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Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 12:46

Le président brésilien, Michel Temer, est impliqué dans une affaire de « corruption passive » qui lui aurait rapporté 135 000 euros. Cependant, la demande de mise en accusation vient d’être rejetée par le Parlement. Les mêmes députés avaient approuvé la destitution de l’ex-présidente Dilma Roussef (PT) en 2016. Ainsi fonctionne la « justice » capitaliste. La priorité du patronat brésilien est de lancer des contre-réformes drastiques. C’est la mission de Temer ; il fallait donc le maintenir à son poste.

Nous ne défendons pas la politique menée par les gouvernements de Lula et Dilma, entre 2003 et 2016. Ils ont capitulé face aux exigences de la bourgeoisie brésilienne. Le PT vient d’élire une nouvelle direction, mais sa politique n’a pas changé. Ce parti se refuse toujours à la moindre autocritique des gouvernements Lula et Dilma – et se contente d’une timide bataille institutionnelle contre le putschiste Temer. Mais il est significatif que, malgré cela, la classe dirigeante brésilienne fasse tout pour empêcher Lula de se présenter à la prochaine élection présidentielle (octobre 2018).

En juillet, Lula a été condamné à neuf ans de prison pour corruption et blanchiment d’argent. Une confirmation de cette condamnation en appel invaliderait sa candidature à la présidentielle. Là encore, la « justice » brésilienne joue un rôle directement politique. Son problème n’est pas la corruption de Lula, mais le fait qu’il conserve une certaine popularité dans les masses – et pourrait bien remporter l’élection, s’il peut se présenter. A l’inverse, s’il en est empêché, cela pourrait précipiter une explosion sociale.

Néanmoins, après des années de trahison, le PT demeure profondément discrédité. L’opposition au gouvernement Temer se construit surtout dans la rue et dans les luttes, comme on l’a vu lors de la puissante grève générale d’avril dernier, qui a impliqué 35 millions de salariés. Depuis 2013, un processus de radicalisation a pénétré toute la société – en particulier la jeunesse, qui est en première ligne des mobilisations. Cela pourrait aboutir à une cristallisation politique autour du PSOL (Parti pour le socialisme et la liberté), qui est plus à gauche que le PT. Nos camarades d’Esquerda marxista (« Gauche marxiste ») et son organisation de jeunesse Liberdade e Luta (« Liberté et lutte ») constituent une tendance officielle du PSOL. Ils y développent un programme marxiste qui, dans le contexte actuel, rencontre un écho croissant.

https://www.marxiste.org/international/amerique-du-sud/bresil/2206-bresil-corruption-crise-de-regime-et-lutte-des-classes?utm_source=newsletter_246&utm_medium=email&utm_campaign=france-insoumise-bresil

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 12:30

 

 
 
Il s'agit d'une vidéo qui a été faite par le chanteur Macaco avec les travailleurs et les patients du 8e étage (Oncologie) de L'Hôpital pour enfants, San Juan de Dios à Barcelone afin de récolter des fonds pour la recherche sur le cancer.
 

Chaque fois que vous entrez dans la vidéo, 5 centimes seront versés à la cause.

 Bonne journée. cliquez ci dessous :
 

https://www.youtube.com/embed/ 8WATgU5PduE

 

 

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Published by Vendémiaire - dans Appels
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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 14:53

Il est essentiel que nous soyons de nombreux mobiliséscontre la loi travail XXL, ce mardi 12 septembre partout en France. 

 

Ce premier temps de mobilisation, dans la rue, de la rentrée sera scruté et commenté largement, en particulier l'affluence à la manifestation parisienne. 

Une participation importante mardi constituera un élément fort dans le rapport de force qui s'engage pour les semaines et mois à venir, non seulement contre la casse du code du travail, mais dans la perspective de toutes les mesures et réformes brutales d'injustice sociale programmées par Macron et son gouvernement.

A Paris, le RDV du PCF est fixé à 13h 
à l'angle Place de la Bastille/Rue Sainte-Antoine

 

 

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 14:15

A l’occasion du centenaire de la Révolution russe, nous lui consacrons un article dans chaque numéro de ce journal, en suivant la chronologie. Le précédent article portait sur les journées de juin et de juillet, point culminant de la répression massive du mouvement révolutionnaire par le gouvernement provisoire.

