Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

Merci de signaler à Vendémiaire tout dysfonctionnement que vous pourriez constater.

Rechercher

Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 13:06


 

Repost 0
25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 09:46

NI AUSTÉRITÉ DE DROITE, NI AUSTÉRITÉ DE GAUCHE… BOYCOTT DES PRÉSIDENTIELLES !

 

 

 

 

 

 

Par le "Collectif défense "

L’élection présidentielle de 2017 consistera une fois de plus à faire désigner par les électeurs le principal représentant de la bourgeoisie au pouvoir.

La constitution de la 5e République attribue au Président de la République des pouvoirs très importants, mais, quelle que soit son étiquette, il ne pourra pas faire une autre politique que celle que lui dicte la classe capitaliste.

Pour masquer cette dictature de l’oligarchie financière, un pluralisme de façade est entretenu au niveau des partis et des candidats du système. Or, aucun parmi eux ne remet en question le système économique capitaliste qui enfonce le monde entier dans la crise et accroît les dangers de guerre.

 

La campagne des différents candidats de «gauche» ou de «droite» porte sur les solutions à mettre en oeuvre pour restaurer la compétitivité des entreprises, faire baisser le «coût du travail» et les dépenses publiques, donner à l’armée française les moyens de faire face au terrorisme…

Fillon, qui a emporté la primaire à droite, exprime le plus les désidératas de la bourgeoisie dans son programme. Le PS au pouvoir les avait aussi grandement satisfaits avec les lois Macron, El Khomri, Rebsamen… mais le MEDEF veut aller plus loin.

À «gauche», des prétendants à la candidature rivalisent en surenchérissant sur le discours de droite pour flatter encore plus l’électorat traditionnel des «Républicains» ; des socialistes, écologistes et autres, expliquent à qui veut les entendre que les intérêts des salariés et des entreprises sont convergents, que les catégories de travailleurs qui ont quelques avantages par rapport à ceux qui sont les moins bien lotis doivent renoncer à leurs «privilèges» pour sauver «notre modèle économique et social».

Or, les différentes élections qui se sont succédé depuis une quinzaine d’années voient le taux d’abstention s’élever, particulièrement dans les couches populaires. Ceci traduit un accroissement de la défiance envers les partis traditionnels, un rejet plus ou moins conscient du système.

La crise économique provoque ainsi une crise de la représentation politique et une montée du mécontentement et la persistance des luttes.

Le capitalisme est incapable d’assurer les besoins élémentaires de la population en matière de logement, d’éducation, de santé, de fournir un travail à chacun.

Les conditions objectives pour son renversement sont donc réunies, et la nécessité d’un parti révolutionnaire qui organise et dirige la lutte vers l’objectif de la révolution est plus urgente que jamais. Ce n’est pas en participant à la mascarade électorale que sont les élections présidentielles que l’on peut avancer vers l’expropriation du capital privé des entreprises industrielles, agricoles, commerciales et bancaires, l’établissement du contrôle ouvrier sur la production et la ré-industrialisation avec une économie planifiée démocratique et centralisée. C’est en brisant l’État bourgeois et en le remplaçant par un État du prolétariat qu’on résoudra les problèmes économiques, sociaux, écologiques…

Parmi les obstacles dressés devant les travailleurs en lutte contre la loi El Khomri, il y avait en premier lieu la volonté de sauver la social-démocratie (qu’il s’agisse du PCF, de Mélenchon, des Frondeurs du PS…) pour lui permettre de se présenter à la Présidentielle comme le sauveur du «modèle social français» en promettant l’abrogation de la loi dite Travail.

Présenter ou soutenir un candidat dans ces conditions revient à soutenir le système et à retarder la prise de conscience qu’il faut faire la révolution. Déplorer qu’aucun candidat ne porte les revendications des travailleurs et ne remette en cause le système, tout en laissant entendre que l’élection présidentielle serait un moyen d’aboutir à des changements en faveur des travailleurs en faisant pression par les luttes sur le vainqueur, c’est encore se méprendre sur la nature de l’État, faire l’impasse sur le rapport des forces existant dans la classe ouvrière, et faire croire que la bourgeoisie peut encore céder aux revendications sous la seule pression des luttes.

Il faut rejeter la théorie selon laquelle chaque victoire des revendications apprivoiserait de plus en plus l’ennemi de classe.

Le Collectif DÉFENSE soutient les revendications des travailleurs, mais il les appelle à les opposer à la logique du système capitaliste, à les inscrire dans la lutte pour la révolution socialiste qui brisera la dictature des monopoles : emploi en CDI pour tous sans démolition ni aménagement régressif du Code du travail, retraite pleine et entière à 60 ans avec 37 ans et demi de cotisation et 55 ans pour les travaux invalidants, expropriation de tous les monopoles privés du service public… Il appelle à développer les luttes, en particulier contre la loi El Khomri, à être vigilant contre les guerres impérialistes, à empêcher leur escalade, et à rejeter le monarcho-présidentialisme en boycottant les présidentielles de 2017 ; le taux d’abstention et de refus de vote constitueraient un point d’appui contre la politique d’austérité de la droite ou de la sociale-démocratie et contribuera idéologiquement à préparer la révolution socialiste.

