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Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:54

 Mardi 2 juillet 2013

Par Mohamed Bouhamidi

(source : http://www.reporters.dz/index....)


Les Frères musulmans égyptiens auront-ils autant de mal à percevoir leur défaite que les Américains à reconnaître la fin de leur leadership solitaire sur le monde ?

Le discernement théorique est, en temps politique normal, rarement une qualité des acteurs politiques, pour des raisons de formation et d’alignements idéologiques, mais surtout pour les raisons connues d’opacité des ressorts réels, mais inconscients, de nos choix et de nos actes. En période de mutation historique aussi profonde que traverse l’Égypte, ce discernement devient quasi impossible. Pour cette raison, les Frères, au lieu de comprendre la réalité des énergies qui pousse sur le champ de la confrontation politique des masses longtemps tenues à tort comme fatalistes et accommodantes, vont alimenter en carburants divers le feu qui a pris sous Moubarak, mais n’a pas encore tout à fait incendié le pays.

Quelles que soient les évolutions à court terme du rapport des forces et des arrangements entre Morsi et l’armée, ou entre la direction du mouvement et les puissances de l’argent indigène ou du Golfe, les Frères ont perdu la guerre sur le terrain choisi par eux : la rédemption d’un monde anomique et l’instauration d’un ordre prescrit pour l’ordonnance de notre monde. Avant d’être élus par les citoyens et de porter leurs voix et leurs vœux, ils avaient déjà averti qu’ils portaient la voix et les vœux de cet ordre religieux et que les élections ne servaient pas à les choisir, mais à s’inscrire dans la voie de Dieu. Ce type de démarche ne peut réussir que s’il tétanise la grande masse des populations concernées devant l’immensité de l’enjeu d’obéir ou de désobéir à Dieu, ou s’il les oblige à l’obéissance par le moyen de l’épée. Hors ces deux moyens, l’entreprise est vouée à l’échec immédiat, et l’épée ne peut subjuguer les peuples très longtemps, l’hypnose non plus. L’opposition résolue, déterminée, du peuple égyptien fait ressortir au moins un élément essentiel parmi d’autres enseignements passionnants.

L’impression d’une hégémonie des Frères sur la société égyptienne relevait largement du mythe. Il apparaît, au contraire, qu’ils sont loin d’être dominants, en dépit de l’élection sur le fil de leurs députés et de Morsi. Pis, à aucun moment ils n’ont réussi à « activer » cette rue réputée être à leur dévotion pour peser sur ses « choix » quand ils ont rejoint, contraints et forcés, le mouvement de protestation pour ne pas se retrouver à la marge d’un phénomène dont toutes les apparences et le caractère identifiaient comme une révolution. Les réunions secrètes et répétées des responsables des Frères avec les Américains laissent penser à un marchandage pour un soutien U.S. (auprès de l’armée) à leur prise de pouvoir, en contrepartie d’un alignement sans réserve sur des Frères sur les positions américaines. Très vite, l’exfiltration d’activistes américains condamnés par un tribunal égyptien, le maintien de Ghaza sous blocus (allégé, mais blocus quand même), la destruction ou la lutte contre les tunnels autour de Rafah, le respect religieux de Camp David, l’alignement sur le camp des agresseurs de la Syrie, confirment cette hypothèse d’un accord américano-frériste : les Frères avaient bien pour mission d’ancrer l’Égypte dans le camp du capitalisme, en rajoutant au travail antérieur de Moubarak la « persuasion religieuse » qui ferait aux yeux des masses égyptiennes la similitude de l’ordre divin avec l’ordre du capitalisme. L’intimité du nouveau pouvoir égyptien avec les monarchies du Golfe ne laisse plus aucun doute sur les mutations profondes qui ont mené les interprétations wahhabite, salafiste et frériste de l’islam à une rupture d’avec l’islam de la compassion, de la solidarité, de la justice, de l’échange et de la recherche de Dieu dans la diversité de ses créations et de ceux qui le quêtent.

Si l’ordre capitaliste occidental n’a pu s’imposer dans la tête des masses arabes à partir de ses catégories mentales particulières bombardées « universelles », il restait cette chance de nous faire entrer dans l’uniformité du capitalisme en mobilisant nos catégories religieuses particulières présentées comme « solution universelle » : « L’Islam est la solution. » Il faut noter que les interprétations wahhabites ou péri-wahhabites ont mis plus de deux siècles pour s’imposer, grâce aux pétrodollars, comme idéologies de masse compatibles avec le capitalisme. Cela fait autant de siècles que le peuple égyptien cherche des élites, des représentations et des voies pour combattre la domination franco-anglaise puis américano-sioniste. Quand les paysans égyptiens menaient la guérilla dans le Delta du Nil contre les troupes de Napoléon, les wahhabites s’alliaient avec les Anglais pour se tailler un empire sectaire dans le corps malade de l’Empire ottoman, et quand les officiers libres se préparaient en Égypte, les Saoudiens se livraient aux Américains par l’accord dit du « Quincy ». C’est cela que joue en Égypte ce peuple admirable, et les Frères comprendront bientôt qu’ils ont déjà perdu la bataille idéologique. Le reste suivra.

Alger le 29 juin- publié le 1er juillet 2013 dans Reporters.DZ

 

http://www.gaucherepublicaine.org/international/de-la-demystification-des-freres/6771

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:53

 La dette publique de la France atteignait 91,7 % du PIB à la fin du premier trimestre 2013, selon l’INSEE. Elle s’élevait à 85,9 % fin 2011 et à 90,2 % fin 2012. Où est donc passé le sérieux budgétaire tant vanté par notre gouvernement ?

Pire, pour le député socialiste, rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale, Christian Eckert, le déficit public pourrait atteindre 3,5 % du PIB contre les 2,9 % initialement prévus. La dette publique augmentera alors, de nouveau, de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Pourquoi ? Parce que la prévision de croissance de l’économie devra sans doute être revue à la baisse et que les recettes fiscales et sociales seraient moins importantes que prévues.

