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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 22:20

 Il est inconnu du grand public ainsi que de beaucoup de militants, et pourtant, il devrait succéder à Bernard Thibault, l’actuel secrétaire général de la centrale. Une personnalité atypique au sein du principal syndicat français.

Le Parisien Catherine Gasté | Publié le 15.10.2012


ZENITH DE PARIS, LE 31 JANVIER 2012. Ex-salarié de Moulinex et leader du conflit social  dans l'entreprise au début des années 2000, Thierry Lepaon a, depuis, rapidement gravi les échelons au sein de la CGT.

  
Le psychodrame de la succession de Bernard Thibault en 2013, touche-t-il à sa fin?

A moins d'un nouveau rebondissement, le secrétaire général doit dévoiler le nom de  son successeur, Thierry Lepaon, devant la commission exécutive ( le gouvernement  de la CGT ) chargée de l'adouber.

Mais la décision finale reviendra au parlement de la centrale qui doit se réunir le 7 novembre. Le candidat du dernier recours n'est donc pas au bout de ses peines. Car il devra recueillir la majorité des voix du comité confédéral national, une instance qui s'est déjà montrée imprévisible... avec le rejet inattendu de la candidature de  Nadine Prigent.

L'homme s'est fait très discret ces derniers mois. Thierry Lepaon, chaudronnier-soudeur de profession,  inconnu du grand public, comme de beaucoup de militants cégétistes, a su attendre son heure. Il le sait maintenant. C'est lui, le joker de Bernard Thibault, l'homme du "compromis acceptable", le candidat du dernier recours, dont le nom devrait sortir demain du chapeau. "A 99% de chance", murmure-t-on dans  les couloirs de la centrale de Montreuil.
En embuscade de longue date pour devenir n°1 de la CGT, son habileté l'a amené à savoir se tenir à l'écart de la guerre fratricide des prétendants à la succession.
"Moi, j'ai toujours eu le souci de l'organisation, de n'avoir jamais été candidat à rien et d'accepter les responsabilités qui me sont confiées", se plaît-il à expliquer. Une intelligence pragmatique et tactique ajoutée à de la pugnacité. Des qualités pour cet encarté du PCF "pas idéologue", que lui reconnaissent volontiers ceux qui l'ont côtoyé.
A 52 ans, cet ex-leader du conflit des Moulinex au début des années 2000 a vite grimpé les échelons.
Après avoir siégé sept ans sous les couleurs de son syndicat au sein du Conseil d'orientation pour l'emploi, il dirige aujourd'hui le groupe CGT du Conseil économique, social et environnemental.

Sur la ligne réformiste de Thibault

Ses appuis, il les a trouvés au sein de la confédération ( la maison mère ) , où ses faits d'armes chez Moulinex l'ont propulsé rapidement dans le "premier cercle de Bernard Thibault".
"C'est un homme de confiance", dit-on dans l'entourage de Thibault. Sur la même ligne réformiste. Un syndicaliste déterminé qui a, certes, délaissé le terrain, mais qui sait être très à l'aise dans les fonctions de représentations où il a étoffé son carnet d'adresses.

Raymond Soubie, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, lui donne du "mon ami" et lui a même sauvé la mise lors de son premier discours au Cese, qui a failli coûter à la CGT sa vice-présidence.
"Il présente bien, sait être distingué et à l'aise avec les grands élus et les flonflons. Lui au moins a 50 000 mots à son vocabulaire et sait bien parler..." confie un haut fonctionnaire qui l'a bien connu chez Moulinex et le présente comme un "homme de réseaux". Il peut compter sur l'"appui des frères" (NDLR : francs-maçons) selon ce grand commis de l'Etat, très étonné de "voir Lepaon arriver bizarrement à la tête de la CGT" et qui tient à rester anonyme, comme la plupart de nos interlocuteurs.

Selon nos informations, Thierry Lepaon fait aussi parti d'un club très fermé créé par l'UIMM (le patronat de la métallurgie ) appelé Quadrilatère, qui réunit patrons, DRH, syndicalistes, journalistes et experts. Ce que ses détracteurs au sein de la CGT ne manquent pas de dénoncer comme "un problème majeur pour l'indépendance de la CGT".

 

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 13:21

Analyse du scrutin n° 30 - Première séance du 09/10/2012

Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi autorisant la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire (1re lecture).

 

Nombre de votants : 568

Nombre de suffrages exprimés : 547

Majorité absolue : 274

Pour l'adoption : 477

Contre : 70

L'Assemblée nationale a adopté.

 

Groupe socialiste, républicain et citoyen (297)

