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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 14:16

 

jeudi 26 janvier 2017
Par 
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Antonio Gramsci voyait le processus révolutionnaire comme la succession de guerres de position et de guerres de mouvement. Or la guerre de position pour lui est aussi une guerre culturelle. Ainsi, lorsque notre adversaire – l’oligarchie capitaliste – met en cause un fondement conquis par nos anciens, il faut au minimum être présent pour mener la résistance mais il faut aussi mener le combat pour une nouvelle hégémonie. Ce n’est qu’ensuite qu’il est possible de passer à l’offensive.
La résistance contre la loi El Khomri a été au rendez-vous face à la mise en cause des conquis sociaux d’hier, mais la contestation culturelle n’a pas suivi cette mobilisation. C’est là que réside une faiblesse majeure du mouvement social et politique français.

La nouvelle séquence de la période néolibérale

L’extrême droite a recentré son discours sur une ligne nationale-populiste (tout à fait compatible avec le mouvement réformateur néolibéral) pour tenter de bénéficier des voix des couches populaires délaissées par les néolibéraux de droite et de gauche, mais aussi par la gauche de la gauche.

La droite de Fillon a passé un accord avec l’extrême droite catholique de la Manif pour tous et de son parti politique « Sens commun », seule possibilité pour elle de gagner la primaire de droite.

La décomposition de l’appareil solférinien devient patente. La stratégie de type Terra novaqui vise à abandonner les couches populaires et à tenter une majorité avec les couches moyennes minoritaires et les groupes discriminés a fait faillite.

Les tenants de la maison solférinienne tentent de façon pathétique d’éviter la décomposition de leur parti en jouant la carte des frondeurs socialistes avec des idées solubles dans le système, comme cette fausse bonne idée de revenu universel dont les néolibéraux sont en train de se saisir. Il est cependant probable qu’ils subiront malgré tout la même vague de recul que leurs congénères européens. Car les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les deux primaires de gauche, celle des socialistes et celle d’EELV, ne sont-elles pas les primaires pour choisir ceux qui seront en 5et 6e position du premier tour de la présidentielle ?

Emmanuel Macron quant à lui tente, avec un discours contestataire de façade contre les « élites », un syncrétisme entre les gagnants de la mondialisation néolibérale et tous ceux qui en restent à une indignation tout hesselienne et qui croient encore à un altercapitalisme plus moral. Son discours européiste lui permet conjoncturellement de rassembler  d’anciens électeurs socialistes, pseudo-centristes à la Bayrou et même d’anciens électeurs de droite plus favorables à Juppé.

La décomposition de l’extrême gauche, de la gauche de la gauche (altermondialistes et altercapitalistes keynésiens, ex-comités anti-libéraux, ex-Front de gauche appareil du PCF compris, trop compromis soit dans des alliances avec les solfériniens soit avec les communautarismes réactionnaires locaux) que nous avons largement analysée dans ReSPUBLICA s’est accélérée.

Seule la France insoumise de JLM 2017 permet un espoir d’un score à deux chiffres à la présidentielle en évitant une bérézina complète de la gauche française.

Cela dit, même si le dépassement du candidat solférinien par Jean-Luc Mélenchon est de plus en plus envisageable, tenter d’atteindre le deuxième tour lui demanderait de prendre un discours plus mobilisateur pour la majorité des couches populaires abstentionnistes (60 % de la classe populaire ouvrière et employée, donc 30 % du corps politique des citoyens) par une contestation encore plus vive du système d’exploitation dans les rapports de production, provoquant chômage et précarité, de l’Union européenne, de la zone euro (encore un effort pour passer du plan A/B au plan C !)1, des communautarismes coupables y compris dans les quartiers populaires, de l’école telle qu’elle est, des services publics abandonnés, d’une protection sociale de plus en plus ouverte aux prédateurs, de la souffrance au travail et dans la précarité, etc. Cela demande d’accentuer la revendication de l’abaissement du temps de travail hebdomadaire, de la nécessaire réindustrialisation de la France, de la critique de la démocrature pour promouvoir enfin la démocratie jusqu’à et y compris dans l’entreprise comme nous le proposons dans un ouvrage sur la République sociale (voir la librairie militante, sur ce site), etc. Cela demanderait aussi de promouvoir avec l’idée de la Constituante, la promotion d’un modèle politique alternatif anticapitaliste global de type République sociale.

