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Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:17

Aux  Maldives, une adolescente de 15 ans victime de viols répétés vient d'être condamnée à 100 coups de fouets en public. Arrêtons cette folie en appuyant là où ça fait mal pour le gouvernement des Maldives: les recettes touristique.

Le beau-père de la jeune fille est accusé de l'avoir violée pendant des années et d'avoir tué le bébé qu'elle portait. Aujourd’hui, les tribunaux disent qu’elle doit être fouettée pour «relations sexuelles hors mariage»! La pression internationale peut obliger le président Mohammed Waheed à sauver cette jeune fille ainsi qu'à abroger cette loi atroce. C'est aussi comme ça que nous mettrons un terme à cette guerre mondiale contre les femmes -- en nous levant contre toutes les exactions de ce type!

Le tourisme est la poule aux œufs d’or des élites des Maldives dont font partie les ministres. Rassemblons 1 million de signatures cette semaine et menaçons le président Waheed de ternir la réputation de ses îles via des publicités-choc sur Internet et dans les magazines de voyage jusqu’à ce qu’il innocente la jeune fille et abolisse cette loi inhumaine. Signez et envoyez cet e-mail à vos amis pour atteindre un million de signatures:

https://secure.avaaz.org/fr/maldives_fr/?bsfSibb&v=23231

Les Maldives sont le paradis des touristes. Mais pour les femmes, le pays peut se transformer en véritable enfer. Au titre d’interprétations cruelles de la loi islamique, les femmes sont régulièrement punies de coups de fouets ou d’assignations à résidence si elles sont déclarées coupables de relations sexuelles hors mariage ou d’adultère. La punition revient presque toujours aux femmes, jamais aux auteurs des crimes. Rendez-vous compte: 1 femme sur 3 est victime d’abus sexuels ou physiques entre 15 et 49 ans, pourtant aucun violeur n’a été condamné ces 3 dernières années.

Une victoire dans cette campagne soutiendrait la cause des femmes du monde entier; les Maldives font campagne en ce moment même afin d’obtenir un poste prestigieux à l’ONU pour défendre les droits humains, et particulièrement ceux des femmes! L’émotion du monde entier a déjà forcé le Président à faire appel de la condamnation de cette jeune femme. Mais cela ne suffit pas. Les extrémistes du pays l'obligeront à abandonner ses réformes si l’attention internationale retombe. Faisons comprendre aux Maldives qu’elles risquent de salir leur réputation de paradis romantique pour touristes si elles ne changent pas les lois et les comportements envers leurs citoyennes.

Si nous sommes assez nombreux à élever la voix, nous pourrons faire en sorte que le président Waheed et ses députés tiennent tête aux extrémistes. Le président est déjà sur la défensive au sujet de cette histoire honteuse et tragique. C'est l’occasion d’empêcher l’accumulation d’exactions envers les femmes et les jeunes filles. Signez la pétition et envoyez cet e-mail à vos proches:

https://secure.avaaz.org/fr/maldives_fr/?bsfSibb&v=23231

Les membres d’Avaaz ont déjà mené – et remporté! – de nombreuses batailles dans cette guerre pour les femmes. En Afghanistan, nous avons protégé une jeune femme qui avait osé parler de son viol effroyable. Nous avons aussi combattu aux côtés des Honduriennes contre une loi qui punirait de prison l’usage de la pilule du lendemain. Ensemble, protégeons les femmes des Maldives.

 

POUR EN SAVOIR PLUS:

Maldives: 100 coups de fouet pour des relations sexuelles hors mariage (RTBF)
http://www.rtbf.be/info/societe/detail_maldives-cent-coups-de-fouet-pour-des-relations-sexuelles-hors-mariage?id=7936270

Les experts encouragent les maldives à prendre des mesures spéciales pour accélérer la réalisation de l'égalité entre les sexes
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2007/FEM1597.doc.htm

La face cachée du paradis des Maldives (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/17/01003-20120217ARTFIG00550-la-face-cachee-du-paradis-des-maldives.php

Judicial statistics show 90 percent of those convicted for fornication are female (Minivan news, Maldives) (en anglais)
http://minivannews.com/politics/judicial-statistics-show-90-percent-of-those-convicted-for-fornication-are-female-44605

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:15

http://bellaciao.org/images/rien.gif 

Guatemala : vague d’assassinats de leaders de mouvements sociaux, opérés par des groupes type escadrons de la mort

“Il existe une organisation du crime payée par les entrepreneurs et propriétaires terriens qui est en train de commettre des assassinats systématiques contre les leaders indigènes et paysans.”

Le Centre des Médias Indépendants du Guatemala fait circuler le communiqué suivant, où il dénonce l’opération d’un groupe de type escadrons de la mort qui est en train d’assassiner des leaders de mouvements sociaux au Guatemala avec la complicité du gouvernement, actuellement présidé par un des principaux acteurs du génocide guatémaltèque.

Nous considérons que nous devons informer de ce massacre de leaders communautaires et de mouvements sociaux qui est en train d’avoir lieu au Guatemala, et exigeons qu’il cesse ! Nous ne devons pas permettre que les mécaniques répressives dictatoriales ne reviennent !

Communiqué sur l’enlèvement et l’assassinat de leaders communautaires de Santa María Xalapán :

Devant l’enlèvement de quatre leaders communautaires de Santa María Xalapán, Jalapa, et l’assassinat de deux d’entre eux, les organisations membres de la Marche Paysanne et Populaire exigent du Procureur Général et du Ministre de l’Intérieur qu’une investigation soit menée sur ce fait lamentable et que les coupables soit punis !