Pour: 264

M. Ibrahim Aboubacar, Mmes Patricia Adam, Sylviane Alaux, MM. Jean-Pierre Allossery, François André, Mme Nathalie Appéré, MM. Christian Assaf, Avi Assouly, Pierre Aylagas, Alexis Bachelay, Guillaume Bachelay, Jean-Paul Bacquet, Dominique Baert, Gérard Bapt, Frédéric Barbier, Serge Bardy, Mme Ericka Bareigts, M. Christian Bataille, Mme Marie-Noëlle Battistel, MM. Laurent Baumel, Philippe Baumel, Nicolas Bays, Mme Catherine Beaubatie, MM. Jean-Marie Beffara, Luc Belot, Mmes Karine Berger, Chantal Berthelot, Gisèle Biémouret, MM. Philippe Bies, Erwann Binet, Yves Blein, Jean-Luc Bleunven, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Mme Pascale Boistard, MM. Christophe Borgel, Florent Boudié, Mme Marie-Odile Bouillé, M. Christophe Bouillon, Mme Brigitte Bourguignon, M. Malek Boutih, Mme Kheira Bouziane-Laroussi, MM. Émeric Bréhier, JeanLouis Bricout, Jean-Jacques Bridey, François Brottes, Gwenegan Bui, Mme Sabine Buis, M. Jean-Claude Buisine Mme Sylviane Bulteau, MM. Vincent Burroni, Alain Calmette, Jean-Christophe Cambadélis, Mme Colette Capdevielle, MM. Yann Capet, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Christophe Castaner, Laurent Cathala, JeanYves Caullet, Guy Chambefort, Jean-Paul Chanteguet, Mme Marie-Anne Chapdelaine, M. Guy-Michel Chauveau, Mme Dominique Chauvel, MM. Jean-David Ciot, Alain Claeys, Jean-Michel Clément, Mme Marie-Françoise Clergeau, M. Philip Cordery, Mme Valérie Corre, M. Jean-Jacques Cottel, Mme Catherine Coutelle, M. Jacques Cresta, Mmes Pascale Crozon, Seybah Dagoma, MM. Yves Daniel, Carlos Da Silva, Pascal Deguilhem, Mme Florence Delaunay, M. Guy Delcourt, Mme Carole Delga, M. Sébastien Denaja, Mmes Françoise Descamps-Crosnier, Sophie Dessus, MM. Jean-Louis Destans, Michel Destot, Mmes Fanny Dombre-Coste, Sandrine Doucet, MM. Philippe Doucet, Jean-Luc Drapeau, Mme Françoise Dubois, M. Jean-Pierre Dufau, Mme Anne-Lise Dufour-Tonini, M. William Dumas, Mme Laurence Dumont, MM. Jean-Louis Dumont, JeanPaul Dupré, Yves Durand, Philippe Duron, Christian Eckert, Mmes Corinne Erhel, Sophie Errante, Marie-Hélène Fabre, Martine Faure, MM. Olivier Faure, Alain Fauré, Matthias Fekl, Vincent Feltesse, Hervé Féron, Richard Ferrand, JeanPierre Fougerat, Hugues Fourage, Mme Michèle Fournier-Armand, MM. Michel Françaix, Christian Franqueville, JeanClaude Fruteau, Jean-Louis Gagnaire, Mme Geneviève Gaillard, M. Yann Galut, Mme Hélène Geoffroy, MM. Jean-Marc Germain, Jean-Patrick Gille, Jean Glavany, Yves Goasdoué, Mmes Geneviève Gosselin, Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean-Claude Gouget, Laurent Grandguillaume, Mme Estelle Grelier, M. Jean Grellier, Mmes Edith Gueugneau, Élisabeth Guigou, Thérèse Guilbert, Chantal Guittet, M. David Habib, Mmes Danièle Hoffman-Rispal, Joëlle Huillier, Sandrine Hurel, Monique Iborra, Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Éric Jalton, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Armand Jung, Laurent Kalinowski, Mme Marietta Karamanli, M. Philippe Kemel, Mmes Bernadette Laclais, Conchita Lacuey, M. Jérôme Lambert, Mme Colette Langlade, MM. Jean Launay, Pierre Léautey, Pierre-Yves Le Borgn', Jean-Yves Le Bouillonnec, Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Mme Anne-Yvonne Le Dain, M. Jean-Yves Le Déaut, Mme Viviane Le Dissez, MM. Michel Lefait, Dominique Lefebvre, Jean-Marie Le Guen, Mmes Annie Le Houérou, Annick Le Loch, Axelle Lemaire, M. Patrick Lemasle, Mmes Catherine Lemorton, Annick Lepetit, MM. Jean-Pierre Le Roch, Bruno Le Roux, Arnaud Leroy, Michel Lesage, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mmes Martine Lignières-Cassou, Audrey Linkenheld, M. François Loncle, Mmes Gabrielle Louis-Carabin, Lucette Lousteau, MM. Jean-Pierre Maggi, Thierry Mandon, Mmes Jacqueline Maquet, Marie-Lou Marcel, MM. Jean-René Marsac, Philippe Martin,

Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Patrick Mennucci, Kléber Mesquida, PierreAlain Muet, Mme Corinne Narassiguin, M. Philippe Nauche, Mmes Ségolène Neuville, Nathalie Nieson, M. Philippe Noguès, Mmes Maud Olivier, Monique Orphé, M. Michel Pajon, Mme Luce Pane, MM. Christian Paul, Rémi Pauvros, Germinal Peiro, Hervé Pellois, Jean-Claude Perez, Mme Sylvie Pichot, M. Sébastien Pietrasanta, Mmes Martine Pinville, Christine Pires Beaune, M. Philippe Plisson, Mme Élisabeth Pochon, MM. Pascal Popelin, Dominique Potier, Mmes Émilienne Poumirol, Daphna PoznanskiBenhamou, MM. Patrice Prat, Joaquim Pueyo, François Pupponi, Mmes Catherine Quéré, Valérie Rabault, Monique Rabin, M. Dominique Raimbourg, Mme Marie Récalde, MM. Eduardo Rihan Cypel, Alain Rodet, Marcel Rogemont, Frédéric Roig, Bernard Roman, Gwendal Rouillard, René Rouquet, Alain Rousset, Boinali Said, Mmes Béatrice Santais, Odile Saugues, MM. Gilbert Sauvan, Gilles Savary, Christophe Sirugue, Mme Julie Sommaruga, MM. Pascal Terrasse, Gérard Terrier, Thomas Thévenoud, Mme Sylvie Tolmont, M. Jean-Louis Touraine, Mmes Catherine Troallic, Cécile Untermaier, MM. JeanJacques Urvoas, Daniel Vaillant, Mme Hélène Vainqueur-Christophe, M. Jacques Valax, Mme Clotilde Valter, MM. Michel Vauzelle, Olivier Véran, Fabrice Verdier, David Vergé, Patrick Vignal, Jean-Michel Villaumé, Jean Jacques Vlody et Mme Paola Zanetti.

 

Contre: 20

M. Pouria Amirshahi, Mme Marie-Françoise Bechtel, M. Jean-Pierre Blazy, Mmes Fanélie Carrey-Conte, Nathalie Chabanne, MM. Pascal Cherki, Henri Emmanuelli, Mme Linda Gourjade, MM. Jérôme Guedj, Razzy Hammadi, Mathieu Hanotin, Christian Hutin, Mme Chaynesse Khirouni, MM. Jean-Luc Laurent, Christophe Léonard, Michel Pouzol, Mme Marie-Line Reynaud, M. Denys Robiliard, Mme Barbara Romagnan et M. Gérard Sebaoun.

 

Abstention: 9

Mme Isabelle Bruneau, MM. Olivier Dussopt, Daniel Goldberg, Régis Juanico, Jean-Philippe Mallé, Mmes Dolores Roqué, Suzanne Tallard, MM. Stéphane Travert et Michel Vergnier.

