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Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

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Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 12:22

La défaite de Manuel Valls à la primaire du PS a été célébrée, ou au moins appréciée, très au-delà des 1,2 million d’électeurs de Benoit Hamon. L’ex-Premier ministre est l’un des représentants les plus conséquents de la ligne droitière, pro-capitaliste, de la direction du Parti Socialiste. Lors de la primaire du PS de 2011, il fut très minoritaire : 5,6 % des suffrages. Malgré cela, le président Hollande lui confia d’abord le Ministère de l’Intérieur, puis Matignon. La logique de cette promotion était claire : face à la profonde crise du capitalisme, la classe dirigeante française exigeait de sévères contre-réformes – et donc, pour les mener, un chef du gouvernement doté d’une certaine poigne, d’un cynisme sans faille et d’un dévouement total à la cause du grand Capital. Bref, Manuel Valls.

Le voilà désormais relégué au second plan de la vie politique, au moins pour quelques mois. Tant mieux. Mais Manuel Valls ne représentait que l’avant-garde d’une longue dérive droitière de l’ensemble de la direction du PS. La politique antisociale du gouvernement Hollande avait le soutien de l’écrasante majorité des parlementaires « socialistes ». Quant à l’aile gauche du PS, elle suivait la droite comme son ombre. Elle était lâche et inconséquente. Les prétendus « frondeurs » protestaient, multipliaient les communiqués, exhortaient Hollande à mener une politique moins brutale – puis, le moment venu, rangeaient leurs frondes et votaient les textes réactionnaires du gouvernement (notamment les budgets). Lorsqu’ils poussaient la mauvaise humeur jusqu’à menacer de ne pas voter certains textes (lois Macron, loi Travail), Manuel Valls pouvait recourir au 49-3 avec l’assurance que les frondeurs ne voteraient pas de motion de censure. Tel est le pathétique bilan de la « gauche du PS », ces cinq dernières années.

Benoit Hamon ne fut pas un plus vigoureux opposant à la politique de François Hollande. En fait, pendant deux ans, il ne s’y opposa pas le moins du monde. Ministre de mai 2012 à septembre 2014, il défendait alors publiquement la politique du gouvernement, qui fut pourtant d’emblée marquée par un renoncement aux engagements de campagne et un alignement sur les intérêts du « monde de la finance ». De concert avec Arnaud Montebourg, Hamon fit même pression pour chasser Jean-Marc Ayrault de Matignon et le remplacer par Manuel Valls. Les deux conjurés furent récompensés par de plus importantes fonctions ministérielles. Mais nous l’avons dit : la promotion de Valls découlait de facteurs bien plus puissants que ce type de manœuvres. Elle annonçait une accélération de la politique droitière du gouvernement. Cinq mois plus tard, Hamon et Montebourg, qui commençaient à murmurer quelques critiques subliminales, furent lâchés par Valls et limogés par Hollande. En un sens, ils étaient les victimes collatérales de leurs propres magouilles.

En attendant la primaire du PS, Montebourg fréquenta les milieux patronaux. De son côté, Benoit Hamon intégra les rangs assoupis des députés « frondeurs », dont il adopta immédiatement les rites : protestations verbales le matin, vote de textes réactionnaires le soir. Mais dans le même temps, il eut tout le loisir d’apprécier la chute interminable du gouvernement et de la direction du PS dans l’opinion, ce qui lui ouvrait la possibilité de percer à la primaire. Comme ministre, il avait été moins exposé que Montebourg. Hollande et Valls étaient carbonisés. Il y avait donc une voie. Hamon bricola un programme « de gauche » et, sur la vague du rejet massif de Manuel Valls, remporta facilement la primaire.

Le « rassemblement » des carriéristes

Depuis, une injonction sature l’espace : « la gauche doit se rassembler ! » Cette formule creuse est répétée en boucle par Benoit Hamon, ses proches, la grande majorité des députés « socialistes », le gouvernement, les dirigeants écologistes et, lamentablement, la direction du PCF. Rassembler quoi, au juste ? Quelles forces ? Sur quel programme ? Dans quelle perspective ? Aucun des chantres du rassemblement ne pose clairement ces questions, car cela révèlerait le caractère frauduleux de toute l’affaire.

Benoit Hamon et ses proches se félicitent d’avoir déjà « rassemblé » une très grande majorité des députés socialistes. Mais tous ont voté la politique réactionnaire du gouvernement, pendant cinq ans, et nombre d’entre eux soutenaient Manuel Valls à la primaire. S’ils se « rassemblent » derrière Benoit Hamon, c’est par pur pragmatisme : à ce stade, ils considèrent que c’est la meilleure option du point de vue de leur candidature aux élections législatives de juin prochain. Il n’y a pas la moindre différence de principe entre ceux qui font ce calcul et ceux qui rallient Macron. Certains pourraient d’ailleurs changer d’option en cours de route, suivant l’évolution de la situation. Magnifique « rassemblement », en vérité !

