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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
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Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:20

de : RICHARD PALAO


vendredi 1er novembre 2013

Quelques mois avant mai 68 Henry KRAZUCKI déclarait "... rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classe , elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division . La lutte de classes au contraire , est la base de l’unité , son motif le plus puissant . C’ est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT . Or la lutte de classe n’est pas une invention , c’est un fait , il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement ..."

Tierry LE PAON lui à une autre vision puisque pour lui il n ’ y a plus de syndicalisme réformisme qui pratique la collaboration de classe , et en conséquence on peut donc pratiquer l’unité avec ce syndicalisme sans conditions et en toutes circonstances , c ’est d’ailleurs ce qu’il vient de confier au numéro 60 de la revue de la confédération " ENSEMBLE" :

"...je pense aussi qu’il ne faut rien lacher sur les questions unitaires , nous devons renouer les contacts avec l’ensemble des organisations syndicales . IL N Y A PAS D UN COTE UN POLE REFORMISTE ET DE L AUTRE UN POLE PLUS RADICAL OU CONTESTATAIRE . La réalité est plus compliquée que cela. Cette présentation est artificielle et nous avons interêt au contraire à rester sur le concret pour être en capacité de construire un syndicalisme utile aux salariés , car le syndicat doit leur rapporter ."

Alors que les syndicats CFDT , FO , UNSA ...SE PROCLAMENT OUVERTEMENT REFORMISTES , LE PAON nie cette réalité avec la volonté de faire croire que puisqu’ il n’ y a plus de différences entre syndicats , le syndicalisme rassemblé s ’impose , ce faisant il poursuit le glissement réformiste de la CGT initié par ses prédecesseurs VIANNET et THIBAULT avec comme finalité la liquidation du syndicalisme de classe .

LE PAON et la direction confédérale sont coupables d’une triple trahison :

ils insultent la mémoire de nos anciens , dont certains ont donné leur vie , sacrifiés leur vie familiale et leur carrière professionnelle subit la répression patronale et policière pour que le syndicalisme de classe existe en FRANCE ...

Il abandonnent ceux qui actuellement à la base continuent de donner un contenu de classe à leurs luttes , se battent dans leurs entreprises ne se résignent pas et ne cèdent pas devant le diktat du capitalisme ...

ils violent les statuts de la CGT votés par les adhérents qui indiquent que la CGT est un syndicat anticapitaliste , de masse et de classe ( voir le préambule et l’article 1 des statuts )

LE PAON et ses alliés de la direction ont le droit d ’être devenus réformistes , mais dans ce cas ils doivent quitter la CGT , rejoindre les organisations refromistes et cesser de casser de l ’intérieur notre syndicat de classe .

La direction confédérale n’ a que deux choix : se soumettre ou se demettre ...

Tous ceux qui sont attachés aux syndicalisme de classe , au respect de nos statuts, syndiqués, militants , responsables des UL , UD , regions , doivent se manifester et intervenir auprès de la confédération pour qu’elle effectue ce choix ...

Personne ne peut plus se cacher derrière son petit doigt et dire je ne savais pas , l’interwiew de LE PAON à ENSEMBLE est suffisemment clair pour que plus personne ne doute de la volonté de la confédération de liquider le syndicalisme de classe ... sous prétexte de créer un SYNDICALISME UNITAIRE , c est UN SYNDICALISME UNI A TERRE qui nous est proposé , et cela nous le refusons , nous le combattons !!!

dès à présent , la contestation doit se traduire dans un premier temps par des motions adressées à la confédération , il faut utiliser tous les moyens : courriers , pétitions , messages sur le site internet de la confédération, sur les réseaux sociaux ...MONTREUIL doit être submergé par les manifestations de réprobation de la base qui doit exiger que la CGT redevienne le grand syndicat de classe dont notre pays a besoin .

CAMARADES DE LA CGT REVEILLEZ-VOUS , QUE LES BOUCHES S’OUVRENT !!

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article137921

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:17

L'UNION DE LUTTES DES SYNDICATS CGT DU BASSIN MINIER OUEST DU PAS-DE- CALAIS ECRIT A THIERRY LEPAON, SECRETAIRE GENERAL DE LA CGT

 

5uls.cgt62@gmail.com

 

Chers(es) camarades du bureau confédéral, cher Thierry LEPAON,

 

Nous venons vers vous concernant la stratégie confédérale adoptée contre une réforme des retraites certes injuste mais déjà votée en 1ère lecture le 15 octobre à l’Assemblée Nationale.

 

Ce gouvernement sourd à nos revendications, aveugle sur notre situation, insensible sur nos réelles conditions de travail, reste inflexible dans sa marche antisociale au nom d’une dette qui n’est pas celle des travailleurs, qu’ils soient salariés, retraités ou demandeurs d’emplois.

 

Au travers de notre expérience de terrain et d’analyse d’une situation, notre impression ici en bas de la pyramide de la CGT, c’est-à-dire le socle historique composé de nos structures Unions Locales interprofessionnelles de la CGT nourries de l’expression crue et sans détour des camarades des syndicats, est que tout n’est pas mis en œuvre pour combattre une majorité présidentielle, un gouvernement et un Président qui poursuivent les bases œuvres du précédent gouvernement contre lequel nous avons lutté avec force et détermination en 2010.

 

Il est bien difficile de répondre à des camarades qui se sentent délaissés par une direction de confédération à laquelle ils ont adhéré pour être défendus et organisés sur la base des valeurs et des pratiques de luttes de notre CGT. Aussi, nous craignons une hémorragie liée au sentiment d’impuissance, même si dans notre territoire, nous proposons des luttes, nous proposons des débats et donnons des informations quasi quotidiennement.

 

Chers(es) camarades, nous ne pouvons pas être complaisants avec ce gouvernement et des députés qui « assassinent nos droits et acquis » et qui mettent en danger les travailleurs avec cette réforme qu’ils ont voté sans se soucier de nos revendications déposées lors des conférences sociales.

 

En 2010, nous avions déjà perdu une bataille que nous devions gagner, la mobilisation était là et les salariés étaient déterminés, mais la lutte s’est arrêtée d’un coup, et pour toute réponse, ce fût : « nous avons gagné la bataille des idées ». Aujourd’hui nous comprenons que cette victoire des idées a fait le bonheur des sociaux-démocrates (le mot socialiste étant usurpé) qui aujourd’hui se comportent économiquement, socialement et « sociétalement », comme les pires ultralibéraux.

 

Cette année 2013, nous avons déjà perdu avec l’ANI avec la complicité de syndicats jaunes et félons créés de toute pièce par le patronat pour juguler la CGT de 1917 à nos jours.

