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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 15:45
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Published by Vendémiaire - dans Moyen Orient-Asie Mineure
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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 14:47

 

dimanche 16 avril 2017 par Bernard Giusti Secrétaire Général Adjoint

  «  Les élections à venir se déroulent dans un climat exacerbé de crise sociale, politique, institutionnelle et morale. Affaires, petits arrangements et petits cadeaux entre amis, mépris des engagements et de la parole donnée, mensonges à répétition, coups bas, candidats médiatiques fabriqués de toutes pièces par les puissances d’argent… tout cela témoigne de la faillite de ceux qui gouvernent depuis des années et de l’état de pourrissement préoccupant dans lequel ils ont plongé le pays.  »(1) Beaucoup de nos concitoyens sont consternés et écœurés par le spectacle que nous offrent la quasi-totalité des politiciens. Beaucoup restent dans l’incertitude de leur choix à quelques jours des élections présidentielles. 
  Après des décennies de libéraux au pouvoir (droite ou PS) les travailleurs ont vu leurs droits disparaître progressivement au profit du pouvoir des patrons, leur pouvoir d’achat s’amenuiser d’année en année, leur vie se précariser de plus en plus. Et aujourd’hui, ces travailleurs se demandent d’où viendra la solution pour eux et leurs familles. 
  Car sur le fond, comme le rappelait Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT, tous ces candidats sont déconnectés de la réalité du monde du travail. Il suffit pour s’en rendre compte de voir ce qu’ils disent des fonctionnaires en général (d’après eux, en gros, des fainéants trop payés), et en particulier des fonctionnaires des hôpitaux (toujours d’après eux, trop nombreux et ne travaillant pas assez…). 


  En réalité, le choix pour les travailleurs est très réduit. De Hamon à Le Pen, en passant bien sûr par Macron et Fillon, tous sont des candidats soutenus par le patronat et la finance, tous sont des serviteurs du capitalisme (libéraux, néo-libéraux, ultra-libéraux, « national-libéraux »…), c’est-à-dire des candidats dont le but, une fois parvenus au pouvoir, sera de réduire les droits des travailleurs (et des citoyens en général), afin de mieux passer des lois permettant aux plus riches de s’enrichir en appauvrissant encore plus les travailleurs, des lois mettant les travailleurs à la merci des employeurs et des petits chefs (comme la Loi Macron, la Loi Travail ou le Plan Hirsch par exemple). 

Tous parlent de nous faire travailler plus longtemps en allongeant l’âge de la retraite, d’augmenter le temps de travail quotidien sans changement de salaire (ce qui revient donc à baisser nos salaires), bref, tous préconisent de nous exploiter encore plus, au plus grand bénéfice des patrons et des actionnaires (ce qui pour nous dans les hôpitaux passe aussi par la privatisation accrue des services publics).


  Pour certains travailleurs, le Front National de Marine Le Pen semble un recours possible, ou tout au moins une façon d’exprimer leur écœurement et leur ras-le-bol. Il est vrai que Marine Le Pen et ses collaborateurs ont soigneusement travaillé ces dernières années leur image de marque et leur communication. Dans la boutique FN, cette avocate issue d’une famille très riche a su afficher un discours (copié sur la CGT) sur les salaires ou la retraite à 60 ans par exemple, mais Gattaz et le Medef sont dans l’arrière-boutique… « Le Pen porte, derrière son discours « populaire » de façade, l’intérêt des puissants à diviser les travailleurs en fonction de leur origine et son slogan « La France en ordre » sonne de manière lugubre voire fasciste tandis que ce « parti de l’ordre » qui se présente comme le parti qui veut renverser l’ordre établi… est invité par le Medef à venir présenter son programme, certifié 100% libéral.  »(1) Outre la collusion évidente entre le FN et le patronat, Marine Le Pen, malgré les apparences médiatiques qu’elle se donne, n’a pas renoncé à rétablir en France un régime basé sur le modèle de celui de Pétain, dont les premières mesures furent de supprimer les libertés individuelles et syndicales et de promulguer des lois racistes… Si elle parvient au pouvoir, elle pourra utiliser pour ce faire l’état d’urgence mis en place par Hollande.
  

  « Fillon et Macron représentent directement, avec quelques nuances de teinte, le programme de l’euro-patronat : menaces sur les syndicats, sur le droit du travail (aggravation de la loi El Khomri, suppression de la durée légale nationale du travail, fin des statuts et des conventions collectives,« ubérisation générale »), sur la santé et la Sécu (privatisation), les retraites (retraites individuelles par points, recul de l’âge de la retraite et nouvel affaiblissement des pensions), la fonction publique et les services publics (- 120 000 fonctionnaires pour l’un, - 500 000 pour un autre, qui dit mieux ?), nouveaux cadeaux géants pour le patronat, destruction des diplômes nationaux, marche à une Europe renforcée réduisant à rien les souverainetés populaires… »(1)
  

