances des disparitions d’opposants. Et ce dernier de répliquer que le pays ne se laissera pas faire par l’impérialisme russe. La politique pro-russe d’union fraternelle ne semble plus être à l'ordre du jour à Minsk et le régime met de plus en plus l’accent sur l’indépendance politique et énergétique. Ainsi, de récents accords avec le Venezuela ont été bruyamment fêtés par le pouvoir comme la fin de la dépendance aux ressources russes.


Ironiquement, les candidats au poste de Président tentent presque tous de se présenter comme des amis de la Russie. En effet, les relations avec la Russie sont considérées comme extrêmement importantes par la population et la traditionnelle russophobie de l’opposition n’avait jamais trouvé beaucoup d’écho au sein de l’opinion publique. Néanmoins, l'orientation de la politique extérieure n’est pas le facteur déterminant de la campagne. Les candidats ne se distinguent d'ailleurs pas beaucoup les uns des autres sur cette question, assurant leur volonté d'être autant des partenaires de l'Occident que du Kremlin.


Enjeu international


La fin des relations fraternelles avec la Russie oblige A.Loukachenka à réorienter sa politique extérieure. C’est dans cette optique que plusieurs experts ont analysé les efforts actuels de faire passer l’élection pour démocratique. Malgré ses liens avec quelques régimes isolés comme l’Iran, le Venezuela ou Cuba, A.Loukachenka se retrouve en effet bien seul sur la scène internationale et l’économie bélarussienne se porte mal. S’il réussissait à faire reconnaître sa réélection comme démocratique, il pourrait enfin se réconcilier avec l’Occident et redevenir fréquentable. Qu’en pensent les gouvernements des pays démocratiques? Les récentes visites de la présidente lituanienne, Dalia Grybauskaité, et des ministres polonais et allemand des Affaires étrangères donnent à penser que l’Union européenne serait prête à renouer avec Minsk. L’opposition bélarussienne s’en inquiète et crie déjà à la trahison. De fait, les propos que D.Grybauskaité a tenus au cours d’une réunion avec les ambassadeurs européens à Vilnius semblent confirmer leurs craintes. Elle aurait déclaré que la réélection d’A.Loukachenka serait souhaitable, car il est le garant de la stabilité au Bélarus et sa victoire empêcherait que ce pays ne se transforme en une «seconde Russie»[4]. Si la présidente lituanienne a depuis démenti, il n'est reste pas moins que la tentation est forte pour l’UE et les Etats-Unis: si A.Loukachenka leur tend la main, le Bélarus pourrait, à son tour, échapper à la sphère d’influence russe. Que se passera-t-il, alors, si la présidentielle s’avère plus ou moins acceptable? L'Occident fermera-t-il les yeux pour défendre ses intérêts?


Les spéculations vont bon train sur les réactions internationales à une éventuelle victoire d’A.Loukachenka, avec ou sans fraudes massives. Dernièrement, le consul russe à Minsk déclarait que la Russie, tout autant que l’UE et les Etats-Unis, s’attendait à une victoire du Président sortant. Plusieurs rencontres ont eu lieu entre la Russie et les pays occidentaux, notamment lors du sommet de l’OTAN. Il se peut bien que les parties se soient entendues et qu’aucun grand bouleversement géopolitique n’ait lieu. Comme A.Loukachenka est connu pour ses sautes d’humeur et ses volte-face, une chaleureuse réconciliation pourrait bientôt succéder au froid actuel. D’ailleurs, le Kremlin semble jusqu’à présent s’abstenir de soutenir l’opposition bélarussienne qui le courtise pourtant.


Un dénouement dans la rue?