 

Cette loi est une des pires lois votées depuis 70 ans, elle se met en place dans les entreprises de notre territoire fortement impacté par la crise (sidérurgie-plasturgie-sous-traitance automobile-BTP…), et les salariés vont bientôt « goûter » aux effets de la « sécurisation » de leur emploi qui va les transformer en travailleurs précaires et corvéables, le temps que les délocalisations s’organisent selon la stratégie bien huilée d’un capitalisme décomplexé qui semble incontrôlable.

 

Et pour finir cette 13ème année du 21ème siècle, les mêmes s’apprêtent à voter la 5ème réforme de notre système de retraite issu de la résistance ouvrière et de la détermination du CNR.

 

Le sentiment partagé par beaucoup de militants dévoués et engagés, bénévoles avertis du syndicalisme, est que depuis quelques années, la confédération a délaissé les valeurs essentielles et les principes fondateurs et historiques de notre CGT… Beaucoup observent désormais que nous ne vivons plus dans la même maison, et considèrent que certains vivent dans le salon avec une vue panoramique et la tête dans les étoiles, quand d’autres sont dans les caves à remuer le charbon pour alimenter la chaudière.

 

La Direction Confédérale de la CGT n’a pas pu en si peu de temps, avoir oublié les réalités de la lutte de classes et de l’antagonisme capital/travail, n’a ou oublier l’impulsion de la grève générale quand cela s’impose, et le besoin de l’unité des travailleurs pour satisfaire les revendications et lutter contre des réformes antisociales…Nous demandons que la Direction de notre Confédération revienne rapidement aux fondamentaux.

 

Nos camarades de l’Union Locale CGT de Vendôme étaient présents à nos côtés le 7 octobre devant l’Assemblée Nationale, avec d’autres Unions Locales CGT de Normandie et de la région parisienne.

 

Nous sommes complétement d’accord quand ils écrivent dans la lettre qui vous a été adressée : « Les idées du front national commencent à entrer dans nos unions locales, ce qui est un frein pour l’action syndicale et source de division. Ici à Vendôme, bien qu’il s’agisse d’un phénomène marginal, nous en avons conscience. Nous le combattons par de l’information sur l’histoire du mouvement ouvrier, par des rappels de principe fondateur de la CGT, ainsi que par l’explication critique des positions du front national », c’est aussi notre pratique ici dans notre territoire du bassin minier du Pas-de-Calais, le laboratoire du FN depuis plusieurs années.

 

Notre territoire du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais est en déliquescence en termes d’emplois et en termes d’avenir, la misère grandit, nos permanences deviennent des lieux d’assistances sociales pour des travailleurs désœuvrés et exploités, humiliés et bafoués. Bien sûr nous répondons, nous écoutons, nous aidons, mais la solution individuelle ne doit pas passer au-dessus de l’action collective, le cas par cas n’est pas la solution quand des centaines, voire des milliers et des millions sont concernés.

 

Aussi, cette réforme honteuse et antisociale proposée par le gouvernement pour notre système de retraite doit être combattue, elle doit être retirée pour que nos revendications soient prises en compte, et ce n’est pas l’article soporifique sur la reconnaissance de la pénibilité qui fera que cette réforme ne soit pas nocive, car elle ne garantit par la survie du système par répartition intergénérationnelle ni une meilleure vie en retraite, au contraire.

 

D’autres réformes suivront, de plus en plus antisociales pour répondre aux exigences du patronat (il suffit de lire Gattaz), de l’Europe (il suffit de lire Barroso), du FMI (il suffit de lire Lagarde), du gouvernement français (il suffit de lire Sapin ou Touraine).

 

Donc, en bon relais de ces structures réactionnaires et conservatrices opposées au progrès social et au réel besoin des peuples, il suffit 1) de lire les déclarations des Ministres de ce gouvernement qui fait pire que le précédent (c’est là le sentiment de beaucoup de camarades), 2) d’analyser leurs pratiques et leur fonctionnement, pour comprendre simplement qu’il n’est pas de gauche et que le changement annoncé n’est que du vent.

 

En 1981, la CGT est restée l’arme au pied pour ne pas contrarier le 1er gouvernement de Gauche de la 5ème République, les anciens nous en parlent encore avec de l’amertume dans la voix.

 

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas rester l’arme au pied, les militants, les syndiqués, les salariés, le peuple en proie à un sentiment d’impuissance, attendent de nous, de la CGT, un appel fort sans ambiguïté.

 

Si nous le faisons, nous sommes persuadés que l’extrême-droite reculera, mais si nous ne le faisons pas, le pire reste à venir, c’est le sentiment partagé par les camarades qui disent « on ne sait pas vers où nous allons, mais nous y allons »

 

Vous trouverez en annexe, un appel qui est une proposition, nous y avons adhéré car c’est là la seule solution qu’il nous reste pour inverser la fuite en avant proposée par ce gouvernement qui a ignoré les organisations syndicales de progrès social, lors des pseudos conférences sociales qui ne sont que des chimères, pire des chevaux de Troie.

 

Nous ne sommes pas des ânes manipulés par la carotte et le bâton, nous ne sommes pas des politiciens, nous ne sommes pas des émissaires d’une quelconque mouvance, mais nous en avons assez. La CGT du haut en bas, les Fédérations de la Confédération, le CCN, le bureau confédéral doivent fermement s’opposer à ce gouvernement et à cette politique d’austérité qui conduit la France dans le mur et dans le fascisme, et nous pesons nos mots.

 

Ainsi, empêcher fermement que cette loi qui réforme nos retraites, soit votée telle quelle en 2ème lecture, passe par une mobilisation générale des forces de progrès et des syndicats de progrès, devant le lieu de décision qu’est l’Assemblée Nationale.

 

Quand une Loi est injuste, c’est un devoir de la combattre, car derrière cette loi de réforme, des dizaines d’autres sont en préparation, vous le savez, nous le savons, mais perdre aujourd’hui, c’est aussi perdre demain, la défaite de 2010 a été difficile à digérer et encore aujourd’hui, elle pèse, même quand l’enjeu est important et transversal à l’ensemble des travailleurs.

 

Alors imaginez-vous quand ce gouvernement s’attaquera à des acquis et des droits par profession, quand il démantèlera les services publics, ou quand il s’attaquera aux droits syndicaux ou aux structures de représentation du personnel… qui lèvera le petit doigt pour l’empêcher si aujourd’hui pour des raisons politiciennes, nous ne montrons pas aux travailleurs la voie d’un grand front social, syndical, progressiste contre les régressions sociales et sociétales ?