 

Non-votant: 1

M. Claude Bartolone (Président de l'Assemblée nationale).

 

Groupe de l'union pour un mouvement populaire (195)

Pour: 167

MM. Damien Abad, Bernard Accoyer, Yves Albarello, Mme Nicole Ameline, MM. Benoist Apparu, Olivier Audibert-Troin, Patrick Balkany, Jean-Pierre Barbier, François Baroin, Jacques Alain Bénisti, Xavier Bertrand, Étienne Blanc, Marcel Bonnot, Mme Valérie Boyer, MM. Xavier Breton, Philippe Briand, Bernard Brochand, Dominique Bussereau, Olivier Carré, Gilles Carrez, Jérôme Chartier, Luc Chatel, Gérard Cherpion, Guillaume Chevrollier, Alain Chrétien, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Philippe Cochet, Jean-François Copé, François Cornut-Gentille, Édouard Courtial, Jean-Michel Couve, Mme Marie-Christine Dalloz, MM. Olivier Dassault, Marc-Philippe Daubresse, Bernard Debré, Bernard Deflesselles, Rémi Delatte, Patrick Devedjian, Mme Sophie Dion, MM. Jean-Pierre Door, Dominique Dord, David Douillet, Mmes Marianne Dubois, Virginie Duby-Muller, MM. Christian Estrosi, Daniel Fasquelle, Georges Fenech, François Fillon, Mme Marie-Louise Fort, MM. Yves Foulon, Marc Francina, Yves Fromion, Laurent Furst, Claude de Ganay, Sauveur Gandolfi-Scheit, Hervé Gaymard, Mme Annie Genevard, MM. Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Daniel Gibbes, Franck Gilard, Georges Ginesta, Charles-Ange Ginesy, JeanPierre Giran, Claude Goasguen, Jean-Pierre Gorges, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, Mmes Claude Greff, Anne Grommerch, Arlette Grosskost, M. Henri Guaino, Mme Françoise Guégot, MM. Jean-Claude Guibal, Michel Heinrich, Michel Herbillon, Antoine Herth, Patrick Hetzel, Philippe Houillon, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Christian Jacob, Denis Jacquat, Christian Kert, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, M. Jacques Kossowski, Mme Valérie Lacroute, MM. Marc Laffineur, Jacques Lamblin, JeanFrançois Lamour, Guillaume Larrivé, Charles de La Verpillière, Thierry Lazaro, Alain Leboeuf, Mme Isabelle Le Callennec, MM. Pierre Lellouche, Bruno Le Maire, Jean Leonetti, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mmes Geneviève Levy, Véronique Louwagie, MM. Gilles Lurton, Jean-François Mancel, Alain Marc, Laurent Marcangeli, Hervé Mariton, Alain Marleix, Olivier Marleix, Franck Marlin, Philippe Armand Martin, Patrice Martin-Lalande, Alain Marty, Jean-Claude Mathis, François de Mazières, JeanClaude Mignon, Pierre Morange, Pierre Morel-A-L'Huissier, Jean-Luc Moudenc, Alain Moyne-Bressand, Mme Dominique Nachury, MM. Yves Nicolin, Patrick Ollier, Mme Valérie Pécresse, MM. Jacques Pélissard, Bernard Perrut, Édouard Philippe, Michel Piron, Axel Poniatowski, Mme Josette Pons, MM. Didier Quentin, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Bernard Reynès, Franck Riester, Arnaud Robinet, Camille de Rocca Serra, Mme Sophie Rohfritsch, MM. Martial Saddier, Paul Salen, François Scellier, Mme Claudine Schmid, MM. André Schneider, Jean-Marie Sermier, Fernand Siré, Thierry Solère, Michel Sordi, Éric Straumann, Claude Sturni, Alain Suguenot, Mme Michèle Tabarot, MM. Jean-Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Jean-Marie Tetart, Dominique Tian, François Vannson, Mme Catherine Vautrin, MM. Jean-Sébastien Vialatte, JeanPierre Vigier, Philippe Vitel, Michel Voisin, Jean-Luc Warsmann, Laurent Wauquiez, Éric Woerth et Mme Marie-Jo Zimmermann.

 

Contre: 17

MM. Julien Aubert, Jean-Claude Bouchet, Jean-Louis Christ, Gérald Darmanin, Jean-Pierre Decool, Lucien Degauchy, Nicolas Dhuicq, Christophe Guilloteau, Patrick Labaune, Lionnel Luca, Damien Meslot, Philippe Meunier, Jacques Myard, JeanFrédéric Poisson, Christophe Priou, Michel Terrot et Patrice Verchère.

 

Abstention: 6

MM. Jean-Jacques Guillet, Marc Le Fur, Dominique Le Mèner, Thierry Mariani, Alain Marsaud et Mme Bérengère Poletti.

 

Groupe de l'union des démocrates et indépendants (30)

Pour: 28

MM. Thierry Benoit, Jean-Louis Borloo, Gilles Bourdouleix, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Yannick Favennec, Edouard Fritch, Jean-Christophe Fromantin, Philippe Gomès, Francis Hillmeyer, Yves Jégo, Mme Sonia Lagarde, MM. JeanChristophe Lagarde, Maurice Leroy, Hervé Morin, Bertrand Pancher, Henri Plagnol, Franck Reynier, Arnaud Richard, François Rochebloine, Rudy Salles, André Santini, François Sauvadet, Jonas Tahuaitu, Jean-Paul Tuaiva, Francis Vercamer, Philippe Vigier et Michel Zumkeller.

 

Contre: 1

M. François-Xavier Villain.

 

Abstention: 1

M. Philippe Folliot.

 

Groupe écologiste (17)

Pour: 3

MM. Éric Alauzet, Christophe Cavard et Jean-Louis Roumégas.

 

Contre: 12

Mmes Laurence Abeille, Brigitte Allain, Isabelle Attard, M. Denis Baupin, Mme Michèle Bonneton, MM. Sergio Coronado, FrançoisMichel Lambert, Noël Mamère, Mmes Véronique Massonneau, Barbara Pompili, M. François de Rugy et Mme Eva Sas.

 

Abstention: 2

Mme Danielle Auroi et M. Paul Molac.

 

Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (16)

Pour: 14

MM. Thierry Braillard, Ary Chalus, Gérard Charasse, Mme Jeanine Dubié, M. Paul Giacobbi, Mme Annick Girardin, MM. Joël Giraud, Jacques Krabal, Jacques Moignard, Mme Dominique Orliac, MM. Thierry Robert, Stéphane Saint-André, RogerGérard Schwartzenberg et Alain Tourret.

 

Abstention: 2

MM. Jean-Noël Carpentier et Olivier Falorni.

 

Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15)

Pour: 1

M. Bruno Nestor Azérot.

 

Contre: 13

M. François Asensi, Mme Huguette Bello, M. Alain Bocquet, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho, Gaby Charroux, André Chassaigne, Marc Dolez, Mme Jacqueline Fraysse, MM. Alfred Marie-Jeanne, JeanPhilippe Nilor et Nicolas Sansu.

 

Abstention: 1

M. Gabriel Serville.

 

Non inscrits (7)

Contre: 7

Mme Véronique Besse, MM. Jacques Bompard, Gilbert Collard, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, Mme Marion Maréchal Le Pen et M. Yannick Moreau.

