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Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 17:26

 dimanche 7 juillet 2013 / par Franck CANA

 

La tradition de rendre hommage, de leur vivant et non à titre posthume, à ceux qui servent leur génération m’oblige dès à présent, en ce qui concerne Nelson Mandela, à revoir, pour ne pas l’oublier, son parcours politique unique, ainsi que ses supposés dauphins, au sens panafricain du terme, susceptibles de reprendre le flambeau.

 

Au soir de sa vie, de Nelson Rolihlahla Mandela, né le 18 juillet 1918 à Mvezo en Afrique du Sud, on peut dire qu’il a eu une existence courageuse, tant sur le plan familial que politique. De lui, l’histoire retiendra, entre autres, qu’avec Oliver Tambo, ils furent les deux premiers avocats noirs à Johannesburg.

Un vie consacrée à la lutte pour le peuple africain

Sur le plan politique, très tôt, inspiré par Gandhi, il prône la non-violence face au régime d’Apartheid, et se fait élire en 1952 président de l’ANC du Transvaal et vice-président national de ce parti qu’il avait rejoint dès 1944. Il mène d’abord avec l’ANC la defiance campaign qui prône la désobéissance civile contre les lois ségrégationnistes. Cette désobéissance s’avérant improductive et les souffrances imposées au peuple majoritaire noir de son pays devenant insupportables, Nelson Mandela, n’ayant pas le choix, à l’instar des résistants français qui s’opposèrent par tous les moyens, y compris par les armes et actes de terrorisme à l’occupation de la France par les nazis, abandonne la non-violence et crée en 1961 Umkhonto we Sizwe en abrégé MK, la branche militaire de l’ANC, par le biais de laquelle Mandela et ses collègues de toutes ethnies ainsi que des amis étrangers mèneront une lutte radicale et légitime face au gouvernement négrier de Pretoria. Dans ce combat, trahi par la CIA, il fut arrêté en clandestinité et fut condamné le 12 juin 1964, lors du procès de Rivonia, pour complot visant à renverser le gouvernement. A l’issue de ce procès, le futur prix Nobel de la paix dira : « Toute ma vie, je me suis consacré à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu contre la domination blanche et j’ai combattu contre la domination noire...Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir ».

Pour une politique de réconciliation et la discrimination positive

Pourtant, après 27 ans de prison, la terre entière a donné raison à sa lutte, fut-elle armée. Ironie du sort, ce sont les mêmes nations occidentales qui commerçaient jadis avec le régime d’Apartheid qui, par leurs médias aux ordres, ont porté le Leader africain au firmament d’une popularité planétaire sans pareil. Élu président de la République en 1994, il prônera au plan interne une politique de réconciliation et la discrimination positive visant une meilleure représentation de la majorité noire dans les différents secteurs économiques ayant permis la création d’une classe moyenne noire d’environ 2 millions de personnes pour un total de 40 millions d’habitants. La perfection n’étant pas de ce monde, il lui sera reproché, par exemple, le fait de ne pas s’être représenté à la présidence de la République pour un 2ème mandat ou encore l’accaparement encore en 1999, année de la fin de son mandat, de 80 pour cent des terres par les Blancs. Au-delà de son pays, tout un continent avait espéré en cette Afrique du Sud puissante et libre pour prêter main-forte aux autres nations africaines qui croupissaient encore sous le joug de l’esclavage, afin qu’elles expérimentent également la souveraineté effective. Mais épuisé par la longueur de la lutte, non seulement le leader sud-africain ne pouvait aller au-delà des accords signés avec Frederik De klerk, semble-t-il, mais encore, la Sagesse divine nous apprend que : « La bonne volonté, quand elle existe, est agréable en raison de ce qu’elle peut avoir à sa disposition, et non de ce qu’elle n’a pas »...

« Thabo Mbeki tente la mise en échec des prédations de l’Occident »

C’est donc son successeur Thabo Mbeki qui se collera à la tâche de mise en échec des turpides criminelles et prédations des nations occidentales, regroupées en association de malfaiteurs via des structures telles que l’Onu. Cependant, le temps qui lui était imparti, de 1999 à 2008, ne lui aura pas permis d’influer concrètement au-delà de l’Afrique australe, c’est-à-dire des pays de la SADC. Qu’à cela ne tienne : dès 2005, le président Thabo Mbeki s’était opposé à la tentative de coup d’Etat en Côte-d’Ivoire contre le régime constitutionnel du Président Laurent Gbagbo, s’étonnant de la présence dans ce pays de milliers de soldats représentant « une armée d’occupation » venant d’un Etat européen. A n’en point douter, encore Président de l’Afrique du Sud, il se serait opposé avec force au coup d’Etat du 11 avril 2011 ayant donné lieu au kidnapping sanglant du Président Laurent Gbagbo par des armées occidentales et sa déportation dans le prétoire de la CPI à La Haye.