Le programme sur lequel Benoit Hamon a remporté la primaire du PS est rejeté par l’écrasante majorité de l’appareil et des parlementaires du PS. Ils ont par exemple soutenu la loi Travail, que le vainqueur de la primaire propose d’abroger. Ont-ils changé d’avis sur le sujet ? Bien sûr que non. Mais Benoit Hamon ne leur en demande pas tant. Au lieu de s’appuyer sur sa victoire pour lancer une lutte sérieuse contre la droite du PS, il propose d’amnistier celle-ci de ses crimes récents sous couvert de « rassemblement de la gauche ». Ce faisant, Benoit Hamon expose l’inconsistance de ses propres idées, qui apparaissent comme les variables d’ajustement de combinaisons parlementaires et bureaucratiques.

Fort d’avoir ainsi « rassemblé le PS », c’est-à-dire la plupart de ses carriéristes, Benoit Hamon insiste pour que Jean-Luc Mélenchon monte dans cette galère. Le candidat de la France insoumise a décliné l’invitation au naufrage. Il a mille fois raison de se tenir à l’écart de cette immense tambouille. La jeunesse et les travailleurs qui cherchent une alternative au capitalisme en crise ont besoin, non de manœuvres et de « rassemblements » sans principes, mais de clarté politique !

Hamon et Mélenchon

La campagne de Jean-Luc Mélenchon a déjà gagné le soutien de la fraction la plus consciente et la plus radicalisée de la jeunesse et du mouvement ouvrier. Ces éléments ne tomberont pas dans le piège du « rassemblement » de tout et son contraire. Par ailleurs, la campagne de Hamon va être lestée par le simple fait qu’il se présente sous l’étiquette du PS : de très nombreux électeurs qui avaient voté pour François Hollande, en 2012, ne veulent plus entendre parler de ce parti. De manière générale, la période actuelle est marquée par une extrême volatilité de l’opinion. Le potentiel électoral de Mélenchon est donc aussi important aujourd’hui qu’avant la primaire du PS.

Mélenchon et les dirigeants de la France insoumise doivent – comme ils le font – démasquer les manœuvres hypocrites des dirigeants du PS, qu’il s’agisse de Benoit Hamon ou de l’aile droite du parti. Ils doivent aussi rappeler dans le détail ce que fut le parcours récent du candidat du PS, depuis sa participation au gouvernement, entre 2012 et 2014, jusqu’à ses activités de « frondeur » sans fronde – et notamment ses votes à l’Assemblée nationale. Il y a là tout un travail pédagogique à mener, car il ne faudra pas trop compter sur Benoit Hamon lui-même pour expliquer d’où il vient et où il va.

Bien sûr, il faut aussi critiquer le programme de Benoit Hamon, qui est nettement plus modéré et confus que celui de la France insoumise. Mais ici, force est de constater qu’un nombre significatif de jeunes et de travailleurs de gauche considèrent ces deux programmes comme assez proches, somme toute. Cette idée donne de l’eau au moulin du « rassemblement ». Il y a là une difficulté que l’on ne pourra pas lever simplement en détaillant les différences concrètes entre L’Avenir en commun et le programme de Hamon. En effet, la plupart des jeunes et des travailleurs regardent les programmes « de loin », pour ainsi dire, sans entrer dans tous les détails. Et si, de ce point de vue, nombre d’entre eux ont le sentiment que les deux programmes sont assez proches, c’est précisément parce qu’ils le sont, sous un certain rapport. Dans les deux cas, en effet, il s’agit d’un ensemble de réformes progressistes (excepté le « revenu universel », qui ne l’est pas). Prises dans leur globalité, ces réformes vont dans la bonne direction, mais ne marquent pas de rupture avec le système capitaliste. Autrement dit, ces deux programmes sont réformistes – et ce alors que la faillite du capitalisme appelle une transformation radicale, révolutionnaire, de la société.

En complétant son programme par des mesures visant à briser le pouvoir économique des grands capitalistes – ce qui suppose leur expropriation –, la France insoumise ferait d’une pierre deux coups : d’une part, elle se distinguerait clairement du réformisme de Benoit Hamon ; d’autre part, elle se donnerait les moyens de mettre en œuvre les mesures progressistes de son programme, si elle prend le pouvoir, car ces mesures ne pourront pas être réalisées dans le cadre du capitalisme en crise.

 

http://www.marxiste.org/actualite-francaise/politique-francaise/2113-benoit-hamon-et-la-farce-du-rassemblement-de-la-gauche

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 11:57

Ce lundi 6 février à 20h30 nous reprendrons au théâtre :

 

« La situation de la classe laborieuse en Angleterre » de Engels

 

Ce sera au Théâtre de Nesle (8 rue de Nesle à Paris – 75006 / Métro : Odéon ou Pont Neuf),

 

Texte dit : Geoffroy Guerrier ; adaptation et mise en scène Olivier Hueber (durée 1h).

 

Pour prolonger la réflexion, nous aurons le plaisir d'accueillir le philosophe Georges Gastaud qui dialoguera avec le public après la représentation.