 

MISES AU POINT AU SUJET DU PRÉSENT SCRUTIN (N° 30)

(Sous réserve des dispositions de l'article 68, alinéa 4, du Règlement de l'Assemblée nationale)

Mme Sylvie Andrieux, M. Claude Bartolone, Mme Françoise Dumas, M. Philippe Le Ray qui étaient présents au moment du scrutin ou qui avaient délégué leur droit de vote ont fait savoir qu'ils avaient voulu "voter pour".

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 13:00

Cela fait maintenant plus d'un an qu'à Montreuil, le siège de la CGT est dans la tourmente au sujet de la « succession » de B. Thibault à la tête de ce qui est toujours la première organisation syndicale de France.

Les réunions succèdent au réunions, les médias se saisissent de l'aubaine pour réduire la question à une opposition d'égos alors que depuis maintenant plus de 10 ans et son adhésion à la Confédération Européenne des Syndicats financée par l'Ue de Bruxelles, la direction confédérale tente de jeter par dessus bord son héritage de classe.

Pourtant au moment de l'adhésion à la CES, on allait voir ce qu'on allait voir, la CGT allait transformer en organisation de lutte cette héritière de la Confédération européenne des syndicats libres fondée par la CIA et de l’Organisation européenne de la Confédération Internationale des Syndicats Chrétiens fondée par le Vatican !

En réalité, l'adhésion à la CES puis la participation à sa direction (Joël Decaillon, secrétaire général adjoint) a permis de réaliser ce qui semblait impossible (et qui avait échoué en 1947 avec la création de FO) : le « syndicalisme rassemblé » et la réunification syndicale française par le haut sur une ligne réformiste et d’alliance avec la direction de la CFDT .

 

Ralliement à l'Europe, perte d'indépendance et actions seulement dans le « cadre unitaire », toutes ces dérives passent de moins en moins : lorsque dans la préparation du 49ème congrès, le bureau confédéral lança une enquête dans toutes ses UD et fédés, les remontées furent : « nous on est d'accord avec la ligne de la Conf' mais sur le terrain et dans les syndicats, ça ne passe pas » ; pendant ce même congrès pourtant cadenassé, la visite prévue de Chérèque dut même être annulée au dernier moment par peur du chahut !

 

Ce qui passe de moins en moins, c'est aussi la gouvernance calquée sur le syndicalisme anglo-saxon à l'opposé de la démocratie syndicale réelle, avec des organismes élus (Commission exécutive et Bureau confédéral) concurrencés par un cabinet de « collaborateurs » plus ou moins discrets dont le chef de file n'est autre que JC Le Duigou, qui n'a décidément jamais eu autant de pouvoir dans la CGT que depuis qu'il a quitté le Bureau Confédéral.

 

Pourtant, ce « camarade » ne présente pas toutes les garanties d'indépendance que les travailleurs attendent d'un dirigeant syndical. Il participe notamment depuis des années à la direction de l'association « Confrontations-Europe » dirigée par Philippe Herzog, toute entière dédiée à la construction européenne et à l'association capital-travail, aux côtés de toute la fine fleur du capitalisme, de ses grands patrons et de ses serviteurs : Jean-Paul BAILLY (Président du Groupe La Poste), Jean GANDOIS (Vice-Président du Conseil d’Administration de Suez), Marcel GRIGNARD (Secrétaire général adjoint de la CFDT), Francis MER (Président de SAFRAN, ancien ministre de l’économie, des finances et de l’industrie), Michel PEBEREAU (Président du Conseil de surveillance de BNP-Paribas), Franck RIBOUD (Président Directeur Général du Groupe DANONE), Alain LAMASSOURE (Membre du Parlement européen), Michel ROCARD, Alexandre ADLER, Henri DE CASTRIES, Jacques DELORS, Pierre GADONNEIX, Louis GALLOIS, Denis KESSLER, Pascal LAMY, Anne LAUVERGEON, Gérard MESTRALLET, Mario MONTI, Pierre MOSCOVICI, Guillaume PEPY, Henri PROGLIO, Louis SCHWEITZER, Jean-Cyril SPINETTA, Dominique STRAUSS-KAHN...

 

Négation de la lutte des classes, engagement pour le dialogue entre partenaires sociaux, soutien à l'UE et à tous ses textes, le résultat est que le monde du travail n'a jamais connu de tels reculs de toute son histoire.

 

La question n'est donc pas aujourd'hui pour la CGT de savoir si le successeur de Bernard Thibault doit être un homme ou une femme venant de telle ou telle fédé, désigné en novembre et ratifié par un congrès sous contrôle ; la question essentielle est celle de l'orientation à donner à la Grande Dame pour faire renaître un syndicalisme victorieux.

 

Il faut donc être clair : si, au sommet de l’organisation, le clivage qui dure depuis un an se présente comme une opposition et une compétition de personnes, dans toute la CGT, le débat de fonds, qui concerne le bilan des 15 dernières années et l'orientation à modifier en profondeur, arrive à maturité après notamment l’échec de la lutte de 2010 sur les retraites.


>

Dans la grave crise que nous traversons avec ses graves conséquences pour de plus en plus de travailleurs, la question centrale pour notre CGT est décisive aussi pour l'ensemble des travailleurs :

 

- ou la CGT sous l'égide de la Confédération européenne des Syndicats se calque sur le syndicalisme à l'anglo-saxonne contrôlé et rassemblé par en haut, rompant avec le fédéralisme

 

- ou elle renoue d’une part avec la défense intransigeante des revendications immédiates et d’autre part avec le syndicalisme des structures de base, d’entreprises et le fédéralisme sur la base de l’objectif commun, au-delà des revendications spécifiques, de la fin de l'exploitation et de la socialisation des moyens de production et d'échange.

Avec les adaptations nécessaires aux évolutions du monde du travail, sans confondre l’intelligence dans le combat avec le renoncement à ses exigences et aux impératifs de ce qui ne change pas : les intérêts des travailleurs … et la lutte des classes !

 

Le 50ème congrès confédéral à venir doit connaître une intense confrontation d'idées et être un congrès souverain. Pour cela, il appartient à tous les militants de préparer ce congrès en exigeant que la désignation des congressistes –mandatés après débat sur les orientations et les revendications- ne soit pas imposée par en haut comme c'est devenu la coutume et qu'aucun délégué, même jugé « peu sûr », ne soit accueilli par les lacrymogènes d'un service d'ordre musclé comme ce fut le cas lors du dernier congrès de la Fédé du Commerce à Poitiers.

