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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 20:19

La campagne des municipales a commencé et les politiciens surenchérissent dans le racisme.

Pour deux raisons : ils pensent que ça caresse l’électorat dans le sens du poil (quel mépris !) et, pendant que les médias parlent de ça, ils ne les interrogent pas sur le chômage, la pauvreté et la répartition des richesses.

L’objet des propos les plus vils est variable : une semaine les musulman-es, une semaine les Roms.

Il y a environ 20.000 Rroms de l’Est en France. L’Europe a créé une règlementation spéciale pour eux : ils et elles ont le droit de venir mais pas de travailler. Pas de revenus, pas de logements sociaux, une migration par groupes, et voilà les conditions de la création des bidonvilles dont politiciens et médias parlent tant.

Les mensonges s’accumulent. L’extrême droite, par la bouche de Manuel Valls, affirme que les Roms ont vocation à rentrer dans leurs pays d’origine ou qu’ils ne veulent pas, à quelques familles près, s’intégrer.

Logiquement, puisque Valls donne le la du gouvernement en la matière, les expulsions des terrains et bidonvilles sont massives et en nombre croissant : en 2012, plus de 11.000 personnes ont été évacuées de leurs lieux de vie ; pour le premier semestre 2013, c’est plus de 10.000. Et cet été, plus de 3.700 personnes ont perdu leurs (précaires mais existants) lieux de vie.

Ne nous laissons pas berner et distraire. Les ennemis, ce sont les banques, les capitalistes et les gouvernants, pas les personnes pauvres et étrangères !

 

Alternative libertaire, le 26 septembre 2013 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 13:13

 Par Christophe Hordé

Mercredi 18 septembre 2013

 

Le projet de loi Duflot II

Si ce projet de loi présenté devant l’Assemblée nationale permet de nombreuses avancées, notamment dans la régularisation des rapports locataires/propriétaires et propriétaires/agences, il reste très en deçà des revendications des associations travaillant sur le logement.
En effet, si la garantie universelle des loyers est une avancée, car elle permet de résoudre le problème des cautions demandées aux locataires (souvent les parents et parfois les grands parents doivent se porter cautions avec une inquisition sur leurs revenus), il n’en reste pas moins que les hausses des loyers, multipliés par deux en 10 ans dans les zones tendues, demeurent. De 2000 à 2010, l’indice du prix des logements a augmenté de 107 % alors que les revenus n’ont augmenté que de 25 %. Pour un ménage modeste (1er décile), le logement représente près de la moitié des dépenses. Le projet de loi, s’il encadre les loyers à partir d’un loyer médian de référence, ne diminuera pas les loyers existants.
En outre, ce projet de loi n’a pas pour but de construire des logements, mais d’améliorer les rapports locatifs et l’organisation des copropriétés ainsi que de lutter contre l’étalement urbain et de favoriser une densification des constructions. Il est donc très en retrait par rapport aux objectifs que le Gouvernement s’était fixés. Pour rappel, le candidat Hollande promettait dans sa proposition 22 qu’il « agirait pour que soient construits au cours du quinquennat 2,5 millions de logements intermédiaires, sociaux et étudiants, soit 300 000 de plus que lors du quinquennat précédent, dont 150 000 logements très sociaux, grâce au doublement du plafond du livret A ».

 

Le gouvernement est très loin de cette proposition

Doublement du livret A : Il a été augmenté de 25 % en octobre 2012, il devait être augmenté début 2013. Cela n’est toujours pas effectif. De plus, les banques, très opposées à cette mesure, ont obtenu de garder une portion plus importante de la collecte du livret A dans leurs comptes.
L’aide à la pierre, c’est-à-dire les subventions accordées au logement social, a diminué de 33 % pour les logements PLUS et de 21 % pour les PLAI.
Il faut bien se rendre compte que la crise du logement touche avant tout les plus modestes, les familles monoparentales et les familles nombreuses. La France a connu plusieurs crises du logement au cours de son histoire récente, en 1920, 1950 et dans les années 2000. Cette crise est avant tout une crise locative : il n’y a pas assez de logements pour les plus pauvres et ceux qui existent sont hors de prix. L’État dépense 17 milliards par an pour l’aide personnalisée au logement (Apl), l’allocation de logement familiale (Alf) ou l’allocation de logement social (Als). C’est un puits sans fond : les revenus baissent, les loyers sont élevés donc les aides augmentent, mais dans le même temps l’État diminue l’aide à la construction de logements sociaux.