« Jacob Zuma a préféré se lier aux intérêts obscurs »

Malheureusement, l’un des successeurs de Nelson Mandela, en l’occurrence Jacob Zuma, a préféré se lier aux intérêts obscurs douchant au passage le peu qui restait de la dignité africaine. Jean-Pierre Fabre au Togo, Ngarjely Yorongar pour le Tchad, Etienne Tshisékedi wa Mulumba pour la RDC et bien d’autres embastillés, séquestrés ou contraints à l’exil, les Kwame Nkrumah, Nasser, Nyerere trahis, Samora Machel, Thomas Sankara, Moshood Abiola... assassinés, Kadhafi lâchement éliminé pour faire main basse sur le pétrole libyen, Bouteflika diminué par l’âge dans une Algérie fermée, Mohamed Morsi préoccupé par la lutte pour l’occupation de l’espace politique et de la rue par ses partisans « Frères musulmans » et ceux arrivés légitimement au pouvoir et évincés, même dans le sang, par les nations qui choisissent encore les Guides en Afrique…

Urgence de le reprise du flambeau de Madiba

Il y a urgence, pour la terre africaine, et dans son strict intérêt, que de vrais leaders parviennent à la liberté, en vue de la reprise du flambeau de Madiba, pour porter loin l’idéal africain d’indépendance et de vie qui demeure intact. Au crépuscule de sa vie, le vœu de notre cœur est que Dieu soit favorable à Nelson Rolihlahla Mandela lors de leur rendez-vous, après le dur labeur qu’il a mené pour les générations futures. Enfin, que l’espoir qu’il nous laisse en héritage demeure vivant en chacun de nous et au-delà de la terre africaine ; car à l’instar du « térébinthe et du chêne qui conservent leur tronc quand ils sont abattus » comme le stipule la Sagesse divine, un germe reprendra à coup sûr le bâton.

 

http://www.afrik.com/nelson-mandela-une-vie-de-combat-au-service-de-sa-generation-et-apres-lui

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 17:25

L'ensemble des vidéos du colloque, Archives et socialisme après Marx, est prêt à être visionné.

Partagez avec vos amis, votre famille, vos internautes favoris !

 

http://www.lesfilmsdelan2.org/lesfilmsdelan2/Archives_et_socialisme.html 

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 17:23

 mardi 9 juillet 2013 / par Kardiatou Traoré

 

Alors que les manifestants pro-Morsi enterrent leurs morts, le Président par intérim, Adly Mansour, a émis une déclaration constitutionnelle prévoyant l’organisation d’élections législatives début 2014.

 

Moins d’une semaine après que l’armée a renversé Mohamed Morsi, le Président par intérimaire d’Egypte, Adly Mansour, a fixé ,ce lundi, un calendrier pour organiser des élections législatives dans le pays avant 2014. Un scrutin qui sera ensuite suivi d’une élection présidentielle. La déclaration d’Adly Mansour prévoit la nomination dans moins de 15 jours d’un Comité constitutionnel qui aura deux mois pour présenter ses amendements. Une nouvelle Constitution sera en outre soumise au référendum, puis une Présidentielle sera annoncée. Cette annonce intervient alors que les islamistes manifestent en faveur du retour de Mohamed Morsi.

Des promesses d’élections sur fond de manifestation

Les Frères musulmans ont immédiatement rejeté l’annonce des nouvelles autorités. Par ailleurs, ce lundi, 51 personnes ont trouvé la mort lors de manifestations pro-Morsi, aux abords du siège de la Garde républicaine. Cette manifestation a également fait 530 blessés. Selon l’agence officielle Mena, des islamistes ont manifesté dans plusieurs villes du pays, malgré un appel de l’armée à cesser la manifestation. Le Parti de la Justice et de la Liberté (PLJ) appelle à une manifestation ce mardi. Il souhaite que le « peuple d’Egypte se soulève contre ceux qui sont en train d’essayer de lui voler sa révolution avec des chars », rapporte TV5 Monde. Les Frères musulmans appellent aussi à de nouveaux rassemblements, ce mardi.

Vers un gouvernement de transition ?