L’état de la France des travailleurs est sans appel

Prenons le cas de l’école. Sarkozy avait fait accroître la part de l’école privée confessionnelle à la rentrée en sixième. Hollande a poursuivi ce chemin en faisant le jeu du privé par ses réformes dites des rythmes scolaires où il remplace des enseignants par des animateurs Bafa. À noter que c’est Benoît Hamon qui fut à la tâche pour la mise en orbite de cette régression. Il suffit pour cela de consulter les études du Ministère lui-même.

Bien évidemment, tout cela s’accompagne de l’augmentation des financements publics à l’école privée confessionnelle. Idem pour l’accroissement des inégalités sociales scolaires. Idem pour l’évacuation de plus en plus affichée des contenus dans les programmes et, par le biais de l’enseignement par compétences, leur mise en conformité avec les exigences des intérêts de l’oligarchie, idem pour la mise en conformité des programmes aux exigences des intérêts de l’oligarchie, idem pour la chute de la mobilité sociale, idem pour les 100.000 élèves qui sortent sans diplômes ni qualifications du cursus scolaire, idem avec le soutien médiatique des écoles privées patronales de type Espérance banlieue pratiquant des programmes de régression scolaire soutenus par une défiscalisation des dons décidée par l’Etat, etc.

Prenons la croissance des inégalités sociales de santé, l’incapacité du système de santé de continuer son travail habituel lorsqu’il y a une épidémie de grippe, la croissance des restes à charge et des refus de soins pour causes financières, la poursuite de la privatisation de la Sécurité sociale, la montée des dépassements d’honoraires, la baisse continuelle des retraites, des prestations logement et des prestations sociales, la croissance de la misère, de la pauvreté (+ 1 million sur le quinquennat d’Hollande), du chômage (plus de 6,5 millions de chômeurs en comptant bien sûr sur les catégories A, B, C, D, E et non seulement  la catégorie A) et de la précarité.

Selon Oxfam, en France, 21 personnes détiennent autant que les 40 % les plus pauvres. C’est une course-poursuite par rapport au monde entier où le rapport est de 8 personnes qui détiennent autant que les 50 % les plus pauvres.
Et c’est pareil pour d’autres pays développés. D’après la World Wealth and Income Database, une étude d’Emmanuel Saez et Gabriel Zucman montre que : la part des 50 % des Américains les plus pauvres est passée de 20 % à 12 % du revenu national entre 1980 et 2014, alors que la part des 1 % les plus riches passait dans le même temps de 11 % à 20 %. Concrètement, le revenu moyen annuel des 50 % les plus pauvres a stagné autour de 16 000 dollars par adulte (en dollars constants 2015), alors que le revenu moyen des 1 % les plus riches est passé de 27 fois à 81 fois ce montant, c’est-à-dire d’un peu plus de 400 000 dollars en 1980 à plus de 1,3 million de dollars en 2014.

La France a eu en 2014, d’après Eurostat, 8,8 % de bas salaires (sont considérés comme tels par Eurostat ceux qui sont inférieurs à deux tiers ou moins du salaire horaire national brut médian). C’est plus que les 2,6 %  de la Suède, les 3,8 % de la Belgique, les 5,3 % de la Finlande mais moins que les 15,9 % de la zone euro et les 17,2 %  de l’Union européenne. À noter les chiffres pour la Lettonie (25,5 %), la Roumanie (24,4 %), la Pologne (23,6 %), l’Allemagne (22,5 %), le Royaume Uni (21,3 %), l’Irlande (21,6 %, les Pays-Bas (18,5 %). Et environ 15 %  pour les pays du sud de l’Europe (non compris la Grèce car les relevés n’ont pu être effectués).