 

Source >> https://collectifdefenseblog.wordpress.com/2017/01/04/ni-austerite-de-droite-ni-austerite-de-gauche-boycott-des-presidentielles/

« De la signification des nouveaux "éloges de la pauvreté"…

 

http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/ni-austerite-de-droite-ni-austerite-de-gauche-boycott-des-presidentiel-a128181272

Repost 0
Published by Vendémiaire
commenter cet article
24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 19:32

Un homme inutile

 

Un homme inutile est le roman de Valère Staraselski qui a été le plus souvent réédité. Ecrit à la toute fin du siècle dernier, il a été publié en 1998, réédité en 2003 puis en 2011.

Pourquoi ? Sans doute que, dans sa simplicité, ce livre est l’un des plus parlants sur notre époque ? Sans doute appartient-il à ce type de récits où, dans les conditions d’aujourd’hui, la question de la liberté est centrale ? Sans doute la farouche volonté de vivre qui habite le personnage principal jusqu’en ses moments de désespoir et sa détermination à veiller sur sa dignité en dépit d’obstacles paraissant insurmontables marquent les esprits ? Sans doute que la force de ce roman loge, dans ce que montre Staraselski : où que l’on soit, ni le système, fût-il le plus raffiné dans la coercition mentale, ni l’exclusion et l’ostracisme ne peuvent s’opposer de manière durable à l’exercice de la liberté en action. Sans doute, cet ouvrage avait-il anticipé la réaction des classes d’en bas en termes politiques au dédain et au mépris des « assis » et autres « bobos » à leur égard ? Sans doute, la situation actuelle de notre pays comme le choix de vie d’un certain nombre de nos concitoyens octroient-ils des accents prémonitoires à ce roman de 1998 ?

 

De quoi s’agit-il ? De l’existence prise au jour le jour d’un jeune homme, issu des couches moyennes, hautement diplômé, cultivé aussi, touché par le chômage et par les effets et conséquences du libéralisme triomphant dans la France des années 90. Jeune homme de et dans son temps et cependant à contre-courant de l’idéologie ambiante de cette période. Il a, en effet, consacré son doctorat à l’œuvre de Maurice Barrès, écrivain génial et inventeur du nationalisme à la française.

Mais l’essentiel est qu’il fait l’expérience de la solidarité, mieux, de la fraternité.

Staraselski est un écrivain de la conscience et c’est la raison pour laquelle, semble-t-il, avec le temps, ses œuvres, relevant pourtant d’une diversité assumée et se déployant jusqu’ici plutôt en dehors des milieux littéraires « consacrés », gagnent en puissance en même temps qu’en lectorat. Chez lui, liberté et dignité ont partie liée, inextricables, elles constituent le grand thème de ses livres. Là résident, en quelque sorte, son originalité, sa modernité.

Par ailleurs, point de sociologie chez cet auteur d’une œuvre marquée de bout en bout par le sceau du réalisme. Pour lui, tout art véritable doit susciter conscience, élévation culturelle et spirituelle. Si ces ouvrages ne quittent jamais le vrai, son réalisme tourne le dos à la déconsidération de l’entreprise artistique à laquelle se livrent tant d’adeptes du culte affirmé de la laideur, de l’insignifiant, du relativisme, du vide, en un mot, de la démission.

Ses romans sont autant de moyens d’investigation du réel qui s’opposent aux fictions dominantes en constituant un espace à conquérir. L’avenir y est inscrit, l’avenir y a sa place.

Ses textes n’oublient jamais que l’homme est un animal fondamentalement doué d’imaginaire ou bien ainsi que l’avance Maxime Rovere qu’il est « un animal poétique »[1]

Chacun de ses ouvrages se veut un acte de connaissance en même temps qu’un formidable appel à la vie. Un homme inutile, jusqu’en son titre, consiste en une revendication et en un hymne à l’amour de la vie. « Ce qui compte – déclarait l’auteur lors d’une interview – j’en ai l’intime conviction, c’est de célébrer la vie, la fragilité existentielle du vivant. »

A une question concernant son style, il répondait également : « le moteur de l’art loge dans ce fait avéré : le réel résiste à toute formulation, éternellement. » Et il ajoutait : « Pour ma part, je considère que le style classique est le plus adapté, le meilleur pour être lu par le plus grand nombre possible et le plus longtemps possible. » [2]

Dans la chronologie de sa production, on peut avancer qu’Un homme inutile annonce une œuvre tournée vers la quête de sens, vers la non-abdication devant le nihilisme sous toutes ses formes, marchand ou idéologique…

En cela, Un homme inutile demeure l’un des romans les plus probants, les plus dignes de la littérature française de notre temps.

 

Matthieu Guérin.

Un homme inutile, p195, Cherche midi édition, 2011, 14,20€.

 

[1] « Si vite qu’aillent nos machines, si augmenté qu’il soit, l’homme restera toujours un animal poétique » Le Magazine Littéraire, 15 juin 2015.

[2] Interview, mars 2008, Sistoeurs, le magazine féminin très fin.

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans France - Culture
commenter cet article
24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 18:59
Chers Camarades,

L’homme qui a choisi de se reposer sous un arbre (et se fait étouffer par un boa qui était caché dans les branches) « a choisi » de se reposer sous un arbre.

Notre Parti qui a choisi un candidat à la Présidentielle et qui se fait étouffer par France Insoumise « a choisi » un candidat à la Présidentielle.

Dans les deux cas, ce n’est pas parce que l’on « a choisi » qu’il faut penser que l’on a bien fait.

Si en votant pour un candidat à la Présidentielle, on avait dit qu’il présenterait des candidats partout à la législative pour gagner l’argent du financement public et se présenterait même contre nos députés sortants pour les faire chuter…, alors je pense que ce candidat n’aurait pas eu les faveurs des adhérents.