Austérité budgétaire + austérité salariale = récession 

Les causes de cette baisse prévisible de la croissance et de la récession dans laquelle est aujourd’hui plongée l’économie française n’ont rien de mystérieuses. La politique d’austérité budgétaire imposée par le TSCG pressure l’investissement public. La stagnation des salaires et des prestations sociales infligées par le Medef et la Commission européenne écrase la demande solvable des salariés.

Quels sont les remèdes proposés par notre gouvernement ?« Tenir les dépenses publiques » c’est-à-dire réduire de 9 milliards d’euros les dépenses et les investissements de l’État et des collectivités territoriales en 2014. Laminer toujours plus la demande solvable en refusant tout coup de pouce au Smic, en gelant la valeur du point dans la fonction publique, en augmentant la TVA le 1er janvier 2014, en n’opposant aucune défense sérieuse aux attaques du Medef contre nos retraites et notre protection sociale. 

Le résultat est couru d’avance : le chômage réel (hors stages-parking) fera un bond en avant, la récession perdurera, les recettes fiscales et sociales diminueront, le déficit public et la dette publique augmenteront. Une nouvelle politique d’austérité sera alors mise en place… 

Il faudrait pourtant savoir arrêter une stratégie qui perd avec une telle frénésie.

 

www.democratie-socialisme.org

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:51

 Le peuple restera dans la rue jusqu'à la satisfaction de ses exigences révolutionnaires

 

Communiqué du Parti communiste égyptien

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le Parti communiste égyptien adresse encore une fois à notre grand peuple égyptien un hommage pour son héroïque résistance à un régime tyrannique et fasciste en faillite.

 

Le parti voit dans cette position unanime l'expression d'une sincérité, une noblesse d'esprit et un niveau de conscience d'un peuple qui refuse de transiger sur le droit à vivre dans la liberté et la dignité, peu importe les sacrifices à réaliser, persévérant dans une approche pacifique et civilisée, défendant notre choix de société de toujours, représenté dans notre croyance en la liberté, le respect du pluralisme, les valeurs de tolérance et les droits civiques.

 

Le Parti salue également la déclaration des forces armées et son positionnement sans équivoque du côté des revendications du peuple égyptien. Nous soulignons l'importance, à travers ce communiqué, du respect par les forces armées de son rôle de défenseur de la sécurité nationale égyptienne, de protection de la volonté populaire, sans s'impliquer pour autant dans l'arène politique, ce qui serait incompatible avec la nature de sa mission, en respectant les règles de la démocratie et les principes sur lesquels l'Etat moderne est établi.

 

Le peuple égyptien s'est exprimé, tout le monde doit s'y plier. C'est la seule source de légitimité. Lui seul doit décider comment nous devons sortir de cette situation. Le peuple a décidé que Mohamed Morsi avait trahi le serment qu'il avait rendu lorsqu'il est devenu président. Lui et son groupe des Frères musulmans, avec leurs alliés, ont osé attaquer la sacro-sainte institution judiciaire et ont ruiné l'économie du pays, menaçant la sécurité nationale, la paix sociale et l'unité du pays. Par conséquent, le peuple avec sa descente massive dans les rues a fait de cet homme et de son régime fasciste des usurpateurs de l'autorité. Il doit se retirer de la scène politique et être poursuivi en justice avec sa bande de criminels pour ce qu'ils ont commis contre le peuple et le pays.

 

Notre parti insiste que la seule feuille de route choisie par le peuple est celle de la pétition « Rebellion » signée par les masses dans toute l’Égypte. Nous appelons les masses du peuple égyptien à ne pas quitter les places et ne pas abandonner la révolution jusqu'à la satisfaction de nos revendications.

Vive l'Egypte … et vive la révolution de son noble peuple !

 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-pour-le-pc-egyptien-le-peuple-restera-dans-la-rue-jusqu-a-la-satisfaction-de-ses-exigences-revolu-118860586.html

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:49

 Mardi 2 juillet 2013

Par Évariste


Depuis une trentaine d’années, la gauche laïque de la République sociale combat et résiste à la poussée de l’extrême droite, poussée principalement due à l’abandon, y compris par la gauche de la gauche, du primat de la lutte des classes et de la question sociale et culturelle. Elle résiste aussi au différentialisme culturel, au communautarisme, et plus généralement à l’alliance des forces néolibérales, de droite et de gauche, et des forces communautaristes et intégristes.
Dans cette résistance, la gauche laïque de la République sociale a été particulièrement en butte au communautarisme d’extrême gauche, largement relayé par les islamo-gauchistes des Indigènes de la République, par une partie du mouvement Attac et de certaines de ses composantes, par une partie des forces actuellement au Front de gauche, chez les Verts ou à l’extrême gauche, par ceux qui déroulaient le tapis rouge aux Frères musulmans via Tariq Ramadan (se rappeler les fameux épisodes du Forum social européen de Paris et de Londres). Nous nous rappelons ceux qui proféraient, selon l’adage « les ennemis de mes ennemis sont mes amis », que l’opposition des islamistes à l’impérialisme étasunien légitimait l’alliance du gauchisme avec l’islamisme soft, via l’altermondialisme et l’extrême gauche mondialisée.

Toute cette camarilla de type Cinquième colonne se liguait contre la loi du 15 mars 2004 portant interdiction des signes religieux à l’école, qui pour nous visait à réhabiliter les circulaires du Front populaire de Jean Zay en 1937 bafouées par l’article 10 de la loi solférinienne et social-libérale du 10 juillet 1989. Pendant ce temps, la gauche laïque de la République sociale organisait son combat internationaliste cohérent et global selon la stratégie du double front, contre les politiques néolibérales et contre l’obscurantisme communautariste et intégriste.

Lorsque cette camarilla a salué l’arrivée des amis de Tariq Ramadan au pouvoir en Turquie, en Tunisie, en Égypte, dans la bande de Gaza, ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Le temps de l’histoire travaille pour la gauche laïque de la République sociale. Mais le temps de l’histoire n’est pas le temps humain et ne correspond pas aux impatiences de ceux qui ne réfléchissent pas en termes de lutte de classes et de combat contre l’hégémonie culturelle. L’ouverture des processus révolutionnaires dans les pays dits arabes et/ou musulmans est un processus de temps long. II a fallu tout juste deux ans pour s’apercevoir que les amis Frères musulmans de Tariq Ramadan sont les meilleurs alliés de la troïka néolibérale, qu’ils sont les ennemis de la liberté, notamment des femmes, mais pas seulement, et qu’ils pratiquent la même politique que leurs prédécesseurs, dictateurs militaires ou contrôlés par l’armée.

