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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 21:58

 Article AC pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ repris parhttp://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La lutte continue au Chili pour réclamer une éducation publique, gratuite et universelle. La semaine dernière, ce sont plusieurs centaines de milliers de lycéens et d'étudiants qui ont relancé un mouvement, qui ne faiblit pas depuis ses débuts, au printemps 2011.

 

Le mouvement d'occupation des lycées et des universités monte en puissance : d'une dizaine d'établissements fin mai, ce sont désormais 24 universités – 17 publiques et 7 privées – et 35 lycées qui sont en grève et occupées, partiellement ou totalement.

 

Parmi les universités, la prestigieuse Université du Chili est au cœur du mouvement, avec 16 facultés en arrêt total.

 

Les autres principales universités de la capitale, telle l'Université de Santiago (Usach) ou l'Université technologique métropolitaine (UTEM) ont joint le mouvement, ainsi que les grandes facs des villes de province, dont celle de Concepcion, la doyenne du pays.

 

Les universités privées ont embrayé, avec des occupations historiques à l'Université de l'Humanisme chrétien ou l'Université autonome du Chili.

 

Les lycées (Institutos) sont également touchés par la vague de blocages, jusqu'au réputé « Institut national » de Santiago, en grève depuis deux semaines. Chaque établissement porte ses propres revendications, tous se rejoignent sur une revendication : le retour à une éducation publique.

 

Ce mouvement a convergé une nouvelle fois dans une manifestation montre dans les rues de Santiago, convoquée par la Confédération des étudiants chiliens (Confech) et l'Assemblée coordinatrice des lycéens (ACES).

 

Plus de 100 000 lycéens, étudiants ont demandé ce jeudi 13 juin la fin d'une éducation privée réalisant des profits sur le dos des étudiants, la fin de la municipalisation et de la régionalisation, le retour à une éducation publique, nationale, gratuite et de qualité.

 

Le désastre de l'éducation privatisée au Chili : une leçon pour nous en France

 

Un retour sur les origines de la privatisation de l'éducation au Chili, ses conséquences désastreuses qui conduisent à ce rejet aussi unanime est nécessaire, au moment où on désire importer ce modèle en Europe.

 

La privatisation a commencé sous la dictature de Pinochet, avec la municipalisation de l'éducation primaire et le renforcement de l'autonomie pour les universités tandis que la création d'établissements privés, secondaires et supérieurs, était encouragée.

 

Dans le même temps, Pinochet instaure la « liberté scolaire », chaque famille a la liberté de choisir l'établissement primaire, secondaire et supérieur de son choix.

 

La transition vers la démocratie, loin de revenir sur ces réformes, les a institutionnalisées avec la loi LOLCE de 1991 qui s'inscrit dans un système dual. Ainsi pour l'éducation primaire et secondaire :

 

·         d'un côté un réseau privé, bénéficiant de sources de financements variées : les donateurs privés, les parents via les frais de scolarité mais aussi l’État qui les subventionne ;

 

·         de l'autre un réseau municipal, en sous-financement chronique, en partie dans les communes pauvres ;

 

Le résultat, c'est une éducation privatisée, inégalitaire et de piètre qualité, dès le primaire et le secondaire :

 

1.    une privatisation … soutenue par les deniers publics ! c'est le développement au cours de ces trois dernières décennies des établissements privés : 1 600 établissements d'éducation privés ont ouvert depuis 1990, tandis que 600 établissements publics ont fermé leurs portes.

 

Seulement un quart des universités sont publiques actuellement au Chili, tandis que l'éducation primaire et secondaire est divisée en deux : 6 000 établissements municipaux et 1,6 millions d'élèves, 5 000 établissements privés pour 1,5 millions d'élèves.

 

Les chiffres globaux révèlent un financement à 55% public et 45% privé trompeur. En effet, les deux-tiers des dépenses du gouvernement central partent en subventions qui alimentent à 95% le secteur privé.

 

Le Chili se caractérise donc par une éducation supérieure largement privatisée, un système primaire et secondaire dual où le secteur privé est largement subventionné par l'Etat.

 

2.    Une éducation de classe, où l'éducation ne fait pas que reproduire les « inégalités », mais instaure une véritable ségrégation scolaire, une éducation de classe, payée par tous mais au service d'une minorité.

 

L'éducation au Chili est financée à 40% par les familles chiliennes. La part de l'éducation dans le budget des familles devient exorbitante : de 10% pour les familles les plus riches (plus de 2 500 € par mois) à 15% pour les plus pauvres (moins de 200 € par mois).

 

Selon les chiffres officiels, une famille pauvre dépense 40 € par mois pour payer son éducation, une famille riche 350 €.

 

Derrière ces chiffres, cela veut dire que les familles populaires et des couches moyennes sont de plus en plus éloignées de l'enseignement supérieur, mais aussi des établissements primaires et secondaires sélectifs.

 

La première barrière est économique : dans les universités privées, les frais vont de 300 à 1 800 € par mois. Dès le primaire, les parents doivent prendre en charge en moyenne 30% des frais de fonctionnement de l'école.

 

La logique de la « liberté scolaire » conduit à une « sélection compétitive » entre élèves, à tout âge, biaisée par avance : les meilleurs écoles sont (censées être) privées, car mieux financées, grâce aux subventions publiques et aux frais exorbitants à la charge des familles.

 

Hormis une infime minorité détectée tôt, les autres sont condamnés à une éducation au rabais dans le système municipalisé ou un réseau privé de seconde zone ;

 

3.    une éducation de piètre qualité ;

 

contrairement au discours des thuriféraires de la libre concurrence, ce système concurrentiel et privatisé a conduit à une dégradation du niveau général de l'éducation au Chili, qui n'est pas seulement un ressenti mais qui se reflète dans les classements internationaux.

 

Les tests SIMCE en langue et en mathématique montrent que seuls 60% des élèves maîtrisent le niveau exigé en 5 ème, mais seulement 3% pour les élèves des milieux les plus pauvres.

 

Dans les tests PISA, en comparaison avec les autres pays de l'OCDE, le Chili se classe 33 ème (sur 35) en compréhension écrite, mathématiques et sciences.

 

Dans ses rapports annuels, l'UNESCO loue régulièrement le modèle cubain, dans l'universalité d'une éducation de qualité, et réserve ses critiques pour le système chilien, fortement inégalitaire.

 

Concrètement, le système chilien se divise en plusieurs strates, il maintient une petite minorité d'établissements (souvent publics) d'excellence, souvent historiques, basés sur une sélection drastique, sur une base académique.

 

Deuxième strate, une poignée d'établissements privés, essentiellement dans le primaire et secondaire, offrant une éducation de qualité, essentiellement par un recrutement sélectif des élèves et enseignants, alors que la « valeur ajoutée » de l'éducation privée est très faible, et dont le critère de sélection est académique mais surtout économique et social.