Les adhérents ont donc été trompés, et ce n’est pas la première fois.

Notre Parti ne trouve sa justification que dans sa volonté d’être au cœur de la Gauche pour orienter une politique économique, sociale et sociétale. Il ne pourra pas construire cela avec ceux qui pensent qu’il y a deux gauches irréconciliables (Valls et Mélenchon).

L’élection présidentielle n’est pas notre tasse de thé et dans une 6ème République, nous la supprimerions. Nous avons une constitution de régime parlementaire pervertie par l’élection présidentielle au suffrage universel. Pour nous l’élection du « Pouvoir Politique » est l’élection législative. Pour participer à une élection législative, il faut que nous ayons une « autonomie politique », cette autonomie peut se conjuguer avec un accord de rassemblement (d’ailleurs, on ne peut se rassembler que lorsque nous sommes autonomes). Or, avec Mélenchon, nous ne sommes pas autonomes mais dominés.

Pour moi, ce n’est pas la bonne voie.

A côté de cela, près de deux millions de suffrages (quand les sondages choisissent un millier de sondés) ont choisi une autre voie à gauche que celle empruntée par le Parti socialiste depuis 16 ans. C’est un évènement considérable dans notre pays. Un évènement qui risque de remobiliser des millions de citoyens de gauche qui avaient perdu l’espoir. 

NOTRE PARTI ne participerait pas de cet élan sous prétexte que Mélenchon ne le voudrait pas ?

Ce n’est pas possible. Ce n’est pas possible parce que le péril du Front National est à nos portes, ce n’est pas possible parce que cette fois, la gauche ne se reportera plus sur Fillon pour faire échec à Le Pen. Il faut donc que la gauche soit au second tour.

Au nom de nos valeurs et par-dessus nos désaccords, allons tous aux urnes dimanche prochain pour battre la politique qui a fait échec dans notre pays et a divisé la gauche. Pour cela, il faut battre Valls en choisissant Benoit HAMON avec qui nous reconstruirons une gauche de combat, de courage et d’avenir.


Patrick HATZIG
Repost 0
Published by Vendémiaire
commenter cet article
24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 17:31

« Paris Marx » - Il y a 100 ans, la Révolution russe


 

La Révolution russe de 1917 fut un événement historique d’une importance colossale. En huit mois, des millions de travailleurs, paysans et soldats russes ont renversé la monarchie tsariste (février), puis porté au pouvoir le parti bolchevik (octobre). Pour la première fois – si l’on excepte l’héroïque soulèvement des communards de Paris, en 1871 –, les travailleurs prenaient le pouvoir et engageaient la construction d’une société socialiste. L’impact international de cet événement fut immense. Il bouleversa le cours de l’histoire.


Nous expliquerons quelles furent les causes de cette révolution, sa dynamique interne, les raisons de sa dégénérescence stalinienne, au milieu des années 20 – et quelle leçons nous pouvons en tirer, aujourd’hui, pour faire avancer la lutte contre le capitalisme.

La réunion sera suivie d’un buffet fraternel.

Mercredi 25 janvier - 19h

75 boulevard Vincent Auriol - Métro Chevaleret

Repost 0
24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 16:45



Le 22 janvier 2017.

C’est le vendredi 20 janvier, à Lens, que le Parti de la démondialisation (Pardem), lors d’une conférence de presse, a présenté ses 12 candidats aux législatives dans le Pas-de-Calais. Il s’agit du premier département dans lequel le PARDEM présente des candidats dans toutes les circonscriptions. Dans les jours qui viennent, d’autres annonces seront faites…

Jacques NIKONOFF, président du PARDEM et candidat à la présidence de la République, a présenté les enjeux des élections de 2017, la présidentielle comme les législatives.

 


Jean-Claude DANGLOT, ancien sénateur et premier secrétaire de la fédération du Parti communiste français, a expliqué les raisons de sa candidature pour le PARDEM.

Michèle DESSENNE, vice-présidente du PARDEM et candidate, a insisté sur le fait que le Pas-de-Calais était un département martyr de la mondialisation néolibérale. La démondialisation est donc un objectif vital pour les habitants de cette région. Le PARDEM se fixera donc comme priorité pendant cette campagne électorale la question de l’emploi.

Enfin, Jean-Luc FLAHAUT, responsable départemental du PARDEM et également candidat, a donné les raisons de la création récente de ce jeune parti – le PARDEM – et remis aux journalistes la liste des candidats du PARDEM dans les 12 circonscriptions du Pas-de-Calais.

 


Citoyennes, citoyens de toute la France, si vous partagez le combat du PARDEM, vous pouvez devenir candidat aux législatives. Prenez contact avec nous : secretariat@pardem.org

Repost 0
23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 23:18
Repost 0
Published by Vendémiaire
commenter cet article
23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 20:09

Le 8 février prochain aura lieu la commémoration pour le 55ème anniversaire du massacre commis au métro Charonne. Elle aura lieu à 11h30 à l'entrée de la station, à l'initiative du Comité Vérité et Justice pour Charonne et l'URIF-CGT.


Philippe Martinez, pour la CGT, et Pierre Laurent, pour le PCF, prendront la parole.

