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Le site http://jooble-fr.com/

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Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

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Quelques conférences

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  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 17:25

 

31. janvier 2010

 

Députée européenne d’Europe Ecologie, Eva Joly a été juge d’instruction au pôle financier du Palais de justice de Paris, où elle a notamment été chargée de l’affaire Elf, puis conseiller du gouvernement norvégien dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière internationale.

 

Que vous inspire la polémique autour de l’affaire Clearstream?

C’est la parfaite illustration de l’absence d’indépendance du parquet. Chacun s’en rend compte aujourd’hui, on ne peut pas demander à un parquet aux ordres du pouvoir politique d’enquêter puis de requérir contre Dominique de Villepin. C’est incompatible avec la recherche de la vérité.

 

Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, assure avoir pris seul la décision de faire appel du jugement qui relaxait Dominique de Villepin.

Dans ce cas, pour convaincre l’opinion publique qu’il a agi en toute indépendance, nous pourrions demander à Jean-Claude Marin de rendre publics tous les rapports et toutes les notes administratives qu’il a forcément transmises à sa hiérarchie, comme c’est l’usage dans les dossiers sensibles. Comment croire qu’il a pris cette décision seul? Je suis, par ailleurs, mal à l’aise de voir qu’il annonce sa décision de faire appel à la radio dès le lendemain du jugement, alors qu’il avait dix jours pour réfléchir. Enfin, la ministre de la Justice ou Nicolas Sarkozy pouvait demander au parquet de se désister de son appel.

 

Le parquet est-il entièrement soumis à l’autorité du pouvoir politique?

 

L’affaire Villepin en est l’illustration. Jean-Claude Marin a requis en personne alors qu’il n’est pas venu le faire au procès Elf, quand il était procureur adjoint. Pourtant, l’affaire Elf était beaucoup plus grave, elle en disait beaucoup plus sur notre République que l’affaire Clearstream. Je note que Jean-Claude Marin s’est opposé récemment à ce qu’un juge d’instruction enquête sur les « biens mal acquis » de plusieurs chefs d’Etat de la « Françafrique ». Tout cela est cohérent et illustre bien l’absence d’indépendance du parquet.

 

Le fait que le président Sarkozy ait été partie civile au procès tout en étant le garant de l’indépendance de la justice pose-t-il problème?

 

Evidemment, il est très mal conseillé. Cela ne tiendra pas devant la Cour européenne des droits de l’homme, car il n’y a pas égalité des armes entre les parties. De toute façon, en droit, le cas Villepin relève de la Cour de justice de la République.

 

Que pensez-vous de la suppression du juge d’instruction?

 

C’est une réforme scandaleuse qui vise à supprimer les contre-pouvoirs, les juges d’instruction

comme les chambres régionales des comptes. Le juge d’instruction indépendant est indispensable, on le voit bien dans les affaires sensibles.

 

Que faudrait-il changer pour que justice et pouvoir politique fassent bon ménage?

 

 Il suffirait que la justice soit indépendante du pouvoir politique, comme dans toutes les démocraties avancées. Pour cela, il faudrait déjà faire nommer les procureurs sur proposition du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), comme les juges du siège.

 

Publié par Gaullisme.fr  http://www.gaullisme.fr/?p=4857

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 15:21

Un appel pour l’union du peuple de France

Claude Beaulieu, Geneviève Blache, Jean Lévy, Claude Gaucherand

mardi 2 février 2010, par Comité Valmy

Par cet appel, nous voulons dépasser les limites étroites, et combien faussées, de la tactique électorale. L’Arc Républicain de Progrès ne présente aucun candidat aux élections régionales de mars prochain.

C’est l’avenir de la France et de son peuple que nous voulons évoquer.

Ce qui est remarquable – et condamnable – c’est l’absence totale de référence à l’Union européenne dans tous les programmes proposés aux Français. Comme si notre pays était hors de l’UE, alors que 80% de nos lois ne sont que la simple traduction des directives de Bruxelles. La politique économique, sociale, militaire de notre pays est dictée hors de nos frontières. Depuis trente ans, les dirigeants européens, dont les nôtres ( de gauche comme de droite), fixent, loin de leurs peuples, les orientations capitales mises en pratique localement.

C’est une première ébauche de l’Europe fédérale des Régions, dans laquelle, chaque Etat serait réduit à n’être plus que quelques « Länder » de l’empire européen.

Des leaders politiques ne cachent pas leur adhésion enthousiaste à cette perspective. C’est le cas, entre autres de Jean-Paul Huchon, la tête de liste socialiste dans la région Ile-de-France, qui souhaite ouvertement la suppression des Etats Nations. Cette position est partagée par le PS, les Verts, le Modem, et bien sûr, par l’UMP, qui évite prudemment d’aborder publiquement la question.

Et le Front de Gauche ?

Certes, ses composantes – PCF, Parti de gauche – et leurs leaders contestent les effets de la politique européenne, mais sans jamais remettre en question l’intégration de la France au sein de l’Union. Ces partis ne sont pas avares de déclarations « anticapitalistes », de mises en cause du « patronat », mais c’est pour prôner une « autre Europe », une « Europe sociale ». Comme si cette éventualité n’était pas contradictoire avec la volonté des partisans de la construction européenne, depuis la CECA et à toutes ses étape, de bâtir un empire dominé par le capital international, et par là même, inféodé étroitement aux Etats-Unis et à leur politique atlantiste.

Le Front de Gauche, comme le NPA, font l’impasse sur la souveraineté du peuple de France et l’indépendance nationale, considérant ces notions comme dépassées et marquées du sceau du nationalisme rétrograde. En ciblant seulement sur Nicolas Sarkozy, le PCF et le Parti de Gauche ne permettent pas de faire la lumière sur l’identité de politique qui existe entre celle menée à Paris par le chef de l’UMP et celles pratiquée à Athènes et à Madrid, par des dirigeants socialistes, les orientations communes étant contenues dans les traités d’Amsterdam et de Lisbonne.

Malgré cela, PS et Front de Gauche se retrouveront unis sur une même liste au second tour des Régionales !

De ce fait, la « gauche de la gauche » contribue à brouiller le paysage politique, à égarer idéologiquement une partie de la population et à réduire ainsi les capacités de résistance de notre peuple. Comment, dans l’histoire de notre pays, de 1940 à 1944, envisager une Résistance qui aurait ignoré l’occupation allemande pour réserver ses coups au seul gouvernement de Vichy et à sa politique de réaction sociale ?

Car il faut le dire et le répéter : l’indépendance d’une nation est la condition première de sa souveraineté. Sans indépendance, sans souveraineté, il n’y a pas de libération sociale possible.

L’exemple des pays d’Amérique latine, groupés au sein de l’Alba, est là pour nous le prouver. S’ils n’avaient pas d’abord rompu les chaînes qui les asservissaient à Washington, et retrouvé leur faculté d’agir librement, ni le Venezuela, ni la Bolivie, ni l’Equateur n’auraient pas été en mesure de pratiquer une politique progressiste et de conduire leurs peuples sur le chemin du socialisme. S’il n’avait pas mis l’indépendance nationale au premier rang de ses priorités, Cuba serait redevenu une colonie étatsunienne, comme du temps de Batista.

Ces vérités doivent être prises en compte en Europe et en France particulièrement.

Elles sont à la base du regroupement de familles politiques diverses, effectué au sein de l’Arc Républicain de Progrès et de sa démarche politique d’union du peuple de France.

L’ARP, contrairement au Front de Gauche, vise à rassembler sur le triptyque

UNE FRANCE INDEPENDANTE,

UNE NATION SOUVERAINE,

UNE REPUBLIQUE LAÏQUE ET SOCIALE

Ces trois notions sont inséparables dans notre combat. C’est pourquoi entre l’Arc Républicain de Progrès et le Front de Gauche, il faut choisir !

Claude Beaulieu, Geneviève Blache, Jean Lévy (membres de la direction du Comité Valmy)

Pour soutenir cet appel, répondre sur le forum ou envoyer les signatures à info@comite-valmy.org

 

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 14:16

 

Par Tom ELEY

dimanche 31 janvier 2010

 

(les termes mis entre crochets […] sont des corrections de Vendémiaire)

 

L’administration Obama a pris des mesures extraordinaires pour empêcher les Haïtiens désespérés d’entrer aux Etats-Unis depuis que le tremblement de terre du 12 janvier a dévasté la nation caribéenne, tuant environ 200.000 personnes, faisant au moins 1,5 million de sans-abris et faisant 1 million d’enfants orphelins. L’effort pour empêcher les Haïtiens d’entrer au pays — incluant les blessés qui recherchent un traitement médical — illustre que la priorité de l’intervention menée par les Etats-Unis n’est pas de sauver des vies, mais d’établir un contrôle militaire sur la population.