Et cerise sur le gâteau, la mobilisation interne dans les pays arabes et/ou musulmans contre les amis Frères musulmans de Tariq Ramadan, reprend de plus belle, avec des manifestants rejetant en même temps les dictateurs anciens, la dictature des islamistes, leur inféodation au néolibéralisme. La stratégie du double front en somme ! Pour illustrer comment la résistance sociale et laïque paye, nous vous offrons le texte de Mohamed Bouhamidi.

 

http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/lactualite-valide-notre-resistance-historique-au-deferlement-du-communautarisme/6768

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:46

L’ouverture du centre commercial prévue le 23 octobre 2013…

 

Le rétablissement d’un centre de santé à Beaugrenelle : c’est pour quand ?

Assez de promesses!

 

Le 15ème arrondissement devient-il un « désert médical » ? Sans doute pas encore en nombre de médecins, mais certainement en offres de soins accessibles à tous, sans dépassement d’honoraire, pratiquant le tiers-payant de la Sécurité sociale.

60% des généralistes et 85% des spécialistes font payer des dépassements d’honoraire, souvent élevés. Les temps d’attente pour un rendez-vous sont intolérables. Les urgences de l’hôpital Pompidou n’ont pas vocation à assurer des soins courants. Elles sont de plus en plus surchargées et le seront encore plus avec la fermeture programmée et inacceptable de celles de l’Hôtel-Dieu.

Mais pour ne pas arriver aux urgences, il faut avoir été correctement soigné avant !

Entre la médecine de ville et l’hôpital, une offre de soin est dramatiquement sinistrée dans le 15ème arrondissement : les centres de santé conventionnés.

Celui de Balard a été fermé et détruit l’an dernier dans le cadre du projet immobilier de Bouygues pour le ministère de la défense, le « Pentagone ».

Celui de la rue Viala vivote. En 1996, son abandon par les Allocations familiales s’est traduit par un net rétrécissement. La mutuelle étudiante qui le gère maintenant n’arrive pas à faire face aux frais avec la sous-tarification de ses prestations depuis la loi Bachelot.

Le Centre médical interdisciplinaire Beaugrenelle est tombé en 2006 sous les pioches et pelleteuses des promoteurs Gécina et Apsys auxquels la municipalité de Paris ont confié l’avenir du quartier.

Tous les éléments d’un scandale sont rassemblés !

Le centre médical accueillait 23.000 patients de toutes conditions. L’opération immobilière a exclu son relogement parce qu’elle exigeait un loyer de 6 à 10 fois plus élevé pour nourrir les actionnaires des promoteurs.

L’opération se monte à plus de 500 millions d’euros. Gécina a déjà promis à ses actionnaires de le revendre immédiatement et d’empocher 200 millions. La Ville de Paris et la Sempariseine ont cédé à toutes leurs demandes depuis 2003.  

Le centre commercial doit, après les aléas spéculatifs, ouvrir avec 7 ans de retard le 23 octobre 2013.

Et le centre de santé ?

Avec les associations locales, nous nous sommes battus dès le départ pour son relogement, puis pour son rétablissement. La municipalité de Paris a répondu par des promesses évasives, celle du 15ème par des soutiens sans frais.

Les élections municipales approchent. Devant une situation intenable, il n’est plus temps d’entendre des promesses dilatoires mais il est grand temps que des actes soient accomplis !

Ensemble exigeons des élus de Paris et des responsables de la Sempariseine:

La mise à disposition à Beaugrenelle de locaux à usage de centre de santé, par les promoteurs, à loyer social correspondant à des équipements publics.

La réimplantation d’un centre de santé pluridisciplinaire, au moins équivalent à l’ancien centre médical Beaugrenelle, d’un centre municipalisé pour garantir son financement pérenne.

Que ces décisions soient actées avant l’ouverture du centre commercial de standing en octobre.

Pour notre accès à des soins de qualité, agissons !

 

http://pcf-paris15.over-blog.com/article-le-retablissement-d-un-centre-de-sante-a-beaugrenelle-c-est-pour-quand-118893910.html

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:45

 La ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie n’aura donc pas tenu plus d’une demi-journée après sa timide critique d’un budget qui lamine encore un peu plus ce grand ministère ; rappelons que le MEDDE, outre l’écologie, regroupe l’ensemble des services publics de l’infrastructure de l’ex-ministère de l’équipement.

Sous la pression de la Commission européenne – garde-chiourme de l’oligarchie capitaliste – le gouvernement Ayrault n’a eu d’autre « choix » que de monter un budget encore plus austéritaire.
Et de pousser les feux de la libéralisation et de la privatisation rampantes voulues par l’Union Européenne, avec par exemplele paquet ferroviaire visant la SNCF ou encore la libéralisation des barrages hydroélectriques.

C’est donc une baisse de 7% des crédits du MEDDE qui est prévue par le prochain budget. Il est également prévu de supprimer encore près de 1100 emplois au MEDDE, ce qui fait suite aux  suppressions massives sous Sarkozy (rappelons que ce ministère d’externalisation en suppressions d’emploi a vu ses effectifs passer de 95 000 agents à 60 000 entre 2007 et 2012, qui dit pire ?).

Bref, Delphine Batho (PS) qui, sans doute échaudée par le sort de son éphémère prédécesseuse Nicole Bricq (évincée après quelques semaines pour avoir oser émettre un bémol sur les permis d’exploitation d’hydrocarbures en Guyanne) était restée plus que discrète, ne pouvait faire moins que sa timide et très tiède protestation (c’est bien la même qui déclarait il y a peu que son ministère devait prendre sa part de l’austérité !) face à la poursuite de la destruction de son ministère en charge de l’aménagement et de l’équipement du territoire. Rappelons que le MEDDE, c’est le ministère qui s’occupe des grandes infrastructures du pays (routes nationales, aviation civile, voies navigables) et du transport mais c’est aussi la prévention des risques, l’énergie, la sûreté nucléaire, le contrôle des installations classées et bien sûr l’environnement ainsi que des services publics tels que Météo-France, l’IGN, l’INERIS ou le BRGM.