 

Pour le 55ème anniversaire :

  • le Comité Vérité et Justice pour Charonne publie un livre, avec notamment de nombreux témoignages,
    qui retrace les évènements de cette période (ci-joint le flyer de l'éditeur) ;
  • une soirée aura lieu à 18h à l'hôtel de ville de Paris avec la projection du film produit par le comité,
    suivie d'un débat sur la répression et la présentation du livre (invitation ci-jointe).

 

Nous vous invitons à diffuser ces informations le plus largement possible.

Fraternellement,



Emilie Lecroq
Responsable Vie du Parti

vie-militante@pcf.fr 

 

Repost 0
23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:06
 

Le froid qui touche la France n'a rien d'exceptionnel même si les médias semblent découvrir que l'hiver, il peut faire...froid ! Cela leur permet simplement de faire croire que l'insupportable situation des usagers et des personnels des hôpitaux est exceptionnelle.

 

Mais pour le peuple, pour les 20 % de la population en état de « précarité énergétique » et qui ne peuvent se chauffer, pour ceux dont l'accès aux soins passe par des urgences hospitalières asphyxiées par des années de rigueur budgétaires et de fermetures de services et de lits, pour ceux qui meurent de froid dans les rues, pour les agents des services publics qui par exemple se dévouent pour rétablir l'électricité alors que les équipes ont été réduites drastiquement, le froid saisonnier ne faire que rendre plus insupportable encore l'état d'urgence sociale dans lequel « ils » ont mis le pays.

 

« Ils », ce sont tous les représentants de la classe dominante, les 300 familles qui dirigent l'économie et le pays, les barons du Medef, les politiques de droite comme de « gauche » qui se succèdent au gouvernement, les « journalistes » et autres « experts » de tous poils grassement payés pour expliquer au peuple qu'il doit en finir avec ses privilèges et se serrer toujours davantage la ceinture... Bref, tous ceux qui depuis des années appliquent et justifient les politiques de guerre sociale définies au niveau européen et par le Medef dans le seul but de favoriser le profit maximum (68 milliards de dividendes versés en 2016 pour les gros actionnaires du CAC 40, un record depuis 2008 !) et de casser les solidarités que les travailleurs avaient su construire dans la lutte et le rapport de forces (Sécu, retraites, conventions collectives et droit du travail...).

Et nos services publics, du fait de leur casse systématique sous l'impulsion des directives européennes, ne peuvent plus répondre aux besoins vitaux de toute la population dont le niveau de vie régresse de jour en jour, ce qui mène notre pays dans une paupérisation toujours plus importante ouvrant une voie à l’extrême-droite et/ou au repli sur soi même. Le silence sur la politique néfaste européenne par la Confédération Européenne des Syndicats est une fois de plus déplorable.

 

Dans le même temps, les syndicalistes sont poursuivis partout dans le pays surtout s'ils sont à la CGT (Chérèque lui ayant eu droit à des hommages appuyés de la part des chiens de garde médiatiques pour services rendus à la cause patronale) et les blanchiments judiciaires se succèdent dans les affaires de corruption ou de délinquance financière tandis que rien de sérieux n'est entrepris pour lutter contre les 80 milliards annuels d'évasion fiscale qui permettent aux puissants d'éviter l'impôt grâce aux paradis fiscaux qu'ils ont créés tout en affirmant vouloir les combattre !

 

Oui, il y a quelque chose de pourri dans la République de France et ce quelque chose, c'est le pouvoir des riches qui dissout le pays dans l'empire européen en formation, qui étrangle le peuple et prétend le tenir en laisse, reniant les promesses du Conseil National de la Résistance de construire une société de fraternité débarrassée du pouvoir des féodalités financières.

 

Alors que les médias nous vendent du Fillon, du Macron, du Le Pen, ou du Valls tous au service des intérêt dominants (n'oublions pas Montebourg, Peillon, Hamon eux aussi anciens ministres de Hollande), l'espoir ne peut renaître que de la mobilisation populaire, de la mobilisation des travailleurs et de la classe ouvrière pour la défense de la Sécu, de la Santé publique, des services publics, du droit du travail, des emplois, des libertés syndicales, des retraites…

 

Pour cela, soutenons et participons aux nombreuses luttes qui se développent dans le pays, organisons la solidarité autour de nos camarades poursuivis en justice, faisons monter la nécessité de la convergence des luttes et inscrivons d’ores et déjà sur nos agendas l'importante journée du 7 mars 2017 de grève nationale de la santé et de l’action sociale avec manifestation nationale à Paris.

 

Front Syndical de Classe, 19 janvier 2017

Repost 0
23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 17:45

Par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, et Antoine Manessis, responsable international du PRCF. Le 17 janvier 2017.
Dans L’, stade suprême du capitalisme (1916), Lénine a réfuté la thèse révisionniste défendue par les ténors de la Deuxième Internationale à propos du prétendu « hyper-impérialisme ». Reprise par Kautsky, cette expression de Hilferding résumait l’idée suivante : la concentration mondiale des capitaux est de nature à unifier mondialement l’impérialisme, dont les principaux Etats finiront par fusionner planétairement pour exploiter collectivement les travailleurs. De cette manière, la tendance à la guerre mondiale propre à l’ancien capitalisme disparaîtrait ; les Etats-nations s’effaceront alors devant une sorte d’Empire mondial dont la mise en place d’éventuels « Etats-Unis d’ » seraient les prémices heureuses. Léon Trotski – dont les liens d’avant-guerre n’avaient pas été rompus avec les mencheviks – adhérait alors à ce montage théorique spécieux, si bien que Lénine dut polémiquer contre lui en réfutant le mot d’ordre pseudo-internationaliste des « Etats-Unis socialistes d’ ». Un slogan dont, manifestement, le NPA et LO ne sont toujours pas sortis aujourd’hui. De nos jours, nombreux sont les « théoriciens » qui se croient « innovants » quand ils évoquent naïvement « la » mondialisation capitaliste, « la » construction européenne, voire – comme le révisionniste de gauche Tony Negri, on ne sait quel « Empire » universel régnant sur une « Multitude », voire sur une « plèbe » étrangère aux rapports de production réellement existants. Exit dans la foulée la lutte prolétarienne pour le socialisme, sans parler du combat anti-impérialiste pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes…

