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Quelques conférences

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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 13:47

Résistance et victoires pour 2017



Le Front Syndical de Classe adresse à tous les travailleurs et à toutes les travailleuses, ainsi qu'à leurs familles et leurs proches, ses meilleurs vœux pour l'année 2017.

L'année 2016 aura été marquée par la poursuite de l'offensive contre tous les acquis du monde du travail ainsi que par la poursuite des guerres impérialistes.

Loi travail, déclinaison de la loi NOTRe et du PPCR dans la Fonction publique, criminalisation de l'action syndicale dans le contexte de l’État d'urgence prolongé indéfiniment (plus de 1000 syndicalistes poursuivis en 2016 !), réforme du collège et casse de la santé et de l'Hôpital public, ubérisation brisant toutes les garanties collectives… Le MEDEF, le CAC 40 et l'Ue sont aux manettes et déclinent via le PS les politiques définies au niveau européen pour formater les sociétés au tout profit capitaliste et pour détruire les souverainetés populaires et nationales.

Dans le même temps, les luttes n'ont pas cessé et le grand mouvement du printemps 2016 contre la casse du code du travail a montré la volonté de combattre de nombreuses bases syndicales CGT et a permis d'infléchir discours de la Confédération CGT grâce à l'intervention de ces mêmes bases.

Mais l'année qui s'ouvre est lourde de dangers pour le monde du travail et les candidats aux ordres du système et du MEDEF, de Le Pen à Valls en passant par Fillon et Macron se bousculent aux portillons de l'élection présidentielle…

Pour éviter le piège mortel de l'extrême droite, de la droite versaillaise et catholique traditionaliste ou du social-libéralisme, le mouvement syndical aura son mot à dire en revenant aux fondamentaux qui lui ont permis d'obtenir de grand succès comme en témoigne le film La sociale de Gilles Perret sur la Sécurité sociale portée par la CGT et ses 5 millions d'adhérents et un parti communiste (alors) révolutionnaire à près de 30% .

Ces fondamentaux ont été en partie résumés par la belle formule d'Henri Krasucki : «  la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »

Ce qui renvoyait à Marx expliquant que « si la classe ouvrière lâchait pied dans son conflit quotidien avec le capital, elle se priverait elle-même de la possibilité d'entreprendre tel ou tel mouvement de plus grande envergure. » et que parallèlement «  il faut que les ouvriers comprennent que le régime actuel, avec toutes les misères dont il les accable, engendre en même temps les conditions matérielles et les formes sociales nécessaires pour la transformation économique de la société. Ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d'ordre révolutionnaire: "Abolition du salariat". »

Alors que les luttes se multiplient dans beaucoup d'entreprises et de secteurs, les travailleurs doivent mettre la campagne électorale qui s'annonce sous la pression du mouvement social afin de résister à l’oligarchie et son système, au CAC 40, à l'Ue et à l'OTAN et afin de construire un rapport de force global posant la perspective du changement de société par l’appropriation collective des moyens de production et le pouvoir populaire.

Que l'année 2017 soit celle de la Résistance et de la Renaissance de l'espoir populaire !

 

Front Syndical de Classe, 30 décembre 2016

 
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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 15:20
 

Les images de Syriens victimes de bombardements, à Alep, suscitent l’indignation sincère des peuples du monde entier. Dans les grands médias, par contre, elles font surtout couler des larmes de crocodiles. Les journalistes et politiciens qui se succèdent sur les plateaux de télévision, ces derniers jours, pour condamner solennellement le bombardement d’Alep-Est, ne disent pas un mot des victimes innocentes de l’offensive en cours à Mossoul – ou encore de la guerre ignoble que le régime saoudien mène au Yémen.

Du fait du siège et du bombardement intensif du Yémen par l’aviation saoudienne, la moitié de ses 24 millions d’habitants se trouve aujourd’hui exposée au risque de famine. Selon l’UNICEF, au moins un enfant meurt toutes les dix minutes des conséquences de diarrhées, de malnutrition et d’infections respiratoires. 370 000 enfants souffrent déjà de malnutrition sévère. Plus de 70 % de la population manque d’eau potable et d’infrastructures sanitaires. Selon Jamie McGoldrick, coordinateur des Nations Unies au Yémen, ce pays est victime « de l’une des plus graves crises au monde. Mais c’est comme une crise silencieuse (…), une guerre oubliée ». Cet « oubli » n’est pas fortuit, en France, dont les marchands d’armes réalisent d’énormes profits grâce aux commandes du régime saoudien, cet allié ô combien lucratif de l’impérialisme français.

Le silence des hypocrites « amis d’Alep-Est » est aussi total – et complice – en ce qui concerne les crimes commis, à Alep-Ouest et dans le quartier kurde de Sheikh Maqsood, par les milices prétendument « modérées », qu’on nous présente comme formées de « rebelles » épris de justice et de liberté, mais qui en réalité sont essentiellement formées de fractions fondamentalistes et archi-réactionnaires. Or celles-ci ont été directement ou indirectement financées et armées par les impérialistes occidentaux, y compris l’impérialisme français. En 2012, déjà, un rapport d’une agence de renseignement du Pentagone expliquait à propos de la Syrie : « Les événements y prennent clairement une orientation sectaire (…) Les Salafistes, les Frères Musulmans et Al Qaïda en Irak (AQI) sont les principales forces impliquées dans la rébellion en Syrie. L’Occident, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent cette rébellion ; la Chine, la Russie et l’Iran soutiennent le régime. (…) Il y a la possibilité d’établir une principauté salafiste officieuse dans l’Est de la Syrie (Hasaka et Deir Ezzor), et c’est exactement ce que veulent les puissances qui soutiennent l’opposition, dans le but d’isoler le régime syrien ».