Précisons que la productivité (PIB/nombre d’heures travaillées), calculée par l’OCDE2 est d’environ 55 euros pour l’Allemagne, la France et les Etats-Unis (42 euros pour la Grande-Bretagne et l’Italie). Cela montre, si l’on relie ce chiffre à la série précédente, que l’Allemagne, qui est encensée par les médias néolibéraux, est plus inégalitaire que la France. D’autre part, cette productivité est près de trois fois supérieure (20 euros) à son niveau de 1970, ce qui montre une impressionnante intensification du travail par le mouvement réformateur néolibéral. Ajoutons que ce chiffre de la productivité française est sans doute optimiste car, comme la France a un taux de chômage plus élevé que les États-Unis et l’Allemagne, on remarque un décrochage français dû à la forte augmentation du chômage de personnes peu qualifiées ; il faudrait alors faire une correction des séries utilisées. Cette faiblesse pourrait s’expliquer par la faiblesse du taux de recherche-développement en France et par l’effondrement de son système éducatif, professionnel compris.

Que faire ?

Une vidéo qui constitue un extraordinaire cours de lutte de classe et fait actuellement le buzz dans la mouvance CGT sur les réseaux sociaux montre Fillon s’adressant aux patrons pour préparer la guerre sociale qui devrait suivre son élection. Si Fillon gagne la présidentielle, ce qui n’est pas une hypothèse d’école malheureusement, c’est bien le mouvement syndical revendicatif qui sera en première ligne.
Notre rôle sera alors de mener à ses côtés la campagne pour une nouvelle hégémonie culturelle avec nos outils d’éducation populaire refondée, à modifier d’ailleurs au préalable pour les rendre plus efficaces.

 

  1. Le plan A est le plan des européistes qui estiment que l’UE et la zone euro peut permettre une politique progressiste suite à une simple mobilisation importante.
    Le plan B est le plan de ceux qui estiment souhaitable et possible de quitter à tout moment la zone euro et l’UE par une simple mobilisation volontaire.
    Le plan A/B est le plan de ceux qui veulent commencer par demander un changement des traités et en cas de refus (pourrait-il en être autrement quand on sait que l’Allemagne vieillissante doit se procurer des excédents pour financer la protection sociale de ses seniors ?) de déclencher la sortie de l’UE et de la zone euro.
    Le plan C est celui de ceux qui pensent qu’une sortie gauche de gauche est plus difficile qu’une sortie néolibérale de type Brexit) tout en étant impérative pour une politique progressive. Mais elle ne pourra avoir lieu que lors d’une crise paroxystique de type de celle de 2007-2008 ou lors de la suivante. []
  2. Tous les chiffres sont exprimés en parité de pouvoir d’achat et en euros 2015, c’est-à-dire après prise en compte de l’inflation et du niveau des prix dans les différents pays. Ce sont des chiffres de l’OCDE, corroborés par des résultats similaires du Bureau of Labor Statistics du gouvernement fédéral américain. []

 

http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/regression-catastrophique-pour-le-peuple-spectacle-mediatique-insense-une-alternative-vite/7399860 

 

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 13:06


 

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 09:46

NI AUSTÉRITÉ DE DROITE, NI AUSTÉRITÉ DE GAUCHE… BOYCOTT DES PRÉSIDENTIELLES !

 

 

 

 

 

 

Par le "Collectif défense "

L’élection présidentielle de 2017 consistera une fois de plus à faire désigner par les électeurs le principal représentant de la bourgeoisie au pouvoir.

La constitution de la 5e République attribue au Président de la République des pouvoirs très importants, mais, quelle que soit son étiquette, il ne pourra pas faire une autre politique que celle que lui dicte la classe capitaliste.