  Quant à Hamon, « [il] représente les lambeaux d’un PS en voie d’explosion, et il ressert comme à chaque élection les vieux plats ressassés depuis 30 ans par [le PS], lui qui a été ministre de Hollande et a voté tous les budgets depuis 2012, […] qui ne veut même pas abroger la loi travail et qui [réclame] l’augmentation des dépenses militaires et l’arrimage renforcé de la France au sein de l’Union Européenne et de l’OTAN, via notamment un nouveau parlement de la zone euro, c’est-à-dire de nouvelles modalités de transfert de souveraineté ! »(1)


  Le Pen et Fillon ont puisé dans de l’argent public (Le Pen au Parlement Européen, et Fillon un peu partout), Macron c’est le banquier qui demande aux citoyens de lui signer un chèque en blanc (vous signeriez, vous, un chèque en blanc à votre banquier qui vous dirait : « signez, on verra après » ?), quant à Hamon, c’est avant tout l’homme du PS, donc d’un parti massivement aux ordres du patronat.

  Dans tous les cas, les travailleurs auront tout à redouter de ces candidats
 

  Parmi les candidats potentiellement éligibles, seul Mélenchon se positionne sur un programme qui prend en compte les difficultés des travailleurs dans l’exercice de leurs professions, qui prend en compte les difficultés des familles à joindre les deux bouts, bref, qui se positionne sur un programme visant avant tout le bien public et non pas les intérêts particuliers des grands groupes financiers et patronaux. Certes, pour les travailleurs son programme comprend certains points qui le mettront face à ses contradictions. Mais dans l’ensemble sa ligne directrice est celle qui permettra le mieux aux travailleurs de défendre leurs droits et leurs acquis, et de tenir la dragée haute au patronat. Et voter Mélenchon, dans un système politique dominé par les puissances de l’argent, reste le seul moyen de ne pas laisser le champ libre aux pires ennemis des travailleurs et de la démocratie.
D’ailleurs, pour s’en convaincre, il suffit de voir avec quelle hargne les médias s’en sont pris à Mélenchon dès lors qu’il est apparu qu’il avait une chance d’être au deuxième tour des présidentielles ! Les patrons et la finance ne s’y trompent pas : leur ennemi, c’est Mélenchon !
  

 L’élection d’un Président de la République n’est pas une fin en soi, ni la solution aux nombreuses difficultés endurées par les travailleurs. Derrière l’élection présidentielle se profilent les élections législatives, et quel que soit le (ou la) président élu il n’est pas certain qu’il disposera d’une majorité parlementaire pour mener sa politique. 
  Mais en tout état de cause, 
quel que soit le résultat des présidentielles, c’est dans la rue, dans les entreprises et dans les services publics que les travailleurs devront faire entendre leur voix et imposer un partage équitable des richesses. Comme en 1936, 1945 ou 1968, les grandes conquêtes sociales, le maintien et le développement de nos grands acquis ou de nouvelles conquêtes ne résulteront pas seulement de l’accès au pouvoir d’un candidat porteur d’une véritable politique alternative. Elles résulteront de la mobilisation générale des travailleurs et de leur détermination à imposer leurs droits : droit au travail, droit à une vie décente, à des salaires décents, à un avenir décent pour leurs enfants, à une retraite décente pour leurs parents, à des services publics gratuits et de qualité, etc., toutes choses qui seraient possibles sans les actionnaires et les grands patrons qui puisent dans les caisses pour leur seul profit et appauvrissent la population.

  Comme travailleurs gardons en tête que notre mobilisation et notre détermination doivent être permanentes et qu’elles ne cesseront pas après les élections.
 

La CGT Cochin, quant à elle sera toujours au rendez-vous, aux côtés de ceux qui souffrent et qui luttent. 
La CGT Cochin sera toujours aux côtés de tous ceux qui militent pour une société plus juste.

Bernard Giusti
Secrétaire Général Adjoint CGT Cochin

 

(1) Front Syndical de Classe

http://www.cgtcochin.fr/Elections-Presidentielles-quels.html​​​​​​​

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 19:28
 

Les médias annoncent à grand renfort de superlatifs et d'insistance -et ce n'est sans doute qu'un début- que la CFDT est devenue le premier syndicat du pays devant la CGT : renversement historique, victoire, choc, changement démocratique , séisme, chute finale… les mots manquent à la presse aux ordres pour se réjouir.

Pourtant, sur près de 6 millions de suffrages, seulement 80.000 voix séparent les 2 confédérations.
Sur les suffrages exprimés, soit plus de 60 % du corps électoral concerné la CFDT obtient 26, 38 % et la CGT 24, 86.
En 2013 les scores respectifs étaient de 26 % contre 26,77 % pour la CGT.

L'écart demeure donc faible et sur le total cumulé public/privé la CGT est toujours en tête comme dans les Très Petites Entreprises récemment.