 

D'après le dernier test SIMCE, parmi les 10 meilleurs lycées pour leurs résultats en sciences et en langue, 9 sont privés.

 

Enfin, pour la majorité qui n'a pas les moyens de se payer cette éducation ou d'accéder aux établissements d'excellence : ce sont, pour le primaire et le secondaire, l'éducation municipalisée, sous-financée, délaissée par les meilleurs élèves et enseignants.

 

Et pour ceux qui veulent échapper à cette éducation municipalisée, ou aux universités publiques déconsidérées, il reste une alternative : les établissements privés à fins lucratives, surtout dans le supérieur, offrant de vaines espérances aux familles des couches populaires et moyennes, mais concrètement une éducation de très faible qualité.

 

Pas d'illusions sur l'alternance socialiste chez les leaders du mouvement syndical

 

C'est la fin de cette éducation privatisée, inégalitaire et de piètre qualité que réclament lycéens et étudiants chiliens, et le retour à une éducation nationale, publique et de qualité.

 

En cette année électorale, les vautours rôdent au-dessus du mouvement étudiant, tentant de le récupérer, alors que le gouvernement de droite du millardaire Pinera continue de vanter les mérites du système éducatif actuel.

 

En premier lieu, l'ex-future présidente Michelle Bachelet, du Parti socialiste, qui a fait des déclarations retentissantes contre le profit dans l'éducation … avant de signifier que cela ne siginifait ni la fin des écoles privées subventionnées, ni une éducation 100% publique !

 

Les dirigeants du mouvement étudiant ne sèment aucune illusion sur l'alternance. Ainsi, Andres Fielbaum, président de la Fédération des étudiants de l'Université du Chili (FECh) :

 

« La politique ne se base pas sur des promesses mais sur des faits concrets. Ainsi, les partis de la Concertacion (PS, Parti chrétien-démocrate) admettent en leur sein des groupes qui font des profits sur l'éducation. »

 

« Notre génération a appris à ne plus être naïve, et à ne pas plus penser que c'est une victoire que nos propositions soient intégrées dans un programme électoral. »

 

Pour Diego Vela, président de la Fédération des étudiants de l'Université Catholique du Chili, « les changements ne vont pas dépendre un candidat, mais de la lutte ».

 

Selon le leader syndical de l'Université catholique, les déclarations de Mme Bachelet ne suffisent pas : « il faut en finir avec la logique du profit et renforcer l'éducation publique comme colonne vertébrale ».

 

Les deux leaders syndicaux ont rappelé le passage de Mme Bachelet à la présidence du pays, entre 2006 et 2010, qui n'a fait qu'aggraver la situation de l'éducation au Chili. En 2008, sa ministre de l'Education était même tombée sur la question des subventions aux écoles privées.

 

La figure du mouvement étudiant de 2011, la jeune communiste Camila Vallejo était même allée plus loin au début de l'année quant à la candidature Bachelet :

 

« Je ne ferai jamais campagne pour Bachelet, je n'appelerai pas les jeunes à voter pour elle. Rien ne m'assure que son programme est représentatif que son programme soit représentatif des idées que j'ai défendu dans le mouvement étudiant »

 

Comme en France, nous n'avons jamais eu d'illusions sur le gouvernement qui achève l'autonomie-privatisation des universités, nos camarades chiliens n'ont plus aucune illusion sur les socialistes qui ont géré loyalement depuis vingt ans le système hérité de Pinochet.

 

Les étudiants ont appelé à une grande mobilisation nationale pour le 26 juin. Les syndicats des dockers et des mineurs ont déjà annoncé leur intention de se joindre à cette journée de grève et de manifestation

 

 

En France, comme au Chili, seule la convergence des luttes entre travailleurs et étudiants peut mettre en échec les plans du gouvernement et du patronat !

 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-60-lycees-et-universites-occupes-au-chili-100-000-etudiants-dans-les-rues-la-lutte-continue-pour-118557556.html

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 21:56

 jeudi 20 juin 2013 / par Assanatou Baldé


Les migrants subsahariens en situation irrégulière emprisonnés en Libye sont détenus dans des conditions inhumaines, dénonce Amnesty international dans son nouveau rapport. Régulièrement battus par les gardiens de prisons, ils manquent d’hygiène, de nourritures et n’ont aucune idée du sort qui leur sera réservé.

 

Si la vie des Libyens a été chamboulée depuis la chute du colonel Kadhafi, celle des migrants subsahariens n’a pas changé d’un iota. Ces derniers victimes de violences et de discriminations sont toujours la cible d’arrestations arbitraires, selon le dernier rapport d’Amnesty international.

Ceux en situation irrégulière, emprisonnés, vivent un véritable enfer, note l’organisation de défense des droits de l’Homme. C’est le cas de ce Nigérian de 42 ans, incarcéré depuis août 2011. Il a confié à Amnesty international comment, une nuit d’août 2011, un groupe d’hommes armés en tenue militaire, est entré chez lui sans présenter de mandat et l’ont frappé à coups de bâton et de crosse de fusil. Ils lui ont ensuite tiré une balle dans la jambe. Une fois en détention, il a de nouveau été battu. Il a aussi raconté comment, une nuit de décembre 2011, il a été traîné hors de son lit par un groupe de gardiens, menotté, suspendu à un portail métallique et frappé à coups de tuyaux. Jusqu’à présent, il ne peut toujours pas s’entretenir avec sa famille. « J’ai vécu et travaillé dans de nombreux pays, mais la Libye aujourd’hui est pire que tout . Ici, on ne sait pas qui appartient à la police ou aux bandes armées, et il n’y a personne pour vous aider », a-t-il affirmé.

Périple de la mort 

Le cas de ce détenu nigérian qui croupit toujours en prison est loin d’être isolé. Dans un autre centre de détention, un détenu tchadien a également été torturé en prison. Il a montré son dos couvert de cicatrices à Amnesty international. Selon lui, ces blessures résultaient de coups de bâton et de tige métallique datant de mars 2012. Il a expliqué que c’était sa punition pour avoir essayé de s’échapper. Ses codétenus ont également expliqué que les gardiens les frappent parfois pour des « fautes » telles que solliciter des soins médicaux, se plaindre du manque d’hygiène ou demander ce qui va leur arriver, note Amesty international. Pis, un groupe de détenu a même raconté à Amnesty international qu’un migrant nigérian avait été battu à mort début mai 2012.

Malgré ces conditions de vies inhumaines, de nombreux migrants continuent à affluer dans le pays. Ils passent souvent par le sud de la Libye, par la région de Sebha ou Koufra. Leur périple est souvent très dangereux. Certains ont affirmé à Amnesty International avoir été abandonnés au milieu du désert par des passeurs. Sans boussole, à des kilomètres de la ville la plus proche, ils ont été obligés de terminer leur trajet à pied sous un soleil ardent.