 

Cette politique est antisociale !

Et les conséquences sont là : explosion des recours au 115 (numéro de téléphone qui sert à obtenir un logement d’urgence) qui est incapable d’y faire face.
Dans les grandes villes, le spectacle des ces jeunes ou familles avec enfants dormant dans la rue est terrifiant. 700 000 personnes sont concernées selon la Fondation Abbé Pierre.
Il y a également une explosion de la précarité énergétique : de nombreuses familles ont de plus en plus de mal à régler leurs factures de chauffage. Dans nos permanences sociales, nous les voyons sombrer dans l’endettement avec leurs factures d’électricité impayées.
La solution est pourtant simple : pour construire, l’État doit investir. L’argent investi dans la construction de logements n’est pas de l’argent jeté par la fenêtre. Cela représente au contraire des emplois pérennes, des emplois non délocalisables qui contribuent à l’économie. De plus, la construction, c’est aussi des loyers donc un retour sur investissement. La Caisse des Dépôts et Consignation, le bras armé de l’État, peut parfaitement investir. C’est une question de volonté politique.

 

http://www.ufal.info/logement/projet-de-loi-pour-lacces-au-logement-et-un-urbanisme-renove-alur/7765

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 13:12

samedi 21 septembre 2013

 

Sans-titre-4-copier.jpgFrancis Smaïl est un délégué du personnel CGT chez Air France à Roissy. La répression dont il est victime de la part de la direction de la compagnie est de l’ordre du récit homérique. Les nombreux épisodes qui s’échelonnent depuis plusieurs années ne peuvent être rapportés ici. Nous nous en tiendrons aux événements les plus récents.

Air France cherche à licencier Francis, en poste à Roissy, pour son rôle dans une grève, dans une filiale d’Air France, qui a eu lieu à plus de 7 000 kilomètres de là, à Cayenne, en 2011. Originaire de Guyane, Francis y est connu pour ses nombreux combats aux côtés des pauvres et des exploités. Membre fondateur de l’Union des Travailleurs Guyanais, il a été sollicité par des grévistes de l’aéroport de Cayenne alors qu’il s’y trouvait pour raisons personnelles, en dehors de son temps de travail. Dans la demande de licenciement qui a été présentée à l’inspection du travail, la direction d’Air France affirme explicitement que le fait d’avoir animé cette grève est une faute justifiant un licenciement. La direction lui impute des dégradations – sans preuve. L’inspection du travail a refusé son licenciement. Mais le Ministère du Travail l’a autorisé.

Francis n’a pas baissé les bras et a porté l’affaire devant le Tribunal administratif. En décembre dernier, il a obtenu gain de cause et le tribunal a ordonné sa réintégration. Mais Air France ne s’embarrasse pas d’une décision de justice. En janvier, un mois après la décision du tribunal, Francis s’est présenté sur son poste en exigeant sa réintégration. Prise de court, la direction d’Air France lui a alors notifié une mise à pied invoquant des faits prescrits depuis deux ans ! Cette mise à pied illégale oblige Francis à mener un nouveau combat judiciaire.

Son salaire de base n’est plus versé depuis le début de la procédure

Air France mène à son encontre une guerre de représailles. Elle tente d’exploiter la moindre erreur de procédure et n’a pas hésité à porter plainte contre le médecin qui a prescrit à Francis un arrêt de travail ! En multipliant ces procédures, elle cherche à le briser moralement. N’ayant pas atteint cet objectif, elle lui inflige des dommages matériels. Elle ne lui verse plus son salaire de base depuis le début de la procédure. Il ne touche en général que quelques centaines d’euros – et la somme varie d’un mois sur l’autre. La situation matérielle de Francis est très précaire. Il a été plusieurs fois menacé d’expulsion de son logement.