 

Cinq navires de la garde côtière américaine ont rejoint des navires de la marine américaine déployés sur les côtes haïtiennes — pas pour livrer de la nourriture, de l’eau ou des médicaments aux malades et aux mourants, mais pour arrêter les Haïtiens qui pourraient tenter de s’échapper. Le commandant de la garde côtière, Chris O’Neil, a dit au New York Times que tous ceux qui [tenteraient] de fuir Haïti seraient capturés et [renvoyés], mais que, jusqu’à maintenant, son unité n’a pas été témoin d’une tentative. « Rien, zéro, a dit O’Neil, et pas d’indice qui nous montre que quelqu’un est en train de faire des préparations pour faire une telle tentative. »

 

Les responsables américains ont dit qu’il y a peu de preuve que les Haïtiens [rejoignent] les Etats-Unis, mais « ils s’inquiètent que dans les prochaines semaines, les conditions de vie qui iront en se dégradant en Haïti [puissent] encourager un exode. » Le fait que les responsables américains planifient des « conditions qui iront en se dégradant en Haïti lors des « prochaines semaines » — au-delà de la situation désespérée qui règne là-bas maintenant — est une [reconnaissance] flagrante que Washington n’a pas l’intention de rendre les secours disponibles au plus grand nombre, encore moins de rebâtir Haïti.

 

L’administration Obama fait aussi des plans pour incarcérer les Haïtiens qui pourraient risquer le dangereux voyage en mer jusqu’aux Etats-Unis qui, chaque année, coûte la vie [à des] centaines de personnes. Des responsables ont dit au Times qu’ils « ébauchent des plans pour ramasser tout bateau qui transporte des immigrants illégaux et les envoyer à Guantanamo Bay » — la base militaire américaine à Cuba qui est célèbre pour ses abus [concernant les] « terroristes suspectés ». Le département de la sécurité intérieure a annoncé qu’il allait vider des espaces dans sa prison de déportés du sud de la Floride, le Krome Service Processing Center, au cas où un flot d’Haïtiens arriverait.

 

Le porte-parole du département d’Etat américain, Noel Clay, a annoncé que les Etats-Unis n’assoupliraient pas leurs conditions pour l’obtention d’un visa pour les Haïtiens. La politique stricte de visa s’étend aux 1 million d’orphelins qui sont estimés provenir du tremblement de terre — 10 pour cent de la population haïtienne. Le secrétaire du département de la sécurité intérieure, Janet Napolitano, a dit lundi que les Etats-Unis prendront une poignée d’orphelins sur « parole d’honneur humanitaire ». La politique s’applique à ceux qui avaient des papiers d’orphelins avant le tremblement de terre et qui devaient déjà être adoptés par des familles américaines. Lundi, environ 50 enfants haïtiens dont toutes les formalités pour leur adoption aux Etats-Unis avaient été remplies sont arrivés à Pittsburgh, à l’Hôpital pour enfant de la Pennsylvanie, après que leur orphelinat se soit effondré dans le tremblement de terre.

 

Le département d’État a même refusé d’octroyer des visas à des Haïtiens malades ou mourants pour qu’ils puissent être traités dans un hôpital d’urgence adjacent à l’aéroport de Miami. Le Dr William O’Neill, le doyen de la faculté de médecine de l’Université de Miami qui a créé l’hôpital, a affirmé que cette politique était « plus qu’absurde ». Le département d’Etat est dirigé par Hillary Clinton qui, avec son mari l’ancien président américain Bill Clinton, prend la posture d’un ami des survivants au tremblement de terre en Haïti.

 

Les mesures prises pour empêcher les Haïtiens de chercher refuge aux Etats-Unis sont presque sadiques. Alors que les Etats-Unis ont refusé de donner la permission d’atterrir à Port-au-Prince à de nombreux avions d’aide, tous les jours un avion-cargo de l’armée de l’air américaine survole pendant des heures les zones sinistrées pour émettre le message suivant en créole : « Écoutez, ne tentez pas de quitter le pays par bateau. Si vous tentez de faire cela, vous ne ferez qu’empirer vos problèmes. Parce que, pour être honnête avec vous, si vous pensez que vous pourrez atteindre les Etats-Unis et que les portes vous seront ouvertes, ce ne sera pas le cas. Et vous serez interceptés sur la mer et [renvoyés] là d’où vous êtes partis. »

 

Le Miami Herald a rapporté mardi que les Etats-Unis avaient interdit tous les vols commerciaux en provenance d’Haïti non pas à cause des dommages à l’aéroport, mais parce qu’on ne pouvait pas déterminer si les passagers potentiels se trouvaient sur une liste d’interdiction de vol [ni] les faire passer par des détecteurs de métal. Spirit Airlines et American Airlines ont des vols cargos et amènent des travailleurs de l’aide humanitaire à Port-au-Prince depuis le lendemain du tremblement de terre, mais leurs avions reviennent toujours avec des « centaines de sièges vides ». Une des rares exceptions à cet état de fait [:] lundi dernier quelques douzaines d’étudiants américains et le journaliste américain de Fox Geraldo Rivera ont obtenu l’autorisation de prendre l’avion du secrétariat d’Etat et sont revenus aux Etats-Unis sur un vol de Spirit.

Spirit et American ont dit qu’ils recevaient beaucoup de demandes pour des vols hors de Haïti et qu’ils perdaient de l’argent. « Les gens nous appellent continuellement » pour des vols hors de Haïti a dit la porte-parole de Spirit, Misty Pinson, au quotidien The Herald. « Nous sommes submergés. »

Le département d’Etat a exempté les vols nolisés privés provenant de Haïti des exigences « anti-terroristes ». Ces compagnies peuvent prendre des passagers qui louent des avions pour 4000 $ l’heure ou qui peuvent payer 1000 $ pour un aller vers la Floride.

 

L’indifférence complète et la cruauté de l’embargo américain contre les Haïtiens venant aux Etats-Unis furent mises en relief par un reportage en direct diffusé mardi lors des nouvelles de la radio de CBS décrivant les milliers de résidents de Port-au-Prince remplissant les plages dans un effort désespéré pour embarquer dans des bateaux déjà surpeuplés.

Les efforts des Etats-Unis pour garder les réfugiés haïtiens hors du pays font contraste avec leurs efforts, menées par Bill Clinton, pour promouvoir le transfert des ateliers de misère de vêtements en Haïti. La pauvreté extrême en Haïti est le résultat de décennies de domination du capitalisme américain.

 

Les travailleurs américains doivent rejeter cette dernière tentative de victimisation des Haïtiens et demander qu’ils leur soient permis de s’installer aux Etats-Unis avec tous les droits.

 

Pendant ce temps, l’opération de secours — le soi-disant objectif de la présence militaire américaine — s’est avérée être une telle débâcle que même les médias ont été forcés d’admettre l’échec évident à livrer de la nourriture, de l’eau et des médicaments au peuple haïtien.

Très rapidement après le tremblement de terre, l’armée américaine a pris l’aéroport de Port-au-Prince et a pris le contrôle du port de la capitale de la ville, qui est largement détruit. Des flottilles navales et de la garde côtière ont été rapidement déployées dans les eaux d’Haïti. Des milliers de soldats ont été déployés.

Mais, non seulement l’armée américaine n’a pas fourni une aide significative aux Haïtiens lors de la dernière semaine, pendant laquelle des dizaines de milliers d’individus sont morts sous les immeubles effondrés ou par l’absence de nourriture, d’eau et de médicaments de base, [mais elle] a, en fait, joué un rôle contre-productif, ordonnant à des douzaines de vols contenant de l’aide de rebrousser chemin. Ces vols provenaient des organisations de secours aux sinistrés d’autres pays.

L’armée américaine a prétendu que les détournements d’avion [étaient] le résultat de [la] congestion [de] l’aéroport. Mais, 40 pour cent de tous les atterrissages ont été militaires — un de ces atterrissages étant l’avion Air Force Cargo qui a fait des vols en cercle chaque jour au-dessus du pays afin d’avertir les Haïtiens de ne pas aller aux Etats-Unis.

 

La décision d’ordonner à des vols transportant des docteurs, des infirmières et des vivres de rebrousser chemin a sans doute eu comme conséquence des milliers de morts. Médecins sans frontières a dit que, pendant la fin de semaine, cinq de ses vols n’ont pas eu la permission d’atterrir à Haïti, mais furent plutôt détournés vers la République dominicaine. Benoit Leduc, le chef des opérations de l’organisation, a dit que les délais encourus ont coûté des « centaines de vies ». La Croix-Rouge a aussi dit que ses avions n’avaient pu atterrir pendant la fin de semaine.

Dans un communiqué de presse mardi, Médecins sans frontière a dit que ses avions sont encore en train d’être [renvoyés]. Un avion-cargo transportant 12 tonnes d’équipements, de médicaments et d’équipements chirurgicaux a été retardé trois fois dans la nuit de dimanche, selon le communiqué.

Les centaines de vols militaires qui ont atterri n’ont fourni que peu d’aide. S’il y avait des preuves que les soldats américains fournissent de l’aide, [il est] certain que les médias américains les télédiffuseraient de manière incessante. Des soldats ont dit qu’ils n’avaient toujours pas quitté leurs navires de guerre et leur base à l’aéroport. Ils « n’ont, pour la majeure partie, pas été une présence significative dans les rues », comme le New York Times l’a dit de manière charitable.

 

Il y a eu une exception mardi matin, lorsque les médias ont diffusé des images d’hélicoptères de l’armée américaine atterrissant devant le palais national effondré, où des dizaines de milliers d’Haïtiens ont attendu pendant près d’une semaine en ne recevant pratiquement aucune aide. Les soldats ont distribué du matériel de secours, mais ils ont aussi sembler construire un centre de commande, situé symboliquement au même endroit que le siège du gouvernement haïtien.