Cette inversion du rapport de force dans le secteur privé et les grandes entreprises étaient annoncée et souhaitée de manière répétitive et lancinante depuis longtemps, par tous les médias au service de la collaboration de classe tel Les Echos, le Monde, Libération et tout l'establishment de droite et PS, gouvernement Valls/Hollande/El Khomri en tête.
Ils vont donc utiliser en grand ce résultat pour prétendre que les travailleurs ont fait le choix de la collaboration de classe, du dialogue social, de l'esprit de compromis pour ne pas dire de compromission !

Et tenter ainsi de peser sur les orientations de la CGT elle même en faveur des forces réformistes internes en prétendant que c'est ce qui demeure de sa culture de combat qui est responsable de ces résultats.
Il s'agit donc de créer l'événement par un matraquage médiatique à des fins proprement politiques afin d'aller beaucoup plus loin encore dans un processus de « pacification sociale » et d'imposer la domination d'un syndicalisme de renoncement !

Cela ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur les résultats en recul de la CGT, surtout quand on les compare à ce qu'ils pouvaient être il y a 30 ou 40 ans où la CGT représentait en gros la moitié des suffrages.

Quelles causes au recul de la CGT dans le privé?

Philippe Martinez dans sa réaction attribue ce recul principalement à un déficit d'implantation en soulignant par ailleurs avec juste raison que les commentateurs ne devraient pas en tirer trop vite la conclusion d'une prise de distance avec l'attitude combative de la CGT durant le conflit contre la loi El Khomri.
Les résultats électoraux récents chez RTE comme l'échec du scandaleux referendum du personnel déclenché par la CFDT et la CFE-CGC en attestent.
Mais incontestablement, d'autres éléments doivent être pris en compte sur le long et moyen terme comme la politique de désindustrialisation massive, la destruction de pans entiers de l'économie comme le textile, la sidérurgie, la disparition de lieux de rassemblement importants de travailleurs où la CGT avait une forte influence, enfin, la politique d'intimidation, de répression et de discrimination à l'encontre des militants mise en œuvre par le MEDEF et qui a connu une accélération ces derniers temps sous le pouvoir PS.

Néanmoins, d'autres évolutions de fond sont en jeu. En particulier, les réorientations imprimées ces 20 dernières années par Louis Viannet et amplifiées par Bernard Thibault ne peuvent être ignorées.
L'adhésion à la CES, l'insertion dans le dialogue social, le syndicalisme rassemblé et les rapports privilégiés avec la CFDT à contrario des traits historiques qui marquent en profondeur le syndicalisme CGT ont affaibli la capacité d'intervention et de conviction de l'organisation.
Et désorienté plus d'un militant !
Cela dans une période marquée par l'aggravation de la crise du capitalisme, l'incapacité à distribuer quelque grain à moudre que ce soit et la remise en cause de tous les conquis issus de la Libération.

Pour une organisation syndicale se réclamant du syndicalisme de classe et de masse, en charge de la double besogne du mouvement d'émancipation des travailleurs la recherche de l'unité ne peut se faire que sur la base des revendications des travailleurs et de leurs intérêts et pas au prix de l'affadissement de son programme et de ses objectifs.

Et plus que jamais dans la profonde crise que nous traversons, l'indispensable travail syndical quotidien au plus près des intérêts et des aspirations des travailleurs dans leur diversité ne peut être séparé de la lutte pour un changement radical de société.

Car comment séparer par exemple, la lutte contre la loi travail, la lutte contre le dumping social, les délocalisations de la lutte contre la construction européenne et ses traités qui organisent la mise en concurrence systématique des travailleurs, l'écrasement des salaires, la désindustrialisation … ?

A un moment où de plus en plus de salariés et les classes populaires se montrent extrêmement critiques à l'égard de l'UE, cessons d'entretenir la mortelle illusion d'une Europe social.
Laissons résolument à la CFDT l'abandon de la lutte et l'approbation du MEDEF !

C'est en défendant l'intérêt réel des travailleurs, l'intérêt de classe, en liant la défense quotidienne des conquis et la lutte pour le changement de société que la CGT a été la plus puissante et la plus utile à la classe ouvrière. 
Aujourd'hui comme hier, plus que jamais donc tout doit être mis en œuvre pour renforcer la CGT et son influence chez les travailleurs, les précaires, les sans emploi en s'appuyant sur la combativité de nombreuses bases syndicales pour mettre à nouveau en cohérence son rôle historique largement reconnu et ses pratiques et orientations.

 

Le Front Syndical de Classe, 1er avril 2017

 
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 13:47

EDF pourrait supprimer 5500 postes au cours des quatre prochaines années. Malgré des bénéfices de 2,1 milliards d’euros en 2016, EDF a annoncé ce plan « social » pour faire face à « un contexte concurrentiel accru ». Même si l’Etat est propriétaire à 85 %, il faut satisfaire les 15 % d’actionnaires privés, qui en demandent toujours plus !