À l'occasion de l'élection, un millier d'observateurs internationaux de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et de la Communauté des États indépendants (CEI) seront présents. Craignant les manipulations, les candidats demandent à la population de ne pas se rendre au vote par anticipation. En effet, dans les cinq jours précédant la date fixée, les électeurs peuvent déjà voter et les autorités profitent souvent de ce vote pour gonfler la participation et faire du bourrage d'urnes en faveur du Président actuel. Le vote par anticipation avait d'ailleurs été annulé en Ukraine et en Géorgie après les révolutions de couleur, car il était considéré comme un instrument de falsification. Au sein des commissions électorales locales, moins d'1% des responsables font partie d'organisations de l'opposition, le régime ayant plutôt choisi des personnes de confiance. Dans ces conditions, garantir l'honnêteté du résultat paraît presque impossible.


Sachant qu'elle ne peut compter sur un soutien extérieur, l'opposition bélarussienne se prépare déjà à une mobilisation de masse. Tous s'attendent à des fraudes et appellent la population à se retrouver sur la Place d'Octobre le soir du scrutin. C'est là que l'opposition s'était rassemblée en 2006 avant d'être délogée de force par la police. Le 24 novembre 2010, plus d'un millier de citoyens s’y sont réunis, à l'appel de candidats de l'opposition, pour manifester contre le pouvoir, et ce malgré l'interdiction des autorités. Le tout s'est déroulé pacifiquement lors de cette «répétition», mais qu'en sera-t-il le soir du vote? Comment réagira la communauté internationale? Et, surtout, quel que soit le résultat, quelle sera la réaction de l'opposition et comment le régime fera-t-il face aux éventuelles manifestations?

 

André KAPSAS*


[1] Charter 97: «Signatures of medical staff were collected with violations», http://charter97.org/en/news/2010/10/5/32720/.
En 1997, inspirés par la Charte 77 des dissidents tchécoslovaques, une centaine de personnalités du monde politique, culturel et journalistique bélarussien publièrent la Charte 97 dénonçant la montée du totalitarisme sous la présidence d'Alexander Loukachenka. 100.000 Bélarussiens signèrent alors ce texte. Par la suite, le mouvement donna naissance au site d'information dissident du même nom: http://charter97.org. Parmi les auteurs de la charte, on retrouve les dissidents Andreï Sannikau et Alexander Milinkiévitch.

[2] http://netblya.ru/5157/, «Aleg Manaeu: Miane urajvae dynamika rostu reïtingu Niaklaïeva», Naviny Belarusi, 13 novembre 2010.

[3] http://www.europeanbelarus.org/?c=sp&i=1, Site officiel de la campagne Pour un Bélarus européen, «Pra Kampaniu».

[4] Telegraf.by: «Lithuanian President Considers Lukashenko Victory at Election as Advantageous to EU», http://telegraf.by/2010/11/lithuanian-president-considers-lukashenko-victory-at-election-as-advantageous-to-eu.html.

* Licencié en Histoire de l’Europe centrale et orientale (Québec).  

 

publié par RSE http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=1132

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 23:22

 

Communiqué du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).

Le 4 décembre 2010.

L’Irlande vient de mettre genou à terre sous les coups de boutoirs des marchés financiers libéralisés par les directives européennes. Contrairement à la Grèce, les bons esprits ne pourront pas arguer d’une mauvaise gestion ou d’une attitude de cigale. Car le « tigre celtique » si souvent cité en exemple était le premier de la classe du libéralisme européen, se développant grâce au dumping fiscal et à la spéculation immobilière.

Mais l’Irlande, comme de nombreux pays européens, s’est endettée pour « sauver » les banques, qui maintenant spéculent contre elle ! Les solutions proposées par le gouvernement irlandais sous l’égide de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI), ne feront qu’aggraver le problème et enfonceront encore plus le peuple irlandais dans la misère, comme le font les plans d’austérité mis en place en Grèce, au Portugal, en Espagne et en Grande-Bretagne. Et aussi en France avec la casse des retraites et celle, à venir, du système de santé.

Que proposent le gouvernement irlandais, le FMI et l’UE ?

