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Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

Merci de signaler à Vendémiaire tout dysfonctionnement que vous pourriez constater.

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 11:16

Le gouvernement actuel n’a pas engagé la rupture nécessaire avec les politiques libérales de ces dernières années. La mobilisation est indispensable pour stopper les attaques contre nos acquis sociaux. Grâce aux actions, et en particulier à la journée de grève du 31 janvier dernier, nous avons obtenu le retrait du jour de carence à partir du 1er janvier 2014.

La « refondation de l’Ecole » engagée par le gouvernement manque cruellement d’ambition et, pire encore, elle programme des régressions comme la décentralisation de l’enseignement professionnel et de l’orientation scolaire. Au-delà, nous considérons que les beaux discours du gouvernement ne sont pas suivis d’actes forts qui permettraient à l’Ecole d’être un outil de démocratisation de notre société. De plus, il est urgent que les salaires des personnels d’éducation et plus largement ceux des fonctionnaires soient augmentés de façon significative.

Dans les collèges et lycées, les raisons d’exprimer notre déception et nos attentes sont nombreuses. A voir et à diffuser : l’affiche élaborée par l’équipe du SNES-FSU Orléans-Tours

 

La FSU, refusant le statu quo, juge cette « refondation de l’Ecole » très insatisfaisante. C’est pourquoi, sur la base de nos revendications, nous appelons tous les personnels à une manifestation nationale pour l’Éducation à Paris, le samedi 6 avril 2013 (départ à 13h30 - Place de la Bastille).

 

Dans chaque département, des départs groupés sont organisés, et nécessitent que les collègues s’inscrivent auprès des sections départementales de la FSU ou de ses syndicats :

 

Dans le 18 :

Départ en train depuis Bourges 10h29, depuis Vierzon 10h48, retour en fin de journée, inscription par mel snes18@orleans.snes.edu

 

Dans le 28 :

Départ 11 H 15 de la section FSU 28 - 3 rue Louis Blériot - Champhol (grand parking gratuit pour les voitures)

Inscrivez-vous rapidement par mel fsu28@fsu.fr ou par tel 02 37 21 23 96

 

Dans le 36 :

Départ en car (avec les collègues de la Creuse) depuis Châteauroux. RDV à 9h30 sur le parking du Mc DO, sortie N°12 de l’A20. S’inscrire au plus vite par mail : fsu36@fsu.fr (gratuit pour les adhérents)

 

Dans le 37 :

Départ de la gare de Tours TGV N° 8310 de 11h32 arrivée à Paris à 12h45 Merci d’arriver à 11h à la gare de Tours afin de récupérer vos billets Retour de la gare Montparnasse TGV 8327 de 18h16 arrivée à Tours à 19h28 Modalités d’inscriptions-

Dans le 41 :

 

La FSU 41 organise un départ en bus de Blois, à partir du stade des Allées. Départ à 9h15. Il y aura un arrêt à Mer : rendez-vous au feu rouge près du cimetière vers 9h30.

Dans le 45 :

 

Départ en train à la gare des Aubrais : 12h26 ; rendez-vous à 12h pour la distribution des billets. Retour : départ de la gare d’Austerlitz à 17h27

Important : inscrivez-vous à fsu45@fsu.fr ou à snes45@orleans.snes.edu

 

http://www.orleans.snes.edu/spip/spip.php?article2251

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 11:14

Mars 2013 : Ensemble, des militants communistes s’adressent aux travailleurs en lutte

« UN TEXTE UNITAIRE IMPORTANT pour la mise en place d’une convergence communiste d’action ».


Plusieurs dirigeants nationaux du PRCF, Léon Landini, Pierre Pranchère, Georges Gastaud, Antoine Manessis, Annie Lacroix-Riz, Annette Mateu-Casado, ont signé le texte ci-dessous qu’on peut soutenir en envoyant sa signature, suivie de ses qualités militantes, à gastaudcrovisier2@wanadoo.fr , ou :


Pour signer la pétition :

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=13355#more-13355

Haut du formulaire

 

 

 

 

 

 

 

Bas du formulaire

 

 

Ripostant au MEDEF, au gouvernement, à l’Union européenne, la classe ouvrière de France est en ébullition : chez Good Year, Renault, PSA, Arcelor-Mittal, Doux, Fralib, Sanofi, les travailleurs refusent d’être baladés par Montebourg pour finir sacrifiés sur l’autel des compromis à la Chérèque, de la désindustrialisation.

Les travailleurs les plus engagés nous montrent le chemin: ouvriers de Florange s’enchaînant aux grilles de Matignon et frappés par la police, travailleurs de PSA et de Renault faisant tomber les grilles qui les séparent, salariés de Good Year refusant le chantage aux salaires avec leur syndicat CGT et l’expérience des Conti dont la baisse des salaires a préparé la fermeture de l’usine Leur détermination « tous ensemble et en même temps » permet une contre-offensive des travailleurs face à la guerre de classe menée par le grand patronat contre l’emploi industriel, contre le pouvoir d’achat, contre les conditions de travail, pour le profit maximal des milliardaires qui pillent notre pays et déménagent ensuite à l’étranger avec leur pognon.