 

Nous avons pris nos responsabilités pour vous écrire, nous espérons que vous nous écouterez et que vous aussi vous prendrez vos responsabilités. Dans l’attente de votre appel, de vous lire et de nous rejoindre.

 

Recevez chers(es) camarades du bureau confédéral, reçois cher Thierry LEPAON, l’assurance de nos fraternelles salutations et de notre détermination à combattre « tous ensemble » les réformes antisociales de ce gouvernement et les pratiques décomplexées du patronat qui entend réduire en bouillie nos droits, nos acquis et notre histoire, pour nous sacrifier sur l’autel des profits. Nous refusons le retour à Germinal, car il résonne encore dans notre bassin minier sacrifié et martyrisé mais qui luttera, vivra et vaincra.

 

Les camarades représentants l’Union de Luttes des Syndicats CGT des Unions Locales CGT d’Auchel - de Béthune - de Bruay-la-Buissière - d’Isbergues - de Lillers.

 

Le 24 octobre 2013.

 

Copie aux structures fédérales, départementales et locales de la CGT à partir du 28 octobre à 12h00.

 

 

UNION DE LUTTES DES SYNDICATS CGT

 

 

DU BASSIN MINIER OUEST DU PAS-DE- CALAIS

 

5uls.cgt62@gmail.com

 

 

Compte-rendu de Jacques Tailleu, porte-parole de notre union de luttes des syndicats CGT des Unions Locales CGT du Bassin Minier Ouest, à la conférence européenne sur l’industrie du 23 octobre 2013 à Paris.

Après notre intervention, qui a marqué les esprits, le 7 octobre à l'Assemblée Nationale, le ministre du redressement productif Arnaud MONTEBOURG, a convié notre Union de luttes des syndicats CGT du Bassin Minier Ouest, Auchel-Bruay-Béthune-Isbergues-Lillers, pour assister à une conférence sur le thème de la politique industrielle de l'Europe (documents ci-joints).

C’est notre camarade Jacques Tailleu, de l’UL CGT du Bruaysis, qui a été chargé d’être notre porte-parole pour bien montrer que nous sommes déterminés à ne plus reculer.

Une centaine de personnes parmi les hommes d'affaires les plus influents, assistaient à cette conférence où dix ministres européens étaient invités à débattre sur les objectifs que les commissaires européens auront à mettre en place pour les dix prochaines années.

Les intervenants ont présenté les différents paliers pour atteindre les objectifs prioritaires et, comme, « de bien entendu » les ministres formatés par le grand capital pour se calquer sur le « grand rêve américain » ont étalé de grandes idées.

Et, l'un, le ministre polonais (conservateur) de prêcher la bonne parole des lobbyings pour le développement des industries du gaz de schiste dont on connaît les conséquences désastreuses pour l'être humain et la nature.

L’autre d'intervenir au secours des petites et moyennes entreprises en favorisant l'innovation mais rien sur la formation et le maintien des emplois.

Le vice-président européen insistait quant à lui sur le trop plein bureaucratique en Europe, ce qui revient à dire que les fonctions publiques d'états, et leurs fonctionnaires bien entendu, vont à nouveau souffrir de cette politique de casse déjà bien engagée ces dernières décennies.

Arnaud MONTEBOURG a été plus modéré dans ces propos insistant sur une de ses priorités : la reprise économique pour la création plus qu'urgente de milliers d'emplois et l’arrêt des licenciements.

Au cours des débats, et parmi toutes les interventions, la crise, l'austérité, la pauvreté grandissante, n’ont été évoquées, même pas l'avenir des peuples et des travailleurs des pays de l'Europe.

Seul le ministre italien du développement économique (ex secrétaire général provincial du PCI) a abordé la situation dramatique de certaines régions et d'une grande partie de la population.

Après la clôture des débats, Jacques Tailleu, notre porte-parole, a pu aborder sans problème le Ministre MONTEBOURG pour lui faire en cinq minutes, un résumé de la situation désastreuse du Bassin Minier et l'inviter à une table ronde dans notre territoire, avec les représentants syndicaux du territoire.

Le ministre apparemment conscient de la situation a donc annoncé qu'il se rendrait dans notre Bassin Minier pour entendre les travailleurs « Je viendrais » a-t-il répondu à deux reprises.

Donc affaire à suivre.

De : De la part d'Arnaud Montebourg <industrie-europeenne.conference@finances.gouv.fr>

Date : 22 octobre 2013 11:41

Objet : Arnaud Montebourg vous convie à assister à la réunion des ministres européens de l’industrie à Bercy

L'industrie européenne représente 34 millions d'emplois, 80 % de nos dépenses de recherche et de développement, 75 % de nos exportations et 25% de nos emplois. Elle a un effet d'entraînement sur tous les autres secteurs de l'économie et notamment les services. Une économie forte ne peut exister sans une industrie forte. Or, la part de l'industrie dans le PIB européen recule depuis plusieurs années.

Face à cette situation, l'Union européenne a pris plusieurs initiatives au cours des derniers mois. Mais l'Europe doit aujourd'hui prendre des mesures à la hauteur de la situation, comme les Etats-Unis et toutes les autres puissances industrielles mondiales l'ont fait. Toutes les options pouvant permettre de regagner de la croissance et créer des emplois en Europe doivent être explorées. Le besoin de renforcer notre politique industrielle européenne fait désormais l'objet d'un large consensus et le Conseil Européen de février 2014 y sera consacré.

C'est dans ce contexte que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, réunit à Paris dix de ses homologues (Italie, Espagne, Bulgarie, Grèce, Pologne, Royaume-Uni, Allemagne, Luxembourg, République Tchèque, Belgique), ainsi que le Vice-Président de la Commission européenne Antonio Tajani, pour la 1ère Conférence ministérielle des amis de l'Industrie.

Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement productif vous convie à la 1ère Conférence ministérielle des amis de l'Industrie le 23 octobre 2013, à partir de 13h30 au Centre Pierre Mendès-France, 139 rue de Bercy à Paris. Vous pouvez vous inscrire, ou vous faire représenter.

Programme - 1ère conférence ministérielle des Amis de l’industrie

« Restaurer la compétitivité industrielle de l’Europe dans une économie mondialisée »

13h30 – 14h00 : Café, accueil des participants

14h00 – 14h15 : Discours d’ouverture de M. Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif

14h15 – 14h30h : Discours de M. Antonio Tajani, Vice-président de la Commission européenne, Commissaire à l’industrie et à l’entrepreneuriat

14h30 – 15h25 : Première table ronde, « Quels leviers pour la politique industrielle européenne ? ».