Esclavage moderne

Les centres de détention pour migrants ne sont pas sous le contrôle du gouvernement libyen. Certains de ces centres sont dirigés par des milices armées. Ces dernières proposent parfois aux migrants un travail pour lequel ils perçoivent une rémunération moindre. Mais parfois on les place sous la responsabilité d’un employeur libyen après les avoir libérés. Certains d’entre eux ont affirmé à Amnesty international ne pas être payés ou bien recevoir un salaire inférieur à ce qui leur avait été promis. Un représentant des autorités à Benghazi a reconnu que les centres de détention pour migrants en situation irrégulière étaient devenus un « business ».

Un Camerounais de 24 ans, en Libye depuis trois mois, a raconté en effet que deux semaines après son arrivée en Libye, un groupe d’hommes armés vêtus en civil l’ont arrêté pour être entré dans le pays sans visa. Incarcéré depuis lors, il a indiqué qu’on le force à travailler en détention. Chaque jour, il doit accomplir diverses tâches, notamment décharger des munitions. De même, un Malien se trouvant au même centre de détention s’est décrit comme un « esclave des temps modernes », forcé à travailler, victime d’insultes à caractère raciste et frappé pour avoir « désobéi » à ses geôliers.

 

http://www.afrik.com/libye-les-migrants-subsahariens-toujours-tortures-en-prison

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 21:55

De : via pilhaouer

 

LE MONUMENT ERIGE EN 2011 à MADRID à la MEMOIRE DES BRIGADES INTERNATIONALES MENACE DE DESTRUCTION

ALERTE !

Le Tribunal Suprême de Justice de Madrid vient d’ordonner la démolition du seul monument existant à Madrid en hommage aux Brigades Internationales, inauguré en 2011 dans le Campus universitaire Complutense en présence de nombreuses délégations dont celle de l’ACER (voir notre compte-rendu sur le site)

Les adhérents de l’ACER réunis en Assemblée Générale le 8 juin ont décidé de réagir vigoureusement à cette incroyable nouvelle, à l’instar de nombreuses associations et personnalités espagnoles, et d’associations internationales.

Une délégation de l’ACER s’est rendue lundi 10 juin à l’Ambassade d’Espagne à Paris pour remettre une lettre de protestation (ci-dessous courrier) ; le Ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius, et le Ministre délégué chargé des Anciens Combattants Kader ARIF ont été saisis pour leur demander d’intercéder auprès du Gouvernement espagnol (voir les courriers adressés ci-dessous). De même, nous avons informé des parlementaires –députés et sénateurs- de cette situation afin de nous soutenir.

Signez la pétition en ligne (Ctrl+clic pour suivre le lien)

http://www.change.org/es/peticiones... vía anP change

LETTRE REMISE A L’AMBASSADEUR D’ESPAGNE en FRANCE le 10 juin 2013

LES AMIS DES COMBATTANTS EN ESPAGNE REPUBLICAINE à Monsieur Carlos BASTARRECHE SAGÜER

Monsieur l’Ambassadeur,

C’est avec stupeur et indignation que nous réagissons à la nouvelle dont la presse vient de se faire l’écho concernant la décision du TSJM (Tribunal Suprême de Justice de Madrid), déclarant « nulle de plein droit » l’édification du monument élevé en hommage aux Brigades internationales sur le campus de l’Université Complutense de Madrid.

Au nom de notre association, les Amis des Combattants en Espagne Républicaine (l’ACER) et de la Coordination internationale des associations mémorielles qui portent la mémoire et le souvenir de l’épopée des Brigades internationales, nous déclarons que cette décision fondée sur des arguments juridico-administratifs est d’autant plus inacceptable que des rues, des places et des symboles exaltant le fascisme à Madrid et dans de nombreuses villes en Espagne subsistent encore au mépris de la Loi sur la Mémoire Historique.

La Cité Universitaire de Madrid a été, lors du soulèvement illégal contre la République espagnole en juillet 1936, le théâtre de combats acharnés et d’une résistance emblématique des madrilènes et des forces internationales contre la sédition franquiste soutenue par le fascisme international. En ces lieux se jouaient les enjeux de la liberté et de la démocratie en Espagne et en Europe.

En outre, nous voudrions rappeler qu’avec le retour de la Démocratie en Espagne, votre pays a accordé la nationalité espagnole aux anciens des Brigades internationales, et que la République Française a reconnu la qualité d’anciens combattants aux volontaires français engagés dans la lutte dès 1936 en Espagne pour la défense de la démocratie et contre le fascisme international. Nous considérerions comme un affront fait aux valeurs de notre République toute atteinte au Monument qui leur rend hommage à Madrid.

C’est pourquoi, nous demandons aux hautes autorités espagnoles l’application de la « Loi sur la Mémoire Historique » et la préservation de ce monument. Il y va de la mémoire démocratique, de ses symboles et des valeurs politiques qui relèvent du « Contrat Social » en Démocratie.

En conséquence nous vous serions obligés de bien vouloir intercéder auprès de votre Gouvernement afin de lui faire part de notre incompréhension et notre demande que tout soit mis en œuvre par les autorités espagnoles pour la préservation de ce monument.

Nous vous prions de croire, Monsieur l’Ambassadeur en l’assurance de notre haute considération.

Claire ROL-TANGUY, Secrétaire Générale

LETTRES ADRESSEES à LAURENT FABIUS et KADER ARIF

LES AMIS DES COMBATTANTS EN ESPAGNE REPUBLICAINE à Monsieur Laurent FABIUS, Ministre des Affaires Etrangères

Monsieur le Ministre,

Le Tribunal Suprême de Justice de Madrid vient d’ordonner sous délai de deux mois, la démolition du monument élevé en hommage aux Brigades internationales sur le Campus de l’Université Complutense de Madrid et inauguré en octobre 2011 en présence de notre association.

C’est avec stupeur et indignation que notre association, Les Amis des Combattants en Espagne Républicaine, réagit en apprenant cette nouvelle déconcertante.

Vous voudrez bien trouver ci-joint photocopie de la lettre de protestation que nous venons de remettre ce matin à l’Ambassade d’Espagne à Paris pour demander aux autorités espagnoles de tout faire en vue de préserver ce monument mémoriel dans le respect de la loi espagnole sur la « Mémoire Historique ».

Dans le cadre de vos fonction ministérielles, nous vous serions très obligés de bien vouloir intervenir auprès des autorités espagnoles afin d’appuyer notre démarche visant à sauvegarder ce monument.