Par ailleurs, si cette entreprise doit faire face à une concurrence accrue, c’est la conséquence de la libéralisation de l’énergie voulue par les grands capitalistes européens et réalisée par Sarkozy. Les tarifs de gros qu’EDF propose à ses concurrents ont baissé et les investissements, notamment dans le nucléaire, vont s’intensifier. Dans ce contexte, l’Etat a choisi de miser sur la baisse de la masse salariale, au lieu de baisser les dividendes.

Les bénéfices d’une entreprise publique devraient servir à l’investissement. Il est urgent d’en finir avec la libéralisation du secteur, en renationalisant EDF à 100 %, sous le contrôle de ses salariés.

 

https://www.marxiste.org/actualite-francaise/luttes-mouvement-syndical/2133-entre-3000-et-6000-postes-menaces-chez-edf-les-salaries-ripostent

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 20:18
 
Un malaise. C'est ce que nombre de téléspectateurs et d'internautes ont ressenti en visionnant un reportage de "L'Emission politique" jeudi soir. Un reportage dans lequel François Fillon visite un Ehpad dans le Val-de-Marne. Depuis sa diffusion, les commentaires ont été multiples et, très souvent, violents. L'objectif était de confronter une partie de son programme présidentiel (augmentation du temps de travail, coupes budgétaires) à des acteurs de terrain, en l'occurrence des aides-soignantes.
 
Vidéo à voir sur :
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 16:13

Par le Parti de la démondialisation (Pardem).
 
Le 25 mars 2017.
 
Aujourd’hui, 25 mars 2017, deux anniversaires sont célébrés pour des raisons totalement opposées.
 
Le premier est celui de la victoire de la guerre d'indépendance sur l'Empire ottoman, dite aussi Révolution grecque (1821-1829). Cette commémoration renforce la volonté des Grecs de se libérer de leurs nouveaux envahisseurs : la Troïka (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international).
 
Le second est celui du 60e anniversaire de la signature du traité de Rome qui a lancé la « construction » européenne. Cette date devrait être un jour de deuil européen, tant les méfaits de ce système sont désormais tellement évidents, le « cas » grec en étant une preuve tragique.
 
À cette occasion, Jacques Nikonoff, président du Parti de la démondialisation, s’est rendu à l’Ambassade de Grèce à Paris pour remettre à l’ambassadeur une lettre de soutien au peuple grec dans les épreuves qu’il traverse et de condamnation du gouvernement Tsipras totalement soumis à la tyrannie de l’Union européenne. Il a fait une courte prise de parole que vous pourrez retrouver ci-dessous dans une vidéo :
 

https://youtu.be/NpZ7cRKdjnc

 

Pour sortir de la crise, en Grèce et dans les autres pays de l’Union européenne, il faut sortir de l’euro et de l’Union européenne, immédiatement et unilatéralement ! Il faut démondialiser !

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 13:55

 

 

 

Le 16 mars 2017

Le 4e forum de la Coordination européenne pour la sortie de l’euro, de l’Union européenne et de l’Otan qui s’est tenu à Paris le 4 mars 2017 a été un succès. A noter cependant qu’aucun des intervenants invités à expliquer et défendre la stratégie des Plans A et B n’est venu débattre. Ce que nous regrettons vivement.

Ce forum s’est déroulé alors que la « construction européenne » fêtera le 25 mars 2017 les 60 ans du Traité de Rome après le 25e anniversaire du Traité de Maastricht. Un triste constat pour les peuples qui les subissent.

Tous les intervenants ont mis en évidence les conséquences catastrophiques des politiques eurolibérales infligées aux citoyens et mis en lumière l’impossibilité de réformer le système, délibérément conçu et organisé pour réduire puis supprimer la souveraineté des nations et de leurs peuples.

 

Pour une stratégie de sortie unilatérale de l’UE et de l’euro

Les citoyens ont compris que le vrai problème est l’Union européenne. Pourtant certains politiques et économistes claironnent encore et encore la nécessité d’un « plan A et plan B » qui, mis en œuvre en Grèce, n’ont pas du tout réussi et même plongé le peuple grec dans la misère. Ces grands supporters de Syriza proposent la même solution que M. Tsipras : « négocier et renégocier ».

Leur plan A : discuter avec l’UE pour changer les statuts de la BCE. Mais pour changer ce point central, il faut l’unanimité des 28 pays. Il est bien évident que tous les gouvernements de l’UE sont hostiles à cette idée et probablement pour encore longtemps.

Quant au plan B, prévoyant une sortie négociée et groupée, ce n’est qu’un nouvel écran de fumée pour ralentir le processus de sortie, des tergiversations protégeant la politique favorable à la finance.

L’Union européenne a été pensée et construite pour éliminer la souveraineté des nations et maintenir des politiques favorables aux classes dominantes. C’est un système verrouillé qu’on ne peut pas modifier de l’intérieur. La seule solution est d’en sortir unilatéralement pour bâtir une Europe des nations.