Faire payer la population mais surtout pas les capitalistes ! Baisse du salaire horaire minimum de 11,5% (il passe de 8,65 à 7,65 €), suppression de 24 750 fonctionnaires, hausse de la TVA, cet impôt injuste qui frappe proportionnellement davantage les catégories populaires et les classes moyennes que les riches, alors que le gouvernement irlandais refuse de relever l’impôt sur les sociétés ridiculement bas (12,5% alors que la moyenne dans la zone euro est de 25,7%) pour attirer les entreprises étrangères, particulièrement dans l’informatique et les télécommunications. Et cela pour le bien général ? Non ! Pour « redonner confiance » aux marchés financiers : « Nous devons tous accepter de partager le fardeau afin de pouvoir collectivement partager les fruits qui découleront de nos efforts actuels ». Le Premier ministre irlandais se moque de son peuple car le plan d’austérité et les « aides » de l’UE et du FMI ne vont profiter qu’aux actionnaires des entreprises, aux créanciers et spéculateurs qui, de nouveaux enrichis, vont pouvoir se tourner vers d’autres pays.

Le prochain sera-t-il le Portugal ou l’Espagne ? La question n’est pas lequel des deux mais dans quel ordre !

En Irlande comme partout en Europe la colère gronde : 150 000 manifestants à Dublin le 27 novembre, manifestations en Grèce, grève générale au Portugal, manifestations des étudiants en Grande-Bretagne, grèves et manifestations en Espagne, mouvement contre la réforme des retraites en France. Partout les peuples se dressent contre les plans d’austérité imposés par les firmes multinationales et leurs relais politiques : gouvernements nationaux, Union européenne, Fonds monétaire international. Même la CES (Confédération européenne des syndicats) dont on connaît les positions peu « révolutionnaires » appelle à un mouvement décentralisé d’ampleur dans toute l’Europe le 15 décembre contre les mesures d’austérité.

Mais pour que ces manifestations ne soient pas vaines, il faut offrir des propositions claires et des débouchés politiques aux peuples des pays européens en lutte.

Ainsi le M’PEP, solidaire de ces luttes, appelle la population à exiger :

·                          L’annulation des plans d’austérité, des politiques de relance.

·                            La sortie de l’euro et la dévaluation.

Seule la sortie de l’euro permettra aux pays attaqués par la spéculation qui est encouragée par les politiques de l’Union européenne de se sortir des difficultés. Afin d’éviter la spéculation sur les monnaies nationales, celles-ci seront non convertibles. Un taux fixe révisable reliera chaque monnaie nationale à l’euro (ou à un « panier » de monnaies) pour ses échanges extérieurs. Le remplacement de la monnaie unique actuelle par une monnaie commune sera recherché.

-* La restructuration de la dette.

Il faut annuler, partout, les remboursements de la dette aux spéculateurs. Et inverser ainsi le rapport de force avec les marchés financiers. L’épargne des classes moyennes et populaires (épargne salariale, actions détenues par les « petits porteurs », SICAV…) sera protégée. Les autres créanciers (spéculateurs, banques…) ne toucheront rien ou peu ! Les gouvernements qui prendront ces décisions ne pourront plus faire appel aux marchés financiers pour se financer. Ils utiliseront leur épargne nationale et leur droit souverain de création monétaire qu’ils ont perdu. Les banques centrales, désormais libérées de la tutelle de la Banque centrale européenne, pourront faire comme la Banque centrale américaine (la FED) et acheter des titres d’État pour participer au développement économique.

-* La nationalisation réelle des banques et des compagnies d’assurances.

·                            Le démantèlement des marchés financiers.

Non, la tyrannie des marchés n’est pas naturelle. Des alternatives au capitalisme existent. Il faut les imposer.

 

 

MPEP http://www.m-pep.org/spip.php?article1943

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 13:20

Dans le prolongement des Journée de Villejuif, Communisme 21 a lancé le débat autour de la proposition d’une initiative communiste à la hauteur des attentes et des enjeux posés par l’ampleur de la crise et du mouvement social.