Thèmes abordés :

- les objectifs et la gouvernance de la politique industrielle ;

- la conduite des politiques sectorielles ;

- l’innovation en soutien de la compétitivité ;

- la diversification des instruments de financements;

15h25 – 16h20 : Deuxième table ronde, « Pour une mondialisation équitable ».

Thèmes abordés :

- la politique commerciale;

- l’encadrement des aides d’État ;

- l’impact des politiques en matière d’environnement, climat et énergie sur la compétitivité industrielle.

16h20 – 16h30 : Mots de clôture par M. Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif

 

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-l-union-de-luttes-des-syndicats-cgt-du-bassin-minier-ouest-du-pas-de-calais-ecrit-a-thierry-lepaon-120854219.html

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:16

Un rapport confidentiel des préfets montre les racines d'une exaspération qui peine à s'exprimer sur le terrain social, mais qui menace de tout emporter dans les urnes.

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C'est une note de quatre pages, classée "confidentiel" et rédigée par le ministère de l'Intérieur. Chaque mois, les services de Manuel Valls, sur la foi des rapports que leur adressent les préfets, rédigent une "synthèse", qui est une manière de plonger dans les méandres de l'opinion publique. Elle dit l'esprit du temps, le moral des élus et l'humeur des Français, ceux que l'on entend peu dans les grands médias et qui représentent ce que certains appellent "le pays profond".

 

La dernière en date de ces synthèses a été publiée le 27 septembre dernier. Elle est remontée illico jusqu'au sommet de l'Etat et a été jugée suffisamment inquiétante à l'Elysée et à Matignon, pour que, cette fois-ci, elle soit communiquée aux principaux dirigeants de la majorité.

 

La France gronde, les Français sont en "colère ". 

Ce mot-là, François Hollande, en déplacement la semaine dernière en Haute-Loire, l'a d'ailleurs prononcé publiquement. Dans la synthèse des préfets, il ne figure pas de façon explicite. Mais c'est tout comme ! Les casquettes de la République n'ont pas l'habitude d'employer les formules chocs et les phrases qui claquent.

C'est ce qui fait tout l'intérêt de la note du 27 septembre.

 

Il faut savoir la décoder pour mesurer son caractère alarmiste. Tout est écrit par petites touches qui signalent, une à une, les sources d'un mécontentement qui monte, qui tourne, qui s'alimente parfois à de petits riens dont on mesure toutefois combien ils pourraient devenir explosifs si demain ils devaient se cristalliser dans un même mouvement.

On n'en est pas encore là.

C'est ce qui explique, au bout du compte, un climat insaisissable fait d'aigreurs accumulées, sur fond de ressentiment à l'égard de ce qui vient d'en haut, du pouvoir parisien, de ceux qui gouvernent l'Etat.

"Un sentiment d'abandon"

Le premier point mis en exergue par les préfets porte sur le monde rural. Celui-ci "s'organise pour revendiquer une spécificité de traitement dans les réformes en cours".

A quelques mois des municipales, il n'y a rien là de secondaire.

Si le redécoupage cantonal "ne suscite guère de réactions dans l'opinion, il fait parfois l'objet de débats enflammés dans les exécutifs locaux". Plus que "des accusations partisanes", les préfets notent ainsi "les inquiétudes sur les conséquences d'un tel redécoupage sur le maillage territorial des services publics et l'éligibilité à certaines subventions ou projets d'équipements".

Le discours qui monte est tout entier dirigé "contre l'hégémonie des métropoles" que le gouvernement serait en train d'organiser à travers la loi Lebranchu.

Chez les petits élus, tout fait désormais sens : les restructurations liées au vote de la loi de programmation militaire aussi bien que la réforme Peillon des rythmes scolaires.

Le sentiment qui domine est "un sentiment d'abandon".

Le deuxième point abordé par les préfets a davantage fait les gros titres des médias."Inquiets du discours antifiscal qui pourrait favoriser les extrêmes, écrivent-ils, les élus considèrent que les limites du consentement à l'impôt sont atteintes."

Là encore tout converge : "Dans les esprits où domine la hantise du chômage et de la baisse du pouvoir d'achat, la hausse de la fiscalité devient un élément anxiogène de plus." 

L'expression utilisée est celle de "choc psychologique" pour "des foyers jusque-là non imposables". A preuve, " l'afflux record dans certains centres de finances publiques de contribuables à la recherche d'informations ".

Dans ce contexte, "les élus confient avoir constaté la radicalisation des propos de leurs administrés qui fustigent 'un matraquage fiscal' et 'une hausse insupportable d'impôts qui financent un système trop généreux'."

Et les préfets de conclure : "La menace de désobéissance fiscale est clairement brandie."

 

Le troisième point abordé par les casquettes de la République porte sur "l'évolution des modes de délinquance". "Médiatisation croissante des faits divers par les médias locaux [...] dans des régions qui s'en croyaient indemnes" ; "cambriolages, délinquance de proximité, incivilités" : la formule choisie pour résumer le sentiment des Français se passe de commentaire.

 

Tout cela "inquiète autant que cela exaspère". C'est ce qui conduit les préfets à souligner que "la population semble désormais prête à s'impliquer davantage dans la lutte contre la délinquance à travers des opérations comme 'voisins vigilants' ou 'alertes commerce'".

Enfin, sur un mode un peu plus positif au regard des mesures prises récemment par le gouvernement avec notamment la baisse de la TVA sur la rénovation de logements, les préfets soulignent "la situation de détresse" qui est aujourd'hui celle des professionnels du bâtiment.

Loin du discours convenu sur les bienfaits supposés du statut d'auto-entrepreneur, ils rappellent ainsi que "dans certains départements, près de 70% des créations d'entreprises artisanales" relèvent de ce dit statut. Ce qui, ajouté à "la concurrence d'entreprises étrangères qualifiée de low cost", entretient un discours récurrent sur la "concurrence déloyale".

Ras-le-bol fiscal

Faut-il dès lors s'étonner que le Front national monte dans les sondages ?

Sentiment d'abandon des zones rurales, ras-le-bol fiscal, augmentation de la petite délinquance, détresse du monde artisanal : on retrouve là tous les ingrédients qui, mis bout à bout, nourrissent le programme lepéniste dans ce qu'il a de plus tristement classique. 

Durant l'été dernier, Hollande confiait volontiers son inquiétude de voir la réforme des retraites "unifier" un mécontentement latent.