Face au ministre socialiste Manuel Valls, menaçant de répression policière non pas les actionnaires qui détruisent l’industrie française, mais les ouvriers qui défendent l’intérêt national
, nous affirmons que la « violence » ne vient pas des salariés en état de légitime défense : elle vient des actionnaires-voyous, aidés par la droite, par l’U.E. et par le gouvernement PS à genoux devant les patrons  ; C’est le MEDEF qui, aidé par les gouvernements successifs depuis 40 ans a détruit les mines, la sidérurgie, le textile et maintenant l’automobile. C’est le patronat qui ruine la nation, plombe la balance commerciale de la France et prive de débouchés des millions de jeunes qui voudraient succéder à leurs parents comme ouvriers qualifiés, techniciens ou ingénieurs !

N’ayons pas peur !
Ce n’est pas le combat de classe qui nous fragilise, mais la politique du « moindre mal », le choix résigné de la mort lente rebaptisée « plans sociaux » par Chérèque et les dirigeants syndicaux jaunes, plus prompts à « casser » les syndicats de lutte qu’à affronter les patrons ! Depuis que les travailleurs négocient indemnités, plans sociaux, réformes décidées par les technocrates, les idées de collaboration avec le patronat et l’acceptation de l’Europe capitaliste avancent, tandis que la classe ouvrière et la nation ne cessent de reculer.

La classe ouvrière a le droit de prendre l’offensive.
Elle doit tendre la main aux autres secteurs en lutte : enseignants, infirmières, cheminots écrasés par l’euro-austérité, retraités qui ne peuvent plus se soigner, chômeurs peu ou pas indemnisés, artisans et petits paysans écrasés par le libre-échange européen fait pour les « gros ». L’enjeu de l’affrontement entre tous les travailleurs et le patronat est l’avenir du pays et de nos enfants ; Notre pays a l’expérience de la difficulté des luttes, mais aussi des joies de nos victoires qui, à travers la Révolution française, la Commune, le Front populaire, la Résistance, Mai 68, Décembre 1995, etc., ont longtemps fait de la France «le pays classique des luttes de classes menées jusqu’au bout » (Marx) !

Pour produire en France, il faut sortir de l’Euro, de l’Union Européenne, nationaliser les banques et la grande industrie, imposer la réindustrialisation planifiée du pays !

Ceux qui nous parlent d’« Europe sociale », y compris à gauche, se trompent, voire nous mentent.
L’euro n’a pas été fait pour la « paix » et la « prospérité des peuples » ; chacun voit au contraire que l’« euro fort », ce clone du Deutsche Mark, met tous les peuples d’Europe en concurrence, qu’il justifie l’austérité salariale sans fin et le démontage du secteur public, qu’il permet à l’Allemagne capitaliste, associée aux États-Unis et à la « City » de Londres, d’édifier un nouvel Empire européen qui viole la souveraineté de la France et des autres pays. Ce qui se met en place actuellement, c’est une dictature européenne pilotée par l’Axe Washington-Berlin : dans leur manifeste “Besoin d’aire”, les gros patrons « français » appellent, comme le faisait le Comité des Forges des années 30 et 40, à liquider la France, à mettre les régions françaises en concurrence, à créer les « États-Unis d’Europe », à promouvoir l’anglais comme la seule « langue de l’entreprise et des affaires » : le MEDEF veut mettre rapidement le point final à l’histoire de France !

Quand le patronat veut à ce point liquider la nation, c’est à la classe ouvrière, avec les travailleurs immigrés, nos frères de lutte, de prendre la tête de la lutte pour reconstruire la France, la réindustrialiser, bâtir une République sociale, souveraine et fraternelle marchant à la rupture avec le capitalisme pour la révolution sociale.

Des communistes membres ou non du PCF, tendent la main aux travailleurs en lutte ! 

Tant que la classe ouvrière a disposé d’un PCF actif dans les usines, se nourrissant des idées de Marx et de Lénine, le monde du travail s’est fait respecter en France. De 1945 à 1947, ce sont les ministres communistes Croizat, Thorez, Marcel Paul, Billoux, Tillon, Wallon, Joliot-Curie, portés par la victoire antifasciste de Stalingrad et par la création du Conseil National de la Résistance, qui ont mis en place la Sécu, les retraites par répartition, la nationalisation de Renault, de l’aviation, du Sous-sol et d’EDF, les comités d’entreprise, le statut des mineurs et de la fonction publique, le CNRS, le CEA, la reconstruction démocratique de l’école publique…

Mais la participation du PCF à un gouvernement de gauche menant surtout après 1983 une politique de plus en plus de droite dérégulant l’économie, battant des records de privatisation de 1997 à 2002, précarisant massivement le travail, accompagnant de mesures « sociales » la pauvreté créée par la désindustrialisation, a bousculé son enracinement populaire et ouvrier. Ensemble il nous faut retrouver l’esprit des campagnes menées contre l’Europe supranationale et le Traité de Maastricht, remettre au cœur de nos luttes l’objectif révolutionnaire du socialisme, refuser de nous situer dans le cadre piégé de la « construction » européenne pour retrouver le camp des travailleurs dans les luttes de classe, toujours symbolisé par la faucille et le marteau.

Alors que la politique euro-libérale du PS prépare le retour fascisant de l’UMP et du FN, la stratégie pro-européenne du « front de gauche » se limite à une pression inefficace sur le PS et Bruxelles, sans tenir compte de la nature impérialiste de l’UE et des choix patronaux du PS, comme le montrent l’accord sur le TSCG et celui honteux sur la flexibilité du travail. Les travailleurs ne peuvent croire que « l’Europe est à nous » – alors qu’Angela Merkel ridiculise quotidiennement Hollande – et que « l’euro est notre monnaie » – alors que la monnaie unique étrangle la Grèce, le Portugal, l’Italie et l’Espagne et que l’euro-austérité plonge déjà des millions de Français dans la misère.