 

Tarifs : plein 15 euros ; réduit 13 euros ; Groupe plus de 10 personnes : 10 euros

Billetreduc : 10 euros

Réservations : 01 46 34 61 04

 

Cordialement,

Olivier Hueber

 

« Engels, jeune bourgeois allemand, part pour l'Angleterre en 1842 pour travailler dans une filature appartenant à son père. Il découvre les ravages d’une Révolution Industrielle qui plonge les ouvriers dans une grande misère. Révolté, il décide de relater ce qui s’étale devant ses yeux “ afin de faire connaître au monde civilisé la dégradante situation où il leur faut vivre ”. Ce sera La situation de la classe laborieuse en Angleterre ... un livre, qui encore aujourd'hui nous interpelle par sa ferveur et sa brûlante actualité! »

 

France / Théâtre / « La situation de la classe laborieuse en Angleterre » de Engels
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 21:24
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 20:06

Déclaration du Parti de la démondialisation (Pardem)

 

Le 31 janvier 2017.

 

Avec la désignation de Benoît Hamon comme candidat du Parti socialiste, le paysage du premier tour de l’élection présidentielle est désormais campé. Le combat va maintenant s’organiser pour la présence au second tour.

 

Sauf accident pour l’instant imprévisible, Madame Le Pen devrait y figurer. Face à elle se trouvera le probable futur président de la République : Monsieur Fillon s’il parvient à se sortir du bourbier dans lequel il s’est mis, ou Monsieur Macron, soutenu indéfectiblement par les grands médias et l’establishment, si l’électorat de gauche applique la règle du « moins pire ». Pour jouer ce rôle Monsieur Hamon n’est pas calibré, et encore moins Monsieur Mélenchon. Ces deux derniers, à coup presque sûr, ne seront pas au deuxième tour et ne passeront pas devant Monsieur Macron.

 

Benoît Hamon, logiquement, a tendu la main à l’écologiste Yannick Jadot, bien à la peine, et à Jean-Luc Mélenchon : « je leur proposerai de construire ensemble une majorité gouvernementale cohérente et durable pour le progrès social, écologique et démocratique ». Monsieur Mélenchon a dit non, le PCF a dit oui. Son porte-parole, Olivier Dartigolles, juge que « la victoire de M. Hamon, avec des propositions s’inscrivant dans le débat pour une alternative de gauche au hollandisme, est une bonne nouvelle pour la gauche tout entière ». Il a ajouté « Oui, on va discuter avec toute la gauche anti-austérité. »

 

On retrouve ainsi un parfum de « gauche plurielle ». Tel était le nom du gouvernement socialiste du Premier ministre Lionel Jospin, comprenant des ministres communistes et écologistes, et… Monsieur Mélenchon. C’est ce gouvernement (1997-2002) qui détient le record des privatisations et qui déboucha sur l’élimination de Lionel Jospin du deuxième tour de la présidentielle, et l’appel de toute la gauche à voter… Chirac !

 

La décrépitude méritée de la gauche est telle que des problèmes similaires se posent à elle aujourd’hui. Car le vote pour le premier tour de la présidentielle doit être éclairé par les duels possibles du second tour, les législatives qui suivront et leur lendemain.

 

Trois possibilités crédibles se dessinent pour le second tour : Le Pen – Fillon ; Le Pen – Macron ; Fillon – Macron. Le reste n’est que chimères.

 

Dans l’hypothèse d’un duel Le Pen – Fillon, que va faire la gauche ? Appellera-t-elle, comme en 2002, à voter pour le « moins pire » ? Acceptera-telle d’être accusée de faire le jeu du FN ou refusera-t-elle de participer à une élection qui a tout de la mascarade ?

 

Dans l’hypothèse d’un duel Le Pen – Macron, que va faire la gauche ? Appellera-t-elle à voter pour le « moins pire » des « moins pire » (après tout Monsieur Macron a fait partie du gouvernement socialiste) ? Acceptera-telle d’être accusée de faire le jeu de l’establishment ou refusera-t-elle de participer à une élection qui ressemblera à un piège ?

 

Dans l’hypothèse d’un duel Fillon – Macron, que va faire la gauche ? Appellera-t-elle à voter pour le candidat de l’establishment ou refusera-t-elle de participer à une élection sans enjeu ?

 

Les électeurs aimeraient connaître les positions respectives de Messieurs Jadot, Hamon et Mélenchon.

 

Dans tous les cas, la gauche est dans l’impasse. Cette élection est déjà perdue pour elle, voter pour ses candidats, quels qu’ils soient, au premier ou au second tour, ne présente aucun intérêt.

 

Le seul candidat pouvant apporter un souffle d’air frais sur ce marigot est Jacques Nikonoff, candidat du Rassemblement pour la démondialisation. Il montre le caractère obsolète du clivage gauche – droite et met en avant le vrai clivage d’aujourd’hui, celui entre les classes dominantes et le peuple, entre les mondialisateurs, actifs ou consentants, et les démondialisateurs. Car tous ces candidats et partis qui se disputent le pouvoir ont un point commun, celui d’accepter en réalité la mondialisation néolibérale et les trois piliers sur lesquels elle repose : le libre-échange, la globalisation financière, les institutions supranationales qui tuent la souveraineté des nations et la démocratie. Aucun d’entre eux, par exemple, ne veut sortir immédiatement et unilatéralement de l’euro et de l’Union européenne. Si par malheur ils accédaient au pouvoir, au-delà de différences minimes, ils poursuivraient la même politique menée depuis quarante ans.