"Si ça prend, disait-il en privé, toutes les catégories qui grognent oublieront leurs antagonismes pour se retrouver derrière la première manif venue." Le danger n'est plus là. La réforme des retraites, bouclée fin août avec un sens achevé de l'équilibre hollandais, a étouffé dans l'oeuf le mouvement social et du même coup les projets assassins de la gauche Mélenchon, en lien avec les secteurs les plus durs de la CGT ou de FO.

Sur le front de l'emploi, les plans sociaux qui tombent provoquent plus de ressentiments que de mobilisations. De même qu'il existe des grèves perlées, on voit s'installer une colère diffuse qui entretient dans le pays ce curieux climat où l'insatisfaction domine sans que jamais elle ne s'exprime de manière unifiée dans la rue.

"Ne comptez plus sur notre bulletin de vote"

Aujourd'hui, on en est là. Les sondages le disent. Les préfets le confirment. Les plus expérimentés des élus de gauche confient, la peur au ventre, que cette situation leur rappelle celle qui prédominait avant leur déroute des législatives de 1993. "Les gens se taisent. Bien sûr, sur les marchés, nos sympathisants viennent râler. Mais tous les autres ont le visage fermé, témoigne un député d'Ile-de-France. Ils se contentent d'un 'C'est dur, hein !' dont on sent bien qu'il veut dire 'Ne comptez plus sur notre bulletin de vote'. "

 

L'abstention, voilà l'ennemi. Celui qui fait trembler les candidats de l'actuelle majorité, à l'approche des municipales. Avec, en toile de fond, une attention croissante au discours lepéniste, perçu comme la dernière manifestation possible de ce refus du "système" qui fait désormais florès.

Dans ce climat délétère, tout est désormais fléché pour que la colère qui monte se porte sur le seul terrain électoral.

Quand Jean-François Copé répète à tout-va que la seule manière de "sanctionner le pouvoir" est de favoriser une "vague bleue" aux prochaines municipales, mesure-t-il qu'il ne se trompe sur rien, sauf sur la couleur exacte d'un vote qui s'annonce essentiellement "bleu Marine" ?

Face à cela, la majorité ne peut compter que sur l'implantation de ses élus sortants. Elle tente de faire souffler sur le pays un air d'optimisme, encouragé par la croissance qui revient et la courbe du chômage qui devrait s'inverser à la fin de l'année.

C'est peu et beaucoup à la fois. C'est un peu tard surtout pour espérer que le courant qui enfle, dans les profondeurs du pays, puisse être freiné dans les mois à venir. 

 En 2014, immanquablement, tombera la facture.

Pour Hollande, comme pour la droite républicaine, il n'y a guère de raison de penser qu'à la colère qui gronde, ne succédera pas, demain, une de ces sanctions dont on ne pourra pas dire qu'elle est venue par surprise

 

 

(sur le site de Jean Levy et El Diablo)

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:13
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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:10

 Marc Vandepitte

21 octobre 2013

 

Les États-Unis sont-ils sérieusement en guerre contre le terrorisme en Afrique ou le suscitent-ils au contraire pour servir leurs intérêts ? Enquête de Marc Vandepitte.

 

État défaillant

Le 11 octobre, le Premier ministre libyen a été brutalement enlevé avant d’être libéré quelques heures plus tard. Ce kidnapping est symptomatique de la situation dans le pays. Le 12 octobre, une voiture piégée a explosé près des ambassades de Suède et de Finlande. Une semaine auparavant, l’ambassade russe fut évacuée après avoir été envahie par des hommes armés. Il y a un an, la même chose s’était produite à l’ambassade américaine. L’ambassadeur et trois collaborateurs y avaient trouvé la mort. D’autres ambassades avaient été par le passé également prises pour cibles.

L’intervention occidentale en Libye, comme en Irak et en Afghanistan, a instauré un État défaillant. Depuis l’éviction et le meurtre de Kadhafi, la situation sécuritaire du pays est hors de contrôle. Attentats sur politiciens, activistes, juges et services de sécurité sont monnaie courante. Le gouvernement central exerce à peine le contrôle sur le pays. Des milices rivales imposent leur loi. En février, le gouvernement de transition a été forcé de se réunir sous des tentes après avoir été expulsés du parlement par des rebelles en colère. Le bateau qui a coulé près de Lampedusa, noyant 300 réfugiés, provenait de Libye. Etc.

La Libye détient les plus importantes réserves de pétrole d’Afrique. Mais suite au chaos qui règne dans le pays, l’extraction du pétrole est quasiment à l’arrêt. Désormais, le pays doit importer du pétrole pour assurer ses besoins en électricité. Début septembre, l’approvisionnement en eau vers Tripoli a été saboté, menaçant la capitale de pénurie.

Bases pour terroristes islamistes

Mais le plus inquiétant est la jihadisation du pays. Les islamistes contrôlent des territoires entiers et placent des hommes armés aux checkpoints des villes de Benghazi et Derna. Le personnage de Belhadj en est une parfaite illustration. Cet ancien (pour ainsi dire) membre éminent d’Al-Qaïda était impliqué dans les attentats de Madrid en 2004. Après la chute de Kadhafi, il devint gouverneur de Tripoli et envoya des centaines de jihadistes libyens en Syrie pour combattre Assad. Il travaille désormais à l’instauration d’un parti conservateur islamiste.

L’influence de la jihadisation s’étend bien au-delà des frontières du pays. Le Ministre tunisien de l’Intérieur décrit la Libye comme « un refuge pour les membres nord-africains d’Al-Qaïda. » Suite à l’effondrement du pouvoir central libyen, des armes lourdes sont tombées dans les mains de toutes sortes de milices. L’une d’entre elles, le Libyan Islamic Fighting Group (LIFG), dont Belhadj était le dirigeant, a conclu une alliance avec les rebelles islamistes du Mali. Ces derniers sont parvenus, avec les Touaregs, à s’emparer du Nord du Mali pendant quelques mois. La prise d’otage de grande ampleur sur un site gazier algérien en janvier a été réalisée au départ de la Libye. Aujourd’hui, la rébellion syrienne est contrôlée depuis la Libye et la tâche d’huile jiadhiste s’étend vers le Niger et la Mauritanie.

En remerciant la CIA

À première vue, les États-Unis et l’Occident semblent se faire du souci à propos de cette recrudescence d’activité jihadiste en Afrique du Nord. Ajoutons-y aussi le Nigéria, la Somalie et plus récemment, le Kenya. Mais à y regarder de plus près, la situation est plus compliquée. La chute de Kadhafi fut rendue possible par une alliance entre d’une part des forces spéciales françaises, britanniques, jordaniennes et qataries, et d’autre part des groupes rebelles libyens. Le plus important de ceux-ci était bel et bien le Libyan Islamic Fighting Group (LIFG), qui figurait sur la liste des organisations terroristes interdites. Son leader, le susmentionné Belhadj, avait deux à trois milles hommes sous ses ordres. Sa milice eut droit à des entraînements américains juste avant que ne commence la rébellion en Libye.