Rappelons que la révolution de Février, qui renversa le régime tsariste, déboucha sur une situation de « double pouvoir » : d’un côté, le « gouvernement provisoire » représentant la bourgeoisie ; de l’autre, les soviets reposant sur les ouvriers et les soldats. La contradiction centrale de cette situation résidait dans le fait que le gouvernement provisoire était soutenu par les dirigeants réformistes des soviets, les mencheviks et les socialistes-révolutionnaires (SR), qui à partir d’avril entrèrent dans le gouvernement provisoire lui-même.

En juillet, les masses de Petrograd, lasses des reniements et des atermoiements du gouvernement provisoire, tentèrent de forcer les dirigeants réformistes à prendre tout le pouvoir. Des manifestations armées éclatèrent. Conscients du caractère prématuré de ce soulèvement, les bolcheviks s’efforcèrent de le protéger en l’organisant et en limitant son ampleur. Dans la foulée de ces « journées de juillet », le gouvernement de coalition déclencha une féroce répression contre le parti bolchevik.


Contrairement à ce qu’affirmaient les dirigeants réformistes, le régime du gouvernement provisoire ne pouvait pas durer ni déboucher sur une démocratie bourgeoise « saine ». Dénué de réelle base sociale, puisqu’il n’appliquait pas le programme de la révolution de février (« le pain, la terre, la paix »), il ne survivait que parce qu’il était couvert sur sa gauche par les « conciliateurs » des soviets : mencheviks et SR. La vague de répression de juillet avait fait provisoirement reculer le mouvement révolutionnaire ; elle avait aussi rendu confiance à la bourgeoisie et à la réaction, qui en appelaient ouvertement à un coup de force contre la révolution et trouvèrent un candidat au poste de liquidateur des soviets : le général Kornilov.

Le dernier espoir de la réaction

Après s’être fait remarquer en ayant rétabli la peine de mort sur le front qu’il commandait, Kornilov avait été nommé commandant en chef des armées russes après la répression de juillet, première étape vers la liquidation de la révolution. Même Kerensky espérait assurer son pouvoir personnel en utilisant l’armée pour écraser les soviets et couper ainsi les ponts avec la révolution de février. Il s’était engagé dans la préparation d’un complot avec Kornilov. Mais il s’agissait d’un jeu de dupes : le général comptait bien liquider le gouvernement provisoire et Kerensky en même temps que les soviets – et se hisser lui-même au pouvoir.

La crise éclata fin août, lorsque Kornilov mobilisa un certain nombre de divisions et de groupes d’officiers et tenta de les lancer contre Petrograd, les soviets et le gouvernement. Pendant que le gouvernement était paralysé par la trahison du général et que les conciliateurs tergiversaient, les bolcheviks se placèrent en première ligne de défense contre le putsch et organisèrent l’armement des travailleurs, sans pour autant soutenir le gouvernement de Kerensky. A la recherche de tous les soutiens disponibles, les dirigeants réformistes consentirent à la libération des dirigeants bolcheviks emprisonnés, qui restaient néanmoins accusés de trahison. Exploitant chaque occasion d'avancer, les bolcheviks se saisirent de la proposition des réformistes de créer un organe chargé de contrôler la garnison de Petrograd au nom du soviet, ce qui revenait à retirer au gouvernement provisoire le commandement des troupes de la ville. Cette structure, le Comité militaire révolutionnaire, devait jouer un rôle central dans la préparation et la réalisation de l’insurrection d’Octobre.

Partout dans leur marche sur la capitale, les troupes putschistes se retrouvèrent confrontées à des nuées d’agitateurs les soumettant à une intense propagande. Face à la mobilisation de la population de Petrograd, le putsch se disloqua sans combat. Même les troupes d’élite et les groupes d’officiers se révélèrent incapables de combattre, faute de conviction ou d’espoir de succès. La réaction se replia finalement en désordre, abandonnant Kerensky à son sort.

Les leçons du putsch de Kornilov

Pour qu’un parti révolutionnaire mène une révolution à la victoire, il ne lui suffit pas de proposer un bon programme et d’attendre que la majorité de la classe vienne à lui. Il lui faut savoir développer une orientation tactique adaptée aux circonstances et aux événements, qui peuvent évoluer très vite dans une période révolutionnaire. De ce point de vue, la tactique adoptée par le parti bolchevik lors de la tentative de putsch de Kornilov représente une expérience très importante, riche en leçons valables pour un grand nombre de situations.