 

Il faut donc utiliser l’élection présidentielle et les élections législatives comme un moment de construction de la force qui remplacera ce théâtre d’ombres, celle des démondialisateurs. La priorité est donc à la collecte des parrainages pour permettre à Jacques Nikonoff, censuré par les grands médias, de participer à la présidentielle. La priorité est aussi au succès des candidats du Parti de la démondialisation aux élections législatives.

 

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 14:16

 

jeudi 26 janvier 2017
Par 
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Antonio Gramsci voyait le processus révolutionnaire comme la succession de guerres de position et de guerres de mouvement. Or la guerre de position pour lui est aussi une guerre culturelle. Ainsi, lorsque notre adversaire – l’oligarchie capitaliste – met en cause un fondement conquis par nos anciens, il faut au minimum être présent pour mener la résistance mais il faut aussi mener le combat pour une nouvelle hégémonie. Ce n’est qu’ensuite qu’il est possible de passer à l’offensive.
La résistance contre la loi El Khomri a été au rendez-vous face à la mise en cause des conquis sociaux d’hier, mais la contestation culturelle n’a pas suivi cette mobilisation. C’est là que réside une faiblesse majeure du mouvement social et politique français.

La nouvelle séquence de la période néolibérale

L’extrême droite a recentré son discours sur une ligne nationale-populiste (tout à fait compatible avec le mouvement réformateur néolibéral) pour tenter de bénéficier des voix des couches populaires délaissées par les néolibéraux de droite et de gauche, mais aussi par la gauche de la gauche.

La droite de Fillon a passé un accord avec l’extrême droite catholique de la Manif pour tous et de son parti politique « Sens commun », seule possibilité pour elle de gagner la primaire de droite.

La décomposition de l’appareil solférinien devient patente. La stratégie de type Terra novaqui vise à abandonner les couches populaires et à tenter une majorité avec les couches moyennes minoritaires et les groupes discriminés a fait faillite.

Les tenants de la maison solférinienne tentent de façon pathétique d’éviter la décomposition de leur parti en jouant la carte des frondeurs socialistes avec des idées solubles dans le système, comme cette fausse bonne idée de revenu universel dont les néolibéraux sont en train de se saisir. Il est cependant probable qu’ils subiront malgré tout la même vague de recul que leurs congénères européens. Car les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les deux primaires de gauche, celle des socialistes et celle d’EELV, ne sont-elles pas les primaires pour choisir ceux qui seront en 5et 6e position du premier tour de la présidentielle ?

Emmanuel Macron quant à lui tente, avec un discours contestataire de façade contre les « élites », un syncrétisme entre les gagnants de la mondialisation néolibérale et tous ceux qui en restent à une indignation tout hesselienne et qui croient encore à un altercapitalisme plus moral. Son discours européiste lui permet conjoncturellement de rassembler  d’anciens électeurs socialistes, pseudo-centristes à la Bayrou et même d’anciens électeurs de droite plus favorables à Juppé.

La décomposition de l’extrême gauche, de la gauche de la gauche (altermondialistes et altercapitalistes keynésiens, ex-comités anti-libéraux, ex-Front de gauche appareil du PCF compris, trop compromis soit dans des alliances avec les solfériniens soit avec les communautarismes réactionnaires locaux) que nous avons largement analysée dans ReSPUBLICA s’est accélérée.

Seule la France insoumise de JLM 2017 permet un espoir d’un score à deux chiffres à la présidentielle en évitant une bérézina complète de la gauche française.

Cela dit, même si le dépassement du candidat solférinien par Jean-Luc Mélenchon est de plus en plus envisageable, tenter d’atteindre le deuxième tour lui demanderait de prendre un discours plus mobilisateur pour la majorité des couches populaires abstentionnistes (60 % de la classe populaire ouvrière et employée, donc 30 % du corps politique des citoyens) par une contestation encore plus vive du système d’exploitation dans les rapports de production, provoquant chômage et précarité, de l’Union européenne, de la zone euro (encore un effort pour passer du plan A/B au plan C !)1, des communautarismes coupables y compris dans les quartiers populaires, de l’école telle qu’elle est, des services publics abandonnés, d’une protection sociale de plus en plus ouverte aux prédateurs, de la souffrance au travail et dans la précarité, etc. Cela demande d’accentuer la revendication de l’abaissement du temps de travail hebdomadaire, de la nécessaire réindustrialisation de la France, de la critique de la démocrature pour promouvoir enfin la démocratie jusqu’à et y compris dans l’entreprise comme nous le proposons dans un ouvrage sur la République sociale (voir la librairie militante, sur ce site), etc. Cela demanderait aussi de promouvoir avec l’idée de la Constituante, la promotion d’un modèle politique alternatif anticapitaliste global de type République sociale.