Comme vous le savez, c’est avec le retour de la Démocratie es Espagne que ce pays a accordé la nationalité espagnole aux anciens des Brigades internationales et que la République Française a, de son côté, reconnu la qualité d’ancien combattant aux volontaires français, engagés dans ces unités militaires, pour combattre, avec les républicains espagnols, la sédition franquiste et le fascisme international, afin de défendre la Liberté et la Démocratie en Espagne et en Europe.

Nous aurions à cœur une intervention de votre part pour contribuer à la sauvegarde de ce monument.

Dans cette attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de notre haute considération.

Claire ROL-TANGUY, Secrétaire Générale

LES AMIS DES COMBATTANTS EN ESPAGNE REPUBLICAINE à Monsieur Kader ARIF, Ministre délégué auprès du Ministre de la Défense, chargé des Anciens Combattants

Monsieur le Ministre,

Nous vous prions de trouver ci-joint la lettre de protestation qu’une délégation de notre association ACER a remise le 10 juin 2013 à Monsieur l’Ambassadeur d’Espagne à Paris concernant la menace de destruction du monument érigé en 2011 à Madrid, dans le campus de l’Université Complutense, à la mémoire des Brigades Internationales.

Nous avons en effet appris qu’une décision du Tribunal Suprême de Justice de Madrid déclarait nulle de plein droit l’édification de ce monument. Au-delà des arguments juridico-administratifs qui semblent fonder cette décision, il n’en reste pas moins que nous ne pouvons nous résoudre à accepter une décision qui revient à effacer un pan de la mémoire historique du peuple espagnol, et qui soulève une forte réprobation de toutes les associations qui, dans le monde, portent la mémoire des volontaires internationaux venus au secours de la République espagnole.

La République Française ayant reconnu la qualité d’anciens combattants aux volontaires français engagés dans la lutte dès 1936 en Espagne pour la défense de la démocratie et contre le fascisme international, c’est à ce titre que nous sollicitons votre plein soutien à notre prise de position.

Nous vous serions obligés de bien vouloir intercéder auprès du Gouvernement espagnol afin que tout soit mis en œuvre pour la préservation de ce monument, et de bien vouloir nous informer des démarches que vous comptez prendre pour aider à la résolution de cette triste et malheureuse affaire.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de notre haute considération.

Claire ROL-TANGUY, Secrétaire Générale 

ACER les amis des combattants en Espagne Républicaine

http://www.acer-aver.fr/index.php/5...

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=136094

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 21:53

 Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le PAME a organisé une manifestation magnifique devant le siège de l'ERT dans le cadre de la grève générale de 24 heures dans les secteurs privés et public, avec comme mot d'ordre, « cette décision, c'est la ligne politique des monopoles ».

 

La banderole des forces du PAME organisées dans la presse et les médias ouvrait la manifestation : « Brisez les chaînes de l'asservissement, renforcez le front pour la rupture ! »

 

Une délégation importante du Comité central du KKE était présente à la manifestation menée par le Secrétaire général du parti, Dimitris Koutsoumpas.

 

Giorgios Milionis, représentant des forces du PAME dans la presse et les médias, a prononcé le principal discours sur la place Agia Paraskevi. Il a demandé que la loi anti-populaire, qui a imposé la fermeture de l'ERT, soit annulée. Il a ajouté que ce qui se produit avec l'ERT n'est pas un phénomène isolé mais s'intègre dans un projet politique esquissé par la classe bourgeoise grecque en alliance avec ses partenaires, l'UE, la BCE et le FMI. Il a souligné que leur objectif reste la réduction du prix de la force de travail et le bradage des morceaux de premier choix du patrimoine public aux appétits du capital monopoliste.

 

Les journalistes de l'ERT ont adressé un message de remerciements au nom des travailleurs de l'ERT, faisant tout particulièrement référence au PAME, qui s'est trouvé à leurs côtés pendant toutes ces années et à la station de radio et télé-diffusion du KKE, « 902 », qui diffuse les programmes de grève de l'ERT. Des rassemblements du même type ont été organisés dans des dizaines de villes de toute la Grèce.

 

Il convient de noter que, sur ordre du gouvernement, chaque fois que la chaîne 902 diffuse le programme de grève des travailleurs de l'ERT, l'entreprise privée fournisseur des fréquences digitales coupe immédiatement le programme de la 902, muselant et censurant la chaîne télévisée du KKE. Il s'agit d'une mesure provocatrice et autoritaire qui s'inscrit dans l'offensive anti-ouvrière menée par le gouvernement tri-partite. Les positions du PASOK et de la Gauche démocratique, les deux partis qui participent avec la Nouvelle démocratie (droite) dans le gouvernement tri-partite, sont hypocrites. Car, bien qu'ils aient convenu du plan de licenciements de 15 000 dans le secteur public, ils affirment hypocritement qu'ils sont contre la décision de fermer l'ERT.

 

Les derniers événements à l'ERT et les projets pour une nouvelle entreprise de radio-diffusion avec des effectifs réduits et des relations de travail précaires soulignent bien que les entreprises publiques, dans les conditions du capitalisme et de domination des monopoles, opéreront également selon les critères de l'économie privée, sur la base du profit. L'opposition du KKE et du mouvement syndical sur des positions de classe aux privatisations ne signifient pas qu'ils exonèrent le rôle que jouent les entreprises et services publics aujourd'hui. Ils sont de plus une création des classes bourgeoises et de leurs gouvernements. Nous luttons contre les privatisations avec le mot d'ordre qu'il ne peut pas y avoir une dictature des monopoles dans les intérêts du peuple. Nous ne tombons pas dans les pièges du « marché des espoirs » concernant l'alternance des gouvernements dans le modèle de développement capitaliste. Pour que les luttes contre les privatisations aient une suite et trouvent une perspective, elle doivent avancer sur la seule voie qui est porteuse d'espoir : socialisation des monopoles, renversement de leur pouvoir, retrait de l'UE et de l'OTAN.

 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-le-syndicat-de-classe-pame-lie-au-kke-au-coeur-de-la-greve-generale-en-grece-contre-la-fermeture-d-118498315.html

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 21:50

 mardi 18 juin

 

On vient d’arrêter à Madrid notre ami et collègue Bahar Kimyongür, auteur du livre Syriana et de nombreux articles démontrant l’hypocrisie des gouvernements européens sur la Syrie. Ces dernières semaines, il s’était activement mobilisé pour aider les parents désemparés de ces jeunes qui partent en Syrie. Il est attendu au débat que nous coorganisons sur ce thème à Bruxelles mardi 25 juin.  

Bahar est menacé d’extradition vers la très démocratique Turquie. Nous sommes très inquiets et convaincus que le gouvernement belge est complice : Bahar dérange, la vérité dérange.