La direction d’Air France agit en conscience. Cette soi-disant «  compagnie aérienne traditionnelle » n’a ici rien à envier aux méthodes antisyndicales d’un O’Leary, la brute qui dirige la compagnie Ryanair et s’illustre fréquemment par ses attaques musclées contre toute tentative d’implantation d’un syndicat dans son entreprise.

Des militants de l’envergure de Francis sont un problème particulièrement gênant pour les capitalistes, dans la période actuelle. En conséquence de la baisse du pouvoir d’achat de la population, en raison de la crise, et de la concurrence acharnée dans le secteur aérien, le patronat s’est engagé depuis plusieurs années dans une politique de baisse générale des coûts, qui signifie pour les salariés une régression sociale générale et permanente. Les acquis des salariés d’Air France sont en contradiction avec les intérêts des capitalistes qui possèdent la compagnie. Toutes les conventions d’entreprise ont été dénoncées et près de 8 000 emplois sont en train d’être supprimés.

Air France mène une guerre odieuse

Mais la direction d’Air France veut aller beaucoup plus loin. Elle a commencé à délocaliser la maintenance de ses avions et son escale de Roissy – précisément là où est employé Francis – est en voie d’être externalisée vers la sous-traitance. Des milliers de salariés seront concernés. Lorsque les décisions tomberont, la chute brutale d’un statut Air France à un statut de sous-traitant se traduira sans doute par des baisses de salaire de l’ordre de 20 à 30 %, à terme. La présence de militants comme Francis, capables d’organiser des centaines de salariés, représente une menace pour Air France. Voilà les véritables raisons du harcèlement dont il est victime.

Francis est de la trempe des militants forgés dans l’acier de la lutte des classes. Air France n’aura pas sa peau. Et en s’en prenant à sa famille, en le menaçant de finir à la rue, en lui faisant subir plainte après plainte, Air France mène une guerre odieuse qui dégoûte les salariés bien au-delà des rangs des militants. Nous relaierons les suites judiciaires et militantes de cette affaire. Pour tout message de solidarité :
contact@ulcgtroissy.fr

P.V. (CGT Roissy)

 

La Riposte : journal communiste

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 13:11

 Éric Denécé   

Directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement

 

08 septembre 2013, 12:00

A l’occasion cet imbroglio politico-médiatique dans lequel ses intérêts stratégiques ne sont pas en jeu, le gouvernement français mène une politique incompréhensible pour nos concitoyens comme pour l’étranger.

Depuis deux ans, la France, par le biais de ses services spéciaux, – comme d’ailleurs les Américains, les Britanniques et les Turcs – entraîne les rebelles syriens et leur fournit une assistance logistique et technique, laissant l’Arabie saoudite et le Qatar les approvisionner en armes et en munitions.

Ainsi, la situation syrienne place la France devant ses contradictions. Nous luttons contre les djihadistes au Mali, après les avoir aidés à prendre le pouvoir à Tripoli – en raison de l’intervention inconsidérée de l’OTAN en Libye, en 2011, dans laquelle Paris a joué un rôle clé – et continuons de les soutenir en Syrie, en dépit du bon sens. Certes le régime de Bachar Al-Assad n’est pas un modèle de démocratie et il servait clairement les intérêts de la minorité alaouite, mais il est infiniment plus «libéral» que les monarchies wahhabites: la Syrie est un État laïque où la liberté religieuse existe et où le statut de la femme est respecté. De plus, il convient de rappeler que Damas a participé activement à la lutte contre Al-Qaïda depuis 2002. Pourtant, nous continuons d’être alliés à l’Arabie saoudite et au Qatar, deux États parmi les plus réactionnaires du monde arabo-musulman, qui, après avoir engendré et appuyé Ben Laden, soutiennent les groupes salafistes partout dans le monde, y compris dans nos banlieues. Certes, notre soutien aux agendas saoudien et qatari se nourrit sans nul doute de l’espoir de quelques contrats d’armement ou pétroliers, ou de prêts financiers pour résoudre une crise que nos gouvernants semblent incapables de juguler.