De façon symptômatique, derrière ces baisses de crédits et ce énieme plan social qui ne dit pas son nom dans une administration dont les réorganisations incessantes ont des effets aussi terribles que ceux dénoncées chez France-Télécom, c’est par exemple concrètement un nouveau plan de désengagement des routes nationales après la décentralisation de 2003 qui est à envisager. Avec l’idée d’augmenter encore la part de réseau confiée à des exploitants privés (les sociétés d’autoroutes tenues par Bouygues, Vinci et Eiffage  par exemple; rétribués par la prolongation de leur concession, ou la mise en œuvre de péages urbains). Et l’externalisation massive des missions abandonnées au marché privé pour des coûts et des prix pourtant plus élevés (maitrise d’œuvre publique par exemple). Rappelons que c’est pour respecter les directives européennes sur la concurrence que depuis les années 2000 le ministère de l’équipement s’est massivement désengagé de l’ingénierie pour les collectivités territoriales. Il s’agissait pourtant là d’un levier puissant pour porter des politiques d’aménagement écologique du territoire, de sobriété énergétique, etc.

Dans le même temps, au ministère du logement,Cécile Duflot (EELV) vient d’annoncer sans aucune concertation et sans le moindre débat parlementaire la fin des missions d’ingénierie publique auprès des petites communes (ATESAT), dernier résidu d’une ingénierie publique permettant jusqu’à il y a peu aux collectivités publiques d’accéder à une maîtrise d’œuvre de qualité peu chère et indépendante des intérêts privés. Devant les protestations des maires de France, F. Hollande avait pourtant indiqué qu’il n’irait pas plus loin dans le jeu de massacre et qu’il n’abandonnerait pas les petites communes. Mais C. Duflot annonce aussi la décision d’arrêter l’instruction des permis de construire pour les petites collectivités (faisant fi là aussi de l’efficacité d’un service mutualisé et surtout indépendant des pouvoirs politiques locaux). Au total, c’est rien moins que 4000 emplois qui seront aussi supprimés d’ici 2015 dans les DDT (ex-DDE).

Implicitement, Batho en critiquant ce budget fait la démonstration que mener une politique de gauche
– fût-elle aussi tiède et insipide que celle qu’elle propose – est absolument impossible si l’on ne brise pas les fers de cette UE capitaliste qui de par sa nature ne sert que les intérêts des marchés financiers, lançant razzia sur razzia sur les services et entreprises publics, démolissant les conquêtes sociales pour remplir les poches de l’oligarchie capitaliste.
Défendre de manière conséquente le progrès social, le maillage infrastructurel du territoire national et les acquis des travailleurs, ne peut donc se faire qu’en sortant de l’UE et de l’Euro par la gauche.

La casse de l’Equipement, le plus ancien service public d’Etat (on se souvient qu’à l’issue des guerres de Religion, pour remailler le territoire national en loques, Henri IV avait nommé Sully « Grand Voyer de France »), en dit long sur l’euro-destruction de notre pays. Résister à la casse de l’Equipement est plus que jamais un devoir central de la nouvelle résistance populaire et patriotique.

 

Par Jean Baptiste

 

Communiqué de la CGT équipement:http://www.equipement.cgt.fr/IMG/pdf/Communique_FD_plf_2014x.pdf

 

http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/batho-coulee/

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:43

 Article publié dans L’Humanité le 2 juillet 2013.

Par Jacques Nikonoff et Jean-Claude Danglot*


Six membres de la commission économie du PCF ont publié une tribune dans L’Humanité du 13 juin 2013 intitulée « Contre l’austérité en Europe, luttons pour un autre euro !  ». Leur plaidoyer en faveur de la monnaie unique est particulièrement peu convaincant. Les erreurs techniques et politiques sont nombreuses, la clarté de la pensée et de l’expression font défaut.

1.- Sortir de l’euro serait « rester isolé face aux marchés financiers et à la spéculation déchainée  ». C’est exactement l’inverse. C’est aujourd’hui que nous subissons les marchés financiers et la spéculation. Y mettre un terme nécessite de les démanteler. Pour y parvenir la sortie de l’euro est impérative car la monnaie unique est l’agent propagateur et amplificateur des crises et de la spéculation. L’État ne doit plus passer par les marchés financiers pour assurer sa trésorerie et les investissements publics, mais faire appel à l’épargne nationale ; imposer aux banques et compagnies d’assurance qui auront été nationalisées l’achat obligatoire de quotas de titres d’État à faible taux ; permettre à la Banque de France de faire des avances au Trésor à taux nul ou non-remboursables. Quant au marché des changes, son contrôle et celui des mouvements de capitaux sont des mesures classiques, simples et très efficaces qui stopperont net la spéculation.

2.- Les 6 économistes du PCF contestent «  l’utilisation qui est faite de l’euro  » et considèrent qu’il ne faut pas sortir de la monnaie unique mais «  lutter pour un autre euro  ». Encore une fois, c’est exactement le contraire qu’il convient de faire. Ce n’est pas «  l’utilisation  » qui est faite de l’euro qui doit être contestée, mais l’euro lui-même. Car il est totalement illusoire de convaincre les vingt-six autres pays d’accepter de réviser le traité de Lisbonne à court ou moyen terme pour faire un «  autre  » euro. La crise, c’est maintenant ! C’est tout de suite qu’il faut la juguler, et cette perspective politique est incompatible avec le temps long que demande un changement des cultures politiques dans les différents pays membres de l’Union européenne.

3.- Il ne faudrait pas sortir de l’euro, car cela entraînerait une dévaluation du franc d’environ 25%, qui renchérirait d’autant le coût de nos importations alors que la France connait déjà un gros déficit de sa balance des paiements (70 milliards d’euros). Cette menace est grossière. En cas d’augmentation des prix de produits importés, beaucoup de consommateurs ne les achèteront plus. Ils rechercheront des produits similaires, mais fabriqués en France à un coût plus faible. Ce sera bénéfique à l’emploi. La sortie de l’euro est la condition nécessaire à la résolution de la crise, mais elle n’est pas suffisante. Il faut aussi :

·         Remettre en vigueur l’échelle mobile des salaires et des prix pour les salariés et retraités.