Nous alertons l’opinion publique nationale et internationale qu’au Guatemala il existe une organisation criminelle organisée payée par les entrepreneurs et propriétaires terriens qui est en train de commettre des assassinats systématiques contre des leaders indigènes et paysans, et que l’État a classé les plaintes déposées !

De plus, des fonctionnaires comme le Ministre de l’Intérieur, Mauricio López Bonilla, a criminalisé, il y a plusieurs mois, la lutte des habitants de Santa María Xalapán pour la Terre et leur opposition à l’exploitation minière de leur territoire.

Nous mettons l’accent sur le scandale que représentent le CLASSEMENT des plaintes et la CRIMINALISATION des leaders des organisations indigènes et paysannes par les fonctionnaires d’État. Ces organisations considèrent le gouvernement responsable de ces assassinats !

Nous faisons un appel à toutes les organisations indigènes et paysannes et autres mouvements populaires et de droits de l’homme afin d’unifier les efforts pour dénoncer devant les institutions internationales ces faits lamentables qui cherchent à replonger le pays dans son passé de terreur (guerre civile de 1959 à 1996).

A plus grande répression... plus grande organisation...

Organisations membres de la Marche Indigène Paysanne et Populaire ; Défenseurs de Droits de l’Homme et organisations qui défendent notre environnement.

 

Guatemala, 18 mars 2013

(Traduit de : http://www.megafono.lunasexta.org/n...)

http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=134146

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:14

 Par la-sociale

 

À Chypre, la troïka a encore frappé. Après avoir jeté la Grèce, l’Espagne et le Portugal dans la récession et précipité des millions de citoyens dans la misère, la troïka (UE, FMI, BCE) a encore frappé à Chypre. Innovation : ce sont les déposants qui vont payer le plan de sauvetage des banques chypriotes par une taxe de 6,75% sur tous les dépôts bancaires. Quand il s’agit des grands créanciers, il est exclu de les mettre à contribution, mais les petits créanciers des banques que sont les déposants peuvent payer. Il faut prendre l’argent là où il est, c’est-à-dire dans la poche des pauvres car ils sont les plus nombreux, remarquait déjà Alphonse Allais. La « science économique » de ces messieurs de la troïka et de leurs idéologues stipendiés qui occupent les écrans et les ondes se résume à cet aphorisme célèbre.

 

Mais la question qui se pose est la suivante : qui autorise les exécuteurs de la troïka à imposer aux peuples qui n’en peuvent mais leurs médications de Diafoirus ? La réponse est connue : ce sont les gouvernements européens et au premier chef les gouvernements français et allemand, mais les gouvernements espagnol (conservateur qui a reçu le soutien du PSOE), portugais (même configuration), grec (même configuration) et chypriote.

Deux choses apparaissent clairement :

1)      Dans toute l’Europe, il y a une union sans faille entre la social-démocratie et les partis démocrates chrétiens, conservateurs et libéraux. Ils sont pleinement d’accord sur deux points essentiels : faire payer le coût de faillite du système par les salariés, les jeunes et les retraités et profiter de la situation pour porter des coups décisifs dans le système social de « l’État-Providence » qui s’était plus ou moins imposé partout en Europe. Pour ceux qui en doutaient encore, il n’y a plus aucune différence entre les socialistes et les partis de droite. Ils défendent les mêmes intérêts et les mêmes politiques, même s’ils peuvent être en concurrence pour l’occupation des postes gouvernementaux et les prébendes.

2)      La question n’est l’UE ou l’Europe en général. L’Europe n’existe pas comme entité politique réelle, ce n’est qu’un épouvantail à moineaux. La question est celle des gouvernements de chaque pays. Ce n’est pas « Bruxelles » qui pilote la troïka, c’est « notre » gouvernement, ce sont nos « socialistes » à nous en collaboration avec le gouvernement Merkel et tous les autres gouvernements.

On se demandera : et maintenant, à qui le tour ?  Hollande a annoncé la couleur : ce sera le tour de la France et c’est déjà commencé avec les complémentaires retraites, et les diverses mesures annoncées, et ce sera très bientôt avec l’allongement de la durée de cotisation et un recul massif de l’âge légal de la retraite ; on se prépare aussi à tailler dans le vif de la politique familiale et des plans drastiques sont concoctés qui visent tout la fonction publique (éducation nationale y compris). Hollande fait ce dont Sarkozy avait rêvé. Il faudra évidemment en tirer toutes les conséquences, électorales et autres.

 

http://la-sociale.viabloga.com/news/les-executeurs-de-la-troika-ont-encore-frappe-mais-qui-sont-les-commanditaires

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:12

Cuba investit plus dans l'éducation que n'importe quel autre pays au monde, selon l'UNESCO

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Au moment où la campagne médiatique bat son plein en France pour nous faire accepter des contre-réformes visant à casser l'éducation publique ou à légitimer les coupes budgétaires, il est bon de rappeler les réussites de pays qui mettent la priorité sur l'éducation publique.

 

On nous parle souvent des pays d'Europe du nord. Beaucoup moins d'autres pays, qui ne disposent pas des mêmes moyens financiers mais obtiennent des résultats exceptionnels dans l'éducation en mettant la priorité maximale sur les besoins humains plutôt sur les profits.

C'est le cas de plus en plus de pays d'Amérique latine dont le Venezuela, l’Équateur et la Bolivie, qui ont réalisé des progrès exceptionnels ces dernières années dans l'éradication de l'analphabétisme et dans la garantie d'une éducation de qualité pour tous.

 

Pour l'UNESCO, la meilleure éducation d'Amérique latine

C'est le cas surtout de leur modèle, d'un pays qui leur délèguent par ailleurs des enseignants ou pédagogues dans le cadre de « missions » éducatives : Cuba.