Les États-Unis n’en sont pas à leur coup d’essai en la matière. Dans les années 80, ils s’occupèrent de la formation et de l’encadrement des combattants islamistes extrémistes en Afghanistan. Dans les années 90 ils remirent le couvert en Bosnie et dix ans plus tard au Kosovo. Il n’est pas à exclure que les services de renseignements occidentaux soient directement ou indirectement impliqués dans les activités terroristes des Tchétchènes en Russie et des Ouïgours en Chine.

Les États-Unis et le France ont feint la surprise lorsque les Touaregs et les islamistes ont occupé le Nord du Mali. Mais ce n’était qu’une façade. L’on peut même se demander s’ils ne l’ont pas provoquée, comme ce fut le cas en 1990 avec l’Irak vis-à-vis du Koweït. Vu l’activité d’Al-Qaïda dans la région, n’importe quel spécialiste en géostratégie savait que l’élimination de Kadhafi provoquerait une recrudescence de la menace terroriste au Maghreb et au Sahel. Comme la chute de Kadhafi a été provoquée en grande partie par les milices jihadistes, que les États-Unis ont formées et encadrées, l’on peut commencer à se poser de sérieuses questions. Pour plus de détails à ce propos je vous renvoie vers un article précédent.

Agenda géopolitique

Quoi qu’il en soit, la menace terroriste islamiste dans la région et ailleurs sur le continent arrange bien les États-Unis. Cela constitue l’excuse parfaite pour être présent militairement et intervenir sur le continent africain. Il n’a pas échappé à Washington que la Chine et d’autres pays émergents sont de plus en plus actifs sur le continent et constituent de ce fait une menace envers leur hégémonie. La Chine est aujourd’hui le plus important partenaire commercial de l’Afrique. D’après le Financial Times, « la militarisation de la politique américaine après le 11 septembre est controversée depuis longtemps puisque elle est considérée dans la région comme une tentative des États-Unis de renforcer leur contrôle sur les matières premières et de contrecarrer le rôle commercial exponentiel de la Chine. »

En novembre 2006, la Chine a organisé un sommet extraordinaire sur la coopération économique où étaient présents au moins 45 chefs d’État africains. Précisément un mois plus tard, Bush approuvait la mise sur pied d’Africom. Africom est le contingent militaire américain (avions, navires, troupes, etc.) consacré au continent africain. Nous l’avons vu à l’œuvre pour la première fois en Libye et au Mali. Africom est désormais en activité dans 49 des 54 pays africains et les États-Unis ont dans au moins dix pays des bases ou installations militaires permanentes. La militarisation des États-Unis sur le continent ne fait que s’étendre. Ci-dessous vous trouverez une carte de leur présence sur le continent ces deux dernières années. Elle est assez éloquente.

CARTE

Sur le terrain économique, les pays du Nord perdent du terrain face aux pays émergents du Sud, et c’est certainement aussi le cas en Afrique, un continent riche en matières premières. Il semble de plus en plus évident que les pays du Nord combattront ce rééquilibrage par des moyens militaires. Ça promet pour le continent noir.

 

Source : Investig'Action

Traduit du néerlandais par Thomas Halter pour Investig'Action

 

http://www.michelcollon.info/Libye-de-Kadhafi-a-Al-Qaida-En.html

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:07

Le nombre de pauvres a augmenté en France de 1 million entre 2008 et 2011 selon une étude de l’Observatoire des inégalités.

 

La hausse du nombre de personnes pauvres en France s’affirme et s’accélère.

 

Aujourd’hui, un peu plus de 8,8 millions de personnes doivent vivre avec moins de 60 % du revenu médian en France (977 euros par mois pour un individu seul, 2.052 euros pour un couple avec deux enfants en bas âge).

 

Plus d’une personne sur dix de la catégorie des 20-29 ans est pauvre et 1,7 million d’enfants et d’adolescents se trouvent dans le même cas. « Ils le sont parce que leurs parents disposent de revenus insuffisants, notamment du fait du chômage, des bas salaires et du morcellement des temps de travail », indique l’étude.

 

Tous les pauvres ne sont pas chômeurs, loin s’en faut. Pas moins de 1,9 million de personnes vivant sous le seuil des 60 % du revenu médian exercent une activité.

 

Observatoire des inégalités d’octobre 2013

 

Transmis par Augustin VINALS

 

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:05

 jeudi 31 octobre 2013 / par Kaci Racelma

 

La décision du Maroc de rappeler son ambassadeur à Alger pour consultation témoigne des relations conflictuelles qu’entretiennent ces deux pays de l’Union du Maghreb Arabe.

 

 (De notre correspondant à Alger)

Alors que la première conférence de solidarité africaine pour l’indépendance du peuple sahraoui a annoncé la clôture de la Conférence d’Abuja, la décision qui en résulte irrite au plus haut sommet le royaume du Maroc. Ce qui a conduit les dignitaires de ce pays à rappeler leur ambassadeur à la capitale algérienne pour consultations.

Cette irritation a pour point nodal la naissance d’une coordination dénommée Task force africaine de solidarité avec le peuple sahraoui. « Cette décision fait suite à la multiplication des actes de provocation et d’hostilité de l’Algérie », a indiqué un communiqué émanant du ministère marocain des Affaires étrangères. La tenue de cette conférence intervient quelques jours seulement après l’appel du chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, en direction du Maroc voisin, à la retenue et à la sagesse. Un contexte de tensions renouvelées entre les deux pays qui entretiennent des relations conflictuelles et qui ont pour origine la question du Sahara occidental. Dans le discours lu en son nom lundi par le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh, Abdelaziz Bouteflika qui considérait « plus que jamais d’actualité » la mise en place d’un mécanisme international de surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental, maintient le cap sur cette question. Il est résolument décidé à ne pas reculer d’un iota. Une situation qui ne semble aucunement connaître un dénouement heureux, même si cette "Task force" pourrait mener à des « actions multiformes » tout en étant composée des pays suivants : l’Algérie, le Kenya, le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Cameroun et le Bénin.