 

Dans toutes les sphères de la vie collective, le besoin de démocratie grandit ; la CGT doit s’inscrire pleinement dans ce courant et dans cette volonté populaire, la candidature Delannoy lors du 49ème congrès, illustrant cette exigence malgré le rejet autoritaire dont il a été victime.

 

Alors oui, le 50è congrès doit constituer un nouveau départ !

 

 

Front Syndical de Classe

Le 10 octobre 2012

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:58

"La Révolution française et le mouvement communiste"
http://vimeo.com/51090718

"Une conférence de Jean-Numa Ducange."

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:50

L’actualité récente a mis en avant les procès concernant l’amiante et visant l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). La CGT Cochin a elle-même porté plainte en 2010.

Les risques liés à l’amiante (connus depuis longtemps puisque les premiers cas décrits datent des années 30), n’ont cependant pas été traités immédiatement à l’AP-HP. L’interdiction en France de l’utilisation de l’amiante date de 1996, et pourtant il faudra attendre 2005 pour que l’AP-HP se décide à mettre en place un « Plan Amiante » et fasse les premiers prélèvements à Cochin. Il est vrai qu’il s’agit d’une véritable maladie de classe, puisque les effets néfastes (atteintes pulmonaires, cancers…) touchent principalement les ouvriers…

Luc Czyrykowski, ouvrier à Cochin, peut témoigner des difficultés qu’il a rencontrées pour que l’Administration reconnaisse sa maladie professionnelle (toujours non reconnue à ce jour) : « A l’époque, j’ai demandé pour tous les ouvriers de Cochin un suivi spécifique à la Médecine du Travail, qui a été très réticente. Par exemple, on m’a dit que les scanners étaient dangereux et qu’il fallait attendre d’avoir 50 ans pour en passer un ! » Or comme il s’agit d’une maladie sournoise (dont les effets sont à retardement et se déclarent sur le long terme) et que de plus les carrières des ouvriers ne sont plus linéaires (on passe relativement souvent d’un poste à un autre), il devient très difficile sans suivi régulier de détecter une pathologie liée à l’amiante... Pourtant, le résultat de prélèvements effectués à Cochin en 2005 avait déjà doublé trois ans plus tard, en 2008. Rappelons en outre qu’entre l’interdiction (1996) et le premier Plan Amiante (2005) l’Administration a continué à faire travailler les ouvriers dans des milieux particulièrement dangereux. La Direction les envoyait au casse-pipe sans protection ni même la moindre information…

L’impact de l’amiante sur la santé des ouvriers de l’AP-HP est important. A l’hôpital Saint-Louis par exemple, plus de la moitié des agents des services techniques ont été atteints. A Cochin, un de nos camarades a succombé des suites de sa contamination. Il s’agit du seul cas reconnu officiellement… Sur l’ensemble de l’AP-HP il est très difficile de comptabiliser les décès, car d’une part on oppose le secret médical à nos demandes de renseignements, et d’autre part un certain nombre des collègues concernés sont déjà partis en retraite et ne sont plus suivis.

« Nos nombreux collègues touchés par l’amiante appréhendent l’avenir », nous dit François Sénac, infirmier et membre CGT du CHSCT (1) de Cochin, « car les pathologies liées à l’amiante sont irréversibles et à terme entraînent très fréquemment le décès. Pour la France, il est officiellement prévu une véritable hécatombe, plusieurs centaines de milliers de victimes d’ici une vingtaine d’années. »

Consciente des risques encourus par nos camarades ouvriers, la CGT Cochin s’est constituée partie civile contre l’AP-HP en 2010 afin de défendre et faire valoir les droits de 18 agents. L’Administration fait tout pour retarder les procès en cours. Récemment, des directeurs mis en examen ont tenté d’invalider les plaintes par un tour de passe-passe juridique…

Le combat syndical contre les dangers de l’amiante est quotidien sur Cochin. Le Dossier Technique Amiante (DTA), qui vise à localiser les locaux amiantés au sein de l’hôpital, ne relève que la présence d’amiante de surface visible à l’œil nu. Les ouvriers qui doivent par exemple percer un mur tombent souvent sur de l’amiante non référencée parce que cachée... De plus, l’évolution des diagnostics révèle la présence d’amiante dans des matériaux jusque là supposés ne pas en contenir... A l’évocation de ces risques, la Direction des Travaux a répondu avec une certaine condescendance que « les ouvriers n’ont qu’à porter des masques en permanence ». Il est vrai que les conditions de travail ne sont sans doute pas sa priorité…

Pour la CGT Cochin, le « dossier amiante » est caractéristique de la lutte des classes et en est une illustration : d’un côté une classe exploitante qui a réalisé des profits en utilisant en toute connaissance de cause une matière dangereuse et mortelle, classe qui minimise tout à la fois l’incidence de l’utilisation de l’amiante sur la Santé publique et sa responsabilité d’employeur. De l’autre côté, un prolétariat victime d’agissements cupides, contraint de travailler dans des conditions destructrices.

Aux côtés des ouvriers, la CGT Cochin lutte non seulement pour la reconnaissance des dommages qu’ils ont subis, mais aussi pour qu’ils puissent travailler dans des conditions qui ne mettent pas leur vie en danger. Nous avons pour objectif d’améliorer les conditions de vie des travailleurs au détriment des profits capitalistes grâce à un système nouveau de répartition juste des richesses. L’équilibre financier de l’AP-HP ne doit plus se faire sur le dos des agents !


Marise Dantin & Bernard Giusti (CGT Cochin, FSC)

François Sénac (Infirmier) & Luc Czyrykowski (Ouvrier)

 

CHSCT : Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail. François Sénac, ancien Secrétaire du CHSCT de Cochin, a été l’un des initiateurs de la plainte déposée contre l’AP-HP par la CGT Cochin.

 

Article paru dans l’Huma Dimanche du 11-10-12

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:48

vendredi 28 septembre 2012, par Comité Valmy

 

Le 11 ème Congrès national de la confédération syndicale de classe sud-africaine, la COSATU, se tenait du 17 au 20 septembre 2012.

Avec le spectre du massacre de Marikana planant sur le Congrès, le débat a tourné essentiellement autour de la position à adopter vis-à-vis de l’ « alliance tri-partite » formée avec le Parti communiste, allié historique de la COSATU, et surtout l’ANC, force dirigeante du processus de libération nationale.

 

L’unité réaffirmée mais sur des engagements à des « transformations radicales »

Le Congrès a finalement opté par une solution de compromis, réaffirmant la nécessité de l’unité du syndicat derrière le soutien à la coalition gouvernementale menée par l’ANC mais aussi l’urgence de luttes pour l’augmentation des salaires et pour des « transformations radicales » dans le pays.