Selon un rapport de l'UNESCO datant de 2009, Cuba est de loin en Amérique latine le pays qui offre la meilleure éducation à l'ensemble de sa population.

Les résultats des élèves de primaire et de collège à Cuba sont très largement supérieurs à ceux des élèves des autres pays latino-américains, comparables à ceux des pays d'Europe du nord.

 

Les dépenses pour l'éducation à Cuba : record mondial

L'UNESCO reconnaît – par ses tests – les mérites d'une éducation publique de masse, mais elle constate également les moyens colossaux que consacre Cuba à l'éducation.

Selon les derniers chiffres pour l'année 2013, Cuba consacre 12,6% de son PIB à l'éducation.

Aucun autre pays n'atteint un tel niveau de dépenses dans l'éducation.

Sur le continent américain, Cuba est loin devant les autres : la Bolivie (6,4%) suit derrière, loin devant les États-Unis (5,6%), le Brésil (4,4%), la Colombie (4,8%) ou le Chili (3,5%) qui ont fait le pari par ailleurs d'une éducation privatisée.

Elle est aussi loin devant la plupart des pays européens : les vertueux pays du nord comme le Danemark (8,5%), la Suède (7,4%) ou la Norvège (7,7%). La France, elle, ne consacre que 5,9% de son PIB à l'éducation.

 

Depuis la Révolution, d'une éducation d'un pays du Tiers-monde à celle d'un pays développé

Il suffit de faire la comparaison avec l'état de l'éducation à Cuba avant 1959 pour voir l'ampleur de la réussite.

En 1959, un enfant de 5 à 13 ans sur deux n'était pas scolarisé. Le taux d'analphabétisme était de 25%. Aujourd'hui, tous les enfants sont scolarisés jusqu'à 16 ans et le taux d'analphabétisme est résiduel, autour de 1-2%.

En janvier 1959, Cuba ne comptait que trois universités publiques, 15 000 étudiants et 1 000 professeurs. Aujourd'hui, le pays compte 261 000 étudiants dans 67 établissements supérieurs, avec 77 000 enseignants engagés dans le supérieur.

Selon le ministre de l’Éducation, ces chiffres prouvent « tout ce qu'on peut faire quand l'éducation est une priorité gouvernementale et étatique, en dépit des limites économiques et technologiques, amplifiées par le durcissement du blocus états-unien contre Cuba et l'impact négatif de la crise économique mondiale ».

 

Au moment où les coupes budgétaires, les manœuvres de privatisation remettent en cause l'éducation publique partout en Europe, l'exemple cubain nous prouve qu'investir dans l'éducation, même avec des moyens limités, est une question de volonté politique.

 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-cuba-investit-plus-dans-l-education-que-n-importe-quel-autre-pays-au-monde-selon-l-unesco-116071297.html

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:11

Reçu avec faveur ou passionnément discuté, un ouvrage de l'historien et philosophe italien Domenico Losurdo ne laisse jamais indifférent qui ne se résigne pas à considérer le capitalisme, sans cesse régénéré, comme la fin de l'histoire.

LOSURDO-SS-0313-cop_1.jpgPoursuivant sa relecture de la théorie de Marx et Engels, Domenico Losurdo précise sa vision de la lutte de classe, avec son ouvrage paru ce mois de mars (non encore traduit en français), La lotta di classe. Una storia politica e filosofica (Editori Laterza, 2013).

Pour Marx et Engels, la lutte des classes avait été le moteur de l’histoire de toute société depuis que l'humanité avait dépassé le stade paléolithique : sous leurs yeux, au XIXe siècle, l'affirmation d'une économie industrielle s'accompagnait d'une lutte, parfois sanglante, entre capitalistes et prolétaires. De 1831 à 1871, la France en fut l'exemple, et ce blog en donne bien des échos. Les "barbares" campaient aux portes de nos cités.

Il fut vite de bon ton d'opposer aux tumultes révolutionnaires français l'intégration sans secousses notables des classes ouvrières des pays anglo-saxons, le modèle achevé étant le modèle des États-Unis, pays où l'existence d'une main d'œuvre servile, et l'accès relativement aisé des immigrants à la propriété terrienne, avaient bloqué toute véritable conscience de classe prolétarienne. Mais en fait, conteste Losurdo faisant sien le constat de Marx, la terrible Guerre de Sécession entre le Nord industriel et le Sud agricole et esclavagiste fut aussi une forme de la lutte des classes. Preuve s'il en est que cette lutte ne se limite pas à l'affrontement direct capitalistes - prolétaires.

Depuis, pour nombre d'historiens et d'observateurs, ce rôle moteur de la lutte des classes a été minimisé, puis carrément nié. Ainsi, les terribles péripéties guerrières du XXe siècle ont été présentées comme relevant d'autres logiques : affrontements économiques, politiques, ethniques, religieux, raciaux, entre nations et communautés humaines. On oublie ainsi un peu vite qu'avec la proclamation hitlérienne d'une race élue, ou la proclamation japonaise d'une nation supérieure, la seconde guerre mondiale fut aussi un des aspects de la lutte des classes, puisque ces deux puissances posaient en postulat la nécessité de transformer les peuples voisins en peuples esclaves, au service de leur potentiel économique capitaliste. 

Et cette vision hors-lutte des classes des conflits mondiaux perdure aujourd'hui, (et avec quelle force !) dans celle du fameux "choc" des civilisations... 

La notion de lutte des classes moteur de l'histoire a ainsi pu passer au rang des vieilleries inopérantes, d'autant que la notion même de classe semblait disparaître avec le nivèlement des différences sociales et des modes de vie, non seulement à l'intérieur des grands pays occidentaux, mais, progressivement, à l'échelle du monde. 