Alors que le Président intérimaire, Adly Mansour, annonce la tenue prochaine d’élections législatives, le gouvernement de transition peine à voir le jour. En effet, le Président intérimaire peine à trouver un Premier ministre qui fasse l’unanimité. Le parti salafiste Al-Nour s’oppose à la nomination de Mohamed El-Baradei, ancien dirigeant de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que de celle de l’économiste Ziad Bahaa Eldin. Le parti Al-Nour a par ailleurs dénoncé le « massacre » de manifestants islamistes devant un bâtiment militaire. Samir Radouane, ancien ministre des Finances fait désormais office de favori pour devenir Premier ministre par intérim. Il obtient d’ailleurs le soutien du parti salafiste.

Dans l’attente de la nomination d’un Premier ministre par intérim et d’élections législatives, le pays fait face à de manifestations de plus en plus sanglantes qui pourraient, si elles se poursuivent, aboutir à une guerre civile.

 

http://www.afrik.com/egypte-des-elections-legislatives-en-2014

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 17:20

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).  

Le 7 juillet 2013.


Edward Snowden, ancien agent de la CIA et de la NSA, a porté à la connaissance du monde entier une nouvelle preuve des agissements illégaux du gouvernement des États-Unis. Ce dernier espionne de nombreux pays, dont certains membres de l’Union européenne parmi lesquels la France, par des moyens techniques sophistiqués permettant d’intercepter les conversations téléphoniques, les courriels et textos.

Devant ce scandale, l’Union européenne n’a pris aucune décision. C’était pourtant une raison supplémentaire d’interrompre les négociations du Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement dont l’objet est clairement la reconstruction d’un monde unipolaire contrôlé par l’impérialisme américain, avec l’aide de l’UE. L’inaction de l’Union européenne confirme une nouvelle fois le rôle de vassal des États-Unis que joue le système de Bruxelles. Les démocrates, tous les citoyens attachés à l’État de droit et à des relations internationales fondées sur la confiance et la coopération trouveront dans cette lâcheté des oligarques européens un motif s’ajoutant à ceux déjà très nombreux de sortir de cette construction monstrueuse.

De son côté, suite aux révélations d’Edward Snowden, François Hollande avait publiquement et fermement demandé à Washington de cesser ces actes hostiles, exigeait des excuses et affirmait que l’UE ne pouvait dans ces conditions négocier le traité transatlantique puisque les États-Unis savaient tout des intentions des négociateurs européens. C’était avant de se rendre à Berlin.

Depuis, nous avons appris que les négociations débuteront à la date prévue. Aucune mesure de rétorsion n’a été prise par la France pour faire cesser les agissements américains. Le gouvernement se place délibérément dans la posture de laquais des États-Unis. Il fallait convoquer l’ambassadeur des États-Unis à Paris, rappeler l’ambassadeur français à Washington, expulser un certain nombre de « diplomates » américains en France connus pour appartenir aux « agences ».

Grâce aux révélations d’Edward Snowden, nous connaissons désormais l’ampleur de l’espionnage auquel les services états-uniens soumettent leur peuple et ceux de l’UE. Cela promet si, par malheur, le Partenariat transatlantique était signé. La protection des données à caractère personnel fait partie du mandat que le Parlement européen a donné à la Commission, Parlement au demeurant étrangement silencieux dans cette affaire. Mais comment croire qu’il sera sérieusement défendu par Barroso face à Obama ? Ce n’est pas parce que Bush a réussi à imposer le Patriot Act aux Américains que nous devons le subir. Le Partenariat transatlantique sera préjudiciable aux travailleurs européens et américains sur les plans économique, environnemental, social, démocratique, le M’PEP le montrera prochainement. Il l’est également sur le plan individuel. Refusons-le pour ces deux raisons !

On pouvait jusqu’à présent condamner l’attitude du président de la République française pour sa passivité vis-à-vis des agissements des États-Unis. On doit maintenant condamner son soutien actif et sa servilité à l’égard de l’administration Obama. En effet, l’affront inouï fait au président de la Bolivie Evo Morales lors de son retour en avion d’un sommet des pays producteurs de gaz en Russie révèle la servilité de l’Union européenne et du gouvernement français à la « pax americana ». Les faits : sur injonction des États-Unis, la France, l’Espagne, l’Italie et le Portugal ont interdit de survol l’avion officiel du président de la Bolivie, le forçant à se poser en Autriche à Vienne, au prétexte qu’Edward Snowden se serait trouvé à bord. Des policiers autrichiens ont constaté qu’il n’y était pas. Un avion présidentiel est considéré comme territoire souverain du pays et tout chef d’État jouit d’une immunité diplomatique absolue conformément au droit international. Depuis 1945, aucune nation au monde n’a empêché un avion présidentiel de survoler son territoire. La France ne pouvait ignorer qu’il s’agissait de l’avion du président Bolivien puisque l’autorisation de survol avait été accordée à la Bolivie le 27 juin 2013 par le bureau des survols et des escales navales (ministère des Affaires étrangères). Il faut rappeler la complicité de certains pays de l’UE dans les survols illégaux de la CIA, d’avions avec des passagers kidnappés destinés à être soumis à la torture et finir, s’ils étaient encore en vie à Guantanamo, enclave de non-droit des États-Unis à Cuba. L’UE est un féal des États-Unis, une union où la souveraineté des peuples est bafouée et soumise à la volonté de l’Empire. C’est une des raisons pour lesquelles le M’PEP œuvre à la reconquête de la souveraineté nationale, seul moyen pour la France de se libérer de cette tyrannie.