La Coordination européenne pour la sortie de l’euro, de l’Union européenne et de l’Otan prend des initiatives suivantes :

- Soutien et appel à la manifestation du 25 mars à Rome organisée par un collectif d’organisations et de personnalités contre la célébration du Traité de Rome de 1957 par les 28 chefs d’Etat de l’Union européenne. Pour la Coordination européenne pour la sortie de l’euro, de l’Union européenne et de l’Otan, le 25 mars doit être une journée de lutte et de mobilisation contre cette « construction européenne » et pour la sortie de l’euro, de l’Union européenne et de l’Otan, pour la souveraineté nationale et populaire.

- Soutien et appel aux manifestations du 25 mars (fête nationale grecque) au matin devant les ambassades grecques des capitales européennes pour le rétablissement des Droits de l’Homme en Grèce.

- Organisation du 5e forum international de la Coordination européenne pour la sortie de l’euro, de l’Union européenne et de l’Otan à Barcelone (Espagne) en automne 2017, ouvert au public et à la presse.

- Appel au renforcement de la coordination et à la création d’un front international pour mener des initiatives communes et coordonnées.

- Promouvoir la plus grande unité possible dans tous les pays pour la défense des droits économiques et sociaux de la classe ouvrière, des catégories populaires et des couches moyennes et la lutte contre les ajustements et les coupes budgétaires exigés par la Troïka.

Plateforme politique de la Coordination européenne pour la sortie de l’euro, de l’Union européenne et de l’Otan :

http://www.pardem.org/union-europeenne/la-coordination-europeenne-anti-euro/602-plateforme-politique-de-la-coordination-europeenne-no-euro-no-ue

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 13:35

60ème anniversaire du Traité de Rome :

le syndicalisme de classe et l'Europe

 

La fidélité à l'héritage marxiste de classe et de masse de la CGT n'est pas nostalgie du passé, elle est l'élément vital pour construire la résistance populaire : elle seule permet d'armer, idéologiquement et pratiquement, les travailleurs face aux attaques et aux manœuvres de leur ennemi. L'exemple de l'Europe.

 

Il y a 60 ans, le 25 mars 1957 était signé le Traité de Rome, acte de naissance de la Communauté Économique Européenne devenue ensuite Union européenne.

Présentée comme une démarche pour la paix, l'entente entre les peuples et la prospérité, le Traité de Rome instaure une union économique pilotée par les grands groupes capitalistes basée sur la « concurrence non faussée », la destruction des souverainetés nationales et l'arrimage au bloc occidental et à l'OTAN.

Lors du congrès de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) à Leipzig en octobre 1957, Benoît Frachon, secrétaire général de la CGT, prononça un discours pointant les dangers du Marché commun qui allait donner naissance à l'Union européenne :

 

« La CGT française s'est prononcée à l'unanimité contre le Marché commun sans rémission.

Cependant, les promoteurs de ce Marché ont fait beaucoup de propagande pour le présenter comme une réforme progressive, une mise en commun des ressources de l'Allemagne, de la France, de l'Italie, de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg, et comme un moyen d'améliorer le sort des peuples de ces pays.

Cette propagande cache des visées bien différentes.

Les six pays intéressés font partie de cette machine de guerre qu'est l'OTAN et qui a déjà abouti à la création de nombreuses bases militaires américaines en Europe, à la militarisation à outrance des pays membres, à imposer à leurs peuples des charges militaires écrasantes, à la remilitarisation de l'Allemagne de l'Ouest.

 

Le Marché commun constitue en fait un grave danger pour l'économie nationale des pays les plus faibles et une menace non moins grave pour les travailleurs de l'ensemble de ces pays.

 

Contrairement à ce qu'en disent les promoteurs, le Marché commun ne fait pas disparaître les contradictions internes du régime capitaliste. Ces contradictions s'expriment déjà dans notre pays par les craintes exprimées par certains dirigeants d'industries ou d'entreprises menacées par la concurrence d'industries similaires d'autres pays du Marché commun mieux placés qu'eux. Le Marché commun ne peut favoriser le développement économique dans tous les pays intéressés, il ne peut aboutir qu'à l'hégémonie des capitalistes et des monopoles les plus puissants, en l'occurrence les monopoles allemands étroitement associés aux monopoles américains.

 

Le renforcement des monopoles signifie également une domination plus grande des capitalistes sur l'État et l'utilisation de l'appareil de cet État contre les libertés et les droits de la classe ouvrière. Le Marché commun prévoit la libre circulation des travailleurs dans les six pays intéressés. On nous présente cela comme une grande conquête dans la voie de la liberté, une espèce de préface à la suppression des frontières. La vérité est beaucoup plus prosaïque.

 Pour s'opposer aux revendications de la classe ouvrière, pour réduire les salaires réels, imposer de longues journées de travail et des conditions de travail toujours plus dures, les capitalistes ont besoin d'une armée de réserve de chômeurs. La soi-disant libre circulation des travailleurs leur permettra d'utiliser à leur gré cette armée, de la transporter d'un pays à l'autre suivant les besoins.