Au début des années 30, par exemple, alors que le parti nazi se rapprochait du pouvoir en Allemagne, sa tâche était facilitée par la politique sectaire du Parti Communiste allemand (PCA), qui désignait comme ennemi principal le parti social-démocrate (réformiste) et le qualifiait de « social-fasciste ». Cette tactique du PCA empêchait tout rapprochement avec les ouvriers et militants socialistes – et déboucha même sur des luttes communes des nazis et des communistes contre les sociaux-démocrates. En 1931, dans un texte destiné aux militants communistes allemands, Trotsky s’appuyait sur l’expérience de la lutte contre Kornilov pour démontrer l’inanité de la politique du PCA :

« Quelle fut alors l’attitude des bolcheviks ? Ils avaient aussi le droit de dire : pour vaincre la bande à Kornilov, il faut vaincre la bande à Kérensky. Ils le dirent plus d’une fois, car c’était correct et nécessaire pour la propagande future. Mais c’était absolument insuffisant pour résister à Kornilov le 26 août et les jours qui suivirent, et l’empêcher d’égorger le prolétariat de Pétrograd. C’est pourquoi les bolcheviks ne se contentèrent pas de lancer un appel général aux ouvriers et aux soldats : Rompez avec les conciliateurs, et soutenez le front unique rouge des bolcheviks !” Non, les bolcheviks proposèrent aux socialistes-révolutionnaires et aux mencheviks un front unique de combat, et créèrent avec eux des organisations communes pour la lutte. »

Au lieu de suivre ces conseils de Trotsky, la direction stalinienne du PCA – comme celle de l’Internationale communiste – s’acharna à refuser tout front unique avec les sociaux-démocrates. Elle alla jusqu’à affirmer que l’avènement d’Hitler faciliterait une victoire ultérieure des communistes en éliminant les sociaux-démocrates. Cette tactique sectaire et absurde mena à une défaite sans combat face aux hitlériens, qui une fois au pouvoir ne se contentèrent pas de liquider la démocratie bourgeoise ; ils détruisirent tout le mouvement ouvrier organisé, PCA compris.

Ces leçons sont aussi applicables à la situation actuelle au Venezuela. Après des années de stagnation du mouvement révolutionnaire et de politiques attentistes du gouvernement Maduro, l’opposition de droite est repassée à l’offensive. Ses militants multiplient les manifestations violentes, réclament le départ de Maduro et assassinent des militants bolivariens (et de simples citoyens). Dans ce contexte, les militants révolutionnaires doivent participer activement à la lutte des masses bolivariennes contre la droite réactionnaire, mais sans renoncer pour autant à critiquer la politique actuelle du gouvernement, laquelle ne peut que mener à la défaite de la révolution.

En 1917, c’est cette politique de « front unique » avec les réformistes qui a permis au parti bolchevik de montrer qu’il était le défenseur le plus conséquent de la révolution et, ainsi, de se placer à partir de septembre à la tête des masses de toute la Russie, alors qu’il n’était jusque-là majoritaire que dans les soviets de quelques grandes villes et zones industrielles. Le parti de Lénine put ainsi se préparer à sa nouvelle tâche : la conquête du pouvoir, qu’il devait arracher des mains d’un gouvernement provisoire extrêmement affaibli – et qui semblait ne plus attendre que son fossoyeur.

 

https://www.marxiste.org/theorie/histoire-materialisme-historique/2200-aout-1917-l-echec-du-coup-d-etat-du-general-kornilov?

 

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 13:54

Le 12 septembre manifestons pour un droit protecteur de l’être humain au travail
 
 
Les ordonnances de démantèlement du Code du travail viennent d’être publiées par le gouvernement. Il s’agit d’un acte de lutte des classes organisé par les classes dominantes contre le monde du travail. Ce dernier est considéré comme l’ennemi, tout est fait, parfois avec une mesquinerie innommable, pour le rabaisser, le soumettre, raboter son pouvoir d’achat et tout ce qui concours à une vie meilleure dans et hors le travail.
 
La riposte s’impose !
 
Tous dans la rue le 12 septembre !