Pour masquer cette dictature de l’oligarchie financière, un pluralisme de façade est entretenu au niveau des partis et des candidats du système. Or, aucun parmi eux ne remet en question le système économique capitaliste qui enfonce le monde entier dans la crise et accroît les dangers de guerre.

 

La campagne des différents candidats de «gauche» ou de «droite» porte sur les solutions à mettre en oeuvre pour restaurer la compétitivité des entreprises, faire baisser le «coût du travail» et les dépenses publiques, donner à l’armée française les moyens de faire face au terrorisme…

Fillon, qui a emporté la primaire à droite, exprime le plus les désidératas de la bourgeoisie dans son programme. Le PS au pouvoir les avait aussi grandement satisfaits avec les lois Macron, El Khomri, Rebsamen… mais le MEDEF veut aller plus loin.

À «gauche», des prétendants à la candidature rivalisent en surenchérissant sur le discours de droite pour flatter encore plus l’électorat traditionnel des «Républicains» ; des socialistes, écologistes et autres, expliquent à qui veut les entendre que les intérêts des salariés et des entreprises sont convergents, que les catégories de travailleurs qui ont quelques avantages par rapport à ceux qui sont les moins bien lotis doivent renoncer à leurs «privilèges» pour sauver «notre modèle économique et social».

Or, les différentes élections qui se sont succédé depuis une quinzaine d’années voient le taux d’abstention s’élever, particulièrement dans les couches populaires. Ceci traduit un accroissement de la défiance envers les partis traditionnels, un rejet plus ou moins conscient du système.

La crise économique provoque ainsi une crise de la représentation politique et une montée du mécontentement et la persistance des luttes.

Le capitalisme est incapable d’assurer les besoins élémentaires de la population en matière de logement, d’éducation, de santé, de fournir un travail à chacun.

Les conditions objectives pour son renversement sont donc réunies, et la nécessité d’un parti révolutionnaire qui organise et dirige la lutte vers l’objectif de la révolution est plus urgente que jamais. Ce n’est pas en participant à la mascarade électorale que sont les élections présidentielles que l’on peut avancer vers l’expropriation du capital privé des entreprises industrielles, agricoles, commerciales et bancaires, l’établissement du contrôle ouvrier sur la production et la ré-industrialisation avec une économie planifiée démocratique et centralisée. C’est en brisant l’État bourgeois et en le remplaçant par un État du prolétariat qu’on résoudra les problèmes économiques, sociaux, écologiques…

Parmi les obstacles dressés devant les travailleurs en lutte contre la loi El Khomri, il y avait en premier lieu la volonté de sauver la social-démocratie (qu’il s’agisse du PCF, de Mélenchon, des Frondeurs du PS…) pour lui permettre de se présenter à la Présidentielle comme le sauveur du «modèle social français» en promettant l’abrogation de la loi dite Travail.

Présenter ou soutenir un candidat dans ces conditions revient à soutenir le système et à retarder la prise de conscience qu’il faut faire la révolution. Déplorer qu’aucun candidat ne porte les revendications des travailleurs et ne remette en cause le système, tout en laissant entendre que l’élection présidentielle serait un moyen d’aboutir à des changements en faveur des travailleurs en faisant pression par les luttes sur le vainqueur, c’est encore se méprendre sur la nature de l’État, faire l’impasse sur le rapport des forces existant dans la classe ouvrière, et faire croire que la bourgeoisie peut encore céder aux revendications sous la seule pression des luttes.

Il faut rejeter la théorie selon laquelle chaque victoire des revendications apprivoiserait de plus en plus l’ennemi de classe.

Le Collectif DÉFENSE soutient les revendications des travailleurs, mais il les appelle à les opposer à la logique du système capitaliste, à les inscrire dans la lutte pour la révolution socialiste qui brisera la dictature des monopoles : emploi en CDI pour tous sans démolition ni aménagement régressif du Code du travail, retraite pleine et entière à 60 ans avec 37 ans et demi de cotisation et 55 ans pour les travaux invalidants, expropriation de tous les monopoles privés du service public… Il appelle à développer les luttes, en particulier contre la loi El Khomri, à être vigilant contre les guerres impérialistes, à empêcher leur escalade, et à rejeter le monarcho-présidentialisme en boycottant les présidentielles de 2017 ; le taux d’abstention et de refus de vote constitueraient un point d’appui contre la politique d’austérité de la droite ou de la sociale-démocratie et contribuera idéologiquement à préparer la révolution socialiste.