Cette stratégie des impérialistes occidentaux et de leurs alliés a fait complètement faillite. L’intervention de la Russie, en septembre 2015, a bouleversé le rapport de force militaire et placé tout le monde devant le fait accompli d’une écrasante domination russe en Syrie. La chute d’Alep est une humiliation infligée par la Russie aux impérialistes américains et à leurs alliés, France comprise. Telle est la véritable raison des lamentations « humanitaires » des médias occidentaux. A défaut d’actes concrets, sur le terrain, pour contrer la domination russe en Syrie, ils se livrent à l’exercice des « condamnations » et des « résolutions » dans le but de mobiliser les opinions publiques contre le régime de Poutine – lequel, d’ailleurs, s’en soucie comme de sa première chemise.

Dans le même temps, un certain nombre de politiciens réactionnaires – comme Fillon, en France – prennent acte de la domination russe en Syrie et proposent de « renforcer le dialogue » avec Moscou. Bien sûr, le « pragmatisme » de François Fillon a pour unique objectif de défendre les intérêts de l’impérialisme français.

Il est clair que Moscou et Damas poursuivent des objectifs réactionnaires. Mais nous devons rejeter fermement les « condamnations » hypocrites qui viennent des impérialistes américains, français, britanniques et de leurs alliés saoudiens et autres. Les impérialistes – à commencer par les plus puissants, les impérialistes américains – sont les premiers responsables du chaos sanglant qui règne au Moyen-Orient. Les interventions directes ou indirectes en Irak, en Afghanistan, en Libye et en Syrie ont infligé des souffrances inouïes aux peuples de la région et favorisé le développement des organisations fondamentalistes. Les impérialistes occidentaux n’ont aucune espèce d’autorité morale pour condamner les « crimes de guerre », qui sont leur spécialité.

En dernière analyse, toutes ces guerres sont l’expression de la crise organique du système capitaliste. D’autres guerres sont inévitables, au Moyen-Orient et ailleurs. L’idée d’y mettre un terme en réunissant les différents acteurs autour d’une grande « table des négociations » est au minimum naïve. C’est précisément lorsque leurs divergences d’intérêts ne peuvent plus être réglées par des négociations que les classes dirigeantes jettent les peuples dans l’enfer de la guerre. Une lutte sérieuse et efficace contre les guerres impérialistes ne peut être qu’une lutte de classe. Et seul le renversement du capitalisme permettra d’en finir avec les guerres.

 

http://www.marxiste.org/international/moyen-orient/syrie/2095-la-chute-d-alep-et-la-propagande-imperialiste

 

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 15:00

La victoire de Donald Trump a envoyé une onde de choc aux quatre coins du monde. Le Washington Post évoque un événement « cataclysmique ». Il faut dire que ce quotidien américain avait, des mois durant, annoncé une « confortable » victoire de Clinton, comme l’avaient d’ailleurs fait la plupart des « experts » des autres grands médias. Clinton était leur candidate, la candidate de l’establishment. Elle avait le soutien des sections décisives de la classe dirigeante américaine, qui considéraient le milliardaire populiste et réactionnaire Donald Trump comme trop instable, imprévisible et provocateur.

Comme toujours en pareilles circonstances, une armée de belles âmes « progressistes » accuse les masses américaines. Les électeurs de Trump seraient stupides, incultes, racistes et sexistes. Nul doute qu’un certain nombre d’entre eux sont tout cela et plus encore. Mais enfin, près de 60 millions d’Américains ont voté pour Donald Trump. Ils seraient tous racistes, sexistes, etc. ? 41 % des femmes ayant pris part au vote ont choisi Donald Trump, de même que 28 % des latinos : toutes et tous sexistes, racistes ? Evidemment pas. Les belles âmes refusent de comprendre que la victoire de Trump est avant tout la conséquence d’une révolte contre l’establishment, contre un « système » en faillite et sa classe politique corrompue. En dernière analyse, c’est une expression politique de la crise organique du capitalisme. En Grande-Bretagne, le même phénomène s’est produit à l’occasion du référendum sur le Brexit, à ceci près que la victoire de Trump est un « Brexit puissance 3 », selon sa propre formule.

Avant même la crise de 2008, les conditions de vie et de travail de la majorité des Américains se dégradaient. Depuis 2008, le processus s’accélère, achevant de transformer le prétendu « rêve américain » en un cauchemar pour des millions de jeunes, de travailleurs et de retraités. Dans le même temps, les « 1 % » sont devenus encore plus riches. A la veille des élections, le Financial Times publiait un article de Martin Wolf rapportant qu’aux Etats-Unis, « le salaire médian réel est inférieur à son niveau de 2000. Relativement au PIB par habitant, il baisse régulièrement depuis le milieu des années 70. Cela explique la vague de désillusion, voire de désespoir, que ces élections ont si clairement révélée. » Il poursuit : « La part des salaires dans le PIB du pays est tombée de 64,6 % en 2001 à 60,4 % en 2014. Mais les travailleurs n’ont pas seulement souffert de cette réduction de leur part du gâteau. Egalement significative est la croissance régulière du pourcentage d’hommes âgés de 25 à 54 ans qui n’ont pas de travail et n’en cherchent plus : de 3 % en 1950 à 12 % aujourd’hui. (…) Parmi les pays de l’OCDE, les Etats-Unis arrivent en deuxième position en termes de croissance du pourcentage d’hommes sans emploi. » Et bien sûr, la situation n’est pas meilleure chez les femmes : « Depuis 2000, la tendance à la baisse du pourcentage de femmes sans emploi s’est interrompue. Le pourcentage de femmes de 25 à 54 ans qui ont un emploi est désormais parmi les plus faibles de l’OCDE. »