·         Baisser la facture pétrolière en diversifiant les approvisionnements auprès du Venezuela auquel la France n’achète pas de pétrole. Comme le fait Cuba, la France pourrait payer avec des aides techniques ou des mises à disposition de personnels. La fiscalité compte pour 75% dans le prix du pétrole. Il faut mettre en place un système pour la réduire quand les prix montent.

·         Diminuer les importations car la France importe trop de biens qu’elle pourrait fabriquer elle-même, ou qu’elle fabriquait avant les délocalisations. Il faut produire français, relocaliser et réindustrialiser le pays. Une politique de substitution aux importations est nécessaire, financée par des avances de la Banque de France. Il faudra produire en France des lave-linge, lave-vaisselle, fours à micro-ondes, appareils ménagers, chaussures, textile, meubles, jouets, téléphones portables, téléviseurs…

·         Bénéficier momentanément des effets de la baisse du franc de 25% (grâce à la dévaluation) en augmentant les exportations. Les conséquences seront positives sur l’emploi. Certes, il ne faut pas retomber dans les travers du libre-échange et de la priorité aux exportations. C’est pourquoi la France devra proposer à ses partenaires commerciaux de signer des accords bilatéraux s’inspirant des principes de la charte de La Havane (voir le site du M’PEP).

4.- Il ne faudrait pas sortir de l’euro, car la dette publique, détenue à 60% par des non-résidents, serait renchérie de 25% par la dévaluation. En outre, la dévaluation permettrait à des capitaux étrangers de mettre la main sur certains atouts productifs de la France.

Encore une fois, c’est exactement le contraire qui se produira si la sortie de l’euro s’organise comme nous le préconisons. Pour mettre un terme à la crise, l’annulation de la dette publique est incontournable. Les créanciers remboursés le seront en francs (par création monétaire !). Comme le franc ne sera pas convertible, ces créanciers regarderont ces francs comme une poule regarde un couteau. Ils n’auront qu’une seule solution : acheter des produits français avec les francs qui leur auront été remboursés. Non seulement la dette publique ne connaitra pas de renchérissement, mais elle sera largement annulée, une parte des 50 milliards d’euros de charge de la dette deviendront disponibles pour financer des politiques sociales et des investissements publics.

Quant au risque d’achat d’actifs productifs français par des capitaux étrangers, il est inexistant dans le schéma que nous proposons. Le franc n’étant pas convertible, le contrôle des changes et des mouvements de capitaux étant en vigueur, aucun investisseur ne pourra se procurer des francs sans autorisation de l’État. Par ailleurs, qui sait que l’Allemagne, en avril 2008, a adopté une loi rendant nécessaire une autorisation pour «  tout investissement supérieur à 25% du capital d’une entreprise dans le domaine des "infrastructures stratégiques" et dès lors que l’ "intérêt national" est en jeu  » ? Pourquoi la France n’aurait-elle pas le droit de voter une loi semblable, avec un taux de 1%, et pour toutes les entreprises ?

Prétendre transformer l’Union européenne et l’euro de l’intérieur est un leurre. Pour bâtir un monde meilleur, il faut se libérer des institutions qui servent de piliers à l’ordre néolibéral mondial. Recouvrer sa souveraineté monétaire par des décisions nationales unilatérales est un impératif décisif pour les forces politiques qui souhaitent transformer la société.


Pour une réponse détaillée aux 6 économistes du PCF, suivre le lien : http://www.m-pep.org/spip.php?article3351

·         Jacques Nikonoff est porte-parole du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP), ancien membre du Collège exécutif du PCF, auteur de Sortons de l’euro, Mille et une nuits, 2011. 

·         Jean-Claude Danglot est ancien sénateur, ex-secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais du PCF. 

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article3387

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:41

Personne ne savait grand chose des Rwandais avant qu'il ne soit trop tard et le massacre de 800.000 d'entre eux. Aujourd’hui en Birmanie, la survie des Rohingya ne tient qu'à un fil. Des brutes racistes distribuent des prospectus appelant à exterminer cette petite minorité birmane. Des enfants ont été abattus à la machette et des meurtres atroces ont été commis. Tout indique que si nous n’agissons pas, nous courons droit vers l'hécatombe.

Les génocides se produisent quand personne ne réagit à leurs signes avant-coureurs, comme ceux que l’on voit aujourd’hui en Birmanie. Les Rohingya sont un peuple très pauvre et pacifique. Ce qui leur est reproché? Avoir une couleur de peau plus sombre et «voler les emplois» du reste de la population. Ces 800 000 personnes pourraient être exterminées si nous n’agissons pas. Nous avons abandonné trop de peuples. N’abandonnons pas les Rohingya.

Le président birman Thein Sein a le pouvoir et les ressources pour protéger les Rohingya il lui suffit d'en donner l'ordre. Dans quelques jours, il se rendra en Europe pour parler contrats. Si les dirigeants européens l'accueillent avec un immense tollé en faveur de la protection des Rohingya, il s'y pliera vraisemblablement. Rassemblons 1 million de signatures et nous afficherons des dizaines de photos de ce qui se passe en Birmanie aux abords des lieux de rencontre des dirigeants.

https://secure.avaaz.org/fr/burma_the_next_rwanda_fr/?bsfSibb&v=26540

Torture, viols en réunion, exécutions sommaires… les groupes de défense des droits humains parlent de «purification ethnique » pour décrire la brutalité des exactions en Birmanie. Plus de 120.000 Rohingya ont déjà dû prendre la fuite ; la plupart se sont réfugiés dans des camps de fortune près de la frontière alors que d’autres ont pris le bateau et sont morts de noyade, de faim, ou sous les balles tirées par les garde-côtes des pays voisins. Les rapports indiquent que les violences s’aggravent -- récemment cette année, le Président Thein Sein a récemment déclaré l’état d’urgence après une nouvelle série d’agressions meurtrières. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'un massacre de grande ampleur ne soit perpétré.