D’ailleurs, la chronologie est très claire :
- 22 mai, communiqué de la ministre de l’Intérieur : "Joëlle Milquet a longuement rencontré ce matin, lors d’un déjeuner, le directeur de l’Organisation du renseignement national turc, Hakan Fidan. Lors de cet échange très constructif, plusieurs modalités de collaboration et d’échanges d’informations dans les différents dossiers évoqués ont été précisées et renforcées, en ce qui concerne notamment la présence de ressortissants belges en Syrie mais aussi le suivi et le contrôle des différents groupements terroristes".
- 28 mai : la Turquie délivre en secret un nouveau mandat d’arrêt international contre Bahar (qui avait été acquitté il y a dix ans par la Justice belge pour ces accusations arbitraires)
- 13 juin : A la RTBF radio, la ministre Milquet soutient le "démocrate" turc Erdogan : "Je pense que les services secrets turcs sont sincères" (sic). (Et aussi ses tortionnaires et ceux qui emprisonnent des journalistes en masse ?) Elle diabolise Bahar comme "soutien d’Assad" alors que celui-ci a, dans son livre, dénoncé ses aspects dictatoriaux.
- 17 juin : Bahar est arrêté par des civils alors qu’il visitait avec son épouse Deniz et ses deux petits enfants la cathédrale de Cordoue (Espagne). En présence de ses enfants pour bien marquer le coup !
- Ce jeudi 20 juin, il passe devant le juge à Madrid.


Nous appelons chacun à dénoncer cette violation du droit d’expression, cette basse vengeance des politiciens qui s’alignent sur les Etats-Unis, Israël et la Turquie !

Faites circuler ce message sur le Net, facebook et partout, interpellez vos mandataires politiques et les médias.

Demandez des comptes à la ministre Milquet. Elle ne bouge pas pour aider les parents désemparés, mais se rend complice d’Erdogan pour arrêter Bahar :

Cabinet du ministère de l’Intérieur, 2 rue de la Loi, 1000 Bruxelles Tél : 02 504 85 40 Attaché de presse : Geoffroy Kensier : 0478 59 41 51 www.milquet.belgium.be

Liberté pour Bahar ! Liberté d’expression contre la guerre ! 

Michel Collon et l’équipe Investig’Action


Voir aussi Belges en Syrie :Les mamans appellent à l’aide

Débat - Bruxelles 25 juin, 20 h "Ces jeunes qui partent en Syrie : que pouvons-nous faire ?" IHECS, 58-60 rue de l’étuve, 1000 Bruxelles (métro Bourse).

 

http://lepcf.fr/spip.php?page=breve&id_breve=267

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 21:49

 jeudi 20 juin 2013 / par Assanatou Baldé


L’opposant Cellou Dalein Diallo a décidé de se retirer du dialogue qui devait mettre fin à la crise entre le pouvoir et l’opposition et permettre la tenue des législatives. Son domicile a été investi mercredi par la police suite aux heurts qui ont éclaté à Conakry entre ses partisans et les forces de l’ordre. Accusé de diffamation par un proche du président Condé, il comparaissait au tribunal en marge des évènements.

 

Cellou Dalein Diallo est en colère. Il a décidé mercredi soir de se retirer du dialogue politique qui doit mettre fin à la crise entre l’opposition et le pouvoir et permettre la tenue des élections législatives, rapporte BBCAfrique.

Son domicile a été investi mercredi par la police suite aux nouveaux heurts qui ont éclaté à Conakry entre ses partisans et les forces de l’ordre. Au moins 12 personnes ont été blessées, dont trois par balles. Le leader de l’opposition veut que les coupables soient jugés. Il a également accusé les forces de l’ordre d’avoir violenté ses partisans. « Les gens ne peuvent pas me traiter comme ça dans ce pays, j’ai été un partisan de la paix, un partisan du dialogue, ce n’est pas en ce moment là qu’on va m’agresser à mon domicile », a-t-il déclaré.

Législatives menacées 

La comparution de Cellou Dalein Diallo au tribunal de Dixinn en marge des évènements aurait mis le feu aux poudres. L’opposant a été accusé de diffamation par Malick Sankon, membre du parti au pouvoir et responsable gouvernemental et proche du président Alpha Condé. Finalement, le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) s’est vu signifier par le tribunal le retrait de la plainte de Malick Sankon.

Alors qu’il se rendait au tribunal pour comparaître, l’opposant guinéen a été accompagné par plusieurs dizaines de militants ainsi que des responsables de l’opposition pour le soutenir. La situation a dégénéré lorsque ses partisans ont voulu former un cortège après l’audience pour le raccompagner chez lui. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Ces derniers ont riposté avec des jets de pierre. Ces nouveaux heurts montrent que la Guinée est loin d’être apaisée à quelques semaines des législatives.


http://www.afrik.com/guinee-le-dialogue-politique-mis-a-mal-apres-de-nouveaux-heurts-a-conakry

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 21:47

 Le 5 juin, des militants d’extrême-droite ont tué Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste. Ce meurtre nous indigne et nous révolte ; il s’inscrit dans la suite de très nombreuses agressions commises par des groupes d’extrême-droite ces derniers mois. La situation exige des actes forts, permettant de mettre un coup d’arrêt à la propagation de ces idées et pratiques nauséabondes.

Dans le respect de leurs différences, les organisations soussignées appellent à s’unir pour rendre hommage à Clément et pour éliminer la haine fasciste.

Confortés par des partis qui reprennent des propos et des pratiques de l’extrême droite, les groupes fascistes refont surface. Les dernières actions contre le mariage pour tous et toutes ont été l’occasion pour eux d’être mis sur le devant de la scène. Nous dénonçons la banalisation du FN et de ses idées xénophobes et racistes.

L’exclusion, le rejet de l’autre, la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l’immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l’histoire en témoigne, conduisent au pire. L’Etat entretient un climat délétère en organisant des expulsions massives qui participent à la stigmatisation des immigré-es et des Roms. Au contraire, il est nécessaire d’agir avec détermination contre les commandos fascistes.

Odieux et inacceptable en lui-même, le meurtre de Clément dépasse le drame individuel. Agressions contre les lesbiennes, bi-es, gays et les personnes trans, contre les immigré-es et les personnes issu-es de l’immigration, les musulman-es, actes antisémites, violences envers des militant-es antifascistes et des organisations progressistes, se sont multipliées dans toute la France comme à travers toute l’Europe. Le mensonge, la haine, la violence, la mort, voilà ce que porte l’extrême-droite, de tout temps et en tous lieux.

Ce n’est pas une question morale ; le fascisme se nourrit des peurs face à l’avenir : 5 millions de chômeurs et chômeuses, 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, 3,5 millions de mal logé-es, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées, licenciements, fermetures d’entreprises… Face à l’explosion des inégalités et aux politiques d’austérité, il faut reconstruire l’espoir collectif en une société plus juste. La question de la répartition des richesses que nous produisons est fondamentale. L’extrême-droite est à l’opposé de ces valeurs.