 

L’ambassade américaine en Haïti prétend qu’elle n’a pas été en mesure de livrer le matériel nécessaire « pour des raisons de sécurité ». Il est donc sous-entendu que les vies des travailleurs humanitaires sont mises en danger par des Haïtiens « pilleurs ». En fait, il n’y a pas eu un seul cas rapporté de travailleurs humanitaires attaqués par des Haïtiens. Comme le Wall Street Journal de mardi l’a noté, « Les responsables américains ont pointé du doigt les questions de sécurité pour le retard dans l’approvisionnement en aide. Mais, une équipe de docteurs cubains a été vue lundi en train de traiter des centaines de patients sans qu’il n’y ait de fusil ou de soldat visible. »

Même si de tels dangers existent, cela ne ferait que soulever la question de ce que l’armée américaine fait en Haïti si ses milliers de soldats ne sont pas en train d’amener l’aide humanitaire à la population ou de protéger ceux qui le font.

 

Étant donné les preuves de plus en plus grandes qu’elle entrave les opérations de sauvetage, l’armée américaine fut contrainte mardi de nier la nature évidente de sa mission en Haïti. « Il y a eu des reportages dans les actualités selon lesquels les Etats-Unis envahissent Haïti », a dit le colonel Kane de l’armée américaine. « Nous n’envahissons pas Haïti. C’est ridicule. Il s’agit d’aide humanitaire. »

Le colonel Kane [l’a] déclaré aux journalistes à l’aéroport de Port-au-Prince « qui en est venu à ressembler à une base militaire américaine, où des hélicoptères décollent et atterrissent sans cesse », selon le New York Times. Ce qui reste du gouvernement haïtien doit se réunir dans un poste de police adjacent à l’aéroport.

 

La présence militaire internationale à Haïti, sous direction des Etats-Unis, continue à gagner en importance. Les soldats américains et internationaux ont maintenant l’autorité de réprimer la population en vertu d’un décret du gouvernement haïtien promulgué hier à la demande de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.

On s’attend à ce que les forces américaines en Haïti même et au large du pays atteignent 11.000 personnes au cours des prochains jours. Le Pentagone a dit que le 22e corps expéditionnaire de la marine arrivera bientôt à l’ouest de Port-au-Prince.

Les soldats canadiens, au nombre d’environ 2000, seront déployés dans les villes dévastées de Léogâne et de Jacmel, près de l’épicentre du tremblement de terre au sud-ouest de Port-au-Prince. Le Canada a envoyé deux navires de guerre auxquels se joindront bientôt des navires de l’Italie, de l’Espagne et du Venezuela.

Le Conseil de sécurité des Nations unies qui s’est réuni mardi dernier à New York a approuvé l’envoi de 3500 soldats et agents de police supplémentaires en Haïti. Avec ces nouvelles troupes, l’ONU aura 10.500 [soldats] dans ce pays.

 

Alors que plus de soldats sont dépêchés sur les lieux, les efforts internationaux d’aide sont loin d’être suffisants pour satisfaire aux besoins de nourriture, d’eau et de soins. Ces efforts jusqu’à présent ont résulté en ce que seulement « une petite fraction de l’aide promise a pu se rendre [auprès des] centaines de milliers de Haïtiens qui en ont désespérément besoin » selon une évaluation qu’a faite le Guardian de l’aide distribuée mardi dernier.

 

La recherche [de] survivants dans les décombres des immeubles qui se sont écroulés n’a sauvé que 90 personnes à ce jour selon les chiffres de l’ONU. L’espoir diminue, mais deux femmes ont été extirpées des décombres d’un immeuble de l’université mardi dernier et les équipes de sauvetage ont pu détecter des battements cardiaques au moyen d’équipements sophistiqués sous les décombres d’une banque.

Malgré le fait que des experts affirment que des victimes sont toujours en vie sous les ruines des villes d’Haïti, l’armée américaine a dit qu’il était [temps] de mettre un terme aux opérations de recherche et de sauvetage. « Nous nous attendons à passer très bientôt de la phase de recherche à une phase de reconstruction », a dit le général de la marine Daniel Allyn, l’adjoint au commandant des forces américaines en Haïti.

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), une agence de l’ONU basée à Rome, seulement 250.000 rations alimentaires quotidiennes auraient été distribuées à ce jour, la moitié de ce nombre par l’armée américaine. Le PAM a réussi a distribuer environ 50.000 rations lundi passé, environ la moitié du nombre prévu. Les Etats-Unis ont commencé mardi à parachuter de la nourriture et de l’eau. La première semaine de la crise, le Pentagone a refusé de considérer cette méthode de distribution en disant que cela finirait en émeutes.

 

Des journalistes ont rapporté des scènes d’horreur et de peur à Port-au-Prince. Des dizaines de milliers de Haïtiens quittent la capitale pour la campagne, soit à pied, soit en s’entassant dans des autobus et des bateaux. Des camions servant habituellement à la collecte des ordures viennent déposer des centaines de corps dans des fosses communes.

A cause du manque d’antibiotiques et d’autres médicaments, beaucoup d’amputations sont réalisées d’une façon sommaire, souvent sans morphine ou autre antidouleur, dont on manque partout. Des docteurs et des infirmières au comble du désespoir continuent à demander des anesthésiants, des scalpels et des scies pour amputer les membres écrasés, selon Associated Press. Un représentant de Médecins sans frontières a dit que les chirurgiens de son hôpital de première ligne à Cité Soleil ont été forcés d’acheter une scie au marché local pour pouvoir réaliser des amputations après qu’un autre de ses avions [se soit] vu refuser la permission par l’armée américaine d’atterrir à Port-au-Prince.

« C’était l’amputation ou la mort », a dit à NBC le Dr Nancy Snyderman, travaillant pour l’aide humanitaire. « Il y a beaucoup d’infections secondaires. C’est la principale cause de mort actuellement. »

« Dans un pays où il est si difficile de survivre en temps normal, cela devient presque impossible pour un amputé. Cela soulève immédiatement la question de ce qui viendra ensuite », a déclaré Snyderman. « On ne trouve pas de prothèses dans ce pays qui sera bientôt un pays d’orphelins et d’amputés. »

« J’ai vu des bébés dont le crâne était fendu comme un melon d’eau », a-t-elle continué. « Les médecins ne pouvaient rien faire que de leur bander la tête, les couvrir et les laisser mourir. »

 

L’indifférence de Washington devant ces horreurs est palpable. Après avoir vu des chirurgiens stériliser leur équipement avec de la vodka, Bill Clinton, en tête des opérations de sauvetage, a déclaré « C’est incroyable ce que les Haïtiens peuvent accomplir. »

Avant la visite de Clinton, l’hôpital a été mis sous la protection de 100 parachutistes américains, a rapporté l’Agence France-Presse. Les parachutistes refoulaient les foules désespérées de Haïtiens aux portes de l’hôpital.

 

Tom Eley

 

 

http://www.wsws.org/francais/News/2010/jan2010/hait-j26.shtml

(Article original anglais paru le 20 janvier 2010)

URL de cet article http://www.legrandsoir.info/Washington-ferme-la-porte-aux-refugies-haitiens.html

Comité Valmy http://www.comite-valmy.org/spip.php?article498

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Published by Tom Eley Comité Valmy - dans Caraïbes
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 17:56

 

Toute la gauche est attendue au tournant sur la question des retraites. Les grandes grèves de 1995 et 2003 ont prouvé que les salariés sont attachés au système solidaire de retraite par répartition. Mis en place à la Libération dans une France en ruine, héritage du programme du Conseil national de la Résistance, ce modèle a permis aux retraités de sortir de la misère.

 

Les coups portés par Balladur en 1993 et Fillon en 2003 furent autant de pas en avant vers un régime concurrentiel avec des retraites placées au grand casino de la finance mondiale. Sarkozy, l’associé du Medef, souhaite repousser l’âge de départ en retraite au-delà de soixante ans.

 

Toute la gauche politique, associative et syndicale devrait être rassemblée pour défendre l’une des plus grandes conquêtes sociales issues de la victoire de mai 1981. Des millions de salariés épuisés par une vie de labeur ont pu ainsi bénéficier de cinq années supplémentaires pour voyager, se cultiver, profiter de leurs petits-enfants, bref jouir pleinement de la vie. Mitterrand avait raison quand il disait que la retraite à soixante ans avait « ajouté de la vie aux années » ! Cette mesure, mise en place il y a vingt-neuf ans, serait-elle devenue un luxe dans une France deux fois plus riche qu’à l’époque ? On n’ose y croire !

 

« Vont-ils bazarder la retraite à soixante ans ? », comme le titrait l’Humanité du 20 janvier ? On espère que non. Mais il est sûr que nous serons des millions à la défendre ! Cet acquis de civilisation a permis d’élever l’espérance de vie et d’assurer des pensions décentes à tous les travailleurs.