Il ne faut pas aller chercher beaucoup plus loin l’explication du vote de mardi dernier. Car que proposait Hillary Clinton face à la situation décrite par Martin Wolf ? Rien. Ou plutôt : les vieilles promesses et la rhétorique habituelle, creuse, stéréotypée, de l’establishment. Autrement dit, la même politique que ses prédécesseurs. Hillary Clinton, cette créature de Wall Street, était la personnification de tout ce qu’une majorité d’Américains détestent, y compris bon nombre de ceux qui ont quand même voté pour elle, faute d’une alternative de gauche. Voilà pourquoi Clinton a recueilli 6 millions de voix de moins que Barrack Obama en 2012, alors que le nombre d’électeurs potentiels s’est accru de 9,1 millions depuis 2012. Donald Trump, lui, a perdu 1,2 million de voix par rapport au candidat républicain de 2012, Mitt Romney. Clinton a perdu cette élection parce qu’elle a été davantage rejetée que Donald Trump.

La faillite du « moindre mal »

Ces chiffres illustrent la faillite de la théorie qui sévit aux Etats-Unis, depuis des décennies, selon laquelle les Démocrates seraient un « moindre mal » que les Républicains. C’est au nom de cette théorie que Bernie Sanders a refusé de se présenter comme candidat « indépendant » face à Clinton et Trump. C’était une grosse erreur. Sanders, qui se disait « socialiste » et proposait une « révolution politique contre la classe des milliardaires », a suscité énormément d’enthousiasme dans de larges couches de la jeunesse et de la classe ouvrière, pendant les primaires démocrates. Cet enthousiasme exprimait, là aussi, le rejet de l’establishment, mais d’un point de vue de gauche. Et il est parfaitement clair, comme les sondages de l’époque l’indiquaient, que seule la candidature de Sanders aurait pu empêcher la victoire de Trump. D’une part, des millions des partisans de Sanders se sont abstenus, refusant de voter pour Clinton. D’autre part, des millions d’électeurs de Trump — et bien sûr de Clinton — auraient voté pour Sanders s’il avait été candidat.

Dans tous les cas, la candidature de Bernie Sanders aurait pu jouer un rôle décisif dans la création d’un véritable parti de la classe ouvrière américaine. C’est le cœur du problème. Les Républicains et les Démocrates sont deux partis bourgeois, deux partis des banques et des multinationales, qui sont les véritables responsables des problèmes et des souffrances du peuple américain. Comme le soulignait l’écrivain américain Gore Vidal, « notre République a un seul Parti, le Parti de la Propriété, avec deux ailes droites ». Trump représente les mêmes intérêts de classe que Clinton. Tous les travailleurs qui ont crû à ses discours démagogiques sur les « bons emplois » et la « croissance » à venir, sous sa présidence, vont déchanter. La crise du capitalisme américain est loin d’être terminée — et Donald Trump, qui défend ce système, ne pourra pas résoudre la crise. L’austérité va s’aggraver. Des attaques brutales se préparent contre les conditions de vie, de travail et d’études de la grande majorité des Américains.

En outre, si Donald Trump applique son programme en matière de commerce international, cela pourrait précipiter une nouvelle et profonde récession, non seulement aux Etats-Unis, mais à l’échelle mondiale. N’oublions pas que c’est une flambée de mesures protectionnistes qui, dans les années 30, a transformé la récession en Grande Dépression. La classe dirigeante américaine — ou du moins une large fraction de celle-ci — comprend ce danger et fera pression sur Trump pour qu’il renonce à l’idée de dénoncer tous les accords de libre-échange.

Donald Trump va rapidement décevoir ses électeurs. La lutte des classes va s’intensifier, comme le signalent déjà les magnifiques manifestations spontanées de la jeunesse, dans de nombreuses villes du pays. La victoire de Trump prépare inévitablement un puissant mouvement de balancier vers la gauche. Ce qui s’est exprimé autour de Bernie Sanders refera surface. Il est impossible de dire quelle forme et quel rythme prendra le mouvement vers un authentique parti de la classe ouvrière américaine, mais la profonde crise des partis républicain et démocrate en est clairement le prélude. A travers ce processus, nous sommes confiants dans le fait que nos camarades de Socialist Appeal sauront développer les cadres et les idées révolutionnaires capables de jouer un rôle décisif dans le renversement du capitalisme américain.

 

http://www.marxiste.org/international/amerique-du-nord/etat-unis/2079-la-victoire-de-donald-trump-et-la-faillite-du-moindre-mal

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 14:37

 

Hommage à Fidel Castro

ce soir à 18H

devant la statue de Simon Bolivar

près du métro Invalides.

 

International / Cuba / France / Hommage à Fidel Castro ce soir à Paris
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Published by Vendémiaire
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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 14:29

Chers amis et camarades,

Comme tous les communistes, comme tous les vrais progressistes, comme tous les vrais amis de la souveraineté des peuples, nous portons le deuil d’un des plus grands révolutionnaires de l’histoire mondiale.

Alors que tous les roquets anticastristes des médias privés et « publics » aboient minablement sur la dépouille encore chaude de Fidel Castro (pour eux, il ne saurait y avoir de bon communiste, fût-il mort), alors que le parti de Marine Le Pen se démasque en battant des records d’indécence et de haine de classe anticommuniste, je vous prie de bien vouloir prendre connaissance du communiqué ci-joint, publié sur le site du PRCF, www.initiative-communiste.fr et de le partager avec vos contacts.