Utiliser la mort de Clément serait méprisable. A contrario, c’est honorer sa mémoire que de dire publiquement et ensemble ses engagements syndicaux et antifascistes, et de poursuivre encore plus nombreux-euses et déterminés-es ses combats pour la liberté et une autre société.

Unité contre le fascisme et l’extrême-droite ! Manifestation à Paris, dimanche 23 juin à 15 heures

Des manifestations seront aussi organisées en commun dans d’autres villes. Nos organisations se réuniront de nouveau après la manifestation : éradiquer la menace fasciste nécessite un travail dans la durée et l’organisation de collectifs locaux. Nos organisations sont différentes, mais elles ont un point commun essentiel : le refus de l’intolérance, du nationalisme, de la haine, et de l’exclusion ; tout le contraire de ce que veut imposer l’extrême droite !

Le fascisme et l’extrême-droite ne sont pas des courants politiques avec lesquels on dialogue ou on compose. Leur système est basé sur la violence physique, la haine, l’asservissement des peuples.

·                     Premiers signataires (au 13 juin) : AC !, Act Up Paris, Action antifasciste Paris Banlieue, Alternative Libertaire, APEIS, ATTAC France, CADAC, CEDETIM/IPAM, CGT Educ’action Versailles, CGT Educ’action Créteil, CNDF, CNT, Collectif Antifasciste Paris Banlieue, Collectif CIVG Tenon, CONEX (Coordination nationale contre l’extrême droite), Collectif de Saint Denis contre le FN et l’extrême droite, Confédération paysanne, Convergence et Alternative, DAL, DIDF, EELV, FA, FASE, FASTI , Fédération Anarchiste, FIDL, FSU, Fondation Copernic, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, GISTI, Jeudi Noir, Justice et Libertés, L’appel et la pioche, La Horde, La LMDE, Les Alternatifs, Lesbian and Gay Pride Lyon, Les Debunkers, Marche Mondiale des femmes, Marches européennes contre le chômage, MRAP, Mémorial 98, MJCF, MNCP, M’PEP, NPA, PCF, PCOF, PG, Pink Bloc Paris, Ras l’Front Marne-la-Vallée, Ras l’Front 38, République et Socialisme, Réseau pour un avenir sans fascisme, SGEN-CFDT Académie de Versailles, SLU (Sauvons l’université), SNESUP-FSU, Solidaires Etudiant-Es, SOS Racisme, Sortir du colonialisme, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature, UNEF, Union syndicale Solidaires, UNSP, VISA (Vigilance et initiatives syndicales antifascistes)…

 

Publié le 16 juin 2013 par Commission antifasciste

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 20:51

Nous, enseignants de Lettres de l'académie Orléans-Tours, avons constaté avec regret et irritation une série de dysfonctionnements qui nous semblent nuire au bon déroulement des épreuves anticipées de français ; nous estimons que notre travail d'examinateur et de jury ne peut s'effectuer cette année dans des conditions sereines pour les raisons suivantes :

  • Confusion générale sur le statut réel ou supposé de la grille d'évaluation sur 24 dans une colonne et sur 20 dans l'autre, nouvelle stratégie d'indulgence dont la malhonnêteté intellectuelle fait la risée nationale. Cet épisode jette désormais le discrédit et la suspicion sur la validité de notre évaluation, aussi équitable qu'elle s'efforce de l'être. Il va sans dire que nous ne portons pas la responsabilité de cette situation
  • Arrivée très tardive des ordres de mission tant pour la réunion d'harmonisation préalable (pour laquelle un nombre significatif collègues n'ont jamais été convoqués mais ont appris en-dehors de tout canal officiel qu'ils devaient retirer des documents en vue des épreuves orales) que pour les missions de correction et d'interrogation dans les centres d'examen. Les enseignants disposeront d'un temps moindre de préparation des interrogations, alors même que dans la plupart des centres d'examen ils sont par ailleurs chargés de surveillance d'épreuves.

Par ailleurs l'application Imagin' présente des variations perturbantes de fonctionnement : des lignes entières de convocation disparaissent puis apparaissent et disparaissent encore lors de consultations utlérieures. Ce mode de communication peu fiable ne fait qu'ajouter aux incertitudes et interrogations des personnels.

  • Incohérence et alourdissement soudain des missions. Alors que l'inspection de Lettres avait décidé (sans motif très convaincant) d'attribuer à chaque examinateur une mission et une seule (« cette année vous serez d'écrit ou d'oral, mais pas les deux »), un certain nombre de collègues se voient brutalement convoqués pour ajouter à leur mission d'oral celle d'une correction de copies. A titre d'exemple, plusieurs collègues du lycée Vaucanson à Tours sont censés aller chercher des copies à Beaugency alors qu'il leur incombe la tâche de préparer les oraux qu'ils feront passer en Indre-et-Loire. On a peine à comprendre comment cette convocation supplémentaire génératrice de frais de déplacements ne pourrait être traitée de manière plus rationnelle et moins coûteuse.

 

Compte tenu de ce qui précède, les signataires déclarent être solidaires de leurs collègues qui refuseront de se soumettre à une charge de travail inacceptable et porteront à la connaissance du public les conditions particulièrement déstabilisantes auxquels les personnels sont soumis dans leur mission de service public. Ils n'ont pas à faire les frais de décisions et procédures pour le moins douteuses dont ils ne sont pas responsables.

 

 

Nom

Etablissement

Signature

     
     
     
     

A diffuser largement  auprès des collègues enseignants de l’académie.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 20:49

jeudi 20 juin 2013

La 50ème édition du salon du Bourget – le salon mondial de l’aéronautique et du spatial – se tient du 17 au 23 juin. C’est l’occasion pour les industriels de l’aéronautique et de l’armement d’enregistrer de grosses commandes. Les médias (propriétés des mêmes industriels) compteront les points dans la bataille que vont se livrer les constructeurs rivaux. Airbus assurera le spectacle avec les présentations du nouvel A350 et de l’avion de transport militaire A400M.

Pour avoir un autre point de vue, celui des enjeux pour les travailleurs du secteur aéronautique, La Riposte a interviewé Xavier Pétrachi, délégué syndical central CGT chez Airbus.


Récemment, le pacte des actionnaires du groupe EADS, dont fait partie Airbus, a été modifié. Qu’en penses-tu ?

La CGT Airbus a interpellé le président de la République à la suite de l’évolution du pacte des actionnaires. En effet, ce nouveau pacte est un pas de plus dans la financiarisation de l’entreprise. Pour mémoire, le 1er acte de la privatisation d’Airbus date de 1999, sous le gouvernement Jospin. Cette privatisation était pilotée par les ministres Strauss-Kahn (PS) et Gayssot (PCF). Le groupe Lagardère achetait alors l’entreprise publique Aérospatiale pour une bouchée de pain, créant le groupe européen EADS.