UNE AUTRE POLITIQUE, RÉVOLUTIONNAIRE, EST POSSIBLE EN FRANCE ! 

On nous fait croire qu’une France sortant de l’UE courrait à la catastrophe. C’est l’inverse ! Si nous restons dans l’euro, le peuple français « y restera ». Pour mettre les capitalistes sur la défensive, reprendre la marche en avant vers le socialisme, il faut au contraire sortir du broyeur européen PAR LA PORTE A GAUCHE, par celle du progrès social, de l’indépendance nationale, de la COOPÉRATION ENTRE PEUPLES.

Oui, il faut reconstruire notre souveraineté monétaire, politique, industrielle, non pour isoler la France, mais pour de nouveaux traités internationaux progressistes de coopération entre les peuples, libérée du jeu ruineux de la « concurrence libre et non faussée ». Un grand mouvement de lutte des travailleurs français serait soutenu par les travailleurs portugais, italiens, espagnols, grecs ou tunisiens, qui sont déjà entrés eux-mêmes en résistance .

Cette offensive du monde du travail implique de rejeter la diversion raciste du Front « national » et de l’UMP Copé, qui veulent diviser notre classe pour mieux casser notre pays. Serrant les coudes comme dans la Résistance antifasciste, les ouvriers français et immigrés doivent défendre ensemble le PRODUIRE EN FRANCE qui permettrait d’employer tous les travailleurs du pays. Les ennemis de notre pays ne sont pas les prolétaires étrangers qui triment à nos côtés, mais les Bernard Arnault, les grands actionnaires et les « peoples » égoïstes qui exportent à l’étranger les milliards qu’ils ont volés ICI.

Oui, il est possible de faire naître une convergence d’action communiste
qui s’adressera régulièrement aux travailleurs pour dessiner avec eux, et dans l’action, une perspective révolutionnaire, patriotique et internationaliste.

Oui, il est possible, entre communistes et militants ouvriers ou patriotes non-communistes attachés à la coopération entre les peuples, de construire un Front Populaire pour une République Sociale, souveraine et fraternelle, reprenant le message du Conseil National de la Résistance dans le contexte actuel. Loin des politiques destructives de la droite et de la fausse gauche, loin des « solutions » fascisantes de Copé et du FN, ce Front doit s’affirmer pour sortir la France de l’Europe supranationale, élargir la démocratie et engager la rupture avec le grand capital. Cette alliance centrée sur le monde du travail peut réunir 90% du peuple français et rouvrir la voie d’une transformation révolutionnaire de la société !

Sans la classe ouvrière en lutte, les militants communistes que nous sommes ne peuvent rien. Mais pour s’unir, gagner et diriger à nouveau la lutte de tout le peuple pour le progrès, la classe ouvrière a besoin que s’unissent les communistes fidèles au drapeau tricolore de Robespierre et au drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau qui symbolisent le camp des travailleurs !

Premiers signataires:

* Caroline Andréani (93)
* Marie-Christine Burricand (69)
* Annette Mateu-Casado
* Jean-Pierre Djukic (67)
* Vincent Flament (59)
* Georges Gastaud (62)
* Jean-Pierre Hemmen (80)
* Jean-Jacques Karman (93)
* Annie Lacroix-Riz (78)
* Léon Landini (92)
* Antoine Manessis
* Jean-Pierre Meyer (04)
* Pasquale Noizet (75)
* Jean Michel Pascal (75)
* Pierre Pranchère (19)
* Gilles Questiaux (75)
* Fabrice Selingant (45)

Cet appel a été rejoint par : 

* Gilbert Remond (69)
* Pierre-Alain Millet (69)
* Jean Lévy (75)
* Michel Dupuy (94)
* Guy Jacquin (01)
* Pascal Brula (69)
* Pierre Avinière (01)
* Marie-Christine Elgeidinger (69)

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 11:10

 Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP). 

Le 24 mars 2013.


C’est un fait ! Prononcez le mot « nation » et vous serez qualifié de ringard, tout de suite soupçonné de « nationalisme ». Sortez un drapeau tricolore ou défendez la langue française, et immédiatement vous apparaîtrez chauvin, cocardier, etc. Et bien sûr vous serez, en plus, soupçonné d’être sympathisant… du Front national !

Vous voulez passer pour quelqu’un de moderne, progressiste, ouvert sur le monde ? Alors parlez de « libre-échange », de « mondialisation », de « construction » européenne, de « gouvernance »... Soyez contre tout cela et on vous accusera de prôner le repli nationaliste et d’être… pour la guerre !

Pour imposer le système capitaliste et son modèle de société, ses défenseurs mènent une véritable guerre idéologique. En disqualifiant l’idée de nation, en la rendant « has been », voire dangereuse… les classes dirigeantes souhaitent en finir avec la nation, devenue un cadre trop gênant pour l’expansion de leurs profits.

Ils ont en effet compris que la nation constitue le seul et unique espace de souveraineté des peuples. Il n’existe pas de souveraineté populaire sans souveraineté nationale. Par conséquent, faire disparaître la nation c’est faire disparaître la démocratie… c’est limiter la capacité d’action des peuples à décider de leur avenir.

Ils s’y emploient donc activement. La gauche les regarde sans réagir, elle-même empêtrée dans un rêve « alter » mondialiste (qu’elle confond avec son idéal internationaliste) où la nation est remplacée par une hypothétique « gouvernance mondiale ».