 

Cette proposition –  « Pour une union populaire inédite, une initiative communiste » - suscite la discussion.

 

Vous trouverez aujourd’hui sur notre site :

-         une contribution de Daniel Cirera, publiée dans la tribune de discussion de l’Humanité du 24 novembre 2010 ;

-         les contributions de Fabienne Pourre, Aline Béziat, Valère Staraselski, Didier Nieto, lors des journées de Villejuif

-         et, pour mémoire, la « Déclaration de propositions et de revendications communes du 5 janvier 2009 des organisations syndicales  CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ».

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 02:05

dimanche 28 novembre 2010

 

Front Syndical de Classe

Créé par des militants CGT et FSU

Site :www.frontsyndical-classe.org -

Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net

 

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement. »

H. Krasucki

 

Le Front Syndical de Classe est affilié à la FSM

 

Déclaration du Front Syndical de Classe

Alors que le peuple irlandais riposte massivement contre le plan d’austérité drastique imposé par son gouvernement marionnette de l’UE et du FMI,

Alors que les grèves générales en Grèce, Espagne, Italie, au Portugal, les grèves reconductibles en France, les actions des étudiants britanniques, attestent de la colère populaire et de la montée de la résistance contre les diktats de l’oligarchie européenne,

La direction de la FSU a une urgence : adhérer à la Confédération européenne des syndicats (CES), « afin de participer à la construction d’un rapport de forces en faveur des salariés au niveau européen » (extrait du Congrès de Lille en 2010)…

Quand on voit l’incroyable immobilisme dont a fait preuve la CES face aux luttes de millions de travailleurs à travers l’Europe depuis plusieurs mois, on ne peut que se poser la question : quelle est la vraie raison de l’irrésistible attirance de la FSU pour ce « partenaire social » privilégié des instances de l’UE ?

Les conditions dans lesquelles la direction de la FSU recueille l’avis de ses syndiqués, pour ou contre son adhésion à la CES, ne laissent pas d’interroger également sur le fonctionnement de la démocratie interne à notre Fédération, pourtant proclamée dans ses statuts.

 

Qu’on en juge :

- Décision du Congrès de Lille, en février 2010 : « La FSU se donne jusqu’à décembre 2010 pour mener les débats en son sein en fournissant tous les éléments aux syndiqués. Elle organise une consultation de ses adhérents par les syndicats nationaux selon des modalités déterminées par le CDFN et en accord avec ceux ci. »

- Décision du SNES, à sa Commission administrative du 16 novembre : « C’est à partir des votes exprimés lors du Congrès de Perpignan (mars 2009) sur la partie 4 du thème 4 (qui contient le mandat d’adhésion) que seront réparties les 63409 voix correspondant au nombre de syndiqués à la fin de la dernière année scolaire (donc 52127 voix pour l’adhésion). Il mandate la délégation du SNES au CDFN pour que le résultat de la consultation fédérale et donc que la position de la FSU résulte de l’agglomération des résultats de la consultation des syndiqués de chaque syndicat national, le CDFN validant le résultat de cette opération.

- Modalités de consultation d’autres syndicats de la FSU (pour ne citer que quelques exemples) : le SNUipp, syndicat des professeurs des écoles (53 000 syndiqués), charge ses Conseils syndicaux de « consulter ou non les adhérents selon leurs possibilités » ; le SNEP, syndicat des profs d’EPS, consulte ses adhérents (environ 9000) par voie électronique ; le SNASUB (administratifs et personnels de bibliothèque) interrogera ses adhérents lors d’Assemblées générales académiques ; le SNUEP et le SNESup prévoient apparemment d’en rester à la consultation de leurs principales instances délibératives (composées seulement de militants élus).

La FSU comporte 24 syndicats qui, visiblement, appliquent des modalités de consultation de leurs adhérents non seulement très diverses, mais aussi des plus aléatoires, voire inexistantes.