On voudrait nous faire croire que l’urgence est de travailler plus longtemps même si, dans la réalité, l’âge de départ moyen est de cinquante-huit ans. En France, deux salariés sur trois ne travaillent plus à soixante ans et la durée moyenne de cotisation n’a jamais dépassé trente-sept annuités ! Et si un salarié sur trois est contraint de dépasser les soixante ans, c’est pour éviter un niveau de retraite trop bas. Les grandes entreprises jettent les salariés de plus de cinquante-cinq ans comme des Kleenex, alors que, par le travail de toute une vie, ils ont créé des richesses, de plus en plus accaparées par les profits.

 

Les jeunes n’ont pas à payer demain les choix faits aujourd’hui en leur nom. Maintenir des salariés qui sont en activité depuis si longtemps et qui légitimement aspirent à la retraite, c’est autant d’emplois en moins pour les jeunes qui rentrent dans la vie active. Des salariés fatigués d’un côté, des jeunes chômeurs de l’autre : on marche sur la tête. Un emploi stable est une condition essentielle pour permettre à chaque jeune de construire sa vie et de mener à bien ses projets.

 

Il semble que ce soit une phrase mal bâtie qui ait fait croire que le Parti socialiste allait accepter la remise en cause de ce droit fondamental à la retraite à soixante ans. Ce serait un mauvais coup pour toute la gauche. En 2008, le PS a affirmé unanimement « lutter pour la préservation de l’accès à la retraite à soixante ans, conquête sociale majeure ». De même, les Jeunes Socialistes ont choisi de défendre « le système de protection sociale, notamment le système de retraite par répartition avec un âge de départ à soixante ans » lors de leur dernier congrès. A ce jour, aucune décision collective n’est venue remettre en cause cette position.

 

Pour pérenniser ce système, des solutions existent : augmenter les recettes des caisses de Sécu en menant une lutte acharnée contre le chômage, rapprocher les durées réelles du travail de la durée légale à trente-cinq heures, augmenter les salaires, moduler les cotisations sociales salariales et patronales et récupérer les 65 milliards d’euros cachés dans les niches fiscales. Le but doit être de garantir des retraites à 75 % de reversement, aucune n’étant inférieure au smic. En un mot, il faut d’abord redistribuer les richesses. Du capital vers le travail.

 

Jean-François Claudon, Julien Guérin, Simon Thouzeau

 

Tribune parue dans l’Humanité du 25 janvier 2010

 L’article sur le site de l’humanité

 

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 15:53

 

Pour une réforme de gauche de l’assurance-maladie

dimanche 31 janvier 2010

 

Notre assurance maladie est au bord du gouffre.

La droite cherche à utiliser le déficit conjoncturel creusé par la crise pour accentuer son offensive. Elle entretient, tout à fait consciemment, un déficit « structurel », en refusant toute augmentation des cotisations sociales patronales alors que le vieillissement de notre population ne peut qu’entraîner une augmentation des dépenses de santé.

Elle s’attaque au financement de l’assurance-maladie, en déplaçant le « curseur » de ce financement de l’assurance maladie obligatoire vers les mutuelles, les sociétés d’assurance et les dépenses restant à la charge des ménages.

Dans le même temps, elle laisse filer les honoraires des médecins libéraux et ne fixe aucune limite aux profits de l’industrie pharmaceutique. Pire, par la tarification à l’activité et l’instauration d’Agences Régionales Sanitaires, elle livre progressivement l’hôpital public aux multinationales de la santé et aux fonds de pension anglo-saxons.

Il ne suffit donc pas, comme l’a fait D&S (N° 169/170 de novembre/décembre 2009) de faire le constat des dégâts causés par la politique de la droite, il faut également proposer une réforme de gauche de l’assurance-maladie. Cette réforme urgente devrait reposer sur quatre piliers.

L’ensemble des soins devrait progressivement être pris en charge à 100 % par l’assurance-maladie.

Ce principe est le seul qui permette d’assurer l’égalité de tous devant l’accès aux soins.

Les tickets modérateurs, les franchises se sont avérés être autant de tickets d’exclusion. Ils doivent disparaître, comme le secteur II, le secteur optionnel des médecins libéraux et le forfait hospitalier qui sont autant d’obstacles à l’égalité des soins.

La mise en œuvre de ce principe implique de se préoccuper de l’avenir des Mutuelles et donc de trancher entre deux options. Soit l’intégration des mutuelles à l’assurance maladie obligatoire ; c’est ce que préconise le Syndicat de la Médecine Générale en faisant référence au régime d’Alsace-Moselle où la couverture obligatoire est de 90 %. Soit un recentrage progressif de l’activité des mutuelles vers les actions de prévention et de réinsertion. C’est ce que préconise l’Union des Mutuelles Solidaires, en accord avec le principe d’une prise en charge des soins à 100 % par l’assurance-maladie.

Un véritable service de santé publique devrait être mis en place

Assurer la priorité à la prévention

80 % de la santé provient de l’environnement, des conditions de vie et de travail. C’est en priorité sur ces conditions qu’il faut agir. Un effort particulier devrait être fait pour les conditions de travail et la reconnaissance des maladies professionnelles telles que le stress, les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) qui sont la première cause de pathologie professionnelle en France … La visite médicale annuelle des salariés devrait être rétablie et une médecine du travail indépendante du patronat devrait être renforcée.

L’hôpital public devrait être au cœur du système solidaire

Ce qui implique l’abrogation de la tarification à l’activité, et de la loi Hôpital Santé Territoires dite « loi Bachelot », la suppression des Agences Régionales de Santé. Ce qui implique, ensuite, un moratoire sur les fermetures de lits, de structures hospitalières et les restructurations, comme le propose la Coordination nationale de défense des hôpitaux de proximité. Ce qui implique, enfin, un plan de création d’emplois en quantité comme en qualité en lien avec la formation des personnels de santé et des futurs médecins.

Une planification sanitaire égalitaire devrait être mise en place

Elle suppose le rétablissement de la carte sanitaire nationale supprimée 2004 et l’instauration d’une planification sanitaire sous la responsabilité de l’Etat, seul à pouvoir garantir le maillage territorial et assurer l’égalité d’accès aux soins, la sécurité et la proximité territoriale. Elle suppose, ensuite, la suppression du numerus clausus pour les études médicales et paramédicales. Elle suppose, enfin, la suppression progression de la liberté d’installation des médecins libéraux.

Des réseaux ville-hôpital performants devraient être instaurés

Ce qui nécessiterait la mise en place de réseaux ville-hôpital, de centres de santé, de structures de soins à domicile répondant aux besoins de santé publique et prenant en charge le malade dans son intégralité physique et sociale.

Dans ce cadre, le paiement à l’acte des médecins libéraux devrait être progressivement remis en cause.

L’industrie pharmaceutique devrait être remaniée

Une réforme de gauche de l’assurance-maladie devrait signifier l’abrogation des accords qui permettent à l’industrie pharmaceutique de fixer librement le prix des médicaments.

Cette réforme devrait instaurer une véritable politique du médicament qui permette à l’État et à l’assurance maladie de contrôler cette industrie déterminante pour l’équilibre de l’assurance-maladie. Ce contrôle devrait s’effectuer depuis la recherche jusqu’à la distribution en officine en passant par l’autorisation de mise sur le marché et la décision de remboursement.

Une véritable politique du médicament devrait lever touts les obstacles mis par l’industrie pharmaceutique à la généralisation des médicaments génériques. Ce qui impliquerait des autorisations de mise sur le marché restrictives pour les molécules faussement innovantes, des essais cliniques comparatifs systématiques, le raccourcissement de la durée des brevets, la création d’un organisme public totalement indépendant des laboratoires pharmaceutiques qui assure la formation et l’information des médecins dans le domaine du médicament.

Restaurer la démocratie sociale

La droite, avec la loi Douste-Blazy de 2004, a donné l’essentiel des pouvoirs de l’assurance-maladie au directeur de l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie (UNCAM) et donc à l’Etat. Mais, c’est pour mieux, dans un deuxième temps, privatiser notre système de santé.

La gauche devrait donc opposer à cette trajectoire infernale d’étatisation-privatisation le principe de la démocratie. Ce principe impliquerait l’abrogation de la loi « Douste-Blazy.

Et le rétablissement des élections à la Sécurité sociale afin de permettre aux salariés de décider de la gestion de leur salaire indirect (les cotisations sociales) et d’abolir le « paritarisme » imposé par de Gaulle en 1967. Dans le « paritarisme », 1,5 millions d’employeurs pèsent autant que 20 millions de salariés. Le seul suffrage réellement démocratique serait celui qui appliquerait le principe « Un ayant droit majeur, une voix ».

Un financement solidaire

Le déficit conjoncturel d’environ 6,5 milliards d’euros de l’assurance-maladie n’a pas, par définition à être comblé, pas plus que le déficit conjoncturel de l’ordre de 20 milliards d’euros pour l’ensemble de la Sécurité sociale. Le retour de la croissance devrait mécaniquement permettre de les combler. Encore faudrait-il que les politiques économiques menées par l’Etat permettent à la fois ce retour à la croissance et la modification du contenu de la croissance.

Le déficit « structurel », de l’ordre de 3,5 milliards d’euros pour l’assurance-maladie, ne pourrait être comblé qu’en prenant le mal à la racine. La cause essentielle de ce déficit réside dans le blocage de la part patronale des cotisations sociales depuis 20 ans. Ce blocage devrait cesser et cette part patronale devrait augmenter progressivement de façon à combler ce déficit.