Malgré la persistance d'énormes poches de pauvreté et de misère dans ce pays phare du capitalisme, c'est aux États-Unis que s'est précocement affirmée cette négation de la lutte des classes par les idéologues du capital, qui allèrent jusqu'à verser les luttes de masse contre la ségrégation raciale au profit de l'American way of life... 

Ainsi, dès les années 1950-1960, aux applaudissements de la social-démocratie européenne, ceux qui se réclamaient encore de la lutte des classes étaient raillés ou vilipendés par les tenants de la « Pensée unique ». 

Aujourd'hui, devant l’aggravation de la crise économique et sociale, et la domination d'une véritable ploutocratie, nombre d’observateurs redécouvrent l'existence de la lutte des classes, qu’ils considéraient comme éteinte, dans les pays occidentaux. Les récents événements français en témoignent.

Mais, selon Losurdo, la lutte de classe n’est pas seulement celle qui dans les pays "développés" oppose, comme il l’écrit, « classes propriétaires et travail dépendent ».

Elle est aussi, écrit-il en se réclament de Marx, l’exploitation d’une nation par une autre. Marx avait montré comment la terrible exploitation de la paysannerie irlandaise par l'oppression britannique avait engendré une résistance "nationale" : la lutte sociale de la paysannerie s'exprimait en lutte nationale, forme concrète de la lutte des classes. Il en alla de même pour les réactions chinoises à la pénétration européenne. Puis, avec l'expansion irrésistible  de la « civilisation » bourgeoise occidentale, couverte d’une soi-disant mission civilisatrice impartie à la race blanche proclamée supérieure, le monde entier connut, directement ou indirectement, les affres de la colonisation. Les luttes mondiales contre l’oppression coloniale, qui se développèrent tout au long du XXe siècle (et que combattirent les sociaux-démocrates européens), furent incontestablement un des aspects de la lutte de classe, affirme Losurdo. Il en va de même aujourd'hui des luttes qui se mènent au sein des nouvelles nations, anciennement colonisées, pour conquérir une indépendance économique contre la prégnace du capital "occidental".

Et la lutte de classe, écrit encore Losurdo en se réclamant d’Engels, est aussi l’oppression du sexe féminin de la part du sexe masculin, oppression de plus en plus contestée et rejetée.

Ainsi, selon lui, dans les bouleversements qui accompagnent ce passage du XXe au XXIe siècle, la théorie de la lutte de classe se révèle plus opérante que jamais, à condition de l'envisager sous l'angle des trois formes d’exploitation et d’oppression qui subsistent : au niveau international, dans un seul pays, et dans le domaine de la famille.  

Losurdo insiste sur le fait que cette théorie ne doit pas, sous peine d'être absolument inefficace, se réduire à deux formes de populisme qui ignorent la multiplicité et la complexité des formes du conflit social.

D'un côté, un populisme généreux certes, mais facile, qui la résumerait en un conflit entre les humbles, uniques dépositaires des valeurs morales et spirituelles, et les puissants égoïstes. Populisme dont le corollaire fréquent est une sorte d’égalitarisme grossier que dénonçait Marx en son temps. Parallèlement, ce populisme peut s'accompagner d'une sorte d'aspiration à l'ascétisme, qui fait condamner le matérialisme consumériste des masses. À ce courant, très clairement, Losurdo oppose la croissance impressionnante et bienvenue du niveau de vie dans une Chine qu'il persiste à considérer comme un pays communiste.  

D'un autre côté, Losurdo refuse la conception de la lutte des classes popularisée par Negri et consorts, qui opposerait une bourgeoisie unifiée au plan mondial à une "multitude" unifiée par la disparition des barrières nationales. Tout au contraire, il souligne le rôle persistant du cadre national dans le développement inégal de la lutte des classes au plan mondial.

Le communisme dans tout cela ? Selon Losurdo, la concrétisation et l'accélération de la lutte de classe dans ses trois dimensions fut au XXe siècle inséparable de l'élan donné par la Révolution soviétique de 1917, dont l'importance demeure capitale. Au-delà des mécomptes du "socialisme réel" à la fin du XXe siècle, Losurdo affirme avec optimisme que "le gigantesque processus d’émancipation que porte le communisme est loin d’être arrivé à son terme".

On le voit, et j'écris cela sans ironie ni distanciation, l'ouvrage propose à da façon une vision très "berlinguerienne", que ne partageront sans doute guère les convertis à la "gouvernance" que sont les anciens communistes du Parti Démocrate Italien, aujourd'hui aux affaires...

 

René Merle

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-domenico-losurdo-sur-la-lutte-de-classe-116285290.html

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:09

 Denis THOMAS

 

hollande.jpgAu terme de huit mois, le doute est définitivement levé. Et avec lui, le plus gros de l’espoir de gauche. Le changement promis par François Hollande se décrit simplement : aucune promesse n’est tenue – ce qui ne saurait constituer une surprise – mais fort « aimablement ». Et dans un certain désordre.

Il est à craindre que ce que retiendra finalement l’homme de gauche du présent quinquennat sera le Mariage pour Tous. Problématique de société, importante comme l’abolition de la peine de mort de 1981, mais qui ne saurait faire oublier l’ampleur de la crise.

Au surplus, Marianne n’a plus de saint « traditionnel » auquel se vouer.

Le gouvernement Hollande/Ayrault taille, ou s’apprête à tailler, en pièces ce qui reste de tissu social : prestations sociales, retraites, Sécu, et à imposer des augmentions fiscales tous azimuts, à commencer par une forte hausse de la TVA. Mais la fine équipe de Matignon s’ingénie avec plus ou moins de bonheur à enrober le tout dans la rondeur « normale » du locataire de l’Elysée.

