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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 15:43

Par Bernard Cassen, secrétaire général de Mémoire des luttes, président d’honneur d’Attac, texte diffusé par Mémoire des luttes et repris par le M’PEP avec l’autorisation de l’auteur.

Pour accéder au site de Mémoire des luttes, cliquez ici : http://www.medelu.org/

Le 6 juin 2013.

 

En Europe, les forces politiques et sociales qui se veulent à la gauche de la social-démocratie – disons par commodité la gauche de gauche – se croient « radicales ». Ce qui, au pied de la lettre, signifie qu’elles sont censées s’attaquer aux causes profondes des ravages du néolibéralisme en général, et de l’eurolibéralisme en particulier. Pourtant, elles font depuis longtemps preuve d’un étonnant conformisme sur trois des questions essentielles que pose aujourd’hui la crise européenne : la responsabilité de l’euro dans la récession actuelle, la pertinence de politiques nationales de rupture avec le néolibéralisme et l’urgence de mesures de protectionnisme écologique et social. Voyons dans quel contexte elle évolue.

Pour la sphère financière, les grandes entreprises et leurs fondés de pouvoir dans les partis politiques et les gouvernements – pas seulement ceux étiquetés « de droite » –, tout va pour le mieux : les traités et pactes européens successifs ont instauré l’hégémonie du capital et du marché ; ils ont fait du libre-échange une arme de choc au service du dumping social, écologique et fiscal ; le dogme de la concurrence est devenu une machine à paupériser ou privatiser les services publics ; sous prétexte de résorber la dette, de promouvoir la « compétitivité » et de « sauver » l’euro, des « réformes structurelles » et des plans d’austérité ont été imposés, avec comme objectif véritable le démantèlement des acquis sociaux de plusieurs décennies, en particulier en matière de droit du travail.

Pour empêcher toute remise en cause de la « divine surprise » qu’a été la concrétisation en Europe d’une telle utopie néolibérale – dont ses promoteurs n’auraient même pas osé rêver au siècle dernier –, une police spécialisée a été créée : la « troïka ». Composée de la Commission, du FMI et de la Banque centrale européenne (BCE), elle a les pleins pouvoirs pour exiger l’application de ce programme par les gouvernements qui ont recours à son « aide ».

Est-ce que la social-démocratie européenne a quelque chose à dire sur cette entreprise de régression démocratique et sociale sans précédent ? La réponse est « non » : elle s’est totalement inscrite dans sa logique et elle en accepte les implications. Ses propres intellectuels ne s’en cachent d’ailleurs pas. Il faut lire à cet égard – une fois n’est pas coutume – l’article du Monde intitulé « Quel projet pour la social-démocratie ? » publié dans le numéro du 23 mai 2013. Son auteur, Jean-Pierre Stroobants, du bureau européen du quotidien, cite, entre autres, l’historien René Cuperus qui collabore à la fondation Wiardi Beckman, groupe de réflexion du Parti social-démocrate néerlandais (PVDA).

Pour cet auteur, l’adhésion à l’Europe est devenue une « idéologie de substitution ». L’Europe « affirme qu’elle est un bouclier contre la mondialisation, mais, en définitive, elle en est une courroie de transmission ». Et d’ajouter : « Le tout-à-l’Europe serait une bonne chose, mais, en pratique, les sociaux-démocrates soutiennent ainsi un projet néolibéral qui heurte la démocratie et ne rencontre pas d’écho à la base. Une situation totalement schizophrène ». Ce constat vaut pour tous les partis social-démocrates européens, présents ou non dans des gouvernements. Un lecteur français y verra sans peine une évocation de la politique de François Hollande et de ses humiliantes génuflexions – ponctuées de coups de menton qui ne trompent personne – devant Angela Merkel, la Commission et la Banque centrale européenne. Tout cela avec les encouragements militants des éditorialistes du Monde…

Si la cause est entendue pour la social-démocratie, que dire alors de la gauche de gauche ? On ne pourra pas lui reprocher d’être muette sur l’état des lieux de l’eurolibéralisme. On ne compte plus, en effet, les livres, manifestes, motions de congrès, prises de position, pétitions, blogs décortiquant et dénonçant les mesures d’austérité et les politiques européennes en général. Le bilan critique est fait et fort bien fait. Le problème est qu’il ne débouche pas sur des propositions attaquant le mal à sa racine, et cela à la fois par confusion intellectuelle et par crainte panique de « faire le jeu » de l’extrême-droite. De manière inespérée pour elle, cette dernière se trouve ainsi désignée par ses propres adversaires comme pôle de référence du débat politique.

Certaines composantes de la gauche de gauche ont ainsi paresseusement assimilé le libre-échange à de l’internationalisme ; le refus du carcan de l’euro au rejet du projet d’unité de l’Europe ; et des mesures de rupture nationales avec du nationalisme ou du « souverainisme », terme qui, comme celui de « populisme », n’est jamais défini par ceux qui l’utilisent à tort ou à travers.

Certes des économistes comme Frédéric Lordon [1] ou Jacques Sapir [2], dotés d’une forte légitimité universitaire et non engagés dans un parti, ont pulvérisé ces poncifs, appelé un chat un chat et remis en cause, par exemple, l’aggravateur de crise qu’est l’euro. Ce qui leur ferme évidemment la porte des plateaux de télévision où ne sont généralement conviés que les néolibéraux de toute obédience, et plus particulièrement des « économistes à gages » du type Elie Cohen ou Jean-Hervé Lorenzi [3]. Certains des collègues de Lordon et Sapir, investis, eux, dans une formation politique de la gauche de gauche, et quoi qu’ils en pensent par ailleurs, sont bridés par les stratégies globales de leurs directions qui craignent comme la peste qu’on les accuse d’être composées d’« anti-européens » et qu’on les mette dans le même sac que le Front national à l’extrême droite ou, à l’autre extrémité de l’arc politique, avec le M’PEP, pointé du doigt pour cause de « souverainisme » [4].

On commence cependant à entendre des voix hétérodoxes et, cette fois, institutionnelles qui permettent d’ouvrir un débat longtemps mis sous le tapis. Ainsi, au vu de l’expérience, Oskar Lafontaine, ancien président du SPD et l’un des fondateurs de Die Linke, se prononce pour l’abandon de la monnaie unique en faveur d’un retour au Système monétaire européen (SME) permettant dévaluations et réévaluations [5]. À Chypre, c’est le Parti communiste (dit AKEL), deuxième force politique de l’île, qui, le 29 avril dernier, s’est prononcé pour une sortie de la zone euro.

Des économistes de gauche de plusieurs pays européens [6] viennent de publier un Manifeste intitulé « Que faire de la dette et de l’euro ? » dans lequel ils préconisent, si cela se révèle nécessaire pour en finir avec le chantage de la dette, une stratégie de rupture unilatérale avec la Commission, la BCE ou l’Allemagne, engagée par un ou plusieurs gouvernements et n’excluant pas une sortie de l’euro et l’adoption de mesures protectionnistes [7].

Il est significatif du changement de climat que, en France, quelques dirigeants d’Attac et de la Fondation Copernic aient signé ce texte alors que, il y a peu, les expressions « mesures protectionnistes », « ruptures nationales » et « sortie de l’euro » les faisaient sortir de leurs gonds. Jusqu’à ces derniers temps, il n’y avait pour eux d’autre salut que dans l’émergence d’un hypothétique « mouvement social européen » paré de toutes les vertus. C’était oublier une évidence : un tel mouvement, évidemment nécessaire, ne surgira pas spontanément, en lévitation sur des réalités très différentes d’un pays à l’autre. Il prendra seulement forme à partir d’un foyer de rupture national entraînant des solidarités susceptibles elles-mêmes de faire tache d’huile.

D’autres indices vont dans le même sens que celui de ce texte :

·          En Espagne, la circulation d’un manifeste ayant déjà recueilli de nombreuses signatures d’élus de gauche d’économistes et de syndicalistes, et intitulé Salir del euro (« Sortir de l’euro ») [8].

·          Au Portugal, l’énorme succès de librairie du livre Porque devemos sair do euro (« Pourquoi nous devons sortir de l’euro ») sorti début avril [9].

·          En France, la publication d’un ouvrage collectif qui fait déjà beaucoup parler de lui et dont le titre est délibérément provocateur : En finir avec l’Europe [10]. Il témoigne de l’évolution de certains des co-auteurs jadis proches ou membres du NPA.

Un Sommet alternatif (Alter Summit), rassemblant partis de la gauche radicale, syndicats et mouvement sociaux européens va se tenir à Athènes les 7 et 8 juin prochain [11]. On aurait pu penser qu’il prolongerait cette effervescence et qu’il aborderait les questions jusqu’ici politiquement incorrectes. Ce n’est pas l’impression que donne le manifeste préparatoire de cette rencontre.