 

Source >> https://collectifdefenseblog.wordpress.com/2017/01/04/ni-austerite-de-droite-ni-austerite-de-gauche-boycott-des-presidentielles/

« De la signification des nouveaux "éloges de la pauvreté"…

 

http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/ni-austerite-de-droite-ni-austerite-de-gauche-boycott-des-presidentiel-a128181272

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 19:32

Un homme inutile

 

Un homme inutile est le roman de Valère Staraselski qui a été le plus souvent réédité. Ecrit à la toute fin du siècle dernier, il a été publié en 1998, réédité en 2003 puis en 2011.

Pourquoi ? Sans doute que, dans sa simplicité, ce livre est l’un des plus parlants sur notre époque ? Sans doute appartient-il à ce type de récits où, dans les conditions d’aujourd’hui, la question de la liberté est centrale ? Sans doute la farouche volonté de vivre qui habite le personnage principal jusqu’en ses moments de désespoir et sa détermination à veiller sur sa dignité en dépit d’obstacles paraissant insurmontables marquent les esprits ? Sans doute que la force de ce roman loge, dans ce que montre Staraselski : où que l’on soit, ni le système, fût-il le plus raffiné dans la coercition mentale, ni l’exclusion et l’ostracisme ne peuvent s’opposer de manière durable à l’exercice de la liberté en action. Sans doute, cet ouvrage avait-il anticipé la réaction des classes d’en bas en termes politiques au dédain et au mépris des « assis » et autres « bobos » à leur égard ? Sans doute, la situation actuelle de notre pays comme le choix de vie d’un certain nombre de nos concitoyens octroient-ils des accents prémonitoires à ce roman de 1998 ?

 

De quoi s’agit-il ? De l’existence prise au jour le jour d’un jeune homme, issu des couches moyennes, hautement diplômé, cultivé aussi, touché par le chômage et par les effets et conséquences du libéralisme triomphant dans la France des années 90. Jeune homme de et dans son temps et cependant à contre-courant de l’idéologie ambiante de cette période. Il a, en effet, consacré son doctorat à l’œuvre de Maurice Barrès, écrivain génial et inventeur du nationalisme à la française.

Mais l’essentiel est qu’il fait l’expérience de la solidarité, mieux, de la fraternité.

Staraselski est un écrivain de la conscience et c’est la raison pour laquelle, semble-t-il, avec le temps, ses œuvres, relevant pourtant d’une diversité assumée et se déployant jusqu’ici plutôt en dehors des milieux littéraires « consacrés », gagnent en puissance en même temps qu’en lectorat. Chez lui, liberté et dignité ont partie liée, inextricables, elles constituent le grand thème de ses livres. Là résident, en quelque sorte, son originalité, sa modernité.

Par ailleurs, point de sociologie chez cet auteur d’une œuvre marquée de bout en bout par le sceau du réalisme. Pour lui, tout art véritable doit susciter conscience, élévation culturelle et spirituelle. Si ces ouvrages ne quittent jamais le vrai, son réalisme tourne le dos à la déconsidération de l’entreprise artistique à laquelle se livrent tant d’adeptes du culte affirmé de la laideur, de l’insignifiant, du relativisme, du vide, en un mot, de la démission.

Ses romans sont autant de moyens d’investigation du réel qui s’opposent aux fictions dominantes en constituant un espace à conquérir. L’avenir y est inscrit, l’avenir y a sa place.