LA « DROLE D’ALTERNANCE »  

Hollande n’est pas franchement plus nocif, ni, hélas, plus efficace que son prédécesseur sur les grandes préoccupations que sont le chômage ou le pouvoir d’achat, voire la sécurité. Mais l’État est désormais confronté à un sens de la désorganisation qui atteint des sommets presque esthétiques. C’est la « drôle » d’alternance, comme il y eût la drôle de guerre de 39-40. Dans l’une comme dans l’autre, une chatte n’y retrouve pas ses petits.

Un second constat, tout aussi triste, s’impose : dans cet « aimable » foutoir, les Français ont de plus en plus de mal à rêver à une planche de salut. L’opposition traditionnelle patauge dans une panade grotesque de luttes intestines pendant laquelle elle ne peut trouver le temps de redorer constructivement le blason de l’anti-Sarkozysme, presque de l’anti-UMP, ou, mieux de jeter les fondations de ce qui serait un après Sarko. Il y a, à droite, comme un vrai problème de « casting »…

Il s’agit là, comme sur le plan économique actuel, d’un véritable scénario catastrophe. Et ceci sera mis à profit par le Front National et, peut-être, par le Front de Gauche, aux élections municipales de l’an prochain qui s’annoncent grandguignolesques. Elles sont déjà une source d’affreux cauchemars dans le camp socialiste.

Donc nous évoluons sans conteste dans un « aimable » bordel. Celui-ci tient beaucoup à la personnalité de Pépère, surnom qui lui est donné par ses conseillers, nous apprend le Canard Enchaîné.

Pépère dirige la France comme il gérait le PS lorsqu’il en était premier secrétaire. Il n’aime guère le travail d’équipe, possède un goût Mitterrandien du secret, se mêle de tout (tiens donc…) mais, contrairement à Sarko, fait croire que c’est son Premier ministre qui est aux commandes.

Le hic, est que, de l’autre main, le Président ne tranche rien, laisse les problèmes en l’état car il a horreur de conflits. Et il s’agit là, sans doute de l’origine du mal.

PEPÈRE

Aimablement, Pépère entend préserver les équilibres internes aux socialistes et la paix avec les divers « partenaires » Verts, Radicaux et Communistes (dans une moindre mesure…). Du coup, l’équipe gouvernementale passe pour un retour des Branquignols et est quasi incontrôlable.

Montebourg bénéficie d’une immunité diplomatique. Ses sorties – pas forcément inutiles – mettent souvent l’Élysée-Matignon dans un vif embarras. Mais le bouillant ministre du Redressement productif, sur tous les fronts, avait obtenu la bagatelle de 17% aux primaires socialistes : Donc pas touche ! Jean-Marc Ayrault en perd son allemand et y gagne de curieuses relations avec Angela Merkel.

A l’Intérieur, Valls (7% aux primaires) regarde Taubira (1% via Baylet) à la Justice de travers. Cette dernière lui rend bien, et les deux détricotent (plus ou moins « aimablement ») ce que l’un ou l’autre a fait ou s’apprête à faire. Pas grave : on comptera aimablement les points, mais pas tout de suite. Il n’y a pas le feu. Sauf à Marseille, en banlieue ou encore dans les prisons …

Duflot poursuit un vibrant parcours gouvernemental entre une hâtive dépénalisation du cannabis, des passes d’armes avec l’Église pour des réquisitions de logements d’urgence. Pas de vaguelette : elle bénéficie d’un accord des plus opaques mais « aimable » avec Pépère qui lui a accordé un maroquin en lieu et place d’Eva Joly (très triste) en contrepartie d’indulgences parlementaires (hypothétiques) au cas où le PS perdrait sa majorité absolue au Palais Bourbon. Après une « aimable » loi sur le non-cumul des mandats, par exemple …

Sans tomber dans un inventaire à la Prévert, on citera les aimables déboires suisses de Cahuzac, la liberté de parole de Lebranchu sur le jour de carence des fonctionnaires. Là non plus : pas de vagues.

JEU DE PISTE

Nous aurons aussi la décence de ne pas parler de Pierre Moscovici (Finances) et de Michel Sapin (Travail) qui ont laissé à la porte de leurs établissements toute espérance. Comme dans l’Enfer de Dante. Pourtant ils n’étaient pas si incompétents, initialement. Aimables.

Tout ce beau monde délivre à qui mieux mieux des messages contradictoires, chacun dans son coin, sans coordination ni pilotage visible mais il nous indique sans ambiguïté : la France n’est pas gouvernée à gauche. Pour son bien ? Pour une image améliorée ? Vous en êtes juges.

Pépère veut reprendre du poil de la bête : il engage le pays dans un conflit au Mali. La population aime la virilité et lui accorde quelques points d’oxygène dans les sondages. Las ! Une fois décryptée, l’aventure « anti-terroriste » retombe avec des allures de bourbier françafrique.

Pépère plonge aussi vite dans l’opinion que Sarko. Hollande sait très bien ce que l’anti-Sarkozysme lui a permis de gagner et craint encore plus ce qu’un anti-Hollandisme lui ferait perdre.

Mais il y a le feu aux caisses de l’État. Pour éteindre et renflouer, les solutions suivent une méthode inédite : moins de retraites, moins de vacances, plus de taxes (TVA, diesel) dans les tuyaux mais tout ceci n’est ni officiellement décidé ni même officiellement arbitré. En élément de langages ce sont des « pistes ».