Dans trois domaines (dette, Europe écologique et sociale, démocratie économique), ce texte dresse un bilan de la situation et propose des « revendications communes et urgentes ». On constate que l’expression « crise de l’euro » n’apparaît nulle part. Quant au libre-échange, il fait l’objet d’une seule ligne dans les constats – «  Les accords de libre-échange contribuent au dumping fiscal, social et écologique » – et d’une revendication d’un vide sidéral : « Mettre fin au dumping salarial et social en Europe et dans le monde, notamment par le biais d’accords internationaux ». Voilà qui devrait faire trembler les commissaires européens et Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dont le nom est régulièrement cité comme futur ministre, voire premier ministre de François Hollande…

Pour l’élaboration d’un véritable programme de sortie de l’ordre néolibéral européen, il faudra que la gauche de gauche se libère des interdits dans lesquels elle s’est enfermée. Timidement, avec des hauts et des bas, le processus est entamé…

 

Notes

[1] Lire son blog « La pompe à phynance » sur le site du Monde diplomatique, et en particulier sa dernière contribution « Pour une monnaie commune sans l’Allemagne (ou avec, mais pas à la francfortoise) » : http://blog.mondediplo.net/2013-05-25-Pour-une-monnaie-commune-sans-l-Allemagne-ou-avec.

[2] Lire son blog http://russeurope.hypotheses.org/ et ses reprises sur le site de Mémoire des luttes. En particulier sa contribution « Postures et impostures dans le débat sur la politique allemande » : http://www.medelu.org/Postures-et-impostures-dans-le.

[3] Lire Renaud Lambert, « Les économistes à gages sur la sellette, Le Monde diplomatique, mars 2012. Également Serge Halimi, Frédéric Lordon et Renaud Lambert, Économistes à gages, Les liens qui libèrent/Le Monde diplomatique, Paris, 2012.

[4] http://www.m-pep.org

[5] http://www.medelu.org/Nous-avons-de-nouveau-besoin-d-un.

[6] Parmi lesquels, pour la France, Michel Husson.

[7] http://tinyurl.com/euro13.

[8] http://salirdeleuro.wordpress.com

[9] Editions Lua de Papel, Lisbonne, 12,60 euros. Lire Le Monde, 30 mai 2013.

[10] En finir avec l’Europe, sous la direction de Cédric Durand, La Fabrique, Paris, 2013, 15 euros.

[11] www.altersummit.eu

 

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article3335

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 15:40

Par l'UFAL

Lundi 3 juin 2013


L’Ufal ne peut être que satisfaite de l’annonce du maintien du caractère universel des allocations familiales comme elle l’avait réclamé à plusieurs reprises. En effet, les principes issus du Conseil National de la Résistance et de la mise en place de la Protection Sociale en France doivent être conservés. Moduler le montant des allocations familiales, même pour les familles les plus aisées, contrevenait à ses principes fondateurs : ce n’est pas à la politique familiale de sécurité sociale de tenter de combler des inégalités, surtout en prenant le risque d’ouvrir la boite de Pandore d’une modulation de l’ensemble des prestations de la sécurité sociale, notamment dans le domaine des remboursements de soins. Ces mesures, si elles étaient mise en œuvre, finiraient de déstabiliser notre système de protection sociale auquel les citoyens sont particulièrement attachés.

Quand la logique comptable l’emporte…

En revanche, nous dénonçons la logique purement comptable qui conduit le gouvernement à diminuer le plafond du quotient familial, et ce de manière substantielle, sans aucune contrepartie pour les familles : Il s’agit bien d’une nouvelle hausse importante des impôts. En outre, en annonçant que le rendement de cette mesure sera affecté à la branche famille pour contribuer à son redressement, le gouvernement renforce la fiscalisation du financement de la protection sociale au détriment du financement par la cotisation sociale.

L”Ufal a toujours dénoncé le système de quotient familial, puisque, au motif justifié qu’il faut tenir compte des charges de familles, il représente une niche fiscale inégalitaire par excellence : plus les familles sont riches, plus l’économie d’impôts est importante pour elles. Or, les enfants des classes populaires ne coûtent pas moins que ceux des familles les plus aisées ! Nous avons toujours souhaité que, dans le cadre d’une réforme d’ensemble de la fiscalité, le quotient familial soit remplacé par une allocation universelle que nous appelons Revenu Social à l’Enfant et au Jeune (RSEJ) versée dès le premier enfant. Le candidat Hollande avait d’ailleurs promis une révolution fiscale incluant une suppression des quotients, et leur redistribution sous forme de crédits d’impôts pour chacun des enfants d’un ménage, le tout à taux de prélèvement constant.

L’annonce d’une baisse du plafond du quotient familial, pour la deuxième fois depuis le début du quinquennat, mais sans la mise en place de ce crédit d’impôt, nous éloigne donc d’une réelle révolution fiscale dans le domaine de la famille, au moment où pourtant elle n’a jamais été aussi nécessaire.

Autre abandon important, la construction de places de crèches, dont le manque est pourtant criant. Là où le candidat Hollande avait annoncé le développement de 500 000 places d’accueil aux jeunes enfants durant le quinquennat, le Premier Ministre en annonce maintenant seulement 275 000 en 5 ans. Or le besoin le plus urgent pour les familles populaires, ce sont les accueils collectifs que représentent les crèches et la scolarisation à 2 ans en maternelles. Seulement 100 000 places de crèche sont annoncées, objectif déjà de la dernière COG (Convention d’Objectifs et de Gestion) qui n’avait pas été tenu. Quant à la scolarisation dès 2ans, les 75 000 places annoncées ne couvrent même pas les 104 000 suppressions de place depuis 2002. C’est en fait un recul programmé. Pourtant, l’existence de modes de garde pour les jeunes enfants est un facteur jugé déterminant dans le taux d’activité des femmes.

Des perdants jusque dans les classes moyennes et populaires…

Non content de revoir fortement à la baisse le développement de places d’accueil pour les jeunes enfants, le gouvernement annonce le gel de la Prestation Accueil du Jeune Enfant jusqu’en 2017 et sa mise sous des conditions de ressources, encore plus restrictives que celles qui étaient évoquée pour les Allocations familiales : le gel de la PAJE va toucher un grand nombre de familles et le nouveau plafond (4 000 € pour une famille de bi-actifs, 3 500 pour les mono-actifs) va entraîner une division par deux de cette prestation et ainsi toucher les familles d’une partie de la classe moyenne.

De même, la fin de la possibilité de déduire une partie de frais de scolarité pour les élèves du secondaire va peser sur le budget des familles, sans que cela permette une quelconque redistribution, puisque l’augmentation de 25 % de l’allocation de rentrée scolaire annoncée a déjà été financée par la baisse précédente du quotient familial.

…pour des gains très faibles pour les classes populaires

Face à l’ensemble de ces mesures d’économies et de hausse d’impôts, la majoration de 50 % du complément familial pour les allocataires les plus modestes et la revalorisation de 25 % de l’allocation de soutien familial font piètre figure.

En lieu et place de la “rénovation de la politique familiale” promise par le gouvernement, c’est bien un vaste plan d’économies sur le dos des familles qui vient d’être annoncé, dont l’objectif est bassement comptable : réduire les dépenses publiques, comme l’exigent l’Allemagne et la Commission Européenne.

 

http://www.ufal.info/famille/famille-communiques-de-presse/luniversalite-des-allocs-maintenue-mais-a-quel-prix/7489

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 22:04

 Le 17 avril 1943, "l’accord du Perreux", du nom de cette ville du Val-de-Marne, ouvre la voie à la réunification de la CGT.

Accord signé  sous l’occupation par Robert Bothereau et Louis Saillant pour les ex-confédérés (CGT), Henri Raynaud et André Tollet pour les ex-unitaires (CGT-U)

Accord qui reconstituant la CGT « en respectant la physionomie qui était la sienne en septembre 1939 » ne fut couché sur le papier qu’à la Libération le 5 octobre 1944.

 

Accord conclu donc sans déclaration écrite, initié par un dialogue entre Benoît Frachon et Léon Jouhaux.

Outre la défense immédiate des intérêts des travailleurs il indique la volonté de rassembler l’ensemble des forces de la résistance à l’occupant et sera en quelque sorte le prélude au programme du Conseil national de la Résistance (CNR).

Sur le plan syndical il ne s’agit pas d’une simple unité d’action mais d’une visée à la réunification à l’instar de 1936.

Au-delà de la conjoncture de l’époque cet accord illustre la profonde volonté unitaire des syndicalistes se référant à la lutte de classes qu’exprime le sigle lui-même choisi au moment de la scission de 1921 : CGT- Unitaire.

Ces derniers considérant que face au patronat, au capital, aux exploiteurs le pluralisme, la division sont des facteurs d’affaiblissement et de défaite dans le combat de classe.

 

Quel sens donner à cet anniversaire en 2013 ?

 

Impossible de comprendre le sens profond de cet accord sans en référer à un personnage majeur de la période : Benoît FRACHON !