Citoyens !

·         Exigez du ministre Valls qui a refusé l’asile politique à Edward Snowden qu’il revienne sur sa décision ! Écrivez-lui pour protester ! 

·         Exigez du président de la République qui fait honte à la France qu’il accorde l’asile politique à Edward Snowden ! Écrivez-lui pour protester !

·         Exigez du président de la République qu’il se rende immédiatement en Bolivie pour s’excuser auprès du président Morales !

Le M’PEP va écrire au président de la République pour lui faire part de ces exigences.

Le M’PEP va également écrire à l’ambassadeur de Bolivie à Paris pour lui dire note honte et que l’attitude infâme du gouvernement français était condamnée par le peuple de France. Nous lui dirons de demander au peuple bolivien de ne pas brûler le drapeau tricolore, celui de la Révolution et de la Résistance, sali par le gouvernement PS-EELV.

 

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 18:04

 Sur LGS

 

Le cas Edward Snowden a été à l’origine d’un grave incident diplomatique entre la Bolivie et plusieurs pays européens. Suite à l’injonction de Washington, la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal ont interdit à l’avion présidentiel d’Evo Morales de survoler leur territoire.

  • Après un voyage officiel en Russie pour assister à un sommet des pays producteurs de gaz, le Président Evo Morales a pris son avion pour rentrer en Bolivie.
  • Les Etats-Unis, pensant qu’Edward Snowden ex-agent de la CIA et de la NSA – auteur des révélations sur les opérations d’espionnage de son pays – se trouvait à bord de l’avion présidentiel, ont ordonné à quatre pays européens, la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal, d’interdire le survol de leur espace aérien à Evo Morales.
  • Paris a immédiatement suivi la directive en provenance de Washington et a annulé l’autorisation de survol de son territoire accordée à la Bolivie le 27 juin 2013, alors que l’avion présidentiel se trouvait à quelques kilomètres à peine des frontières françaises.
  • Paris a ainsi mis en danger la vie du Président bolivien, lequel a dû atterrir en urgence en Autriche, faute de carburant.
  • Depuis 1945, aucune nation au monde n’a empêché un avion présidentiel de survoler son territoire.
  • Paris, en plus de déclencher une crise d’une extrême gravité, a violé le droit international et l’immunité diplomatique absolue dont jouit tout chef d’Etat.
  • Le gouvernement socialiste de François Hollande a gravement porté atteinte au prestige de la nation. La France apparaît aux yeux du monde comme un pays servile et docile qui n’hésite pas un seul instant à obéir aux ordres de Washington, contre ses propres intérêts.
  • En prenant une telle décision, Hollande a discrédité la voix de la France sur la scène internationale.
  • Paris devient également la risée du monde entier. Les révélations faites par Edward Snowden ont permis de découvrir que les Etats-Unis espionnaient plusieurs pays de l’Union européenne dont la France. Suite à ces révélations, François Hollande avait publiquement et fermement demandé à Washington de cesser ces actes hostiles. Néanmoins, en coulisses, l’Elysée a fidèlement suivi les ordres de la Maison-Blanche.
  • Après avoir découvert qu’il s’agissait d’une fausse information et que Snowden ne se trouvait pas dans l’avion, Paris a décidé d’annuler l’interdiction.
  • L’Italie, l’Espagne et le Portugal ont également suivi les ordres de Washington et ont interdit à Evo Morales le survol de leur territoire, avant de revenir sur leur décision après avoir découvert que l’information était erronée et de permettre au président bolivien de poursuivre sa route.
  • Avant cela, l’Espagne a même exigé de fouiller l’avion présidentiel en violation de toutes les normes juridiques internationales. « Il s’agit d’un chantage et nous n’allons pas le permettre pour une question de dignité », a répliqué la présidence bolivienne. « Je ne suis pas un criminel », a déclaré Evo Morales.
  • La Bolivie a dénoncé une atteinte à sa souveraineté et à l’immunité de son président. « Il s’agit d’une instruction du gouvernement des Etats-Unis », selon La Paz.
  • L’Amérique latine a unanimement condamné l’attitude de la France, de l’Espagne, de l’Italie et du Portugal.
  • L’Union des nations sud-américaines (UNASUR) a convoqué en urgence une réunion extraordinaire suite à ce scandale international et a exprimé son « indignation » par la voix de son secrétaire général Ali Rodríguez.
  • Le Venezuela et l’Equateur ont condamné « l’offense » et « l’attentat » contre le Président Evo Morales.
  • Nicolas Maduro du Vénézuela a condamné « une agression grossière, brutale, impropre et non civilisée ».
  • Le Président équatorien Rafael Correa a exprimé son indignation : « Notre Amérique ne peut pas tolérer un tel abus ! ».
  • Le Nicaragua a dénoncé une « action criminelle et barbare ».
  • La Havane a fustigé « un acte inadmissible, infondé et arbitraire que offense toute l’Amérique latine et la Caraïbe ».
  • La Présidente argentine Cristina Fernández a fait part de sa consternation : « Ils sont devenus fous. Un chef d’Etat et son avion disposent d’une immunité totale. Une telle impunité est inacceptable ».
  • Par la voix de son secrétaire général José Miguel Inzulza, l’Organisation des Etats américains (OEA) a condamné la décision des pays européens : « Aucune circonstance ne peut justifier de telles actions au détriment du président bolivien. Les pays impliqués doivent expliquer pourquoi ils ont pris cette décision, car elle a mis en danger la vie du président d’un pays membre de l’OEA ».
  • L’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) a dénoncé « une discrimination flagrante et une menace contre l’immunité diplomatique d’un chef d’Etat ».
  • Au lieu d’accorder l’asile politique à la personne qui lui a permis de découvrir qu’elle était victime d’espionnage hostile, l’Europe, en particulier la France, n’hésite pas à créer une grave crise diplomatique dans le but de livrer Edward Snowden aux Etats-Unis.
  • Cette affaire illustre que l’Union européenne est, certes, une puissance économique, mais un nain politique et diplomatique incapable d’adopter une posture indépendante vis-à-vis des Etats-Unis.