De fait un « jeu de piste » dans lequel les ministres eux-mêmes ont du mal à retrouver leur chemin. Quant à suivre, ou montrer, une direction …

 

Denis Thomas

http://www.legrandsoir.info/hollandie-l-aimable-non-changement-c-est-maintenant.html

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 08:11

 Les choses ont mal commencé, en réduisant le temps d’intervention des délégués de 4 minutes à 2 minutes, cela a conduit le meneur de jeu et les organisateurs à couper fréquemment la parole aux intervenants, provoquant ainsi des tensions au fur et à mesure du déroulement des débats.

Par exemple, Henri retraité Energie de Midi Pyrénées qui intervient sur la mise à mal de l’outil industriel chez EGF et GDF sous la direction de Proglio et qui a alerté et la direction confédérale et les dirigeants de la fédération de l’énergie s’est vu répondre que le rapport des forces n’était pas favorable et que donc on ne faisait rien s’indignant « C’est grave, c’est la première fois que j’entends cela » et souhaitant poursuivre son argumentation s’est vu couper le micro !

 

Le débat sur le document d’orientation commencé la veille s’est poursuivi toute la journée.

La discussion va se cristalliser sur le syndicalisme rassemblé, c’est-à-dire l’alliance privilégiée avec la CFDT, le positionnement par rapport au gouvernement socialiste,  l’appréciation de l’acte III de la régionalisation, le financement de la protection sociale.

De même que l’exigence des nationalisations s’est également fortement manifesté comme réponse stratégique aux licenciements massifs, aux délocalisations …

 

Sur le syndicalisme rassemblé plusieurs délégués vont demander qu’un vote séparé du vote global sur différentes parties du document d’orientation ait lieu.

Ce qui sera refusé par la commission qui organise les débats. L’amendement proposait de remplacer l’expression « syndicalisme rassemblé » par « unité syndicale sur des revendications claires et précises ».

 

On retiendra que d’une manière générale la plupart des intervenant demandent un durcissement des positions initiales contenues dans le document d’orientation proposé, par exemple le retrait de la loi sur la flexibilité du travail, l’abrogation de la loi Bachelot dite HPST sur l’hôpital public ou le retrait du projet de loi sur la décentralisation.

On retiendra donc que la commission qui ordonne les débats tout en refusant de prendre en compte certains amendements refuse aussi tout vote particulier pourtant soutenu  par de nombreux intervenants.

Les commissions du congrès fonctionnent comme un filtre qui accepte ou refuse des amendements des syndicats sans que les congressistes puissent trancher en dernière instance. Ce qui dans les faits revient à contester la souveraineté du congrès et des congressistes. Si bien qu’un des intervenants (François du 93) en colère a pu dire « La commission est une commission du congrès et le congrès n’est pas un congrès des commissions ! » exigeant l’exercice du vote séparé sur l’acte III de la décentralisation.

Rien n’y fera !

Ces pratiques renforcent notre sentiment déjà exprimé d’un notable décalage entre la direction et ce qui monte de la base de l’organisation mais qui est contenu par des mécanismes de contrôle et des manœuvres d’appareil.

 

L’attachement des militants à la CGT est très fort.

Le sentiment juste, vérifié en bas dans les luttes et les rapports avec les autres organisations syndicales que seule la CGT compte-tenu de son histoire, de sa culture et de ses traditions est le seul recours syndical sur lesquels les travailleurs peuvent compter, imprègne nombre d’expressions et de propositions.

Cette aspiration continue de se heurter aux choix opérés il y a une quinzaine d’années rendus compatibles avec l’intégration dans la CES et la poursuite de l’illusion d’une Europe sociale, la mise en œuvre d’un syndicalisme d’accompagnement sous couleur de conjuguer la protestation et les « propositions constructives  ».

 

Nul doute que la confrontation au sein de la cgt,  qui n’est pas nouvelle, et qui a dès le 19e siècle partagé le mouvement ouvrier entre réformisme et courant révolutionnaire se donnant pour objectif à partir de la défense des revendications immédiates des travailleurs le changement de la société et la fin de l’exploitation capitaliste va se poursuivre.

 

Nul doute que la référence à un syndicalisme de classes sans compromission, sans illusion sur le « dialogue social » est majoritaire dans la cgt mais ne trouve pas encore sa traduction dans toutes les orientations de l’organisation et dans ses directions.

 

La tâche des années qui viennent sans nul doute !


Paroles de congressistes 

 

« les orientations proposées s’apparentent davantage à un syndicalisme d’accompagnement »

« ce qu’il faut c’est une mobilisation pour le retrait pur et simple de l’accord scélérat » [il s’agit de l’accord sur la fléxibilité du travail]

« aujourd’hui la cgt doit radicaliser sa position, seul le rapport de force peut changer la société »

Parlant  des attaques actuelles contre les acquis des travailleurs

« Face à un char d’assaut on ne brandit pas un opinel ! »

« La recherche de l’unité fait partie de nos gènes ; mais quelle unité : unité d’appareils et d’apparence » et « changer la société c’est aussi dans nos gènes »

Le même camarade dénonçant l’échec flagrant de la CES à coordonner les luttes en Europe et préconisant de se rapprocher de la FSM

« Le texte devrait condamner plus fermement les rapaces du MEDEF et les rénégats de la CFDT »

 

« Il y a une volonté du gouvernement d’associer les organisations syndicales aux reculs sociaux et l’indépendance syndicale est donc nécessaire »

« notre amendement sur l’Europe a été vidé de son sens : Nous avons parlé de l’Europe dans son ensemble et pas du seul TSCG … l’Europe est un instrument qui dépossède les peuples de leurs droits essentiels et c’est l’UE qui impose un carcan aux peuples ! »

 

« le drapeau brûlé de la CFDT illustre le ras-le-bol des camarades »

« Qu’il est loin le discours du Bourget ! » et « si l’avenir n’est pas rose peignons le en rouge ! »