 Guerre culturelle

Faire disparaître la nation passe donc par un travail idéologique qui consiste à en faire une idée du passé. Cela passe aussi par un impérialisme culturel qui consiste (entre autre) à imposer la langue des affaires (l’anglais) comme la langue « naturelle », via des productions culturelles standardisées réalisées par les multinationales anglo-saxonnes (voir à ce sujet les excellentes analyses et initiatives de l’association C.O.U.R.R.I.E.L (www.courriel-languefrancaise.org))

 Guerre institutionnelle

Pour mettre en œuvre leur stratégie de « mondialisation » qui consiste à réorganiser la production à l’échelle de la planète afin de maximiser les profits, les classes dirigeantes doivent détruire les espaces qui ont permis les conquêtes sociales. En effet, l’Histoire nous apprend qu’aucune lutte sociale n’a jamais abouti en dehors des cadres nationaux. Aucune conquête sociale n’est possible sans indépendance nationale.

Pour remplacer la nation, ils ont donc inventé des institutions supranationales : l’OMC, le FMI, l’Union européenne. Toutes ces institutions fonctionnent en fait de manière anti-démocratique : les peuples n’ont jamais voix au chapitre. Pour s’en convaincre il suffit de se poser la question : « à quel moment la voix des peuples a-t-elle été prise en compte dans cette fameuse « construction européenne ?  ».

D’ailleurs une démocratie pourrait-elle émerger au niveau européen alors qu’il n’existe pas de peuple européen, qu’il n’existe pas de nation européenne ? Autre question : serait-il souhaitable d’avoir un gouvernement européen ? Et pourquoi pas un gouvernement mondial… ? Voilà un scénario orwellien peu désirable.

 La gauche en déshérence idéologique

Les positions de la « gauche de gauche » - ne parlons même pas de la « gauche » qui n’est pas de gauche - sur ces questions sont très inquiétantes. En effet, elle semble elle-même engluée dans ce discours idéologique dominant. Ainsi, pour certains dirigeants du Front de Gauche, une éventuelle explosion de l’Union européenne et de la zone euro conduirait à « un retour des nationalismes en Europe ». Mais c’est déjà le cas ! La montée des partis d’extrême droite au sein des pays membres de l’UE en témoigne ! Les causes principales sont les politiques d’austérité qui mettent les peuples dans la misère et les mettent en concurrence. Alors, est-ce le fait que les peuples retrouvent demain leur souveraineté qui constitue un risque de guerre, ou bien le fait que l’Union européenne continue à exister et à imposer ses politiques d’austérité ?

Ces inquiétudes reposent en réalité sur une chimère idéologique construite par les classes dirigeantes et ressassée à longueur de temps dans les grands médias et qui pourrait se résumer ainsi : « l’Union européenne c’est la paix, le retour aux nations c’est la guerre ».

 Quand la nation est associée au Front national

Alors que la droite et l’ensemble de la gauche sont devenues mondialiste et européiste, que les gaullistes ont disparu, que le Parti communiste n’ose plus associer le drapeau tricolore au drapeau rouge, le Front national peut s’approprier à lui seul l’idée et les symboles de la nation. Et réciproquement l’idée de nation finit par être assimilée… au Front national !

Or le FN défend une vision étriquée de la nation réduite à sa seule dimension identitaire. Ce discours identitaire sert avant tout à dresser les citoyens les uns contre les autres pour éviter de pointer les véritables responsables de la crise. Le rôle du Front national dans la vie politique française est donc clair : finir de diaboliser l’idée de nation, masquer les vrais problèmes et diviser le peuple. Loin d’être un parti antisystème, comme il prétend l’être, il est en réalité un agent au service du système et des classes dirigeantes !

Il n’empêche que la montée du vote Front national est bien réelle. L’insécurité sociale et psychologique dans laquelle sont plongés les citoyens (une insécurité permanente organisée par les classes dirigeantes) les amène à rechercher des repères, des « valeurs sûres ». La nation fait partie de ces repères. Il y a donc toutes les chances pour que le FN continue de progresser en se faisant le chantre de la défense de la nation, et en se camouflant derrière un pseudo discours social !

 La gauche doit se réveiller !

Face à ce danger, la gauche doit se réveiller. Elle doit se réapproprier l’idée de la nation. Elle doit comprendre que le capitalisme n’a aucun intérêt à voir les nations continuer à exister… tout simplement parce que leur existence gêne sa propre expansion. Comme nous le proposons au M’PEP, la gauche doit s’émanciper du mythe du libre-échange et repenser les relations internationales entre des nations libres et indépendantes, coopérant entre elles, sur les bases de la Charte de la Havane

Concrètement il s’agit de sortir des institutions supranationales que sont l’OMC, le FMI, l’OTAN, la Banque mondiale et l’UE pour reprendre notre souveraineté (monétaire, industrielle, écologique, culturelle, etc.). Les classes populaires qui souffrent des politiques néolibérales mises en œuvre par l’OMC et l’UE n’ont rien à perdre et tout à gagner.