Cette augmentation, qui devrait perdurer en fonction de l’augmentation des besoins de santé d’une population vieillissante et des progrès de la médecine, commencerait à rééquilibrer la perte plus de 100 milliards d’euros annuels, confisqués par les profits aux dépens des salaires, directs et indirects (les cotisations sociales).

Sans ce rééquilibrage, ni notre système d’assurance-maladie, ni notre système de retraite par répartition, ni notre système d’assurance chômage ne pourront être sauvés. Toute réforme qui passerait à côté de ce rééquilibrage, quel que soit son habillage, ne pourrait empêcher la catastrophe qui menace notre système de protection sociale.

Les cotisations sociales devraient être l’instrument privilégié du financement de l’assurance-maladie. Elles présentent, en effet, un double avantage sur le financement par l’impôt.

Tout d’abord, l’augmentation de la part patronale des cotisations sociales a l’avantage de frapper l’ensemble des profits des entreprises, à la racine, au moment de la formation des revenus primaires, salaires et profits.

Les cotisations maladies, ensuite, ne peuvent être utilisées qu’à financer les dépenses de santé. Il n’en va pas de même des impôts qui, à la différence des cotisations, peuvent être utilisées à financer n’importe quelle dépense publique.

Le débat, au sein de la gauche, sur le financement de l’assurance-maladie par l’impôt ou les cotisations sociales est important. Il ne doit cependant pas nous faire perdre de vue l’essentiel : ce qui nous menace aujourd’hui, c’est le mode de financement que veulent nous imposer Sarkozy et la droite, un financement par l’augmentation des primes des assurances complémentaires et le financement direct des patients. Un financement qui serait à l’exact opposé du financement solidaire que nous souhaitons tous, à gauche.

Jean-Jacques Chavigné

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http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2065

 

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 12:01

aaa Vendemiaire 2010 drapeau

par Jean Maffioletti

 

Voilà un titre à réjouir journalistes et philosophes à la TV. Politiquement correct. A l’absence près d’Hitler, de Mussolini et de tous les méchants apparentés, de Pinochet à Saddam Hussein. C’est un exercice académique que d’introduire un nouveau au panthéon des monstres, mais à force d’être trompeuses les apparences se muent parfois en évidences.

 

Au chapitre IV des ses Discours sur la première décade de Tite Live Machiavel expose déjà – ou expose toujours – l’idée qui forme le sol d’une pensée dont la république, quelque soit sa forme, constitue l’horizon : « Dans toute république il y a deux partis, celui des grands et celui du peuple. » Parlant de Rome il ajoute : « Les soulèvements d’un peuple libre sont rarement pernicieux à sa liberté. Ils lui sont inspirés communément par l’oppression qu’il subit ou par celle qu’il redoute. » Lorsqu’il ne parle plus de Rome, qu’il faut tenir pour quelque chose comme le monde des idées de Platon (cum grano salis) et qu’il descend dans le monde des ombres et des apparences, ou si l’on préfère, dans le monde sublunaire aristotélicien, il semble qu’il analyse de toutes autres réalités. Ainsi la révolte des Ciompi, au livre III de ses Histoires florentines, évoque une insurrection des basses classes qui fit trembler Florence au XIVe siècle. L’événement est traité sur le modèle de la Conjuration de Catilina telle que la rapporte et l’analyse l’historien latin Salluste : Catilina le séditieux qui tentait fortune contre la république en s’appuyant sur les bas-fonds et les fils de famille dépravés. Même dans la Rome vertueuse quelque chose ébranle déjà les fondements de la république et de la liberté. Or le présent de l’Italie ne connaissait même pas de république « bien constituée ».

 

Les Histoires florentines narrent le surgissement d’une plèbe immonde et insoupçonnée dont use le principal chef du mouvement, Michele di Lando, allié à Salvestro de medicis, pour réduire à quia la noblesse et les grandes fortunes de la laine et du commerce. Puis il se retourne contre les insurgés, anéantit leurs troupes de bric et de broc, jette aux chiens les premiers fondements tout juste posés d’une république des pauvres et opère un travail d’alchimiste en séparant le plomb de l’or : énergiquement étrillées les basses classes sans statut sont renvoyées à leurs soupentes et à leurs caves tandis que leurs alliés des métiers artisanaux – gens d’ordre et de bien en définitive – voient leurs positions politiques très confortées face à l’aristocratie et aux fortunes, qui ne peuvent pour lors que plier. Cette bizarrerie hiérarchique, cette sorte particulière de révolution restaura d’abord un calme relatif. Mais Machiavel écrit : « Comme il en résultat d’abord en divers temps des suites très graves, et dont nous aurons souvent occasion de parler, nous appellerons l’une de ces factions le parti du peuple et l’autre celui de la plèbe. » Façon lucide, percutante même, de désigner in absentia le troisième élément ; le tiers exclu de la République. La construction du chapitre sur les ciompi  (dont on n’a donné ici qu’un schéma très partiel) parce qu’il est formé sur le modèle de la Conjuration de Catilina, évoque une identité entre Rome et Florence dans l’incontrôlable ; dans l’impossible discours sur la république. Mais c’est l’Histoire – par exemple l’arc tendu entre les deux cités – qui permet de penser à la fois l’universalité du processus d’affrontement, l’unicité du principe républicain (la solution la meilleure ; Machiavel n’est pas relativiste en ce sens là, malgré les apparences) et la spécificité pragmatique de chaque solution. C’est tout cela que doit prendre en compte le jugement politique. En tout cas il conclut ainsi la fin de la révolte : « Ces succès médusèrent la populace et ramenèrent à la raison les meilleurs des artisans, qui comprirent quelle honte c’était pour eux, après avoir dompté la superbe des nobles, de supporter la puanteur de la plèbe. » Le début du livre IV sonne comme une seconde conclusion : « Les cités qui se gouvernent sous le nom de république, surtout lorsqu’elles sont mal constituées, passent souvent, par leurs révolutions, non pas, comme bien des gens le croient, de la liberté à la servitude, mais de la licence à la servitude et vice versa. Car ni les pourvoyeurs de la licence – les popolani (le vulgaire, ndlr) – ni ceux de la servitude – les magnats- ne se réclament d’autre chose que du nom de la liberté ; ce qu’ils veulent tous c’est s’affranchir, les uns des hommes, les autres de la loi. » Etranges propos. Ils mériteraient une grande attention. En tout cas ils semblent éloignés des lignes sur la bénéfique division et l’harmonieux combat des patriciens et du peuple dans la république antique. Il est question de « cités qui se gouvernent sous le nom de république ». Et question aussi de « républiques mal constituées ». N’est pas romain qui veut. Le modèle est derrière et l’objectif devant. Il est en Amazonie des tribus où le futur se situe toujours dans le dos du locuteur. En son langage il marche à reculons ; le présent appartient au passé. Il est ce que l’on voit, c'est-à-dire ce qui est déjà déroulé. On a toujours le futur dans le dos.

 

Mais revenons à nos moutons. En 1530 Francesco Guicciardini publie ses Considérations à propos des Discours de Machiavel. A propos du chapitre IV il soutient que la discorde entre patriciens et plébéiens fut une mauvaise et non une bonne chose. Il veut que toujours et partout la concorde vaille mieux que la discorde. Pourtant l’argumentaire de Guicciardini n’est pas d’une ordinaire naïveté : Les patriciens, dit-il, ne devinrent oppresseurs de la plèbe qu’à la disparition des rois qui, auparavant, se chargeaient de cette besogne. Tout le chapitre de Guicciardini repose ainsi sur l’idée qu’il y a un état, ou au moins une instance oppressive, coercitive, extérieure aux classes tout en assurant la suprématie des puissants. C’est bien vu, mais Machiavel, appuyé sur l’écart entre la Rome de Tite Live et la Florence de son temps, évoque de plus profondes et moins saisissables réalités. Tout semble se passer comme s’il y avait toujours, on l’a dit, un tiers innommé, et même innommable dans le monde que nous qualifions pour rire de sublunaire. Un exemple : i popolani ; la plèbe. Le même mot, plèbe, prend deux sens opposés à Rome et à Florence dans la langue de Machiavel. A Rome elle est l’une des deux composantes dont la rivalité ordonnée produit la république, la liberté et la puissance. A Florence elle pue et doit être contenue sous terre. En même temps il écrit lui-même qu’après l’écrasement de cette plèbe qui fut, brièvement, suffisamment maitresse de Florence pour y imposer son ordre, la noblesse et la bourgeoisie vécurent dans la crainte et une réciproque hostilité, et qu’il en découla une longue période de troubles graves pour la cité. Encore une fois le tiers exclu fait des siennes.