Aussi, les organisateurs de cette première conférence du genre ont fait part, dans leur « Déclaration finale », de la création d’un Comité africain de coordination de la solidarité avec la cause sahraouie. L’instauration d’une « journée spéciale » de solidarité à la lutte du peuple sahraoui en découle aussi comme décision, ce qui donne à l’événement une grande ampleur. Plusieurs points seront au centre des débats en marge de la première réunion qui aura lieu les 14 et 15 décembre prochain. Et ce, à l’issue de la 4e Conférence internationale qui aura pour thème "Les droits des peuples et la résistance : cas du Sahara occidental", dans la capitale algérienne, Alger. Les participants usent déjà d’un ton loin d’être tendre à l’adresse des dignitaires du royaume chérifien. Ils parlent de « décolonisation des territoires occupés », de « régime colonial marocain » et non sans dénoncer « l’exploitation illégale des richesses naturelles du peuple sahraoui ».

Les semaines à venir charrieront beaucoup de nouvelles données à une équation toujours confuse. Pour l’heure, force est de reconnaître que les relations entre le Maroc et l’Algérie se sont détériorées davantage, avec notamment le rappel de l’ambassadeur du Maroc à Alger.

 

http://www.afrik.com/algerie-maroc-les-tensions-refont-surface

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:03

 Soumia Salhi

30 octobre 2013


Cinquante ans après, qu'en est-il des Algériennes ? Soumia Salhi, militante féministe fait le point sur le formidable boulversement survenu dans la vie des femmes algériennes. Nous sommes loin du discours néocolonial, démultiplié par internet qui dit que rien n'a changé et qu’il existe, dans les pays du Nord opulent, une espèce humaine supérieure au sein de laquelle les femmes auraient échappé à toute oppression.

 

J’aime à me promener dans le centre d’El Harrach, le quartier du Collège Laverdet de mon adolescence, celui du lycée Ourida Meddad de ma jeunesse studieuse. Et je ne me lasse pas de m’émouvoir du formidable bouleversement de notre vie de femmes que j’y constate à chaque fois.

Dans mon enfance, les femmes ne sortaient pas, elles ne fréquentaient pas les lieux publics. Je ne parle pas de l’ordre traditionnel rigoureux de notre village au pied de l’Akfadou, mais des grandes villes d’Algérie et notamment d’El Harrach, à Alger, où je suis née. Aussi, je suis toujours agacée par le matraquage du discours néocolonial, démultiplié par internet, ce discours qui dit que rien n’a changé et part du principe suggéré qu’il existe, dans les pays du Nord opulent, une espèce humaine supérieure au sein de laquelle les femmes auraient échappé à toute oppression.

Un véritable mépris pour toutes les luttes féminines, une insulte au bon sens. Il me suffit de comparer le sort de ma mère, disparue il y a quelques années à 90 ans, avec le sort de ma fille titulaire d’un master qui rêve de recherche scientifique. Il n’y a rien de comparable avec le vécu de la décennie 90, ni avec l’enfermement massif des premières années de l’indépendance, ni avec l’arriération de notre société sous la botte coloniale. 


Les fruits de l’indépendance


L’indépendance fut l’occasion d’un premier bond en avant pour la femme algérienne. Mais sa situation demeurait paradoxale, l’égalité constitutionnelle n’empêchait pas l’enfermement domestique pour l’écrasante majorité des femmes. L’urbanisation massive, inéluctable, détruit les bases sociales de l’ordre ancien mais les mentalités rurales envahissent la ville. L’égalité proclamée ne disposait pas des conditions économiques et sociales pour s’imposer. Le bouleversement significatif vient de l’irruption massive de lycéennes et d’étudiantes qui s’emparent de l’espace public. C’est en leur sein que va se développer un mouvement féministe. Adossés aux mouvances de la gauche clandestine, des cercles clandestins apparaissent à Alger, Oran, Constantine et Annaba déjà en 1977. On passe ensuite à des activités publiques, dont les plus significatives sont les ciné-clubs féminins. En 1980/81, ce sont des collectifs qui se mettent en place.


De l’ouverture à la menace de régression


Après ces années de maturation, c’est un vaste mouvement qui prend la parole à partir de 1988 et nos coordinations commençaient à traquer les dispositions inégalitaires du code de la famille dont nous exigions l’abrogation et c’est contre un rassemblement, très féminin, devant le premier ministère que s’organise la marche d’eddaawa, en décembre 1989. En réponse, le 8 mars 1990, nous sommes vingt mille à descendre vers l’APN. La victoire du FIS aux élections locales stoppe net notre élan. Nous étions toujours là mais bien moins nombreuses. Cette fois, les télés et la presse nationale et internationale sont au rendez-vous pour couvrir nos activités symboliques. Au quotidien, les femmes résistent massivement et le triomphe du FIS aux législatives de 1991 est moins ample.


La résistance


Au cœur de l’adversité, l’école et l’université sont restées mixtes ! Les statistiques scolaires inversent le ratio sexuel, 60% des bacheliers, deux tiers des diplômés sont des filles. Les diplômées occupent des emplois qui valorisent désormais le travail féminin dans la famille et la société, y compris celui des autres catégories moins instruites. Le mariage n’interrompt plus l’activité professionnelle.


Dans le monde du travail, on retrouve une femme sur trente en 1966 et une femme sur 6 dans les années 2000. Elles réalisent la parité dans les secteurs de l’enseignement et de la santé, dans l’administration. Elles sont mêmes majoritaires dans l’encadrement de base. Elles sont un tiers des juges, ce qui n’est pas rien. Ces années sont aussi faites de luttes pour faire respecter la femme travailleuse. La dynamique de la Commission nationale des femmes travailleuses de l’UGTA concerne 200 000 adhérentes et les implique dans des campagnes qui s’étendent à travers tout le pays. La campagne la plus spectaculaire est celle menée contre le harcèlement sexuel qui débouche sur sa criminalisation en 2004. Mieux ! L’adhésion à cette campagne s’étend aux milieux islamistes.Le droit des femmes à travailler est acquis.
Le hidjab, qui est venu s’opposer à notre liberté est plus commode que le haïk d’antan, puisqu’il libère les mains et le mouvement et par une ironie de l’histoire il a facilité l’accès à l’espace public à des milliers de femmes. On peut, de même, observer une coquetterie vestimentaire assumée, en fait une relativisation du message du voile, celui de la soumission des femmes. Le schéma qui nous est proposé par le discours néocolonial dominant est celui d’une essence, d’une nature arriérée de notre peuple. On lui oppose la perfection génétique des peuples d’Europe.