Une question mérite donc d’être posée : la France a-t-elle encore une politique étrangère ou fait-elle celle du Qatar, de l’Arabie saoudite et des États-Unis ? Depuis la présidence de Nicolas Sarkozy la France aligne ses positions internationales sur celles des États-Unis et a perdu, de ce fait, l’énorme capital de sympathie que la politique du général de Gaulle – non ingérence dans les affaires intérieures des États et défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes – lui avait constitué.

Si les élections de mai 2012 ont amené un nouveau président, la politique étrangère n’a pas changé. En fait, nous observons depuis plusieurs années la conversion progressive d’une partie des élites françaises – de droite comme de gauche – aux thèses néoconservatrices américaines : supériorité de l’Occident, néocolonialisme, ordre moral, apologie de l’emploi de la force …

Surtout, un fait nouveau doit être mis en lumière : la tentative maladroite des plus hautes autorités de l’État de manipuler la production des services de renseignement afin d’influer sur l’opinion publique et de provoquer un vote favorable des parlementaires. Ce type de manœuvre avait été conduit par Washington et Londres afin de justifier l’invasion de l’Irak en 2003, avant d’être dénoncé. Onze ans plus tard, le gouvernement recourt au même artifice grossier et éculé pour justifier ses choix diplomatiques et militaires. Compte tenu de la faiblesse des arguments présentés dans la note gouvernementale – qui n’est pas, rappelons-le, une note des services –, celle-ci ne sera d’aucune influence sur la presse et l’opinion. En revanche, par sa présentation, elle contribue à décrédibiliser le travail des services de renseignement, manipulés à leur insu dans cette affaire.

Le mépris des politiques français à l’égard des services est connu. Est-ce un hasard si cette affaire survient alors que l’actuel ministre des Affaires étrangères est celui-là même qui, en 1985, alors qu’il était chef du gouvernement, a fort élégamment «ouvert le parapluie» de son irresponsabilité à l’occasion de l’affaire du Rainbow Warrior?

Une chose au moins est sûre : une remise à plat de notre position à l’égard de la Syrie et de notre politique étrangère s’impose, car «errare humanum est, perseverare diabolicum».

 

http://www.newsring.fr/monde/33-faut-il-intervenir-en-syrie/67693-les-errements-de-la-politique-etrangere-francaise-sur-lintervention-en-syrie

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 13:08

Sans-titre-3.jpg

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 13:07

 11 septembre 2013

 

Le 11 septembre 1973, le siège de la présidence chilienne est assiégé par des soldats emmenés par le général Pinochet. Retranché dans la Moneda, le président Salavador Allende refuse de se rendre et prononce à la radio un dernier discours que nous reproduisons ici. Quelques heures plus tard, Allende trouve la mort. Soutenu par les Etats-Unis, Augusto Pinochet prend sa place et fera connaitre au Chili les années les plus sombres de son histoire. (IGA)

 

Vidéo : cliquez sur le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=ufHIrEEl0_o&feature=player_embedded

 

http://www.michelcollon.info/Le-dernier-discours-de-Salvador.html

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 13:06

 Olivier Ravanello

10 septembre 2013

 

Le 11 septembre 1973, l’aviation chilienne mettait un terme à 1000 jours de présidence socialiste au Chili. 1000 jours de présidence Allende durant lesquels les États-Unis et leur Président Nixon n’ont pensé qu’à une chose : comment virer ce « rouge » qui, au Chili, nationalisait les entreprises américaines pour mener une politique plus égalitaire. En pleine guerre froide, un homme tirait les ficelles de la politiques étrangère des États Unis : Henry Kissinger, adepte de la realpolitik et du rapport de force. Un poète, aussi, à en lire ses conversations téléphoniques déclassifiées par la CIA… Morceaux choisis.

 

1970.

Après l’élection d’Allende, Kissinger parle au directeur de la CIA :

- "Nous ne laisserons pas le Chili partir à l'égout".

 

1971.

Le Chili décide de ne pas dédommager les entreprises américaines après la nationalisation du cuivre. Nixon réagit :

- "J'ai décidé que nous allions sortir Allende. C'est un ennemi. Tout est permis au Chili. Foutez-lui un coup de pied au cul, ok ?"

 

Juillet 1973, soit 2 mois avant le coup d'État :

- Nixon : "Je crois que ce Chilien pourrait avoir quelques problèmes".