Salim Lamrani

 

http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-25-verites-sur-l-affaire-evo-morales-edward-snowden-salim-lamrani-118897601.html  

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 18:01

Deux ans et demi après l'éviction d'Hosni Moubarak la rue égyptienne a de nouveau parlé. Mohamed Morsi a été chassé du pouvoir après un an de règne et quatre jours de manifestations d'une ampleur inégalée dans l'histoire du pays. Les Égyptiens et les Égyptiennes sont venu-e-s rappeler au monde qu'une élection n'est pas un chèque en blanc qui délie les représentants de toute contrainte. La démocratie réelle implique un contrôle des mandats par les mandants et cela ne serait rien sans la possibilité de révoquer ceux qui ont trahi leur mandat. Aucune constitution n'accorde ce pouvoir aux travailleurs (en dehors de quelques « référendums révocatoires » à la sauce chaviste) : les classes dominantes auraient bien trop peur de la spirale démocratique que cela pourrait entraîner à leurs dépens. Au-delà des constitutions, au-delà des lois, au-delà de la « légitimité démocratique » supposée des élections, les travailleurs et travailleuses d’Égypte se sont réapproprié leur destin par la mobilisation collective et révolutionnaire. Que nos chefaillons occidentaux en prennent de la graine, et que cela donne des idées aux travailleurs et travailleuses du monde entier !

Cependant, cette seconde révolution prend avec l'intervention de l'armée dans l'éviction finale de Morsi des accents de coup d’État. Si les militaires n'ont fait qu'entériner une issue rendue inéluctable par la rue, cela a une portée symbolique désastreuse. Au-delà du symbole, les militaires sont en bonne place pour une reprise autoritaire du pouvoir et un retour à un régime proche de celui que la rue avait chassé il y a deux ans et demi. Détenteurs d'une large part des richesses du pays (35 % du PIB), les militaires ont hâte de pouvoir reprendre intégralement le contrôle du pouvoir politique qui est le gage de la pérennité de leur empire économique, sans prise en compte des intérêts des travailleurs et des travailleuses.

Alternative libertaire soutient les mouvements sociaux égyptiens et l'ensemble des forces progressistes dans la bataille contre les islamistes et l'armée pour faire advenir en Égypte la liberté, l'égalité sociale et une véritable démocratie fondée sur des pouvoirs populaires.

Alternative libertaire, le 4 juillet 2013

al-infos@alternativelibertaire.org

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:59

Par le Mouvement politique d'émancipation populaire (M'PEP).