« sur une posture d’opposition on cristallise et on exclue »

« la défense du code du travail et des conventions collectives doit être au centre des revendications de la cgt »

 

« Le maintien de la santé c’est le capital de ceux qui n’en ont pas ! »

« l’abrogation de la loi dite HPST [loi Bachelot] doit figurer dans l’appel du congrès ! »

« Le gouvernement est manipulé par le MEDEF, que reste-t-il aux salariés si ce n’est la cgt ? »

« dans les hôpitaux 40.000 emplois sont menacés ; c’est pernicieux mais c’est 1à fois plus que chez Goodyear « 

« Il faut supprimer la CSG qui est un transfert du financement de la protection sociale sur les seuls salariés »

 

 

                                                           Le Front Syndical de Classe

                                                           21 mars 2013

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 08:09

Interventions sur le rapport d’activité et début de la discussion sur le rapport d’orientation.

Donnons la parole aux intervenants qui donnent le ton des débats:

  

Isabelle du secteur santé « le congrès CGT doit engager un combat franc et résolu contre le gouvernement et la CGT doit quitter le COR »

 

Un camarade des ports et docks de Bordeaux  « Revenir aux fondamentaux de lutte de classes et en finir avec le syndicalisme rassemblé qui nous a coûté cher » et « la CGT doit changer d’orientation »

 

Ludovic  métallurgie du Nord Pas de Calais « les retraites en 2010 c’était l’occasion d’aller plus loin, encore aurait-il fallu le vouloir » et rappel de la déclaration de B. Thibault selon lequel la cgt n’avait pas vocation de bloquer le pays et « une autre orientation et une autre stratégie de lutte sont nécessaires » et « nous devonsréffirmer le Tous ensemble et notre identité de classe »

 

Karine « pas d’autre alternative que le retour au syndicalisme de classe … nous sommes en guerre, c’est eux ou nous ! »

 

Sébastien cheminot d’Epernay sur la lutte des retraites en 2010, « si la confédération avait voulu éteindre le mouvement elle ne s’y serait pas pris autrement » et sur l’unité syndicale parlant de la CFDT « avec eux la question ce n’est pas de savoir s’ils vont rompre l’unité, mais quand ils vont le faire » et « brûler un drapeau c’est moins grave que de brûler le code du travail ! »

 

Camarade de la santé des Vosges répondant à ceux qui valorisent les propositions à la contestation «  pour avancer il ne faut pas reculer »

Etienne de la FAPT Loire et Cher et Eure et Loire « l’unité ne se décrète pas au sommet » et « rassembler passe par des revendications claires, ce qui n’est pas le cas actuellement »i

 

Benjamin Education du 94 « Il ne s’agit pas d’avoir raison tout seul, mais il s’agit de proposer une unité syndicale, un syndicalisme offensif et non pas rassemblé »

 

Alain de l’INRA «  nous ne pouvons en rester à des formulations ambiguës sur le gouvernement »

 

On le voit, la grande majorité des interventions a été de tonalité très combative et critique à l’égard de la stratégie de la direction confédérale en particulier concernant le "syndicalisme rassemblé ».

Les débats du congrès reflètent bien ce qui se passe en profondeur dans la CGT : la volonté de résistance et de confrontation directe avec le gouvernement et le MEDEF bien loin du "dialogue social" entre sages "partenaires sociaux" aboutissant à des reculs sociaux et d’un syndicalisme de sommet pour ne pas dire de salon!

 

Comment donc dans ces conditions peut-on aboutir à un vote d’approbation massive d’une stratégie aussi décriée puisque le vote du rapport d’activité (par mandats des délégations) donne 87,5% de pour, 12,5% de contre et 7% d’abstentions) ?

 

Ce décalage incontestable pose la question des procédures qui structurent l’expression des syndiqués et des militants et en particulier l’organisation du vote des délégations par mandats.

Une interrogation qui concerne tous les militants et adhérents.

 

Le débat sur le document d’orientation a commencé et nous y reviendrons dans nos appréciations ultérieures.

                                                           Le Front Syndical de Classe

                                                           Mardi 19 mars 2013

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 08:08

 Les UNIONS LOCALES ET DES SYNDICATS CGT DE :

Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers.

Le 19 mars 2013


Adresse à la Confédération, aux Fédérations, aux UD, aux ULs, aux US.


Réunies le 19 mars 2013 à Béthune, nos Unions Locales, et syndicats, s’adressent à l’ensemble des structures de la CGT concernant le projet de Loi, dites « Loi Sapin de sécurisation des emplois » qui fait suite à l’ANI du 11 janvier 2013, pour laquelle les premiers débats à l’Assemblée Nationale débuteront le 2 avril prochain.

Nous avons interpellé les trois députés des circonscriptions du territoire de nos ULs, afin qu’ils se prêtent à un débat de fond et public sur ce projet, ainsi que pour connaître leur position lors du ou des votes, nous n’avons pas eu de réponse.

Le Camarade Thierry LEPAON, lors de son discours du 18 mars, journée d’ouverture du 50ème Congrès de notre Confédération CGT a émis l’idée d’une nouvelle journée de mobilisation entre le 2 et le 5 avril prochain, et nous sommes complétement en accord avec cette proposition. Les travailleurs doivent faire plier ce gouvernement.

En 2010, lors de la bataille pour les retraites, nous avons milité, manifesté, fait des actions visibles sans relâche du mois de février au mois de novembre (parfois 3 manif ’actions par jour et de nuit). Cela avait permis d’augmenter notre nombre de syndiqués mais aussi la confiance en la CGT puisque sur notre territoire dont le centre politique et administratif est la Sous-Préfecture de Béthune, lors des élections TPE, la CGT a obtenu 44% des voix.