L’état de la France des travailleurs est sans appel

Prenons le cas de l’école. Sarkozy avait fait accroître la part de l’école privée confessionnelle à la rentrée en sixième. Hollande a poursuivi ce chemin en faisant le jeu du privé par ses réformes dites des rythmes scolaires où il remplace des enseignants par des animateurs Bafa. À noter que c’est Benoît Hamon qui fut à la tâche pour la mise en orbite de cette régression. Il suffit pour cela de consulter les études du Ministère lui-même.

Bien évidemment, tout cela s’accompagne de l’augmentation des financements publics à l’école privée confessionnelle. Idem pour l’accroissement des inégalités sociales scolaires. Idem pour l’évacuation de plus en plus affichée des contenus dans les programmes et, par le biais de l’enseignement par compétences, leur mise en conformité avec les exigences des intérêts de l’oligarchie, idem pour la mise en conformité des programmes aux exigences des intérêts de l’oligarchie, idem pour la chute de la mobilité sociale, idem pour les 100.000 élèves qui sortent sans diplômes ni qualifications du cursus scolaire, idem avec le soutien médiatique des écoles privées patronales de type Espérance banlieue pratiquant des programmes de régression scolaire soutenus par une défiscalisation des dons décidée par l’Etat, etc.

Prenons la croissance des inégalités sociales de santé, l’incapacité du système de santé de continuer son travail habituel lorsqu’il y a une épidémie de grippe, la croissance des restes à charge et des refus de soins pour causes financières, la poursuite de la privatisation de la Sécurité sociale, la montée des dépassements d’honoraires, la baisse continuelle des retraites, des prestations logement et des prestations sociales, la croissance de la misère, de la pauvreté (+ 1 million sur le quinquennat d’Hollande), du chômage (plus de 6,5 millions de chômeurs en comptant bien sûr sur les catégories A, B, C, D, E et non seulement  la catégorie A) et de la précarité.

Selon Oxfam, en France, 21 personnes détiennent autant que les 40 % les plus pauvres. C’est une course-poursuite par rapport au monde entier où le rapport est de 8 personnes qui détiennent autant que les 50 % les plus pauvres.
Et c’est pareil pour d’autres pays développés. D’après la World Wealth and Income Database, une étude d’Emmanuel Saez et Gabriel Zucman montre que : la part des 50 % des Américains les plus pauvres est passée de 20 % à 12 % du revenu national entre 1980 et 2014, alors que la part des 1 % les plus riches passait dans le même temps de 11 % à 20 %. Concrètement, le revenu moyen annuel des 50 % les plus pauvres a stagné autour de 16 000 dollars par adulte (en dollars constants 2015), alors que le revenu moyen des 1 % les plus riches est passé de 27 fois à 81 fois ce montant, c’est-à-dire d’un peu plus de 400 000 dollars en 1980 à plus de 1,3 million de dollars en 2014.

La France a eu en 2014, d’après Eurostat, 8,8 % de bas salaires (sont considérés comme tels par Eurostat ceux qui sont inférieurs à deux tiers ou moins du salaire horaire national brut médian). C’est plus que les 2,6 %  de la Suède, les 3,8 % de la Belgique, les 5,3 % de la Finlande mais moins que les 15,9 % de la zone euro et les 17,2 %  de l’Union européenne. À noter les chiffres pour la Lettonie (25,5 %), la Roumanie (24,4 %), la Pologne (23,6 %), l’Allemagne (22,5 %), le Royaume Uni (21,3 %), l’Irlande (21,6 %, les Pays-Bas (18,5 %). Et environ 15 %  pour les pays du sud de l’Europe (non compris la Grèce car les relevés n’ont pu être effectués).

Précisons que la productivité (PIB/nombre d’heures travaillées), calculée par l’OCDE2 est d’environ 55 euros pour l’Allemagne, la France et les Etats-Unis (42 euros pour la Grande-Bretagne et l’Italie). Cela montre, si l’on relie ce chiffre à la série précédente, que l’Allemagne, qui est encensée par les médias néolibéraux, est plus inégalitaire que la France. D’autre part, cette productivité est près de trois fois supérieure (20 euros) à son niveau de 1970, ce qui montre une impressionnante intensification du travail par le mouvement réformateur néolibéral. Ajoutons que ce chiffre de la productivité française est sans doute optimiste car, comme la France a un taux de chômage plus élevé que les États-Unis et l’Allemagne, on remarque un décrochage français dû à la forte augmentation du chômage de personnes peu qualifiées ; il faudrait alors faire une correction des séries utilisées. Cette faiblesse pourrait s’expliquer par la faiblesse du taux de recherche-développement en France et par l’effondrement de son système éducatif, professionnel compris.

Que faire ?

Une vidéo qui constitue un extraordinaire cours de lutte de classe et fait actuellement le buzz dans la mouvance CGT sur les réseaux sociaux montre Fillon s’adressant aux patrons pour préparer la guerre sociale qui devrait suivre son élection. Si Fillon gagne la présidentielle, ce qui n’est pas une hypothèse d’école malheureusement, c’est bien le mouvement syndical revendicatif qui sera en première ligne.
Notre rôle sera alors de mener à ses côtés la campagne pour une nouvelle hégémonie culturelle avec nos outils d’éducation populaire refondée, à modifier d’ailleurs au préalable pour les rendre plus efficaces.