- Kissinger : "Il a de gros problèmes…".

- Nixon : "Si seulement l'armée pouvait trouver quelques personnes derrière elle".

 

16 septembre 1973, soit 5 jours après le coup d'État qui a couté la vie au président Allende, Kissinger parle avec Nixon :

- Kissinger : "L'affaire au Chili se concrétise et bien sûr la presse se lamente parce qu'un gouvernement pro-communiste a été renversé. Sous le gouvernement de Eisenhower, nous serions des héros".

- Nixon : "Bon, nous ne l'avons pas fait, comme vous savez, notre main n'apparait pas".

- Kissinger : "Nous ne l'avons pas fait. Ou plutôt, nous avons aidé (...), nous avons créé les meilleures conditions possibles".

- Nixon : "Voilà, et c'est comme cela que nous allons le présenter".

 

Octobre 1973.

Les militaires ont pris la main sur le pays. La répression a fait plus de 3000 morts. Kissinger écrit, laissant une trace officielle :

- "Aussi désagréables que soient ses actes, le gouvernement de Pinochet est meilleur pour nous que ne l'était Allende".

 

No comment.

 

 

Source : Le Monde selon Ravanello

 

http://www.michelcollon.info/Chili-Allende-mettez-lui-un-coup.html

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 13:03

 Christine Tibala

19 septembre 2013

 

C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de Mahan GAHE. Nous nous inclinons tout d’abord devant la douleur de ses proches, de ses amis, des camarades de la confédération syndicale Dignité et de toutes celles et ceux qui partagent son combat pour la défense des intérêts des travailleurs contre le capitalisme néocolonial.

 

Sans-titre-2-copier.jpgArrêté en avril 2011, celui qui présidait aux destinées de Dignité (premier syndicat libre du pays) a fini par succomber aux tortures physiques et morales qu’il avait endurées pendant près de deux ans.

Que lui reprochait-on ? Avoir refusé de suivre le candidat de la Communauté internationale dans son opération ville morte destinée à écarter Laurent GAGBO du pouvoir. Voilà d’ailleurs ce qu’il répondait courageusement au juge qui l’auditionnait pour la première fois après plus d’un an d’incarcération arbitraire :

 

«  Le juge qui prend la parole le premier dit à Mahan Gahé : « Monsieur Mahan vous êtes accusé d’avoir lancé un contre-appel aux travailleurs pour leur demander de désobéir à l’ordre du président qui appelait à cesser de travailler… ».

 

Voilà ce que répond le prisonnier politique :

 

« Monsieur le juge, vous me faites peur ! Vous me faites peur parce que vous êtes censé appliquer la loi. Mais il me semble que vous ne la connaissez pas. J’ai donc peur que vous appliquez autre chose que la loi dans cette affaire qui me concerne. D’abord de quel président parlez-vous ? Si c’est du président Alassane Ouattara que vous parlez, ce que je devine aisément, il n’était pas encore président quand j’ai lancé mon appel. Je ne pouvais donc pas lui avoir désobéi avant qu’il n’ait été reconnu comme tel par le Conseil Constitutionnel qui avait déjà investi son adversaire ».

Il a été reconnu par la communauté internationale, a relancé le juge.

 

« Vous me faites encore plus peur. Mais soit, supposons que ce sont les Ivoiriens qui votent et c’est la communauté internationale qui proclame les résultats, le président élu n’est pas comme moi un leader syndical pour lancer des grèves et appeler à saboter l’économie du pays qu’il est appelé à diriger. Je comprends que mon crime est d’avoir souhaité que les Ivoiriens travaillent pour sortir leur pays du sous-développement… j’étais loin de penser qu’un chef d’Etat aurait pu prendre cela pour un crime gravissime ». » Ici.


OUATTARA et ses riches amis du CAC40 (Armajaro, Bouygues, Bolloré, Dreyfus, SIFCA,…) peuvent se réjouir. Ce grand syndicaliste épris de justice et d’équité ne sera plus là pour faire obstacle à leurs vastes projets de spéculations et autres entreprises lucratives au détriment des travailleurs. Tous ceux qui ont ferraillé avec lui reconnaissent son intégrité et sa détermination dans la mobilisation, y compris les gouvernements qui se sont succédé sous Laurent GBAGBO avec lesquels il n’était pourtant pas tendre dans les négociations, et ce en dépit des sympathies qu’on lui prêtait avec ce régime. 