Ainsi le discours de clôture du président réélu de la COSATU, Sdumo Dlamini, a mis l’accent avant tout sur l’unité :

« Dans les trois prochaines années, l’Afrique du sud connaîtra l’unité dans l’action. Les rues sud-africaines seront couvertes de tee-shirts rouges, ceux de la COSATU et du Parti communiste, ceux noir, vert et or de l’ANC ».

Mais le président a mis en garde contre les paroles qui ne sont pas suivies d’actes révolutionnaires conséquents, et a appelé à regarder vers les processus révolutionnaires latino-américains

« Nous voulons une action résolue et non juste des paroles en l’air ; nous voulons des transformations radicales concrètes en faveur de la classe ouvrière comme trait saillant de la seconde phase de la transition.

La seconde phase radicale de la transition nécessite un engagement ferme à rendre le pouvoir économique au peuple. Les progrès que l’on observe au Brésil, à Cuba, au Vénézuela et dans d’autres pays d’Amérique latine et du monde sont une conséquence à la fois de luttes de plus en plus aiguës et de la détermination d’une direction révolutionnaire ».

 

Quand la COSATU quitte la CSI pour rejoindre la FSM

Moment fort du Congrès, le débat autour du retrait de la COSATU de la Confédération syndicale internationale (CSI), issue de la filiation avec les « syndicats libres » anti-communistes, et de son adhésion à la Fédération syndicale mondiale (FSM), héritière de la tradition d’un syndicalisme de classe et révolutionnaire.

L’adhésion à la FSM avait déjà été préparée ses dernières années par la décision de quatre syndicats influents : celui de la chimie (CEPPWAWU), de l’éducation et de la santé (NEHAWU) et surtout de la métallurgie (NUMSA) qui avaient tous rejoint la FSM. La procédure d’adhésion du syndicat des mineurs (NUM) était elle en cours.

Confrontés à une joute verbale entre les discours du secrétaire-général de la FSM, George Mavrikos, et celui de la secrétaire-générale de la CSI, Susan Barrow, les délégués de la COSATU, avec le poids décisif joué par les cadres du Parti communiste ont finalement décidé de quitter la CSI et de se rallier à la FSM. 

Une décision qualifiée par la résolution de la FSM d’un retour à la maison : la « COSATU revient dans sa famille, cette grande famille qui lutte contre l’exploitation de classe et la barbarie impérialiste ».

 

Source :
Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:47

(Café pédagogique)

Sociologue, Choukri Ben Ayed critique le rapport de la concertation. Pour lui, la refondation prolonge les politiques libérales des gouvernements précédents. Le rapport reste dans des formules vagues par exemple quand il évoque " les pratiques pédagogiques dites « efficaces »". La co-éducation avec les collectivités territoriales est aussi présentée comme un élément de creusement des inégalités.


Après une phase dense de concertation sur l’école, le comité de pilotage a remis sa copie. Il nous est ainsi permis de réagir, même si l’exercice n’est pas aisé en raison de la nature un peu particulière du texte à mi-chemin entre la concertation elle-même et la future proposition de loi. Nous sommes tentés de souligner le caractère participatif de la démarche (bien que dans un cadre bien prédéfini par les thèmes retenus), de nous réjouir également de voir abandonné le langage agressif qui caractérisait la période précédente. Pour autant les doutes et les réserves ne sont pas dissipés.

Les doutes d’abord : n’y a-t-il pas contradiction à louer les vertus d’une concertation inédite par son ampleur et d’annoncer un calendrier aussi étriqué pour la rédaction de la loi d’orientation qui en sera issue ? Quant aux réserves, nous abordons à présent le fond du texte.

 

L’avenir de l’école appelle un projet éducatif ambitieux et non une simple action publique réformée

Dès l’entrée en matière du texte on ressent une certaine gêne. Si le thème des inégalités est mis en exergue, pourquoi n’avoir retenu que des données de cadrage de PISA ? Ignorées donc les enquêtes nationales plus fines mettant l’accent sur la source des inégalités en France et sur leur caractère cumulatif tout au long de la scolarité ? En second lieu, et c’est sûrement le point d’achoppement, on ne trouve pas de critique en règle sur le fond des réformes menées sous l’ancien gouvernement. Les déboires de l’école seraient uniquement liés à un mauvais pilotage de ces réformes, une mauvaise organisation, un mauvais ordonnancement, une « mauvaise conduite du changement ». Le lecteur avisé y trouve là des références implicites à certaines théories de la science politique qui autorisent le glissement de sens du registre de la « politique éducative » à « l’action publique éducative ».

La notion d’action publique fait référence à une conception techniciste et managériale des réformes, alors que la notion de politique éducative mobilise une acception beaucoup plus ambitieuse et potentiellement portée par une vision humaniste. L’école aujourd’hui a besoin d’un projet de très grande ampleur et d’une rupture radicale avec la période précédente. Naguère nous tombions tous à bras raccourcis contre les réformes menées tambour battant, il n’est pas trop tard pour assumer ces critiques et abroger les dispositions prises. Une telle entrée en matière du texte aurait eu le mérite de clarifier les choses.

Mais la critique nécessaire fait place à une rhétorique du changement à l’aune de formules générales et convenues : « l’école doit changer car le monde change », « l’école doit rentrer dans la modernité », ou bien des critiques un peu éloignées des réformes elles-mêmes déplorant qui les mutations des cultures juvéniles, qui la communication, qui l’individualisme etc. Dont acte. Mais que dire des évolutions problématiques de l’école elle-même : doxa de l’utilitarisme, du néo-libéralisme, de la concurrence ? Certes ce dernier point est évoqué mais quelle action volontariste lui est opposée ? Suppression des palmarès et des classements ? Non. Suppression des logiques d’autonomie des établissements ? Non. De la situation spécifique de l’enseignement privé ? Non. Tout juste l’idée d’une nouvelle forme d’évaluation détachée des logiques concurrentielles qui reste d’ailleurs à clarifier.

 

Comment réduire les inégalités ? Vrais problèmes et solutions limitées

Nous touchons là probablement au cœur du texte. La continuité avec les orientations politico-idéologiques précédentes se confirme. Le socle commun de connaissances, directement issu de la loi Fillon de 2005, n’est pas remis en cause. Il est au contraire fortement revendiqué. Seule sa simplification est annoncée : quelle simplification ?  C’est même lui qui conduirait la réforme des programmes et les épreuves du DNB (Diplôme national du Brevet des collèges).