Face à ces leurres sociaux-démocrates (hier, l’ « hyper-impérialisme », aujourd’hui, l’euro-mondialisme, etc…), Lénine et ses successeurs eurent le mérite de démontrer point par point que dans les faits, l’unification/harmonisation totale des Etats prédateurs du capitalisme-impérialisme n’est qu’une vue de l’esprit. Encore moins qu’à l’époque du capitalisme « libéral » et pré-monopoliste, le capitalisme impérialiste ne peut totalement s’unifier et s’ « harmoniser », fût-ce pour dominer les peuples et surexploiter les travailleurs. D’abord parce que le système capitaliste est fondamentalement anarchique ; derrière la « planification » monopoliste, derrière les « cartels » inter-impérialistes, l’anarchie de la production s’aggrave et la phase impérialiste du capitalisme ne fait que l’aiguiser en provoquant d’incessants repartages à haut risque de la planète. Dans une période où les énormes capitaux dégagés par la financiarisation peinent à se valoriser, une guerre économique sourde se livre sur tous les continents par-delà les bavardages boboïsants sur « l’unité de la communauté internationale « . Véritable « guerre de tous contre tous » pour reprendre le mot de Hobbes, le capitalisme-impérialiste ne peut produire qu’un « développement inégal » des Etats capitalistes, dont tour à tour, certains prennent la première place tandis que d’autres, jadis chefs de file du développement mondial, déclinent… provisoirement en méditant leur « revanche ». Ensuite parce que, même si les regroupements, cartels et autres fusions monopolistes continentaux et transcontinentaux poussent à des rapprochements politico-militaires transitoires, la tendance de fond du système capitaliste reste à l’instabilité fondamentale desdits regroupements. Les Empires « mondiaux », voire plus modestement, les Empires continentaux ou « transcontinentaux » du grand capital sont périodiquement secoués dans leurs tréfonds par des crises de plus en plus fréquentes et aiguës qui font jaillir d’énormes étincelles, non seulement entre les Etats prédateurs d’un même « cartel », mais aussi entre les cartels internationaux d’Etats-brigands : en un mot, le règne mondial des mafieux est impossible sans une permanente guerre des gangs. Autant de guerres honteuses, aux origines sordidement inavouables, que les médias du système capitaliste, eux-mêmes détenus par les puissances militaro financières, se chargent en permanence de traduire en mots d’ordre « politiquement corrects »…

Le mot d’ordre des Etats-Unis d’Europe ne peut être qu’utopique ou réactionnaire

C’est pourquoi Lénine répliquait déjà aux « européistes » superficiels de son temps* que, sous le capitalisme, « le mot d’ordre des Etats-Unis d’Europe ne peut être qu’utopique ou réactionnaire ». A l’inverse, Lénine développait la théorie, fondée sur les faits, selon laquelle « une chaîne vaut ce que vaut son maillon le plus faible ». Si bien qu’il était parfaitement absurde d’attendre « la révolution mondiale », fût-elle « permanente », pour mettre en place le socialisme, au besoin dans un seul pays ou groupe de pays. Au contraire, expliquait Lénine, le prolétariat révolutionnaire devait d’abord briser la chaîne impérialiste dans son maillon le plus faible (à l’époque, l’Empire tsariste travaillé par d’éclatants antagonismes) pour ouvrir en grand l’ère historique des révolutions prolétariennes. C’est d’ailleurs pour cette raison que le choix opéré en 1925 par les bolcheviks russes, celui d’entreprendre la construction du socialisme dans un seul pays, n’avait rien de l’aberration antimarxiste dont l’accusèrent alors les partisans de Trotski, incapbale de rompre durablement avec le menchevisme.