Ainsi, lorsque nous dénonçons un cas de harcèlement sexuel, les commentaires désignent le coupable : le pouvoir algérien et ses représentants ou alors on accusera la nature barbare de l’Algérien, inapte au progrès. Non ! Tous les pouvoirs de la terre baignent dans les valeurs patriarcales. Le patriarcat est plus radical dans notre pays, mais le harcèlement débute, et il se développe avec l’essor de la précarité et de la misère, avec les contrats temporaires et le travail au noir qui multiplient les occasions de chantage.


J’ai posté sur facebook des statistiques sur les viols commis en Algérie. Et de nouveau le couplet essentialiste. L’Algérie, l’Algérie.


Encore non ! L’oppression patriarcale, les violences c’est le sort commun des femmes du monde entier. Il y a un viol toutes les 35 secondes aux USA, un viol toutes les sept minutes en France. Pour les violences conjugales : tous les cinq jours, deux femmes sont tuées en France par leur compagnon. Ce n’est qu’en 1969 que les françaises ont eu le droit d’avoir un chéquier, ce n’est qu’en 1974 que le dernier canton suisse a accordé le droit de vote aux femmes. Sait-on que le droit coutumier britannique autorisait le mari à battre sa femme. Qu’y a-t-il donc de spécifique qui nous donne cette évidence d’un sort moins favorable chez nous ? L’abolition des pratiques sociales désuètes et des mentalités rétrogrades tarde à la mesure des retards du développement. Il s’agit d’examiner avec objectivité notre situation et ses particularités. Si notre analyse de notre propre réel est erronée, on ne pourra pas avancer.


Alors, cinquante ans après, qu’en est-il des Algériennes ? Un immense bouleversement est survenu, mais nous voulons plus et mieux. Nous avons connu des joies et des larmes. Nous avons eu beaucoup d’espoirs, nous avons conquis beaucoup de positions et résisté à l’adversité. Les blessures de la régression sont encore là. Les stigmates de la vague rétrograde sont encore présents, mais la vie a refleuri. Le combat a repris et nos filles continueront à monter à l’assaut du ciel.


Soumia Salhi : militante féministe, syndicaliste

Source : elwatan.com

http://www.michelcollon.info/Les-Algeriennes-50-ans-apres.html

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:01

 J’assurerai le 12 novembre une journée complète sur la Deuxième Guerre mondiale, à l’invitation de l’ARAC (Association républicaine des Anciens Combattants et Victimes de guerre)

Le matin, conférence et débat 9 h 30-12 h.

Repas pris en commun (10 €)                          .

L’après-midi, 14-16h30

Présentation, projection du film de Jean-Paul Le Chanois « Au cours de l’orage » et débat consécutif.

 

Inscription libre des volontaires. Pour joindre l’ARAC, tél. : 01 42 11  11 11 ; Fax : 01 42 11 11 10 ; arac.nationale@orange.fr.www.arac.fr

Pour s’y rendre :

Rendez-vous au siège national de l’ARAC  : 2 Place du Méridien, 94800 VILLEJUIF

Indications fournies par les responsables de l’ARAC pour ceux qui arrivent par le métro (Ligne 7: direction Villejuif-Aragon).                

 

« Descendre à 9h-9h15 au terminus Villejuif-Aragon.

Sortir sur la droite (tramway).  Prendre à droite  par l'escalier  mécanique avenue de Stalingrad.

                       La rue Jean Jaurès est en prolongement de l'avenue de Stalingrad

                       Aller jusqu’au 145, rue Jean Jaurès.

Départ collectif vers la salle de réunion. »

 

Annie Lacroix-Riz

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:00

 jeudi 31 octobre 2013 / par Fouâd Harit

 

La Tunisie s’inquiète face à la montée des actes terroristes dans le pays. La présidence dénonce une tentative de vouloir conduire la transition à l’échec.

 

Au lendemain de l’attentat suicide terroriste à Sousse (centre-est) et l’attaque déjoué contre le mausolée du premier Président de la Tunisie, Habib Bourguiba, à Monastir, sur la côte-est, le Conseil supérieur des armées a décidé de se réunir ce jeudi 31 octobre au palais de Carthage. La réunion est placée sous la présidence du chef de l’Etat, Moncef Marzouki. Il participera aux débats, en sa qualité de chef suprême des armées, en compagnie du ministre de la Défense, Rachid Sabbagh.

Moncef Marzouki a condamné les attentats terroristes et dénonce une tentative de « torpiller » la transition démocratique. « Ces actes et les menaces qui pèsent sur la Tunisie ne réussiront pas à torpiller l’effort engagé à l’échelle nationale pour faire aboutir le processus de transition », a affirmé la présidence, dans un communiqué. Ces attentats interviennent en parallèle au lancement du dialogue national qui prévoit notamment la démission du gouvernement actuel dominé par Ennahda dans les trois prochaines semaines et la mise en forme de la nouvelle Constitution sous 30 jours.

Le Président a lancé un appel aux Tunisiens, les invitant à « soutenir l’action des appareils sécuritaire et militaire face au terrorisme ». Rached Ghannouchi, le dirigeant du parti islamiste au pouvoir, a accusé, sur sa page Facebook, des « criminels » de vouloir « s’en prendre aux touristes, hôtes de la Tunisie » et aussi de « détruire la Tunisie, son économie et sa transition démocratique ». Selon le président d’Ennahda, cette tentative de déstabilisation « ne passera pas grâce à la vigilance des agents de la sûreté et militaires, de la conscience du peuple et l’union de l’élite tunisienne contre le terrorisme ».

Un terrorisme mobile 

Le terrorisme en Tunisie, qui s’est développé après la chute de Ben Ali, était jusqu’ici concentré dans les hauteurs ouest du pays, près de la frontière algérienne. Aujourd’hui, les autorités tunisiennes constatent que les attaques terroristes ne sont plus orchestrées contre des policiers ou des gendarmes (neuf agents tués en octobre), mais que désormais elles visent aussi les citoyens et les touristes. Ces actes visent à « semer la terreur et la peur parmi les citoyens et à faire échouer tous les plans de sauvetage du secteur touristique », a indiqué l’expert militaire, Mokhtar Bennasr, sur les ondes de Mosaïque FM.

Alors que les dernières actions terroristes n’ont pas été revendiquées, cinq suspects ont d’ores et déjà été arrêtés. Mais le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mohamed Ali Aroui, a indiqué que les assaillants étaient des salafistes djihadistes, faisant allusion au groupe salafiste Ansar Ashariaa, classé depuis août dernier comme « organisation terroriste ».


http://www.afrik.com/terrorisme-en-tunisie-une-tentative-de-torpiller-la-transition

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