Ses textes n’oublient jamais que l’homme est un animal fondamentalement doué d’imaginaire ou bien ainsi que l’avance Maxime Rovere qu’il est « un animal poétique »[1]

Chacun de ses ouvrages se veut un acte de connaissance en même temps qu’un formidable appel à la vie. Un homme inutile, jusqu’en son titre, consiste en une revendication et en un hymne à l’amour de la vie. « Ce qui compte – déclarait l’auteur lors d’une interview – j’en ai l’intime conviction, c’est de célébrer la vie, la fragilité existentielle du vivant. »

A une question concernant son style, il répondait également : « le moteur de l’art loge dans ce fait avéré : le réel résiste à toute formulation, éternellement. » Et il ajoutait : « Pour ma part, je considère que le style classique est le plus adapté, le meilleur pour être lu par le plus grand nombre possible et le plus longtemps possible. » [2]

Dans la chronologie de sa production, on peut avancer qu’Un homme inutile annonce une œuvre tournée vers la quête de sens, vers la non-abdication devant le nihilisme sous toutes ses formes, marchand ou idéologique…

En cela, Un homme inutile demeure l’un des romans les plus probants, les plus dignes de la littérature française de notre temps.

 

Matthieu Guérin.

Un homme inutile, p195, Cherche midi édition, 2011, 14,20€.

 

[1] « Si vite qu’aillent nos machines, si augmenté qu’il soit, l’homme restera toujours un animal poétique » Le Magazine Littéraire, 15 juin 2015.

[2] Interview, mars 2008, Sistoeurs, le magazine féminin très fin.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 18:59
Chers Camarades,

L’homme qui a choisi de se reposer sous un arbre (et se fait étouffer par un boa qui était caché dans les branches) « a choisi » de se reposer sous un arbre.

Notre Parti qui a choisi un candidat à la Présidentielle et qui se fait étouffer par France Insoumise « a choisi » un candidat à la Présidentielle.

Dans les deux cas, ce n’est pas parce que l’on « a choisi » qu’il faut penser que l’on a bien fait.

Si en votant pour un candidat à la Présidentielle, on avait dit qu’il présenterait des candidats partout à la législative pour gagner l’argent du financement public et se présenterait même contre nos députés sortants pour les faire chuter…, alors je pense que ce candidat n’aurait pas eu les faveurs des adhérents.

Les adhérents ont donc été trompés, et ce n’est pas la première fois.

Notre Parti ne trouve sa justification que dans sa volonté d’être au cœur de la Gauche pour orienter une politique économique, sociale et sociétale. Il ne pourra pas construire cela avec ceux qui pensent qu’il y a deux gauches irréconciliables (Valls et Mélenchon).

L’élection présidentielle n’est pas notre tasse de thé et dans une 6ème République, nous la supprimerions. Nous avons une constitution de régime parlementaire pervertie par l’élection présidentielle au suffrage universel. Pour nous l’élection du « Pouvoir Politique » est l’élection législative. Pour participer à une élection législative, il faut que nous ayons une « autonomie politique », cette autonomie peut se conjuguer avec un accord de rassemblement (d’ailleurs, on ne peut se rassembler que lorsque nous sommes autonomes). Or, avec Mélenchon, nous ne sommes pas autonomes mais dominés.

Pour moi, ce n’est pas la bonne voie.

A côté de cela, près de deux millions de suffrages (quand les sondages choisissent un millier de sondés) ont choisi une autre voie à gauche que celle empruntée par le Parti socialiste depuis 16 ans. C’est un évènement considérable dans notre pays. Un évènement qui risque de remobiliser des millions de citoyens de gauche qui avaient perdu l’espoir. 

NOTRE PARTI ne participerait pas de cet élan sous prétexte que Mélenchon ne le voudrait pas ?

Ce n’est pas possible. Ce n’est pas possible parce que le péril du Front National est à nos portes, ce n’est pas possible parce que cette fois, la gauche ne se reportera plus sur Fillon pour faire échec à Le Pen. Il faut donc que la gauche soit au second tour.