 

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 10:36

 

> Les unions départementales FO : 01, 03, 10, 12, 15, 17, 21, 22, 23, 25, 27, 28, 29, 30, 32, 33, 35, 36, 37, 38, 40, 42, 43, 44, 45, 47, 49, 50, 51, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 60, 61, 62, 63, 66, 72, 73, 74, 75, 79, 85, 88, 89, 91, 92, 93, 94, et l’Urif (union Ile-de-France) appellent à défiler le 12 septembre.

 

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 10:34

APPEL à MANIFESTER le 12 SEPTEMBRE 2017

> LA LOI TRAVAIL XXL

> projet de déréglementation particulièrement grave,

> qui ne fera le bonheur que des Marchés Financiers et des Patrons du CAC 40,

> POUR ATTAC C'EST TOUJOURS NON !!!

 

> Attac63 vous appelle à vous mobiliser largement et à participer à la Manifestation qui partira ce mardi 12 Septembre à 10h de la Place du 1er Mai .
 

> Venez nombreux, avec vos amis ,votre famille et vos voisins, on a tous une bonne raison , et même plusieurs, de venir manifester et de dire NON à cette loi !!!

 

> la perm

> nous nous retrouvons à la perm le 12 septembre à 9h30 pour ceux qui veulent partir ensemble, cela permettra de répartir tracts, drapeaux...
 

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 16:37
!
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 15:39

Mettre en échec le coup d'Etat social d'Emmanuel Macron, préparons les mobilisations populaires - syndicale du 12 septembre et politique du 23 - qui sont complémentaires. ! par Jean LEVY

31 Août 2017

Faire plus fort qu'au printemps 2017

 

> Contre le coup de force du pouvoir, organisé par le CAC 40  

que constitue le saccage confirmé* du Code du Travail, la colère populaire doit déferler dans notre pays. Salariés, privés d'emploi, retraités doivent se dresser massivement pour défendre ce qui reste des conquêtes sociales gagnées tout au long du XXème siècle par les luttes de masse des travailleurs.

Mais au-delà de ceux-ci, c'est l'ensemble des citoyens attachés à la République sociale qui doit se lever pour faire barrage au dessin du Medef de livrer au patronat le monde du travail sans limites et sans protection. 

Cette bataille nécessite la mobilisation de toutes les forces, syndicales d'abord, mais aussi politiques, qui s'opposent à ce grand bon social en arrière,  à légaliser par ordonnances la dictature de l'argent. 

La CGT organise la première riposte le 12 septembre. Arrêts de travail, manifestations doivent jalonner la journée qui doit constituer le premier avertissement. Mais cette mobilisation doit se poursuivre et s'élargir tout au long des semaines qui vont suivre. Car la lutte sera difficile face à un pouvoir qui veut aller vite et loin dans la reconquête de son pouvoir absolu.

Et ce combat doit dépasser les limites de l'expression syndicale. La Force Insoumise l'a bien compris en mobilisant la population le samedi 23 septembre, avec l'objectif de faire déferler celle-ci sur Paris, et faire ainsi faire la démonstration du rejet de masse du projet liberticide du pouvoir oligarchique, personnifié par l'ex-associé-gérant de la Banque Rothschild;

Le 12 septembre et le 23 du même mois sont des journées complémentaires, en aucune manière concurrentes, augurant de la mobilisation populaire de masse, appelée à prendre les formes multiples et appropriées d'une riposte de longue haleine.

Ce serait suicidaire que le mouvement syndical et le mouvement politique s'ignorent et suivent des chemins parallèles : ceux-ci auraient alors la certitude de jamais se rencontrer. Au contraire, il est grand besoin de convergences et d'action commune entre le syndical et le politique pour peser efficacement sur le pouvoir et mettre celui-ci en échec. Car, ne y trompons pas :  Macron et son gouvernement sont l'expression dans notre pays des exigences de l'oligarchie financière et européenne. Celle-ci s'exprime politiquement à Bruxelles par le biais de l'Union européenne et de sa Commission, à Francfort par le truchement de la BCE et à Berlin à travers  BusinessEurope, le Medef européen. Et aussi grâce à la CES, les syndicats européens - le bras syndical du patronat - dont malheureusement la CGT fait partie.

Aussi, c'est avec quelque inquiétude, qu'on peut observer les réticences de Philippe Martinez et de la direction confédérale vis-à-vis de la mobilisation du 23 septembre, initiative politique de La France Insoumise. Celle-ci devrait renouveler clairement son appel à rejoindre les initiatives prévues syndicalement le 12 septembre par la CGT, à laquelle se joint déjà Solidaires.