 

L’homme a connu 3 scissions syndicales (1921 et la création de la CGTU, 1939 le bannissement et la clandestinité, 1947 et l’ingérence américaine dans le cadre de la guerre froide).

Il a connu aussi et a été un acteur essentiel de 2 réunifications : celles de 1936 et du congrès de Toulouse et précisément celle de la clandestinité en avril 1943 avec les accords du Perreux.

En conséquence il a la passion de l’unité, de l’unité organique de la classe ouvrière, passion chevillée au corps !

C’est ainsi que dans son ouvrage "Au rythme des jours" il peut dire : "la lutte pour l’unité c’est en fin de compte le fil conducteur de toute l’action de la CGT, car c’est aussi la question primordiale pour changer réellement la situation et conduire les travailleurs au succès".

 

La volonté unitaire est en effet profondément ancrée dans l’aspiration des travailleurs eux-mêmes.

On est plus fort face à un patronat lui-même coalisé pour revendiquer, pour se défendre.

Et d’ailleurs les moments de grande victoire ouvrière et de grandes conquêtes sociales coïncident avec les moments de lutte, d’unité et d’afflux massif des travailleurs dans l’organisation syndicale comme en 1936 et en 1945 en particulier (des millions de syndiqués).

 

Il est donc parfaitement légitime de commémorer ce moment historique de rassemblement de la classe ouvrière et des travailleurs en soulignant cette constante de l’aspiration ouvrière et des considérables efforts unitaires de la CGT pour parvenir à cette réunification.

La recherche de l’unité des travailleurs, de l’unité d’action, de leur rassemblement dans une seule centrale syndicale est en effet un des traits identifiants de la CGT qui parcoure toute son histoire.

 

Mais cette recherche passionnée et ces efforts ce n’est pas le syndicalisme rassemblé !

 

Car dans le même mouvement de recherche unitaire, dans le contexte de l’époque où il s’exprime (les années 50 après la scission qui a vu naître FO et se reconstituer la CFTC et la CGC), Frachon indique : "L’unité ne se gagne pas seulement. Il faut la défendre en permanence contre ceux qui sont toujours tentés de servir les manœuvres de division de l’ennemi de classe. Chaque tentative de nuire à l’unité, surtout au cours d’une action ou de sa préparation, doit être immédiatement et publiquement démasquée, soumise au jugement des travailleurs intéressés , des adhérents et des militants des organisations de base dont les dirigeants trahissent les engagements pris. C’est là une des conditions importantes nous permettant de consolider l’unité".

 

C’est que pour Benoît Frachon et la CGT dans son ensemble, l’unité n’est pas une alliance de sommet où l’on édulcore les différences d’orientation et de revendication comme a pu le faire Thierry Lepaon au 50e congrès minimisant gravement le désaccord avec les dirigeants de la CFDT sur l’ANI (flexibilité de l’emploi et des travailleurs), couvrant ainsi une grave atteinte au code du travail et à la protection des travailleurs.

 

Les désaccords doivent en effet être traités en bas, sous l’arbitrage et le jugement des travailleurs, sans quoi comme en 2003, comme en 2010 on permet le sabotage des luttes et on recouvre d’un voile pudique une véritable trahison des intérêts des travailleurs !

 

C’est essentiellement que pour Benoît Frachon comme pour la CGT dans son ensemble à l’époque le caractère de masse de l’organisation, la recherche permanente de l’unité des travailleurs, de l’unité d’action sans renoncer à la réunification se fonde sur des conceptions de classes, de lutte des classes.

Car à y regarder de près toutes les scissions et les divisions ont pour fondement essentiel au-delà des arguments invoqués (l’indépendance syndicale, le pacte de non-agression Hitler/Staline, le plan Marshall) l’attitude à l’égard d’un positionnement de classes sans compromission : les partisans de la collaboration de classes et de l’accompagnement du système épaulé par les classes et les médias dominants masquant leur orientation et leurs pratiques sous des accusations diverses selon les périodes, mais qui toutes éludent la question centrale !

Et ce sont toujours les réformistes qui ont pris l’initiative des scissions et qui virent les tenants d'un syndicalisme sans compromission des organisations comme malheureusement on peut encore le constater actuellement dans de trop nombreuses fédérations de la CGT, et notamment celle du commerce !

L’objectif unitaire ne se sépare par du contenu des revendications sur lesquelles il faut rassembler qui correspondent aux aspirations des travailleurs et à la nécessité de s’unir contre la classe capitaliste par-delà les opinions politiques, les origines, la religion.

La division, les scissions sont organisées par les ennemis de la classe ouvrière pour imposer une politique au service exclusif des possédants et du patronat.

 

Mais renoncer à mener le combat pour un contenu conforme aux intérêts des travailleurs, renoncer aux objectifs transformateurs anticapitalistes, c’est à coup sûr préparer la défaite.

Et dans la situation présente marquée par la crise la plus grave et la plus durable du système, par l’offensive globale de l’oligarchie, de l’Union européenne pour nous imposer des reculs sans précédents comment poursuivre des objectifs unitaires sans dénoncer les trahisons des dirigeants de la CFDT aujourd’hui sur le code du travail et demain sur les retraites ?

Sans en appeler au jugement des travailleurs eux-mêmes , sans l’activité indépendante de la CGT sur des bases de classes et sans compromission avec le capital ?

 

Sans conteste cette exigence est celle de nombreuses bases et de nombreux militants de la CGT.

C’est donc cette orientation qu’il convient de faire triompher et de mettre en œuvre contre la tendance conciliatrice de la direction confédérale figée sur le syndicalisme rassemblé, le dialogue social et l’intégration dans la Confédération Européenne des Syndicats.

 

L’unité c’est en bas, dans les entreprises, dans les branches en s’adressant sans sectarisme à tous les salariés, sur des revendications précises, ne laissant la place à aucune manœuvre et aucun reniement, au quotidien et dans la durée.

Et ça nous fait belle jambe que les dirigeants de la CFDT signataires d’un accord scélérat ne manifestent pas avec nous le 1er mai !

 

Le Front Syndical de Classe

15 avril 2013

 

 

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Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 12:58

de : La CGT PSA Aulnay
mercredi 17 avril 2013 - 22h55

Ce mercredi 17 avril nous finissons notre troisième mois de grève. Notre détermination et notre mobilisation sont toujours aussi fortes, malgré les manœuvres, les tentatives d’intimidation de PSA et la répression qui continue.

PSA poursuit ses tentatives d’intimidation

La direction de PSA a envoyé deux nouvelles lettres de licenciement à deux militants CGT de la grève. Et comme provocation, elle ne pouvait pas faire mieux : pour Abdel le reproche invoqué est « agression sonore en ayant joué du tambour » alors que la direction nous impose habituellement de travailler dans des ateliers où le volume sonore dépasse largement les 120 décibels. Pour Rachid, c’est un jet d’œuf et un jet de boulon qui lui sont reprochés, un jour où il n’était pas dans l’usine. Qu’importe à cette direction de mentir ou de licencier sans motif, le but recherché est de faire baisser la tête à tous les grévistes.

Eh bien c’est raté ! La grève tient bon et plus la direction cogne, plus la détermination se renforce.

Pour l’ensemble des grévistes, la priorité qui s’impose est la réintégration de nos quatre camarades, la levée de toutes les menaces disciplinaires et de toutes les poursuites judiciaires et une garantie écrite pour tous les salariés d’obtenir un CDI si l’usine devait fermer.

Pas une voiture ne sortira de l’usine tant que la situation de tous ces camarades ne sera pas réglée !

La production toujours paralysée

De son côté, PSA lui-même est obligé de reconnaître qu’il a besoin de C3 et qu’il a besoin que la production d’Aulnay redémarre. Depuis la semaine dernière, l’équipe du soir est au chômage, ce qui a l’avantage pour PSA de se faire payer une partie des salaires par l’Etat, mais l’objectif principal pour la direction est de tenter de redémarrer la production dans l’équipe du matin. En concentrant sur une seule t ournée les chefs, les intérimaires, la direction s’est donnée l’objectif de sortir 250 voitures chaque matin.

Mais elle n’y arrive pas du tout. Elle est loin du compte : sortent à peine une vingtaine de voitures par jour et encore une minorité est commercialisable !

A plus de 200 grévistes, nous arrivons à paralyser la production car nous avons le soutien d’une très grande majorité de non grévistes qui sont pour la plupart des anciens grévistes et qui font tout pour résister aux pressions de la direction. Ce soutien de nos camarades est notre principale force dans l’usine.

En même temps nous continuons à multiplier nos actions en dehors de l’usine. Collectes aux portes des entreprises, visite au péage de Senlis et concert de soutien nous permettent d’assurer la « paye des grévistes » du mois d’avril et nous pensons déjà à préparer celle de mai !