 

  1. Le plan A est le plan des européistes qui estiment que l’UE et la zone euro peut permettre une politique progressiste suite à une simple mobilisation importante.
    Le plan B est le plan de ceux qui estiment souhaitable et possible de quitter à tout moment la zone euro et l’UE par une simple mobilisation volontaire.
    Le plan A/B est le plan de ceux qui veulent commencer par demander un changement des traités et en cas de refus (pourrait-il en être autrement quand on sait que l’Allemagne vieillissante doit se procurer des excédents pour financer la protection sociale de ses seniors ?) de déclencher la sortie de l’UE et de la zone euro.
    Le plan C est celui de ceux qui pensent qu’une sortie gauche de gauche est plus difficile qu’une sortie néolibérale de type Brexit) tout en étant impérative pour une politique progressive. Mais elle ne pourra avoir lieu que lors d’une crise paroxystique de type de celle de 2007-2008 ou lors de la suivante. []
  2. Tous les chiffres sont exprimés en parité de pouvoir d’achat et en euros 2015, c’est-à-dire après prise en compte de l’inflation et du niveau des prix dans les différents pays. Ce sont des chiffres de l’OCDE, corroborés par des résultats similaires du Bureau of Labor Statistics du gouvernement fédéral américain. []

 

http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/regression-catastrophique-pour-le-peuple-spectacle-mediatique-insense-une-alternative-vite/7399860 

 

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 13:06


 

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 09:46

NI AUSTÉRITÉ DE DROITE, NI AUSTÉRITÉ DE GAUCHE… BOYCOTT DES PRÉSIDENTIELLES !

 

 

 

 

 

 

Par le "Collectif défense "

L’élection présidentielle de 2017 consistera une fois de plus à faire désigner par les électeurs le principal représentant de la bourgeoisie au pouvoir.

La constitution de la 5e République attribue au Président de la République des pouvoirs très importants, mais, quelle que soit son étiquette, il ne pourra pas faire une autre politique que celle que lui dicte la classe capitaliste.

Pour masquer cette dictature de l’oligarchie financière, un pluralisme de façade est entretenu au niveau des partis et des candidats du système. Or, aucun parmi eux ne remet en question le système économique capitaliste qui enfonce le monde entier dans la crise et accroît les dangers de guerre.

 

La campagne des différents candidats de «gauche» ou de «droite» porte sur les solutions à mettre en oeuvre pour restaurer la compétitivité des entreprises, faire baisser le «coût du travail» et les dépenses publiques, donner à l’armée française les moyens de faire face au terrorisme…

Fillon, qui a emporté la primaire à droite, exprime le plus les désidératas de la bourgeoisie dans son programme. Le PS au pouvoir les avait aussi grandement satisfaits avec les lois Macron, El Khomri, Rebsamen… mais le MEDEF veut aller plus loin.

À «gauche», des prétendants à la candidature rivalisent en surenchérissant sur le discours de droite pour flatter encore plus l’électorat traditionnel des «Républicains» ; des socialistes, écologistes et autres, expliquent à qui veut les entendre que les intérêts des salariés et des entreprises sont convergents, que les catégories de travailleurs qui ont quelques avantages par rapport à ceux qui sont les moins bien lotis doivent renoncer à leurs «privilèges» pour sauver «notre modèle économique et social».

Or, les différentes élections qui se sont succédé depuis une quinzaine d’années voient le taux d’abstention s’élever, particulièrement dans les couches populaires. Ceci traduit un accroissement de la défiance envers les partis traditionnels, un rejet plus ou moins conscient du système.

La crise économique provoque ainsi une crise de la représentation politique et une montée du mécontentement et la persistance des luttes.

Le capitalisme est incapable d’assurer les besoins élémentaires de la population en matière de logement, d’éducation, de santé, de fournir un travail à chacun.

Les conditions objectives pour son renversement sont donc réunies, et la nécessité d’un parti révolutionnaire qui organise et dirige la lutte vers l’objectif de la révolution est plus urgente que jamais. Ce n’est pas en participant à la mascarade électorale que sont les élections présidentielles que l’on peut avancer vers l’expropriation du capital privé des entreprises industrielles, agricoles, commerciales et bancaires, l’établissement du contrôle ouvrier sur la production et la ré-industrialisation avec une économie planifiée démocratique et centralisée. C’est en brisant l’État bourgeois et en le remplaçant par un État du prolétariat qu’on résoudra les problèmes économiques, sociaux, écologiques…

Parmi les obstacles dressés devant les travailleurs en lutte contre la loi El Khomri, il y avait en premier lieu la volonté de sauver la social-démocratie (qu’il s’agisse du PCF, de Mélenchon, des Frondeurs du PS…) pour lui permettre de se présenter à la Présidentielle comme le sauveur du «modèle social français» en promettant l’abrogation de la loi dite Travail.