 

Comme d’autres avant lui, Mahan GAHE a défendu jusqu’à la mort les principes d’indépendance et de liberté syndicale, revendiquant la liberté de faire grève dans le cadre d’un syndicalisme de revendications, mais refusant l’obligation de faire grève à l’appel d’une autorité quelle qu’elle soit, qui plus est illégitime.

Mahan GAHE a rejoint la longue liste des martyres de la Côte d’Ivoire libre et indépendante, mais aussi de tous ceux qui placent très haut le combat pour la défense des valeurs démocratiques contre la prédation capitaliste d’où qu’elle vienne. Après sa libération provisoire en décembre dernier et le non lieu dont il a bénéficié en janvier de cette année, la CGT l’a d’ailleurs mis à l’honneur au 50ème Congrès de TOULOUSE en rendant hommage à son courage et à son abnégation.

Sa tragique disparition nous rappelle l’impérieuse nécessité de continuer et d’accélérer le combat pour le retour à un état de droit en Côte d’Ivoire. Outre les centaines de prisonniers politiques illustres ou anonymes qui croupissent toujours dans des conditions inhumaines dans les nombreux Guatanamo ivoiriens, il y a toutes celles et ceux qui sont détenus au secret et sont en proie à des tortures quotidiennes. Ils doivent non seulement être remis en liberté, mais également réintégrés dans la plénitude de leurs droits (dégels des avoirs, indemnisations, prises en charge sanitaires,…). Et c’est ce que le décès de Mahan GAHE dans ces conditions réaffirme : libérer tous les prisonniers politiques est certes une condition nécessaire à la réconciliation des Ivoiriens, mais elle est loin d’être suffisante.

Ce que d’aucuns ont intérêt à faire croire –à commencer par ceux qui sont au pouvoir et tous ceux qui les ont aidés à s’y installer- que la crise ivoirienne se résumerait à un affrontement entre deux camps politiques au détriment de la population civile- s’avère en fait un véritable conflit de valeurs. Paralyser l’opposition, éradiquer la liberté syndicale, favoriser un retour d'exil sans garanties, porter atteinte à toutes les libertés fondamentales (se réunir, manifester, faire ou ne pas faire grève en l’occurrence, s’exprimer), voilà le mode de gouvernance choisi par le Régime OUATTARA. Mais il ne saurait se maintenir au pouvoir sans le soutien de l’OCCIDENT et de la France en particulier.

Car s’il est vrai comme le disait Noam CHOMSKY que « La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures », il nous appartient d’exiger que la France rende compte de son rôle dans la situation actuelle de la CÔTE D’IVOIRE et dans celles de nombreux autres pays qu'elle considère comme son pré carré.

« Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre » disait CHURCHILL. A nous de prendre acte du désir des Ivoiriens en particulier et des peuples en général de vivre en paix, mais à nous également de ne pas laisser falsifier l’Histoire par ceux qui y ont intérêt en inversant la victime et le bourreau.

 

Source originale : Contrepoids

http://www.michelcollon.info/Mort-pour-avoir-defendu-la-liberte.html

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 13:00

Dimanche 22 septembre 2013

 

Sans-titre-1-copier.jpgLa Syrie est une tragédie : des dizaines de milliers de victimes innocentes ont été massacrées et un pays qui se trouvait au cœur de la civilisation arabe est en train d’être anéanti. Notre cœur saigne pour la souffrance du peuple syrien. Rage et tristesse, cependant, ne sont pas incompatibles avec une lecture critique de l’information dont nous sommes abreuvés par les médias grands publics.

 

Ces médias accusent le régime de tous les crimes perpétrés durant l’année écoulée, en particulier de l’usage prétendu d’armes chimiques.