Hasta la victoria siempre, Commandante y amigo Fidel !

Georges Gastaud, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), le 16 novembre 2016

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Dans nos cœurs et nos luttes, TU VIVRAS, COMMANDANTE !

Le président Raul Castro vient d’annoncer la triste nouvelle du décès de Fidel Castro. Les communistes, les vrais progressistes sont en deuil mais déjà les chiens de garde médiatiques de l’anticommunisme et de l’anti-castrisme primaires aboient sur toutes les radios du capital et du prétendu « service public ».

Pour sa part, le secrétariat national du PRCF est certain d’exprimer les sentiments unanimes des militants du Pôle en déclarant que ce 25 novembre 2016 restera comme une date noire pour Cuba socialiste, pour le Mouvement communiste international, pour tous les peuples en lutte et pour l’ensemble des militants franchement communistes et progressistes de France.

Dès sa jeunesse Fidel Castro Ruz a mis ses talents d’avocat et d’intellectuel antifasciste et anti-impérialiste au service du peuple cubain férocement opprimé par Batista, le proconsul étatsunien qui faisait de Cuba le lupanar de l’Empire. La plaidoirie de Fidel intitulée « l’Histoire m’acquittera » à l’issue de laquelle notre camarade fut condamné, incarcéré puis exilé, restera un jalon inoubliable dans l’histoire mondiale des luttes antifascistes et anti-impérialistes.

Avec ses compagnons Ernesto Guevara, Camilo Cienfuegos, Célia Sanchez, avec Frank Pais, assassiné par les séides de Batista, Fidel allait lancer une lutte armée révolutionnaire ponctuée par l’assaut de la Moncada et par l’épopée du Granma. Initialement portée par un très petit nombre de combattants, la guérilla reçut l’appui des communistes cubains, puis de l’écrasante majorité du peuple des villes et des campagnes. Pour des millions de Cubains, la proclamation triomphale de la Révolution à La Havane le 1er janvier 1959 restera marquée comme le plus beau jour de leur vie.

Aussitôt, l’impérialisme américain et l’oligarchie mafieuse cubaine, dont les immenses possessions sur l’île furent expropriées au bénéfice du peuple, commencèrent à comploter pour renverser le régime progressiste et permettre l’invasion de l’Ile par les USA : mais la riposte immédiate que le peuple cubain, Fidel en tête, apporta aux envahisseurs, ruina les espérances contre-révolutionnaires à Playa Giron, l’analogue cubain de Valmy. A la suite de quoi, la direction révolutionnaire cubaine proclama le caractère socialiste de la Révolution, ce qui souleva un énorme enthousiasme militant en Amérique latine et dans le monde.

Méprisant à la fois la démocratie et la souveraineté du peuple cubain, l’impérialisme américain riposta par le blocus économique, par la guerre idéologique et par de nouvelles tentatives d’invasion, voire d’assassinats ciblés contre Fidel. Face à cette entreprise de strangulation d’un peuple tout entier, l’URSS se solidarisa avec Cuba. A l’issue de la crise de 1962, l’URSS accepta de retirer ses missiles destinés à protéger Cuba de l’invasion imminente. En échange de quoi, les USA, qui avait pu mesurer l’unanimité contre eux du peuple cubain prêt à tous les sacrifices (les mots d’ordre « la patrie ou la mort », « le socialisme ou mourir ! » ponctuaient tous les discours de Fidel devant des foules immenses) renoncèrent à envahir la tête de pont du socialisme et du pouvoir populaire que constituait Cuba dans l’hémisphère occidental.

Malgré le cruel blocus yanqui qui empêche Cuba depuis des décennies de commercer librement avec le monde (un blocus qu’Obama n’a toujours pas levé), le socialisme a liquidé la faim et l’analphabétisme à Cuba, il a créé un système de santé publique, d’éducation, d’université et de recherche biomédicale, sans le moindre équivalent en Amérique latine. Jusqu’à nos jours, la mortalité infantile est bien plus basse à Cuba que dans le riche Empire voisin, où 35 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté ; et quand un ouragan tropical ravage les Antilles et la Floride, c’est hélas en Haïti, demeuré capitaliste, ou dans la riche Louisiane, qu’il fait des dizaines, voire des centaines de morts parmi les populations pauvres que les autorités locales, contrairement au Poder popular cubain, ne veulent ni ne savent protéger contre les éléments déchaînés…

Pendant toute la durée de son alliance avec l’URSS et le camp socialiste, Fidel, Raul et le PC de Cuba ont été à la tête du Mouvement anti-impérialiste mondial, Fidel présidant même le Mouvement des non-alignés à la fin des années 70. C’est notamment grâce à Cuba et à son contingent internationaliste en Angola que l’armée raciste de Pretoria, lourdement armée par les Etats-Unis et soutenue par Thatcher, fut vaincue à Cuito Carnevale, ce qui ouvrit la voie à la défaite des racistes et à la libération du Zimbabwe, de la Namibie et de l’Afrique du Sud : c’est ce qu’a toujours reconnu Mandela, dont la première visite comme chef d’Etat fut réservée à Fidel.