Aujourd’hui, le nouveau gouvernement semble décidé à faire voter cette nouvelle Loi de recul social dans les délais les plus brefs pour qu’elle soit appliquée rapidement.

En 2012, la CGT a pris ses responsabilités voire même des risques en étant la seule Confédération à oser appeler à battre le président en place, c’est-à-dire à voter pour le président actuel. Pourtant celui-ci et ses ministres, préfère à notre CGT, l’avis et la signature de ceux qui ne se sont pas mouillés dans un appel clair à battre Sarkozy, et qui n’ont jamais mouillé la chemise pour mettre dehors cette droite décomplexée qui nous a attaquée pendant 5 années de galère, malgré le syndicalisme « rassemblé » (?)… une erreur !

Ainsi, nous interprétons avec cette posture méprisante, que le gouvernement actuel a choisi son côté, celui des patrons qui depuis des années attendaient cette Loi qui va à l’encontre de nombreuses et historiques conquêtes sociales et de droits pour les travailleurs, et alors que nous, la CGT et les travailleurs, demandons depuis des années, une Loi contre l’interdiction des licenciements et de nouveaux droits pour intervenir en amont.

Les délais imposés par le gouvernement ne nous laissent pas beaucoup de choix dans la construction des actions. Nous n’avons pas le temps de faire grandir la mobilisation à partir de nos territoires afin de l’élargir.

Notre proposition est donc que la CGT appelle le jour décidé, à un déploiement de l’ensemble de ses forces militantes, de ses sympathisants et des salariés… à Paris, et l’occupation jour et nuit des abords de l’Assemblée Nationale, le haut lieu de décision politique, jusqu’au retrait de ce projet.

Face au mépris, répondons par notre présence en nombre, unie et déterminée face au Palais Bourbon, pour dire STOP, ça suffit du recul social et des cadeaux au patronat.

Contre ceux qui veulent nous trahir, faisons du Pont de la Concorde, notre Place Tahir.

La CGT ne peut plus admettre d’être considérée comme un syndicat minoritaire alors qu’il est majoritaire avec nos partenaires de luttes de FO-SUD et FSU.

Bien sûr que nous voulons l’unité la plus large pour gagner sur les revendications et obtenir de nouveaux droits, mais nous refusons d’être trahis et d’être vendus au moins-distant avec un Loi rétrograde qui ne concernera jamais, ô non jamais, celles et ceux qui l’auront signée ou qu’ils l’auront votée pour satisfaire une minorité qui nous opprime.

Nous espérons être entendus par le Congrès et les Congressistes, mais aussi par toutes les structures de la CGT du bas en haut. Toutefois et quoi qu’il en soit, nous serons prendre nos responsabilités, car il en va des conditions de vie et de travail de dizaines de millions de salariés livrés en pâture au patronat.

Ceux qui ont signé, ceux qui vont voter, nous prennent pour des ânes, alors nous serons têtus et nous ne lâcherons rien comme il est indiqué sur notre banderole commune depuis 2010.

Unité OUI, compromission NON : Résistance offensive déterminée !

Recevez nos salutations les plus fraternelles mais aussi les plus déterminées.

 

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=134149

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 14:10

On retiendra à gros traits, de cette première séance et du long discours d’ouverture à la discussion de Thierry Lepaon la réaffirmation de l’orientation déjà exprimée dans les médias :

 

-                          constat de la dégradation de la situation des salariés et des graves attaques contre la condition et les droits et protections des salariés, des chômeurs et des retraités

 

-                          appréciation de l’action gouvernementale comme positive dans un premier temps puis soumise à l’obsession de baisser le coût du travail et de flexibiliser le marché du travail en appelant le gouvernement à être à l’écoute des salariés

 

 

-                          afin de sortir de la spirale de l’austérité, de la désindustrialisation .. ; les salariés doivent disposer de nouveaux droits, du veto suspensif dans les entreprises et avoir les mêmes droits que les dirigeants de faire des propositions, comme les banques doivent se détourner de la spéculation [commentaire : on se demande par quel miracle en dehors de l’intervention massive et déterminée des travailleurs et en dehors de l’objectif de la nationalisation des secteurs clés de l’économie, de la réappropriation sociale des secteurs stratégiques, des banques et du pouvoir d’investissementt]

 

-                          réaffirmation de l’orientation du syndicalisme rassemblé en reconnaissant que la question fait débat dans la CGT et en affirmant qu’ « il n’ y a pas de divorce avec la CFDT comme il n’ y a pas de mariage avec FO »

 

 

Nous retenons un point important qui va d’ailleurs tout à fait vers ce que nous avons de notre coté proposé depuis plusieurs semaines : dans le prolongement de l’action du 5 mars contre l’accord scélérat (ANI) Thierry Leapon a proposé au congrès

 

une journée nationale d’action dans le cadre de la semaine du 2 au 6 avril avec rassemblement devant le parlement,

 

le débat parlementaire de transposition de l’accord dans la loi devant commencer le 2 avril.

 

Notes d’observation :

 

-  a l’énoncé des délégations invitées le PS et la CFDT ont été copieusement huées par une bonne partie de la salle

 

-        l’adoption de la composition de plusieurs commissions ne s’est pas fait tout à fait comme escompté par l’ordonnateur de la séance (Frédéric Imbrecht) puisque de la salle sont venues plusieurs propositions de participation, par exemple la commission d’orientation passant de 30 à 38 membres sans doute expression de la volonté au moins d’une partie du congrès de ne pas se satisfaire des documents pré-digérés de la direction sortante.

 

Le Front Syndical de Classe

18 mars 2013

 

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