Les soutiens financiers ne faiblissent pas et à ce jour nous avons en caisse plus de 110 000 €. Nous sommes confiants dans la possibilité de faire une troisième paye de grève pour le mois d’avril.

Les grévistes se mobilisent sur tous les terrains

Au niveau judiciaire nous nous sommes rassemblés devant le palais de Justice de Paris le 11 avril, pendant l’audience du tribunal où les avocats de la CGT et de SUD attaquaient le PSE de PSA. Il est clair pour tous que le prétendu Plan de Sauvegarde de l’Emploi, que PSA veut faire approuver par le CCE le 29 avril, n’est même pas au niveau de ce que la législation impose. Mais avec la Justice, on est sûr que d’une chose, c’est que c’est toujours très long.

Jeudi 4 avril au Salon de l’emploi public, nous sommes allés interpeller la ministre Lebranchu sur l’inaction du gouvernement à faire en sorte de débloquer la situation.

Mardi 9, nous avons participé à la manifestation contre l’ANI. Cortège dynamique et collecte de soutien à la grève où nous avons pu encore constater que notre grève était toujours très populaire parmi les manifestants auprès de qui nous avons récolté plus de 8200 euros de soutien.

Mercredi 9, 2 actions dans la même journée. Le matin, on s’est invité au siège national de pôle Emploi pour ne pas s’y retrouver l’an prochain ! Puis le soir, participation au colloque Santé et Travail où même si Sapin s’est décommandé au dernier moment, nous avons pu interpeler son bras droit, le Directeur Général du Travail, Combrexelle, un des plus grand licencieur de militants syndicaux qui n’a pas voulu prolonger le débat avec nous.

Samedi 13, nous nous sommes invités au conseil National du PS. Nous avons pu leur dire entre autre que si les délégués socialistes s’étaient sentis trahis par Cahuzac, bon nombre d’ouvriers de PSA Aulnay se sentaient trahis depuis un an par le gouvernement qui n’a fait que s’aplatir devant les patrons et notamment la famille Peugeot. Nous avons aussi tenu à dénoncer la politique du gouvernement qui finira par ouvrir un boulevard au Front national, ce qui serait une véritable catastrophe pour le monde du travail.

Alors si le gouvernement a fait le choix de se saborder, les travailleur que nous sommes, nous n’avons pas à payer les pots casser de ce choix politique suicidaire. Cette action a refait parler de la grève qui depuis plusieurs semaines étaient largement boycottée par les médias.

Même si PSA et le gouvernement jouent le pourrissement de la grève, nous avons démontré et nous continuerons à démontrer que la grève est bien vivante, que nous ne baissons pas les bras et que nous sommes bien déterminés à tenir tête à l’une des familles les plus puissantes de France car « sans nous, pas de bagnole » !

Merci à tous vos soutiens. Vive la grève à laquelle nous souhaitons un très bon anniversaire !

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article134802

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 12:57

Pcf Paris 15, 17 avril 2013

2013 : enfin une année sans élection ! Communistes, notre priorité aux luttes peut plus facilement s’affirmer hors du brouillage électoral des années précédentes.

Pourtant, à un an encore de l’échéance, la préparation des élections municipales semble déjà obnubiler beaucoup de personnalités politiques. Le Parti de gauche a déjà annoncé unilatéralement qu’il déposerait des listes autonomes du « Front de gauche » dans 60 grandes villes dont Paris. La direction du PCF Paris prévoit une consultation des adhérents pour juin.

Dans ces conditions, nous engageons une première réflexion dans la section du 15ème arrondissement à partir des éléments suivants.

1- Paris est logiquement la Ville où les enjeux municipaux sont les plus assimilables aux enjeux nationaux, où l’action du PS de Delanoë rejoint le plus celle du PS d’Ayrault et Hollande.

Sur la question des rythmes scolaires, Delanoë vient ainsi de montrer son soutien indéfectible à la politique du gouvernement, sans hésiter à affronter 80% de la communauté éducative.

Ce n’est pas là le lieu dans cet article de faire le bilan de la dernière mandature. Disons que l’orientation social-libérale de la municipalité s’est constamment vérifiée.

« Paris serait à vendre » découvrent certains. A Beaugrenelle, à la Porte de Versailles, à Boucicaut, comme chez nos amis, aux Halles ou à Laënnec, nous pouvons dire qu’il est déjà largement vendu à la spéculation et aux intérêts privés. Dans le 15ème, nous avons été particulièrement touchés et confrontés directement à la fermeture d’esprit et au mépris d’Anne Hidalgo, la « dauphine » de Delanoë.

Ajoutons, entre autres, que la politique municipale d’externalisation de services publics, sa « gestion des ressources humaines » sont vivement condamnées par les personnels de la Ville, que nous soutenons sans réserves.

Le souvenir, maintenant lointain, de l’ère Tibéri ne suffit plus à alimenter l’idée d’un changement. Tout juste peut-on considérer que, sur la base du bilan de Delanoë, la droite pourrait faire bien pire.

Tout cela n’incite pas, bien au contraire, à accepter que le PCF Paris, une nouvelle fois, s’intègre, dès le premier tour, aux listes PS.

L’élection de 2014 pourrait en revanche être l’occasion d’exprimer, en pleine cohérence, le rejet de la politique gouvernementale en même temps que celui de l’orientation générale de la politique municipale parisienne, à travers des listes indépendantes.

Un véritable contrat avec des engagements précis pourrait être défendu avant le second tour, en préalable à tout report et fusion de listes, contrairement au blanc-seing accordé (dès le 1er tour) en 2008 ou au «désistement sans conditions » de Mélenchon pour Hollande en 2012.

2- Mais après 12 ans de participation docile à l’exécutif de Delanoë, on voit mal comment les élus du PCF-FdG pourraient justifier un tel revirement.

Le groupe et les élus PCF a soutenu tous les choix fondamentaux de la municipalité, tous les budgets. Même sur les rythmes scolaires, en fin de mandature, les membres de l’exécutif (Vuillermoz et Mansat) ont suivi Delanoë, malgré l’opposition officielle des autres conseillers. Adjoint aux sports, Vuillermoz a pris sur lui l’opération scandaleuse de rénovation du stade Jean Bouin, les grèves des agents, le maintien jusqu’à cette année de la subvention au PSG… Toujours que des exemples.

Delanoë a laissé d’ailleurs très peu de « grain à moudre » aux élus PCF pour revendiquer publiquement certains aspects de sa politique. Il a gardé pour lui-même l’essentiel de la propagande autour du logement social, bien trompeuse. Nous aurons l’occasion d’y revenir plus longuement.

Dans les opérations publiques, la Ville fait une belle place au secteur privé, jusqu’à des appartements à 23.000 euros du mètre carré… (terrains de l’hôpital Laënnec). Mais ailleurs, elle lui rachète au prix fort des immeubles occupés qui mettent des années à devenir des logements sociaux. Nous n’avons cessé également de dénoncer le trompe l’œil des rachats d’immeubles aux loyers sociaux de fait (mais non conventionnés). L’argent de la Ville, les crédits du logement social ont été gaspillés pour payer des logements existants, déjà sociaux (ex : le parc SAGI).

On n’a guère entendu les élus PCF afficher autre chose que leur solidarité sans faille à Delanoë et Hidalgo. Ils n’ont pas contesté l’augmentation si injuste de la taxe de balayage, dont l’UMP, scandaleusement, fait un cheval de bataille. Devançant le gouvernement, la municipalité a rançonné les retraités en supprimant la gratuité des transports à tous les plus de 65 ans. Les élus PCF n’ont pas osé le contester. Nous pouvons multiplier les dossiers.

Depuis des années, ce suivisme nous place, militants communistes de quartier et d’entreprise, dans une position difficile vis-à-vis des associations, des syndicats.

Les partisans de Mélenchon, dans sa ligne politicienne, se place pour les élections en opposition vive avec le PS. De qui se moquent-ils, ces opportunistes, ces hypocrites ? Leurs conseillers ont été élus en tant que responsables du PS en 2008. Ils ont soutenu docilement Delanoë. Maintenant, ils entendent exercer un chantage inacceptable sur le PCF via le Front de gauche. Comment ne pas rejeter ces pressions et prétentions inacceptables du PG qui correspondent à la ligne politique dangereuse de son chef ?