 

Avant même que la commission d’enquête des Nations-Unies n’arrive à Damas, il paraissait, semble-t-il, entendu que des armes chimiques avaient été utilisées, et que c’était l’armée syrienne qui les avait utilisées contre la population syrienne. Une dictature sanguinaire et folle contre un mouvement de libération composé d’anges ?

 

Commençons par l’Armée de libération syrienne (ALS) : ce n’est pas un corps homogène – en fait, ils se battent entre eux – et alors qu’elle comportait à l’origine de véritables démocrates syriens, la plupart de ceux-ci ont quitté le mouvement, lequel s’est trouvé progressivement dirigé par des fondamentalistes musulmans, des bandes de criminels et des agents étrangers. Les puissances internationales qui soutiennent l’ALS pourraient bien rapidement regretter leur choix de partenaires, comme cela est arrivé avec Al Qaïda en Afghanistan…

 

Ensuite, la question du nombre. Des centaines ou même des milliers de victimes, rapportent les médias. Qui les a comptées ? Où ? Tuées par quelles armes et par qui ? Et les armes chimiques : selon un article récent du Washington Post, à au moins une occasion, des armes chimiques ont été utilisées… par des unités de rebelles, pas par le régime.

 

En réalité, nous ne savons rien de sûr à cet instant, sauf qu’une fois encore, nous sommes la cible d’une campagne majeure de désinformation.

 

Il nous faut avoir une lecture critique de l’information dont nous sommes abreuvés, sans aucun doute les « armes de destruction massive » qui ont servi de prétexte pour l’agression américaine contre l’Iraq n’ont jamais existé : des dizaines de millions de personnes à travers la planète ont été abusées par George W. Bush et sa cynique équipe de menteurs qui ont voulu briser l’énorme mouvement anti-guerre, et notamment celui aux États-Unis.

 

La capacité pour les mensonges de masse a en fait été testée par la machine de propagande US à la fin des années quatre-vingt, contre le régime de Ceausescu en Roumanie. Un massacre prétendu était dit avoir été commis par le régime dans la ville de Timisoara, et le monde entier a été trompé par les « images » du massacre. Cette indignation universelle a été le début de la fin de la dictature Ceausescu.

 

Pourtant, le massacre de Timisoara n’avait jamais eu lieu, et les charniers étaient des faux : Timisoara n’était qu’une invention de la CIA et de l’opposition roumaine.

 

Depuis, j’ai appris à être extrêmement sceptique devant les informations dramatiques, spécialement quand l’on sait pertinemment que ce sont les États-Unis et leurs alliés qui recherchent des prétextes pour lancer une agression militaire.

 

Michel Warschawski


L’article est paru initialement le 5 septembre sur le site Info-Palestine.eu

 

http://www.resistance-politique.fr/article-syrie-se-mefier-de-la-desinformation-120192772.html

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 13:52

En quelques jours, nous avons dépassé les 4 000 signatures. Il est plus que probable qu'une écrasante majorité de socialistes sont en accord avec notre exigence « pas un trimestre de plus, pas un euro de moins »… pour ceux qui vivent de leur travail. C'est cette majorité qu'il faut montrer pour faire comprendre que rien n'est joué, pour favoriser la mobilisation et opposer cette première exigence du peuple de gauche à celle du Medef qui se résume en « pas un euro de moins »… pour ceux qui vivent de leur capital et « beaucoup d'euros en plus » pour les assurances privées.

Pour montrer la majorité que nous représentons, nous devons faire campagne. Propositions :

  • envoyer le texte de l'appel et l'adresse du site à tous les socialistes que nous connaissons pour les inciter à signer : les petits ruisseaux font les grandes rivières ;
  • réunir les signataires de la fédération socialiste départementale pour organiser la campagne départementale : faire connaître, faire signer et informer les parlementaires de gauche ;
  • faire connaître l'appel par communiqué ou conférence de presse : le communiqué ci-joint peut être repris, tel quel ou modifié en fonction des discussions entre signataires du département ;
  • faire connaître, discuter et signer l'appel et le communiqué dans les sections socialistes : la mobilisation des socialistes est décisive dans la construction du rapport de forces ;
  • éditer un tract, par exemple sur le modèle ci-joint : au recto, le texte de l'appel et, au verso, les premiers signataires du BF 64, les signataires du BN et du CN, les signatures départementales dans l'espace laissé libre, puis en bas le communiqué ;
  • distribuer le tract dans le rassemblement de départ des manifestations du mardi 10 septembre, avant que la manifestation ne s'ébranle ;
  • co-organiser, avant la fin du mois, des réunions publiques de la gauche pour y exprimer notre point de vue, parmi la diversité de ceux qui y seront représentés…