 

En ce qui concerne le niveau de vie des travailleurs, tous ceux qui veulent cacher les véritables buts du Marché commun affirment que les salaires et conditions sociales seront nivelés par le haut. Mais comme le rappelait le camarade Di Vittorio, c'est au contraire vers le niveau le plus bas que s'orientent les capitalistes de tous les pays. Chez nous, bien avant que le Marché commun ait été voté par le Parlement, les patrons répondaient aux demandes d'augmentation des salaires formulées par les syndicats par la nécessité de faire face à la concurrence dans le futur marché et faisaient peser la menace du chômage.

 

 

Voilà plus de trente ans, nous avons connu des discussions qui s'apparentent à celles d'aujourd'hui. Elles se déroulaient à propos d'une conception émise alors dans certains milieux ouvriers sur les États-Unis d'Europe. Elle s'était terminée par la confusion de ses protagonistes à qui il avait été facile de démontrer qu'il n'était guère possible de développer une discussion sur ce sujet sans s'occuper de ce que pourraient être ces États-Unis d'Europe, ou capitalistes ou socialistes. Dans le premier cas, il n'est pas possible de concevoir que puissent être surmontées les contradictions internes du régime capitaliste.

Il est possible, disions-nous à ce moment-là, que les capitalistes de différents pays essaient de surmonter leurs difficultés croissantes en organisant des ententes, dans le genre de celle du Marché commun. Elles ne peuvent aboutir à un progrès social et économique quelconque, mais au renforcement des monopoles et si, dans un cadre limité, ces monopoles peuvent ainsi atténuer momentanément certaines contradictions, ces contradictions sont reportées à une échelle plus élevée, à l'échelle internationale.

 

Dans les organismes du Marché commun, les monopoles et leurs gouvernements ont réservé une place aux représentants des syndicats, pas tous les syndicats mais ceux qui soutiennent ce Marché, ce qui indique qu'ils ne tiennent pas du tout à voir dans leurs doctes assemblées des représentants authentiques de la classe ouvrière dénoncer leurs manigances et informer les travailleurs de la réalité des choses. Eux-mêmes, les représentants des syndicats admis, se plaignent qu'on ne leur offre qu'un strapontin. Mais les monopoles n'ont besoin de représentants ouvriers dans leurs entreprises de brigandage que pour donner le change, pour servir de paravent et non pour autre chose.

Il faut faire preuve de beaucoup de naïveté pour croire que dans le Marché commun, dans cette assemblée de rapaces, les monopoles s'embarrasseront des avis des représentants des syndicats.

Chez nous, les dirigeants social-démocrates de droite, ainsi que les dirigeants réformistes et les partisans de la collaboration des classes dans les syndicats présentent le Marché commun comme une tranche de socialisme.

Nous, nous sommes convaincus de la nécessité impérieuse pour les travailleurs et les syndicats des six pays du Marché commun de s'unir pour se défendre ensemble contre les menaces nouvelles qui pèsent sur eux du fait de ce marché.

Mais nous ne nourrissons pas de l'illusion dangereuse de domestiquer cette machine infernale forgée par les monopoles sur l'initiative des impérialistes américains qu'est le Marché commun.

 

L'intérêt des travailleurs de tous les pays du Marché commun est de combattre pour sa destruction et nous ne pensons pas que le fait qu'il ait été voté par les Parlements soit une raison pour que nous abandonnions la lutte pour sa liquidation. Nous ne nous inclinons pas devant le fait accompli. Nous savons qu'une partie du peuple de France, trompé ou mal informé, réagira contre les conséquences inévitables de ce Marché commun.

En tout cas, la CGT française poursuivra sa lutte, non seulement avec la classe ouvrière, mais en s'appuyant sur toutes les forces nationales qui veulent sauvegarder l'indépendance de notre pays et assurer un développement de son économie nationale. »

 

60 ans après, les travailleurs ont fait l'expérience que tout ce qui était indiqué dans ce discours de Frachon s'est réalisé : concurrence généralisée entre les travailleurs, délocalisations et dégradation des conditions de vie populaires, renforcement des monopoles sous la houlette du capital allemand et affaiblissement des pays les plus faibles, mise en cause de l'indépendance et du développement nationale, ancrage dans le bloc américain et menaces pour la paix mondiale, collaboration des organisations syndicales réformistes vantant «l'Europe sociale », aberration du mot d'ordre des états-unis d'Europe entre pays capitalistes, nécessité de lutter contre la construction européenne elle-même et de renforcer l'unité en ce sens afin de construire « l’évolution de la société vers le socialisme, vers une véritable collaboration fraternelle des peuples »

 

La clairvoyance d'un dirigeant comme Benoît Frachon ne tient pas à un quelconque don divinatoire.

C'est que Benoît Frachon fonde son appréciation à partir d'une conception de classe, du point de vue des intérêts des travailleurs et de la nation, totalement imperméable aux arguments sucrés mais mensongers des promoteurs de l'opération « Europe ».