Le 2 juillet 2013.


Vous trouverez ci-dessous les vidéos de l'université d'automne 2012 du M'PEP (La Baume-lez-Aix, novembre 2012), filière 2 "La guerre contre les peuples".

  • Vidéo - "Biodiversité et économie verte"

    Par Michel Marchand, secrétaire national du M’PEP chargé des questions de l’environnement, chercheur à l’Institut pour l’exploitation de la mer (IFREMER), spécialiste des pollutions marines, dernier ouvrage publié : "Ne soyons pas des écologistes benêts", Mille-et-une-nuits, 2010.

    http://www.m-pep.org/spip.php?article3155
  • Vidéo - "La mise à mort organisée de la langue française"

    Par Georges Gastaud, responsable de l’association Courriel (Collectif unitaire républicain pour l’initiative et l’émancipation linguistique).

    http://www.m-pep.org/spip.php?article3123


Pour obtenir des informations sur l'université 2013 du M'PEP à Limoges, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3359

 

 

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:57

 Monsieur José Manuel Barroso se veut l'empereur de l'Europe. Bien que ne se prévalant d'aucun suffrage populaire, il tente d'imposer son avis sur l'élaboration des décisions et de contrôler les lois de chacun des 28 nations composant  ce territoire. Il s'arroge un droit de critique et de veto sur la politique des gouvernements de ses "subordonnés".

 Monsieur Barroso a mis en demeure le Président français d'accélérer l'étranglement des retraites. Il a tenté de s'opposer à la notion d'exception  culturelle française et  au retrait  du cinéma des produits marchands soumis aux accords commerciaux entre l'Europe et les USA. Il aurait bien mérité des producteurs d'Hollywood si les pays intéressés (dont la France) s'étaient soumis à ses ordres.

Monsieur Barroso est un adepte  zélé de l'austérité  A  ce titre, en tant que membre actif de la fameuse troïka (Commission européenne, FMI, Banque centrale européenne),  il a  réussi à enfoncer le peuple grec dans la misère.

Monsieur Barroso a  su donner de l'Europe une image si négative que le Front National s'en frotte les mains et essaie de rassembler les citoyens indignés, Ce qui n'empêche pas le Front National de continuer à rouler pour le capitalisme , base idéologique de Monsieur Barroso.

Monsieur Barroso pavoise. Il vient d'ajouter un nouveau fleuron à sa couronne : la Croatie. Pris d'entrée : la privatisation des chantiers navals, et la mise au chômage immédiate de mille salariés. Que les Croates se rassurent. Ce n'est qu'un début.

L'Europe ne peut pas se concevoir sans la démocratie et l'indépendance de ses peuples. Il est urgent que l'ère des Barroso prenne fin.

 

Jacques Franck Premier juillet  2013

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:55

De : Sylvie Nony


Rentrée en France depuis un an maintenant, j’avais laissé ce blog en jachère. Je lis comme tout un chacun la presse internationale, la presse égyptienne en ligne, ou les courriers de mes amis, sans m’autoriser à publier un avis qui n’est pas très éclairé. Mais en ce lendemain de "2ème révolution", les analyses de l’événement que j’ai pu lire ou entendre m’ont fait l’effet d’une décharge électrique qui m’a précipitée vers mon clavier. Souvenez-vous ! Les commentateurs qui, en janvier 2011, ne voyaient dans les événements d’Egypte que le spectre de l’islamisme, ceux-là même qui, au lendemain de l’élection de Morsi ne se privaient pas de "on vous l’avait bien dit", ceux qui ont fait recette en vendant des essais plus ou moins fouillés discutant doctement du label de révolution (minoré si on lui ajoute arabe), tous ces commentateurs-là aujourd’hui saluent la deuxième révolution d’Egypte et la destitution de Morsi (sans d’ailleurs se confondre en excuses pour avoir annoncé, il y a deux ans, un long hiver islamiste).

Certes la joie des égyptiens de s’être débarrassés de ce régime est immense. Elle explose sur toutes les videos et dans tous les reportages. Les messages de mes amis sont enthousiastes. Mais tout de même, de ce côté de la Méditerranée, ceux qui sont toujours prompts à donner des leçons de démocratie, comment peuvent-ils nous expliquer qu’il y a de bons coups d’Etat ?

Alors que 1500 jeunes en 2011 ont perdu la vie pour arracher un début de démocratie aux griffes d’un pouvoir militaire en place depuis 60 ans, alors que l’armée en a torturé des milliers (souvenez-vous des caves du Musée, des tests de virginité), qu’elle a essayé d’étouffer dans l’oeuf les organisations telle "Asker kazaboun" (militaires menteurs) qui dénonçaient leurs pratiques, il a fallu une mobilisation sans faille et des centaines de manifestations pour faire accepter le processus démocratique des élections présidentielles et législatives.