Les génocides peuvent être évités quand les gouvernements s'y opposent, mais le régime birman n'en prend pas le chemin. Récemment, un porte-parole du gouvernement a admis que les autorités faisaient appliquer une réglementation qui interdit aux Rohingya d’avoir plus de deux enfants et oblige les couples qui veulent se marier à obtenir une permission spéciale. Et des rapports d'experts montrent que les autorités ont ignoré et même participé à des opérations de "nettoyage ethnique". Le président Sein a dû reconnaître ce qui arrive aux Rohingya mais jusqu'ici il a refusé de prendre les mesures nécessaires pour stopper les violences et les protéger.

Le risque de génocide plane au-dessus de la Birmanie s'il ne fait rien, mais le monde entier est concerné. A travers les relations commerciales, le Premier ministre britannique Cameron et le président français Hollande disposent d'un levier d'action puissant -- s'ils l'utilisent lors de leurs rencontres ce mois-ci pour presser Sein à agir, des vies peuvent être sauvées. Faisons en sorte qu'ils agissent. Nous nous sommes défilés devant trop de peuples en danger, n'abandonnons pas les Rohingya. Joignez-vous à la mobilisation et diffusez cet appel à tout votre entourage:

https://secure.avaaz.org/fr/burma_the_next_rwanda_fr/?bsfSibb&v=26540

À plusieurs reprises les membres d’Avaaz ont soutenu les Birmans dans leur lutte pour la démocratie. Lors de la violente répression du régime contre les moines bouddhistes en 2007, les membres d’Avaaz ont donné des centaines de milliers d'euros pour financer un soutien technique et éducatif auprès des militants qui cherchaient à contourner le blocage des communications. En 2008, après le passage du cyclone qui a fait plus de 100.000 morts mais alors que le régime militaire cupide bloquait l'aide humanitaire internationale, nous avons rassemblée plusieurs millions d'euros pour les donner directement aux moines qui étaient en première ligne sur le font de l'assistance aux victimes.

Notre communauté n'existait pas quand le génocide a été perpétré au Rwanda il y a 20 ans. Aurions-nous fait ce qui était nécessaire pour le stopper? Montrons par notre soutien aux Rohingya notre réponse à cette question.

Avec espoir et détermination,

Luis, Jeremy, Aldine, Oliver, Marie, Jooyea et toute l’équipe d’Avaaz

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:39

 Par André Kapsas (sources: Lidovky.cz, Respekt)


Le 13 juin dernier, une enquête de la section de lutte contre le crime organisé a mené non pas à l'arrestation des «parrains» tchèques mais… à la chute du gouvernement de Petr Nečas. Après des mois de filatures et d'écoutes, la police tchèque a procédé à l'arrestation de la directrice du cabinet du Premier ministre Jana Nagyová, à celle de trois ex-députés de son parti, du chef actuel des services de renseignement militaire ainsi que de son prédécesseur. De plus, une trentaine de lieux ont été fouillés, dont le bureau du Premier ministre. Plusieurs millions d'euros et une dizaine de kilogrammes d’or ont été saisis.


Jana Nagyová et les dirigeants des services de renseignement militaire sont accusés d'avoir abusé de leurs pouvoirs en faisant surveiller l’épouse du chef du gouvernement, qui se trouve présentement en instance de divorce. J.Nagyová agissait comme l'éminence grise de Petr Nečas et leur relation intime était un secret de polichinelle. Celle-ci est également accusée d'avoir négocié la démission de trois députés rebelles de son parti ODS (Parti démocratique civique) en échange de postes dans des entreprises d'État.


Ce scandale sans précédent a poussé Petr Nečas à remettre sa démission le 17 juin, même s'il exprimait la conviction qu'aucune loi n'avait été violée. Le Premier ministre a du même coup annoncé qu'il se retirerait de la vie politique à la fin de son mandat de député.


Depuis, l'attention du public ne se fixe pas tant sur l'affaire de corruption et ses possibles retombées pour certains réseaux clientélistes et mafieux, mais plutôt sur la formation d'un nouveau gouvernement et sur l'attitude du Président, Miloš Zeman. Celui-ci a en effet coupé l'herbe sous le pied du Parlement en proposant son propre gouvernement technocrate plutôt que d'accepter la nouvelle équipe proposée par la coalition au pouvoir.


Alors que la nouvelle dirigeante d'ODS, Miroslava Němcová, disposait de l'appui d'une majorité des députés pour former un gouvernement, le Président a en effet préféré miser sur un de ses anciens collaborateurs, Jiří Rusnok, pour former un gouvernement intérimaire. Sans appui réel au Parlement, celui-ci pourrait néanmoins gouverner durant un mois, avant de demander la confiance des députés.


L'ex-ministre des Finances Miroslav Kalousek, du parti TOP 09, a réagi en comparant le Président à un tsar, tandis que la une du numéro actuel de l'hebdomadaire libéral Respekt affiche le titre «Moi» et présente M.Zeman coiffé d'une couronne de laurier et armé d'un sceptre. Plusieurs politiciens et journalistes dénoncent ce qu'ils considèrent comme une violation de l'esprit de la Constitution et une tentative de transformer le système parlementaire en système présidentiel.


Un des moyens dont disposeraient les partis pour contrecarrer les plans de M.Zeman serait de dissoudre le Parlement et d’organiser des élections, mais l’ODS est au plus bas dans les sondages et il doit gagner du temps pour remonter la pente. Quant aux sociaux-démocrates, ils se méfient des plans d’un Président dont la proximité avec leur parti pourrait affecter leur popularité. Ils souhaiteraient donc aller aux urnes au plus vite afin de revenir au pouvoir. Reste à voir si la droite fera tout pour former son propre gouvernement ou bien si elle se joindra à la gauche et se risquera à aller en campagne pour «couler» le gouvernement préparé par le Président.