Quand le liquidateur Gorbatchev eut accédé à la direction de l’URSS et qu’il eut, avec Eltsine, commencé son œuvre de désintégration du camp socialiste au nom d’une fausse conception de la paix et de la démocratie, c’est Fidel qui, le 26 juillet 1989 sonna le rappel de la résistance cubaine et mondiale à la contre-révolution dans son discours historique de Camaguey : aux opportunistes, aux révisionnistes, aux « mutants », futurs mutants et autres pseudo- « rénovateurs » capitulards de tous les pays, le marxiste-léniniste Fidel Castro lançait au visage sa cinglante formule de classe : « Il y a la démocratie des riches et il y a la démocratie des pauvres, il y a la paix des riches et il y a la paix des pauvres ! ».

Malgré le double blocus, celui, continu et aggravé, des USA (loi Burton-Helms), et celui, inavouable, du contre-révolutionnaire Eltsine, Cuba socialiste tint bon. Privée de matières premières, plus que jamais menacée d’invasion et de subversion, le PC de Cuba organisa la « période spéciale » qui fut une très rude époque de privations partagées, mais où l’essentiel, le droit de manger, de travailler, de se soigner, d’être logé, d’être éduqué, fut préservé pour tous.

Mieux, au bout des années 90, un début de croissance économique se redessinait à Cuba. Le mouvement bolivarien prenait de l’ampleur sur le continent sud-américain. Fidel nouait avec Chavez, puis avec les dirigeants progressistes de la Bolivie, de l’Equateur, etc., l’Alliance Bolivarienne des Amériques. Face à l’ALENA impériale et néolibérale, la nouvelle ALBA voulait dessiner une alternative faite de souveraineté nationale, de coopération internationale et d’échanges mutuellement profitables en lieu et place de la ruineuse « concurrence libre et non faussée » propre aux Traités supranationaux du capital.

Frappé par la maladie à l’issue d’une vie militante haletante, Fidel a quitté le pouvoir mais il ne s’est pas replié pour autant. Durant les dernières années de sa vie, le vieux sage de la Révolution a fustigé le caractère exterministe du capitalisme, qui mènera l’humanité à la mort si le socialisme ne reprend pas le dessus dans le monde. On doit aussi à Fidel une réflexion pionnière sur les questions écologiques, Cuba ayant plusieurs fois été mise à l’honneur par l’ONU pour sa contribution d’avant-garde à la lutte contre la dégradation de l’environnement, dégradation dont la quête éperdue du profit est la cause principale.

En un sens, les deux magnifiques formules de Fidel « patria o muerte », « socialismo o  morir » résument les tâches des communistes de la planète entière : par-delà le caractère héroïque de ces proclamations, il faut saisir qu’à notre époque la lutte révolutionnaire passe par la défense patriotique de l’indépendance nationale face aux Empires fascisants qu’a consolidés la re-mondialisation de l’exploitation capitaliste. Face à l’exterminisme impérialiste, auquel conduit sur tous les plans (militaire, économique, environnemental, sociétal…) le capitalisme pourrissant de notre temps, le socialisme est la seule issue vitale pour l’humanité ; si bien que le Mouvement communiste renaissant devra de plus en plus défendre, non seulement la justice sociale propre à une société sans classes, mais tout simplement, le droit de l’humanité à la vie et au développement.

Salut à Raul, aux communistes et au peuple cubains, à M. l’Ambassadeur de Cuba en France, à M. l’Ambassadeur du Venezuela bolivarien, à tous les révolutionnaires qui pleurent la mort de Fidel et qui honoreront sa mémoire en redoublant de combativité anti-impérialiste. Le PRCF, qui a joué un rôle moteur en novembre 2005 pour organiser avec d’autres le grand meeting de solidarité avec Cuba socialiste à St-Denis, rappelle la parole du président-fondateur du Pôle, le député franchement communiste Georges Hage : « à notre époque, tout progressiste a deux patries : la sienne et Cuba socialiste » !

Honneur à Fidel, l’un des plus grands révolutionnaires patriotes et internationalistes que la terre ait portés ! Honneur à ce passeur d’histoire révolutionnaire incomparable qui a transmis jusqu’à nous, dans la nuit sombre de la contre-révolution, le flambeau de la Révolution française, de Toussaint Louverture, de la Commune de Paris, de la Révolution d’Octobre, de Stalingrad, des Révolutions chinoise, cubaine, vietnamienne, africaines du 20ème siècle, et dont le prénom évocateur fait vibrer en nous la justesse de ces deux paroles immortelles,
« ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent » (Victor Hugo)

Et aussi

« les contre-révolutions sont des parenthèses de l’histoire, l’avenir appartient aux révolutionnaires » (Georges Dimitrov, 1935).

Tu vis dans nos cœurs, et plus encore dans nos luttes pour la renaissance communiste et pour la résistance populaire, Commandante !

 

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE, PATRIA O MUERTE, SOCIALISMO O MORIR, VENCEREMOS !


Par ailleurs, le secrétariat national du PRCF appelle les membres et les sympathisants du Pôle et des JRCF à organiser dans un esprit unitaire un maximum de célébrations décentralisées de la mémoire de Fidel, et à se joindre aux manifestations de sympathie et de condoléances qui seront organisées par l’Ambassade de Cuba et par les autres amis de Cuba socialiste.
Le PRCF invite à verser largement à la souscription ouverte par le PRCF pour la solidarité avec les victimes de l’ouragan qui a récemment frappé Cuba en écrivant  au président du PRCF, Léon Landini, 8 rue du Clos Lapaume, 92220 Bagneux, et en précisant « solidarité Cuba ».

http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/dans-nos-coeurs-et-nos-luttes-tu-vivras-commandante/

 

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 22:10

Extrait de l’appel Amplifier et consolider la dynamique !