A Paris, il faut tenir compte des écologistes. Ils sont également partie prenante de la majorité et de l’exécutif. Mais eux ont su se démarquer sur un certain nombre de sujets importants, notamment le nouveau « trou des Halles ». Même si les préoccupations locales sont moins présentes à Paris que dans les autres villes, les listes, déjà annoncées, d’EELV, pourraient capter une part des critiques à la politique de Delanoë qui refusent le retour de la droite. Ce créneau électoral(iste) est pris…

3- Se pose aussi la question du nombre d’élus et des moyens correspondants en cas d’une liste « Front de gauche ». Le mode de scrutin par arrondissement est défavorable aux listes secondaires. Les Verts l’ont payé cher en 2008, perdant, malgré leur 7% des voix, plus la moitié de leurs élus et se retrouvant avec un groupe moins nombreux que le PCF, affilié au PS. Il se conçoit aussi, dans le cas d’une liste Front de gauche, que les partenaires, en premier le PG, mais aussi la FASE, les Alternatifs et autres groupes de notabilités, exigent tous leur part du gâteau. Les élus du PCF aura du mal à résister à leur chantage. L’opération liste Front de gauche pourrait bien aboutir à la diminution de moitié des élus PCF, même dans une hypothèse haute de résultat à 8% du Front de gauche. Dans la coalition, notre parti endosserait également tout le coût politique de l’alignement sur Hidalgo pendant que le PG affichera sa différence…

S’aligner dès le 1er tour derrière Hidalgo ou bien perdre la moitié de ses élus, sans gain politique, sous l’hégémonie du PG, quelle est la meilleure solution ?

4- Pour nous, section du PCF du 15èmearrondissement, dans la continuité de nos positions de 2001 et de 2008, l’issue nécessaire et courageuse est de rompre avec la collaboration avec Delanoë/Hidalgo et la sortie de l’exécutif municipal dès maintenant (ce qui n’empêche pas d’appeler à voter pour battre la droite). Le coût de la perte d’élus ne vaut que si notre Parti, même dans les conditions difficiles de Paris, assument des positions de rupture conséquentes, ne se départit pas de ses positions de principe. Le cinéma du Front de gauche et du PG, alors que l’illusion de Mélenchon a déjà fait long feu, ne pourra pas tenir. Il est inacceptable. Nous ne sommes pas un parti de comédiens, de rabatteurs.

En clair, notre réflexion, partant de notre expérience militante, nous amène, dans cette première étape, à rejeter aussi bien la poursuite de l’incorporation dans l’équipe Delanoë/Hidalgo que la fiction d’opposition avec le Front de gauche.

Nous soumettons à nos camarades l’option de listes communistes de rassemblement, ouvertes sur le mouvement associatif, porteuse de positions de rupture, déclinées par arrondissement, refusant tout compromis de cogestion de la politique antisociale et antipopulaire de la capitale de la France.

 

http://pcf-paris15.over-blog.com/article-municipales-2014-a-paris-entre-le-dilemme-des-elus-pcf-sortants-et-l-operation-pg-quelle-voie-comm-117173102.html

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 12:56

par Maurice Lemoine

mercredi 17 avril 2013

En élisant M. Nicolas Maduro (Parti socialiste uni du Venezuela ; PSUV) avec 50,75 % des voix, le 14 avril, les Vénézuéliens ont, à une courte majorité, manifesté leur fidélité à l’héritage de feu le président Hugo Chávez et à la « révolution bolivarienne » qu’il a initiée. Comme le laissaient prévoir les déclarations qui ont ponctué ces dernières semaines, le candidat de la Table d’unité démocratique (MUD ; coalition de droite), M. Henrique Capriles Radonsky, crédité de 48,98 %, refuse de reconnaître le résultat. A l’instar de ce qui s’est systématiquement passé lors des seize scrutins précédents, la mise en cause de l’impartialité du Conseil national électoral (CNE) et la dénonciation d’obscures manœuvres du gouvernement pour « tordre la volonté populaire » ont servi de thème central à la campagne de l’opposition.

Provoquant la surprise d’une majorité d’observateurs et déjouant les sondages, la victoire de M. Maduro, adoubé par un Chávez conscient de la gravité du cancer qui l’a finalement emporté, a été beaucoup plus courte que prévue. Le 7 octobre 2012, briguant un troisième mandat, le chef de l’Etat disparu l’avait emporté avec 55,14 % des suffrages et plus de dix points d’avance sur M. Capriles (44,24 %).

Entre ces deux scrutins, le chavisme a perdu 685 794 voix ; l’opposition en a gagné 679 099 (1). De fait, le facteur « Chávez », c’est-à-dire du « leader », du comandante, a joué à plein. A la marge de l’immuable noyau dur de son électorat, nombre de ceux qui votaient pour lui ne le faisaient pas forcément par conviction idéologique ou parce qu’ils partageaient à 100 % son projet politique, mais parce que cet orateur né savait emporter leur adhésion et leur apparaissait plus à même que la droite de préserver la stabilité du Venezuela. En menant une campagne dépourvue de propositions programmatiques (hormis celle de restaurer « l’efficacité du marché »), mais très agressive (et passablement méprisante) sur le thème « Nicolas, tu n’es pas Chávez », le candidat Capriles a su jouer sur ce segment de la population qui soit a basculé, soit s’est abstenu (de 81 %, le taux de participation est passé à 78,71 % d’un scrutin l’autre). Voici pour les défections à gauche.

D’un autre côté, la disparition physique du président charismatique a remobilisé des électeurs de droite qui avaient baissé les bras en sa présence – M. Capriles lui-même, après sa défaite d’octobre, ayant déclaré qu’il avait eu en face de lui « l’un des plus grands adversaires de l’histoire latino-américaine récente, un Cassius Clay de la politique (2) ». D’où, avec l’appui enthousiaste de la majorité des médias privés, une re-mobilisation de son électorat et le gain de voix.

Pour autant, même plus étroite que prévue ou espérée, une victoire n’est pas une défaite. Elle conforte même le caractère démocratique de la révolution bolivarienne en démontrant, s’il en était besoin, que sa permanence au pouvoir ne résulte pas d’une « succession dynastique » mais bel et bien du choix des électeurs, en acceptant tous les aléas d’une consultation.

Sous réserve de mettre en œuvre avec succès le « Plan Patrie 2013-2019 », dont la présentation avait permis la large victoire de Chávez, d’approfondir son projet de transformation sociale et de s’attaquer vigoureusement aux dysfonctionnements du processus en cours — inflation, insécurité, production non pétrolière insuffisante, problèmes économiques (infiniment moins préoccupants que ceux de nombre de pays européens, soit dit en passant) —, la tendance peut parfaitement s’inverser (ou non) d’ici au 10 janvier 2019, terme du mandat de M. Maduro.

Refusant le verdict des urnes, et criant à la fraude, M. Capriles, appuyé par Washington, Madrid et le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), M. José Miguel Insulza, demande un recomptage de tous les votes et met en cause le CNE. Pourtant, tout comme il avait accepté sa défaite, le 7 octobre 2012, lors de la présidentielle organisée par ce même CNE, on ne sache pas qu’il ait mis en cause l’arbitre électoral lorsqu’il fut réélu gouverneur de l’Etat de Miranda, le 16 décembre dernier, avec 51,83 % des voix (contre 47,82 % à son adversaire chaviste Elias Jaua) (3). Arguant de la marge extrêmement étroite qui les sépare (262 473 voix), M. Capriles n’en a pas moins déclaré qu’il considérait M. Maduro comme un « président illégitime ». Rappelons que, en 1968, Rafael Caldera (Copei) fut élu président avec seulement trente-deux mille voix d’avance sur son adversaire Gonzalo Barrios (Action démocratique) et que, lors du référendum de décembre 2007 sur la réforme de la Constitution, Chávez a accepté sans barguigner la défaite alors que le « non » ne l’avait emporté qu’avec un avantage légèrement supérieur à 50 %.

Le scrutin du 14 avril a été suivi par cent soixante-treize observateurs internationaux de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), de l’Union interaméricaine des organismes électoraux (Uniore), du Marché commun du sud (Mercosur) et du Centre Carter, notamment. Dès le 15 avril, déclarant avoir été le témoin « d’un ample exercice de citoyenneté et de liberté du peuple vénézuélien », le chef de la mission de l’Unasur, M. Carlos Alvarez, a demandé que soient « respectés les résultats » émanant du CNE, « unique autorité compétente » en matière électorale. De son côté, M. Roberto Rosario, président de l’Uniore, déclarait que le processus électoral a démontré « son efficacité, sa transparence et sa sécurité ».

La loi organique électorale prévoit que 54 % des votes doivent être recomptés manuellement (4), ce qui a été fait sans que ne soit détectée aucune anomalie majeure. Dès lors, la présidente du CNE, Mme Tibisay Lucena, estime infondée la demande de l’opposition qui exige que le scrutin soit réexaminé à 100 %. Elle n’en laisse pas moins la porte ouverte à une demande déposée dans les formes juridiques légales, M. Capriles s’étant jusqu’à présent contenté de déclarations incendiaires devant les micros. Mais ces diatribes ont eu leurs premiers effets. Quatre sièges régionaux du PSUV ont été incendiés le 15 avril, plusieurs centres médicaux et leurs médecins cubains ont été pris d’assaut, des radios communautaires ont été attaquées, quatre militants chavistes ont été tués (les affrontements post-électoraux ont fait sept morts au total). Dans un climat de tension rappelant les semaines qui ont précédé le coup d’Etat du 11 avril 2002, un concert de casseroles — le fameux cacerolazo — a résonné pendant une heure dans les quartiers bourgeois de Caracas tandis que la Garde nationale, à coups de gaz lacrymogènes, dispersait des milliers de manifestants.