Souvenez-vous de la femme au soutien-gorge bleu, des massacres de la rue Mohamed Mahmoud, souvenez-vous du massacre des coptes devant Maspero et des autres épisodes racontés sur ce blog.

L’autre avancée a été de permettre à l’Egypte de faire l’expérience d’un gouvernement par les Frères. Ces derniers, auréolés par plus d’un demi-siècle de résistance, durant lequel bon nombre d’entre eux ont connu la torture et la prison, étaient la seule force organisée. Leur participation à l’avenir du pays était incontournable. Pour faire tomber le masque de leur discours religieux il n’y avait rien de mieux que l’épreuve de la conduite du pays. Et ils ont été d’une incompétence au-delà de toute espérance (peut-être l’armée, propriétaire d’une bonne part de la distribution des carburants a-t-elle légèrement savonné la planche). Le pays a rapidement plongé dans une crise économique terrible, et, cerise sur le gâteau, les Frères ont renoué avec la politique autoritaire dont ils avaient souffert, mettant de plus en plus en cause les libertés individuelles, enfermant des journalistes, poursuivant la pratique de la torture (qui n’a jamais vraiment cessé) et menaçant gravement la liberté d’expression. Des coupures d’eau et d’électricité ont achevé de détériorer la vie des égyptiens qui passaient déjà de longues heures à chercher du diesel pour leur voiture… enfin ceux qui avaient encore un travail et une voiture.

C’est alors que s’est lancé le mouvement "tamarod" (rebellion) au printemps dernier. Qui participe à ce mouvement ? Des jeunes, des milliers de jeunes de toute évidence, ceux qui étaient dans les premiers réseaux de la révolution, ceux du "6 avril", ceux de "al-Ikhouan kazanoun" (les Frères menteurs) et de tas d’autres mouvements généreux et dynamiques. Du Nord au Sud la pétition demandant le départ de Morsi a circulé comme une traînée de poudre, tant la colère était grande.

Mais qui a fait imprimer la pétition ? Qui a fait le choix que la revendication-phare ne soit plus celle d’élections législatives anticipées, ou d’une autre "constituante" ? On ne mobilise pas 22 millions de personnes sans qu’il y ait débat sur la stratégie, au moins au niveau des responsables politiques existants. D’ailleurs où sont-t-ils ces responsables et comment se fait-il que, dans une situation économique et sociale aussi désastreuse, ils n’aient aucun programme alternatif à faire entendre ?

Tout se passe comme si on avait soigneusement guidé la colère égyptienne vers cette seule revendication, totalement contradictoire avec la conquête d’un processus démocratique et qui va, au bout du compte, redonner aux Frères de quoi lustrer leur couronne de martyrs alors qu’elle allait tomber aux oubliettes de l’histoire (la chasse aux sorcières a déjà commencé).

Une autre information est absente des analyses éclairées d’aujourd’hui. Des centaines de journées de grève ont eu lieu depuis l’hiver dernier, dans l’industrie textile, dans le delta, dans les faubourgs du Caire pour exiger un salaire minimum, et une loi sur la liberté syndicale qui n’existe toujours pas. L’OIT a classé en juin 2013 l’Egypte sur la liste noire des pays où le droit du travail est bafoué. Jamais l’Egypte n’avaient connu autant de conflits sociaux, et les Frères ont tout fait pour faire taire ce mouvement qui clame toujours le slogan du 25 janvier : "pain, liberté, justice sociale !". Mais sont-ils les seuls à vouloir faire taire un mouvement ouvrier qui porte des revendications précises posant de véritables questions politiques ?

Au fait, ils sont où les felouls ? Dans les manifestations anti-Morsi bien sûr.

 

http://snony.wordpress.com/2013/07/...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=136287

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:54

 Mardi 2 juillet 2013

Par Mohamed Bouhamidi

(source : http://www.reporters.dz/index....)


Les Frères musulmans égyptiens auront-ils autant de mal à percevoir leur défaite que les Américains à reconnaître la fin de leur leadership solitaire sur le monde ?

Le discernement théorique est, en temps politique normal, rarement une qualité des acteurs politiques, pour des raisons de formation et d’alignements idéologiques, mais surtout pour les raisons connues d’opacité des ressorts réels, mais inconscients, de nos choix et de nos actes. En période de mutation historique aussi profonde que traverse l’Égypte, ce discernement devient quasi impossible. Pour cette raison, les Frères, au lieu de comprendre la réalité des énergies qui pousse sur le champ de la confrontation politique des masses longtemps tenues à tort comme fatalistes et accommodantes, vont alimenter en carburants divers le feu qui a pris sous Moubarak, mais n’a pas encore tout à fait incendié le pays.