(...)
Une première étape est gagnée. Mais l’essentiel de la bataille est devant nous, d’autant que l’hypothèse d’un retrait de la candidature n’est pas écartée et que certains continuent de lorgner du côté de la primaire du parti socialiste. Un nouvel effacement du PCF, que ce soit derrière Jean Luc Mélenchon, Montebourg ou un autre, serait mortifère pour notre parti, pour nos candidats aux élections législatives, pour notre existence nationale.

Les communistes voteront les 24, 25, 26 novembre. Plus le nombre de voix se portant en faveur de la candidature communiste sera important, plus cette candidature sera confortée, ancrée dans la vie politique, dans les quartiers et les entreprises, plus il sera difficile de la remettre en cause, plus elle aura de force dans la campagne des présidentielles.

C’est pourquoi, nous appelons tous les communistes qui veulent que leur parti joue pleinement son rôle dans la bataille nationale de 2017 à se rassembler, à créer ainsi les conditions d’un vote très largement majoritaire pour la candidature communiste jusqu’à la rendre incontournable.

 

Faire Vivre le PCF - http://lepcf.fr/

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 20:01

L'élection de Donald Trump change la donne mondiale

Il est machiste. Kennedy qui avait organisé un baisodrome à la Maison Blanche et qui se faisait approvisionner en viande fraiche chaque jour, l’était encore plus. Il est grossier. Johnson qui proférait un juron par minute l’était encore plus. Il est inculte. Reagan, qui ne savait pas où se trouvait l’Afghanistan ni la Jordanie, l’était tout autant. Il aime l’argent. Les ploutocrates n’ont jamais autant prospéré que sous Obama. Il a mauvais goût. C’est un art de vivre à la Maison-blanche. Il est raciste. L’Amérique qui s’est fondée sur l’ethnocide des Indiens et l’esclavagisme des noirs, n’en aura jamais fini avec ses vieux démons.

 

Vu d’Europe, Donald Trump concentre à peu près tous les défauts que l’on objecte aux Américains. Pourtant, c’est la surface des choses à laquelle s’arrêtent les médias qui ont renoncé depuis longtemps à penser la politique pour ne s’intéresser qu’aux mondanités.

 

Non, les deux faits majeurs de l’élection de Trump s’appellent isolationnisme et  protectionnisme.

Dans son discours de fin de mandat, le président Eisenhower mettait en garde l’Amérique : « nous devons nous garder de toute influence injustifiée, qu'elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d'une désastreuse ascension d'un pouvoir illégitime existe et persistera. » Il est clair qu’il n’a pas été entendu et que la politique interventionniste des USA n’a apporté que des désastres depuis 50 ans. La péninsule indochinoise ravagée par des milliers de bombardements témoigne encore de l’inanité de la guerre menée là-bas par les USA. Guerre terminée par une débandade et l’image des hélicoptères Cobra passés par-dessus bord d’un porte-avions devant Saigon. L’Afghanistan occupé par les Russes témoigne aussi de l’erreur magistrale commise par les Américains qui ont armé les talibans et donné naissance au djihadisme salafiste. La première guerre d’Irak menée pour sauver une petite monarchie chiite occupée par un Etat laïc et la seconde menée pour pourchasser des terroristes qui ne se trouvaient pas là mais en Arabie saoudite témoignent aussi de l’inanité des interventions américaines. Le soutien apporté aux régimes révolutionnaires et anti-russes en Georgie ou en Ukraine témoignent là encore de l’inconséquence du Département d’Etat. Trump nous dit qu’il va renoncer à l’interventionnisme et inaugurer une ère d’isolationnisme. Nous verrons. Mais s’il tient ses promesses, on peut espérer que la situation internationale ne s’aggrave pas. Ce serait déjà un progrès en soi. Et si Trump rétablit des relations normales et cordiales avec la Russie de Poutine, on évitera peut-être une troisième guerre mondiale. Ce ne serait pas mal.

Ronald Reagan est arrivé au pouvoir en inaugurant l’ère de ce qu’on a appelé le néo-libéralisme accompagné de son avatar le libre-échangisme. Depuis cette époque, tous les économies occidentales ont stagné ou ont subi de plein fouet des crises financières désastreuses. Toutes les classes moyennes qui à l’instar de celle qui a voté Trump ont encaissé sans broncher l’affaissement de leur cadre de vie. Les friches industrielles témoignent du grand déménagement de l’industrie en Asie. Les travailleurs qui ont 2 ou 3 jobs témoignent de l’effondrement de la précarisation du marché du travail. Les 47% des Américains qui n’ont pas les moyens de se payer les soins courants témoignent de la ruine du Welfare State. Donald Trump arrive en disant « America First ». Il promet aussi de mettre à bas les différents traités de libre-échange comme l’Alena, le TPP ou encore le Tafta. Nous verrons bien. Mais s’il tient ses promesses et enclenche une ère de protectionnisme en occident, nous n’aurons là-aussi pas à nous en plaindre en Europe.

Mais isolationnisme et protectionnisme heurtent tant la doxa des médias et les élites libérales-libertaires qu’ils sont en état de sidération devant l’élection de Donald Trump. Un peu moins chaque heure passant, car l’Amérique reste un objet de fascination et de soumission. Rassurons-nous, demain Donald Trump deviendra un personnage tout à fait fréquentable. Et on commencera à étudier les vertus de l’isolationnisme et du protectionnisme. Ainsi va le monde.