Le pacte initial avait réparti l’actionnariat en s’appuyant sur des actionnaires de référence : Daimler et Lagardère (ceux-là mêmes qui se sont totalement désengagés en 2013, douze ans après la création du groupe EADS). L’Etat français a conservé 15 % des parts et l’Etat espagnol 5,5 %, soit seulement 20,5 % de parts étatiques, le reste étant réservé pour 15 % à Lagardère, 30 % à Daimler et 34,5 % de capital flottant.

La nouvelle évolution du pacte des actionnaires est avant tout le désengagement de Daimler et Lagardère, mais aussi l’entrée de l’Etat allemand dans l’actionnariat, au même niveau que l’Etat français. Pour ce faire l’Etat français a réduit sa part de 15 à 12 %, ce qui lui a rapporté plus de 400 millions d’euros.

Bien que n’ayant pas de droit de véto, le niveau de l’engagement des Etats français, allemands et espagnols n’a jamais été aussi important : 12 + 12 + 4, soit 28 % de l’actionnariat. Les Etats restent les seuls actionnaires de référence. La part du capital flottant est passée à 72 %, ce qui accentue de fait la pression du marché sur une entreprise stratégique qui développe à la fois des activités civiles, mais aussi militaires.

Quel est l’impact de cette pression du marché pour les salariés ?

L’augmentation des cadences, liées aux fortes livraisons de l’A320 et de l’A330, modifient radicalement la vision industrielle au sein d’Airbus. L’évolution majeure porte sur le type de management, qui se rapproche de celui du secteur automobile. Le culte de la performance est de règle. La CGT Airbus s’est opposée (seule face aux autres syndicats) au nouveau système d’évaluation des cadres (P&D) qui prônait une évaluation des salariés en fonction des « valeurs de l’entreprise », comme « Agir avec courage ».

De même, la CGT Airbus a demandé l’arrêt du déploiement du LEAN au sein de l’entreprise, mais aussi au sein de la chaîne de sous-traitance. Cette méthode d’intensification du travail héritée de Toyota a fait irruption dans le secteur aéronautique pour soutenir l’augmentation des cadences. Airbus, comme d’autres donneurs d’ordres, impose le LEAN à ses sous-traitants comme vecteur d’une assurance de compétitivité et de productivité. Ce culte de la performance et le Lean Management conduisent à une pression constante sur les salariés et dégradent les conditions de travail.

La croissance des livraisons s’est accompagnée d’une externalisation des productions en zone dollar et low-cost. Par exemple, l’A320 est produit sur trois lignes d’assemblage, et bientôt quatre, dans le monde. La cadence actuelle est de 44 avions par mois. 16 avions par mois sont construits à Toulouse, 24 par mois à Hambourg, 4 par mois en Chine. A terme, la cadence A320 pourrait monter à 50 avions par mois avec l’ouverture d’une 4e chaîne aux Etats-Unis en 2014, à une cadence de 4 avions par mois.

Les usines délocalisées en zone low-cost montrent leurs limites, comme en Tunisie. En effet, la filiale du groupe Latécoère, Latelec, implantée en Tunisie, relocalise la production en France et au Mexique (câblage électrique pour Airbus) à la suite de mouvements répétés des salariés pour demander des augmentations de salaires et de meilleures conditions de travail. La CGT a condamné les méthodes de Latelec envers les travailleurs tunisiens.

Cette mondialisation de l’entreprise inquiète la CGT Airbus, car elle s’accompagne d’une délocalisation de la chaîne des fournisseurs au pied de l’avion. De plus, la recherche de baisse des coûts conduit Airbus à modifier ses rapports avec la chaîne des fournisseurs. Les contrats sont formalisés en dollar, les sous-traitants sont poussés à devenir des partenaires à risque (RSP), ce qui les conduit à avancer sur leurs propres trésoreries les coûts de développement, d’outillage, d’étude et de matière première.

La CGT Airbus a développé deux axes de revendications pour les salariés de la chaîne des fournisseurs : la création de comités inter-entreprises et la reconnaissance de la communauté de travail.

Les comités inter-entreprises pourraient donner de la visibilité aux salariés sous-traitants. En Midi-Pyrénées, nous constatons plusieurs faillites de sous-traitants alors que la croissance de l’aéronautique n’a jamais été aussi importante. Avec les comités inter-entreprises, les donneurs d’ordres seraient dans l’obligation de donner des informations aux institutions représentatives du personnel des entreprises sous-traitantes.

La reconnaissance de la communauté de travail est une avancée considérable. La CGT Airbus s’est totalement investie (seule face aux autres syndicats) pour que les salariés sous-traitants in situ ne soient pas les oubliés de la communauté aéronautique. Nous avons obtenu plusieurs décisions judiciaires pour que les sous-traitants in situ puissent être reconnus dans les effectifs du donneur d’ordre lors des élections professionnelles. La loi de modernisation sociale de 2008 intègre pour la première fois la reconnaissance de la communauté de travail, suite à la bataille que nous avons menée.

Je voudrais également parler des conséquences qu’a pour les salariés l’utilisation de nouveaux matériaux.

L’accouchement de l’A350 fut difficile, car la première version fut recalée par les compagnies aériennes. En effet, l’ex-PDG d’Airbus Noël Forgeard avait souhaité faire un avion low-cost : peu d’innovations, juste quelques évolutions à partir de l’A330 actuel. Il aura fallu les délits d’initiés et les déboires de l’A380 pour qu’Airbus reprenne en profondeur la première version et débouche sur un avion capable de concurrencer le « Dreamliner » de Boeing (B787).

Une des innovations de l’A350 reste le recours aux matériaux composites, qui représentent 53 % de la structure de l’avion : fuselage et voilure. Cela n’est pas sans conséquence sur la santé des salariés. Aussi, la CGT Airbus a engagé une réflexion dès le lancement de l’A350 sur les dangers potentiels des matériaux composites fibres de carbone.

La CGT Airbus (là encore seule face aux autres syndicats), avec l’appui du secteur confédéral CGT santé au travail, a obtenu une étude à l’AFSSET (Agence française de la santé et de l’environnement au travail) sur la dangerosité des fibres de carbone. Cette étude a été publiée en 2010 et préconise des recommandations lors du travail des matériaux composites. La CGT Airbus tente d’obtenir de la direction le respect de ces recommandations via ses représentants au CHSCT.