Présenter ou soutenir un candidat dans ces conditions revient à soutenir le système et à retarder la prise de conscience qu’il faut faire la révolution. Déplorer qu’aucun candidat ne porte les revendications des travailleurs et ne remette en cause le système, tout en laissant entendre que l’élection présidentielle serait un moyen d’aboutir à des changements en faveur des travailleurs en faisant pression par les luttes sur le vainqueur, c’est encore se méprendre sur la nature de l’État, faire l’impasse sur le rapport des forces existant dans la classe ouvrière, et faire croire que la bourgeoisie peut encore céder aux revendications sous la seule pression des luttes.

Il faut rejeter la théorie selon laquelle chaque victoire des revendications apprivoiserait de plus en plus l’ennemi de classe.

Le Collectif DÉFENSE soutient les revendications des travailleurs, mais il les appelle à les opposer à la logique du système capitaliste, à les inscrire dans la lutte pour la révolution socialiste qui brisera la dictature des monopoles : emploi en CDI pour tous sans démolition ni aménagement régressif du Code du travail, retraite pleine et entière à 60 ans avec 37 ans et demi de cotisation et 55 ans pour les travaux invalidants, expropriation de tous les monopoles privés du service public… Il appelle à développer les luttes, en particulier contre la loi El Khomri, à être vigilant contre les guerres impérialistes, à empêcher leur escalade, et à rejeter le monarcho-présidentialisme en boycottant les présidentielles de 2017 ; le taux d’abstention et de refus de vote constitueraient un point d’appui contre la politique d’austérité de la droite ou de la sociale-démocratie et contribuera idéologiquement à préparer la révolution socialiste.

 

Source >> https://collectifdefenseblog.wordpress.com/2017/01/04/ni-austerite-de-droite-ni-austerite-de-gauche-boycott-des-presidentielles/

« De la signification des nouveaux "éloges de la pauvreté"…

 

http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/ni-austerite-de-droite-ni-austerite-de-gauche-boycott-des-presidentiel-a128181272

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 19:32

Un homme inutile

 

Un homme inutile est le roman de Valère Staraselski qui a été le plus souvent réédité. Ecrit à la toute fin du siècle dernier, il a été publié en 1998, réédité en 2003 puis en 2011.

Pourquoi ? Sans doute que, dans sa simplicité, ce livre est l’un des plus parlants sur notre époque ? Sans doute appartient-il à ce type de récits où, dans les conditions d’aujourd’hui, la question de la liberté est centrale ? Sans doute la farouche volonté de vivre qui habite le personnage principal jusqu’en ses moments de désespoir et sa détermination à veiller sur sa dignité en dépit d’obstacles paraissant insurmontables marquent les esprits ? Sans doute que la force de ce roman loge, dans ce que montre Staraselski : où que l’on soit, ni le système, fût-il le plus raffiné dans la coercition mentale, ni l’exclusion et l’ostracisme ne peuvent s’opposer de manière durable à l’exercice de la liberté en action. Sans doute, cet ouvrage avait-il anticipé la réaction des classes d’en bas en termes politiques au dédain et au mépris des « assis » et autres « bobos » à leur égard ? Sans doute, la situation actuelle de notre pays comme le choix de vie d’un certain nombre de nos concitoyens octroient-ils des accents prémonitoires à ce roman de 1998 ?

 

De quoi s’agit-il ? De l’existence prise au jour le jour d’un jeune homme, issu des couches moyennes, hautement diplômé, cultivé aussi, touché par le chômage et par les effets et conséquences du libéralisme triomphant dans la France des années 90. Jeune homme de et dans son temps et cependant à contre-courant de l’idéologie ambiante de cette période. Il a, en effet, consacré son doctorat à l’œuvre de Maurice Barrès, écrivain génial et inventeur du nationalisme à la française.

Mais l’essentiel est qu’il fait l’expérience de la solidarité, mieux, de la fraternité.

Staraselski est un écrivain de la conscience et c’est la raison pour laquelle, semble-t-il, avec le temps, ses œuvres, relevant pourtant d’une diversité assumée et se déployant jusqu’ici plutôt en dehors des milieux littéraires « consacrés », gagnent en puissance en même temps qu’en lectorat. Chez lui, liberté et dignité ont partie liée, inextricables, elles constituent le grand thème de ses livres. Là résident, en quelque sorte, son originalité, sa modernité.

Par ailleurs, point de sociologie chez cet auteur d’une œuvre marquée de bout en bout par le sceau du réalisme. Pour lui, tout art véritable doit susciter conscience, élévation culturelle et spirituelle. Si ces ouvrages ne quittent jamais le vrai, son réalisme tourne le dos à la déconsidération de l’entreprise artistique à laquelle se livrent tant d’adeptes du culte affirmé de la laideur, de l’insignifiant, du relativisme, du vide, en un mot, de la démission.

Ses romans sont autant de moyens d’investigation du réel qui s’opposent aux fictions dominantes en constituant un espace à conquérir. L’avenir y est inscrit, l’avenir y a sa place.