La lettre de Xavier THERY

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 14:51

A l’instar du Brexit en Angleterre, la victoire de Donald Trump aux présidentielles états-unienne a pris de court la caste médiatique qui, droite néo-thatchérienne et « gauche » bobo unies, refuse d’entendre l’immense clameur des peuples, et d’abord, celle du monde du travail, contre le néolibéralisme mondial et ses immenses dégâts sur les acquis sociaux, la paix, la démocratie et la souveraineté des peuples.

Bien entendu, Trump ne fait que dévoyer dans un sens fascisant cette légitime aspiration des peuples au progrès, à la solidarité et à la sécurité intérieure et extérieure. D’une autre façon que le libre-échangisme cultivé jusqu’au bout par Obama/Clinton, le protectionnisme bourgeois proposé par Trump représente lui aussi à terme un grave danger pour la paix mondiale. La véritable alternative, qui peine à prendre forme aux USA, en France et dans le monde, suite à l’autodestruction révisionniste du camp socialiste, du Mouvement communiste international et, en France, du PCF dénaturé, est celle qui, sous la conduite du monde du travail, associera dans une même dynamique révolutionnaire la lutte pour l’indépendance nationale, l’engagement pour la coopération égalitaire entre les nations et la perspective du socialisme et du communisme – seule manière durable au 21ème siècle, de remettre l’humanité sur les rails du développement partagé, du sauvetage de l’environnement et des « Lumières communes ».

Il faut s’attendre à ce que la victoire de D. Trump donne des ailes au FN aux prochaines élections françaises. Pour conjurer ce grave danger qui, dans les conditions françaises aboutirait à l’implosion déshonorante du pays, les vrais communistes doivent travailler ensemble, en s’affranchissant totalement de la direction « euro-constructive » du PCF, à rassembler les progressistes et les patriotes antifascistes et républicains dans un large Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique. A l’action ensemble, y compris dans les luttes sociales urgentes, pour un FREXIT progressiste sortant la France de l’UE supranationale et pour construire une nouvelle République sociale, souveraine et fraternelle affrontant offensivement le MEDEF et les magnats du CAC-40.

On peut compter sur les militants franchement communistes et 100% anti-UE du PRCF pour agir dans cette direction en unissant les deux drapeaux révolutionnaires du peuple français, le drapeau tricolore de la Révolution française et de la souveraineté des peuples, et le drapeau rouge de la Révolution d’Octobre orné des emblèmes du monde du travail.

Georges Gastaud est philosophe et secrétaire national du PRCF

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 13:35

 « Le djihad au  féminin »  

 

            La  découverte d'une voiture piégée, abandonnée en plein cœur de Paris, a conduit à la découverte du 1er commando de femmes djihadistes qui voulait frapper la France.

            On le voit clairement : des femmes participent à des actes violents de manière plus fréquente ; en témoigne l'augmentation des femmes kamikazes dans le monde entier (Israël, Sri Lanka, Tchétchénie, Turquie, Inde, Pakistan, Irak).

            Entre Janvier 2008 et Mai 2008, pas moins de 17 femmes furent impliquées dans des attaques suicides, essentiellement sur des marchés, tuant plus de 130 personnes, et en blessant 300 autres. Soit : une accélération sensible au regard des « seulement »   huit attaques perpétrées par des femmes kamikazes en 2007 et des quatre attaques perpétrées en 2006 et 2007. Pour autant, selon les recherches, ces femmes ne sont pas représentées dans le panthéon des martyrs iraniens ou d'Al-Qaïda :

            « Le refus des hommes de permettre aux femmes de mettre leur vie en danger participe de cette tentative de résistance à l'évolution en cours.

Elle a pour objet non de les préserver, mais de les priver de droit à l'individualité à travers un baptême du feu ». 

            Actions suicidaires d'un côté et de l’autre, refus de toucher au territoire bien circonscrit de l'identité masculine, cette situation paradoxale permet d’apporter un début de réponse à l'une des questions posées : si certaines représentations minoritaires peuvent aujourd'hui montrer sereinement un aspect soigneusement sélectionné  de la personnalité des femmes, cette tendance à la violence c'est bien parce que la période est troublée, politiquement, idéologiquement spirituellement et que cela rend la transgression plus acceptable.

            Dans le cas qui nous occupe : sensibilité et violence ne sont plus assignées à l'un ou à l'autre sexe. C'est donc à la radicalisation de la violence du bas qu'il faut réfléchir ; on assiste moins, avec Daech, à une radicalisation de l'Islam qu'à une islamisation de la radicalité.

            Les terroristes savent qu'ils ont un ennemi absolu : la démocratie, et qu'à faire peur aux démocrates, ils les fragilisent et les durcissent ! Si le terrorisme est un ennemi toujours renaissant, aux dires de Manuel Vals, comment ne pas être Hercule ou Sisyphe ? L'invention du politique : cela ne veut pas dire inventer des thèses, cela veut dire inventer des modes d'action.

            Si on n'invente pas ça, on va au devant de violences au regard desquelles celles qu'à connu le XXe siècle paraîtront comme une préface sanglante.

 

Mathieu Roussel

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 13:19

Ne laissons pas Pierre Laurent interdire la candidature communiste ! 

Publié le : 11 octobre 2016

 

Ne laissons pas Pierre Laurent interdire la candidature communiste !

Le Conseil national des 24 et 25 septembre a mis en débat 3 options concernant l’élection présidentielle de 2017 :
- Prendre de nouvelles initiatives de rassemblement sans faire de choix de candidat au 5 novembre. 
- Un appel à voter Jean-Luc Mélenchon, en affirmant l’autonomie du PCF, sa démarche de rassemblement. 
- Engager une candidature issue du PCF, porteuse de ses idées et de sa démarche de rassemblement.