Il ne faut pas laisser des leaders du PS, tel Stéphane Le Foll, le ministre de François Hollande et soutien de la loi Khomery, tenter de récupérer une audience perdue en se prétendant partie prenante de la journée du 12...

Force Ouvrière, présente au printemps dernier contre la loi El Khemery, démobilise ses syndicats en vue du 12 septembre...alors que le danger des ordonnances Macron aggraveraient considérablement encore plus la situation du monde du travail. Heureusement cette position n'est pas partagée par nombre de ses syndicats, qui appellent à manifester.

Espérons que la diffusion du contenu des ordonnances prévue ce jour à midi sera de nature à renforcer la volonté unitaire de lutte et la mobilisation populaire.

* Les premières infos données par les médias à 13 heures confirment  que les ordonnances donnent le coup de grâce au Code du travail et laissent les salariés démunis de protection sociale..Raison de plus pour préparer une riposte populaire de masse, aussi bien syndicale à partir de la journée du 12 septembre, décidée par la CGT, que politique le 23 septembre, avec La France Insoumise.

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 15:31

 Ce que cache cette fébrilité

Par Georges Gastaud, porte-parole national du Pôle de Renaissance Communiste en France, www.initiative-communiste.fr – 26 août 2017

En apparence, le pouvoir macroniste est inexpugnable : il accapare l’Elysée, il dispose du soutien des huit multimilliardaires qui possèdent 90 % des médias privés français, il nomme les dirigeants du prétendu service public de l’audiovisuel, il dirige d’une poigne de fer un gouvernement postiche et une majorité parlementaire de bénis oui-oui. En outre, le PS et le PCF ont appelé à voter Macron au second tour de la présidentielle, puis au second tour des législatives sous couleur de barrage « antifasciste » (alors même que Macron veut inscrire l’état d’urgence liberticide dans la loi « ordinaire » !) ; enfin, la majorité des appareils syndicaux, la CFDT évidemment, mais aussi Jean-Claude Mailly qui la rallie pas à pas, ne demande pas mieux que d’isoler la CGT en avalant en douceur le boa constrictor de la loi Travail « + + + ».

Ajoutons que l’hyper-conformiste euro-atlantique Macron a le soutien de ses parrains du monde euro-atlantique qu’il sert servilement, de Donald Trump à Angela Merkel en passant par Saint-Obama, Wall Street et le FMI. Qui donc en France oserait s’opposer un peu durement à un « Jupiter » pareil ?

Pour faire bon poids, une bonne partie de la « gauche radicale » (sic) passe plus de temps à dénoncer la « Corée du nord » assiégée et le Venezuela bolivarien déstabilisé par l’oligarchie et par la CIA qu’à combattre dans la rue l’ennemi principal des peuples, de la paix et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sans ingérence étrangère : l’impérialisme américain et ses vassaux de l’UE.

<![if !supportLists]>-        <![endif]>Macron, ou le « beau gosse aux pieds d’argile »

Pourtant les récentes déclarations proférées par Macron de l’étranger, en Pologne* et en Roumanie notamment, manifestent clairement son extrême fébrilité.

Ce n’est pas un signe de force que de courir à l’étranger déclarer la France « irréformable » et que d’écraser notre peuple sous un épais mépris de caste. Il est vrai que depuis l’élection en trompe-l’œil de Macron, sa cote a vertigineusement chuté dans l’opinion. Cette dégringolade  (20 points perdus en un été, plus fort que Sarkozy et Hollande réunis !) fait suite…

  • à la baisse des APL, qui pénalise la jeunesse et les étudiants, alors que la nouvelle contre-réforme fiscale offrira en moyenne 15 000 € de cadeaux fiscaux annuels aux 280 000 foyers français les plus riches,
  • au fait que le gouvernement valide de nouveaux critères illégaux d’entrée à l’université, ce qui détruit le principe du baccalauréat comme premier grade universitaire
  • au conflit ouvert de l’Elysée avec l’ex-chef d’état major des armées (qui, si étranger au camp progressiste qu’il soit, ne peut pas voir d’un bon œil le fait que Macron démolisse, voire débaptise, la défense « nationale » pour construire la future armée euro-atlantique),
  • à l’affrontement qui monte entre le pouvoir central devenu… « girondin » ( !!!) et les communes de France privées de moyens,
  • à la casse géante des « contrats aidés » (qu’il faudrait transformer en emplois stables et non pas supprimer du jour au lendemain)
  • et, bien entendu, à l’annonce d’une Loi Travail XXL, exigée de concert par l’insatiable MEDEF et par la despotique Commission de Bruxelles. Ce qui ne peut qu’inquiéter tous ceux qui sont attachés aux acquis du CNR et des ministres communistes de 1945, conventions collectives et Code du travail en tête ; et cela d’autant plus que cette ordonnance en annonce d’autres, non moins dévastatrices, sur les retraites, la CSG, les indemnités chômage, la casse des Services publics, la privatisation d’EDF, etc.