Dépêche publiée le 02/07/2013

Zone : Peco

 

Toutes les brèves

 

http://www.regard-est.com/home/breves.php?idp=1626

 

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:37

Par Florent MARCIACQ*
Le 01/07/2013

 

L’adhésion de la Croatie à l’Union européenne intervient en temps de crise. Elle ne suscitera donc pas de hosannas. Mais faut-il pour autant remettre en cause la politique d’élargissement de l’UE?

Contrairement à la vague d’élargissement de 2004 (et dans une moindre mesure de 2007), l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne le 1er juillet 2013 intervient en temps de crise –une crise multiple qui affecte à la fois l’UE et la Croatie. Avant de remettre en cause la politique d’élargissement de l’UE, qui devient aujourd’hui de moins en moins populaire, il convient d’examiner les apports de celle-ci, tant pour l’Union, que pour les États aspirant à devenir membres.

L’Union en crise, le doute s’installe

La politique d’élargissement de l’Union européenne n’a plus le vent en poupe. En 2002, 52% des citoyens européens plébiscitaient l’élargissement de l’Union, qui comptait alors 15 États membres[1]. D’autres s’y opposaient, mais pas uniquement par euroscepticisme. Ils redoutaient que l’élargissement n’aille de pair avec l’impossibilité d’approfondir la construction européenne. Aujourd’hui, le paysage européen a beaucoup changé. Seuls 38% des Européens (UE 27) soutenaient encore la politique d’élargissement à la veille de l'adhésion de la Croatie[2]. Beaucoup considèrent que l’Union doit à présent se concentrer sur l’emploi, redoutent l’ouverture de nouvelles frontières et sont tentés par les sirènes des nationalismes. Certes, l’adhésion de douze nouveaux États membres depuis 2004 a pu donner le sentiment que l’appétit de l’Union ne prédit en rien de sa capacité de digestion. Mais le cœur du désaveu des Européens ne réside pas vraiment là. Un an après la vague d’adhésion de 2004, ils étaient encore 50% à soutenir la politique d’élargissement[3].

Les Européens doutent de la politique d’élargissement en raison de la crise que l’Union traverse depuis 2007-2008. Cette crise est multiple. Elle est économique, tout d’abord, puisque nombre d’États européens connaissent au mieux une croissance zéro (comme la France ou l’Autriche), au pire une récession (comme la Grèce ou le Portugal). Et elle est donc sociale, puisque l’UE a vu son taux de chômage passer de moins de 7% en 2007 à 11% en 2013[4]. La crise est en outre financière, compte tenu du poids de la dette et des contraintes budgétaires qui ne cessent de s’accroître, et elle est plus généralement institutionnelle, puisque les Traités peinent à assurer à l’Union une réactivité suffisante et une efficacité adéquate au regard des défis globaux. Mais la crise est surtout politique, nourrie par le déficit démocratique des institutions européennes, en particulier en matière de gouvernance économique, et affective dès lors que l’on tient compte du regain des discours souverainistes. Or c’est dans ce contexte troublé que l’adhésion de la Croatie prend effet, au terme d’un long processus de transformation et de démocratisation.

La crise en Croatie

La Croatie entre dans l’Union européenne alors même qu’elle est confrontée, elle aussi, à une crise économique et sociale. En récession depuis fin 2011, l’économie croate a beaucoup souffert du ralentissement de l’économie européenne, avec laquelle elle est très liée. Sous la Présidence d’Ivo Sanader, la Croatie était parvenue à convaincre les investisseurs étrangers, notamment autrichiens et néerlandais, de prendre position dans de nombreux secteurs économiques. Le cap résolument européen fixé par le gouvernement et l’agenda des réformes soutenues par la Commission européenne alimentaient un climat de confiance favorable aux investissements directs étrangers (IDE). Entre 1998 à 2008, les IDE passèrent ainsi de moins d’un milliard à six milliards d’euros par an, avant de plonger drastiquement en 2010, pour revenir à un niveau comparable à 1998[5]. Ce recul des investissements étrangers a entrainé un ralentissement du processus de privatisation, qui demeure à ce jour incomplet, notamment dans les secteurs bancaires et dans le tourisme. Et il sème le doute dans une population autrefois acquise à l’intégration européenne.

Sur le plan social, la diminution de l’activité économique s’est traduite depuis 2008 par une montée du taux de chômage –passé de 12% entre 2002 et 2008 à 22% en 2013[5]. Afin de stimuler l’emploi, le gouvernement croate a d’ores et déjà annoncé des mesures, consistant notamment en des subventions, des réductions d’impôts, des aides à l’auto-entreprenariat, et à la formation professionnelle, et des baisses de charges pour l’emploi des séniors. Malgré un déficit budgétaire excédant les critères de convergence de Maastricht (-4 à -5% en 2010-2012), la Croatie a su conserver une certaine marge de manœuvre, en contenant sa dette à un niveau relativement bas en comparaison des autres pays membres de l’UE (50% du PIB contre 91% en France en 2012). Les Croates ont gagné cette marge de manœuvre au prix de mesures d’austérité impopulaires, introduites entre 2009 et 2011 sous le mandat de Jandraka Kosor, alors Premier ministre de Croatie. Nombre d’entre eux ont perdu leurs illusions: l’intégration européenne ne mène pas mécaniquement à la prospérité.

La politique d’élargissement: un atout pour l’UE

La politique d’élargissement est un atout pour l’UE, malgré la crise européenne et les difficultés des nouveaux États membres. Sur le plan économique, tout d’abord, rappelons que la vague d’élargissement de 2004 n’a nullement nui aux anciens pays membres. Au contraire, la Commission européenne a démontré qu’elle leur a permis d’enregistrer un léger surplus commercial par rapport aux années précédentes, lié aux exportations vers les nouveaux États membres. Bien sur, cela ne préjuge pas des performances futures de l’UE. Mais tout laisse à penser que l’harmonisation, de manière générale, stimule les échanges et dope les économies européennes.