Il a aussi chargé la commission nationale responsable de l’animation et du suivi des débats préparatoires à la conférence nationale de recueillir les propositions de candidat-e-s dans le cadre de l’option d’une candidature issue du PCF.

Pierre Laurent, suivi dans cette démarche par plusieurs camarades de la direction nationale, ne tient aucun compte de cette résolution du Conseil national. 

Aujourd’hui comme en juin au moment du Congrès, l’urgence c’est d’attendre ! D’interviews en initiatives, il explique au contraire que le PCF ne veut surtout pas présenter de candidats, prétextant la situation nouvelle qui pourrait voir le jour en janvier après la primaire du PS ou bien un éventuel candidat commun de la gauche alternative.

C’est en quelque sorte la ligne de la primaire qui continue malgré le refus des communistes.

Car chacun comprend que le secrétaire national est suspendu aux résultats de la primaire du PS, soit qu’elle désigne un candidat qui ne soit pas issu du gouvernement et qui pourrait donc être « soutenable » à ses yeux, soit qu’un battu de la primaire se propose finalement pour représenter la gauche dite « alternative », un Montebourg par exemple ? Comme si le PS n’était pas durablement discrédité dans son ensemble, entraînant dans son sillage toute la gauche ! Comme si les communistes et les citoyens ne tiraient aucune leçon de décennies d’union de la gauche construite autour d’un PS dominant !

Au delà du fait que ces projets ont peu de chance de se concrétiser, cette position théorise une fois de plus le nécessaire effacement du PCF. On sent bien que, malgré tout le mal qu’ils en ont dit, Pierre Laurent et son entourage préfèreraient encore Jean-Luc Mélenchon à une candidature du PCF, s’enfonçant alors un peu plus dans le discrédit et le ridicule !

Face à l’idée développée par la direction « nous ne nous résignons pas à la victoire de la droite ou du FN et nous ne présentons pas de candidat pour permettre le rassemblement de la gauche »répondons « Nous ne nous résignons pas à la victoire de la droite et du FN, au triomphe du patronat et du capital, nous voulons construire un rassemblement populaire qui incarnera la gauche, c’est pourquoi nous voulons un candidat communiste parce qu’il n’y a pas de rassemblement et de gauche possibles sans un PCF fort et influent qui les structure ».

L’idée d’une candidature communiste fait pourtant son chemin chez les communistes. Elle est reprise par André Chassaigne, président du groupe à l’assemblée nationale, et s’est imposée jusqu’au sein du Conseil National.

Et si la direction nationale et Pierre Laurent avaient justement peur de ce mouvement qui grandit en faveur d’une candidature issue du PCF et s’acharnaient à faire passer un seul message en direction des communistes comme des candidats potentiels : « ce n’est pas la peine de vous agiter, c’est nous qui décidons et il n’y aura pas de candidats communistes ».

Personnellement, je n’ai pas l’illusion qu’une candidature communiste à la présidentielle réglerait par miracle toutes les questions stratégiques auxquelles le PCF est confronté. Ainsi sur la question européenne, je ne partage évidemment pas l’idée que notre candidat devrait défendre la position de maintien de la France dans l’Union européenne, position défendue par un certain nombre de camarades partisans d’une candidature issue du PCF.

Mais l’exigence d’une candidature témoigne qu’un grand nombre de communistes gardent un « esprit de parti », veulent que les idées communistes soient présentes dans cette bataille nationale et un candidat pour les incarner, mesurent le risque de disparition du paysage politique national que fait courir l’absence de candidat.

Et beaucoup mesurent aussi dans la situation politique présente l’espace qui peut s’ouvrir pour un candidat combatif, porteur de la rupture avec le système capitaliste, défenseur des exigences populaires et l’intérêt pour les combats de classe à venir d’une telle candidature. Tout le contraire en somme de l’effacement prôné par la direction nationale depuis des lustres, effacement derrière le Parti socialiste, les collectifs anti libéraux, Jean-Luc Mélenchon, tous ces choix stratégiques qui nous ont mis dans l’impasse.

Quant au contenu de la campagne, la candidature permettra d’en débattre et surtout de confronter un certain nombre de positions à la réalité et aux citoyens. Il ne s’agit pas là de faire rempli 65 000 questionnaires mais de se faire entendre et comprendre de millions de français !

Un candidat communiste marquerait un début de rupture avec l’effacement prôné depuis si longtemps.

Cette bataille, car cela en est une, pour un candidat communiste mérite donc d’être menée, quelques soient les difficultés et les contradictions auxquelles nous sommes confrontés. Sans oublier que c’est d’abord la direction nationale qui est confrontée à ses échecs et aux contradictions générées par sa stratégie d’effacement, notamment en 2012 derrière Mélenchon.

Et l’urgence n’est pas de justifier l’absence de candidat mais bien de rechercher les femmes et hommes communistes capables d’incarner une telle bataille, par leur place dans le mouvement social ou/et la légitimité que leur a donné le suffrage universel !

Cela suppose évidemment de regarder un peu plus loin que le secrétaire national et son entourage direct qui ne répondent pour l’essentiel à aucun de ces deux critères !

Ne nous laissons donc pas intimider par le tir de barrage de ceux qui face à l’échec de leur stratégie ne sont plus que dans des expédients qui enfoncent le PCF .

La conférence nationale du 5 novembre n’est pas jouée d’avance. Organisons les réunions de communistes en permettant un échange libre et fraternel, mettons en débat le contenu de la campagne et les candidats possibles, rendons publics et faisons remonter les compte-rendus de ces réunions,

une majorité peut se dégager pour une candidature communiste !

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