M. Capriles continuant à appeler ses partisans à descendre dans la rue, se dirige-t-on vers une recrudescence d’actions destinées à créer un climat de déstabilisation et d’ingouvernabilité ? Le 26 mars dernier, trois députés de droite, MM. Ricardo Sánchez (suppléant de Mme María Corina Machado), Andres Avelino (suppléant de M. Edgar Zambrano) et Carlos Vargas (suppléant de M. Rodolfo Rodríguez), ont retiré leur appui à M. Capriles en dénonçant l’existence d’un plan élaboré par la MUD pour rejeter les résultats émis par le CNE lors de l’élection du 14 avril et orchestrer une période de violence dans le pays.

 

(1) Estimation faite alors que 99,12% des votes avaient été enregistrés par le CNE.

(2) BBC Mundo, Londres, 22 mars 2013.

(3) A cette occasion le PSUV a conquis vingt des vingt-trois des Etats fédérés du Venezuela.

(4) Le vote se fait électroniquement, un bulletin imprimé étant remis par la machine à l’électeur, qui le dépose dans une urne, afin de pouvoir procéder à un éventuel audit.


http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2013-04-17-Venezuela

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3416

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 12:55

   

 

 
 

Evo Morales accuse Washington de “préparer” un coup d’Etat au Venezuela et Maduro annonce “chronique d’un coup d’etat annoncé”

by histoireetsociete

LA BOLIVIE ACCUSE LES ETATS-UNIS

La Bolivie a toujours été le pays des coups d'Etat, fomentés par une armée composée de soldats de fortune avec des caudillos à leur tête. Ce pays en majorité indien et où ces derniers vivaient dans la peur et l'humiliation, dès l'élection de l'un des leurs, Evos Morale a vu se lever les troupes fascistes, organisées dès la fin de la IIe guerre mondiale par Klaus Barbie, le nazi (voir article sur la présence des anciens nazis en Amérique latine) avec l'assentiment des franquistes espagnols toujours au pouvoir, des Etats-Unis et de la plupart des gouvernements occidentaux y compris le Vatican, sait de quoi il est question. A plusieurs reprises Evo Morales a du renvoyer des "ambassadeurs" des Etats-Unis, les coups d'Etat et attentats à sa propre vie ayant été préparé quasiment officiellement dans l'ambassade.

C'est une tradition douloureuse pour les pauvres de l'Amérique latine maintenus dans l'oppression et l'obscurantisme par la peur, et on a vu au Chili comment l'alliance des propriétaires terriens, les grandes compagnies américaines du cuivre en particulier, l'armée et l'ambassade des Etats-Unis avaient fait tomber la nuit sur ce pays et sur une bonne partie du continent. Ce furent d'atroces tortures et des meurtres de masse... .Comme je l'ai écrit dans un article récent, le Venezuela et Chavez étaient le symbole d'une double reconquête démocratique, celle face aux Etats-Unis et celle face à une classe dominante inféodée aux mêmes Etats-Unis.

Le président bolivien, Evo Morales, a accusé mardi les Etats-Unis de "préparer un coup d'Etat" au Venezuela, après le commentaire de la Maison Blanche jugeant "nécessaire" un audit de l'élection présidentielle. Le président Morales a estimé que Washington cherche à "créer l'instabilité" au Venezuela "pour ensuite justifier une intervention". "Face à la provocation et l'agression du gouvernement américain envers le 'compañero' Maduro et son peuple révolutionnaire, nous allons défendre ce peuple" qui "parie sur les changements sociaux, économiques et politiques", a-t-il ajouté. Evo Morales, élu en 2006 et premier président amérindien de Bolivie, a, par ailleurs, indiqué qu'il se rendrait à Caracas pour l'investiture du président Maduro vendredi

LE PRESIDENT MADURO ANNONCE LA CHRONIQUE D'UN COUP D'ETAT ANNONCE ET FAIT PART DE L'ECHEC DE LA GREVE GENERALE

En revanche Nicolas Maduro a annoncé à la radio télésur .que l'appel à la grève générale par l'opposition avait été un échec grace à la mobilistation populaire et au rôle de l'armée. Notons qu'il avait annoncé dès son élection que les bulletins de vote seraient recomptés mais qu'il n'était pas question durant ce temps-là de laisser le pays sans gouvernement. Ce qui témoigne bien du caractère préparé de l'appel d'Obama et de sa marionnette l'OEA au recomptage que le président Maru A télésur le président a également souligné qu'un certain nombre d'officiers de l'armée qui avaient pris des contacts avec l'opposition pour organiser le coup d'Etat étaient actuellement intérrogés....

Le président élu du Venezuela, Nicolas Maduro, a affirmé cela fait déjà quelques heures que l'appel à une grève générale" de la droite s'oppose à la volonté populaire exprimée dans les élections du dimanche 14 avril dernier. "Nous avons invité les travailleurs, les étudiants, à poursuivre leurs travaux et il en a été ainsi".

"Nous avons appelé au travail et le travail a continué (…)Ils Ont échoué dans leur plan de réaliser une grève générale", a-t-il réaffirmé.

Le mandataire vénézuélien a dénoncé les actes violents et de vandalisme qui ont perpétré la veille par des groupes de l'opposition vénézuélienne qui 'ignorent les résultats des élections présidentielles et dans lesquels sept personnes ont été assassinées alors que 61 ont été blessés.

De la même manière, il a fait porter la responsabilité de actes de violence à l'ex-candidat responsabilisé par ces faits violents l'ex- candidat Caprile et il a affirmé qu'il devrait répondre pour les meurtres qui ont été perpétrés.

MEURTRES, VIOLENCES ET ASSAUT CONTRE LE PALAIS DU CONSEIL D'ETAT ELECTORAL

Il a condamné les assauts contre la maison de la présidente du Conseil National Electoral(CNE), Tibisay Lucena.

Dans ce contexte il a annoncé que le gouvernement a en sa possessionles videos qui démontrent la nature de l'opération et les aggresseurs de la maison du Conseil rectoral des élections. Rappelons que c'est l'armée et un organisme indépendant qui sont chargé de la tenue des élections et de leur comptabilité. l'assaut avait-il pour but de détruire les bases du comptage pour mieux permettre le coup d'Etat voir l'intervention des Etats-Unis qui ont des bases à proximité en particulier en Colombie. Maduro a dénoncé le fait que ces actions violence sont des éléments d'un plan pour détruire la vie démocratique au Venezuela. C'est la chronique d'un coup d'Etat annoncé.et nous le dénonçons en tant que tel. Et le président a appellé le peuple à la paix et à la sérénité absolu. "Nous ne tomberons pas dans les provocations".

En finir non seulement avec le riche Venezuela , reprendre la main sur les richesses pétrolières, privatiser sous couvert d'avoir une "économie saine" celle qui assure chômage de masse et profits pour la minotité tel est l'objectif de ce coup d'Etat. on a déjà vu ça avec Pinochet, l'Argentine,etc. Le Venezuela a non seulement d'énormes réserves pétrolières, gaeières et minérales mais il est le fer de lance d'une Amérique latine souveraine qui refuse le pillage de ses ressources.

Conclusion, le silence de nos médias sur ce qui se passe en Amérique latine notons-le avait été le même en 2002, ou le black out avait été total sur le coup d'Etat jusqu'à ce que le peuple vénézuélien appuyé par l'armée loyaliste impose le retour du président. tandis que mobilisés en particulier par Fidel Castro toutes les forces prograssistes étaieznt mobilisées sur internet pour dire ce qui se passait au venezuela.

 

Danielle Bleitrach (à partir de notes d'agences)...

 

http://reveilcommuniste.over-blog.fr/

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 12:53

mardi 16 avril 2013

 

Ce dimanche 14 avril, le candidat bolivarien Nicolas Maduro a remporté les élections présidentielles du Venezuela. Le résultat est serré. Après décompte de 99,12 % des voix, sur la base d’une participation de 78,71 % des électeurs, Maduro a recueilli 7 505 378 voix, soit 50,66 %, contre 7 270 403 voix pour le candidat de l’opposition Capriles, soit 49,07 %. Capriles a déclaré contester le résultat du vote et exige un recomptage intégral des bulletins de vote. Depuis, le décompte de 100 % des votes a légèrement augmenté l’avantage de Maduro.

Le lundi 15 avril, Capriles a fait une déclaration, retransmise en direct par toutes les chaînes de télévision privées vénézuéliennes et par CNN Espagnol, dans laquelle il a appelé à des marches de protestation vers les bureaux régionaux du Conseil National Electoral (CNE) – et à une marche vers le CNE de Caracas le mercredi 17 avril.