L’évolution de l’impérialisme actuel vérifie une fois de plus comme à la parade (faut-il dire « hélas » ?) les anticipations géniales de Lénine. En quelques années, la crise ravageuse de l’euro-mark et la dominance arrogante de l’Allemagne impérialiste « réunifiée » sur le sous-continent européen, le talon de fer que Berlin a successivement posé sur les ex-pays socialistes écartelés (Tchécoslovaquie, Yougoslavie, URSS occidentale : pays baltes puis Ukraine), sur les ainsi-dit « P.I.G.S. » (les « Etats-cochons » : Portugal, Italie, Grèce, Espagne, Spain en anglo-maastrichtien), puis sur la France en cours d’euro-délitement, a produit une énorme crise de légitimité de l’UE, notamment dans les couches populaires, classe ouvrière en tête. Le prodrome de cette crise explosive est la sortie britannique de l’UE par la porte à droite, dont Donald  n’a pas tort d’annoncer qu’elle n’est que l’amorce d’une possible réaction en chaîne. Car, peu à peu, le compromis géopolitico-économique passé entre les maîtres de la zone Mark (devenu l’euro « fort ») et les oligarques du dollar constitué en monnaie mondiale, s’est inéluctablement effrité. Dans un article d’Etincelles, la revue théorique du PRCF, l’auteur de ces lignes indiquait naguère que l’euro n’était pas autre chose, derrière sa façade libre-échangiste, qu’une monnaie crypto-protectionniste réservant le marché européen à l’industrie allemande tout en ménageant le rôle mondial du dollar : donnant-donnant. En effet, l’euro fort –c’est-à-dire l’alignement de la lire, du franc, de la peseta, etc. sur le Deutsche Mark, ne pouvait que plomber l’industrie des pays sud-européens en renchérissant leurs produits et en interdisant les dévaluations compétitives. Dans le même temps, l’euro fort fermait le marché américain aux produits allemands et le dollar faible permettait aux USA de continuer à exporter. Nous signalions déjà à l’époque que ce compromis germano-américain ne pourrait pas durer : une fois les pays du Sud européen (Grèce, Portugal, Italie, Espagne, suivi par la France) dûment essorés par l’euro-austérité berlinoise et par la « dette », le marché sud-européen de l’industrie allemande se restreindrait, la récession menacerait la RFA elle-mêmeet il faudrait bien alors que les « Européens » (dont l’Allemagne produit plus de la moitié des marchandises industrielles) se cherchassent des débouchés surd ‘autres marchés solvables, USA et Canada en tête. Ce changement de pied monétaire s’est traduit par la nouvelle politique financière de la BCE : elle a comprimé ses taux directeurs, relancé 

artificiellement l’inflation en arrosant les banques européennes de milliards d’euros en monnaie de singe (modèle US !), pendant que les gouvernements de la zone euro pilotée par Berlin continuaient d’écraser les « coûts » salariaux : et c’est évidemment à partir de ces considérations cyniques qu’il faut lire la « générosité » de Merkel à l’égard des migrants chassés de Syrie par les ingérences impérialistes et si aimablement « accueillis » en Allemagne… dans un premier temps. Cette nouvelle politique monétaire destinée à conjurer la dépression en Europe ne pouvait manquer d’inquiéter certains secteurs, notamment industriels, du capital monopoliste états-unien**.

Bien entendu, ces constats n’exonèrent en rien le capital « français », tout aussi prédateur que le capital allemand par rapport aux pays de l’Est et du Sud (sans parler du maintien de la sanglante « Françafrique »), et dont les chefs de file médéfiens, soutenus par l’Arc maastrichtien qui va du PS aux LR, poussent plus loin que jamais leur double vassalisation à l’égard à la fois des USA et de la RFA (entre Fillon et Macron, il y a contradiction entre deux ailes du grand capital français, ce que révèlent comme toujours « grandeur nature », les différends sur la politique étrangère, en clair, les positionnements divers des candidats présidentiels sur la question russe).

Les contradictions impérialiste se creusent à nouveau

Toujours est-il qu’après la victoire du Brexit, l’élection de Trump montre qu’à nouveau les contradictions d’intérêt, longtemps relativisées par la commune croisade contre le socialisme réel, se creusent à nouveau entre les deux rives de l’Empire euro-atlantique : piétinement des négociations sur le TAFTA, déclarations fracassantes de Trump sur l’obsolescence de l’OTAN, exigence trumpiste que les Européens « paient » leur propre défense, rapprochement au moins conjoncturel avec la Russie pour tenter d’isoler la  et de rompre les tentations de rapprochement entre les  (dont l’aile marchante est le partenariat stratégique entre Pékin et Moscou). A l’arrière-plan, on trouve l’impuissance de la « toute-puissante » US Army à juguler les peuples du Proche-Orient, à mettre au pas la Russie, à régenter la Mer de Chine, à annexer l’Ukraine et la Crimée sans coup férir***, l’incapacité durable de la CIA à déstabiliser décisivement (malgré d’intenses tentatives !) Cuba socialiste et ses alliés de l’ALBA. Tout cela engendre de fortes oppositions mercantiles entre la RFA et ses vassaux et les USA de Trump, avec de fortes oppositions à l’intérieur même des Etats impérialistes (lesquels ne sont pas monolithiques : la guérilla déclenchée par le camp Clinton-Obama contre Trump, avec la volonté évidente d’entraîner la Russie dans une escalade avec Washington, n’a rien d’anecdotique !), et pour finir, la remise en cause de l’UE elle-même par Donald Trump…

Tout cela montre que, sans bien entendu remettre en cause le primat absolu des contradictions « Capital/Travail /// Impérialisme/Peuples opprimés », de nouvelles lignes de fracture inter-impérialistes se creusent, dont certaines – sous des formes évidemment très nouvelles – ne sont pas sans rappeler les fractures géopolitiques des deux précédents conflits mondiaux…

 

Pour le moment, le Japon impérial continue de privilégier ses relations avec les USA, mais il profite de l’affaiblissement relatif de leur ancien vainqueur pour

  •  promouvoir un négationnisme historique effarant au sujet des crimes de l’armée nippone à l’encontre des peuples chinois et coréen, les USA du « gentil » Obama continuant de leur côté à légitimer l’abomination d’Hiroshima ;
  • sortir du cadre pacifique imposé par l’actuelle Constitution du Japon qui interdisait jusqu’ici à l’Empire du Soleil Levant d’envoyer des troupes hors de l’archipel nippon. Bref, avec l’appui de leur ancien vainqueur états-unien (celui d’Obama à l’égard de Shinzo Abé, celui, implicite, de Trump, à l’égard de l’Europe allemande sommée d’accélérer sa course aux armements), les principales deux puissances vaincues de 1945 vont très certainement relancer fortement leurs dépenses d’armement. Qui peut croire que ce soit pour le bien de l’humanité et de leurs peuples respectifs ?