Pour aller plus loin :

Placer la souveraineté des peuples au centre du débat politique : http://m-pep.org/spip.php?article508

Souveraineté, démocratie et institutions internationales : http://www.m-pep.org/spip.php?article3196

 

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article3245

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:21

Nouvel épisode de la saga "On va vous faire un dessin" où l'ANI décrypté en 4 minutes chrono

http://www.dailymotion.com/video/xyb8vc_on-vous-fait-un-dessin-ani_news

A faire connaître autour de vous

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:19
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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:17

Aux  Maldives, une adolescente de 15 ans victime de viols répétés vient d'être condamnée à 100 coups de fouets en public. Arrêtons cette folie en appuyant là où ça fait mal pour le gouvernement des Maldives: les recettes touristique.

Le beau-père de la jeune fille est accusé de l'avoir violée pendant des années et d'avoir tué le bébé qu'elle portait. Aujourd’hui, les tribunaux disent qu’elle doit être fouettée pour «relations sexuelles hors mariage»! La pression internationale peut obliger le président Mohammed Waheed à sauver cette jeune fille ainsi qu'à abroger cette loi atroce. C'est aussi comme ça que nous mettrons un terme à cette guerre mondiale contre les femmes -- en nous levant contre toutes les exactions de ce type!

Le tourisme est la poule aux œufs d’or des élites des Maldives dont font partie les ministres. Rassemblons 1 million de signatures cette semaine et menaçons le président Waheed de ternir la réputation de ses îles via des publicités-choc sur Internet et dans les magazines de voyage jusqu’à ce qu’il innocente la jeune fille et abolisse cette loi inhumaine. Signez et envoyez cet e-mail à vos amis pour atteindre un million de signatures:

https://secure.avaaz.org/fr/maldives_fr/?bsfSibb&v=23231

Les Maldives sont le paradis des touristes. Mais pour les femmes, le pays peut se transformer en véritable enfer. Au titre d’interprétations cruelles de la loi islamique, les femmes sont régulièrement punies de coups de fouets ou d’assignations à résidence si elles sont déclarées coupables de relations sexuelles hors mariage ou d’adultère. La punition revient presque toujours aux femmes, jamais aux auteurs des crimes. Rendez-vous compte: 1 femme sur 3 est victime d’abus sexuels ou physiques entre 15 et 49 ans, pourtant aucun violeur n’a été condamné ces 3 dernières années.

Une victoire dans cette campagne soutiendrait la cause des femmes du monde entier; les Maldives font campagne en ce moment même afin d’obtenir un poste prestigieux à l’ONU pour défendre les droits humains, et particulièrement ceux des femmes! L’émotion du monde entier a déjà forcé le Président à faire appel de la condamnation de cette jeune femme. Mais cela ne suffit pas. Les extrémistes du pays l'obligeront à abandonner ses réformes si l’attention internationale retombe. Faisons comprendre aux Maldives qu’elles risquent de salir leur réputation de paradis romantique pour touristes si elles ne changent pas les lois et les comportements envers leurs citoyennes.

Si nous sommes assez nombreux à élever la voix, nous pourrons faire en sorte que le président Waheed et ses députés tiennent tête aux extrémistes. Le président est déjà sur la défensive au sujet de cette histoire honteuse et tragique. C'est l’occasion d’empêcher l’accumulation d’exactions envers les femmes et les jeunes filles. Signez la pétition et envoyez cet e-mail à vos proches:

https://secure.avaaz.org/fr/maldives_fr/?bsfSibb&v=23231

Les membres d’Avaaz ont déjà mené – et remporté! – de nombreuses batailles dans cette guerre pour les femmes. En Afghanistan, nous avons protégé une jeune femme qui avait osé parler de son viol effroyable. Nous avons aussi combattu aux côtés des Honduriennes contre une loi qui punirait de prison l’usage de la pilule du lendemain. Ensemble, protégeons les femmes des Maldives.

 

POUR EN SAVOIR PLUS:

Maldives: 100 coups de fouet pour des relations sexuelles hors mariage (RTBF)
http://www.rtbf.be/info/societe/detail_maldives-cent-coups-de-fouet-pour-des-relations-sexuelles-hors-mariage?id=7936270

Les experts encouragent les maldives à prendre des mesures spéciales pour accélérer la réalisation de l'égalité entre les sexes
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2007/FEM1597.doc.htm

La face cachée du paradis des Maldives (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/17/01003-20120217ARTFIG00550-la-face-cachee-du-paradis-des-maldives.php

Judicial statistics show 90 percent of those convicted for fornication are female (Minivan news, Maldives) (en anglais)
http://minivannews.com/politics/judicial-statistics-show-90-percent-of-those-convicted-for-fornication-are-female-44605

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:15

http://bellaciao.org/images/rien.gif 

Guatemala : vague d’assassinats de leaders de mouvements sociaux, opérés par des groupes type escadrons de la mort

“Il existe une organisation du crime payée par les entrepreneurs et propriétaires terriens qui est en train de commettre des assassinats systématiques contre les leaders indigènes et paysans.”

Le Centre des Médias Indépendants du Guatemala fait circuler le communiqué suivant, où il dénonce l’opération d’un groupe de type escadrons de la mort qui est en train d’assassiner des leaders de mouvements sociaux au Guatemala avec la complicité du gouvernement, actuellement présidé par un des principaux acteurs du génocide guatémaltèque.

Nous considérons que nous devons informer de ce massacre de leaders communautaires et de mouvements sociaux qui est en train d’avoir lieu au Guatemala, et exigeons qu’il cesse ! Nous ne devons pas permettre que les mécaniques répressives dictatoriales ne reviennent !