Ce n’est pas non plus pour Macron un signe de confiance en sa légitimité nationale que de déclarer à partir de… Bucarest, que « la France n’est elle-même que quand elle vise un projet qui la dépasse » : en clair, quand elle se renie en tant que nation, alors que c’est l’inverse qui est vrai : c’est quand notre peuple prend appui sur ses meilleurs traditions nationales, celles de l’humanisme, des Lumières, de la Révolution française – y compris de sa phase « jacobine » – , de la Commune de Paris, de la Loi laïque de 1905, du Front populaire, des luttes anticoloniales et anti-esclavagistes, du CNR, de la grève de masse de Mai 68, du Non populaire à la constitution européenne, de la fierté francophone refusant le tout-anglais « transatlantique chouchouté par Macron, que notre pays se reprend et qu’il rayonne le plus à l’étranger…

Macron sait bien en outre que, même s’ils se sont quelque peu laissés intimider durant les élections à propos d’une sortie de l’euro – QUE N’A HELAS OSE DEFENDRE FRANCHEMENT AUCUN TENOR DE LA GAUCHE ETABLIE et qu’ont carrément torpillée les pseudo-patriotes du FN – , les Français, surtout les ouvriers et les employés, restent tendanciellement eurosceptiques et qu’ils en ont marre, très majoritairement, de cette dictature européenne pilotée par Berlin qui ne cesse d’ « aligner » et de sermonner la France sur tous les terrains, budgétaire, industriel, social, linguistique, scolaire, culturel, etc.

Un pouvoir minoritaire, un programme de casse nationale profondément illégitime

Macron et les siens mesurent bien en outre qu’ils sont TRES MINORITAIRES dans le pays : rappelons qu’…

  • au 1er tour de la présidentielle, Macron n’a eu que 24 % des voix (dont nombre de « petits malins » qui ne voulaient pas de lui mais qui cherchaient à éliminer Fillon en votant pour « En marche »),
  • au second tour il a surtout été élu sur la base d’un chantage à la prise de pouvoir du FN (22% au 1er tour, très loin des 40% au second…) et non sur la base d’une adhésion programmatique,
  • aux législatives, « ses » députés qui devaient être portés par une prétendue « vague orange » ont obtenu moins de voix et de pourcentage que leur chef vénéré,
  • la candidature Mélenchon a recueilli plus de 7 millions de voix au 1er tour de la présidentiell ; elle a salutairement devancé le PS et ses suiveurs et son chef de file, JLM, a bien failli aller au second tour (chose qui était parfaitement accessible n’eussent été les candidatures trotskistes de diversion et l’attitude plus qu’équivoque du PCF officiel envers Hamon).
  • Et surtout, Macron sait que plus de 56% des Français, dont une écrasante majorité d’ouvriers et d’employés, ont BOYCOTTE le second tour de la législative, sans parler des centaines de milliers de votes blancs et nuls ; si bien que les 80% de députés-godillots macronistes sont en réalité une insulte faite à la majorité de nos concitoyens qui ne s’y reconnaissent absolument pas.