 

Tout cela évoque irrésistiblement l’analyse de Marx dans Le 18 brumaire de Louis Bonaparte. On fait toujours les révolutions en costume d’époque parce qu’on n’a que le passé pour penser. Il est des évidences qu’il ne faut pas hésiter à rappeler. Mais Machiavel s’est constitué un passé à plusieurs strates. Un passé absolu ; l’antique. Et un passé présent et passé à la fois, muni de multiples passerelles. Il y a eu Rome, et aujourd’hui une autre histoire commence. Le florentin est au début d’un monde dont nous occupons l’autre extrémité temporelle. Les classes s’y affrontent de cent manières. Toute remise en cause devient alors une violence immorale et destructrice mais en tout cas inévitable, consubstantielle  à cet univers même. Les ciompi de Florence, les jacques, les sans-culottes, les communards et les bolcheviques, pour ne citer qu’eux en une esquisse presque académique, reposent la question de l’inévitable, de l’inéluctable violence. Malédiction qui vient se heurter à la paix, à l’état. Qui vient ébranler la paix de l’état.

 

Marxisme, terreur et dictature sont généralement des termes associés, avec plus ou moins d’enthousiasme selon les camps. Mais si l’on médite la vision du florentin on verra peut être se dessiner autre chose. Aucun penseur et praticien politique révolutionnaire ne trouve utile ou expédient d’user de violence pour asseoir son pouvoir. Mais tous travaillent avec le fait que cette violence est destructrice. Il s’agit donc de l’éviter au maximum et d’en user le plus stratégiquement possible. Il faut se mettre à l’abri du pouvoir de l’état dans les deux sens de l’expression : s’écarter des coups ; asséner des coups. Dans le même chapitre III des Histoires florentines Machiavel pose l’une des formules qui jalonnent son œuvre comme en un traité de physique, voire d’algèbre, à savoir que toute l’histoire des cités tient en le désir que les riches ont de commander, et les pauvres de ne pas leur obéir. Terreur et dictature. Terreur révolutionnaire et Dictature du prolétariat, Robespierre et Lénine, offrent des voies à explorer autour de ces questions.

 

Le terme de terreur ne fut pas d’abord un jugement porté sur le pouvoir des jacobins.  C’est un ensemble de mesures destinées à terroriser les ennemis de la République au moment où la guerre de Vendée faisait rage et où l’Europe coalisée était aux frontières. Le terme s’oppose alors à Tyrannie. Aussi le mot Terreur ne soulevait-il pas de réprobation morale par lui-même, ni ne bouleversait les consciences outre mesure. Il s’imposait pour donner sens à la chose ; pour exprimer un choix politique stratégique dicté par le refus du discours  chrétien monarchiste et la nécessité d’affirmer et de garantir l’avènement d’un autre ordre. Cela est toujours terrorisant. Robespierre est l’enfant de Jean-Jacques Rousseau. La terreur n’est que la réponse, ni juste ni vengeresse, mais simplement incontournable, à la tyrannie qui a forgé et régi la société dépravée.

 

Pourtant ce n’est pas d’idéologie que se nourrit la terreur, mais de bonnes et claires considérations politiques. A savoir que la paix de l’état, l’état source de paix, repose en dernière instance sur la violence. C’est ainsi qu’il est garant de la paix et de l’ordre. Mais jamais un état n’a effacé – si ce n’est en paroles – les partis qui s’affrontent dans la société. C’est là où réside la faiblesse de Guicciardini critiquant Machiavel. Tous les machiavéliens savent que l’état est un instrument, un appareil et même un appareillage. Le machiavélien Robespierre sait très bien que la révolution ne peut établir la république dans des normes morales tolérables sans faire fonctionner l’appareil. Sa ligne est démocratique et parmi ses pires ennemis sont d’ailleurs les hébertistes ; les enragés.

La fin de Robespierre, trop souvent négligée par l’Histoire, est révélatrice. Les conventionnels « modérés » paniquent devant la tourmente extérieure et intérieure, et la montée en puissance du mouvement populaire. Alliés à quelques aventuriers – l’époque leur était propice – ils font arrêter Robespierre et ses amis par les gendarmes de Barras. Le peuple de Paris apprend la chose et fait sonner le tocsin. Les sections en armes se rassemblent. Toutes les prisons de Paris refusent de mettre l’incorruptible sous les verrous. Il finit par atterrir au Quai des orfèvres, soit parmi les siens qui tous, Saint-Just en tête, le pressent d’agir. Il n’a qu’un mot à dire pour déclencher une insurrection et liquider la Convention. Mais il refuse de sortir de la légalité et affirme préférer s’expliquer devant un tribunal révolutionnaire. Barras et les contre révolutionnaires, qui n’osaient plus bouger devant le peuple visiblement très déterminé, tentent le tout pour le tout lorsqu’ils apprennent la passivité de leur ennemi. Les sans-culottes privés d’ordres et de chef se sont retirés dans la nuit. On arrête Robespierre et les siens. Blessé d’une balle il s’évanouit sur la feuille où il commençait juste de rédiger un appel au peuple. Tous seront guillotinés le lendemain, sans autre forme de procès, ni tribunal révolutionnaire. La réaction thermidorienne commence, sans lois, sans intentions démocratiques, mais beaucoup plus massacrante que ne le fut la Terreur. En tout cas il ne faut pas oublier cette image de l’incorruptible laissant retourner dans l’ombre, par respect pour le pouvoir d’état, ceux qui en étaient sortis par amour de la République.

 

Au XIXe siècle naquit un autre Machiavel. Marx n’était pas le premier – il le dit lui-même – à avoir pensé les luttes de classes. Mais il modifiait la donne et jetait sur la Révolution française l’œil parfois goguenard de l’historien. Il riait à vrai dire de cette curieuse illusion sur l’état comme bien ou comme mal absolu. Il établissait en théorie son caractère oppressif, et en pratique sa grande souplesse comme instrument politique. Théoricien machiavélien il condamnait l’anti étatisme de la Commune de Paris, en 1871 mais, socialiste, il en faisait le modèle des révolutions dont tous attendaient qu’elles se produisent incessamment. La Commune se constituait comme anti étatique de façon passablement utopiste mais prenait en charge, outre la guerre contre l’ennemi intérieur (la bourgeoisie) et extérieur (les prussiens), toutes les fonctions régaliennes et les services publiques au plus proche des citoyens et avec leur participation immédiate. Marx tenait la Commune pour une erreur politique tactique certes, mais une mise en œuvre spontanée remarquable de ce que devait produire socialement une révolution ouvrière et populaire. Il a sauvé en quelque sorte ce mouvement de l’échec en en faisant une rupture dans l’histoire du capitalisme ; le premier mouvement qui toucha à l’état. Après la notion positive de Terreur apparaît la notion positive de Dictature, en l’occurrence, du prolétariat.

 

Le remarquable historien anglais – anglais ici n’importe guère – Eric Hobsbawm note à ce sujet, dans Aux armes historiens. Deux siècles d’histoire de la Révolution française, un point curieux et révélateur : la plupart des intellectuels bolcheviques étaient admirateurs de Robespierre et des jacobins, et se sentaient un peu comme leurs équivalents au sein de la révolution russe. Aussi furent-ils accusés – c’est de bonne guerre – de pratiquer la terreur, comme leurs parangons. Nul n’ignore que Lénine était profondément marxiste ; la notion de dictature du prolétariat lui était un fil rouge dans l’action politique. Or, contre ses accusateurs il se défend de pratiquer la terreur. Par exemple : « On nous reproche de pratiquer la terreur, mais ce n’est pas la terreur des révolutionnaires français, qui guillotinaient des gens désarmés, et j’espère que nous n’irons pas jusque là. » Lénine usait-il là d’un mensonge, d’un faux-fuyant pour ne pas avouer l’inavouable ? Toute sa pratique révolutionnaire proteste qu’évidemment non ! Il est inutile de s’étaler là-dessus. «  … j’espère que nous n’en arriverons pas là » ne signifie nullement que des circonstances malheureuses pourraient pourtant y amener, mais tout au contraire qu’il ne faut pas prendre la terreur jacobine pour la dictature du prolétariat. C’est d’une importance capitale. Il est facile de constater que dans la Russie bolchevique c’est la Commune de Paris (et non la Révolution française) qui est le centre d’une grande partie de la réflexion et de la propagande politiques, et de nombreuses manifestations commémoratives. A ce moment le  mot d’ordre est « Tout le pouvoir aux Soviets ». C’est à la fois la base même de toute démocratie populaire et la négation des impératifs d’état, militaires et politiques. Lénine se trouve affronté à la question de l’état sous une forme tout à fait nouvelle. C’est, comme pour toute révolution, la guerre intérieure et la guerre extérieure. Mais se pose la nécessité urgente, brûlante, de ne pas ajouter simplement une révolution aux autres. La nécessité d’un tournant de l’Histoire. Et voilà que les régiments de moujiks reviennent du front après avoir pour la plupart logé une balle dans la tête de leurs officiers. Ils veulent le pain et la paix. Ils ne veulent plus se battre. Et voilà que les sociaux-démocrates allemands massacrent les communistes allemands pour éviter toute contagion. Les puissances capitalistes, quoique saignées à blanc,  envoient des corps d’armées contre la Russie. Ces troupes font certes preuve d’un entrain mitigé mais la théorie du maillon le plus faible a échoué dans la pratique. Il devait suffire que chaque nation fasse rendre gorge à ses maîtres. Mais aucune nation ne fit rendre gorge à ses maîtres, du moins au bon moment. Dans cette étape nouvelle, comment comprendre que le tiers exclu, ardemment appellé à l’action politique, se soit massivement retiré. Du coup le stalinisme retourna à l’état tel qu’en lui-même, indiscutablement pour sauver la Révolution, ou au moins le pays. Les chinois ont aussi tenté l’aventure ; contre Staline, faut-il le préciser ? Des révolutions nationales ont emboité le pas. Mais la question de l’extinction de l’état reste irrésolue aujourd’hui.