Au nom de nos valeurs et par-dessus nos désaccords, allons tous aux urnes dimanche prochain pour battre la politique qui a fait échec dans notre pays et a divisé la gauche. Pour cela, il faut battre Valls en choisissant Benoit HAMON avec qui nous reconstruirons une gauche de combat, de courage et d’avenir.


Patrick HATZIG
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 17:31

« Paris Marx » - Il y a 100 ans, la Révolution russe


 

La Révolution russe de 1917 fut un événement historique d’une importance colossale. En huit mois, des millions de travailleurs, paysans et soldats russes ont renversé la monarchie tsariste (février), puis porté au pouvoir le parti bolchevik (octobre). Pour la première fois – si l’on excepte l’héroïque soulèvement des communards de Paris, en 1871 –, les travailleurs prenaient le pouvoir et engageaient la construction d’une société socialiste. L’impact international de cet événement fut immense. Il bouleversa le cours de l’histoire.


Nous expliquerons quelles furent les causes de cette révolution, sa dynamique interne, les raisons de sa dégénérescence stalinienne, au milieu des années 20 – et quelle leçons nous pouvons en tirer, aujourd’hui, pour faire avancer la lutte contre le capitalisme.

La réunion sera suivie d’un buffet fraternel.

Mercredi 25 janvier - 19h

75 boulevard Vincent Auriol - Métro Chevaleret

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 16:45



Le 22 janvier 2017.

C’est le vendredi 20 janvier, à Lens, que le Parti de la démondialisation (Pardem), lors d’une conférence de presse, a présenté ses 12 candidats aux législatives dans le Pas-de-Calais. Il s’agit du premier département dans lequel le PARDEM présente des candidats dans toutes les circonscriptions. Dans les jours qui viennent, d’autres annonces seront faites…

Jacques NIKONOFF, président du PARDEM et candidat à la présidence de la République, a présenté les enjeux des élections de 2017, la présidentielle comme les législatives.

 


Jean-Claude DANGLOT, ancien sénateur et premier secrétaire de la fédération du Parti communiste français, a expliqué les raisons de sa candidature pour le PARDEM.

Michèle DESSENNE, vice-présidente du PARDEM et candidate, a insisté sur le fait que le Pas-de-Calais était un département martyr de la mondialisation néolibérale. La démondialisation est donc un objectif vital pour les habitants de cette région. Le PARDEM se fixera donc comme priorité pendant cette campagne électorale la question de l’emploi.

Enfin, Jean-Luc FLAHAUT, responsable départemental du PARDEM et également candidat, a donné les raisons de la création récente de ce jeune parti – le PARDEM – et remis aux journalistes la liste des candidats du PARDEM dans les 12 circonscriptions du Pas-de-Calais.

 


Citoyennes, citoyens de toute la France, si vous partagez le combat du PARDEM, vous pouvez devenir candidat aux législatives. Prenez contact avec nous : secretariat@pardem.org

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 23:18
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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 20:09

Le 8 février prochain aura lieu la commémoration pour le 55ème anniversaire du massacre commis au métro Charonne. Elle aura lieu à 11h30 à l'entrée de la station, à l'initiative du Comité Vérité et Justice pour Charonne et l'URIF-CGT.


Philippe Martinez, pour la CGT, et Pierre Laurent, pour le PCF, prendront la parole.

 

Pour le 55ème anniversaire :

  • le Comité Vérité et Justice pour Charonne publie un livre, avec notamment de nombreux témoignages,
    qui retrace les évènements de cette période (ci-joint le flyer de l'éditeur) ;
  • une soirée aura lieu à 18h à l'hôtel de ville de Paris avec la projection du film produit par le comité,
    suivie d'un débat sur la répression et la présentation du livre (invitation ci-jointe).

 

Nous vous invitons à diffuser ces informations le plus largement possible.