Comment la direction de la FSU osera-t-elle « agglomérer » des voix obtenues par ses syndicats nationaux selon de telles modalités ?

La FSU n’a eu de cesse, à juste raison, de dénoncer les nombreux « passages en force » des Président et ministres.

Pour adhérer à tout prix à la CES, les directions de la FSU et de ses « plus gros syndicats » recourent à des méthodes qui dépossèdent les adhérents des véritables éléments d’un nécessaire débat, et transforment la décision de Lille en mascarade de consultation.

N’est-ce pas cela, qu’on appelle un « passage en force » ?

 

Publié par

http://saintvincentdepaul.over-blog.com/article-les-syndiques-ont-ils-leur-mot-a-dire-sur-l-adhesion-a-la-ces--62458107.html

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve484

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 23:34

En ce moment même, les responsables politiques européens sont en train de décider à huis clos du sort d'une nouvelle réforme démocratique totalement innovante qui pourrait changer la politique européenne, jusqu'ici dominée par une une élite de quelques gouvernements, grandes entreprises et lobbyistes.   
L'Initiative Citoyenne Européenne (ICE) oblige la Commission Européenne à agir lorsqu'elle reçoit une demande émanant de plus d'un million de citoyens. C'est une innovation radicale dans la gouvernance européenne, mais elle fait trembler certains responsables politiques. C'est pourquoi ils tentent d'enterrer l'ICE sous une montagne d'obstacles bureaucratiques et de mettre en place des barrières freinant la participation des citoyens.
Certains membres du Parlement Européen se battent farouchement pour protéger l'ICE. A nous d'envoyer au plus vite une vague de soutien massif pour peser à leurs côtés et dénoncer les gouvernements et responsables politiques qui ralentissent la création de cet outil de démocratie directe voulu par les citoyens. Signez la pétition ci-dessous -- l'Eurodéputé Gerald Häfner, qui est impliqué au coeur des discussions, présentera notre pétition à toutes les réunions des négociateurs à Bruxelles où elle pourra avoir un impact:

http://www.avaaz.org/fr/eu_citizens_initiative/?vl

Depuis des décennies on reproche à l'Union Européenne ses processus de prise de décisions extrêmement complexes et antidémocratiques, qui rendent les politiques européennes inaccessibles aux citoyens. Or l'ICE, introduite par le Traité de Lisbonne l'an dernier, pourrait constituer un véritable tournant dans les efforts de réduction du déficit démocratique européen
Certains Etats membres, qui redoutent l'approfondissement de la participation citoyenne dans le processus législatif, demandent avec insistance que chaque signataire d'une ICE fournisse le numéro de sa carte d'identité ou de son passeport - une exigence qui réduirait drastiquement la participation. Les organismes indépendants de protection des données personnelles indiquent que les numéros de carte d'identité ne sont pas nécessaires pour vérifier des signatures -- en effet, la collecte de ce type de données est intrusive et peut conduire à des fraudes à l'identité.
La Commission Européenne a également proposé un délai de collecte très court et des quotas de signatures par pays non justifiés et qui empêcheraient de facto de nombreux citoyens d'utiliser l'ICE. Le Parlement a riposté en proposant des critères favorables aux citoyens -- un délai de 18 mois pour la collecte des signatures, et des quotas par pays dans seulement un cinquième de tous les pays de l'Union Européenne.
Avaaz utilise déjà l'ICE pour améliorer la démocratie européenne -- nous avons réuni plus d'un million de signatures et nous sommes en train de déposer la toute première ICE visant à obtenir un moratoire sur l'introduction des OGM en Europe. Mais cette initiative et les prochaines que nous lancerons pourraient être paralysées si ces responsables européens parviennent à imposer leurs critères contraignants.  
Les négociations entrent dans une phase critique -- agissons pour obtenir une ICE qui fonctionne et une gouvernance européenne au service de nous tous. Signez la pétition et faites suivre ce message à tous:

http://www.avaaz.org

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 18:42

samedi 27 novembre 2010

par Jean Ortiz

 

Pour l’ancien chef du « commando sud » de Washington pour l’Amérique du sud, le général Jammes Hill, pas l’ombre d’un doute : la menace principale aujourd’hui sur le « sous-continent », c’est « le populisme radical qui menace le processus démocratique » (Le Monde diplomatique, décembre 2007). Hier le communisme, aujourd’hui le « populisme », tous deux satanisés.