D’autre part, l’introduction massive du composite remet en cause la filière métallique. Aussi, le programme A350 a bousculé la chaîne des fournisseurs et le modèle industriel d’Airbus. Pour faire ces investissements, Airbus a poussé à la création d’une filière Aérostructure à partir des sites d’Airbus. Le plan ZEPHYR, issu du plan d’économie POWER 8, prévoyait la vente des sites d’Airbus Méaulte et Saint-Nazaire à Latécoère. Suite aux difficultés financières de Latécoère et à l’évolution négative du dollar, le plan ZEPHYR s’est transformé par la création de l’entreprise Aérolia à partir du site de Méaulte, de St Nazaire-ville et d’une partie du Bureau d’Etude de Toulouse, soit au total 2300 salariés. Aujourd’hui, Aérolia est la figure de proue de la filière Aérostructure en France, et certains souhaiteraient une consolidation de cette filière dans un assemblage Aérolia-Sogerma-Latécoère-Socata.

La CGT Airbus a mené une réflexion sur les Aérostructures en s’appuyant sur le cabinet SECAFI. La conclusion est qu’il n’y a pas d’empressement à avoir sur une telle consolidation, dans la mesure où les investissements de l’A350 ont déjà été réalisés et que les prochains investissements n’auront pas lieu avant 2030, avec le remplaçant de l’A320. La CGT Airbus souhaite que la Sogerma, comme Aérolia, reste 100 % EADS, voire que les anciens sites d’Airbus reviennent dans le giron d’Airbus.

Que penses-tu de l’idée que l’avenir d’Airbus passe par une bonne assise capitalistique et un bon soutien financier, comme le soutient la CGC dans une interview accordée à L’Humanité Dimanche ? Que penses-tu aussi de l’idée du patriotisme économique que défend le ministre Montebourg, idée reprise également par FO ? Enfin, que penses-tu de l’idée défendue par le journal La Riposte d’une industrie aéronautique 100 % publique pour garantir l’avenir de cette industrie et des salariés, qu’ils travaillent chez les donneurs d’ordre ou chez les sous-traitants ?

Rappelons que la CFE-CGC a soutenu le plan ZEPHYR. Quand la CGT Airbus tentait d’organiser des manifestations contre la vente des sites, la CFE-CGC faisait le tour des ministères pour obtenir les meilleures conditions de cession des sites à Latécoère.

L’évolution du pacte des actionnaires, avec un capital flottant de 72 %, signifie que l’entreprise va être soumise à la pression des marchés boursiers. La volonté de la direction du groupe est bien de satisfaire l’actionnaire, alors que Louis Gallois avait mis la priorité à satisfaire les clients, soit les compagnies aériennes et les passagers.

Quant au soutien financier, la CGT Airbus prône une transparence des aides publiques. Notamment que les aides publiques soient soumises à des contreparties : pas de délocalisation, priorité aux investissements et aux embauches, consultation des instances représentatives du personnel.

La CGT Airbus partage le souhait de voir réintégrer les sites cédés à Aérolia. Mais attention avec l’idée de « patriotisme économique ». Lors des déboires industriels de l’A380, le « patriotisme » a été utilisé pour détourner l’attention des salariés français et allemands, les diviser sur des lignes nationalistes. La CGT Airbus a publié avec succès une communication franco-allemande pour rapprocher les travailleurs d’Airbus, souligner leurs problèmes communs et s’opposer à la vague de chauvinisme.

Concernant votre idée d’une aéronautique 100 % publique, il faut préciser que la CGT Airbus s’est toujours opposée à la privatisation – et que nous partageons toujours cet objectif d’une industrie aéronautique publique.

Suite à l’évolution du pacte des actionnaires, les seuls actionnaires de références sont désormais les Etats français, allemands et espagnols. La création du groupe EADS était subordonnée à la privatisation d’Aérospatiale : on peut voir ce qu’il en reste aujourd’hui avec le désengagement total de Lagardère et Daimler. Airbus est dans une phase d’euphorie avec un carnet de commandes record, un niveau de production exceptionnel et une trésorerie de 12 milliards d’euros. Les prochains investissements lourds n’auront pas lieu avant 2030 avec le successeur de l’A320. Airbus va donc rentrer dans une période où la redistribution des dividendes risque d’être forte, avec un taux de rentabilité visé à deux chiffres. Les Etats ont perdu le droit de véto. La CGT Airbus restera très vigilante sur la gestion de l’entreprise tournée vers l’actionnaire et le marché boursier au détriment du produit, qui devrait rester le cœur de métier de la communauté aéronautique. Dans ce cadre, les Etats doivent peser dans le type de gestion qui doit rester centré sur l’innovation, la stratégie industrielle et le maintien d’un tissu industriel dans les territoires.

Enfin, le conseil d’administration actuel du groupe EADS est composé essentiellement de banquiers, comme J-C Trichet, ou d’industriels comme Mittal. Ce n’est pas de nature à nous rassurer pour assurer la pérennité de l’entreprise. Si ce secteur devait être 100 % sous la coupe de la puissance publique, cela devrait se faire en modifiant le conseil d’administration, et en donnant une place importante aux représentants des salariés, avec le même droit de vote que les autres représentants. La loi issue de l’ANI reste bien éloignée de cette revendication.

Interview réalisée par Hubert Prévaud

La Riposte : journal communiste

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 20:47

Le 5 juin 2013, des militants d’extrême droite ont tué Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste.

La CGT a condamné avec la plus grande fermeté cet acte en rappelant le contexte de montée très forte des idées d’extrême droite et des actes et propos homophobes et xénophobes.

Au-delà de la profonde et légitime émotion suscitée par ce tragique évènement, il est indispensable de donner une réponse syndicale et citoyenne à la situation dans laquelle nous nous trouvons.

C’est par une présence forte des militants CGT et par des débats avec l’ensemble des salariés autour des analyses et propositions de la CGT que nous devons combattre la menace grandissante que représente l’extrême droite dans notre pays.

Pour notre organisation syndicale, le monde du travail souffre des conséquences d’une crise systémique dont les salariés sont les principales victimes et dont malgré le changement politique, ils ne perçoivent pas l’issue.

La crise du capitalisme a amplifié fortement les inégalités, la précarité, l’insécurité sociale ainsi que la pauvreté et l’exclusion.

Les réponses sont à chercher dans l’élaboration collective au plus près des besoins des salariés, par les luttes sociales pour les salaires, les conditions de travail, le service public, l’emploi et la protection sociale et la recherche d’une convergence des luttes emploi-salaire-protection sociale et reconquête des services publics.

L’union départementale CGT de Paris appelle l’ensemble des organisations de la CGT à participer à la manifestation contre le fascisme et la banalisation des idées de l’extrême droite qui aura lieu

Le dimanche 23 juin  

à 15h00 place de l’Opéra

Pour dire notre refus d’une société basée sur les discriminations de toutes sortes, contre le racisme, la xénophobie et l’homophobie.

 

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