Si la perspective de réduction des inégalités est tout à fait louable, et nous devons bien sûr l’encourager, les causes de ces inégalités sont peu analysées. Certes il est nécessaire d’œuvrer pour la pré-scolarisation, et de renforcer l’école primaire. D’accord aussi pour une action volontariste en ce sens au collège. Mais la nature de celle-ci laisse perplexe. Le thème de l’individualisation de l’action pédagogique comme remède à l’échec scolaire, cher à Xavier Darcos et Luc Chatel et qui cristallisait les critiques il y a encore quelques mois, n’est pas ici remis en cause. Il est même récurrent et demeure étroitement lié aux approches psychologisantes et naturalisantes de la difficulté scolaire. On retrouve la rhétorique du précédent gouvernement qui triait les élèves en fonction de leurs goûts, intérêts et autres talents supposés. Le « bien être psychologique », composante de la réussite ne saurait suffire pour éradiquer l’échec scolaire.

Une référence récurrente au « changement de pédagogie » ? Ce changement est indispensable mais le propos demeure bien général. Opposer l’innovation, sans la définir aux « pédagogiques traditionnelles frontales », sans en faire l’analyse, revient à une critique formelle aussi convenue que dépassée des anciens contre les modernes. Qui s’est vraiment donné la peine de comprendre la genèse des pratiques pédagogiques et d’outiller efficacement les enseignants ? Les ESPE (Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation) revendiquées, seront-elles à la hauteur ? Le rapport n’apporte au fond que peu de précision sur les pratiques pédagogiques dites « efficaces » sur la façon de les penser et de les transmettre.

Les élèves qui rencontrent des difficultés ont besoin d’un service public fort plutôt que de compassion ou de bienveillance, d’un service public qui en appui sur la recherche universitaire et pédagogique interroge la nature des difficultés rencontrées par les élèves pour y apporter des réponses audacieuses, garantes d’un profond changement.

 

La co-éducation : pour quoi faire ?

Le thème du partenariat est également très présent. Mais rien de nouveau depuis à présent trois décennies. Ce qui l’est en revanche, c’est la notion de co-éducation qui impliquerait certes les parents d’élèves mais également les entreprises, et ce dès la 6ème, comme le préconisait récemment le Ministre lui-même. N’est-ce pas là la consécration d’une logique utilitariste ? En matière de « gouvernance » la décentralisation (de la formation professionnelle et de l’orientation) est fortement souhaitée ainsi que la contractualisation avec les collectivités locales, tout en revendiquant une action forte de l’Etat : n’est-ce pas contradictoire ? Quel bilan peut-on faire de l’émiettement de l’action éducative depuis trois décennies ? N’y a-t-il pas un lien avec le développement très marqué des inégalités territoriales d’éducation ? Aujourd’hui l’école a besoin de plus ou de moins d’Etat ? D’une simplification de son action ou d’une complexification ? Cette nouvelle phase de décentralisation revendiquée, corrélée à un rapprochement avec le monde de l’entreprise, ne risque-t-elle pas de plonger l’école dans une nouvelle crise dont elle n’a absolument pas besoin aujourd’hui pour se reconstruire ? Il y a à mon sens davantage à perdre qu’à gagner sur ce de terrain.

 

L’éducation prioritaire et la carte scolaire : les grands oubliés

Ces deux sujets condensent la plus grande surprise du rapport. Si ce dernier souhaite mettre l’accent sur la réduction des inégalités, pourquoi alors reléguer le sujet de l’éducation prioritaire en dernière position ? C’est le cas aussi pour la carte scolaire qui pourtant constituait l’un des symboles de la dérégulation éducative par l’ancien gouvernement.

Ce qui pose problème c’est de cantonner la question du traitement des inégalités les plus vives, ainsi que celle de la sectorisation, aux seuls territoires prioritaires. Il s’agit même d’un contre sens. Ce qui se joue dans ces territoires n’est qu’un révélateur puissant des défaillances d’ensemble de l’école. La concentration des difficultés et les logiques ségrégatives sont le produit de la compétition scolaire généralisée et de l’insuffisance de l’école à assumer la massification scolaire.

Le traitement de ces deux questions appelle des actions d’ensemble et non des approches segmentées et particularistes en allant même jusqu’à proposer d’agir à la seule échelle des établissements. Renoncer à l’idée de zonage territorial fait courir du reste un risque considérable de démobilisation et de déstabilisation des établissements depuis longtemps engagés dans des actions en réseau et d’ouverture sur leur environnement. La priorité est d’éviter que ces établissements ne décrochent davantage et qu’ils ne fassent l’objet d’une stigmatisation renforcée.

Agir contre les inégalités ce n’est pas « triturer » à loisir les zonages prioritaires, c’est aussi poser clairement la question de la politique redistributive en matière d’éducation. A ce titre le rapport aurait été bien inspiré de reprendre à son compte les termes du référé de la Cour des comptes adressé le 11 juillet dernier au Ministre de l’Education nationale et portant sur le traitement des inégalités scolaires. Ce dernier argumentait, en substance, que l’une des causes du renforcement des inégalités de scolarisation est leur absence de prise en compte lors de l’attribution des moyens. C’est donc à un changement radical de paradigme redistributif que le référé appelle de ses vœux.

Il ne s’agit de saupoudrage de moyens supplémentaires au profit de quelques établissements triés sur le volet, mais de s’adresser à tous ceux qui accueillent des élèves en situation objective de désavantage économique, scolaire et culturel. En soulignant le fait que certains territoires scolaires situés dans le haut des hiérarchies concentrent les moyens les plus importants, on peut résumer la préconisation de la Cour par le principe de « donner moins à ceux qui ont plus » et réellement « plus à ceux qui ont moins ». Preuve s’il en est qu’une action volontariste en matière de réduction des inégalités nécessite une vision d’ensemble tant en matière de redistribution des moyens, des postes, que des actions spécifiques à mener, conception bien éloignée donc d’une vision partielle du problème.

 

Vous avez dit arbitrage ?

Au terme de cette lecture, si nous avons souligné des manques et des points de désaccord nombreux, il est aussi des points d’accord : sur la scolarisation obligatoire à 2 ans, sur la nécessité de réformer la formation des enseignants, sur le rétablissement de la sectorisation (partout ou dans les territoires prioritaires ?), sur la nécessité d’homogénéiser l’offre de formation, sur l’obligation de ne laisser aucun élève sans solution, de redonner un second soufflet à la vie scolaire etc. Cependant faute d’une argumentation beaucoup plus précise, ces propositions, qui étaient « dans l’air du temps » avant la concertation risquent bien d’en rester à l’état d’incantation. Du reste ces dernières cohabitent avec des propositions inquiétantes d’une toute autre obédience politique puisqu’elles s’inscrivent dans la continuité des politiques néo-libérales qui ont plongé l’école dans l’impasse. Refonder l’école ce n’est pas chercher à contenter tout le monde, c’est faire des choix. L’école du peuple supposera des changements de paradigmes radicaux : c’est bien cela que l’on appelle à présent l’arbitrage ?