Ses textes n’oublient jamais que l’homme est un animal fondamentalement doué d’imaginaire ou bien ainsi que l’avance Maxime Rovere qu’il est « un animal poétique »[1]

Chacun de ses ouvrages se veut un acte de connaissance en même temps qu’un formidable appel à la vie. Un homme inutile, jusqu’en son titre, consiste en une revendication et en un hymne à l’amour de la vie. « Ce qui compte – déclarait l’auteur lors d’une interview – j’en ai l’intime conviction, c’est de célébrer la vie, la fragilité existentielle du vivant. »

A une question concernant son style, il répondait également : « le moteur de l’art loge dans ce fait avéré : le réel résiste à toute formulation, éternellement. » Et il ajoutait : « Pour ma part, je considère que le style classique est le plus adapté, le meilleur pour être lu par le plus grand nombre possible et le plus longtemps possible. » [2]

Dans la chronologie de sa production, on peut avancer qu’Un homme inutile annonce une œuvre tournée vers la quête de sens, vers la non-abdication devant le nihilisme sous toutes ses formes, marchand ou idéologique…

En cela, Un homme inutile demeure l’un des romans les plus probants, les plus dignes de la littérature française de notre temps.

 

Matthieu Guérin.

Un homme inutile, p195, Cherche midi édition, 2011, 14,20€.

 

[1] « Si vite qu’aillent nos machines, si augmenté qu’il soit, l’homme restera toujours un animal poétique » Le Magazine Littéraire, 15 juin 2015.

[2] Interview, mars 2008, Sistoeurs, le magazine féminin très fin.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 18:59
Chers Camarades,

L’homme qui a choisi de se reposer sous un arbre (et se fait étouffer par un boa qui était caché dans les branches) « a choisi » de se reposer sous un arbre.

Notre Parti qui a choisi un candidat à la Présidentielle et qui se fait étouffer par France Insoumise « a choisi » un candidat à la Présidentielle.

Dans les deux cas, ce n’est pas parce que l’on « a choisi » qu’il faut penser que l’on a bien fait.

Si en votant pour un candidat à la Présidentielle, on avait dit qu’il présenterait des candidats partout à la législative pour gagner l’argent du financement public et se présenterait même contre nos députés sortants pour les faire chuter…, alors je pense que ce candidat n’aurait pas eu les faveurs des adhérents.

Les adhérents ont donc été trompés, et ce n’est pas la première fois.

Notre Parti ne trouve sa justification que dans sa volonté d’être au cœur de la Gauche pour orienter une politique économique, sociale et sociétale. Il ne pourra pas construire cela avec ceux qui pensent qu’il y a deux gauches irréconciliables (Valls et Mélenchon).

L’élection présidentielle n’est pas notre tasse de thé et dans une 6ème République, nous la supprimerions. Nous avons une constitution de régime parlementaire pervertie par l’élection présidentielle au suffrage universel. Pour nous l’élection du « Pouvoir Politique » est l’élection législative. Pour participer à une élection législative, il faut que nous ayons une « autonomie politique », cette autonomie peut se conjuguer avec un accord de rassemblement (d’ailleurs, on ne peut se rassembler que lorsque nous sommes autonomes). Or, avec Mélenchon, nous ne sommes pas autonomes mais dominés.

Pour moi, ce n’est pas la bonne voie.

A côté de cela, près de deux millions de suffrages (quand les sondages choisissent un millier de sondés) ont choisi une autre voie à gauche que celle empruntée par le Parti socialiste depuis 16 ans. C’est un évènement considérable dans notre pays. Un évènement qui risque de remobiliser des millions de citoyens de gauche qui avaient perdu l’espoir. 

NOTRE PARTI ne participerait pas de cet élan sous prétexte que Mélenchon ne le voudrait pas ?

Ce n’est pas possible. Ce n’est pas possible parce que le péril du Front National est à nos portes, ce n’est pas possible parce que cette fois, la gauche ne se reportera plus sur Fillon pour faire échec à Le Pen. Il faut donc que la gauche soit au second tour.

Au nom de nos valeurs et par-dessus nos désaccords, allons tous aux urnes dimanche prochain pour battre la politique qui a fait échec dans notre pays et a divisé la gauche. Pour cela, il faut battre Valls en choisissant Benoit HAMON avec qui nous reconstruirons une gauche de combat, de courage et d’avenir.


Patrick HATZIG
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 17:31

« Paris Marx » - Il y a 100 ans, la Révolution russe


 

La Révolution russe de 1917 fut un événement historique d’une importance colossale. En huit mois, des millions de travailleurs, paysans et soldats russes ont renversé la monarchie tsariste (février), puis porté au pouvoir le parti bolchevik (octobre). Pour la première fois – si l’on excepte l’héroïque soulèvement des communards de Paris, en 1871 –, les travailleurs prenaient le pouvoir et engageaient la construction d’une société socialiste. L’impact international de cet événement fut immense. Il bouleversa le cours de l’histoire.


Nous expliquerons quelles furent les causes de cette révolution, sa dynamique interne, les raisons de sa dégénérescence stalinienne, au milieu des années 20 – et quelle leçons nous pouvons en tirer, aujourd’hui, pour faire avancer la lutte contre le capitalisme.

La réunion sera suivie d’un buffet fraternel.

Mercredi 25 janvier - 19h

75 boulevard Vincent Auriol - Métro Chevaleret

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