Au même moment, le gouvernement des Etats-Unis et le président de l’Organisation des Etats Américains, Monsieur Insulza, ont déclaré être favorables à un recomptage intégral des bulletins. Le gouvernement espagnol a fait de même, ajoutant qu’il ne reconnaissait pas les résultats des élections de dimanche.

Des dirigeants de l’opposition ont fait courir des rumeurs mensongères selon lesquelles les urnes et les bulletins de vote seraient déjà détruits par le feu, dans le but d’empêcher un recomptage des voix. A l’appui de ces mensonges, ils n’ont pas hésité à utiliser de vieilles photos provenant du site web du CNE et relatives à la destruction du matériel d’élections antérieures (voir le site Aporrea). Le journaliste de l’opposition Nelson Bocaranda a par ailleurs affirmé que des médecins cubains participaient à ces « destructions », à la suite de quoi des dizaines de Centres de Diagnostic Intégral ont été saccagés par des partisans de l’opposition.

Deux militants bolivariens ont été tués alors qu’ils tentaient de défendre les Centres de Baruta, à l’est de Caracas. On dénombre actuellement la mort de six militants bolivariens, le saccage de dizaines de dispensaires, de locaux du PSUV, d’écoles maternelles, de marchés populaires et du local du programme de logements sociaux Petrocasa à Carabobo. Certains fonctionnaires de l’Etat ont été victimes d’attaques à leurs domiciles. Télésur, à Caracas, a également fait l’objet d’attaques, tout comme la Radio du Sud et VTV. Des bandes armées de l’opposition erraient dans les rues des principales villes du pays, hier, intimidant la population, bloquant les routes et construisant des barricades avant de les incendier.

Tel est le vrai visage de l’opposition « démocratique » au Venezuela. Elle s’attaque en priorité aux programmes sociaux du gouvernement bolivarien, en faveur des plus défavorisés. Ces actions s’apparentent aux prémisses d’un coup d’Etat, comme l’a affirmé le président élu Maduro.

La présidente du Conseil National Electoral, Lucena Tibisay, condamne ce qu’elle appelle une ingérence impérialiste de l’OEA, des Etats-Unis et de l’Espagne. Elle a également souligné que si l’opposition souhaite contester les résultats du scrutin, il existe des instances légales pour ce faire, plutôt que de recourir à la violence.

Selon des observateurs internationaux qu’on ne peut suspecter de bolivarisme, tels qu’UNASUR et l’OEA, ces élections se sont déroulées en toute transparence. Même des gouvernements de droite comme le Mexique, la Colombie et le Chili, dont on connaît le peu de sympathie envers la révolution bolivarienne, ont reconnu les résultats et félicité le nouveau Président. Il est donc indéniable que l’opposition a perdu les élections.

Nous appelons toutes les forces progressistes et démocratiques du monde entier à ne pas baisser la garde, à exprimer leur solidarité avec la révolution bolivarienne, à dénoncer les manœuvres antidémocratiques de l’opposition et de l’impérialisme, à démasquer les mensonges et les manipulations des médias et à exiger le respect de la volonté démocratique du peuple vénézuélien.

A Paris, l’ambassade du Venezuela appelle à se rassembler à 18 heures, vendredi 19 avril, devant la statue de Simon Bolivar (entre le cours de la Reine et le Pont Alexandre III dans le 8e arrondissement, métro Invalides ou Champs Elysées Clémenceau).

Pas touche au Venezuela !

 

La Riposte : journal communiste

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 12:49

Romain MIGUS, Thierry DERONNE

Nous vous proposons ici deux articles contenant des éléments nouveaux que David Pujadas risque d’oublier de porter à votre connaissance de citoyen libre disposant d’une presse libre.

Le premier est de notre ami Thierry Deronne et le second de Romain Migus, deux journalistes amis du GS, en poste à Caracas.

LGS.

Echec de la tentative de coup d’Etat

par Thierry Deronne

 

Comme on le sait, dans les premières heures qui ont suivi l’annonce de la victoire du bolivarien Nicolas Maduro, des militants de l’ex-candidat de droite Capriles Radonski (1) ont obéi à sa consigne de "descendre dans la rue pour libérer leur rage".

Bilan : sept citoyen(e)s assassinés, dont deux bénéficiaires de la Grande Mission Logement résidant dans une municipalité de droite (Baruta) ; des permanences du Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV), des centres de santé intégrale, des médias communautaires, des sièges régionaux du Conseil National Électoral, ainsi que des domiciles de fonctionnaires publics ont été attaqués ou incendiés.

Sur le plan national, une frange d’électeurs qui avait voté pour Capriles s’est démarquée de sa stratégie meurtrière, déjà utilisée par lui lors du coup d’État contre le président Chavez en avril 2002, et ont manifesté leur indignation face aux assassinats (1). En tout état de cause, la majorité de la population n’a pas suivi, poursuivant ses activités quotidiennes ou se mobilisant pacifiquement pour défendre le verdict des urnes.

Les conseillers en communication de Capriles s’étaient efforcés ces mois derniers de lui créer un new look social, démocratique, sur le principe du mimétisme avec la révolution chaviste, le rhabillant en « Lula vénézuélien » qui allait maintenir les missions sociales et avait même remercié les médecins cubains. Ce travail cosmétique est aujourd’hui réduit à néant et le candidat néo-libéral semble s’en rendre compte en décommandant de nouvelles manifestations. Des informations concordantes évoquent à présent l’intention de Radonski de monter un « auto-attentat » pour continuer à alimenter les médias internationaux.

Le président Lula a critiqué l’ingérence états-unienne dans les élections au Venezuela.

Sur le plan international, l’ensemble des gouvernements a pleinement reconnu Nicolas Maduro comme président constitutionnel du Venezuela, et les derniers alliés de la droite vénézuéliene (à l’OEA et en Espagne) ont été obligés de suivre, reconnaissant la victoire du candidat bolivarien. Le gouvernement des États-Unis se retrouve donc isolé dans son refus de reconnaître la décision des électeurs. Le scrutin a été validé par les observateurs internationaux dont ceux de l’UNASUR (12 pays latino-américains). L’ex-président Lula a déclaré : « quand on occupe des fonctions présidentielles il y a des choses qu’on ne peut pas dire, par diplomatie, mais aujoud’hui je peux les dire : de temps en temps les États-Unis s’ingèrent dans les élection organisées dans un autre pays. Ils devraient s’occuper de leurs affaires et nous laisser choisir notre destin« .

Durant l’inauguration ce mardi 16 avril du nouvel hôpital public « Cipriano Castro » dans l’état d’Aragua, le président Maduro a également accusé les États-Unis de financer la déstabilisation de la démocratie et déclaré : “j’ai dit au peuple : « patience », il ne peut y avoir d’affrontement du peuple contre le peuple. C’est ce que veut la droite pour justifier une intervention états-unienne au Venezuela.«

Le nouvel hôpital, situé dans le quartier populaire San Vicente de la municipalité de Maracay, habité majoritairement par des familles ouvrières, est équipé d’une technologie de pointe dans les aires d’urgence, de pédiatrie, de chirurgie. Les soins sont totalement gratuits. Le même jour deux autres Centres de Diagnostic Intégral ont été inaugurés à La Vega (quartier populaire de Caracas) et dans la municipalité de La Victoria (État d’Aragua). Le CDI de La Vega est le trente-huitième de la capitale et sera ouvert 24 heures sur 24. Le second met à la disposition des habitants une salle d’hospitalisation, de thérapie intensive, de chirurgie, d’ophtalmologie, endoscopie, cardiologie, échographie, radiologie et traumatologie, l’ensemble des soins étant totalement gratuit. « C’est la santé dans le socialisme, telle que l’établit la constitution bolivarienne : un système de santé publique et gratuite tels que nous l’avions rédigé en tant que députés constituants en 1999″ a déclaré Maduro avant d’annoncer pour lundi des « mesures radicales pour résoudre les problèmes du système électrique national« .

Le vendredi 19 avril, pour sa prise de fonctions officielle, le nouveau président du Venezuela sera accompagné par l’ensemble des chefs d’État de l’Amérique Latine et d’autres mandataires internationaux , ainsi que par une importante mobilisation des électeurs bolivariens.

 

Thierry Deronne, Caracas, 17 avril 2013

avec Ciudad Caracas Info

 

Notes :

Comme lors des coups d’État au Paraguay ou au Honduras, il faut y ajouter des éléments financés de manière occulte par la droite radicale (réseaux de délinquants liés aux mafias de la drogue, mercenaires étrangers, paramilitaires colombiens liés à l’ex-président Uribe, etc..). Le journaliste Maurice Lemoine rapelle que « le 26 mars dernier, trois députés de droite, MM. Ricardo Sánchez (suppléant de Mme María Corina Machado), Andres Avelino (suppléant de M. Edgar Zambrano) et Carlos Vargas (suppléant de M. Rodolfo Rodríguez), ont retiré leur appui à M. Capriles en dénonçant l’existence d’un plan élaboré par la MUD pour rejeter les résultats émis par le CNE lors de l’élection du 14 avril et orchestrer une période de violence dans le pays. » Lire « Venezuela : victoire du « chavisme sans Chavez« , http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2013-04-17-Venezuela

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/04/17/defaite-de-la...