Communiqué sur l’enlèvement et l’assassinat de leaders communautaires de Santa María Xalapán :

Devant l’enlèvement de quatre leaders communautaires de Santa María Xalapán, Jalapa, et l’assassinat de deux d’entre eux, les organisations membres de la Marche Paysanne et Populaire exigent du Procureur Général et du Ministre de l’Intérieur qu’une investigation soit menée sur ce fait lamentable et que les coupables soit punis !

Nous alertons l’opinion publique nationale et internationale qu’au Guatemala il existe une organisation criminelle organisée payée par les entrepreneurs et propriétaires terriens qui est en train de commettre des assassinats systématiques contre des leaders indigènes et paysans, et que l’État a classé les plaintes déposées !

De plus, des fonctionnaires comme le Ministre de l’Intérieur, Mauricio López Bonilla, a criminalisé, il y a plusieurs mois, la lutte des habitants de Santa María Xalapán pour la Terre et leur opposition à l’exploitation minière de leur territoire.

Nous mettons l’accent sur le scandale que représentent le CLASSEMENT des plaintes et la CRIMINALISATION des leaders des organisations indigènes et paysannes par les fonctionnaires d’État. Ces organisations considèrent le gouvernement responsable de ces assassinats !

Nous faisons un appel à toutes les organisations indigènes et paysannes et autres mouvements populaires et de droits de l’homme afin d’unifier les efforts pour dénoncer devant les institutions internationales ces faits lamentables qui cherchent à replonger le pays dans son passé de terreur (guerre civile de 1959 à 1996).

A plus grande répression... plus grande organisation...

Organisations membres de la Marche Indigène Paysanne et Populaire ; Défenseurs de Droits de l’Homme et organisations qui défendent notre environnement.

 

Guatemala, 18 mars 2013

(Traduit de : http://www.megafono.lunasexta.org/n...)

http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=134146

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:14

 Par la-sociale

 

À Chypre, la troïka a encore frappé. Après avoir jeté la Grèce, l’Espagne et le Portugal dans la récession et précipité des millions de citoyens dans la misère, la troïka (UE, FMI, BCE) a encore frappé à Chypre. Innovation : ce sont les déposants qui vont payer le plan de sauvetage des banques chypriotes par une taxe de 6,75% sur tous les dépôts bancaires. Quand il s’agit des grands créanciers, il est exclu de les mettre à contribution, mais les petits créanciers des banques que sont les déposants peuvent payer. Il faut prendre l’argent là où il est, c’est-à-dire dans la poche des pauvres car ils sont les plus nombreux, remarquait déjà Alphonse Allais. La « science économique » de ces messieurs de la troïka et de leurs idéologues stipendiés qui occupent les écrans et les ondes se résume à cet aphorisme célèbre.

 

Mais la question qui se pose est la suivante : qui autorise les exécuteurs de la troïka à imposer aux peuples qui n’en peuvent mais leurs médications de Diafoirus ? La réponse est connue : ce sont les gouvernements européens et au premier chef les gouvernements français et allemand, mais les gouvernements espagnol (conservateur qui a reçu le soutien du PSOE), portugais (même configuration), grec (même configuration) et chypriote.

Deux choses apparaissent clairement :

1)      Dans toute l’Europe, il y a une union sans faille entre la social-démocratie et les partis démocrates chrétiens, conservateurs et libéraux. Ils sont pleinement d’accord sur deux points essentiels : faire payer le coût de faillite du système par les salariés, les jeunes et les retraités et profiter de la situation pour porter des coups décisifs dans le système social de « l’État-Providence » qui s’était plus ou moins imposé partout en Europe. Pour ceux qui en doutaient encore, il n’y a plus aucune différence entre les socialistes et les partis de droite. Ils défendent les mêmes intérêts et les mêmes politiques, même s’ils peuvent être en concurrence pour l’occupation des postes gouvernementaux et les prébendes.

2)      La question n’est l’UE ou l’Europe en général. L’Europe n’existe pas comme entité politique réelle, ce n’est qu’un épouvantail à moineaux. La question est celle des gouvernements de chaque pays. Ce n’est pas « Bruxelles » qui pilote la troïka, c’est « notre » gouvernement, ce sont nos « socialistes » à nous en collaboration avec le gouvernement Merkel et tous les autres gouvernements.

On se demandera : et maintenant, à qui le tour ?  Hollande a annoncé la couleur : ce sera le tour de la France et c’est déjà commencé avec les complémentaires retraites, et les diverses mesures annoncées, et ce sera très bientôt avec l’allongement de la durée de cotisation et un recul massif de l’âge légal de la retraite ; on se prépare aussi à tailler dans le vif de la politique familiale et des plans drastiques sont concoctés qui visent tout la fonction publique (éducation nationale y compris). Hollande fait ce dont Sarkozy avait rêvé. Il faudra évidemment en tirer toutes les conséquences, électorales et autres.

 

http://la-sociale.viabloga.com/news/les-executeurs-de-la-troika-ont-encore-frappe-mais-qui-sont-les-commanditaires

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:12

Cuba investit plus dans l'éducation que n'importe quel autre pays au monde, selon l'UNESCO

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Au moment où la campagne médiatique bat son plein en France pour nous faire accepter des contre-réformes visant à casser l'éducation publique ou à légitimer les coupes budgétaires, il est bon de rappeler les réussites de pays qui mettent la priorité sur l'éducation publique.

 

On nous parle souvent des pays d'Europe du nord. Beaucoup moins d'autres pays, qui ne disposent pas des mêmes moyens financiers mais obtiennent des résultats exceptionnels dans l'éducation en mettant la priorité maximale sur les besoins humains plutôt sur les profits.