Fraternellement,



Emilie Lecroq
Responsable Vie du Parti

vie-militante@pcf.fr 

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:06
 

Le froid qui touche la France n'a rien d'exceptionnel même si les médias semblent découvrir que l'hiver, il peut faire...froid ! Cela leur permet simplement de faire croire que l'insupportable situation des usagers et des personnels des hôpitaux est exceptionnelle.

 

Mais pour le peuple, pour les 20 % de la population en état de « précarité énergétique » et qui ne peuvent se chauffer, pour ceux dont l'accès aux soins passe par des urgences hospitalières asphyxiées par des années de rigueur budgétaires et de fermetures de services et de lits, pour ceux qui meurent de froid dans les rues, pour les agents des services publics qui par exemple se dévouent pour rétablir l'électricité alors que les équipes ont été réduites drastiquement, le froid saisonnier ne faire que rendre plus insupportable encore l'état d'urgence sociale dans lequel « ils » ont mis le pays.

 

« Ils », ce sont tous les représentants de la classe dominante, les 300 familles qui dirigent l'économie et le pays, les barons du Medef, les politiques de droite comme de « gauche » qui se succèdent au gouvernement, les « journalistes » et autres « experts » de tous poils grassement payés pour expliquer au peuple qu'il doit en finir avec ses privilèges et se serrer toujours davantage la ceinture... Bref, tous ceux qui depuis des années appliquent et justifient les politiques de guerre sociale définies au niveau européen et par le Medef dans le seul but de favoriser le profit maximum (68 milliards de dividendes versés en 2016 pour les gros actionnaires du CAC 40, un record depuis 2008 !) et de casser les solidarités que les travailleurs avaient su construire dans la lutte et le rapport de forces (Sécu, retraites, conventions collectives et droit du travail...).

Et nos services publics, du fait de leur casse systématique sous l'impulsion des directives européennes, ne peuvent plus répondre aux besoins vitaux de toute la population dont le niveau de vie régresse de jour en jour, ce qui mène notre pays dans une paupérisation toujours plus importante ouvrant une voie à l’extrême-droite et/ou au repli sur soi même. Le silence sur la politique néfaste européenne par la Confédération Européenne des Syndicats est une fois de plus déplorable.

 

Dans le même temps, les syndicalistes sont poursuivis partout dans le pays surtout s'ils sont à la CGT (Chérèque lui ayant eu droit à des hommages appuyés de la part des chiens de garde médiatiques pour services rendus à la cause patronale) et les blanchiments judiciaires se succèdent dans les affaires de corruption ou de délinquance financière tandis que rien de sérieux n'est entrepris pour lutter contre les 80 milliards annuels d'évasion fiscale qui permettent aux puissants d'éviter l'impôt grâce aux paradis fiscaux qu'ils ont créés tout en affirmant vouloir les combattre !

 

Oui, il y a quelque chose de pourri dans la République de France et ce quelque chose, c'est le pouvoir des riches qui dissout le pays dans l'empire européen en formation, qui étrangle le peuple et prétend le tenir en laisse, reniant les promesses du Conseil National de la Résistance de construire une société de fraternité débarrassée du pouvoir des féodalités financières.

 

Alors que les médias nous vendent du Fillon, du Macron, du Le Pen, ou du Valls tous au service des intérêt dominants (n'oublions pas Montebourg, Peillon, Hamon eux aussi anciens ministres de Hollande), l'espoir ne peut renaître que de la mobilisation populaire, de la mobilisation des travailleurs et de la classe ouvrière pour la défense de la Sécu, de la Santé publique, des services publics, du droit du travail, des emplois, des libertés syndicales, des retraites…

 

Pour cela, soutenons et participons aux nombreuses luttes qui se développent dans le pays, organisons la solidarité autour de nos camarades poursuivis en justice, faisons monter la nécessité de la convergence des luttes et inscrivons d’ores et déjà sur nos agendas l'importante journée du 7 mars 2017 de grève nationale de la santé et de l’action sociale avec manifestation nationale à Paris.

 

Front Syndical de Classe, 19 janvier 2017

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