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 14:29

Groupe socialiste, républicain et citoyen (293 membres)

 

Pour : 236

 

Ibrahim Aboubacar - Patricia Adam - Jean-Pierre Allossery -François André - Nathalie Appéré - Christian Assaf - Avi Assouly - Pierre Aylagas - Alexis Bachelay - Guillaume Bachelay - Jean-Paul Bacquet - Dominique Baert - Gérard Bapt - Frédéric Barbier - Serge Bardy - Ericka Bareigts - Christian Bataille - Marie-Noëlle Battistel - Laurent Baumel - Philippe Baumel - Nicolas Bays - Catherine Beaubatie - Jean-Marie Beffara - Luc Belot - Karine Berger   Chantal Berthelot   Gisèle Biémouret   Philippe Bies   Erwann Binet   Yves Blein   Jean-Luc Bleunven   Patrick Bloche   Daniel Boisserie   Christophe Borgel   Florent Boudié   Marie-Odile Bouillé   Christophe Bouillon   Brigitte Bourguignon   Émeric Bréhier   Jean-Louis Bricout   Jean-Jacques Bridey   François Brottes   Isabelle Bruneau   Gwenegan Bui   Sabine Buis   Sylviane Bulteau   Vincent Burroni   Alain Calmette   Jean-Christophe Cambadélis   Colette Capdevielle   Christophe Caresche   Christophe Castaner   Laurent Cathala   Jean-Yves Caullet   Guy Chambefort   Jean-Paul Chanteguet   Guy-Michel Chauveau   Dominique Chauvel   Jean-David Ciot   Alain Claeys   Jean-Michel Clément   Marie-Françoise Clergeau   Philip Cordery   Valérie Corre   Jean-Jacques Cottel   Catherine Coutelle   Jacques Cresta   Pascale Crozon   Seybah Dagoma   Yves Daniel   Carlos Da Silva   Pascal Deguilhem   Florence Delaunay   Guy Delcourt   Carole Delga   Sébastien Denaja   Françoise Descamps-Crosnier   Sophie Dessus   Jean-Louis Destans   Michel Destot   Fanny Dombre-Coste   Sandrine Doucet   Philippe Doucet   Jean-Luc Drapeau   Anne-Lise Dufour-Tonini   Françoise Dumas   William Dumas   Laurence Dumont   Jean-Louis Dumont   Jean-Paul Dupré   Yves Durand   Philippe Duron   Olivier Dussopt   Christian Eckert   Corinne Erhel   Sophie Errante   Marie-Hélène Fabre   Martine Faure   Olivier Faure   Alain Fauré   Matthias Fekl   Vincent Feltesse   Jean-Pierre Fougerat   Hugues Fourage   Michèle Fournier-Armand   Michel Françaix   Christian Franqueville   Jean-Claude Fruteau   Jean-Louis Gagnaire    Geneviève Gaillard   Hélène Geoffroy   Jean-Marc Germain   Jean-Patrick Gille   Jean Glavany   Yves Goasdoué   Daniel Goldberg   Geneviève Gosselin-Fleury   Pascale Got   Marc Goua   Jean-Claude Gouget   Laurent Grandguillaume   Estelle Grelier   Jean Grellier    Edith Gueugneau   Élisabeth Guigou   Thérèse Guilbert   David Habib   Mathieu Hanotin   Danièle Hoffman-Rispal   Joëlle Huillier   Sandrine Hurel   Christian Hutin   Monique Iborra   Françoise Imbert   Michel Issindou   Éric Jalton   Henri Jibrayel   Armand Jung   Laurent Kalinowski   Marietta Karamanli   Chaynesse Khirouni   Bernadette Laclais   Conchita Lacuey   Colette Langlade   Jean-Luc Laurent   Pierre Léautey   Pierre-Yves Le Borgn'   Jean-Yves Le Bouillonnec   Patrick Lebreton   Gilbert Le Bris   Anne-Yvonne Le Dain   Jean-Yves Le Déaut   Viviane Le Dissez   Dominique Lefebvre   Jean-Marie Le Guen   Annie Le Houérou   Annick Le Loch   Axelle Lemaire   Patrick Lemasle   Catherine Lemorton   Annick Lepetit   Jean-Pierre Le Roch   Bruno Le Roux   Arnaud Leroy   Michel Lesage   Bernard Lesterlin   Serge Letchimy   Michel Liebgott   Martine Lignières-Cassou   Audrey Linkenheld   François Loncle   Gabrielle Louis-Carabin   Thierry Mandon   Jacqueline Maquet   Jean-René Marsac   Philippe Martin   Martine Martinel   Frédérique Massat   Sandrine Mazetier   Michel Ménard   Patrick Mennucci   Pierre-Alain Muet   Philippe Nauche   Ségolène Neuville   Nathalie Nieson   Philippe Noguès   Maud Olivier   Monique Orphé   Michel Pajon   Luce Pane   Christian Paul   Rémi Pauvros   Hervé Pellois   Sylvie Pichot   Sébastien Pietrasanta   Martine Pinville   Christine Pires Beaune   Philippe Plisson   Élisabeth Pochon   Pascal Popelin   Dominique Potier   Émilienne Poumirol   Joaquim Pueyo   François Pupponi   Catherine Quéré   Monique Rabin   Eduardo Rihan Cypel   Denys Robiliard   Alain Rodet   Marcel Rogemont   Frédéric Roig   Bernard Roman   Gwendal Rouillard   René Rouquet   Boinali Said   Béatrice Santais   Odile Saugues   Gilbert Sauvan   Gérard Sebaoun   Christophe Sirugue   Julie Sommaruga   Suzanne Tallard   Pascal Terrasse   Gérard Terrier   Thomas Thévenoud   Sylvie Tolmont   Catherine Troallic   Cécile Untermaier   Jean-Jacques Urvoas   Daniel Vaillant   Hélène Vainqueur-Christophe   Clotilde Valter   Michel Vauzelle   Olivier Véran   Fabrice Verdier   Jean-Michel Villaumé    

 

Contre: 6

Pascale Boistard

Kheira Bouziane-Laroussi

Marie-Anne Chapdelaine

René Dosière

Christophe Léonard

Stéphane Travert

 

Abstention: 35

Pouria Amirshahi   Sylvie Andrieux   Jean-Pierre Blazy   Jean-Claude Buisine   Fanélie Carrey-Conte   Martine Carrillon-Couvreur   Nathalie Chabanne   Pascal Cherki   Françoise Dubois   Jean-Pierre Dufau

Henri Emmanuelli   Hervé Féron   Richard Ferrand   Yann Galut   Linda Gourjade   Jérôme Guedj   Chantal Guittet   Razzy Hammadi   Serge Janquin   Régis Juanico   Philippe Kemel   Jérôme Lambert   Jean Launay   Michel Lefait   Jean-Philippe Mallé   Marie-Lou Marcel   Jean-Claude Perez   Michel Pouzol   Patrice Prat   Marie-Line Reynaud   Barbara Romagnan   Jacques Valax   Michel Vergnier   Jean Jacques Vlody   Paola Zanetti

 

Non-votant: 1

M. Claude Bartolone (Président de l'Assemblée nationale).

 

 

Groupe de l'union pour un mouvement populaire (196 membres)

 

Contre: 3

  • Nicolas Dhuicq
  • Henri Guaino
  • Jean-Marie Sermier

 

Les 191 autres UMP se sont abstenus

 

Groupe de l'union des démocrates et indépendants (30 membres)

 

Abstention: 30

 

Non inscrits (8 membres)

 

Contre: 4

  • Jacques Bompard
  • Gilbert Collard
  • Nicolas Dupont-Aignan
  • Marion Maréchal-Le Pen

 

Abstention: 3

  • Véronique Besse
  • Jean Lassalle
  • Yannick Moreau

 

Groupe écologiste (17 membres)

 

Abstention: 16

 

Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (16 membres)

 

Pour: 13

 

Abstention: 3

  • Jean-Noël Carpentier
  • Olivier Falorni
  • Jacques Krabal

 

Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15 membres)

 

Pour: 1

  • Bruno Nestor Azérot

 

Contre: 13

  • François Asensi
  • Huguette Bello
  • Alain Bocquet
  • Marie-George Buffet
  • Jean-Jacques Candelier
  • Patrice Carvalho
  • Gaby Charroux
  • André Chassaigne
  • Marc Dolez
  • Jacqueline Fraysse
  • Alfred Marie-Jeanne
  • Jean-Philippe Nilor
  • Nicolas Sansu

 

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