 

Machiavel  et Marx constituent, aux deux bornes d’un monde, des figures symétriques. La question reste : comment s’en débarrasser ? Question vitale, puisque l’état est à la fois l’instrument permanent et le remède relatif au malheur des hommes. Il est certain en tout cas qu’il s’agit toujours de guerres et qu’il faut les gagner.

 

Jean Maffioletti

 

Article publié dans le numéro 35 (décembre 2009) de la revue Chemins de Traverse

 

Les citations de Machiavel sont tirées de la traduction des éditions de la Pléiade. Gallimard, 1952.

Luigi Guicciardini. Considérations à propos des discours de Machiavel sur la première décade de Tite Live. L’Harmattan. 1997.

Eric Hobsbawm. Aux armes citoyens. Deux siècles d’histoire de la Révolution française. La Découverte. 2007.

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 11:31

Un scandale social

Plus d’un million de chômeurs ne seront plus indemnisés en 2010. Ils sont en fin de droit ! 16 % de ces chômeurs vont basculer sur l’ASS (allocation spécifique de solidarité) et 22 % vers le RSA (revenu de solidarité active). Les autres, au nombre de 600 000, n’auront rien et dépendront uniquement du seul soutien familial ou de la charité !!!

Le gouvernement dégage en touche et renvoie le dossier aux « partenaires sociaux ». Il trouve des milliards pour aider les banques (sans contrepartie), pour l’allègement fiscal des entreprises (sans effet sur l’emploi) et des impôts des plus riches mais rien pour les chômeurs. Pas un centime de plus ! Un véritable scandale social qu’il est impossible de laisser passer !

Sarkozy a beau annoncer une baisse du chômage dans les mois à venir. Qui peut le croire ? D’autant que la baisse des chiffres de décembre est en trompe-l’œil. Le chômage a baissé de 18 000 personnes en décembre répète-t-on partout. Mais il ne s'agit en fait que des chômeurs dits de catégorie A, ceux qui n'ont pas travaillé du tout pendant le mois. Si on prend les catégories A, B et C (y compris ceux qui ont travaillé quelques heures dans le mois), la hausse est cette fois de 8 600 chômeurs. Conclusion : si ce nombre d’inscrits, sans aucune activité, a baissé il a augmenté en tenant compte de ceux en activité réduite.

Au plan mondial, le BIT (Bureau international du travail) parle de 212 millions de sans-emploi, soit une hausse de 34 millions de 2007 à 2009 ! En Europe, la « crise » a fait près de 12 millions de nouveaux chômeurs pour la seule année 2009. Bien que représentant moins de 16 % de la main-d’œuvre mondiale, les pays européens ont participé pour plus de 40 % à la hausse du chômage mondial depuis 2007.

La situation des privés d’emploi doit être au cœur des mobilisations à venir ! Les socialistes doivent mettre l’emploi au cœur de la campagne des régionales !


Editorial de Démocratie & Socialisme

http://www.democratie-socialisme.org/

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 17:13

Par Nicolas Dupont-Aignan

Les habitués de ce blog (http://blog.nicolasdupontaignan.fr) n’ignorent pas que j’ai toujours combattu l’ouverture à la concurrence du marché français de l’énergie, quitte à admettre dans ces conditions que nos énergéticiens devraient modérer leurs prises de participation et interventions sur le marché de nos voisins européens.

Pour mémoire, je rappellerai les arguments principaux qui motivent ce refus : l’énergie, ressource vitale et non-stockable pour ce qui concerne l’électricité, nécessite de gigantesques investissements que ne peut supporter la sphère privée, et doit être accessible au plus grand nombre à un tarif bon-marché, pour servir l’efficacité économique comme la justice sociale. Bref, ressource d’intérêt général, elle doit demeurer sous contrôle étatique et constituer un service public national de première importance.

Or, la capitulation de Jacques Chirac et Lionel Jospin au sommet de Barcelone en mars 2002, qui a vu la France accepter, en dernier et à contrecœur, l’ouverture à la concurrence de son marché de l’énergie, remet frontalement en cause le service public de l’énergie inventé à la Libération, lequel a assuré tant l’indépendance énergétique de notre pays que son développement économique durant les Trente Glorieuses.

Ce qui est menacé au cœur du service public, ce sont les tarifs administrés bon-marché (fixés par l’Etat), rendus possible par l’avantage comparatif tout à fait loyal que constitue notre industrie électronucléaire. Nos voisins produisant une énergie beaucoup plus chère en l’absence de centrales nucléaires, il est concrètement impossible à leurs opérateurs de s’aligner sur les tarifs administrés français, ce qui rend toute concurrence impossible.

La Commission de Bruxelles, comme nos gouvernants, le savent. Ils tournent donc autour du pot depuis juillet 2007 (date officielle de l’ouverture à la concurrence en France), tentant petit à petit de transformer EDF en multinationale alignant, à la hausse, ses tarifs sur ceux de ses concurrents. Le sujet est bien entendu explosif, 95% des particuliers étant sagement restés aux tarifs administrés en toute connaissance de cause. Dès lors, nos ultralibéraux de Bruxelles et Paris ont imaginé un système tordu pour contourner l’obstacle : au lieu d’abolir les tarifs administrés, brutalement ou progressivement au nom de la concurrence, ils ont mis au point un tour de passe-passe qui est un vrai scandale. Il s’agit de mettre à la disposition des concurrents d’EDF en France pas moins de 30% de l’électricité nucléaire au coût de production, afin que ceux-ci puissent s’aligner sur le tarif administré.

« Jusque ici, se dira-t-on, tout va bien, puisque ce sera indolore pour le consommateur… » Et bien non, car en réalité cette vente à perte par EDF à ses concurrents va entraîner un manque à gagner pour l’entreprise, qui va le répercuter sur… le tarif administré, ainsi appelé à augmenter pour s’approcher progressivement du prix du marché européen ! C’est notamment pour cette raison que les PDG successifs d’EDF, M. Gadonneix hier, M. Proglio aujourd’hui, réclament des hausses de 20 à 25% du tarif administré sur quelques années, prétextant des « investissements nouveaux ». Sur la forme, la méthode, sournoise, est détestable. Sur le fond, elle est inadmissible : vendre à prix coûtant à des opérateurs privés de l’électricité nucléaire – créée par les efforts du contribuable français depuis des décennies – revient à une spoliation pure et simple du patrimoine national au profit d’intérêts particuliers. Ce n’est même pas une privatisation où l’Etat réaliserait une bonne affaire financière, c’est une véritable braderie pour permettre au dogme de la concurrence de triompher, sur le dos des usagers bien sûr. Avant, on payait peu cher une électricité publique, demain on paiera de plus en cher une électricité spoliée par quelques grands féodaux, à seule fin de rémunérer des actionnaires avides et des salaires astronomiques de dirigeants et cadres dirigeants !

A ceux qui s’étonnent d’ailleurs de la maladresse apparente du pouvoir autour de l’arrivée d’Henri Proglio à la tête d’EDF, avec un salaire démesuré pour une entreprise publique et des responsabilités croisées au sein d’une autre entreprise au risque du conflit d’intérêt, la tentation est grande de dire que si l’Etat voulait peu à peu normaliser l’énergéticien public en multinationale comme les autres, il ne s’y prendrait pas autrement… Plusieurs syndicats, comme FO et la CGT, ont alerté sur ce qui apparaît comme une perspective de plus en plus probable. Il ne faut pas les regarder comme des bolcheviks le couteau entre les dents ! Même s’ils défendent parfois les intérêts de leurs professions, auxquelles des efforts de meilleure gestion pourraient être demandés pour sauver l’entreprise publique (et non la privatiser), j’estime que leurs mises en garde doivent être prises au sérieux.

En tout cas, qu’on ne compte pas sur moi pour voter au Parlement une loi qui spoliera les Français de leur patrimoine national, avant qu’on ne le leur fasse payer une seconde fois par des hausses de tarifs correspondantes !

 

Nicolas Dupont-Aignan

26. janvier 2010

 

Publié par Gaullisme.fr http://www.gaullisme.fr/?p=4805

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 15:32

 

di José Manzaneda, Cubainformación

 

I circa 400 cooperanti della brigata medica cubana in Haiti sono stati la più importante assistenza sanitaria al paese haitiano durante le prime 72 ore dal recente terremoto.

 

Questa informazione è stata censurata dai grandi mezzi di comunicazione internazionali.

 

E dire che l'aiuto di Cuba ad Haiti non è arrivato con il terremoto. Cuba sviluppa ad Haiti dal 1998 un Piano Integrale di Salute, per il quale hanno prestato servizio più di 6000 cooperanti cubani della salute. Poche ore dopo la catastrofe, lo stesso 13 gennaio, si sono sommati alla brigata cubana altri 60 specialisti in catastrofi, componenti del contingente "Henry Reeve" fornendo medicine, siero, plasma ed alimenti . I medici cubani hanno immediatamente riattivato l’ospedale da campo, prestando attenzione medica a migliaia di persone e realizzando centinaia di operazioni chirurgiche in 5 punti assistenziali di Porto Principe.