 

Instruits par l'expérience, les peuples rejettent de plus en plus cette construction bâtie contre eux. Il est plus que temps que le mouvement syndical et la CGT en particulier désertent  l'illusion d'une possible « Europe sociale » pour donner une réelle perspective et une réelle efficacité aux combats revendicatifs et aux reconquêtes sociales qui pour l'essentiel se heurtent au verrou des traités européens.

 

Pour conclure, laissons à nouveau la parole à Benoit Frachon, s'exprimant cette fois dans les colonnes du journal l’Humanité en février 1962 : « Dans tous les pays du Marché commun, l’Etat fait corps avec les monopoles et met à leur service le pouvoir politique. Comme on le voit, le Marché commun n’est pas ce qu’en disent en général ses promoteurs, un moyen d’améliorer le niveau de vie général des populations. C’est une entente, une association des grands capitalistes en vue d’essayer de surmonter leurs contradictions et de renforcer leur puissance sur le dos des masses exploitées. L’habilité des capitalistes est d’avoir obtenu de certains dirigeants réformistes, qui siègent sur des strapontins au Marché commun, qu’ils couvrent leur marchandise. »

 

Front Syndical de classe, 22 mars 2017

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 12:50

mardi 21 mars 2017

Par
Co-animateur du Réseau Éducation Populaire (REP). Co-auteur de : Néolibéralisme et crise de la dette ; Contre les prédateurs de la santé ; Retraites, l'alternative cachée ; Laïcité: plus de liberté pour tous ; Penser la République sociale pour le 21e siècle ; Pour en finir avec le "trou de la Sécu", repenser la protection sociale du 21e siècle.
 

Le 18 mars dernier constitua la plus grande mobilisation de rue de la campagne de l’élection présidentielle de 2017. Plus de 100.000 personnes. Ce fut une marche de l’espoir. De l’espoir, il nous en faut. Car avec la séquence que nous vivons, celle de la décomposition des gauches qui – du parti socialiste à l’extrême gauche – voit s’opérer une coupure quasi mollétiste entre les discours et les pratiques, on pouvait se demander ce qui allait rester de la gauche en général.

D’autant que les médias néolibéraux, dont les principaux journalistes, ne soutiennent que Fillon ou Macron et essaient d’avantager leurs chouchous.1

Où en est la gauche de 2012 ?

Avec Macron en digne successeur de François Hollande, on est sûr que le théorème du mouvement réformateur néolibéral sera encore vrai demain : « depuis 1983, et tant que nous resterons dans le néolibéralisme, tous les gouvernements font et feront pire que le précédent » !

Avec Hamon, certains ont cru que la musique différente qu’il a développée lors de la primaire socialiste allait dans le bon sens. Le désenchantement fut rapide.
Très vite, il reprit sur l’UE et la zone euro la position de François Hollande. Très vite, on a vu que la majorité des candidats socialistes aux législatives étaient politiquement favorables aux lois Macron et El Khomri, au pacte de responsabilité, au CICE et aux attaques contre la Sécurité sociale, entre autres. Jusqu’au secrétaire général d’En marche qui a été adoubé par les instances du PS pour les législatives. Jusqu’à l’apothéose mystique du revenu universel, vieille idée néolibérale de Milton Friedman, qui développait la notion d’impôt négatif dans « Capitalisme et Liberté » en 1962. Pour terminer avec comme simple projet le développement du RSA et une allocation pour les jeunes. Le reste est renvoyé aux calendes grecques pour les rêveurs.
Le spectre de 1969 et le soutien in fine à Macron participeront de la prochaine étape solférinienne.

Au parti communiste, on a constaté les stratégies antagoniques existant en son sein entre ceux qui souhaitaient un candidat communiste à la présidentielle, ceux qui souhaitaient soutenir Hamon et ceux qui souhaitaient soutenir Mélenchon. Même le vote majoritaire pour Mélenchon n’a pas entraîné le soutien de l’ensemble du PC. On a vu une base communiste votant avec une courte majorité pour soutenir Mélenchon contre sa direction et enfin un PCF,  à quelques semaines du vote, se préoccuper beaucoup plus des législatives que de la présidentielle elle-même. Pourtant ce parti a encore de nombreux militants mais qui n’auront pas brillé par leur militantisme dans la campagne présidentielle. Triste perspective.

Bien qu’elles aient réussi à avoir les 500 signatures, les autres organisations d’extrême gauche ne sont aujourd’hui que l’ombre de ce qu’elles ont été avec un peu plus de sectarisme pour l’un, de révisionnisme réactionnaire pour l’autre. Et ce n’est pas l’utilisation par certains autres de la stratégie du front unique à contre-emploi qui engagera une stratégie efficace. Leur avenir est la marginalité en attendant les jours meilleurs.

Quant aux autres candidats marginaux, ils pensent construire un courant politique de masse à partir de prééminences surplombantes qui seules sont à même, selon leurs thuriféraires, de frayer le chemin vers le paradis. Ce qui les conduit à ne pas critiquer le capitalisme lui-même et donc à vouloir y rester incarcéré.