Sur le plan politique, l’élargissement se révèle être l’outil de politique étrangère de l’Union le plus efficace. En conditionnant l’adhésion des pays à la réalisation de réformes politiques et économiques, l’Union est en mesure d’influencer de manière déterminante son environnement. Elle démontre ainsi sa capacité à projeter son influence au-delà de ses frontières. Certes, l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie en 2007 s’est accompagnée de nombreux problèmes, notamment liés à la persistance de la corruption, qui ont pu paraître affaiblir l’Union. Mais l’UE a tiré des enseignements: à l’exigence d’harmonisation des champs légaux et politiques, elle adjoint aujourd’hui l’obligation de mettre en œuvre les réformes. C’est ainsi que les critères d’adhésion applicables à la Croatie se sont beaucoup durcis.

Sur le plan humain, enfin, la politique d’élargissement est le prolongement logique du projet de paix de l’UE. Elle a pour vocation de renforcer la concorde partout sur le continent européen, de surmonter les divisions nationales et prévenir ainsi l’éclatement de nouveaux conflits à la périphérie de l’UE. Or cette mission est une source historique de légitimité pour l’Union.

L’intégration européenne: axe de transformation de la Croatie

L’adhésion de la Croatie ne fait pas l’unanimité parmi les Croates. En janvier 2012, seuls 66% d’entre eux ont approuvé le Traité d’adhésion à l’UE (contre 90% des Slovènes en 2003). Plusieurs facteurs expliquent cette réserve. La crise en Croatie, tout d’abord, déteint sur le moral des ménages et tempère l’optimisme des foules. La crise en Europe, ensuite, a suscité des déceptions. D’une part car l’Union n’est plus perçue comme un gage de prospérité, et d’autre part car le manque de solidarité entre les États membres jette le discrédit sur la sincérité du processus d’intégration européenne. Et puis il y a la crainte, vécue par de nombreux Croates, de devoir renoncer à une partie de leur souveraineté, quelques années seulement après l’avoir acquise.

Et pourtant, force est de constater que le processus d’intégration européenne de la Croatie a contribué de façon importante à la démocratisation du pays, à son développement économique et à la réconciliation régionale[6]. Lancé en 1997 dans le cadre de l’Approche régionale pour les pays des Balkans occidentaux, ce processus d’intégration a fourni une incitation stratégique et une assistance technique et financière aux décideurs politiques croates. Ceux-ci ont mené des réformes essentielles afin d’atteindre les objectifs fixés par l’Union. Dans le secteur de la justice, par exemple, le gouvernement croate a mené des campagnes de lutte contre la corruption, au risque de perdre les élections (la campagne anti-corruption menée par Jandranka Kosor s’est soldée par un affaiblissement du HDZ, suite à l’inculpation d’Ivo Sanader). En matière de droits des minorités, notamment serbes, la Croatie a notablement progressé. Malgré une opinion publique hostile, le Président croate Ivo Josipovic s’est récemment engagé à mettre en œuvre une loi autorisant l’usage dans l’administration locale d’une deuxième langue officielle (ou d’un deuxième alphabet) dans les communes comme Vukovar, qui abritent d’importantes minorités. Plus généralement, l’on ne peut que se féliciter de l’amélioration des libertés civiles et politiques en Croatie. Selon Freedom House, la Croatie de 1998 garantissait autant de libertés civiles et politiques que la Thaïlande aujourd’hui. La Croatie de 2013, elle, se place quasiment au même niveau que les «vieilles» démocraties occidentales[7].

Dans le domaine de l’économie, l’intégration européenne aussi a bénéficié à la Croatie au travers des IDE. Et puis le rapprochement avec l’UE s’est fait conjointement avec une intensification de la coopération régionale et des politiques de réconciliation. Par exemple, afin d’ouvrir ses négociations d’adhésion, la Croatie a d’abord dû transférer en 2005 au Tribunal pénal international des personnalités inculpées de crimes de guerre (notamment le général Ante Gotovina) malgré l’opposition populaire. Et, afin de favoriser le retour des réfugiés expulsés lors de la guerre, la Croatie a décidé dans le même temps de prendre part au «processus de Sarajevo», une initiative régionale soutenue par l’UE. Bien sûr, de nombreux obstacles perdurent, mais certains gestes symboliques ne trompent pas. En 2010, le Président croate a officiellement reconnu la part de responsabilité de la Croatie dans les souffrances et les divisions causées durant la guerre par le régime de Franjo Tuðman.

En ce mois de juillet 2013, le contexte de crise, tant au sein de l’UE qu’en Croatie, n'invite guère à l’euphorie. Il rappelle néanmoins à tous que l’Union, dans la tempête, tient le cap, malgré ses difficultés et ses doutes, sur les questions d’élargissement. L'Union fait preuve de cohérence historique et d’ouverture. Et elle montre aussi aux pays qui s’engagent sur la voie de la transformation que la démocratisation, en plus d’être possible, ouvre de nouveaux horizons.

* Chercheur associé au Programme de recherche sur la gouvernance européenne (Université du Luxembourg), à la Chaire de recherche en études parlementaires (chambre des députés du Luxembourg) et chercheur-doctorant auprès des Universités de Vienne (Autriche) et du Luxembourg. Projet soutenu par le Fonds National de la Recherche du Luxembourg (AFR 2718121).

Notes:
[1] European Commission, 2003. ‘Eurobarometer: Report Number 58’.
http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/eb/eb58/eb58_en.pdf
[2] European Commission, 2012.
‘Eurobarometer: Report Number 78’.
http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/eb/eb78/eb78_first_en.pdf
[3] European Commission, 2005. ‘Eurobarometer: Report Number 64’.
http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/eb/eb64/eb64_first_en.pdf
[4] European Commission, 2013.
‘Unemployment statistics’.
http://epp.eurostat.ec.europa.eu/
[5] Source: IndexMundi, http://www.indexmundi.com/facts/croatia/
[7] L’Approche régionale introduisit pour la première fois la stratégie de conditionnalité afin de stimuler les réformes économiques. Ses prérogatives furent élargies par le lancement, au début des années 2000, du processus de stabilisation et d’association. Celui-ci visait à préparer les pays des Balkans occidentaux à l’adhésion et comportait une forte dimension politique.
[7] Les indicateurs de liberté de Freedom House croisent un ensemble de données incluant notamment la liberté des médias, l’activité de la société civile, le respect des libertés fondamentales et la qualité des processus électoraux.
http://www.freedomhouse.org/

 

 

http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=1427

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