Cela dit, l’ennemi principal des deux impérialismes, le Japon de Shinzo Abé et les USA de Trump, étant la Chine, le Japon impérialiste ne devrait pas avoir de grandes difficultés à s’entendre tout aussi bien avec Donald Trump qu’il ne s’entendait, hier, avec le « pacifique » Barak Obama…

l’ennemi principal des travailleurs d’Europe est bien sur leur propre continent où l’UE est de A à Z une structure d’oppression tourné contre les acquis sociaux, contre la  et contre les peuples souverains

Bien entendu, cela ne doit pas leurrer des révolutionnaires. Le prolétariat d’Europe n’a que faire de se ranger derrière « l’Europe unie » ; il ne doit pas verser un sou pour la « défense européenne » ; il doit rire de l’hypocrite pilotage « humanitaire » de l’UE par Berlin et ses bons amis du PS et d’ « Europe-Ecologie les Verts », cette pointe avancée et particulièrement arrogante de l’euro-fédéralisme impérialiste. Quant à la « sauvegarde du modèle social européen face à l’Oncle Sam », c’est une plaisanterie : l’Axe Berlin/Bruxelles (complété par le MEDEF et par les partis à sa dévotion s’agissant de la France) est le premier à démolir au quotidien l’ainsi-dite « économie sociale de marché » que la RFA pratiquait ou feignait de pratiquer peu ou prou, contrainte et forcée, tant qu’il lui fallait « tenir » la concurrence politico-sociale de la RDA. En réalité, rallier le bandit impérial européen « pour résister à Trump », conduirait tout droit le mouvement ouvrier ouest-européen à cautionner la marche à l’affrontement contre la Russie en prenant le risque d’une guerre mondiale exterminatrice bien pire encore que celle de 39/45. Dans la mesure où les partis sociaux-démocrates européens (le « PS européen » dominé de la tête et des épaules par le SPD, avec son appendice pseudo-radical, le Parti de la Gauche Européenne auquel sont affiliés le PCF et Die Linke), sans parler de la très immobiliste Confédération Européenne des Syndicats, continuent à vendre le mensonge paralysant de l’ « Europe sociale, démocratique, pacifique » dans le cadre de l’UE/OTAN, ils ligotent (de plus en plus malaisément !) la classe ouvrière d’Europe à l’Empire social-maastrichtien en crise. Tâche de plus en plus malaisée tant ledit Empire en crise se fait de plus en plus dictatorial (cf l’attitude récente de Schäuble envers les pensions des Grecs les plus pauvres), de moins en moins « pacifique » et de plus en plus fascisant (chasse aux sorcières anticommuniste en voie de généralisation d’Est en Ouest, alliance russophobe de la social-démocratie « civilisée » occidentale avec les néonazis ukrainien, répression accrue du syndicalisme de classe).

 

 

Bref, de même que l’ennemi principal des travailleurs états-uniens est bel et bien dans leur propre pays (souvenons-nous de la formule du communiste Karl Liebknecht, « der Hauptfeind steht in eignem Land »), de même l’ennemi principal des travailleurs d’Europe est-il bien sur leur propre continent où l’UE est de A à Z, du Traité de Rome à nos jours en passant par le déni du Non français à la constitution européenne, une structure d’oppression tournée contre les acquis sociaux, contre la paix et les peuples souverains. Bien entendu, un soutien des travailleurs européens à Donald Trump via le soutien de certains d’entre eux aux extrémistes de droite (Le Pen ici, AfD en Allemagne, Orban en Hongrie, Aube dorée en Grèce, etc.) ne serait pas moins dangereux. Que serait d’ailleurs une Internationale… des protectionnistes bourgeois ? Qui ne voit que le protectionnisme bourgeois, tourné contre les autres peuples et non pas orienté vers la coopération entre peuples libres, n’est qu’une autre voie pour marcher à la guerre impérialiste mondiale, que nourrit lui aussi le pseudo-libre-échange actuel d’Obama, de l’UE et du « Traité transatlantique ».

Sommet des BRICS – 2014 – Brésil

Quant aux BRICS, il faut se garder à leur égard des deux erreurs suivantes :