Devant ce champ de ruines qui a de grandes chances de renforcer pour le court terme le pouvoir de l’oligarchie capitaliste sur la France, et donc de provoquer l’extrême droitisation du pays comme dans les années 30, le rassemblement initié par Jean-Luc Mélenchon permet d’éviter la parcellisation totale de la gauche tout en marquant la nécessité d’un rassemblement significatif de gauche non allié avec les solfériniens ouvertement néolibéraux. C’est une étape indispensable pour la suite d’abord parce qu’il est nécessaire de résister et aussi parce que la création du lien social et politique n’est pas la chose la plus aisée pour constituer ultérieurement le bloc historique gramscien indispensable à toute révolution citoyenne.

Sur l’ensemble des conditions indispensables de cette révolution citoyenne, il reste à y travailler en tenant compte d’abord du réel puis des lois tendancielles du capitalisme. Nous en avons déjà parlé dans Respublica. Nous y reviendrons dans la prochaine séquence politique.

Outre son caractère de masse, le rassemblement sur la place de la République a repris le caractère symbolique de la République sociale indispensable pour tenter de rassembler les couches populaires ouvrières et employées de la gauche objective, plutôt majoritairement tentées ces dernières années par l’abstention.

Disons-le encore, la seule réserve de voix pour Jean-Luc Mélenchon au-delà du niveau des sondages actuels se trouve principalement dans ces couches populaires ouvrières et employées. Ne pas comprendre cela, c’est ne pas comprendre qu’un processus révolutionnaire ne peut s’engager que si la classe populaire ouvrière et employée, objective en soi et majoritaire, devient petit à petit une classe subjective « pour soi ». Condition nécessaire pour construire le bloc historique gramscien avec des composantes des autres couches sociales.

Le rappel du 18 mars 1871, les drapeaux français en quantité, l’affirmation dès le début du discours de Jean-Luc Mélenchon du rôle nécessairement social d’une nouvelle constitution de la VIe République, le rappel appuyé des luttes importantes contre les lois antisociales de Macron et d’El Khomri, la réaffirmation du principe de laïcité, le rappel de la nécessité d’un projet global (incluant la rupture écologique, la recherche de la paix, etc.) et le couplage final des chants de la Marseillaise2 et de l’Internationale, permettent de renouer avec la symbolique populaire et révolutionnaire française.

Pourvu que cela dure !

Que faire après ?

Ce n’est pas au milieu de la séquence de la campagne de la présidentielle et des législatives qu’il faut avoir des états d’âme ni changer la priorité politique. Faire en sorte que le score de JLM soit le plus haut possible, point de départ essentiel pour les législatives face à la déferlante promise par les médias néolibéraux. Ensuite, si par malheur, deux des trois candidats de la bourgeoisie, Macron, Fillon, Le Pen sont au deuxième tour, la lutte des classes mettra le mouvement syndical revendicatif en première ligne de l’affrontement. Nous serons alors dans une séquence ultérieure où il faudra mettre le turbo pour le développement d’une éducation populaire refondée toujours du côté de ceux qui luttent en première ligne.
Nous nous préparons pour ce moment à élaborer de nouvelles propositions.

  1. Ainsi le CSA a calculé que du 1er février au 26 février, Fillon et ses soutiens ont eu droit à 15.944 minutes, Macron a eu droit à 9.808 minutes, Le Pen à 7.090 minutes, Hamon à 6.761 minutes, Jean-Luc Mélenchon à 3.163 minutes, Nicolas Dupont-Aignan 510 minutes, Philippe Poutou 249 minutes, Jean Lassalle 80 minutes, Nathalie Arthaud 67 minutes, Jacques Cheminade 50 minutes, François Asselineau 37 minutes. Instructif, non ? []
  2. Nous rappelons aux gauchistes de tout bord que la grande manifestation ouvrière de février 1917, le jour de la création du Soviet de Petrograd, arrive du quartier populaire de Vyborg en chantant la Marseillaise  en russe ! []

 

http://www.gaucherepublicaine.org/debats-politiques/le-tournant-de-la-marche-du-18-mars/7400104

 

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Published by Vendémiaire
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 12:21

Corpus Fabrique,

en partenariat avec Alain Epoet en présence de Annie Lacroix-Riz,
est heureux de vous présenter son film :

 

"Pas d'Histoire"

 

Essai-documentaire sur l'archive, la part maudite de l'Histoire.

 

A partir d'une photo interdite où Louis Renault figure avec Hitler,

l'historienne Annie Lacroix-Riz

(spécialiste, entre autres, de la collaboration économique sous l'occupation), recontextualise l'horizon d'une époque.
 

le samedi 25 mars 2017

 

à

 

16h00,au Pavillon Chaslin

 

de l'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard,

 

à Neuilly-sur-Marne (93)

 

 

Réservations par mail : alain.epo@yahoo.com

 

contact: corpus.fabrique@gmail.com

 

Tel : 07.68.73.49.89 www.corpusfabrique.fr

 

http://corpusfabrique.fr/

 

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