 

Inoltre, circa 400 giovani haitiani formati come medici presso le università cubane, si univano come rinforzo alla brigata cubana.

 

I grandi mezzi di comunicazione hanno taciuto tutto questo. Il diario Il Pais, il 15 gennaio, ha pubblicato un articolo sull'aiuto finanziario e le squadre di "assistenza", nel quale Cuba non appariva neppure tra i 23 Stati che hanno prestato aiuti umanitari. La catena statunitense Fox News ha persino affermato che Cuba è uno dei pochi paesi dell’area caraibica che non è accorsa a prestare aiuto.

 

Alcune voci critiche statunitensi hanno denunciato questo trattamento informativo, benché sempre in spazi di diffusione molto limitati.

 

Sarah Stevens, direttrice del Centro per la Democrazia nelle Americhe  afferma nel blog “The Huffington Post”: se Cuba è disposta a cooperare con gli USA, lasciando libero il proprio spazio aereo, non dovremmo cooperare con Cuba per iniziative sul territorio che interessano entrambe le nazioni e gli interessi congiunti di aiutare il paese haitiano?

 

Laurence Korb, ex sottosegretario della Difesa ed ora vincolato col Centro per il Progresso Americano, ha chiesto al governo di Obama di "approfittare dell'esperienza di un paese come Cuba" che "ha alcune delle migliori brigate mediche del mondo", e dei quali "abbiamo" molto da imparare.

 

Gary Maybarduk, ex funzionario del Dipartimento di Stato, ha proposto di consegnare alle brigate mediche cubane equipaggiamento medico con l'uso di elicotteri militari dell'USA, affinché possano muoversi anche verso le località poco accessibili di Haiti

 

Steve Clemons, della Fondazione Nuova America, ed editore del blog politico The Washington Note, afferma che la collaborazione medica tra Cuba ed USA ad Haiti, potrebbe generare la fiducia necessaria per rompere perfino la stagnazione nelle relazioni bilaterali che da decenni esistono tra i due paesi.

 

Ma l'informazione sul terremoto ad Haiti, proveniente dalle grandi agenzie di stampa e dalle corporazioni mediatiche ubicate nelle grandi potenze, somiglia più ad una grande campagna di propaganda sulle donazioni dei paesi più ricchi del mondo. Sebbene la vulnerabilità di fronte alla catastrofe a causa della miseria, viene più volte ripetuta, nessuno ha voluto entrare ad analizzare il ruolo che hanno avuto le economie dell'Europa o degli USA nell'impoverimento di Haiti. Il dramma di questo paese sta dimostrando, ancora una volta, la vera natura dei grandi mezzi di comunicazione: essere il portavoce dell’immagine dei potenti del mondo, convertiti in donatori e salvatori del paese haitiano quando sono stati e sono, senza palliativi, i suoi veri boia.

 

Publié par Nuovo Resistenzi  www.resistenze.org - popoli resistenti - haiti - 26-01-10 - n. 303

da www.kaosenlared.net/noticia/medicos-cuba-haiti-solidaridad-silenciada

Traduzione dallo spagnolo per www.resistenze.org a cura del Centro di Cultura e Documentazione Popolare

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 14:19

par Patrick Le Hyaric

 

Que chacune et chacun d’entre vous reçoive nos vœux les plus sincères de santé, de prospérité et de mieux vivre.

 

De ce point de vue, cette année a très mal commencé : l’augmentation du SMIC est quasi nulle ; les retraites et les prestations sociales sont bloquées, tandis que les prix du forfait hospitalier, des médicaments, des mutuelles, des assurances, des transports vont augmenter sérieusement. Les agriculteurs subissent une baisse de leurs revenus, inconnue depuis longtemps.

A cela s’ajoute les lourdes menaces que font peser de nouvelles contre-réformes sarkozystes sur la vie quotidienne, de l’affaiblissement des services publics à la concentration-disparition  de collectivités locales et aux nouvelles attaques contre les retraites. Et la crise risque de redoubler d’effets dans les prochaines semaines, s’il n’y a pas de changement de cap. Rien n’est donc plus urgent que d’aider au rassemblement populaire le plus large pour battre la droite tout en promouvant avec nos concitoyens un projet social, démocratique, féministe, écologiste, totalement neuf.

 

● D’abord l’emploi. Face à la déferlante qui s’annonce, une multitude de dispositions doivent être prises pour empêcher les plans de licenciement, la fermeture de petites entreprises et d’exploitations agricoles en utilisant notamment le levier du crédit et en inventant un système de sécurité sociale du travail, de l’emploi ou de l’activité et de la formation.

● Un développement durable et solide passe par une élévation générale du pouvoir d’achat, par l’augmentation de tous les petits et moyens salaires, d’au moins 300€ mensuels, des retraites et des prestations sociales, des revenus agricoles, tout en abaissant un certain nombre de prix de produits de première nécessité.

● La mobilisation contre la nouvelle attaque portant sur les régimes de retraites ne doit pas attendre. L’objectif moderne et progressiste est de revenir à une retraite à 60 ans, à taux plein, tout en créant des conditions nouvelles pour former et embaucher des jeunes.

● Sans défendre, moderniser et démocratiser les services publics, il n’y aura pas d’égalité, ni de vrai projet écologique. Ce dernier, indissociable de grandes ambitions sociales, appelle un élargissement de la sphère des services publics contre l’accaparement des richesses et des biens communs par la sphère financière. Un grand pôle public du crédit devient indispensable.

● Lieu de démocratie, de solidarité, de services de proximité à la portée de tous, les collectivités locales ne doivent pas subir le déchiquetage que leur promet le pouvoir pour mieux contrôler tous les espaces de décision et les enserrer encore plus dans l’Europe du capital. En ce sens, -mais pas seulement pour cela-, il faut empêcher la droite de reconquérir des régions les 14 et 21 mars prochains.

● Les cris d’orfraie autour des déficits et la dette publique servent surtout à rogner sur les dépenses sociales et publiques. Or, les déficits continuent de s’aggraver sous l’effet des cadeaux aux banquiers, aux grands industriels et de décisions comme le bouclier fiscal pour les plus fortunés. Des réformes progressistes du crédit et de la fiscalité pour la justice et l’efficacité sont donc devenues indispensables, en même temps qu’une relance industrielle, agricole et des services soutenable, riche en emplois qualifiés. La mise en œuvre du programme de réduction des dépenses publiques (RGPP) doit être stoppée.

● Le combat pour le respect de chacun et le vivre ensemble est l’un des grands enjeux de notre époque, à l’encontre de la diversion politicienne très dangereuse autour du concept « d’identité nationale ». Il convient d’arrêter ce pseudo débat nauséabond, de supprimer le ministère qui porte ce nom et revenir à des débats sereins pour faire vivre la laïcité, seule garante du respect de toutes et tous. Il faut cesser ces jugements au faciès et cette chasse aux travailleurs sans papiers. Qu’ils soient régularisés sans attendre !

● L’Europe doit changer pour promouvoir des politiques d’harmonisation sociale et fiscale par le haut, avec un euro qui soit une monnaie d’échange de coopération et non de spéculation. La Banque Centrale Européenne doit jouer un rôle utile pour un crédit favorable à l’emploi, au progrès social et humain, à l’investissement.

● L’année européenne de la lutte contre la pauvreté ne doit pas être un vœu pieux, mais une réalité. Des décisions significatives doivent être prises pour progresser vers l’égalité homme-femme et le respect de chacune et de chacun.

● Un pacte de développement solidaire, social, écologique devrait être initié.

● Cette Europe devrait aussi peser en faveur du désarmement et de la paix, afin de transférer l’argent ainsi englouti vers la lutte contre la faim dans le monde, pour  la santé et l’éducation. Il faudra que l’Europe nouvelle ne soit plus arrimée à l’OTAN et que la France sorte de son commandement. La France et l’Europe devraient prendre l’initiative d’une grande conférence pour la paix et la sécurité dans tout le Proche-Orient. Ceci passe évidemment par la création d’un Etat Palestinien.

● Une Europe nouvelle devrait lancer un nouveau projet de politique agricole commune qui soit une politique agricole alimentaire, territoriale et écologique commune, basée sur un réseau dense d’exploitations familiales paysannes, garantissant la qualité alimentaire.

● Après l’insuccès de la conférence de Copenhague, le travail, les discussions doivent se poursuivre pour obtenir des actes concrets, chiffrés, pour améliorer le climat. Au-delà, c’est la biodiversité, le droit à l’eau qu’il faut défendre. Espérons que la conférence de Mexico qui aura lieu en novembre prochain le permette.

Les enjeux de l’accès à l’éducation, à la culture, à la formation tout au long de la vie sont primordiaux.

Au cours de toute cette année nos journaux l’Humanité et l’Humanité Dimanche s’efforceront d’être encore plus et mieux au service de tous ces oubliés des journaux télévisés, au service des débats et des combats progressistes.

Que 2010 soit une année qui conjugue épanouissement individuel et progrès collectif.

 

Patrick Le Hyaric

 

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