 

 Le populisme est un concept flou et attrape-tout

Le populisme est un concept flou, commode et attrape-tout, réactivé pour stigmatiser les changements en cours, dénigrer leurs acteurs (dirigeants et peuples). Et çà marche ! De Libération à Le Monde en passant par El Pais, ils tapent tous sur le même clou. Le sommet d’éthique fut atteint par Le Figaro, le 18 août 2004. L’omniscient éditorialiste Alexandre Adler y qualifia le chavisme de « populiste antisémite » et traita le président métis Hugo Chavez de « gorille bolivarien ». On a les élégances que l’on peut et des préjugés de classe et de race tenaces.

Le concept de populisme remonterait à la République romaine, à Spartacus, etc. Il concernerait plus une façon de gouverner que le contenu d’une politique. On trouve des populistes au 19e siècle en Russie, aux États-Unis, au Mexique… et au 20e en Amérique latine, plutôt des progressistes : les présidents Lazaro Cardenas, Haya de la Torre, Velasco Alvarado, Paz Estensorro, le leader colombien Eliecer Gaitan, le controversé Peron et son inévitable Evita… Puis vinrent des « néo-populistes » ultralibéraux : Menem, Fujimori…, très autoritaires, corrompus, qui privatisèrent à tout va, et vidèrent leurs pays de toute substance démocratique.

Le populisme se présente donc comme une notion difficile à cerner, ambivalente, changeante selon les contextes et les rapports de force, très connotée négativement en Europe mais beaucoup moins, et souvent assumée comme un « élément positif », en Amérique latine, continent en butte à l’impérialisme le plus puissant. Il convient par conséquent de contextualiser le concept, de ne pas le séparer des conditions et spécificités historiques (tradition des « caudillos », domination étrangère…), d’examiner le contenu des politiques appliquées, et la place des couches populaires dans les processus. Ce concept (critiquable parce qu’il peut effacer les clivages de classes) contient souvent une critique radicale de la « démocratie libérale », de la société inégalitaire, de la corruption des élites… et peut parfois, il est vrai, verser dans le « tous pourris », comme lors de la crise argentine (« Qu’ils s’en aillent tous ! »). Et beaucoup l’étaient…

 

Être proche du peuple serait être « populiste »

En Europe, on l’oppose généralement à la démocratie, on l’assimile à l’autoritarisme, à l’anti-intellectualisme. Les présidents Chavez, Morales, Correa, qui mènent, étymologiquement, « une politique qui vise à défendre les intérêts du peuple » et tiennent leurs promesses, sont populistes donc autocrates. Gouverner pour le peuple et avec le peuple, dans un lien direct et permanent, condamne à être taxé de « dictateur ». Rechercher des formes complémentaires à une démocratie représentative dégradée, condamne à l’opprobre politique. Essayer de « démocratiser la démocratie », de trouver de nouveaux espaces d’expression et de pouvoir populaire, renvoie au goulag.

Au Venezuela, le régime prône la démocratie participative, mais tous les processus d’intermédiation, de légitimation par le vote, de séparation des pouvoirs, demeurent infrangibles. A côté de l’État classique émergent des formes de cogestion, de repolitisation de l’espace social, de déconcentration du pouvoir et de l’économie : coopératives, organisations et « missions » sociales, conseils communaux, organes de citoyenneté active, autogérant des projets de quartier… Il existe même un ministère de la Participation Populaire et le président peut être révoqué à mi-mandat (article 72 de la constitution). Populisme ? Fantasmes absolutistes des médias occidentaux ?