  • la première consisterait à idéaliser leurs dirigeants en oubliant, par ex., qu’en Russie, la contre-révolution a été faitepour le plus grand malheur du peuple russe (par ex. en ce moment, le parti de Poutine fait campagne pour expulser du Kremlin le tombeau de Lénine, et nul ne peut ignorer le signal anticommuniste qu’un tel geste donnerait aux forces réactionnaires du monde entier) ; ni qu’au Brésil un pouvoir archi-réactionnaire s’est mis en place pour aider les USA à liquider la gauche latino-américaine toutes tendances confondues. Nul ne peut ignorer non plus qu’en Chine, où de notre point de vue la contre-révolution n’a pas encore triomphé et où le PCC tangue entre une orientation néolibérale durcie et l’actuelle ligne patriotique tournée vers l’essor du marché intérieur, les acquis subsistants du socialisme sont pour le moins mal assurés.
  • La seconde erreur serait de négliger le fait que dans tous les BRICS de puissantes traditions communistes existent, que les forces marxistes-léninistes n’y ont pas été éradiquées, bien au contraire et qu’objectivement, quelles que soient les intentions des dirigeants politiques et des milieux économiques capitalistes de ces pays, l’existence des BRICS fait obstacle à la domination mondiale univoque des trois prédateurs principaux, USA, Europe allemande et Japon. En aucun cas des communistes ne peuvent négliger l’analytique des contradictions principales et secondaires (cf le brillant essai de Mao intitulé De la contradiction) sous peine, soit d’être écrasés par un ennemi de classe « invincible » (tant qu’il n’est pas un tant soit peu divisé : songeons au tournoi des Horaces et des Curiaces !), soit  – pis encore – de devenir les idiots utiles de tel ou tel impérialisme ou sous-impérialisme. Aucun soutien, donc, au surarmement annoncé des super-prédateurs euro-atlantiques contre les peuples russe, chinois, latino-américains, africains, proche-orientaux, sud- et est-européens, mais aussi, dans tous ces pays, solidarité de classe et soutien politique (ce qui ne signifie pas systématiquement alignement) aux communistes, plus précisément, aux marxistes-léninistes, mais aussi aux forces patriotiques et progressistes de ces pays.

Nous, militants franchement communistes, vivons en France, pays capitaliste, donc dans l’UE, bloc impérialiste, et nous agissons pour une République sociale, souveraine et fraternelle en marche vers le socialisme-communisme. Nous devons donc combattre Trump et l’impérialisme US, dont les deux versants, « mondialiste » (sic) et « isolationniste » (sic) ne sont pas moins dangereux pour la paix et la souveraineté des peuples, à commencer par celle des peuples cubain, vénézuélien et palestinien ; mais nous ne devons pas moins fortement combattre la bannière étoilée de l’Europe allemande (fût-ce à travers le slogan mielleux de l’ « Europe sociale » et de la « défense européenne pour sauver nos valeurs »). Il nous faut exiger la sortie par la gauche de la France de l’euro, de l’UE (Frexit progressiste) et de l’OTAN, sans cesser de dénoncer les ingérences et prédations de l’impérialisme français en Libye, en Afrique subsaharienne et au Proche-Orient. Aucune faiblesse non plus, faut-il le dire, à l’égard du chauvinisme et de la xénophobie euro-compatible de la dynastie Le Pen****. Bien entendu, nous ne cesserons pas de tendre la main aux communistes allemands*****, ainsi qu’à nos courageux camarades « rouges » des Etats-Unis d’Amérique, où un vent progressiste nouveau s’est levé, notamment dans la jeunesse, à l’occasion des primaires démocrates.

C’est sur cette ligne à la fois patriotique, internationaliste et anti-impérialiste que milite le PRCF, qui diffuse présentement aux entreprises du pays son programme 100% anti-UE, 100% anti-OTAN et 100% anticapitaliste. Au-delà des divergences compréhensibles qui peuvent diviser les communistes en période d’élections bourgeoises, comment de véritables révolutionnaires pourraient-ils ne pas s’unir sur cette stratégie léniniste ?


*Le social-pacifisme européiste n’est jamais très éloigné d’une exaltation conquérante de l’Empire européen sous l’égide de l’Etat momentanément le plus fort : l’évolution des « Verts » allemands et de leurs vassaux français en est une triste illustration…

**voir l’actuelle guerre de communiqués entre Trump et le ministre allemand Sigmar Gabriel sur les mérites comparés de Mercedes et des voitures américaines…

***c’est cette annexion à l’orbite euro-atlantique qu’a tenté de provoquer l’Euro-Maidan sous influence ouverte de John Kerry. L’aide russe au Donbass et l’annexion de la Crimée ont SUIVI et non précédé l’ingérence occidentale en Ukraine et son recours peu ragoûtant aux néonazis ukrainiens de « Svoboda ».

****les récentes déclarations de Marine Le Pen attestent ce que nous avons toujours affirmé : le FN ne veut sortir ni de l’euro, ni de l’UE, ni de l’OTAN. La (non-)sortie de l’euro n’est rien d’autre qu’une monnaie d’échange de second tour entre les LR et le FN. Si Mme Le Pen gagnait la présidentielle, elle aurait besoin des députés LR pour « mettre la France en ordre » (tel est désormais son slogan clairement fascisant), ce qui est sa véritable mission de classe au détriment du mouvement ouvrier. On peut parier qu’alors, elle « suspendrait » toute velléité d’affrontement avec l’UE pour obtenir en échange le soutien de la « droite forte » et des autres éléments ultraréactionnaires qui infestent l’ex-parti « gaulliste ». Le FN pourrait alors devenir officiellement « Rassemblement bleu marine ». Pour le plus grand déshonneur de notre pays, le FN viendrait clore le cycle progressiste ouvert, pas seulement pour la France, par la Révolution française. Cf http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/le-pen-et-le-fn-contre-la-sortie-de-leuro-et-de-lunion-europeenne/

***** Que nous ne confondons pas avec le « Grand Européen » Gregor Gysi : ce liquidateur du SED et de la RDA est récemment devenu le président du PGE aux côtés de Pierre Laurent, vice-président de ce parti.

http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/trump-brexit-merkel-shinzo-abe-redeploiement-contradictions-inter-imperialistes-georges-gastaud/ 

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans International
commenter cet article