Quelles que soient les évolutions à court terme du rapport des forces et des arrangements entre Morsi et l’armée, ou entre la direction du mouvement et les puissances de l’argent indigène ou du Golfe, les Frères ont perdu la guerre sur le terrain choisi par eux : la rédemption d’un monde anomique et l’instauration d’un ordre prescrit pour l’ordonnance de notre monde. Avant d’être élus par les citoyens et de porter leurs voix et leurs vœux, ils avaient déjà averti qu’ils portaient la voix et les vœux de cet ordre religieux et que les élections ne servaient pas à les choisir, mais à s’inscrire dans la voie de Dieu. Ce type de démarche ne peut réussir que s’il tétanise la grande masse des populations concernées devant l’immensité de l’enjeu d’obéir ou de désobéir à Dieu, ou s’il les oblige à l’obéissance par le moyen de l’épée. Hors ces deux moyens, l’entreprise est vouée à l’échec immédiat, et l’épée ne peut subjuguer les peuples très longtemps, l’hypnose non plus. L’opposition résolue, déterminée, du peuple égyptien fait ressortir au moins un élément essentiel parmi d’autres enseignements passionnants.

L’impression d’une hégémonie des Frères sur la société égyptienne relevait largement du mythe. Il apparaît, au contraire, qu’ils sont loin d’être dominants, en dépit de l’élection sur le fil de leurs députés et de Morsi. Pis, à aucun moment ils n’ont réussi à « activer » cette rue réputée être à leur dévotion pour peser sur ses « choix » quand ils ont rejoint, contraints et forcés, le mouvement de protestation pour ne pas se retrouver à la marge d’un phénomène dont toutes les apparences et le caractère identifiaient comme une révolution. Les réunions secrètes et répétées des responsables des Frères avec les Américains laissent penser à un marchandage pour un soutien U.S. (auprès de l’armée) à leur prise de pouvoir, en contrepartie d’un alignement sans réserve sur des Frères sur les positions américaines. Très vite, l’exfiltration d’activistes américains condamnés par un tribunal égyptien, le maintien de Ghaza sous blocus (allégé, mais blocus quand même), la destruction ou la lutte contre les tunnels autour de Rafah, le respect religieux de Camp David, l’alignement sur le camp des agresseurs de la Syrie, confirment cette hypothèse d’un accord américano-frériste : les Frères avaient bien pour mission d’ancrer l’Égypte dans le camp du capitalisme, en rajoutant au travail antérieur de Moubarak la « persuasion religieuse » qui ferait aux yeux des masses égyptiennes la similitude de l’ordre divin avec l’ordre du capitalisme. L’intimité du nouveau pouvoir égyptien avec les monarchies du Golfe ne laisse plus aucun doute sur les mutations profondes qui ont mené les interprétations wahhabite, salafiste et frériste de l’islam à une rupture d’avec l’islam de la compassion, de la solidarité, de la justice, de l’échange et de la recherche de Dieu dans la diversité de ses créations et de ceux qui le quêtent.

Si l’ordre capitaliste occidental n’a pu s’imposer dans la tête des masses arabes à partir de ses catégories mentales particulières bombardées « universelles », il restait cette chance de nous faire entrer dans l’uniformité du capitalisme en mobilisant nos catégories religieuses particulières présentées comme « solution universelle » : « L’Islam est la solution. » Il faut noter que les interprétations wahhabites ou péri-wahhabites ont mis plus de deux siècles pour s’imposer, grâce aux pétrodollars, comme idéologies de masse compatibles avec le capitalisme. Cela fait autant de siècles que le peuple égyptien cherche des élites, des représentations et des voies pour combattre la domination franco-anglaise puis américano-sioniste. Quand les paysans égyptiens menaient la guérilla dans le Delta du Nil contre les troupes de Napoléon, les wahhabites s’alliaient avec les Anglais pour se tailler un empire sectaire dans le corps malade de l’Empire ottoman, et quand les officiers libres se préparaient en Égypte, les Saoudiens se livraient aux Américains par l’accord dit du « Quincy ». C’est cela que joue en Égypte ce peuple admirable, et les Frères comprendront bientôt qu’ils ont déjà perdu la bataille idéologique. Le reste suivra.

Alger le 29 juin- publié le 1er juillet 2013 dans Reporters.DZ

 

http://www.gaucherepublicaine.org/international/de-la-demystification-des-freres/6771

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