C'est nous, socialistes, peuple de gauche, qui avons installé au pouvoir ce gouvernement, c'est notre gouvernement. C'est à nous qu'il doit obéir, pas au Medef ! Quand il déraille, c'est à nous de le remettre sur les bons rails, la souveraineté émane du peuple. Mobilisés, nous nous ferons obéir.

Amitiés socialistes,

 

Pierre Ruscassie

initiateur de l'appel de « socialistes pour les retraites contre tout nouveau recul » http://www.socialistes-pour-les-retraites.fr/

Vous pouvez télécharger un modèle de tract dont le verso comporte un quart de page libre pour les signatures départementales ici : http://www.socialistes-pour-les-retraites.fr/wp-content/uploads/2013/09/tract-local-sans-communiqué.pdf

Ou télécharger une version comprenant un modèle de communiqué, placé sous les signatures, ici : http://www.socialistes-pour-les-retraites.fr/wp-content/uploads/2013/09/tract-local-avec-communiqué.pdf

 


Communiqué de presse des signataires socialistes de Saint-Denis (93) sur le projet de loi du gouvernement portant sur les retraites

Nous, militant-e-s socialistes dionysien-ne-s, signataires de l'appel « Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins » qui a recueilli plusieurs milliers de signatures au sein du Parti Socialiste en quelques semaines, affirmons que le projet de réforme des retraites proposé par le gouvernement mardi 27 août 2013 n'est pas acceptable en l'état.

Certes, certaines mesures contenues dans ce projet constituent des éléments de progrès, au service de la justice et de la lutte contre les inégalités : prise en compte de la pénibilité pour tous les salariés, des modes de calcul plus favorables pour les salariés à temps partiel (souvent des femmes), des validations de trimestres pour les jeunes entrant sur le marché du travail (pour les périodes d'alternance et d'apprentissage). Des éléments de ce type n'ont jamais fait partie des réformes engagées par la droite, à commencer par la réforme Sarkozy de 2010.

Cependant, d'une part, le projet présenté par le gouvernement Ayrault avalise la réforme Sarkozy de 2010 qui a repoussé l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans et a allongé la durée de cotisation pour prendre une retraite à taux plein. Sur ce plan, le projet gouvernemental prolonge la réforme Sarkozy que le PS avait pourtant combattu au Parlement et dans la rue. D'autre part, il propose un nouvel allongement de la durée de cotisations (un trimestre tous les trois ans de 2020 à 2035). Par là il envoie un message à la jeunesse lui disant qu'elle n'aura plus de retraites dans le cadre d'un régime par répartition. Cette mesure se traduira par une baisse du montant des pensions pour ceux, et surtout celles, qui ne pourront atteindre le nombre d'annuités requis.

Par ailleurs, le projet gouvernemental propose une augmentation des cotisations sociales salariales et patronales mais le gouvernement a promis au patronat de rembourser cette augmentation sous forme de diminution des cotisations famille. Les salariés seront donc appelés à refinancer les allocations familiales. Cette mesure et cette promesse portent atteinte au pouvoir d'achat des salariés et reviennent à accéder à la demande du patronat de penser le travail uniquement comme un coût.

Ce projet représente donc au total un exercice d' équilibriste dangereux. C'est pourquoi nous appelons l'ensemble des socialistes à agir, au parlement comme dans la rue, pour modifier ce projet, néfaste en l'état pour les salariés. Nous les appelons à participer le plus massivement possible à la manifestation syndicale du 10 septembre.

 

Teddy Ambroise, Philippe Brard, Carole Chotil-Rosa, Christophe Delgery, Cyril Gispert, Mathilde Lelièvre, Sébastien Linden, Marion Oderda, Françoise Perrot

 

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Published by Vendémiaire - dans Appels
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