C'est le cas de plus en plus de pays d'Amérique latine dont le Venezuela, l’Équateur et la Bolivie, qui ont réalisé des progrès exceptionnels ces dernières années dans l'éradication de l'analphabétisme et dans la garantie d'une éducation de qualité pour tous.

 

Pour l'UNESCO, la meilleure éducation d'Amérique latine

C'est le cas surtout de leur modèle, d'un pays qui leur délèguent par ailleurs des enseignants ou pédagogues dans le cadre de « missions » éducatives : Cuba.

Selon un rapport de l'UNESCO datant de 2009, Cuba est de loin en Amérique latine le pays qui offre la meilleure éducation à l'ensemble de sa population.

Les résultats des élèves de primaire et de collège à Cuba sont très largement supérieurs à ceux des élèves des autres pays latino-américains, comparables à ceux des pays d'Europe du nord.

 

Les dépenses pour l'éducation à Cuba : record mondial

L'UNESCO reconnaît – par ses tests – les mérites d'une éducation publique de masse, mais elle constate également les moyens colossaux que consacre Cuba à l'éducation.

Selon les derniers chiffres pour l'année 2013, Cuba consacre 12,6% de son PIB à l'éducation.

Aucun autre pays n'atteint un tel niveau de dépenses dans l'éducation.

Sur le continent américain, Cuba est loin devant les autres : la Bolivie (6,4%) suit derrière, loin devant les États-Unis (5,6%), le Brésil (4,4%), la Colombie (4,8%) ou le Chili (3,5%) qui ont fait le pari par ailleurs d'une éducation privatisée.

Elle est aussi loin devant la plupart des pays européens : les vertueux pays du nord comme le Danemark (8,5%), la Suède (7,4%) ou la Norvège (7,7%). La France, elle, ne consacre que 5,9% de son PIB à l'éducation.

 

Depuis la Révolution, d'une éducation d'un pays du Tiers-monde à celle d'un pays développé

Il suffit de faire la comparaison avec l'état de l'éducation à Cuba avant 1959 pour voir l'ampleur de la réussite.

En 1959, un enfant de 5 à 13 ans sur deux n'était pas scolarisé. Le taux d'analphabétisme était de 25%. Aujourd'hui, tous les enfants sont scolarisés jusqu'à 16 ans et le taux d'analphabétisme est résiduel, autour de 1-2%.

En janvier 1959, Cuba ne comptait que trois universités publiques, 15 000 étudiants et 1 000 professeurs. Aujourd'hui, le pays compte 261 000 étudiants dans 67 établissements supérieurs, avec 77 000 enseignants engagés dans le supérieur.

Selon le ministre de l’Éducation, ces chiffres prouvent « tout ce qu'on peut faire quand l'éducation est une priorité gouvernementale et étatique, en dépit des limites économiques et technologiques, amplifiées par le durcissement du blocus états-unien contre Cuba et l'impact négatif de la crise économique mondiale ».

 

Au moment où les coupes budgétaires, les manœuvres de privatisation remettent en cause l'éducation publique partout en Europe, l'exemple cubain nous prouve qu'investir dans l'éducation, même avec des moyens limités, est une question de volonté politique.

 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-cuba-investit-plus-dans-l-education-que-n-importe-quel-autre-pays-au-monde-selon-l-unesco-116071297.html

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:11

Reçu avec faveur ou passionnément discuté, un ouvrage de l'historien et philosophe italien Domenico Losurdo ne laisse jamais indifférent qui ne se résigne pas à considérer le capitalisme, sans cesse régénéré, comme la fin de l'histoire.

LOSURDO-SS-0313-cop_1.jpgPoursuivant sa relecture de la théorie de Marx et Engels, Domenico Losurdo précise sa vision de la lutte de classe, avec son ouvrage paru ce mois de mars (non encore traduit en français), La lotta di classe. Una storia politica e filosofica (Editori Laterza, 2013).

Pour Marx et Engels, la lutte des classes avait été le moteur de l’histoire de toute société depuis que l'humanité avait dépassé le stade paléolithique : sous leurs yeux, au XIXe siècle, l'affirmation d'une économie industrielle s'accompagnait d'une lutte, parfois sanglante, entre capitalistes et prolétaires. De 1831 à 1871, la France en fut l'exemple, et ce blog en donne bien des échos. Les "barbares" campaient aux portes de nos cités.

Il fut vite de bon ton d'opposer aux tumultes révolutionnaires français l'intégration sans secousses notables des classes ouvrières des pays anglo-saxons, le modèle achevé étant le modèle des États-Unis, pays où l'existence d'une main d'œuvre servile, et l'accès relativement aisé des immigrants à la propriété terrienne, avaient bloqué toute véritable conscience de classe prolétarienne. Mais en fait, conteste Losurdo faisant sien le constat de Marx, la terrible Guerre de Sécession entre le Nord industriel et le Sud agricole et esclavagiste fut aussi une forme de la lutte des classes. Preuve s'il en est que cette lutte ne se limite pas à l'affrontement direct capitalistes - prolétaires.