Ajoutons que la classe ouvrière et la partie la plus avancée de la jeunesse n’ont pas digéré le passage de la Loi Travail à coups de 49-3, que l’utilisation, bien pire encore, des ordonnances pour court-circuiter le parlement, précipiter la destruction des contrats  de travail et le « droit » patronal de licencier à plaisir ne peut qu’exaspérer davantage encore le monde du travail. Imaginons deux secondes qu’il y ait en France un vrai parti communiste tourné vers la classe ouvrière, révolutionnaire, 100% antifasciste et anti-UE (comme c’était par ex. le cas à l’époque de Jacques Duclos), un parti fédérant autour des travailleurs en lutte cette partie majoritaire des couches moyennes qui est précarisée par le Parti Maastrichtien Unique (ce « PMU » formé des LR, des LRM, du PS et, de plus en plus, de ses petits rabatteurs euro- « communistes »), un parti dénonçant sans concession ce pouvoir grossièrement antisocial, antinational, antidémocratique, belliciste, impérialiste et faussement « antifasciste » : il y aurait alors de vraies possibilités pour notre peuple de passer de la défensive perdante, à laquelle le réduisent depuis des décennies les politiques euro-réformistes de la gauche politico-syndicale établie, à une contre-offensive victorieuse rouvrant la voie à un changement progressiste et révolutionnaire dans notre pays, ce qui ne manquerait pas en outre d’éveiller de profondes sympathies populaires dans tout le reste de l’Europe !

Ce qui signifie que la balle est largement dans le camp des vrais communistes pour s’atteler à une action commune, indépendante de la direction euro-formatée et socialo-dépendante du PCF-PGE, pour s’adresser ensemble sans relâche aux travailleurs à la porte des entreprises, pour construire la dynamique unitaire d’action 100% anticapitaliste et anti-UE qui mènera à la reconstitution d’un vrai Parti communiste dans notre pays.

Offensifs et déterminés !

> En tout cas, l’heure n’est pas à l’abattement chez les militants du camp populaire : au lieu de se chamailler sur les préséances en matière d’action comme le font certains appareils, les militants franchement communistes du PRCF seront de toutes les mobilisations contre l’ordonnance Macron, qu’elles émanent de la CGT, du « front social » ou de la France insoumise. Bien entendu, le PRCF portera son message spécifique, celui de l’union du drapeau rouge et du drapeau tricolore, celui du Front antifasciste, patriotique, populaire et écologique (FR.APPE !) pour sortir la France, par la voie progressiste et internationaliste, de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme. Le PRCF continuera d’appeler les communistes, qu’ils soient encore adhérents du PC-PGE ou qu’ils s’organisent en toute indépendance de ce parti en phase de dérive ultime, à agir ensemble pour les « quatre sorties » et créer les conditions d’une reconstruction, urgente et vitale, d’un parti communiste de combat. Et ils se tourneront sans trêve vers les syndicalistes de lutte – qui ne supportent plus le rideau de fumée des « discussions » et du « dialogue social » bidon organisées par Macron – , ainsi qu’aux républicains patriotes qui refusent à la fois le FN fascisant et la mensongère « Europe sociale ».

« Révolution » avec « En marche » (sic) contre marche vers la révolution ?

Rendez-vous dans cet esprit au stand du PRCF à la fête de l’Huma ainsi qu’au meeting de lutte du 4 novembre où, contrairement à ceux qui « enfoncent » Lénine tout en feignant de commémorer Octobre 1917, le PRCF et une vingtaine de PC étrangers fidèles au marxisme-léninisme clameront ensemble que le combat continue pour abattre le capitalisme, pour le pouvoir des travailleurs et l’expropriation capitaliste, en un mot pour une société socialiste « en marche »… vers le communisme.

*Le mépris avec lequel Macron vient de traiter le peuple polonais en s’ingérant dans sa politique intérieure est frappant du caractère néocolonial de ce pouvoir. Le PRCF est totalement solidaire des communistes polonais que tente en vain d’écraser le pouvoir clérical-fascisant de Varsovie. Mais s’il voulait aider les Polonais démocrates, Macron ne donnerait pas de leçons au peuple qui a donné au monde et à la France Dombrowski ou Marie Sklodowska-Curie. Macron dénoncerait le maccarthysme anticommuniste des dirigeants polonais comme l’une des sources de la fascisation de l’Europe de l’Est, en proie à des pouvoirs fascisants totalement constamment adoubés par Bruxelles, qui attise sans cesse l’anticommunisme et l’antisoviétisme à retardement.

Aux communistes et aux progressistes de France donc, de combattre ensemble cet anticommunisme aussi dangereux pour les libertés en Pologne que pour la démocratie et pour le mouvement ouvrier du reste de l’Europe.

En outre comment comprendre que Macron coure à Varsovie et à Bucarest pour dénoncer le « dumping social » alors qu’en France même, il s’apprête à déstabiliser les conventions collectives et les conditions du licenciement pour 17 millions de salariés ?

  

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