 

Choukri Ben Ayed

Sociologue, Professeur à l’Université de Limoges

Chercheur au GRESCO

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:44

Hugo Chavez s'est largement exprimé sur le conflit qui ensanglante la Syrie.

Pour lui, « le peuple syrien est la victime d'une politique colonialiste... » : les Etats-Unis et leurs alliés européens « infiltrent des terroristes pour générer la violence, le sang et la mort, comme ils l'ont déjà fait en Libye... ».

Il a dénoncé les « gouvernements européens qui reconnaissent les terroristes, qui se réunissent avec eux, qui les financent, qui leur envoient des armes ».

« Cette élite européenne, politique, économique, qui ne semble pas parvenir, malgré les années qui se sont écoulées, à se défaire de l'idée impériale », a-t-il commenté.

« Ils croient avoir des droits pour imposer des gouvernements aux peuples arabes, aux peuples africains, aux peuples latino-américains ».

Hugo Chavez a, plus précisément, visé la France dont le président « s’entête à vouloir renverser  le gouvernement d’un pays souverain ».

« Si des problèmes existent en Syrie, il faut qu’ils soient réglés par les Syriens eux-mêmes via des moyens pacifiques », insiste-t-il.

C'est pourquoi, il juge « très positif » le veto de la Russie et de la Chine à une intervention de l’ONU.

Récemment, le président vénézuélien a lancé un véritable appel aux peuples d’Europe :

« Il faut que les peuples d’Europe se réveillent et se rendent compte de la réalité et qu'ils exigent de leurs gouvernements le respect de la paix internationale, le respect des droits de l'Homme, le respect de la souveraineté des nations... ».

« Le Venezuela bolivarien est une source d'inspiration », a écrit très récemment Mélenchon.

Malheureusement cette observation intéressante du dirigeant du Front de gauche ne se vérifie pas dans ses prises de position sur les conflits de Libye et de Syrie.

De fait, la gauche française a abandonné le combat anti-impérialiste incarné avec tant de détermination par Hugo Chavez.

●●●

[1] Conférence de presse à Caracas, 1er août 2012 : http://www.dailymotion.com/video/xsmtcy_chavez-sur-la-syr...

 

 

http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2012/10/06/hugo-chavez-denonce-le-terrorisme-occidental.html

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:42

Après avoir vilipendé pendant toute la campagne présidentielle le traité Merkozy, le Président et son gouvernement l'ont fait entériner ce mardi sans états d'âme. Réalisent-ils les dégâts que pareil reniement causera dans leur électorat, quand les conséquences pratiques de ce vote seront évidentes ?

Mais en fait, je l'ai souvent écrit sur ce blog, derrière l'abandon de la promesse électorale se cache, depuis le traité fondateur de Maastricht (1992), un persistant engagement européen, assumé sous les fourches caudines de la BCE, de l'Euro, que Maastricht initiait, et que l'on nous présente aujourd'hui comme des nécessités positives. 

J.M.Ayrault a bien pointé l'enjeu du débat actuel : refuser le traité, c'est mettre en cause l'Euro... C'est dire qu'il demeure sans états d'âme dans cette logique de Maastricht. 

Les électeurs qui avaient cru aux promesses d'Europe sociale lors du référendum Maastricht ont eu le temps de faire leur expérience, et de déchanter.

Cf. par exemple le récent billet (Libération, 4 octobre) de Pierre Marcelle.

http://www.liberation.fr/economie/2012/10/04/stabiliser-coordonner-et-gouverner-quoi-au-juste_850914

 

C'est dire qu'aujourd'hui, en dépit du battage médiatique, le sentiment grandit dans l'opinion que notre gouvernement se couche devant la toute puissance allemande, héritière d'un siècle et demi d'ambitions hégémoniques, toute puissance qui ne cèdera que devant la fermeté : pour l'amener à négocier vraiment, il aurait fallu s'appuyer sur une réelle consultation de l'opinion française, et refuser fermement l'arbitraire. Ça n'a pas été le cas et maintenant les jeux sont faits, provisoirement. 

 

René Merle

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-vote-du-traite-merkozy-111036702.html

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:41

Près d'un jeune employé sur deux précaires dans l'Union européenne révèle l'OIT

 

Article AC pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Selon une étude de l'Organisation internationale du travail (OIT), le nombre de jeunes employés en contrats temporaires a quasiment doublé depuis le début de la crise, touchant en moyenne un jeune européen sur deux.

 

Les jeunes sont les premiers touchés par la pratique des contrats précaires. Selon les chiffres de l'enquête: « On compte jusqu'à 70% de contrats temporaires chez les jeunes contre 20% chez les autres adultes ».

Dans la période 2008-2011, le taux de contrats précaires a augmenté en moyenne de 3,6 points dans l'Union européenne, avec des augmentations significatives en Espagne (+ 11,8 points) et en Irlande (+ 20,7 points).

 

Dans cinq autres pays, l'Italie, le Luxembourg, la Pologne, le Portugal et la Slovénie, l'augmentation a été de l'ordre de 10 points.

 

Il convient de rappeler qu'en 2008, selon les chiffres de l'Union européenne (Eurostat), 71% des jeunes espagnols de moins de 20 ans travaillaient avec un contrat temporaire, 68% des jeunes allemands et tout de même 61% des jeunes français étaient frappés par ces contrats précaires.

 

Le taux de chômage des moins de 25 ans s’élève par ailleurs officiellement à 51% en Espagne, 36% en Italie et au Portugal et 22% en France.

 

Selon le responsable de l'étude, Ekkehard Ernst, la conclusion en à tirer, c'est que les jeunes sont « piégés dans des contrats temporaires » et ont « peu de perspectives » d'obtenir un contrat à temps plein.

 

Dans la situation actuelle, « de nombreux jeunes perçoivent l'emploi temporaire comme la seule manière d'entrer sur le marché du travail » et le risque est que les jeunes « soient employés durablement sous des contrats temporaires, avec de maigres perspectives de carrière et une évolution moindre en termes de salaires ».

 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-la-precarite-a-double-chez-les-jeunes-depuis-le-debut-de-la-crise-pres-d-un-jeune-employe-sur-deux-110921943.html

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