Depuis, pour nombre d'historiens et d'observateurs, ce rôle moteur de la lutte des classes a été minimisé, puis carrément nié. Ainsi, les terribles péripéties guerrières du XXe siècle ont été présentées comme relevant d'autres logiques : affrontements économiques, politiques, ethniques, religieux, raciaux, entre nations et communautés humaines. On oublie ainsi un peu vite qu'avec la proclamation hitlérienne d'une race élue, ou la proclamation japonaise d'une nation supérieure, la seconde guerre mondiale fut aussi un des aspects de la lutte des classes, puisque ces deux puissances posaient en postulat la nécessité de transformer les peuples voisins en peuples esclaves, au service de leur potentiel économique capitaliste. 

Et cette vision hors-lutte des classes des conflits mondiaux perdure aujourd'hui, (et avec quelle force !) dans celle du fameux "choc" des civilisations... 

La notion de lutte des classes moteur de l'histoire a ainsi pu passer au rang des vieilleries inopérantes, d'autant que la notion même de classe semblait disparaître avec le nivèlement des différences sociales et des modes de vie, non seulement à l'intérieur des grands pays occidentaux, mais, progressivement, à l'échelle du monde. 

Malgré la persistance d'énormes poches de pauvreté et de misère dans ce pays phare du capitalisme, c'est aux États-Unis que s'est précocement affirmée cette négation de la lutte des classes par les idéologues du capital, qui allèrent jusqu'à verser les luttes de masse contre la ségrégation raciale au profit de l'American way of life... 

Ainsi, dès les années 1950-1960, aux applaudissements de la social-démocratie européenne, ceux qui se réclamaient encore de la lutte des classes étaient raillés ou vilipendés par les tenants de la « Pensée unique ». 

Aujourd'hui, devant l’aggravation de la crise économique et sociale, et la domination d'une véritable ploutocratie, nombre d’observateurs redécouvrent l'existence de la lutte des classes, qu’ils considéraient comme éteinte, dans les pays occidentaux. Les récents événements français en témoignent.

Mais, selon Losurdo, la lutte de classe n’est pas seulement celle qui dans les pays "développés" oppose, comme il l’écrit, « classes propriétaires et travail dépendent ».

Elle est aussi, écrit-il en se réclament de Marx, l’exploitation d’une nation par une autre. Marx avait montré comment la terrible exploitation de la paysannerie irlandaise par l'oppression britannique avait engendré une résistance "nationale" : la lutte sociale de la paysannerie s'exprimait en lutte nationale, forme concrète de la lutte des classes. Il en alla de même pour les réactions chinoises à la pénétration européenne. Puis, avec l'expansion irrésistible  de la « civilisation » bourgeoise occidentale, couverte d’une soi-disant mission civilisatrice impartie à la race blanche proclamée supérieure, le monde entier connut, directement ou indirectement, les affres de la colonisation. Les luttes mondiales contre l’oppression coloniale, qui se développèrent tout au long du XXe siècle (et que combattirent les sociaux-démocrates européens), furent incontestablement un des aspects de la lutte de classe, affirme Losurdo. Il en va de même aujourd'hui des luttes qui se mènent au sein des nouvelles nations, anciennement colonisées, pour conquérir une indépendance économique contre la prégnace du capital "occidental".

Et la lutte de classe, écrit encore Losurdo en se réclamant d’Engels, est aussi l’oppression du sexe féminin de la part du sexe masculin, oppression de plus en plus contestée et rejetée.

Ainsi, selon lui, dans les bouleversements qui accompagnent ce passage du XXe au XXIe siècle, la théorie de la lutte de classe se révèle plus opérante que jamais, à condition de l'envisager sous l'angle des trois formes d’exploitation et d’oppression qui subsistent : au niveau international, dans un seul pays, et dans le domaine de la famille.  

Losurdo insiste sur le fait que cette théorie ne doit pas, sous peine d'être absolument inefficace, se réduire à deux formes de populisme qui ignorent la multiplicité et la complexité des formes du conflit social.

D'un côté, un populisme généreux certes, mais facile, qui la résumerait en un conflit entre les humbles, uniques dépositaires des valeurs morales et spirituelles, et les puissants égoïstes. Populisme dont le corollaire fréquent est une sorte d’égalitarisme grossier que dénonçait Marx en son temps. Parallèlement, ce populisme peut s'accompagner d'une sorte d'aspiration à l'ascétisme, qui fait condamner le matérialisme consumériste des masses. À ce courant, très clairement, Losurdo oppose la croissance impressionnante et bienvenue du niveau de vie dans une Chine qu'il persiste à considérer comme un pays communiste.  

D'un autre côté, Losurdo refuse la conception de la lutte des classes popularisée par Negri et consorts, qui opposerait une bourgeoisie unifiée au plan mondial à une "multitude" unifiée par la disparition des barrières nationales. Tout au contraire, il souligne le rôle persistant du cadre national dans le développement inégal de la lutte des classes au plan mondial.

Le communisme dans tout cela ? Selon Losurdo, la concrétisation et l'accélération de la lutte de classe dans ses trois dimensions fut au XXe siècle inséparable de l'élan donné par la Révolution soviétique de 1917, dont l'importance demeure capitale. Au-delà des mécomptes du "socialisme réel" à la fin du XXe siècle, Losurdo affirme avec optimisme que "le gigantesque processus d’émancipation que porte le communisme est loin d’être arrivé à son terme".

On le voit, et j'écris cela sans ironie ni distanciation, l'ouvrage propose à da façon une vision très "berlinguerienne", que ne partageront sans doute guère les convertis à la "gouvernance" que sont les anciens communistes du Parti Démocrate Italien, aujourd'hui aux affaires...

 

René Merle

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-domenico-losurdo-sur-la-lutte-de-classe-116285290.html

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