 

Et si l’actuel « populisme latino-américain » était la participation populaire aux chantiers d’émancipation ?

S’il y a des « chefs charismatiques », les « masses » ne sont nullement passives. Force est de reconnaître le rôle de Chavez, de ses discours, de son Verbe, dans la mobilisation des pauvres, et y compris dans une sorte de « communion » avec eux, jadis « invisibles ». Cette forme de démocratie didactico-pédagogique n’a rien de tyrannique.

Quand l’Europe ouvrira-t-elle les yeux écrivait en 1815 Simon Bolivar (« Lettre de Jamaïque ») ? « Elle n’aurait plus d’yeux pour reconnaître la justice ? »

 

Publié par le MPEP http://www.m-pep.org/spip.php?article1939

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 17:53

aaa Vendemiaire 2010 drapeaupar Bernard Giusti

 

Après l’ampleur du mouvement populaire de ces derniers mois, après la mobilisation initiée autour du refus de la réforme des retraites, mobilisation qui s’est rapidement muée en contestation du modèle de société libéral et néo-libéral, c’est-à-dire capitaliste, un certain nombre de nos camarades se prennent à douter et se demandent s’il est encore possible de renverser le cours des choses, s’il est encore possible d’imposer la volonté populaire à une classe dirigeante qui ne répond jamais que par le mépris à la colère qui gronde.

Les doutes et interrogations de ces camarades sont malheureusement légitimes : rarement un pouvoir en place n’a été aussi méprisant face aux aspirations du peuple. Ils sont légitimes aussi parce qu’au fil de la mobilisation l’écart s’est encore creusé entre la base, ceux qui sont sur le terrain et qui triment, et leurs représentants élus. Nombre de nos camarades estiment aujourd’hui que les décisions prises dans les principaux états-majors politiques et syndicaux ont empêché ce vaste mouvement populaire d’aboutir. Et de fait, si la tactique consistant à organiser des grèves et manifestations par intermittence a permis de démontrer la force des organisations syndicales et des partis politiques, cette même tactique poursuivie obstinément à un moment où la mobilisation des citoyens, qui clamaient leur exaspération mais aussi leurs espoirs dans la rue et sur leurs lieux de travail, cette même tactique, parce qu’elle a été poursuivie alors qu’il aurait fallu en changer en décrétant le blocage du pays, s’est révélée contre-productive et a conduit la plupart des militants, et des citoyens en général, au découragement et à l’incertitude.

Certains dirigeants syndicaux ont choisi, ouvertement ou tacitement, la voie de la collaboration avec le capitalisme. Ils nous présentent certaines réformes, dont celle des retraites ou celle de la Santé, comme inéluctables. Il conviendrait donc en quelque sorte de négocier afin d’en limiter les dégâts. Pour notre part, nous nous souvenons de ces paroles d’Henri Krasucki : « Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement»

Nous ne devons pas baisser les bras, nous ne devons pas nous laisser bercer par les sirènes de la collaboration avec le capitalisme. Oui, la lutte est dure. Elle est aujourd’hui d’autant plus dure qu’après l’imposition des réformes libérales malgré l’opposition massive des citoyens, les tenants du pouvoir et leurs sbires sont plus que jamais agressifs et méprisants - nous le voyons tous les jours en tant que délégués syndicaux. Elle est d’autant plus dure que l’idéologie capitaliste est diffusée à longueur de médias, dont la très grande majorité sont aux ordres. Mais particulièrement en cette période si difficile, nous avons le devoir d’affirmer et de réaffirmer nos idéaux, de défendre et d’imposer nos valeurs, qui reposent sur la justice sociale, le partage et la solidarité, sur l’égalité et la fraternité, et donc sur la liberté.

Alors, camarades : affirmons nos valeurs !

 

Bernard Giusti

Secrétaire Général CGT de l’hôpital Saint-Vincent de Paul

 

article publié sur

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1007

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